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  • il y a 20 heures

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##PRENEZ_LA_PAROLE-2026-07-13##

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00:00La France au bout du fil, midi 30, 13h, amis auditeurs, 0826 300 300, vous pouvez bien sûr participer à
00:07la discussion sur l'application, sur les réseaux sociaux, sur le site internet, par mail, mais en attendant jusqu'à
00:1213h, c'est l'ami Manu qui vous attend, 0826 300 300, la justice française encore au cœur de préoccupation,
00:18pour ne pas dire de débat et de scandale, on va s'intéresser à le cas de ce jeune Shem
00:23Zedin qui, il y a deux ans, était tout simplement lynché à mort dans le hall,
00:30dans le hall d'un immeuble, dans les escaliers, des enquêteurs qui font leur travail impeccablement, avec des meurtriers présumés
00:36qui sont interpellés, qui sont placés en détention provisoire pendant deux ans, deux ans de détention provisoire, et à cause
00:41d'un vide juridique dans lequel on n'entrera pas, sachez simplement que le conseil constitutionnel s'étant prononcé contre
00:47une disposition, ça devait durer deux ans, parce qu'il avait laissé deux ans aux parlementaires ce conseil constitutionnel pour
00:53corriger le trait, ça n'a pas été fait, résultat des meurtriers présumés qui sont désormais, écoutez bien, en liberté,
00:59et qui ne sont pas sortis de la prison en toute sobriété, mais avec copains qui les attendaient, réjouissance au
01:05domicile, et autres photos, vidéos sur les réseaux sociaux, est-ce que la justice française s'est encore protégée ?
01:10Nos mineurs, nos enfants, la jeunesse, au sens large, venez discuter de tout ça au 0826 300 300. Bonjour Brigitte.
01:19Oui, bonjour, monsieur Lido.
01:21Merci beaucoup d'être avec nous, Brigitte. Vous êtes avocate, vous, c'est ça ?
01:25C'est ça, je suis avocate, oui, tout à fait.
01:28Et bien alors, c'est quand même intéressant d'avoir une avocate sur ce sujet-là. Est-ce qu'on
01:31en fait trop sur la justice ? On entend toujours les avocats dire, vous ne comprenez pas, qu'il y
01:36a tout un contexte, qu'il y a un manque de moyens, qu'il y a des dossiers qui débordent,
01:39qui dégueulent sur le bureau.
01:40Vous, l'avocate, comment, par exemple, elle regarde cette affaire de chez M. Zéline ?
01:45Déjà, moi, je constate, comme tout le monde, qu'il y a une incurie du ministère de la Justice qui
01:49n'a pas été foutue en deux ans de prendre un texte de loi et de le faire voter.
01:55Ça, c'est le constat. Après, sur la justice en elle-même, oui, il y a probablement un manque de
02:02moyens, on le constate, mais je pense aussi qu'il y a un manque de volonté politique qui est insondable.
02:07Mais on a un très gros problème en France. Vous savez, on a 73 codes officiels. Le code de procédure
02:13pénale, c'est 3586 pages.
02:16Il faut avoir le temps de le lire plusieurs fois.
02:18Voilà, en Suisse, c'est 920. Donc, comment voulez-vous que ça puisse être lisible, que ce soit pour des
02:24juristes ou pour le lambda ? C'est quelque chose de lunaire.
02:28En France, on fait des lois, des lois sur des lois, des lois sur des lois, des normes sur des
02:32normes.
02:32À un moment donné, forcément, on a des couacs de procédures avec les conséquences dramatiques que l'on fait.
02:39Et puis, on a une véritable problématique au niveau de la jeunesse en France.
02:42Mais ça veut dire que vous, en tant qu'avocate, vraiment, Brigitte, tout ce que vous décrivez là, vous le
02:47voyez.
02:48Tout à l'heure, on avait une discussion, je crois que c'était vraiment Arnaud Benedetti qui disait, de toute
02:51façon,
02:51le simple fait qu'on ait autant de lois écrites, réécrites, corrigées, ajournées, modifiées,
02:57on ait presque un code pénal qui arriverait à se contredire, que ce soit pour les personnes lambda,
03:01que ce soit pour les professionnels de la justice comme vous. C'est vrai, ça, par exemple, Brigitte ?
03:05Mais c'est exactement ce que je vous dis. C'est exactement ce que je vous dénonce.
03:09Et effectivement, de toute façon, ce n'est pas difficile.
03:11Vous mettez dix juristes pour des tables autour du même texte de loi, on a tous une interprétation différente.
03:15Ah, ce n'est pas possible, ça.
03:16Mais si, malheureusement, c'est comme ça.
03:19Et c'est ce qui fait, malheureusement, aussi l'impunité à un moment donné.
03:24Et là, on a aussi une ordonnance de 45 qui n'est plus du tout adaptée aux changeurs de meurs.
03:28Pour mettre dans le contexte, l'ordonnance de 45, c'est celle qui encadre le statut de mineur. C'est
03:33ça, Brigitte ?
03:34C'est ça, exactement. Et bon, la jeunesse d'aujourd'hui, du moins une partie,
03:38elle est d'une telle sauvagerie que vous imaginez bien que l'impunité, ça les galvanise dans l'horreur.
03:42Ça va crescendo. Et en plus, ils diffusent leurs trimes,
03:45preuves qu'ils n'ont aucune conscience de la gravité de leurs actes.
03:48Et puis, vous avez une justice derrière qui est complètement à la ramasse.
03:52Vous avez l'ASE. Alors là, c'est pire que tout.
03:54Avec ça, c'est la l'enfance.
03:56C'est une catastrophe. En tant que professionnel, on le voit tous les jours.
04:00Tous les jours.
04:01Et Brigitte, pour bien comprendre, je ne sais pas si vous allez être en capacité de le faire,
04:06même si vous avez seulement le droit de le faire,
04:07est-ce que vous pourriez donner, évidemment sans le contexte,
04:10mais par exemple, un de vos dossiers récents où vous vous êtes dit,
04:13la justice, elle n'est pas précise, il y a trop de lois, ça prend trop de temps,
04:17et en plus, on assiste à la punité.
04:19Est-ce que dans les dernières années, là, vous avez eu un dossier qui vous frappe
04:22quand vous repensez à cette incurée de la justice ?
04:25Alors, sur les victimes, oui, moi, j'ai des victimes que je défends,
04:30notamment des victimes de l'antisémitisme,
04:32où là, c'est pareil, c'est la loterie.
04:34On a des preuves, on a des choses.
04:36Des fois, on se retrouve face à des renvois,
04:40comme là, par exemple, au dernier Rima Hassan.
04:42En fait, on constate qu'il y a des gens qui sont mieux traités que d'autres.
04:47On a des plaintes contre des gens de chez LFI,
04:51qui passent dans les limbes, on ne sait jamais ce qu'il en devient.
04:54Et à côté de ça, je défends aussi des victimes de placements abusifs
04:59au niveau de la ZEU, et là, c'est pareil,
05:01vous tombez de l'armoire, même en tant que juriste.
05:04Vous dites, mais comment est-ce qu'on peut prononcer le placement d'un gamin
05:07alors qu'il n'y a rien, il n'y a pas de preuves dans le dossier.
05:10Il n'y a strictement rien.
05:11Il y a juste un gamin, un jour, qui s'embrouille avec ses parents la veille
05:13et qui, le lendemain, raconte pique-pendre.
05:16Et puis, vous avez des gens qui les écoutent à l'école ou autre.
05:19Moi, j'ai déjà obtenu des relaxs pour des gens
05:21qui sont véritablement victimes d'une maltraitance administrative,
05:24d'une énonciation calomnieuse, limite d'école.
05:28C'est dingue, ça, c'est dingue.
05:29Mais c'est absolument dingue, il ne faut pas dire.
05:32Et nous, on se bagarre contre ça.
05:34Donc, la plupart du temps, en cours d'appel, en cause d'appel,
05:36on arrive à, entre guillemets, à réparer les choses.
05:38Mais pour un gamin qui a été placé, même 3, 4 ou 5 mois à 12 ans,
05:42c'est trop tard.
05:43Oui, parce qu'en plus, là, vous avez raison.
05:45Il rencontre tout un tas de gens qu'il ne devrait pas rencontrer
05:47et notamment des gens comme ceux qui ont massacré ce chencédine.
05:51Donc, si vous voulez, c'est une catastrophe.
05:53C'est une catastrophe.
05:54Et là où vous vous posez un débat plus qu'important aussi, Brigitte,
05:58c'est le fait que l'efficacité de la justice,
06:02c'est-à-dire avoir une sanction,
06:03alors juste, c'est mieux,
06:05mais dans le bon moment, précisément,
06:07pour faire comprendre aussi à l'auteur de l'infraction
06:09une sorte de philosophie de la peine.
06:11Sinon, ça n'a absolument aucun intérêt.
06:12Je vous remercie de nous avoir appelé, Brigitte,
06:14au 0826 300 300
06:16et de nous avoir partagé votre quotidien d'avocate
06:19avec, et vous l'avez très bien dit,
06:21à peu près de 3980 pages de code pénal.
06:26Quand, par exemple, en Espagne, c'est 120,
06:27on voit qu'on a une abondance de textes presque lunaires.
06:30Merci beaucoup de nous avoir appelé.
06:310826 300 300,
06:33on continue la conversation sur cette justice
06:36et ce qu'elle sait encore protéger nos enfants,
06:38nos mineurs.
06:38Bonjour, Christine.
06:40Bonjour.
06:41Merci beaucoup d'être avec nous, Christine.
06:42Comment vous regardez ce débat-là
06:44qu'on a quand même depuis 10h ce matin sur Sud Radio ?
06:47Mais ce qu'il y a, c'est que je suis très surprise.
06:52Les parents de ces jeunes-là,
06:53comment ils interviennent ?
06:56On ne le sait pas.
06:57Est-ce qu'ils savent ce que font leurs enfants
06:59quand ils sont dans la rue ?
07:01On ne sait pas, je vous confirme, Christine.
07:02On ne sait pas.
07:03Ce n'est pas normal.
07:05Donc vous voulez faire quoi ?
07:06C'est à nouveau la question des parents
07:09au centre des questions de délinquance ?
07:11Tout à fait.
07:12Moi, je me rappelle quand j'étais plus jeune,
07:14enfin très très jeune, bien,
07:15même, vous voyez, je fréquentais des jeunes dans la rue
07:19et ma mère, elle m'a dit
07:20« Écoute, si ça ne va pas,
07:21je te mets en maison de correction. »
07:23Ah oui, d'accord.
07:24Donc il y avait la menace de la maman
07:27qui planait au-dessus de vous.
07:28Oui.
07:29Et les maisons de correction,
07:30ça n'existe plus, ça.
07:32Disons qu'il y en a un peu moins sur le territoire
07:33et ce n'est plus tellement le même objet.
07:35Oui, puis on était enfermés et tout.
07:37C'était très dur.
07:40Vous, vous avez l'impression, Christine,
07:41qu'au fur et à mesure des années,
07:44on a quoi ?
07:45On a gagné en souplesse,
07:46pour ne pas dire en mollesse,
07:47vis-à-vis de ceux qui commettaient
07:49des petits délits, des incivilités,
07:51quand on ne parle que de ça.
07:52Là, on parle d'un crime, évidemment,
07:54mais au quotidien,
07:55vis-à-vis peut-être de l'incorrection,
07:57de l'impolitesse,
07:58on a gagné en mollesse,
07:59on s'est laissé ramollir.
08:01Oui, oui.
08:02Tout à fait.
08:03Tout à fait.
08:04Les parents,
08:05je ne sais pas ce qu'ils font.
08:06Je ne sais pas comment ils élèvent leurs enfants.
08:09C'est de la folie, quoi.
08:10C'est de la folie.
08:11Et après,
08:12avec les réseaux sociaux et tout ça,
08:14là, ça n'arrange rien.
08:15Et vous le voyez autour de vous,
08:17par exemple, Christine,
08:17les parents irresponsables,
08:19je ne sais pas,
08:19que ce soit au restaurant,
08:21dans la rue,
08:21dans les transports.
08:22Oui, mais c'est tout le temps.
08:23On en voit tout le temps.
08:25Tout le temps.
08:26Les gosses,
08:26ils sont dans les transports,
08:27ils hurlent.
08:28Moi, je prenais deux claques
08:30et puis voilà,
08:30c'était bon, quoi.
08:31Et après,
08:32vous arrêtiez d'hurler
08:32ou vous hurliez davantage, Christine ?
08:34Ah non, non,
08:35mais j'arrêtais.
08:35À cause des deux claques.
08:36Non, non, mais j'arrêtais, quoi.
08:38Non, mais les parents étaient
08:39beaucoup plus sévères avant
08:40que maintenant.
08:41Mais non,
08:41c'est plus rien, quoi.
08:42C'est plus rien.
08:43Le manque d'autorité parentale,
08:44vous avez raison, Christine,
08:45vrai sujet qui revient toujours,
08:46en réalité,
08:47au centre du débat
08:48quand on evoque ces questions.
08:490826 300 300,
08:50cette affaire du jeune
08:52Shem Sedin,
08:53lynchée à mort
08:53dans une cage d'escalier
08:54après le lycée.
08:55C'était il y a deux ans.
08:56Des suspects qui avaient été mis,
08:57si vous nous rejoignez sur Sud Radio,
08:58je vous rappelle les quelques faits,
09:00en détention pro-exhorte
09:01pendant deux ans.
09:01Déjà, il n'y a pas de procès.
09:02Et ensuite,
09:03comme il y avait un petit vide juridique
09:05créé par le Conseil constitutionnel
09:06et une certaine incapacité politique
09:08à travailler rapidement,
09:10eh bien,
09:10la justice a tout simplement
09:11dû les relâcher.
09:12Mais alors,
09:12ça ne s'est pas fait dans la sobriété.
09:14Vidéos,
09:15photos sur les réseaux sociaux,
09:17oura,
09:17déjà violation du contrôle judiciaire
09:19parce qu'ils se sont rendus à nouveau
09:20sur des lieux
09:21où ils avaient interdiction
09:22de se rendre.
09:23Est-ce que la justice
09:23s'est encore protégé nos mineurs ?
09:25Je vous propose
09:25qu'on marque
09:26une très courte page de publicité
09:27sur Sud Radio
09:28et vous nous appelez comme ça.
09:29On dialogue ensemble.
09:30La France au bout du fil.
09:31Vous en avez l'habitude.
09:32Tout l'été,
09:32entre midi 30 et 13h.
09:34A tout de suite sur Sud Radio.
09:35Du déjeuner,
09:36on vous accompagne,
09:37on ne vous lâche pas.
09:37Il y a également le 0826,
09:38300,
09:39300,
09:39entre deux bouchées de melons,
09:41de jambons,
09:41d'un petit sandwich.
09:42Si vous avez la chance
09:43de partir en vacances
09:44et que vous êtes sur la route,
09:45eh bien,
09:45vous nous passez un coup de fil.
09:470826,
09:47300,
09:48300,
09:48c'est l'ami Manu
09:48déjà qui vous attend.
09:49On s'interroge sur cette justice
09:51visiblement encore incapable
09:52de protéger ses enfants.
09:54J'ai presque envie de dire
09:55nos enfants
09:56dans le cadre
09:56de cette affaire
09:57Shem Zedin.
09:58En effet,
09:58un battu à mort en 2024
10:00et avec aujourd'hui
10:01des meurtriers présumés
10:02qui ont été relâchés,
10:04relâchés à cause
10:04d'un vide juridique.
10:05Et le sujet,
10:06c'est évidemment
10:06que ce vide juridique
10:07n'a pas été valable
10:08que pour cette affaire.
10:09D'ailleurs,
10:10la place Vendôme
10:10qui est en réalité
10:11le ministère de la Justice
10:12est à ce jour incapable,
10:14vous m'entendez bien,
10:15incapable de donner
10:16le nombre aujourd'hui
10:17de prisonniers
10:18qui ont été relâchés
10:18ou de suspects
10:19qui ont été relâchés,
10:21de détenus
10:21qui ont été mis en liberté
10:22à la suite de ce vide juridique.
10:24Donc,
10:25ça sera certainement
10:25quelque chose
10:25qu'on apprendra
10:26au détour d'un article de presse
10:27bien fouillé
10:28dans les prochains jours.
10:29Mais ça vous dit
10:30quand même quelque chose
10:30et on en discute au standard
10:32au 0826 300 300
10:33sur cette justice.
10:34Est-ce qu'elle sait
10:34encore protéger nos mineurs
10:36cette justice ?
10:37Eh bien,
10:37venez en parler avec nous
10:38au 0826 300 300.
10:41Jean-Pierre,
10:41bonjour.
10:42Oui,
10:43bonjour.
10:43Merci beaucoup d'être avec nous
10:44Jean-Pierre.
10:45Comment ça va ?
10:48Est-ce qu'on voit
10:50parce qu'apparemment
10:51c'est l'actualité ?
10:52Apparemment,
10:53vous auriez une petite baisse
10:54de la chaleur.
10:55Vous le ressentez ?
10:55On est quand même
10:56dans un petit four
10:57du côté de Marseille.
11:00Franchement,
11:01il faut arrêter avec ça.
11:02À Marseille,
11:03il fait des températures
11:03normales à cette saison.
11:05Il fait 30, 32, 33 degrés
11:06comme chaque année.
11:07Oui, voilà.
11:08Et puis,
11:08on vit bien Jean-Pierre.
11:10Puis,
11:11chaque année,
11:11on a ces températures-là.
11:13Il n'y a pas de réchauffement
11:13particulier à Marseille.
11:15Voilà,
11:15ça c'est dit.
11:16Jean-Pierre,
11:16comment vous regardez-vous
11:17le débat qui nous préoccupe
11:18sur la demi-heure,
11:20à savoir la justice
11:21et ce qu'en France,
11:22on s'est encore protégé
11:23nos mineurs ?
11:24Il y a un point
11:25sur lequel je suis désaccord
11:26avec l'avocat
11:27qui est intervenu
11:27il y a deux minutes.
11:28Dites-nous.
11:28Ce n'est pas que ces jeunes-là
11:30n'ont pas conscience
11:31de ce qu'ils font.
11:31Je pense qu'au contraire,
11:32ils en ont parfaitement conscience
11:33mais qu'ils en sont absolument fiers
11:35et qu'ils le revendiquent.
11:37Donc,
11:38c'est plus grave
11:38que ce qu'elle vit.
11:39Beaucoup plus grave.
11:41De ce que disait Brigitte.
11:42Pour vous,
11:42il y a une vraie conscience
11:43de ça.
11:44Ah ben oui,
11:44sinon ils ne diffuseraient rien
11:45sur les réseaux sociaux,
11:47ils ne s'afficheraient pas,
11:47ils ne seraient pas en train
11:48de créer des ouras.
11:49Donc,
11:49ils sont parfaitement fiers
11:50de ce qu'ils font
11:51et ils sont encore plus fiers
11:52de voir que la France
11:54et l'État français
11:55et que la justice française
11:57les prolongent
11:57en une impunité
12:00invraisemblable.
12:01Donc,
12:01c'est quoi ?
12:02C'est la véritable conscience
12:04d'être dans un pays
12:05aujourd'hui
12:06où l'impunité
12:07est quasiment la règle ?
12:09Ils peuvent faire ce qu'ils veulent.
12:10Donc,
12:11c'est eux qui font régner la loi,
12:12leur loi,
12:13une loi de voyous,
12:16une loi dans laquelle
12:17ils ont les pleins pouvoirs
12:20en réalité.
12:21Et donc,
12:22la justice
12:24s'est elle-même
12:25corsetée
12:26par des centaines
12:29des lignées
12:29de dispositions différentes.
12:30Et aujourd'hui,
12:32le juge
12:32qui est face
12:33à des dizaines de dossiers
12:34ou des centaines de dossiers,
12:35il peut commettre
12:36une erreur de temps en temps
12:37et il peut laisser passer
12:39un délai
12:39et puis il peut faire
12:40une petite erreur
12:41de procédure
12:42dans laquelle
12:43les avocats
12:43font leur métier
12:44et ils font sortir
12:46les gens.
12:48Donc,
12:49c'est devenu une jungle
12:50de laquelle
12:51les juges
12:52ont leur travail.
12:53Moi,
12:54aujourd'hui,
12:54je n'ai plus confiance
12:55dans la justice,
12:56je le dis comme je le pense.
12:57Mais néanmoins,
12:58il y a des magistrats
12:58honnêtes aussi
12:59qui essaient
13:01de se faire
13:01de leur mieux travail,
13:02j'imagine,
13:04et qui font tout
13:05pour ne pas commettre
13:06d'erreur,
13:07qui finissent par en commettre
13:08eux aussi,
13:09parce qu'ils s'y perdent,
13:10qu'ils n'ont pas le temps
13:10d'appliquer rigoureusement
13:12toutes les réglementations.
13:15Et ça,
13:16pardon,
13:16Jean-Pierre,
13:17mais c'est ce que disait
13:18Brigitte tout à l'heure,
13:19il y avait un point
13:20de désaccord entre vous,
13:21mais quand elle évoquait
13:21la taille du code pénal,
13:22le code de procédure pénal,
13:24quasiment 4 000 pages,
13:25en Espagne 920,
13:27forcément,
13:27ça n'aide pas.
13:28Pour le reste,
13:29j'étais d'accord avec elle
13:30et elle est parfaitement
13:32dans ce que je pense,
13:35également,
13:35à savoir qu'il faut absolument
13:37débroussailler,
13:38s'impicher
13:38et faire en sorte
13:39que lorsqu'on a des preuves
13:40absolues
13:41de la culpabilité
13:42des personnes,
13:43même s'ils n'ont pas
13:44encore été jugées,
13:45on puisse les maintenir
13:46en prison jusqu'à leur jugement.
13:47Je crois que ça,
13:48vraiment,
13:49il va falloir changer...
13:49La détention provisoire
13:50jusqu'au jugement ?
13:52Ah oui,
13:53jusqu'à plus soif même,
13:54jusqu'à la mort,
13:55je suis pour la perpétuité,
13:58perpétuité réelle.
13:58Alors ça,
13:58c'est une chose,
13:59Jean-Pierre,
13:59mais c'est vrai
14:00que la détention provisoire,
14:01le régime,
14:01c'est de placer
14:02quelqu'un en détention
14:03avant le procès.
14:04Là, pardon,
14:05l'un des points
14:06qui posent problème aussi,
14:07il faut quand même se le dire,
14:07c'est qu'on mette aujourd'hui
14:09en France
14:09deux ans
14:10pour faire un procès,
14:12si vous voulez,
14:13pour avoir un procès
14:14avec des gens
14:14visiblement interpellés
14:15en plus très rapidement.
14:16Moi,
14:17je pense que le problème,
14:18il est que lorsqu'on a
14:19toutes les garanties,
14:20entre guillemets,
14:21ou toutes les preuves,
14:23vraisemblablement,
14:23que ces gens sont coupables,
14:25on arrive à les relâcher quand même.
14:27Il faut vraiment
14:27être devenu
14:29complètement dingue.
14:30Donc moi,
14:30je pense qu'il faut donner
14:31une priorité au fait
14:32que nous avons des preuves,
14:34des preuves inécutables
14:35et que le jugement
14:36ne sera qu'une formalité,
14:37quelque part,
14:39qu'une formalité.
14:40Et dans un cadre
14:41comme celui-là,
14:42eh bien,
14:42on va maintenir
14:44ces gens en détention
14:45provisoire
14:46jusqu'à leur jugement,
14:47même si le jugement
14:48prend cinq ans.
14:50Demain,
14:51ceux qui ont assassiné
14:52le petit Thomas
14:54Acrépole,
14:55parce que pour moi,
14:56c'est un assassinat
14:56quand on va avoir
14:57une soirée avec des couteaux,
14:58c'est qu'on pense
14:59faire des choses
14:59répréhensibles.
15:00Eh bien,
15:01qu'est-ce qui se passe ?
15:02Imaginons que demain,
15:03il y a une erreur de procédure,
15:04qu'est-ce qu'on fait ?
15:04On va les relâcher ?
15:07C'est parfois ce qui arrive.
15:08Merci beaucoup,
15:08Jean-Pierre,
15:09d'avoir été avec nous
15:10au 0826 300 300.
15:14Sévérité accrue,
15:15bien évidemment.
15:16Et on a entendu aussi
15:17de votre part,
15:19Jean-Pierre,
15:20la nécessité,
15:21d'une certaine manière,
15:22non pas d'adoucir,
15:23mais de réduire
15:24les lois
15:25qui se mêlent,
15:25qui s'entremêlent,
15:26qui entraînent
15:27à des incompréhensions,
15:28à des justifications,
15:29parfois,
15:30ou que ce soit
15:31le professionnel de la justice
15:32et encore plus
15:32le peuple français,
15:33personne ne s'y retrouve.
15:34Merci beaucoup
15:34d'avoir été avec nous.
15:350826 300 300.
15:36On poursuit cette conversation.
15:37La justice,
15:38est-ce qu'elle peut encore protéger ?
15:40Ce matin,
15:40la question tournée
15:41autour de nos enfants,
15:42de nos mineurs,
15:42mais il y a nous.
15:43Est-ce qu'elle peut encore
15:43nous protéger ?
15:44Vous disiez,
15:44Jean-Pierre,
15:45vous ne croyez plus
15:46dans la justice de ce pays.
15:47C'est ce que ressemble
15:48de plus en plus de Français.
15:49On poursuit cette conversation.
15:530826 300 300.
15:54Bonjour Hervé.
15:55Bonjour.
15:56Merci beaucoup
15:57d'être avec nous ce matin,
15:58enfin ce midi plutôt Hervé.
15:59Vous avez entendu
16:00les précédents auditeurs,
16:01vous suivez le débat
16:02depuis le début de la matinée.
16:03Comment vous regardez
16:04tout ça vous Hervé ?
16:06Si vous voulez,
16:07avec beaucoup de lassitude en fait.
16:09Parce qu'en fait,
16:10on sait ce qu'il faut faire.
16:11Moi, je vous signale
16:12que le mal est profond
16:15parce que ce qu'on appelle
16:16l'état profond,
16:16c'est-à-dire une grande partie
16:17des hauts fonctionnaires
16:18qui ont une pensée convenue
16:20plutôt de gauche
16:21et d'extrême gauche
16:22et donc qui consiste
16:23à excuser socialement,
16:25systématiquement,
16:27notamment les mineurs.
16:28Donc, si vous voulez,
16:29on ne veut pas prendre de sanctions
16:31parce que le mal est à la racine.
16:34Il faut prendre des sanctions.
16:35Moi, je vais vous dire,
16:37ayant été dans l'éducation nationale,
16:39à partir du moment
16:39où c'était l'administration
16:40qui était visée,
16:41elle, elle savait prendre.
16:42Regardez même Macron.
16:44Quand on a attaqué
16:46la boutique
16:46de sa femme,
16:48enfin,
16:50de sa famille,
16:52les sanctions
16:52sont tombées tout de suite.
16:53Ça a été très rapide
16:54en nombre de jours,
16:55en nombre d'heures
16:56et les sanctions
16:57étaient très dures.
16:58Donc, en fait,
16:58c'est parce qu'on ne veut pas le faire.
17:00Pour vous,
17:01c'est le manque de volonté derrière,
17:02en fait, Hervé ?
17:03Bien sûr.
17:04Et dites-moi,
17:05puisque vous êtes au courant
17:06du journaliste,
17:07est-ce qu'il y a eu beaucoup ?
17:08C'est très ambitieux
17:10comme question,
17:10Hervé,
17:11je vous le dis.
17:11Oui, oui,
17:12mais sur le service public,
17:13est-ce que, par exemple,
17:14à la télévision,
17:15il y a des débats sur,
17:16il y en a eu il y a longtemps,
17:18mais est-ce que,
17:19véritablement,
17:19quand ils invitent,
17:21ils mettent
17:22toute la panoplie politique
17:26différente,
17:27diversifiée,
17:27alors que la plupart du temps,
17:29c'est souvent la gauche,
17:30si vous voulez.
17:30Je regarde,
17:31notamment,
17:31c'est ce soir,
17:32et c'est gauche,
17:33et gauche,
17:34et contre-gauche.
17:37Sur ces questions-là,
17:38vous voulez dire qu'en plus,
17:38on a tendance à aller écouter
17:40qu'un prisme politique,
17:41c'est ce que vous dites,
17:42Hervé.
17:42Voilà,
17:42le problème,
17:43oui,
17:43on ne discute pas sérieusement,
17:44si vous voulez.
17:45Et la gauche,
17:46si vous voulez,
17:46se rend compte qu'elle n'a plus
17:47le monopole du récit médiatique,
17:49et donc,
17:50elle a fait tout
17:50pour effacer les choses.
17:53Et donc,
17:54moi,
17:54je voudrais savoir,
17:55par exemple,
17:55sur France Inter,
17:56aujourd'hui,
17:56est-ce qu'il y a eu beaucoup
17:58d'interventions là-dessus ?
17:59Est-ce qu'il y a eu
17:59un éditorial
18:01de Patrick Cohen ?
18:04Moi,
18:04on s'arrête,
18:05mais je serais curieux.
18:06Et donc,
18:07en fait,
18:07si vous voulez,
18:09notre problème,
18:10c'est les médias.
18:11Je ne parle pas
18:11de Sud Radio,
18:12bien évidemment,
18:13et d'autres médias.
18:14Mais ce serait votre droit,
18:15Hervé,
18:15la parole est libre,
18:16cette entête,
18:17personne ne vous cadre.
18:18Non,
18:18mais je sais bien,
18:20vous avez très bien compris.
18:21Oui,
18:21oui,
18:21bien sûr.
18:22Le problème,
18:22c'est vrai.
18:23Pour vous,
18:24il y a aussi un rapport
18:25entre certains médias
18:26et la réalité,
18:27c'est ce que je comprends,
18:27Hervé,
18:27c'est ça ?
18:28Évidemment,
18:28évidemment.
18:29Tout ça,
18:30ça a été décrit
18:31par Jean-Jean Roel.
18:33Ce qu'on voit,
18:34on ne le voit pas
18:35véritablement.
18:36Le faux est le vrai
18:37et le vrai est le faux.
18:38Donc,
18:38c'est ça le problème.
18:40Et tout ça,
18:41ce n'est pas véritablement
18:43abordé.
18:43Et ceux qui l'abordent,
18:44ils sont tout de suite
18:45taxés d'extrême droite
18:46ou je ne sais pas de quoi.
18:47Enfin,
18:48si vous voulez,
18:48vous voyez,
18:48c'est les procès en sorcellerie.
18:50C'est-à-dire qu'on se moque
18:50beaucoup du Moyen Âge,
18:51mais enfin,
18:52je suppose que dans 200 ou 300 ans,
18:54quand les historiens
18:56étudieront en 2026,
18:57on aura l'impression
18:58d'être sous une acquisition.
18:59Au moins ça.
19:00En tout cas,
19:01ce sont vos mots
19:02et vous faites bien
19:03de les tenir
19:03parce que notre slogan,
19:04c'est parlons vrai.
19:05On a entendu vos idées.
19:06Merci beaucoup,
19:07Hervé,
19:07d'avoir été avec nous
19:08au 0826 300 300.
19:10Cet énième scandale judiciaire,
19:12quoi qu'on en pense,
19:13va à nouveau provoquer
19:15des débats,
19:16va à nouveau provoquer
19:17des discussions,
19:18des interpellations
19:18avec des politiques
19:19qui vont certainement
19:20s'en mêler.
19:21Sachant que dans quelques jours,
19:22il me semble que c'est demain,
19:2314 juillet,
19:24rappelez-vous,
19:24dans le cadre de l'affaire Liana,
19:26autre affaire,
19:26mais puisqu'on s'intéresse
19:27au dysfonctionnement de la justice,
19:28le garde des Sceaux,
19:29Gérald Darmanin,
19:30avait annoncé
19:30que c'était la date limite
19:33pour réexaminer,
19:34examiner les 70 000 plaintes,
19:36notamment pour violences sexuelles
19:38qui étaient en cours.
19:39On va à nouveau forcément
19:40avoir des débats
19:41autour de cette institution
19:42dans les prochains jours
19:43et dans les prochaines semaines.
19:44Je remercie les auditeurs
19:46de nous avoir appelés
19:46durant cette émission,
19:470826 300 300.
19:49Je ne sais pas
19:50si ça vous rassure
19:50ou si ça vous réjouit,
19:51mais on se retrouve demain,
19:53même heure,
19:53et après ce grand flot
19:55de l'actualité
19:56depuis 7h du matin,
19:57sur Sud Radio,
19:58on retrouve évidemment
20:00un peu de culture
20:00avec le Festival d'Avignon.

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