- il y a 11 heures
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##PRENEZ_LA_PAROLE-2026-07-10##
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NewsTranscription
00:00Vous êtes toujours à l'écoute de Sud Radio et tout l'été, on vous accompagne.
00:02On commence à 10h et hop hop hop hop hop hop, on tire le fil jusqu'à 13h.
00:06Donc merci d'être avec nous, merci de nous passer des coups de fil au 0826 300 300.
00:10Et dans quelques secondes, tiens, on reviendra sur le sujet qui vous a fait énormément réagir,
00:14la réussite en France.
00:17Est-ce qu'on l'apprécie ? Est-ce qu'on n'est pas en train de la détester, la
00:19réussite en France ?
00:22C'est en tout cas une petite phrase de Bernard Arnault qui fait énormément réagir dans un podcast en ligne.
00:27Il a lâché cette phrase, est-ce qu'en France on n'est pas en train de perdre totalement pied
00:33?
00:33Est-ce qu'on aime la réussite ? Est-ce qu'on ne la déteste pas trop facilement ?
00:36Venez en parler au 0826 300 300.
00:38Et puis à partir de 12h30, un invité exceptionnel, il s'appelle Jean-Yves Camus,
00:43il est spécialiste des radicalités politiques pour l'Institut Jean Jaurès.
00:47Il viendra dans ce studio discuter avec nous sur toute la semaine politique passée.
00:50Est-ce que, comme le pensent 76% des Français, on en a discuté ce matin,
00:54est-ce que Marine Le Pen est réellement d'extrême droite ?
00:56On lui posera la question, mais pour le moment, midi 5, la France au bout du fil.
01:03Le principe, quand on ne parle pas énormément, c'est que quand on l'ouvre, on est écouté.
01:07Comme Bernard Arnault a la parole rare, le fait qu'il s'exprime pendant près de deux heures,
01:10le tout avec un record de vue sur le média en ligne légende,
01:13un podcast qui est animé, présenté par Guillaume Plé,
01:16il a lâché une petite phrase, peut-être Camille Auditeur,
01:18je vais vous la faire réécouter sur notamment la réussite
01:22et comment la réussite est perçue en France selon Bernard Arnault, mal.
01:25En France, quand on réussit un peu, immédiatement on est critiqué.
01:30Bon, voilà, c'est tout.
01:32Par des gens souvent qui ne comprennent pas ce qu'on fait
01:34ou qui veulent critiquer pour différentes raisons,
01:37qui leur sont propres, à quoi ça sert ?
01:39C'est pas la peine de se polluer l'esprit avec ça, à mon avis.
01:44C'est son avis à Bernard Arnault, sachant qu'il avait une question
01:47sur les nombreux articles, sur les nombreux documentaires
01:49qui étaient souvent sur lui, des enquêtes à charge, bien entendu.
01:55Il dit « mais moi je ne les regarde pas »
01:56et de toute façon, en France, quand on réussit, voilà ce qui se passe.
01:590,826, 300, 300, est-ce qu'on a un problème avec la réussite en France ?
02:02Est-ce qu'on la déteste ? Est-ce qu'on n'aime pas la prétention ?
02:05Est-ce qu'on est trop râleur ? Est-ce qu'on n'aime pas quoi ?
02:06L'exposition de la réussite, de l'argent, on n'aime pas le beau bateau,
02:09la belle bagnole, les vacances un peu luxueuses, les grands hôtels, les grands restaurants ?
02:13Où est-ce qu'on est mal à l'aise, tout simplement,
02:15avoir quelqu'un qui sacrifie tout pour travailler, pour gagner de l'argent,
02:18pour changer de caste, comme dirait certains,
02:19pour passer d'un statut social à un autre ?
02:21Venez en parler et venez échanger au 0,826, 300, 300.
02:25Bonjour Olivier.
02:26Bonjour.
02:27Merci beaucoup d'être avec nous Olivier. Comment ça va ?
02:29Ça va très bien. Là, il fait très chaud, il fait 36.
02:33Ah oui, ça va chaudement.
02:35J'ai l'impression que c'est une ponctuation cette expression maintenant,
02:37mais ça va chaudement.
02:38Oui, mais nous, c'est à Maine, il fait 40 depuis trois jours.
02:43Impeccable.
02:44Le vent s'est arrêté, donc il va faire encore plus chaud.
02:47Oui, là, ça va commencer à taper.
02:48Pour revenir à notre débat, Olivier, celui sur qui on tape souvent, justement,
02:53c'est Bernard Arnault. Est-ce que vous comprenez ?
02:55Est-ce qu'il a raison, Bernard Arnault, quand il dit qu'on n'aime pas la réussite en France
02:57?
02:57Il a raison, mais il n'a pas tout à fait raison à 100%.
03:01Parce que moi, j'étais patron pendant 15 ans.
03:05Moi, j'étais un petit patron à côté de Bernard Arnault.
03:07Non, j'étais une miette.
03:09Je n'étais rien du tout.
03:11Une petite entreprise.
03:12On n'est jamais une miette quand on entreprend, Olivier.
03:14Oui, non, mais le problème, c'est qu'en réalité, moi, j'ai voulu être patron
03:17pour ne pas recevoir d'ordre bête et idiot.
03:20C'est un motif noble.
03:22Voilà.
03:23Donc, j'ai dit, tant qu'à faire, je deviens patron.
03:25Alors, j'ai démarré avec deux ouvriers, quatre.
03:28J'ai fini à dix.
03:29Et je me suis aperçu que tu as beau faire tout ce que tu peux pour tes ouvriers,
03:34tu te fais critiquer par derrière.
03:36En réalité, ce n'est pas l'argent parce que je ne gagnais pas.
03:39Honnêtement, moi, je gagnais 2500 euros quand mes ouvriers gagnaient 1800.
03:44Donc, ils n'avaient pas à se plaindre parce qu'en 2009,
03:48gagner 1800 euros par mois, tout ferait payer.
03:52C'est-à-dire qu'en partant en déplacement, ils ne payaient rien.
03:54À la fin du mois, ils avaient un chèque de 1800 euros,
03:57ou un virement plutôt, de 1800 euros.
03:59Mais le restaurant, l'hôtel, les coups à boire, ils ne payaient rien.
04:03Mais on s'est fait critiquer parce qu'ils disaient,
04:04oh oui, mais s'il le fait, c'est qu'il a les moyens de le faire.
04:07Oui, donc d'une certaine manière, Olivier,
04:09vous revenez aussi sur les conversations, sur les commentaires qu'on a entendus tout à l'heure.
04:12C'est que souvent, quand déjà, on est chef d'entreprise,
04:15on souffre d'un certain nombre de clichés,
04:17mais vous vous dites, on n'a jamais conscience de tous les sacrifices.
04:19On ne connaît pas le salaire.
04:20Quand mes employés sont payés 1800,
04:22et que moi, je me paye 2500 en tant que patron qui emploie 10 personnes,
04:25avec tout ce que cela coûte en temps, en risque, en argent,
04:29vous êtes presque pauvre en réalité.
04:31Mais le pire, c'est que moi, je travaillais avec eux.
04:33Donc, je partais le matin, deux heures avant.
04:36Je les ramassais, je les ai amenés au chantier.
04:38Je travaillais avec eux toute la journée.
04:40Le soir, je les reposais, on allait boire.
04:42Ou avant de partir, pour les remercier d'avoir bien travaillé.
04:45Et je les ramenais chez eux.
04:47Et deux heures après, ils étaient chez moi.
04:49Ma femme me disait, c'est l'heure de manger.
04:51Oui, je vais venir, je vais venir.
04:53Et puis, ça traîne, ça fait des comptas, ça fait des devis, ça envoie des factures.
04:57Les devis, les factures, tout.
04:59Je me suis endormi combien de fois ?
05:00Je me suis endormi sur l'ordinateur.
05:01Ma tête, elle a tapé dans l'écran.
05:04Parce que je m'endormais.
05:05Je me couchais à une heure, une heure et demie.
05:06Je me levais à cinq heures.
05:08Donc, en fait, Olivier, dites-moi, si je ne travestis pas votre propos, en réalité,
05:15c'est que vous dites aussi que la vie d'entrepreneur, l'image de chef d'entreprise,
05:19aujourd'hui, souffre de beaucoup de clichés.
05:21Ah oui, oui, oui.
05:22Du moment, on est patron, on est riche.
05:24On a les moyens.
05:25On peut tout faire.
05:26Et c'est ça qui est dramatique.
05:28Et en plus, je vais aller beaucoup plus loin que ça.
05:31Parce que j'ai vu les tendances politiques de mes ouvriers.
05:35Et je comprends que Mélenchon, il ait du pouvoir en disant
05:38« Ouais, les patrons sont riches, il faut leur prendre de l'argent. »
05:40Oui, c'est affligeant.
05:41Et il fortifie dans le mauvais sens.
05:44Parce qu'en réalité, s'il était patron, lui, il dirait que ce n'est pas si simple que ça.
05:48Je ne parle pas des Bernard Arnault, des grands...
05:51Non, mais je veux dire 97% des patrons en France, Olivier.
05:54On va se parler franchement.
05:56Les petits patrons, d'ailleurs, ils en disparaissent, je ne sais pas combien, chaque année.
06:01Ah bah oui, quand on voit les 77 000 défaillances d'entreprise,
06:05étrangement, on en parle moins de ça.
06:06Mais les défaillances d'entreprise sont dues à 90% de l'État.
06:10Moi, j'ai travaillé pour l'État.
06:11J'ai travaillé sur les chantiers publics.
06:13Donc, je faisais des ponts, des barrages, des centrales atomiques.
06:17Et on les payait.
06:19Moi, ma facture de janvier était payée en octobre.
06:21Ah oui, en plus.
06:22En plus, l'État est un très mauvais payeur, vous avez raison.
06:25Je me suis arrêté pour ça, parce qu'à un moment donné, le problème de trésorerie,
06:28moi, j'ai payé mes ouvriers avec mon argent propre.
06:32Ça nous est tous arrivé, Olivier, malheureusement.
06:34Oui, mais le problème, c'est que ça ferme.
06:36Et les ouvriers, moi, je leur mettais le nez dedans, je leur montrais, mais ils ne croyaient pas.
06:41Ils ne me croyaient pas.
06:42Ils disaient, non, non, lui, il a un patron, il a une belle maison.
06:44Oui, la maison, c'est moi qui l'ai faite, moi-même.
06:47Donc, j'ai fait ce que je peux dire.
06:48C'est révélateur de beaucoup de choses que vous nous dites, Olivier.
06:50Merci beaucoup de nous avoir passé un coup de fil au 0826-300-300.
06:54Une vie de sacrifice, beaucoup de travail, travailler plus que les autres, plus longtemps.
06:58Et derrière, alors, pas toujours un retour sur investissement,
07:00mais en plus souffrir de quelques clichés, pointer du doigt comme étant, la plupart du temps,
07:04ce qu'on n'est pas à 0826-300-300.
07:06Est-ce que les patrons en France, notamment Bernard Arnault,
07:09quand il dit qu'on n'aime pas la réussite dans ce pays, est-ce que c'est vrai ?
07:12Est-ce que vous le voyez ?
07:13Peut-être même que vous l'avez déjà vécu.
07:15Venez témoigner de tout ça au 0826-300-300.
07:19Comme vous, Luc, bonjour.
07:20Bonjour, Maxime.
07:21Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
07:23Vous allez bien, Luc ?
07:24Ça va très bien, merci.
07:25En pleine forme.
07:27Apparemment.
07:28Notre débat est intéressant.
07:29Dites-nous tout.
07:30Bien sûr, bien sûr.
07:31Oui, ce que dit Bernard Arnault, ce n'est pas la première fois qu'il le dit.
07:36Mais je pense qu'il faut mesurer un petit peu.
07:38On a cette, comment dirais-je, j'allais dire, cette réduction, entre guillemets,
07:43si le mot est un peu fort, des braves gens,
07:46ce que j'appellerais les braves gens,
07:47qui suscitent le respect chez eux,
07:50mais parfois une petite pointe d'envie, voire de jalousie.
07:53Mais je crois que ce dont parle M. Arnault
07:56est plus spécifiquement cette haine due aux orientations politiques.
08:02C'est-à-dire ?
08:03On peut remarquer que toutes les formules,
08:06toutes les fortunes, pardon,
08:07les réussites et les fortunes qui en résultent,
08:09ne génèrent pas la même détestation.
08:12Ainsi, les fortunes de M. Bolloré et de Warnault,
08:15marquées à droite, sont vouées aux gémonies,
08:18bien qu'elles aient une origine purement industrielle.
08:22Alors que celle de M. Pigasse, nettement marquée à gauche,
08:26pur produit de la finance,
08:28ne suscite pas la même répulsion, je trouve.
08:30Oui, ça c'est juste.
08:31Que c'est un petit peu...
08:32Donc on a l'indignation sélective sur les entrepreneurs ?
08:36Oui, on a cette indignation sélective d'une part,
08:38et d'une deuxième qui est alimentée par ce mythe absolument surréaliste
08:43de la gauche, je vais même dire de la gauche extrême et de la gauche peu court,
08:48c'est ce mythe du partage des richesses.
08:50Les richesses...
08:51Pourquoi le mythe ?
08:53Parce que c'est une façon de voir les choses qui est complètement dévoyée.
09:01Ces gens-là ont fait leur fortune grâce à un élément essentiel de leur personnalité,
09:08c'est-à-dire leur cerveau, leur courage, leur opiniâtreté.
09:14Ils ont mérité ce qu'ils ont, c'est ce que vous dites, Luc.
09:17Bien évidemment, ils ne l'ont pas voulu, cette réussite.
09:20Moi, je suis loin d'avoir la réussite de M. Arnaud,
09:23mais quand j'ai fait mon premier programme immobilier à 23 ans,
09:28je prenais un risque colossal, je n'avais pas un centime, rien du tout.
09:33Donc si vous voulez,
09:34le premier résultat, c'est, allez,
09:39je vais dire pour ce qui me concerne,
09:40l'inconscience de ce premier acte, si vous voulez.
09:43Mais encore faut-il l'avoir, et encore faut-il accepter du jour au lendemain de tout perdre.
09:50Merci beaucoup, Luc, parce que vous avez raison de rappeler certaines réalités,
09:52et peut-être aussi d'où est-ce que la détestation vient,
09:55selon que, pour reprendre une formule de La Fontaine,
09:58selon que vous soyez en réalité de gauche ou de droite,
10:01les critiques sur votre fortune seront plus ou moins extrapolées.
10:05Merci beaucoup, Luc, d'avoir été avec nous au 0826 300 300.
10:08Ça en marque une très courte page de publicité,
10:10et pendant que vous vous préparez peut-être un peu de mozzarella,
10:13un peu de melon, un peu de jambon,
10:15on en a tous envie là dans le studio.
10:17On poursuit la conversation, courte page de pub,
10:19et on revient dans une poignée de secondes, à tout de suite.
10:23Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
10:28Midi 18 sur Sud Radio, merci d'être avec nous en ce milieu de journée.
10:31On est ensemble jusqu'à 13h, 0826 300 300.
10:35D'ici une quinzaine de minutes, viendra dans ce studio,
10:37Jean-Yves Camus, qui est spécialiste des radicalités politiques.
10:40C'est un fin connaisseur et un très fin analyste des mouvements politiques,
10:45notamment de droite et d'extrême droite.
10:46Et on se pose à cette question, alors que ce sondage vient de tomber,
10:48plus de 76% des Français qui pensent encore que Marine Le Pen est d'extrême droite.
10:53Est-ce qu'on peut le dire ainsi ? Est-ce qu'on doit encore le dire ainsi ?
10:55Élément de réponse avec lui dans un petit quart d'heure sur Sud Radio.
10:58En attendant, la France au bout du fil, on continue à discuter ensemble sur ce sujet.
11:02Est-ce qu'on a un problème avec la réussite en France ?
11:05C'est la petite phrase de Bernard Arnault.
11:06Je vous pose la question. 0826 300 300.
11:09Christophe, bonjour.
11:11Christophe, est-ce que vous êtes avec nous, Christophe ?
11:13Oui, bonjour.
11:14Parfait. Bonjour, Christophe. Vous allez bien ?
11:16Très bien.
11:17Alors, dites-moi, est-ce que oui ?
11:19Est-ce que quand on réussit en France, on est forcément critiqué, lynché, détesté ?
11:24Alors, critiqué et lynché, je n'irai pas jusque-là.
11:27Par contre, oui, critiqué derrière.
11:30On va dire qu'on est considéré comme des voleurs,
11:34mais on n'a pas du tout la réaction que peuvent avoir les anglo-saxons
11:37qui ont plus une vision, comment il a fait ?
11:42C'est-à-dire que quoi ? Le succès ou la réussite en France est forcément suspecte, c'est ça
11:47?
11:47Ah, totalement. Tout à fait.
11:49Et vous n'avez pas le droit de posséder.
11:51Il ne faut pas montrer que vous avez réussi.
11:54Et je vais vous donner un exemple.
11:55J'ai fait partie d'un groupement de grande distribution.
12:00Et on a un délai de formation.
12:03Et dans ce délai de formation, j'ai rencontré un ancien directeur ou gérant d'exploitation
12:11qui un jour me dit, lors d'un repas, il me dit, regarde.
12:14Tu vois, j'ai roulé pendant 25 ans avec ça.
12:16C'était un Renault Express.
12:19Oui.
12:20Et il m'a dit, regarde ce que j'ai dans mon garage.
12:23Ferrari, Porsche, une très très belle maison.
12:26Il ne m'a dit jamais, je suis allé dans mon établissement avec l'une des voitures.
12:30J'ai toujours déplacé en Renault Express.
12:34Alors, il l'a expliqué, pour ne pas créer de la jalousie auprès des clients,
12:39de ne pas créer des problèmes sociaux au sein de son établissement.
12:44Bien sûr.
12:47Mais qui est-ce qui sève le matin pour aller bosser ?
12:49Bah oui.
12:51Et vous, Christophe, par exemple, je ne sais pas ce que vous faites dans la vie.
12:56Moi, je suis buraliste.
12:56Et en tant que buraliste, par exemple, est-ce que c'est cette sensation de jalousie, de critique ?
13:01Oui, oui, oui.
13:01Vous l'avez ressenti, Christophe ?
13:03Ah bah oui.
13:04Du fait que j'ai eu une exploitation qui a été très florissante à l'époque.
13:08Donc, je me suis fait plaisir.
13:09J'ai eu plaisir dans les voitures, dans les motos.
13:12Plus dans les motos que dans les voitures.
13:13Mais, ah, ça roule en même.
13:16Ah, c'est une Ayabuza.
13:17Ah, c'est un GSXR.
13:18Et garçon, qui est-ce qui est au boulot à 4h30 et qui repart à 21h, 7h sur 7 ?
13:23Ah oui.
13:24Qui est-ce qui donne du travail, finalement ?
13:28C'est ce qu'on dit depuis tout à l'heure, en réalité, Christophe.
13:30Et je vous remercie de nous avoir passé un coup de fil.
13:32C'est les sacrifices que cela engendre derrière.
13:34Le mode de vie réellement derrière pour avoir un train de vie, somme toute, pas démesuré,
13:39mais dans lequel, en effet, on peut se faire plaisir tout de suite.
13:42On a cette capacité du reproche en France.
13:44Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Christophe.
13:45Très bel après-midi et très beau week-end à l'écoute de Sud Radio 0826 300 300.
13:49On clôture la conversation avec Frouf.
13:50Frédéric, bonjour.
13:52Oui, bonjour Maxé, bonjour.
13:53Alors, est-ce qu'on est aligné avec Bernard Arnault, Frédéric ?
13:56Ah oui, moi, complètement.
13:59Mais vous savez, c'est une histoire récente, France Lèves,
14:03parce que jusqu'à récemment, jusque dans les années 70,
14:08et réussir, c'était bien, et c'était bien vu par tout le monde.
14:12On a toujours aimé les gagnants, ceux qui réussissent, ceux qui sont en avant,
14:16comme a dit M. Macron un jour, les premiers qui demandaient,
14:19on a toujours aimé ça.
14:21D'ailleurs, il y avait le livre de Frison Roche,
14:23« Premier de cordée », on a toujours aimé réussir.
14:25Mais, il y a eu une bascule dans les années 80,
14:29où on a commencé à souffler un message
14:31que celui qui réussissait était un voleur,
14:34que celui qui avait de l'argent l'avait nécessairement volé
14:37aux pauvres travailleurs.
14:39Ce fameux, je ne sais pas si vous vous souvenez,
14:41d'Alain Laguillet, quand elle disait
14:43« Le capital vous ment, le capital vous ment ».
14:45Oui, oui, bien sûr, bien sûr.
14:46Un classique, malheureusement.
14:48Un classique, et on a un soufflé ça,
14:50et ça fait plus de, maintenant, ça fait plus de 40 ans,
14:53qu'on dit ça en permanence,
14:55et ça transpire au sein de l'éducation nationale, par exemple,
14:59où on ne met plus en avant, sauf dans le privé,
15:01où on ne met plus en avant les bons élèves.
15:03Au contraire, on aurait tendance à les montrer du doigt,
15:07à les discriminer.
15:09Vous, c'est ce que vous avez pu observer, Frédéric ?
15:11Oui, moi, c'est ce que j'observe depuis 45 ans.
15:14J'ai été parent d'élèves,
15:16j'ai été représentant de parents d'élèves,
15:18j'ai vu les conseils de classe,
15:20comment ça se passait au collège,
15:22où on appuyait surtout sur les très mauvais,
15:26mais on ne parlait pas du tout des très bons.
15:29Les très bons, c'était traité en 30 secondes,
15:31terminé, il n'y a rien à dire,
15:32il ne nous intéresse pas, on passe à l'autre.
15:33Mais, pour autant, pour le très mauvais,
15:36on en parlait, mais on ne trouvait pas de solution.
15:38Et surtout, on n'en cherche pas.
15:39Non, mais c'est intéressant, déjà,
15:40même dans la mentalité de base, Frédéric,
15:42tout d'un coup, d'avoir, en fait,
15:45de choisir quel sujet doit prendre du temps,
15:48de balayer d'un revers de main les autres,
15:50plutôt que de les montrer en exemple,
15:51et de s'intéresser à ceux qui réussissent moins.
15:53C'est aussi un élément de la mentalité qu'on entend.
15:55Et c'est vrai que si ça commence à l'éducation nationale,
15:57dans l'éducation nationale, c'est-à-dire dès le plus jeune âge,
15:59derrière, c'est compliqué d'en changer.
16:01Restez sur Sud Radio, dans un instant,
16:03grand entretien, comme chaque début d'après-midi avec vous,
16:07dans un instant, dans ce studio.
16:08Jean-Yves Camus, spécialiste des radicalités politiques
16:11pour l'Institut Jean Jaurès, spécialiste de l'extrême droite.
16:14Marine Le Pen, encore vue comme cela ?
16:15Est-ce qu'on a raison de l'avoir comme ça ?
16:17Est-ce que c'est réellement, aujourd'hui,
16:18une candidate et l'ERN, un parti d'extrême droite ?
16:20Élément de réponse, dans un instant,
16:22avec un spécialiste de ce sujet-là.
16:23Tout de suite sur Sud Radio, et très bon week-end.
16:25Sud Radio.
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