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  • il y a 4 minutes
Avec Dr Renaud Laballe, ophtalmologue, président du groupe OphtaMaine
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##C_EST_A_LA_UNE-2026-08-26##

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News
Transcription
00:00On va donc aborder notre chapitre santé dans le grand matin à 9h05.
00:06Dans de nombreux territoires, accéder à un médecin relève toujours du parcours d'obstacles,
00:10délai de rendez-vous incompatible avec le suivi des patients,
00:13déplacement de plusieurs dizaines de kilomètres,
00:15soins différés ou abandonnés, faute de solutions de proximité.
00:19Ce petit extrait que je viens de vous lire,
00:21c'est un extrait de la tribune dont je vous ai parlé,
00:24qui est paru dans l'hebdomadaire Marianne.
00:27Les ophtalmologues alertent, on est avec le docteur Renaud Labal.
00:31Bonjour docteur, soyez le bienvenu sur Sud Radio, je vous en prie.
00:37Vous êtes président du groupe Ophtamen et vous alertez à l'aube de la présidentielle
00:42parce que vous considérez que l'accès aux soins aujourd'hui
00:46n'est pas le même pour tous nos concitoyens sur le territoire.
00:51Tout à fait.
00:52Pour partir des chiffres, la santé c'est la quatrième préoccupation
00:56des Français, l'accès aux soins est difficile en fait dans deux tiers du pays,
01:01deux tiers du territoire qui sont des déserts médicaux.
01:04Et ça nous semble donc être une priorité en fait pour cette présidentielle
01:08et c'est la raison pour laquelle nous souhaitons en fait informer du coup
01:12les pouvoirs publics, les politiques et les candidats
01:16sur cette cause qui nous semble être une vraie priorité.
01:21Quelle est la raison de ce manque ? Est-ce qu'il s'agit d'un manque tout simplement
01:26d'ophtalmologues ? Est-ce qu'il n'y en a pas assez en France ?
01:29Alors en fait c'est deux aspects, il y a effectivement un manque de médecins
01:33mais il y a surtout un problème d'organisation et en fait c'est là-dessus
01:37que Ophtamen apporte une solution, c'est dans un nouveau modèle
01:41d'organisation des soins et c'est ça qui permettra de solutionner les médicaux.
01:46Alors c'est-à-dire en fait pour revenir pareil aux chiffres,
01:49la SART en 2019 c'était un an de délai.
01:52Les patients devaient aller carrément même aller à Paris ou à Nantes
01:55pour se faire soigner et à l'heure actuelle en 2025
01:58on a fait descendre ce délai à un mois.
02:00Alors quel est le modèle ? En fait le modèle repose sur un cabinet principal
02:03qui est situé à l'heure actuelle au Mans
02:05et une constellation de cabinets secondaires optimisés
02:10qu'on appelle en fait des postes avancés d'ophtalmologie.
02:14Et donc le poste avancé c'est quoi ?
02:16Ce sont des orthoptistes qui sont salariés
02:18qui sont situés dans nos postes avancés
02:21qui réalisent les mesures et les examens de vue
02:24via un protocole en fait de coopération
02:26et une délégation de tâches.
02:28Mais ce qui est important c'est que c'est sous supervision médicale
02:31via la télémédecine.
02:32En fait chaque dossier est interprété par les ophtalmologues.
02:37Ensuite il y a deux cas de figure.
02:39Soit le patient n'a pas de soucis particuliers
02:41a juste besoin d'une ordonnance de lunettes
02:43à ce moment-là le patient n'a pas besoin d'être revu par l'ophtalmologue
02:46mais s'il y a le moindre souci
02:48en fait nous nous déplaçons nous dans les postes avancés
02:51C'est ça la nouveauté ?
02:53Alors c'est ça la nouveauté en fait
02:54parce qu'à l'heure actuelle la plupart du temps
02:55les spécialistes attendent que les patients en fait
02:59viennent les voir au sein de leur cabinet
03:00et nous en fait on a pris le problème de l'autre sens
03:03c'est nous-mêmes qui nous déplaçons
03:05ce qui évite en fait chaque jour à 70 patients
03:07de faire l'aller-retour pour venir au Mans
03:09et à faire 50 kilomètres.
03:11En moyenne pour nos constellations
03:13les postes avancés sont situés en moyenne à 50 kilomètres du Mans
03:16et on en a monté 8 depuis 2019.
03:19Si on a un regard un peu plus général
03:21parce que là vous avez mis au point un dispositif
03:24qui si je comprends bien est quand même un dispositif privé
03:26vous allez me dire de toute façon
03:28tous les dispositifs sont privés aujourd'hui certes
03:30mais comment vous analysez le fait qu'on manque de praticiens
03:33qu'on manque de thérapeutes en France ?
03:36Qu'est-ce qui s'est passé ?
03:39D'où vient le problème ?
03:41Alors les causes elles sont multiples
03:44principalement c'est que les territoires ruraux
03:47et donc les déserts médicaux
03:48ne sont pas forcément très attractifs
03:50pour l'installation pérenne des médecins
03:53ou des spécialistes quels qu'ils soient d'ailleurs
03:54par un médico aussi.
03:55C'est un problème financier alors ?
03:58C'est un problème d'ordre aussi
04:00ça dépasse un peu le cadre
04:02mais c'est aussi le manque dans les déserts médicaux
04:05dans les territoires ruraux
04:06c'est pas forcément facile de trouver du travail
04:08et quand on est médecin par exemple
04:09on a une conjointe
04:10donc il y a tout un ensemble
04:12ce qui fait que
04:14faire que des médecins s'installent
04:17dans des déserts médicaux
04:18c'est très difficile
04:19c'est pour ça que nous on a pris du coup
04:21un autre parti
04:22en fait on est installé dans les villes principales
04:25puisque la plupart du temps
04:26les 80% des médecins
04:28sont souvent dans les grandes villes
04:29là où ils ont fait leurs études
04:30mais par contre nous nous déplaçons
04:32on n'attend pas que les patients
04:33soient au plus proche de chez eux
04:34Justement docteur
04:36on va se tourner vers Vanessa
04:37qui nous appelle d'Avignon
04:39parce que là c'est un cas concret
04:40elle ça fait longtemps
04:42qu'elle attend un rendez-vous Vanessa
04:45donc elle vient du Gers
04:49oui j'avais vu Avignon
04:50mais c'est pas Avignon
04:50c'est Aignan
04:51rien à voir
04:52d'ailleurs je comprends mieux
04:53parce qu'effectivement
04:54dans le Gers
04:54c'est pas toujours facile
04:56de pouvoir trouver un praticien
04:58bonjour Vanessa
05:00oui bonjour
05:01alors expliquez-nous
05:02vous cherchez un rendez-vous
05:04vous cherchez à obtenir un rendez-vous
05:06depuis un petit moment
05:08alors non seulement
05:09je cherche des rendez-vous
05:10et puis je m'en vais même
05:11dans les Landes
05:11pour la voir au plus près
05:13pour la voir moins loin
05:14enfin moins loin dans le temps
05:16je veux dire
05:16et encore oui
05:18moi quand je prends rendez-vous
05:19chez l'Oftalmo
05:20le jour où j'appelle
05:21je l'ai pas loin
05:23de 6 mois plus tard
05:23mon rendez-vous
05:25donc et encore récemment
05:27pour vous dire
05:28j'ai dû passer
05:29un électromyogramme
05:30j'avais appelé en janvier
05:32et elle me proposait
05:34le mois d'août
05:35pour le rendez-vous
05:36j'ai fait mes siloins
05:37j'ai fait
05:38mais moi j'ai des problèmes
05:39avec mes mains
05:40et tout
05:41je vais faire comment
05:43et puis elle cherche
05:43elle cherche
05:44elle cherche
05:44et puis finalement
05:45il y a eu un désistement
05:47en juin
05:48et ça fait 6 mois quand même
05:49donc vous avez quand même
05:51pratiquement
05:51vous avez attendu 6 mois
05:53en réalité
05:53vous avez attendu 6 mois
05:54avant d'avoir votre rendez-vous
05:56j'ai attendu 6 mois
05:57alors qu'elle me proposait
05:588 mois de bal
05:58c'est dingue
05:59c'est dingue
06:00alors justement
06:00docteur Renaud Laballe
06:01là c'est un exemple concret
06:03Vanessa qui est à Aignan
06:05elle doit déjà faire de la route
06:06et aller dans les Landes
06:08et en plus
06:09malgré cela
06:09elle doit attendre
06:11c'est ce qu'on vivait ici
06:12en Sarthe
06:13et dans les départements
06:14limitrophes
06:14donc je comprends tout à fait
06:15ce que vit cette patiente
06:17et c'est la raison pour laquelle
06:18on a voulu
06:19nous en fait à la base
06:20on était 3 ophtalmologues
06:21maintenant on est 7
06:22on a voulu apporter une solution
06:23et ne pas attendre
06:24que ça tienne dans
06:25donc en fait
06:25c'est une solution
06:26qui est la base
06:27qu'on a montée
06:28effectivement
06:29nous sommes en libéral
06:30donc nous avons créé
06:31la structure
06:32après maintenant
06:32ce qu'on attend
06:33c'est que ça soit reconnu
06:34par les pouvoirs publics
06:35c'est pour ça d'ailleurs
06:36que je vais cet après-midi
06:37à l'AREF
06:37à Roland-Garros
06:38donc au ressemblement
06:39du MEDEF
06:40où il y aura
06:41différentes personnalités politiques
06:42et candidats
06:44afin de parler
06:45de notre modèle
06:46qui est une solution
06:47pour les déserts médicaux
06:48enfin une des solutions
06:49pour les déserts médicaux
06:50au niveau français
06:50c'est à dire que nous
06:51ce qu'on a créé
06:52en fait sur la Sarthe
06:53ça peut très bien dupliquer
06:54chez madame
06:54il suffirait que
06:55le phtalmologue
06:56s'inspire de ce qu'on a fait
06:57vous n'êtes pas présent
06:57dans toutes les régions
06:58pour qu'on comprenne bien
07:00ah non
07:00on est présent en fait
07:01que dans notre
07:02on est basé en fait
07:03en Sarthe
07:04et on s'étend un petit peu
07:05autour
07:06puisqu'on est un petit peu
07:06dans l'Orne
07:07et dans l'Eloir
07:08mais on est
07:09voilà
07:09on est une seule constellation
07:10et notre idée
07:11une constellation
07:12docteur
07:13ça regroupe à peu près
07:14trois départements
07:15pour qu'on se rende bien compte
07:17une constellation
07:18oui
07:18alors c'est entre un
07:20et deux trois départements
07:21parce que ça dépend
07:22du nombre d'heures de route
07:23j'imagine
07:24oui
07:25du nombre d'heures de route
07:25mais ça dépend aussi
07:26de la population
07:26vous voyez
07:28les départements
07:28ne sont pas peuplés pareil
07:29donc après
07:30ça s'adapte
07:32à chaque territoire
07:33on va en parler
07:34dans un instant
07:35docteur Renaud Labal
07:36et puis Vanessa
07:37reste avec nous
07:38on va marquer
07:39une toute petite pause
07:39et j'ai envie de savoir
07:40quels sont les risques
07:41docteur
07:42quels sont les risques
07:43lorsqu'on attend comme ça
07:44six mois
07:45sept mois
07:45huit mois
07:45neuf mois
07:46forcément les choses
07:47peuvent s'aggraver
07:48et ça coûte encore plus cher
07:50à la sécurité sociale
07:51c'est ça aussi le sujet
07:52donc il va falloir
07:53traiter cette problématique
07:54vous nous appelez
07:55au 0826 300 300
07:57on est là
07:58c'est Manu
07:59qui est au standard
08:01et vous nous appelez
08:02vous êtes nombreux
08:02d'ailleurs je vois
08:03que ça réagit beaucoup
08:04et on en parle
08:05dans un instant
08:06il est 9h13
08:06à tout de suite
08:087h10
08:09le grand matin
08:10Sud Radio
08:10Sud Radio
08:15le grand matin
08:16Sud Radio
08:167h10
08:17Jacques Cardoze
08:19belle matinée à vous
08:20il est 9h16
08:21sur Sud Radio
08:22si vous étiez avec nous
08:23juste avant la pause
08:24on parlait de cette difficulté
08:26pour Vanessa
08:26qui est à Aignan
08:27de pouvoir trouver
08:29un rendez-vous
08:30chez un ophtalmo
08:31six mois d'attente
08:32on lui en avait proposé
08:33huit mois
08:34et puis finalement
08:35il y a eu un désistement
08:36on est également
08:37avec le docteur
08:38Renaud Labal
08:39ophtalmologue
08:39président du groupe
08:40Optamen
08:40qui propose
08:42une nouvelle solution
08:43avec un dispositif
08:46qu'il veut essayer
08:47d'étendre
08:48à l'ensemble
08:49de la France
08:49Renaud Labal
08:51on parlait à l'instant
08:53avec Vanessa
08:54de ses 9-8 mois
08:55d'attente
08:56et je posais cette question
08:58quel est le risque
08:59est-ce qu'il y a
08:59un risque de santé
09:01qui peut peser
09:01lorsque l'on attend
09:02comme ça
09:038 mois
09:049 mois
09:05il y a un risque
09:06c'est clair
09:06en fait quand on n'arrive
09:07pas à accéder aux soins
09:09ce qui était le cas
09:09malheureusement
09:10de beaucoup de patients
09:10et qui est toujours le cas
09:11sur beaucoup d'endroits
09:13en France
09:14en fait on développe
09:15des pathologies silencieuses
09:17en particulier par exemple
09:18le glaucome
09:18en ophtalmologie
09:19donc c'est une pathologie
09:20qui ne donne pas de symptômes
09:21et qu'on ne peut dépister
09:23que par un examen ophtalmologique
09:25et lorsqu'on le dépiste
09:26trop tard
09:27on peut atteindre
09:28on va arriver
09:29à des cas de cécité
09:30en fait
09:30et c'est pour ça
09:31que c'est important
09:32d'être dépisté
09:33et de pouvoir être suivi
09:34en fait
09:35et c'est le problème
09:36de l'accès aux soins
09:37c'est que si on ne dépiste pas
09:39on arrive trop tard
09:41Vanessa qui est à Aignan
09:44je ne vous ai pas demandé
09:45tout à l'heure
09:45ça représente
09:46combien d'heures de route
09:48pour aller à votre rendez-vous ?
09:52Vanessa ?
09:53Une heure de route
09:53oui allô ?
09:54Oui je vous écoute
09:55Oui une heure de route
09:57Une heure de route
09:57oui
09:59Je voulais vous parler aussi
10:00récemment mon papa
10:01a eu un problème à l'oeil
10:03et donc il est allé aux urgences
10:05le vendredi
10:06et on lui a dit
10:07qu'on ne pouvait pas le prendre
10:08enfin un médecin
10:09donc un ophtalmo
10:11ne pouvait pas le prendre
10:12en urgence
10:12parce qu'en fait
10:13il était entre
10:15Montmartin
10:15puisque mes parents
10:16sont plus près de Montmartin
10:17on m'en gère toujours
10:18mais eux du coup
10:18ça leur réduit la route
10:20à une demi-heure de route
10:21donc ils sont allés
10:21à Montmartin
10:22et l'ophtalmologiste
10:24qui pouvait le consulter
10:25en urgence en fait
10:26était aussi sur pot
10:27dans le 64
10:29Oui ça fait loin
10:30donc vous imaginez
10:31c'est énorme
10:32donc il a dû attendre
10:33le lundi
10:34ou le mardi
10:35pour être vu
10:36alors qu'il avait
10:37un misère à l'oeil
10:38et bien bien prononcé déjà
10:40Docteur Renan Labal
10:41qu'est-ce que vous pensez
10:42de cette situation ?
10:43On se retrouve parfois
10:45avec en fait
10:45des ophtalmos
10:46qui en réalité
10:48occupent plusieurs postes
10:49avec plusieurs kilomètres
10:50à parcourir
10:51et donc du coup
10:52ils couvrent des zones
10:54qui sont trop importantes
10:55pour eux en réalité
10:57C'est pour ça
10:57qu'il faut être en réseau
10:58en fait
10:59parce que nous
10:59en fait
11:00on est maintenant
11:017 ophtalmologues
11:02et quand on consulte
11:04dans les postes avancés
11:05on voit les urgences
11:06le jour même
11:06si par contre
11:07les jours où on n'y est pas
11:08le patient peut quand même
11:09être vu
11:10soit dans un autre poste avancé
11:11soit au cabinet central
11:12au moment
11:12alors effectivement
11:13le patient va devoir faire
11:14à ce moment là
11:14des kilomètres
11:15voilà on ne peut pas être
11:16partout en même temps
11:16mais le fait d'être en réseau
11:18d'être organisé
11:20fait qu'on peut assurer
11:21les urgences
11:21et nous c'est quelque chose
11:22de très important
11:23d'assurer les urgences
11:25tous les jours de la semaine
11:27pour tous les patients
11:28du secteur en fait
11:29On va prendre Romina
11:32qui est à Vic
11:34en Bigorre
11:35parce que vous aussi
11:36et en plus
11:37vous travaillez
11:37dans le secteur
11:38de la santé
11:39Romina
11:39vous vous souhaitiez
11:40intervenir sur ce sujet
11:41Oui
11:42mais voilà
11:43moi je suis
11:43insirmière libérale
11:44je suis en secteur rural
11:45je suis du côté de Vic
11:46en Bigorre
11:47dans le 65
11:47et je trouve
11:48que les initiatives
11:50de docteur
11:50Renaud Laval
11:51sont très très intéressantes
11:52vraiment bravo
11:54ça fait longtemps
11:55oui qu'on le dit
11:56qu'il faudrait
11:56qu'on se mette en réseau
11:57j'entends que vous faites
11:58intervenir des orthoptistes
12:00et moi je suis dans cette demande aussi
12:02je pense que si on faisait intervenir
12:03les infirmières libérales
12:04qui sont encore
12:06les premiers remparts
12:07sur le territoire
12:08en fait
12:08nous on fait le lien
12:10avec le médecin traitant
12:11qui se déplace de moins en moins
12:12à domicile
12:12et effectivement
12:14tout ce qui relève
12:15des urgences
12:16tout ce qui relève
12:16des premières pathologies
12:19éventuellement
12:20détectées
12:21dépistées
12:22envoyées au médecin traitant
12:23quand vraiment c'est nécessaire
12:24ça va un premier tri
12:25nous en fait
12:26on n'arrête pas de demander
12:27est-ce qu'on nous sollicite
12:28est-ce qu'on nous valorise aussi
12:30parce qu'on le fait
12:31même si on n'est pas rémunéré pour
12:33on le fait quotidiennement
12:35et je trouve que là
12:36c'est fait de manière intelligente
12:38vous arrivez à vous coordonner
12:40et c'est vrai qu'au niveau national
12:41il y aurait des choses à réfléchir
12:42ici on manque de dermatos
12:44on manque de neurologues
12:45on manque d'ophtalmo
12:47et non je trouve que c'est vraiment bravo
12:49parce que c'est très très intéressant
12:51et j'espère qu'on vous suit
12:53au niveau national là-dessus
12:54j'espère
12:55merci Romina
12:56pour votre témoignage
12:58qui en plus vient de quelqu'un
12:59qui sait de quoi elle parle
13:01puisqu'elle est
13:02elle-même infirmière
13:04et donc travaille dans le domaine médical
13:07docteur
13:09quel est le frein aujourd'hui politique
13:12et qu'est-ce qui vous empêche vous
13:14de vous développer
13:15dans d'autres régions ?
13:18le frein pour l'instant
13:20il est réglementaire
13:21en fait les organisations
13:24sont encadrées par l'État
13:26et c'est d'ailleurs très bien ainsi
13:28parce qu'il faut de la régulation
13:29il faut du contrôle
13:30mais la situation est telle
13:33il y a tel problème d'accès aux soins
13:36que en fait les initiatives
13:38telles que nous
13:40doivent être finalement maintenant
13:42reconnues et validées
13:43voilà
13:44on sait que ça fonctionne
13:45puisqu'on a maintenant 8 postes avancés
13:47on suit quand même
13:48l'année dernière
13:49on a quand même vu
13:50133 000 patients
13:51dont 76 000 dans les postes avancés
13:53c'est quoi la régulation
13:54très exactement ?
13:55vous n'avez pas le droit
13:55de vous développer
13:56au-delà de votre département
13:57vous êtes limité
13:58en chiffre d'affaires
14:01en nombre de praticiens
14:03quelle est la régulation ?
14:05non non
14:06la régulation fait que
14:08normalement les orthoptistes
14:09qui travaillent
14:10en délégation de tâches
14:12doivent normalement travailler
14:13au sein d'un cabinet
14:15où l'ophtalmologue
14:15est présent en permanence
14:16et ne doivent pas voir
14:17des patients inconnus du cabinet
14:19sauf que
14:20on peut voir
14:21dans les déserts médicaux
14:22les patients
14:23ne peuvent pas être connus du cabinet
14:24puisqu'ils n'arrivent pas
14:26à accéder en fait
14:27donc nous en fait
14:27ce qu'on fait
14:28qui va plus loin
14:29c'est que nos orthoptistes
14:29voient des patients
14:30qui sont primo-consultants
14:32en fait
14:32qui ne sont pas suivis
14:33qui n'ont pas d'ophtalmologue traitant
14:34et ça c'est un des freins
14:36qu'on aimerait
14:37donc si je comprends bien
14:38il y a un système d'alerte
14:39en réalité
14:39c'est-à-dire qu'avec
14:42ceux qui se déplacent
14:43sur le terrain
14:44permettent effectivement
14:45de faire remonter
14:46une information
14:47c'est aussi ça
14:48oui
14:49en fait
14:49on fait remonter
14:50l'information
14:52du tableau du patient
14:53du tableau clinique
14:54qu'ensuite nous
14:55on analyse en télémédecine
14:56et ensuite
14:56en fonction de ça
14:57on voit s'il y a besoin
14:58de voir le patient
14:59en présentiel
15:00au plus proche de chez lui
15:01c'est ça
15:02ça fait un trait
15:03exactement comme madame
15:05qui est infirmière
15:06qui a parlé juste avant
15:06c'est tout à fait
15:08la même
15:09enfin moi je pense aussi
15:10que les infirmières
15:10qui sont sur le territoire
15:11peuvent être une solution
15:12pour le coup
15:13plutôt en médecine générale
15:14mais clairement
15:14c'est la solution
15:16donc après
15:17il faut que ça s'organise
15:18au niveau des médecins généralistes
15:19voilà
15:20il y a des choses
15:21à mettre en place
15:22mais c'est une solution
15:23clairement
15:23et puis voilà peut-être aussi
15:25un exemple
15:25qui pourrait être
15:26à mon sens
15:27je le dis comme ça
15:29mais être piloté
15:31au niveau des régions
15:33ou au niveau des départements
15:34mais encore plus certainement
15:35au niveau des régions
15:36je veux bien que Paris
15:37réglemente tout
15:38dans ce pays
15:39mais enfin
15:39il y a un moment donné
15:40où ben oui
15:41mais c'est aussi
15:42ces décentralisations
15:43c'est aussi cette forme
15:44de pilotage
15:46autonome
15:47parce qu'on le sait bien
15:48à chaque fois
15:48qu'il y a une autonomie
15:49finalement ça marche mieux
15:50vous êtes à l'initiative
15:52vous connaissez votre territoire
15:54vous connaissez les spécificités
15:55de votre territoire
15:56et peut-être aussi
15:57que ça fait partie
15:58des compétences
15:59qui pourraient être données
16:01aux régions
16:02ne serait-ce qu'en termes
16:03d'interlocuteurs
16:04avoir un peu toujours
16:05les mêmes interlocuteurs
16:06plutôt que des ministres
16:07qui changent tous les 6 mois
16:08c'est peut-être
16:09un peu plus simple aussi
16:10alors heureusement
16:11on a quand même les ARS
16:12et les ARS
16:13qui sont
16:13voilà
16:13notre ARS
16:14c'est qu'on le fait
16:15donc les ARS
16:16là-dessus quand même
16:17oeuvrent
16:18mais effectivement
16:18souvent les
16:19oui il y a des initiatives
16:20qui remontent du terrain
16:21on connaît le terrain
16:22effectivement
16:22c'est pas toujours facile
16:23de faire descendre en haut
16:24nous on essaie justement
16:25de faire remonter d'en bas
16:26notre
16:27voilà
16:28nos résultats
16:29et pouvoir qu'ils soient
16:31appliqués au niveau national
16:32merci docteur Romina
16:34est-ce que
16:35puisque le docteur
16:37évoquait effectivement
16:39cette possibilité là
16:41hors ophtalmo
16:42et vous faisiez référence
16:43tout à l'heure
16:44dans votre intervention
16:45à d'autres spécialités
16:46est-ce que
16:47effectivement
16:48d'une certaine façon
16:49on pourrait imaginer
16:50ce même procédé
16:52pour la médecine générale
16:54oui je pense
16:55et puis on pourrait également
16:56c'est peut-être
16:57faire
16:58une centralisation
16:59au niveau des rendez-vous médicaux
17:00parce que j'entendais aussi
17:01que
17:02effectivement
17:02si le patient
17:03il peut être pris en charge
17:04ne serait-ce qu'à 150 km
17:05je pense aux DRM
17:06aux scanners
17:06des choses comme ça
17:08parfois les gens attendent
17:08attendent
17:09s'il y avait une centrale
17:10des rendez-vous
17:10et puis un système d'alerte
17:12parce qu'il y a des désistements
17:13et puis parfois
17:14il y a des rendez-vous
17:15qui ne sont pas honorés
17:16s'il y avait des choses
17:17comme ça
17:18qui se faisaient
17:18ça serait beaucoup plus simple aussi
17:20pour tout le monde
17:21et nous oui
17:22nous on est absolument capables
17:23d'appeler le médecin
17:24de signaler
17:25de dire bon ben voilà
17:26là c'est une priorité
17:28je pense qu'il y a certaines urgences
17:29qui ne méritent pas
17:30d'aller jusqu'à l'hôpital
17:31et l'infirmière
17:32elle pourrait intervenir aussi
17:33dans ce cadre là
17:34il y a une coordination
17:35vraiment
17:36on ne les rencontre pas assez
17:37on a des nouveaux médecins
17:38des médecins salariés
17:39puis il y a un turnover
17:40aussi
17:40il ne faut pas se le cacher
17:43on mériterait vraiment
17:44de se coordonner davantage
17:45et d'y réfléchir
17:46l'idée est là
17:47merci infiniment Romina
17:48Vanessa
17:49et le docteur Renaud Labal
17:50d'être intervenu
17:51sur l'antenne de Sud Radio
17:52il y a quelque chose à faire
17:53dans le secteur
17:54c'est évident
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