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Le député européen et vice-président des Républicains François-Xavier Bellamy était l’invité de #LaGrandeInterview de Pierre de Vilno dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et l'invité de la grande interview sur CNews et sur Europe 1 ce matin, c'est l'eurodéputé LR,
00:04premier vice-président des Républicains.
00:05Bonjour François-Xavier Bellamy.
00:07Bonjour Pierre de Villeneuve.
00:07Et merci d'être avec nous.
00:09C'est votre invitation.
00:09Comment qualifier le comportement d'un élu de la République, de Sébastien Delogu,
00:15qui dans son immeuble à Marseille traite des policiers de tous les noms, les menaces,
00:18point appuyé sur la poitrine, leur dit la République c'est moi ?
00:21La vérité c'est que malheureusement ces comportements ne sont pas un accident,
00:26ils sont un symptôme.
00:27Le symptôme de la dérive d'un mouvement tout entier, la France insoumise,
00:30qui a décidé de déclarer la guerre à tout ce qui fonde notre État.
00:34C'était Jean-Luc Mélenchon.
00:36La guerre à la République donc.
00:37Jean-Luc Mélenchon qui s'en prenait au préfet il y a quelques jours.
00:41C'est évidemment les propos absolument insupportables que nous avons entendus
00:46au cours des universités d'été de la France insoumise,
00:49de la part de Rima Hassan expliquant qu'il fallait abroger tout l'arsenal juridique français
00:54contre le terrorisme.
00:56L'apologie du terrorisme ?
00:57Pas seulement l'apologie du terrorisme, elle a expliqué qu'il fallait défaire
01:01toutes les règles de notre droit qui protègent aujourd'hui la France
01:05contre le terrorisme.
01:06La France qui a payé un si lourd tribut face au terrorisme islamiste au cours des dernières années.
01:11La France insoumise voudrait exposer notre pays au retour du terrorisme
01:15et de ce crime qui a endeuillé notre démocratie.
01:21Donc je crois que malheureusement on ne voit dans ces comportements de voyous
01:26que le symptôme supplémentaire d'une dérive de grande importance.
01:32Vous dites comportement de voyous, vous critiquez, vous vous insurgez,
01:36mais qu'est-ce qui se passe derrière ?
01:38Est-ce que vous souhaitez qu'il y ait une action, qu'elle soit judiciaire, qu'elle soit politique,
01:42qu'on s'interroge sur la présence de la France insoumise dans l'arc républicain ?
01:47Qu'est-ce que vous souhaitez ?
01:48D'abord, quand il y a un comportement qui s'en prend aux forces de l'ordre,
01:52il faut évidemment une réponse judiciaire, c'est une nécessité,
01:54et personne n'est au-dessus de la loi,
01:56et M. Delogu n'est évidemment pas irresponsable de ses actes.
02:02Et puis ensuite, évidemment, il faut mener le combat politique,
02:04et ça c'est ce que nous faisons avec détermination.
02:06Et moi j'ai toujours dit, et je le répète,
02:08et il faudra le répéter tous les jours de cette campagne présidentielle,
02:12ceux qui prétendront défendre la République en s'alliant avec la France insoumise,
02:17mentent, parce que la France insoumise n'est en aucun cas...
02:20Vous parlez de la gauche plurielle, comme l'avait dit Lyon et Jospin,
02:23les Verts, les écologistes, certains socialistes ?
02:26Je parle de cette gauche qui, votre chroniqueur le rappelait à l'instant sur ce plateau,
02:31dans l'accord qui a été passé pour la primaire de la gauche,
02:35soi-disant non-mélenchoniste, il y a en réalité un loup.
02:39C'est le fait que cet accord accepte la possibilité
02:43qu'une alliance se fasse avant le premier tour avec la France insoumise.
02:47C'est vrai qu'il disait qu'il y avait un double des clés
02:49pour utiliser cette image pour Jean-Luc Mélenchon.
02:51Et l'image qu'il employait était très juste.
02:54Et je crois maintenant, vous savez,
02:55on a cessé de nous faire le procès de, je ne sais quelle,
02:59ambiguïté, ambivalence,
03:01parce que nous essayons de continuer de défendre une ligne de droite
03:03qui soit une ligne de droite claire autour de Bruno Retailleau,
03:06une droite qui s'assume et qui retrouve la fierté de ses convictions.
03:10Ce n'est pas parce qu'on défend la droite qu'on dérive de quelque côté que ce soit.
03:15Et de l'autre côté, vous avez la même gauche qui nous a fait ses leçons de morale
03:17et qui prépare déjà son ralliement, sa soumission à la France insoumise
03:22dont on voit tous les jours à quel point elle menace les principes même de notre vie démocratique.
03:26Alors justement, sur le périmètre à droite, c'est sur les alliances.
03:29Ces dernières semaines, vous l'avez remarqué,
03:30une partie de la presse a usé d'une sémantique commune
03:32pour vous cibler comme étant le chantre européen
03:35qui rapproche la droite de l'extrême droite.
03:37Quelques titres.
03:38Le Monde, les ambiguïtés de François-Xavier Bellamy,
03:41grand artisan du rapprochement entre la droite et l'extrême droite au Parlement européen.
03:45L'Express, Union des droites, enquête sur le vrai visage de François-Xavier Bellamy.
03:50Je vois que ça vous fait sourire.
03:51Libération chez LR, François-Xavier Bellamy, le bras très droit de Bruno Roteuil.
03:56Vous prenez ça comme des critiques ou des compliments ?
03:59Moi, je prends ça comme le signe d'une irritation, après tout,
04:08plutôt intéressante de la part de toute une presse
04:12qui cherche en réalité à empêcher la droite d'être de droite.
04:15Pourquoi ces titres se sont-ils multipliés ?
04:17Parce que j'ai porté au Parlement européen le règlement retour.
04:21Et ce règlement retour, il va permettre de mettre enfin un terme
04:25à l'impuissance européenne face à l'immigration illégale.
04:28Vous avez vu comme moi cet été les images de Ceuta.
04:30Et je suis sûr que les Français qui nous écoutent ont constaté une nouvelle fois,
04:34avec angoisse, l'impuissance de l'Europe,
04:37en particulier dans des pays comme l'Espagne gouvernée par les socialistes,
04:40comme la France, avec Emmanuel Macron,
04:42qui lui aussi a refusé les mesures importantes de ce règlement retour.
04:46Eh bien, cette impuissance, il était temps d'y mettre un terme.
04:48Et c'est fait.
04:49Et cela, nous l'avons fait au Parlement européen,
04:50parce que j'ai porté ce texte qui a permis de renverser enfin
04:54une tendance européenne qui existait depuis des décennies maintenant.
04:57Eh bien, je vais vous dire, Pierre De Villeneau,
04:59cet objectif, c'était celui que je portais dans le programme que j'ai défendu
05:05avec toute notre famille politique pour l'élection européenne.
05:07Donc, il n'y a aucune ambiguïté.
05:09Et les mêmes forces politiques qui, aujourd'hui, sont prêtes à s'allier avec la France insoumise,
05:14les mêmes médias, parfois, qui se montrent aujourd'hui d'une complaisance incroyable
05:17à l'égard d'un mouvement politique qui joue avec l'antisémitisme,
05:22qui joue avec le communautarisme, qui joue avec le terrorisme islamiste,
05:26les mêmes qui montrent toutes ces ambiguïtés,
05:29me reprochent à moi d'être ambigu.
05:31Mais moi, vous savez, on peut penser ce qu'on veut de moi.
05:34On peut critiquer mes convictions, on peut s'opposer à la ligne que je défends.
05:37C'est tout à fait normal, c'est la démocratie.
05:39Mais il y a une chose dont personne ne peut douter,
05:41c'est que je n'ai jamais changé de discours.
05:43Je n'ai jamais changé de ligne.
05:45Je n'ai jamais changé de cap.
05:46Parce que je crois dans ce que je dis.
05:48Et que les convictions que j'ai défendues depuis ma campagne européenne de 2019,
05:51depuis que je suis rentré dans la vie politique,
05:53depuis que je suis rentré dans le débat public,
05:54ces convictions n'ont pas changé.
05:56On peut les partager, on peut ne pas les partager,
05:58mais personne ne peut me juger ambigu.
06:00Ça n'a aucun sens.
06:01Nous sommes les seuls à être clairs.
06:03Nous sommes les seuls à reconnaître la force de la ligne qui nous porte.
06:07Et je suis convaincu que dans cette élection présidentielle,
06:10cette clarté-là paiera, parce que c'est ça que les Français.
06:12En attendant, puisqu'on parle du règlement retour,
06:14et on y reviendra à la situation en Espagne tout à l'heure,
06:16mais en ce qui concerne ce règlement retour,
06:19vous avez beaucoup travaillé là-dessus.
06:20Et vous avez effectivement réussi, à votre échelle,
06:23vous n'êtes pas le seul,
06:24mais également à rapprocher une certaine droite.
06:27Alors, l'union des droites, c'est un rêve des électeurs de droite
06:32dans son ensemble en France.
06:34Les Italiens ont eu ce rêve exaucé avec Giorgia Meloni,
06:37qui aujourd'hui gouverne en France et qui a un bilan en Italie,
06:41et vous avez raison de me reprendre,
06:42et qui aujourd'hui a un bilan plutôt positif.
06:45Est-ce que vous continuez à persuader les uns et les autres
06:49de travailler ensemble ?
06:50Moi, je crois que ce qui compte, c'est de défendre nos idées,
06:54et je le répète, la clarté de notre ligne,
06:55sur les questions migratoires, sur la sécurité,
06:57sur la question de l'école,
06:58sur le rétablissement des finances publiques,
07:00sur le fait de rémunérer le travail comme il devrait l'être
07:02plutôt que de le punir, comme c'est le cas trop souvent aujourd'hui.
07:05Le vrai sujet, c'est, une fois qu'on a porté ces idées,
07:08qui est prêt à les soutenir ?
07:10C'est ce que j'ai fait au Parlement européen.
07:11Et alors, qui est prêt à les soutenir ?
07:12Je n'ai aucun tableau.
07:13Vous l'avez fait au Parlement européen,
07:13mais aujourd'hui, dans la France et dans l'Hexagone,
07:16dans cette course à la présidentielle,
07:18qui est prêt à collaborer avec qui ?
07:19Est-ce que vous avez déjà un diagnostic, vous,
07:21le premier président des Républicains ?
07:23On approche de l'élection suprême en France.
07:26Et l'élection suprême en France, c'est l'élection présidentielle.
07:28Ça fait une grande différence avec l'Italie,
07:30où en Italie, ce qui compte, c'est l'élection parlementaire
07:32avec des jeux de collection qui peuvent se créer.
07:34Et dans cette élection présidentielle,
07:36là encore, il faut que chacun assume une ligne claire.
07:38Nous, nous disons, nous sommes la droite.
07:40Et je crois qu'aujourd'hui, jamais autant de Français,
07:43quelles que soient leurs origines, leurs opinions,
07:45quel que soit leur chemin personnel,
07:48jamais autant de Français,
07:49même beaucoup d'entre eux que j'ai croisés tout l'été,
07:51dont beaucoup me disent,
07:52vous savez, moi, j'ai toujours voté à gauche,
07:53mais maintenant, je me sens tellement proche de vos idées,
07:55je crois qu'on n'en peut plus,
07:56on doit mettre un terme à tous les problèmes de la France.
07:59Beaucoup de Français sont proches des idées
08:00que la droite a pour mission historique de défendre
08:03dans le débat public.
08:04Ce que je constate, c'est que nous sommes les seuls
08:06à assumer cette certé.
08:07Parce que quand vous écoutez le Rassemblement national,
08:09et d'une certaine manière,
08:11je ne peux que reconnaître la grande constance
08:13de Marine Le Pen sur ce sujet,
08:14elle dit, et elle répète,
08:16elle le faisait encore cet été,
08:17le Rassemblement national n'est pas un parti de droite
08:20et ne répond pas au clivage entre la gauche et la droite.
08:23Même si cette musique n'est pas unique,
08:25n'est pas, comment dirais-je,
08:26partagée dans le Rassemblement national.
08:28Marine Le Pen le dit,
08:29mais les autres membres du Rassemblement national
08:31ne disent pas forcément la chose.
08:32Marine Le Pen est maintenant, on le sait,
08:33la candidate du Rassemblement national.
08:34Est-ce qu'il n'empêche pas d'être à 41%
08:35dans l'opinion ce matin dans le grand sondage ?
08:38En disant ça, je ne porte aucune critique,
08:40je dis simplement que c'est ce qu'elle ne cesse de répéter.
08:42Mais parce qu'elle le dit, vous ne la considérez pas de droite ?
08:44Il faut donc simplement l'entendre.
08:46Mais encore une fois, la vraie question est
08:47qu'est-ce qu'elle va proposer aux Français
08:49dans cette élection présidentielle ?
08:50Si, comme elle l'a annoncé,
08:51elle l'a encore en juillet dernier,
08:53la mesure numéro un du Rassemblement national
08:55pour l'avenir de nos finances publiques,
08:57c'est de maintenir sa réforme des retraites
09:00avec un départ à 60 ou 62 ans,
09:02bon bah écoutez, qu'est-ce que je peux dire ?
09:04C'est une ligne rouge.
09:05C'est une ligne rouge pour vous ?
09:06Mais ce n'est même pas seulement une ligne rouge pour nous,
09:08c'est juste une manière, malheureusement,
09:09de continuer d'alimenter toutes les fragilités
09:13de notre système actuel.
09:15Si la France est en train de couler aujourd'hui,
09:17et si la France aujourd'hui,
09:19si les entreprises françaises sont à ce point
09:22dépendantes du recours à une main-d'oeuvre immigrée,
09:24c'est d'abord parce que nous n'avons pas fait
09:26les réformes nécessaires pour qu'on travaille plus en France
09:30et que le travail soit mieux payé.
09:31Et donc ça, ça veut dire une réforme de retraite.
09:34J'en reviens sur la première partie de votre phrase.
09:35Si Marine Le Pen infléchit son discours là-dessus,
09:38peut-être qu'il y aurait une union des droites possible
09:40avec le RN, c'est ce que vous dites ?
09:41Marine Le Pen, elle a encore une ligne très claire.
09:44Et c'est pour ça que, je le redis,
09:45Bruno Retailleau est dans cette élection
09:47le seul à porter une alternance à droite.
09:49Vous savez, Emmanuel Macron s'est fait élire
09:51avec le « en même temps »,
09:52en même temps de droite et de gauche.
09:54Et moi, je n'ai jamais été macroniste
09:55parce que je n'ai jamais cru au « en même temps ».
09:57Je ne vais pas maintenant croire
09:59au ni droite ni gauche.
10:00Je pense que dans ce pays,
10:01il y a une gauche qui s'assume.
10:03On vient de parler de la France insoumise.
10:04Il y a une gauche très décomplexée
10:06qui assume sa radicalité.
10:07Il faut qu'il y ait une droite qui s'assume.
10:08Pas pour la droite, mais pour la France.
10:10Parce que la France a besoin de cette alternance.
10:13Et c'est pour ça que Bruno Retailleau
10:15va défendre cette ligne-là.
10:16Bruno Retailleau va devoir s'agréger des alliés,
10:20vous le savez aussi bien que moi.
10:21Il va devoir s'agréger les électeurs français.
10:23C'est la seule chose qui compte.
10:24Donc les électeurs,
10:25mais il y a quand même des multiples candidats.
10:29David Lissnard propose une primaire.
10:30Qu'est-ce que vous en pensez ?
10:31Mais Bruno Retailleau,
10:32il a toujours dit qu'il était prêt
10:34à se présenter à une élection primaire.
10:36Il est déterminé à se présenter
10:39à l'élection présidentielle.
10:39Donc oui, à la primaire.
10:40Il a reçu la confiance
10:41des adhérents des Républicains pour cela.
10:43C'est le premier parti de France
10:45en nombre d'adhérents.
10:46Il est prêt aujourd'hui
10:47à porter nos couleurs
10:48à l'élection présidentielle.
10:49Si ça doit passer par une primaire,
10:50Bruno Retailleau a toujours dit
10:51qu'il n'avait pas peur
10:52et qu'il ne se défilerait pas.
10:53Aujourd'hui, il y a malheureusement
10:54des candidats qui...
10:55Il suivra le choix de la primaire
10:56si jamais ça n'est pas lui.
10:57Si on a une primaire
10:58à la droite et du centre
10:59avec par exemple Édouard Philippe,
11:00est-ce qu'Édouard Philippe
11:01est de droite pour vous ?
11:02Mais moi, je n'ai aucun doute
11:03sur le fait que s'il y a
11:04une élection primaire,
11:05Bruno Retailleau gagnera
11:06cette élection.
11:07Pourquoi ?
11:07Parce que...
11:07Non mais, vous me répondez à côté
11:09François-Xavier Bellamy.
11:10Si jamais c'est quelqu'un d'autre,
11:11est-ce que Bruno Retailleau
11:12suit le gagnant de cette primaire ?
11:14C'est ça ma question.
11:15Il gagnera cette primaire.
11:16C'est pour ça qu'il n'a pas peur
11:17d'y aller.
11:17Une primaire,
11:18ce n'est pas un moment
11:18pour se rallier,
11:19c'est un moment
11:20pour se confronter aux autres.
11:21Et nous avons une différence
11:23majeure avec Édouard Philippe
11:24et une différence majeure
11:25avec Gabriel Attal.
11:26C'est que ce sont des enfants
11:27du macronisme.
11:28Le macronisme les a faits
11:30et ils ont fait le macronisme.
11:31Et donc maintenant,
11:32au bout de...
11:32Vous avez participé
11:33au macronisme,
11:34Bruno Retailleau...
11:36Bruno Retailleau a participé
11:37à des gouvernements...
11:39Mais oui, mais enfin,
11:39ça reste quand même
11:40dans l'opinion de certains.
11:41Je pense que tous les Français...
11:42Pourquoi les Français
11:43ont découvert Bruno Retailleau
11:44quand il était au ministère
11:45de l'Intérieur ?
11:45Vous avez parlé de Mme Le Pen.
11:47Mme Le Pen ?
11:48Mme Le Pen dit...
11:49C'est quand même très important.
11:51Pourquoi est-ce que les Français
11:51ont découvert Bruno Retailleau
11:52quand il est arrivé
11:53au ministère de l'Intérieur ?
11:54Justement parce qu'il a rompu
11:55avec le macronisme.
11:57Il a rompu
11:57avec des années d'impuissance,
11:59des années de déni de réalité.
12:00Et il a dit...
12:01Mais quel est son bilan ?
12:02La vérité.
12:02Il a dit en particulier
12:03que le macronisme était fini.
12:04Il l'a dit quand il était à Beauvau,
12:06quand il était au ministère
12:07de l'Intérieur.
12:07On n'est pas rentré
12:08au gouvernement avec LR
12:09parce qu'on avait décidé
12:10de se rallier au macronisme.
12:12On est rentré.
12:12On a fait le choix
12:13de rentrer au gouvernement
12:13pour empêcher Jean-Luc Mélenchon
12:15d'y aller.
12:16Mais vous avez composé
12:17avec le reste de l'équipe
12:19qui était macroniste
12:19sur le dossier algérien.
12:20Vous savez très bien
12:21que Bruno Retailleau
12:21composait avec le ministre
12:23des Affaires étrangères.
12:24Mais c'est pour ça
12:25qu'il est parti du gouvernement.
12:26Et c'est une des raisons
12:26pour lesquelles il est parti.
12:27Mais ça reste dans l'opinion.
12:28C'est-à-dire,
12:29qu'est-ce que vous répondez
12:29à Mme Le Pen qui dit
12:30« Regardez le bilan
12:31de M. Retailleau
12:32au ministère de l'Intérieur.
12:33Il n'a rien pu faire. »
12:34Mais d'abord, c'est faux.
12:35La vérité, c'est que
12:36quand il était au ministère
12:37de l'Intérieur,
12:37les choses ont profondément
12:38changé sur beaucoup de sujets.
12:40Pourquoi est-ce que
12:40le régime algérien
12:41avait pour priorité
12:42de faire tomber Bruno Retailleau
12:43du ministère de l'Intérieur ?
12:44C'est bien qu'il gênait
12:45leurs affaires.
12:46Qui a fait passer
12:47la loi narcotrafic ?
12:48Qui a permis de réarmer l'État
12:50face au réseau criminel
12:51qui aujourd'hui menace
12:52directement la sécurité
12:54des Français ?
12:54Mais aussi la souveraineté
12:56de notre pays
12:56sur notre propre territoire.
12:58C'est Bruno Retailleau.
12:59Donc, en quelques mois seulement,
13:00et malgré le fait
13:01qu'effectivement,
13:02il n'avait pas
13:03une majorité derrière lui,
13:04qu'il n'avait pas
13:04le bénéfice
13:05d'une alternance complète,
13:06évidemment,
13:07Bruno Retailleau
13:07a malgré tout
13:08changé la donne
13:09sur des sujets majeurs.
13:10Maintenant,
13:10la vraie question,
13:12encore une fois,
13:12je le redis,
13:13c'est comment est-ce qu'en 2027,
13:15on arrive à faire
13:16de ce rendez-vous démocratique
13:17l'occasion
13:17d'une véritable alternance,
13:20d'un changement profond.
13:21Et c'est notre divergence,
13:23c'est notre différence majeure
13:24avec un Édouard Philippe
13:25et un Gabriel Attal
13:26qui, eux, ont été
13:27au cœur du pouvoir macroniste.
13:29Et donc,
13:29tout le monde reconnaîtra
13:30aujourd'hui
13:30que les options
13:32qu'il propose aux Français
13:33sont très différentes
13:33de celles que Bruno Retailleau
13:35n'a cessé de défendre
13:36depuis 10 ans.
13:37Ce n'est pas pour rien
13:37que depuis 10 ans,
13:38nous sommes dans l'opposition
13:39quand eux étaient au pouvoir.
13:40C'est une différence majeure
13:42au moment où il faut assumer
13:43le bilan de ces deux quinquennats.
13:44Un sujet qui vous tient à cœur,
13:46François-Xavier Lémin,
13:47le ministre de l'Éducation,
13:48hier,
13:49Édouard Geffray,
13:49a annoncé quelques mesures
13:50pour l'école.
13:51Plus de téléphone portable au lycée,
13:52un questionnaire sur les violences
13:53sexistes et sexuelles.
13:54La France est descendue
13:55entre la 23e et la 28e place
13:58au classement PISA
13:59selon les matières.
14:00C'est pire dans d'autres classements.
14:01Vous aviez alerté en 2014
14:03dans votre livre
14:04Les Déshérités
14:04qu'on peut lire encore en poche.
14:06Qu'est-ce qu'il faut faire
14:07pour l'école
14:08qui est l'un des grands chantiers
14:10aujourd'hui pour la présidentielle ?
14:11L'école,
14:12c'est le sujet existentiel
14:13pour l'avenir de la France.
14:14Et vous avez raison de le dire.
14:16Je n'ai pas attendu,
14:18là encore,
14:18l'évidence du bilan dramatique
14:20devant lequel nous sommes aujourd'hui
14:21pour dire l'urgence de la situation.
14:24Comme tant de professeurs,
14:25comme tant de parents d'élèves
14:26qui s'inquiètent aujourd'hui
14:28à la veille de cette rentrée
14:29de la situation de l'école
14:30à laquelle ils vont confier leurs enfants.
14:32La vérité,
14:33c'est que nous avons aujourd'hui
14:34l'école la plus en difficulté
14:37de l'OCDE.
14:38En mathématiques,
14:39nos élèves sont les derniers d'Europe.
14:41Nos élèves sont les derniers d'Europe.
14:42Il faut le répéter
14:43autant de fois que nécessaire
14:45pour qu'on comprenne
14:45l'urgence de la situation.
14:47Il y a un jeune Français sur cinq
14:48qui a 18 ans
14:49ne sait pas lire le français correctement.
14:50La première chose à faire,
14:53c'est de rendre à l'école sa mission.
14:55Et la mission de l'école,
14:57c'est d'enseigner,
14:58d'instruire,
14:58de transmettre la culture,
15:00la connaissance,
15:01le savoir,
15:01l'héritage de notre pays.
15:03Et de lire les grands classiques,
15:04contrairement à ce que prônent
15:06certaines influenceuses musulmanes
15:08qui disent qu'il faut
15:08ne plus lire les grands classiques,
15:11notamment Boules de Suisse,
15:13qui est banni maintenant
15:15de certaines lectures
15:17dans la communauté musulmane,
15:18de lire que des romans
15:20de la littérature halal.
15:21Est-ce que ce phénomène
15:22sur les réseaux sociaux
15:23qui s'adresse aux jeunes lectrices
15:25vous inquiète aujourd'hui ?
15:26Je ne l'avais même pas vu,
15:28mais vous savez,
15:29malheureusement...
15:29Vous ne regardez pas assez ces news
15:30et vous n'écoutez pas assez Europe,
15:32François-Xavier Bellamy ?
15:33Oui, j'écoute Europe 1
15:34et je regarde ces news,
15:35mais il se trouve que
15:35je n'ai pas encore vu...
15:36Vous avez des influenceuses
15:37aujourd'hui qui disent
15:38arrêtez de lire les grands classiques
15:39parce que ça n'est pas halal,
15:41il faut lire des bouquins
15:43qui sont dans les librairies musulmanes.
15:45Et c'est un phénomène
15:46qui se propage
15:47parce que ça se propage
15:48très très vite
15:48par les réseaux sociaux.
15:49C'est dramatique
15:49et malheureusement,
15:50ça n'a rien de surprenant.
15:52Mais le fait est,
15:53Pierre de Villeneau,
15:54que la France n'a même pas eu besoin
15:57de ces influenceuses
15:57pour désapprendre à lire.
16:00Avec les textes abrégés ?
16:02Avec les...
16:02Mais d'une manière générale,
16:03je le redis,
16:04il faut quand même
16:04se confronter à cette statistique
16:06officielle publiée
16:07par le ministère
16:07de l'Éducation nationale
16:08chaque année.
16:09Vous avez en France
16:10entre 18 et 21%
16:12des jeunes français
16:12qui à 18 ans
16:13ne savent pas lire
16:14correctement le français
16:15alors qu'ils sont nés en France,
16:17qu'ils ont fait
16:17toute leur scolarité
16:18sur les bancs de notre école.
16:19C'est un grand chantier
16:20donc il faut vraiment
16:21tout remettre à plat.
16:21C'est une crise existentielle
16:23pour l'avenir du pays
16:24et donc je le redis,
16:24il faut typiquement,
16:25par exemple,
16:26prenons la question de la lecture,
16:28consacrer 50% du temps
16:30d'un élève en primaire
16:31à l'apprentissage
16:32de la lecture
16:33et du français.
16:3425% à l'apprentissage
16:36des mathématiques.
16:36On a cessé
16:37de diffracter l'école.
16:39Vous savez,
16:39en cette rentrée,
16:40moi ce qui me frappe
16:41c'est que alors que l'école
16:42est dans une telle situation
16:43de crise,
16:44on en rajoute encore
16:45dans l'absurde
16:46et on va,
16:47par exemple,
16:48apprendre à tous les collégiens
16:50à gérer un budget,
16:51à leur faire un cours de finance
16:52et leur faire passer
16:53un passeport
16:54de bonne gestion
16:56de leur budget
16:57en quatrième.
16:59Pourquoi pas ?
17:00L'intention est louable
17:01mais la vérité
17:01c'est que si on commençait
17:02par leur apprendre
17:03les mathématiques,
17:04il n'y a plus de chance
17:05que nos élèves
17:06seront demain
17:07quand ils seront grands
17:08à gérer leur compte bancaire.
17:09Le vrai grand sujet
17:10de l'école,
17:11ce n'est pas de leur apprendre
17:12à les vertus
17:14de la circulation routière,
17:16du développement
17:17écoresponsable
17:18ou de la bonne gestion financière,
17:19c'est de leur apprendre
17:20à lire,
17:21à écrire,
17:21à compter en effet,
17:22à maîtriser
17:23les fondamentaux
17:24de la culture
17:24et de la connaissance.
17:25Deux questions très courtes.
17:25Et c'est le métier magnifique
17:26des professeurs
17:27qui vont faire leur entrée
17:27dans quelque chose.
17:28Deux questions très courtes
17:28François-Xavier Bellamy
17:29parce que nous manquons de temps.
17:31Sébastien Lecornu
17:32est attendu à Mayotte.
17:33La plupart des élus
17:34qu'on a interrogés
17:34à CNews et à Europe 1
17:35disent qu'on n'attend rien
17:36du gouvernement
17:37de M. Lecornu.
17:39Vous comprenez cette inquiétude ?
17:41Mais je crois que malheureusement
17:42le gouvernement
17:43de Sébastien Lecornu
17:44s'est lui-même désarmé
17:45face à la crise migratoire
17:46que connaît Mayotte
17:47depuis des années.
17:48Mayotte,
17:48comme le disait Estelle Youssoufa
17:50avec justesse,
17:50c'est Outa tous les jours.
17:52Mayotte,
17:52c'est la réalité
17:53de la faillite migratoire
17:54appliquée à un archipel
17:56que je connais bien
17:57où j'ai été
17:57à de nombreuses reprises
17:59et que j'aime tellement.
18:00Mayotte,
18:00c'est ce territoire
18:01qui vit
18:02toutes les faillites
18:03de la France
18:04sur le sujet
18:05de la métier de la frontière.
18:06Et pour répondre
18:07à cette crise migratoire,
18:08il faut enfin
18:09de la fermeté.
18:10Il faut enfin
18:10de la fermeté
18:11vis-à-vis des Comores.
18:12La suppression des droits
18:12du sol
18:13comme le propose Marine Le Pen ?
18:14Mais bien,
18:15mais d'abord,
18:15ça c'est une urgence.
18:16On le demande
18:16depuis très longtemps
18:17et ça pour le coup,
18:18c'est...
18:18Pour ce territoire-là ?
18:19Mais pas seulement à Mayotte.
18:20Si c'est nécessaire à Mayotte,
18:22alors...
18:22Vous voulez l'étendre
18:23à tout le territoire français ?
18:24Pourquoi est-ce que
18:25ce qui est pertinent à Mayotte
18:26ne serait pas pertinent
18:26pour la France ?
18:27Mayotte,
18:27c'est la France.
18:28Vous souhaitez
18:28l'interdiction du droit
18:29du sol en France ?
18:30Bien sûr,
18:30mais évidemment,
18:31c'est une nécessité.
18:32Et encore une fois,
18:32ce n'est pas d'aujourd'hui
18:33que nous le demandons.
18:34Vous me disiez
18:43tout à Mayotte,
18:43il faut...
18:44Et vous voyez,
18:44application du règlement retour.
18:46Un exemple très intéressant.
18:47Le règlement retour,
18:49il permet de créer
18:49des centres de retour
18:50pour expulser rapidement
18:51des personnes
18:52que leur pays
18:52ne reprennent pas.
18:53Bruno Retailleau,
18:54quand il était
18:54au ministère de l'Intérieur,
18:55a exploré la possibilité
18:57de créer de tels centres de retour
18:58sur le continent africain
18:59pour reprendre des gens
19:00qui aujourd'hui
19:01arrivent à Mayotte
19:02en provenance notamment
19:03de la région des Grands Lacs
19:04et qu'on ne peut pas
19:05reconduire chez eux.
19:06Et bien,
19:07comme par hasard,
19:08le président de la République
19:09a refusé
19:10d'ouvrir des centres de retour.
19:11Donc,
19:11Mayotte est prisonnière.
19:13Prisonnière de l'impuissance
19:15volontaire
19:16organisée par le macronisme.
19:17C'est une réponse
19:18sur l'immigration.
19:19Et c'est pour ça
19:20que 2027...
19:20Également,
19:21on l'a évoqué
19:21en début d'entretien,
19:22c'est ce qui se passe
19:23à Ceuta.
19:24Comme bien ce que vous comprenez
19:25que d'un côté,
19:27l'Europe applique
19:28le règlement retour,
19:29en tout cas le vote,
19:30et d'un autre côté,
19:31un pays majeur
19:32comme l'Espagne,
19:33500 000 clandestins
19:34régularisés
19:35et ce qui se passe
19:35à Ceuta.
19:36Qu'est-ce que vous dites
19:37à Pedro Sanchez ?
19:38Pedro Sanchez,
19:39d'abord,
19:40je demande
19:40à nos amis espagnols
19:42par tous les moyens possibles
19:43de permettre
19:44l'alternance
19:45que l'Espagne mérite
19:46et dont elle a tellement besoin.
19:48Il faut qu'elle arrive
19:49dans quelques mois.
19:50Le gouvernement de Pedro Sanchez,
19:51le gouvernement socialiste,
19:52est empêtré
19:53dans de tels scandales
19:54qu'il est temps
19:54enfin que l'Espagne
19:55retrouve une direction
19:56qui soit à la hauteur
19:57de ce grand pays.
19:58Et vous savez,
19:59sur la question migratoire,
20:00il y a deux pays,
20:00il y a deux gouvernements,
20:01il y a deux chefs d'État
20:02qui ont critiqué
20:03le règlement retour.
20:04C'est Pedro Sanchez,
20:06socialiste, espagnol
20:07et Emmanuel Macron.
20:08Même les socialistes
20:09ou les sociodémocrates
20:10du nord de l'Europe
20:11ont soutenu
20:11le règlement retour.
20:13Mette Frédéric Seine,
20:13social-démocrate,
20:14a signé cet été
20:15un texte avec Georgia Meloni
20:16pour demander
20:17la fin de l'impuissance
20:19migratoire en Europe
20:20d'urgence.
20:20C'est un appel.
20:21On voit bien
20:22qu'il est temps enfin
20:22que vous lancez
20:23que l'alternance ait lieu
20:24en Espagne
20:25comme en France.
20:26Ce matin, sur CNews
20:26et sur Europe 1.
20:27Merci beaucoup,
20:27François.
20:28Merci à vous.
20:28Bonne journée.
20:29Sous-titrage Société Radio-Canada
20:31Sous-titrage Société Radio-Canada