00:0017h48, on est donc, et c'est passionnant d'écouter Henri-Jacques Citroën,
00:08qui est le petit-fils d'André Citroën.
00:09André Citroën est mort en 1935, donc vous ne l'avez jamais connu par définition.
00:12Quand il meurt, Citroën, la famille perd Citroën, si j'ai bien compris.
00:18C'est un peu Michelin à ce moment-là, on ne va pas rentrer dans les détails.
00:23Et l'attraction est déjà sortie en 1935 ?
00:25Oui, elle sort en 1934, mais elle n'est pas encore prête,
00:28mais elle sort quand même, parce qu'il fallait couvrir les besoins de trésorerie,
00:32et puis bon, ça complique la situation.
00:34Bon, cette histoire, c'est une histoire française, il a 57 ans, il meurt d'un cancer,
00:40à cette époque-là, c'était sans doute plus difficile à soigner qu'aujourd'hui, ou à diagnostiquer.
00:47Il meurt jeune, en 1935, et depuis, vous-même, vous essayez,
00:55depuis de nombreuses années, de faire vivre sa mémoire, à travers des événements réguliers,
01:02avec parfois des voitures de collection que vous montrez, des rallies dans Paris,
01:09j'avais vu, je crois que c'était le cinquantenaire de la DS...
01:1270 ans, oui, il y a des événements, il y a des événements qui ont lieu fréquemment,
01:18avec tous les collectionneurs.
01:19Il faut rappeler que la marque Citroën est la marque la plus collectionnée au monde, donc...
01:23Oui, c'est ça qui m'étonne, c'est plus collectionné que Ferrari, par exemple ?
01:27Non, mais vous avez un état d'esprit qui a été inculqué par André Citroën dans ses équipes,
01:33c'est qu'il faut être en avance d'au moins 5 ans, techniquement, technologiquement, sur ses concurrents.
01:38Et c'est pour ça que la société Citroën, même après sa disparition,
01:42est restée si inventive, si créative.
01:44Et c'est la marque qui a le plus de modèles mythiques et de loin.
01:48Et c'est pour ça qu'il y a tellement de modèles,
01:49si vous prenez la traction avant, les auto-chenilles avant,
01:53la deux-chevaux, la DS, la SM, etc.
01:56Alors, la SM était incroyablement moderne dans les années 72,
02:00mais il y a surtout, je pense que les voitures les plus chères,
02:03c'est les DS cabriolets, j'ai l'impression.
02:05Une DS cabriolet Citroën se négocie au-dessus de 200 000 euros.
02:10Oui, c'est ça, elles sont rares et c'est très demandé.
02:14Et donc, quand il y a des rassemblements,
02:16il y a une passion incroyable qui règne.
02:19Par exemple, quand il y a eu les 100 ans de Citroën en 2019,
02:24un anniversaire qui a été fêté pendant toute l'année.
02:25Et il n'y a aucune marque, quel que soit le produit,
02:27qui fête son anniversaire pendant tout un an.
02:29Et donc, on a eu, à la fête principale qu'on a appelée
02:32le rassemblement du siècle, on a eu 60 000 personnes
02:34pendant trois jours, c'est ce que j'ai appelé
02:36le Woodstock de Citroën.
02:38Henri-Jacques Citroën, petit-fils d'André Citroën,
02:41c'est un nom magique. Il y a beaucoup de Citroën en France,
02:43je ne parle pas de voitures, là, de personnes.
02:45De la famille Citroën.
02:47Parce que quand vous étiez à l'école et qu'on disait Citroën,
02:51présent, c'est bon.
02:53Après, j'imagine qu'il y avait les petites blagues à côté,
02:55d'un cheveu présent.
02:57Oui, c'est vrai.
03:00J'imagine les présenties.
03:02Non, on n'est pas nombreux.
03:03Mais vous êtes combien ?
03:04Non, mais André Citroën avait deux fils et une fille,
03:07et puis la génération d'après,
03:09donc la mienne,
03:11on est huit.
03:12C'est tout.
03:13Et l'origine, c'est né irlandais ?
03:16Oui, alors, le père d'André Citroën
03:18était hollandais,
03:19sa mère était polonaise,
03:21et André Citroën devient français à l'âge de 18 ans
03:24pour pouvoir rentrer à Polytechnique.
03:26Donc, c'est une famille qui est vraiment issue de l'immigration.
03:29Et il y épouse une italienne.
03:30Et si on va plus loin,
03:31ma mère était hongroise, naturalisée, suédoise.
03:34J'ai un beau-frère qui est danois,
03:36je suis né en Espagne,
03:37enfin, d'une famille complètement européenne.
03:39Bon, mais en même temps,
03:40c'est normal que vous puissiez traverser l'Europe
03:43avec une voiture,
03:43puisque vous avez une possibilité
03:46d'aller forcément d'une capitale à l'autre.
03:48Et donc, on organise des événements,
03:51mais ce qui m'occupe...
03:52Heureusement que vous n'avez pas été en classe ensemble.
03:55Mais ce qui m'occupe le plus depuis trois ans,
03:57c'est la démarche Panthéon
04:00auprès du président de la République.
04:01Alors, cette démarche, elle est symbolique,
04:03où elle a une chance d'aller jusqu'au bout.
04:06Et je rappelle que vous-même,
04:07vous êtes diplômé d'HEC,
04:09vous étiez conseiller du commerce extérieur de la France.
04:11Je suis toujours, toujours.
04:12Oui, forcément, depuis 87.
04:14Vous avez été président du comité Venezuela.
04:17Vous êtes actuellement vice-président
04:18du groupe d'études d'intelligence économique
04:19du comité national des CCEF.
04:23C'est conseiller du commerce extérieur.
04:24Exactement.
04:25Donc, vous avez une vie,
04:26vous êtes impliqué dans la vie économique du pays.
04:28Vous avez les connexions,
04:29vous les voyez, ces gens-là.
04:30Bon, est-ce que ça a une chance,
04:32d'ici la fin du mandat,
04:34de toute façon,
04:34de démener Macron s'en doute pas ?
04:35Moi, je lance d'ici un appel au président de la République.
04:39J'imagine pas Emmanuel Macron,
04:40j'imagine pas faire rentrer
04:42avant la fin de son mandat,
04:43parce que le mandat est...
04:44Non, j'ai eu une réunion à l'Elysée,
04:47il y a trois semaines.
04:50Et donc, on a parlé de ça.
04:52Et puis...
04:52Avec le président ?
04:53Non, non, pas avec le président.
04:54Avec les conseillers.
04:55Avec les conseillers.
04:56Et donc, le récit, ils le connaissent,
04:59et le récit les impressionne.
05:02Et donc, là, je fais un appel au président de la République
05:06pour qu'il prenne en compte tout ce qui a été dit,
05:09tout ce qui est dit ici et là,
05:11qu'il voit la séquence hier à Roland-Garros,
05:16parce que, là, tout ce que vous avez passé tout à l'heure,
05:18ce que l'on n'entend pas, ce qu'on ne voit pas,
05:20c'est l'ovation que j'ai reçue.
05:22Parce qu'une fois qu'il a signalé ma présence dans la salle,
05:25je me suis levé pour saluer le public,
05:26j'avais l'impression d'avoir gagné un tournoi du Grand Chelem,
05:29d'ailleurs, quand ça s'est prudri.
05:30Et parce que c'est sympa de voir,
05:31quand il y a 10 000 personnes qui applaudissent,
05:34et l'ovation a duré un bon petit moment.
05:37Et tous les gens, il y a plein de gens qui venaient me voir,
05:40donc il y a une adhésion.
05:43Et donc, ça fait rêver.
05:46Écoutez, on vous accompagnera dans cela,
05:49mais c'est vrai que ça fait rêver
05:50d'avoir un nom associé à une voiture.
05:53Enzo Ferrari, par exemple,
05:55si vous étiez constructeur automobile,
05:58on dirait une Guenek.
06:01Moi, j'y ai toujours.
06:02C'est terrible quand même.
06:03Ça ne fait pas trop rêver.
06:04T'as quoi, comment dire une Guenek ?
06:09Peugeot, c'était Monsieur Peugeot,
06:10Enzo Ferrari, évidemment.
06:14L'avantage de Citroën, c'est qu'il y en a tellement,
06:17c'est que quand je me promène dans la rue,
06:18je ne peux pas oublier mon nom.
06:21Et puis, le nom Citroën,
06:22je l'entends tout le temps dans les publicités,
06:24la télévision, la radio.
06:25J'ai l'impression d'être interpellé toute la journée.
06:28Écoutez, c'est un bonheur de vous recevoir.
06:30C'est un bonheur de revenir ensemble.
06:33On va faire à peu près 220 émissions
06:34jusqu'au 5 ou 6 juillet de l'année prochaine.
06:37Il nous en reste 219.
06:38Mais c'était un bonheur, vraiment.
06:39Il nous écrit Géraldine est magnifique aujourd'hui.
06:41Voilà, sur le WhatsApp de l'émission.
06:42C'est gentil, merci, ça fait plaisir.
06:44J'ai dit qu'elle était libre dans la vie et tout.
06:45Je donne des infos comme ça sur le WhatsApp.
06:48On pourrait faire gagner une Citroën à la fin de l'année,
06:52justement, à l'auditeur de l'année.
06:55Allez, rendez-vous demain.
06:57Qu'est-ce qui se passe, là, dans une seconde ?
07:00Pierre Devineau, 18-20 désormais.
07:03C'est la Nouvelle Grille d'Europe 1.
07:03A demain !
07:04C'était Pascal Frost sur Rapport.