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  • il y a 5 semaines
Avec Robin Reda, ancien député Renaissance de cette circonscription dans l'Essone

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##C_EST_A_LA_UNE-2026-07-13##

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News
Transcription
00:02Il est 9h10 sur Sud Radio, c'est une décision qui interpelle les deux meurtriers présumés du jeune Shem Sedin,
00:09ont été remis en liberté.
00:11Shem Sedin, souvenez-vous, c'est cet adolescent de 15 ans qui avait été battu à mort en 2024 à
00:16Viry-Châtillon alors qu'il rentrait du collège.
00:18La raison de la libération va en parler des deux mises en examen. C'est tout simplement un vide législatif.
00:23Faut-il parler de fiasco ? En tout cas, cette affaire est invraisemblable. Vous voulez réagir ? 0826 300 300.
00:29La loi protège-t-elle trop les mineurs délinquants, les mineurs criminels ? Vous nous appelez 0826 300 300.
00:35C'est Manu qui vous attend au standard et je vous accueille à l'antenne dans quelques instants.
00:39Le temps d'accueillir Robin Reda, bonjour.
00:42Bonjour.
00:43Et un grand merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio pour parler de cette affaire qui semble,
00:47je le disais, invraisemblable.
00:48Vous êtes conseiller régional à l'Ile-de-France. Vous étiez le député renaissance de cette circonscription de l'Essonne
00:54au moment du meurtre du jeune Shem Sedin.
00:56Comment vous avez réagi tout d'abord en apprenant la remise en liberté de ces deux meurtriers présumés ?
01:03Vous avez ressenti de l'incompréhension, de la colère ?
01:08C'est plus que de l'incompréhension. Effectivement, vous le rappeliez, nous étions aux côtés de la maman de Shem
01:16Sedin il y a deux ans,
01:17lorsqu'il a été sauvagement tué. On pourrait même dire assassiné, même si les faits sont encore en cours de
01:25procédure.
01:28Pour une bêtise, rappelons-le, pour une histoire de cœur dans un collège qui se finit par une barbarie.
01:34Et donc, depuis deux ans, la maman de Shem Sedin, sa famille, son frère, sa sœur, vivent avec cette angoisse
01:41terrible
01:42qu'on puisse s'en prendre à nouveau à eux. Et ce que je voudrais dire d'emblée dans cette
01:48situation dans laquelle nous sommes
01:49avec ce fameux vide juridique, c'est qu'il n'y a même pas de mesures pour protéger la famille.
01:56Les délinquants, ou en tout cas les accusés qui sont sortis de prison, n'ont même pas de mesures
02:02ne leur permettant pas d'entrer en contact avec la famille. Et c'est ça, aujourd'hui, qui génère beaucoup
02:07à la fois de douleur, mais aussi beaucoup d'angoisse.
02:10Vous avez co-écrit un communiqué à ce sujet avec l'ancien maire de Viry, Chatillon.
02:15Vous parlez d'une nouvelle épreuve, d'une violence inuite pour la famille de Shem Sedin, pour sa maman à
02:21commencer.
02:23Oui, bien sûr. Nous avons rencontré sa maman il y a encore quelques semaines
02:28parce que nous pressentions que les prochaines décisions de justice n'allaient pas forcément
02:33aller dans le sens qu'elles espéraient, que nous espérons tous, c'est-à-dire celui
02:37à la fois de l'élucidation de la vérité et de l'extrême fermeté face à la gravité
02:43des actes qui ont été commis par ces individus, qui étaient mineurs au moment des faits.
02:48Et c'est là le point majeur duquel nous devons discuter et qui doit être vraiment très clair
02:55pour tout le monde. C'est que nous avons aujourd'hui une justice des mineurs.
02:57qui est trop à la traîne face à ce qui est devenu la réalité de la violence exacerbée
03:03dans une partie de la jeunesse.
03:06Avec, vous dénoncez, des scènes de célébration à leur sortie de prison des deux accusés.
03:11C'est ce qu'on vous a signalé ?
03:14Oui, signalé. On a aussi été perdu par des vidéos qui ont circulé sur les réseaux sociaux
03:20et qui montrent qu'à la sortie de la détention provisoire des individus,
03:28il y avait une sorte de comité d'accueil, ce qui ajoute en plus de l'ignominie à la douleur.
03:35Et évidemment, ça génère un retour de la défiance vis-à-vis de cette décision
03:42dont on parlera sans doute des motivations, mais c'est évidemment totalement insupportable.
03:47On va en parler justement de ces motivations.
03:50Comment se fait-il que ces deux meurtriers présumés de Shem Sedin
03:54se retrouvent aujourd'hui en liberté ?
03:56Robin Reda, vous restez avec nous. On se retrouve dans un instant, si ça vous dit.
04:00Bien sûr.
04:01Bien sûr, Robin Reda. Je rappelle, vous êtes ancien député de la Renaissance
04:03de cette circonscription dans l'Essonne.
04:06On va expliquer pourquoi, comment cette affaire invraisemblable a plus se dérouler.
04:11Juste après ça, on reste ensemble. A tout de suite.
04:15Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Benjamin Glaze.
04:209h18 sur Sud Radio. Vous connaissez le numéro pour réagir à l'actualité.
04:250826, 300, 300 et notamment à ce qui semblait être un nouveau fiasco.
04:30Les deux meurtriers présumés du jeune Shem Sedin, remis en liberté.
04:34Cet adolescent de 15 ans avait été battu à mort en 2024 à Viry-Châtillon
04:38alors qu'il rentrait du collège.
04:40Nous sommes toujours avec Robin Reda qui était à ce moment-là
04:44le député de cette circonscription dans l'Essonne.
04:48Cette remise en liberté, Robin Reda, elle a été rendue possible
04:51grâce à un vide législatif.
04:53À qui la faute, Robin Reda ?
04:56Est-ce que c'est au Conseil constitutionnel ?
04:58Est-ce que c'est aux députés, au gouvernement ?
05:02D'abord, ce n'est pas tout à fait un vide législatif
05:06puisque la loi existait.
05:07En 2019, il y a eu une réforme de l'ordonnance pénale des mineurs,
05:11la fameuse ordonnance de 1945.
05:13Et ça a permis, justement, cette décension provisoire des mineurs.
05:17Mais le Conseil constitutionnel, qui a été saisi par ce qu'on appelle une QPC,
05:21une question prioritaire de constitutionnalité,
05:23tout justiciable en a le droit en 2025,
05:26a été contraint de constater une inconstitutionnalité de cette mesure législative.
05:32Mais ce que je trouve le plus grave, évidemment,
05:35c'est la situation politique complètement détraquée
05:38dans laquelle nous sommes depuis la dissolution.
05:40Quelques jours après le meurtre de Shem Sedin,
05:44le Premier ministre de l'époque, Gabriel Attal,
05:46s'était rendu à Viery-Châtillon.
05:48Il avait prononcé un discours qui a fait date sur la justice des mineurs,
05:51sur la volonté de la réformer,
05:53avec des mesures très claires,
05:56notamment la comparution immédiate pour les mineurs.
05:58Bref, des mesures qui étaient de nature à prendre en compte
06:02ce qu'est la nouvelle réalité de la violence chez les jeunes,
06:05dans une partie des mineurs.
06:08Et puis, il y a eu la dissolution.
06:09Et puis, il y a eu cette Assemblée nationale instable.
06:12Et on voit bien qu'aujourd'hui, ce qui permet de corriger
06:15ce fameux vide juridique,
06:17ne permettant pas la détention provisoire des mineurs
06:21de la même manière que les majeurs,
06:24vient d'être comblée il y a 3-4 jours
06:25par la loi d'Armanin.
06:27Mais ça arrive trop tard,
06:29parce que cette loi, elle a eu un cheminement très compliqué au Parlement
06:31à cause de l'instabilité politique.
06:34D'autant qu'elle doit être validée, cette loi,
06:37par le Conseil conditionnel,
06:38qui lui-même avait fixé un délai aux législateurs.
06:43On marche un peu sur la tête dans cette histoire.
06:45Alors, c'est surtout que je comprends que ce soit totalement inaudible
06:49que ces conversations juridiques, ces débats,
06:55soient vécus comme déconnectés de la réalité de la famille de Shamseddin,
07:00et des familles qui, aujourd'hui, sont les victimes.
07:04Je pense aux jeunes Elias, je pense aux jeunes Louis à Narbonne,
07:09les victimes de cette violence débridée d'une partie de la jeunesse.
07:12Ce que je veux dire, c'est que, vraisemblablement,
07:15le gouvernement a pris des dispositions en les soumettant
07:17à l'Assemblée nationale pour que ce vide juridique
07:20détecté par le Conseil constitutionnel soit comblé.
07:23Mais cette loi, elle aurait pu être votée beaucoup, beaucoup plus tôt,
07:27dès le projet de loi justice et mineurs
07:30qu'avait proposé Gabriel Attal il y a deux ans,
07:33et à tout le moins, dès le début de l'année,
07:37si une partie de l'Assemblée nationale n'avait pas freiné
07:40le projet de loi sur la justice criminelle
07:42qui était en discussion au Parlement.
07:43Donc, on ne paye cash la dissolution, l'instabilité politique
07:48qui nous empêche d'avancer rapidement
07:51pour protéger des familles et protéger des enfants.
07:54– Robin Reda, je rappelle que vous étiez le député
07:57de cette circonscription de l'Essonne
07:59au moment où le jeune Shem Sedin a été tué.
08:03On a des auditeurs au standard 0826 300 300.
08:07On est avec Simon.
08:09Bonjour Simon.
08:10– Oui, bonjour Benjamin.
08:12– Et bienvenue sur Sud Radio Simon de Perpignan.
08:14Vous voulez réagir à cela ?
08:16Le laxisme judiciaire est devenu criant, selon vous, Simon ?
08:20– Oui, plus que criant.
08:22De toute façon, là déjà, il y avait une question
08:25de respect de délai.
08:26Si le dossier avait été suivi,
08:27ce n'est pas la première fois qu'il y a de très grande libération
08:30au terme d'une détention provisoire,
08:32parce que justement, le dossier n'a pas été suivi.
08:35Je reviendrai sur ce qui a été dit concernant la dissolution
08:39et l'Assemblée nationale dans sa configuration actuelle.
08:43Bon, je dirais une chose,
08:44c'est que toutes les lois un peu sécuritaires,
08:46si tout ce qui était le centre, l'LR, l'ARN,
08:52se mettaient d'accord,
08:53parce qu'eux sont quand même majoritaires dans ce sens-là,
08:56c'est quand même trois, je pense,
08:58trois orientations politiques
09:00qui sont relativement intéressées par la sécurité.
09:04Je parlerai surtout du centre.
09:06C'est pour ça que je dis relativement.
09:08Voilà, ça passerait.
09:09Il n'y aurait pas de problème.
09:10Simplement, c'est que chacun ne veut pas dire
09:13« Ah, c'est un qui a dit ça, l'autre qui a fait ça et ceci. »
09:16Donc, quand on me parle d'instabilité politique,
09:18il y a quand même des sujets qui, même dans ce cas de figure-là,
09:21qui pourraient être traités.
09:22Et pour terminer, je parlerai de l'ordonnance de 45.
09:25L'ordonnance de 45, ça ne pose pas de problème à nos politiques
09:28de dire « On va rallonger le temps de travail
09:31parce que les gens sont en meilleure santé,
09:33passent un certain âge et donc les amener à travailler le plus longtemps. »
09:37Par contre, on ne voit pas que les mineurs
09:38ne sont plus les mineurs des années 45.
09:41Et ça, par contre, on est aveuglé.
09:43On ne peut pas toucher les mineurs.
09:44L'excuse de minorité avant toute chose.
09:46On voit ce dont ils sont capables.
09:48Bon, mais il n'y a qu'à réadapter de toute façon les lois
09:51par rapport à la nouvelle configuration.
09:54Mais comme il n'y a aucun courage, on est toujours là.
09:58Courage politique, je note notamment à Simon.
10:00On est également avec Hakim, qui nous appelle d'Avignon.
10:03Bonjour, Hakim.
10:04Bonjour, bonjour à tous.
10:07Oui, vous vouliez dire quoi à ce sujet ?
10:10Par rapport à ceci, ça date de bien longtemps.
10:15Moi, il y a une affaire en 2003 qui avait défrayé la chronique.
10:19C'était l'affaire Franck Tavernier.
10:22Et donc, par rapport à ça, c'était quelqu'un qui a un dimanche
10:26qui était avec sa fille de trois ans dans une station de métro
10:29qui était en train de se faire gratter une cigarette par une fille
10:34et qui était remontée au niveau des escalators
10:39pour appeler sa petite équipe.
10:41C'était des 14, 15 ans, etc.
10:44Ça vous avait marqué cette histoire, Hakim ?
10:46Comment ?
10:47Ça vous avait marqué cette histoire, Hakim ?
10:49Cette histoire, oui, dans le sens où il s'est fait planter
10:52par des jeunes mineurs.
10:53Elles étaient 5, 6 sur 8.
10:55Ils s'étaient pris un coup de couteau dans le cœur.
10:56La petite, elle s'est retrouvée toute seule.
10:59Elle avait 3 ans.
11:02Et au final, ces mineurs-là, ils ont pris entre 2 et 3 ans.
11:06Même pas...
11:07Ils étaient au moins 5, 6.
11:09Et donc, justement, par rapport à ça,
11:14comme disait votre auditeur précédent,
11:17c'est que la loi de 1945, elle n'est plus d'actualité
11:23parce que c'est quelque chose qui date depuis très bien longtemps
11:27et que les politiques se mettent des oeillères,
11:31ferment les oreilles, c'est inaudible.
11:33Et à chaque fois, on va compter nos morts.
11:36Mais problème, ce qui pourrait arriver,
11:39c'est que maintenant, le peuple en aura marre
11:41et que ça va être du oeil d'emportant
11:44parce que chaque enfant, c'est un enfant de trop.
11:47Et en même temps, ce ne sont pas les enfants des autres.
11:49Ça nous concerne tous.
11:50Et c'est de ce point de vue-là que c'est révoltant.
11:54On doit être là pour éviter d'en arriver là, bien évidemment.
11:58Hakim, on est aussi avec Serge,
12:00qui nous appelle de Paris au 0826 300 300.
12:03Bonjour, Serge.
12:05Bonjour, bonjour à tout le monde.
12:07Est-ce qu'on est trop laxiste aujourd'hui
12:09avec ces mineurs délinquants, Serge ?
12:12Je trouve qu'on est bien trop laxiste,
12:14que ce soit du harcèlement
12:17où les professeurs mettent la poussière sous le tapis.
12:21Et effectivement, comme dit votre auditeur précédent,
12:24on n'est plus en 1945.
12:26Et Hakim, c'est ça, on n'est plus en 1945.
12:29Et je trouve que, que ce soit pour les enfants,
12:31que ce soit pour la police,
12:34capable de raisonner Hamza à la douane.
12:38Alors, qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ?
12:40Pour moi, c'est un combat où tout le monde en parle,
12:43mais il ne se passera rien
12:44parce qu'effectivement, il n'y a pas de courage.
12:47Alors que M. Macron avait dit en 2017
12:49que les enfants, ça allait être sa priorité.
12:53Je m'aperçois que ce ne l'est pas.
12:55Et que, quand on est enfant,
12:58on récupère des petites peines
12:59et du sursis, des petits trucs.
13:05Donc, on a beau en parler,
13:06il ne se passe rien.
13:08Merci, merci Serge.
13:09Alors, j'espère que vous n'êtes pas au volant.
13:11Ou en tout cas, si vous êtes au volant
13:13et que vous nous appelez aux heures 826-300-300,
13:16arrêtez-vous.
13:17Arrêtez-vous quelques secondes, en tout cas,
13:18pour prendre la parole.
13:20Vous êtes nombreux aux heures 826-300-300.
13:22Je reviens vers vous, Robin Reda,
13:23ancien député de cette circonscription de l'Essonne
13:27où, eh bien, ce jeune Sheb Sedin est mort en 2024,
13:31passé à tabac.
13:33Je le disais, on en parle depuis le début de cette demi-heure,
13:36Robin Reda,
13:37les deux meurtriers présumés
13:39qui ont été remis en liberté.
13:41On a entendu, vous avez entendu,
13:43Simon, Hakim, Serge.
13:46À l'instant, est-ce qu'aujourd'hui,
13:48on ne sait pas gérer ces mineurs délinquants,
13:51ces mineurs meurtriers, Romareda ?
13:54C'est évident qu'on ne peut pas,
13:56aujourd'hui, juger en 2026,
13:58des mineurs violents
14:00comme on les jugeait en 1945.
14:03C'est du bon sens
14:04parce que c'est la réalité des chiffres.
14:06Les mineurs de 13 à 17 ans,
14:08c'est 5% de la population.
14:11C'est 40% des mis en cause dans les vols violents.
14:14C'est 40% des mis en cause dans les violences avec armes.
14:18Donc, on voit bien qu'ils sont surreprésentés aussi
14:21parce qu'ils sont utilisés par des plus grands,
14:25des majeurs,
14:26pour aller commettre des délits,
14:28pour aller parfois commettre des crimes.
14:31On le voit dans certaines villes de France, malheureusement,
14:33parce que ces réseaux savent très bien
14:35qu'ils ne risquent pas la même chose que les majeurs.
14:38Et ça, il faut le réformer.
14:39Et moi, je peux vous dire que ma plus grande douleur,
14:41aujourd'hui,
14:42c'est de regarder dans les yeux la maman de Shem Cédine,
14:46avec laquelle j'ai encore échangé récemment,
14:48et de me dire que j'ai été député de la République
14:51et je n'ai pas pu changer la loi
14:52parce qu'il y a eu cette instabilité politique
14:55née de la dissolution.
14:56Encore une fois, j'étais...
14:57Changer la loi, est-ce que ça implique
14:58de revenir sur l'excuse de minorité ?
15:00Parce que c'est ça le sujet aussi en point de fond.
15:02Bien sûr, ça implique de revenir sur l'excuse de minorité
15:05qui n'a plus aucun sens aujourd'hui
15:07pour les crimes les plus graves.
15:10Évidemment que la justice des mineurs,
15:11elle a une dimension éducative.
15:13Il faut que les jeunes qui font une bêtise dans notre société
15:16puissent se racheter et devenir de meilleurs adultes.
15:19Mais lorsqu'on est devant un crime de sang,
15:22un crime aussi grave,
15:23évidemment que l'excuse de minorité
15:25et les mesures éducatives,
15:27elles n'ont absolument aucun sens.
15:29Et encore une fois, j'étais en 2024,
15:31lorsque j'étais à l'Assemblée nationale,
15:33en position de dire à la maman de Shem Cédine,
15:35Shem Cédine n'est pas mort pour rien.
15:37Gabriel Attal, qui était Premier ministre,
15:39était venu, avait dit,
15:40on va changer la loi dès l'été 2024,
15:43ou à la rentrée de l'été 2024,
15:44pour permettre effectivement
15:46de ne plus avoir cette excuse de minorité automatique
15:49et pour avoir une comparution immédiate
15:51pour les mineurs qui commettent un crime grave,
15:53notamment en état de récidive.
15:55Et malheureusement, ces mesures,
15:56elles ont tardé à être rediscutées au Parlement
16:00parce qu'on a eu cette instabilité politique.
16:02J'entendais votre auditeur,
16:04et je le comprends tout à fait,
16:06qu'il discute aussi ce point-là.
16:09Mais moi, je vous dis juste mon ressenti.
16:11Mon ressenti à la fois qu'élu local
16:14de Viery-Châtillon,
16:15et puis comme quelqu'un
16:16qui a pu siéger à l'Assemblée nationale,
16:18qui a été en posture de se dire,
16:19là, on va pouvoir changer les choses
16:22et répondre avec fermeté
16:24à cette situation très difficile.
16:29Et voilà, malheureusement,
16:30on a perdu du temps,
16:32et aujourd'hui, on ajoute...
16:33Et la conséquence, du coup,
16:34c'est la remise en liberté
16:36de ces deux meurtriers présumés
16:38du jeune Shem Cédine.
16:40Un grand merci,
16:40un grand merci, Robin Reda,
16:41d'avoir été avec nous ce matin
16:43sur Sud Radio
16:44pour témoigner de votre combat aussi
16:47qui n'a pas pu aboutir,
16:50malheureusement, vous le dites,
16:51avec une situation aussi politique.
16:53C'est ça, peut-être également
16:55les effets de la dissolution.
16:57Vous êtes donc ancien député
16:59de cette circonscription de l'Essonne.
17:02Merci d'avoir témoigné ce matin
17:03sur Sud Radio.
17:04Et puis un grand merci aussi
17:04à Simon, à Kim et Serge
17:06qui était au standard
17:07au 0826-300-300.
17:10Vous le savez,
17:10vous prenez la parole
17:11à tout moment
17:12sur Sud Radio.
17:13Il est 9h31.
17:14On revient dans un instant
17:15avec un tout autre sujet,
17:16allez, plus léger,
17:17Jacques Pessis
17:17qu'on va retrouver
17:19qui va nous proposer
17:20de réécouter
17:21l'une de ses interviews
17:22avec une des personnalités
17:24qu'il a reçues.
17:25Fanny Ardant,
17:25à tout de suite.
17:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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