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  • il y a 38 minutes
Les débats de l'été

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##PRENEZ_LA_PAROLE-2026-08-18##

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Transcription
00:00On va revenir sur ce vol de données, et non pas fuite, c'est important de le dire,
00:05quand il y a piratage, il y a infraction, enfin il y a en tout cas pénétration dans un système.
00:09Oui, vulnérable, du coup.
00:11Très vulnérable.
00:12En tout cas, il y a l'exploitation d'une vulnérabilité, ça ne fait pas de doute.
00:18Alors, j'ai aussi lu que certains agents de Bercy avaient alerté depuis le mois de juin sur le risque
00:24de piratage,
00:26parce que le point de vulnérabilité aurait été identifié.
00:32Toute l'enquête permettra de faire la lumière sur comment c'est rentré, comment le phishing a pu se produire.
00:36Sébastien Lecornu a d'ailleurs réclamé une enquête interministérielle là-dessus.
00:40C'est le moins qu'il puisse faire, réclamer une enquête ministérielle.
00:44À un moment, on parlait de responsabilité des politiques, responsabilité de l'usage de fonds publics.
00:49Là quand même, il faut effectivement que Bercy réponde tout seul de ce que ses agents ont fait ou pas
00:56fait.
00:57Je sais d'ores et déjà que ça appelle 0826 300 300 au standard de Sud Radio,
01:02avec des gens qui justement s'inquiètent fortement de ce vol de données.
01:07Je vais juste accueillir un expert en cybersécurité qui nous a fait le plaisir et l'honneur de nous accompagner,
01:13de nous éclairer un peu ce matin avec vous, Sarah Georgette, ce midi d'ailleurs.
01:16Bon appétit si vous nous écoutez sur Sud Radio.
01:20Bonjour Paul-Olivier Viber.
01:22Bonjour.
01:23Alors vous, vous êtes expert en cybersécurité.
01:26J'ai très peu d'informations concernant parce qu'on vous a contacté vraiment en dernière minute.
01:31Mais expliquez-nous un petit peu, vous, le regard que vous avez, que vous portez sur cette question de la
01:37cybersécurité,
01:38de nos impôts.
01:39Ça va mal, ça va à volo là.
01:41Alors, ça c'est pas forcément le vocabulaire que j'aurais à employer.
01:47Ce qui est constant, c'est que depuis plusieurs mois, plusieurs années,
01:54on a très régulièrement des attaques qui réussissent contre des systèmes d'information publique
02:01et qui se traduisent par des pertes, par des vols de données à caractère personnel.
02:05On a eu, il y a quelques mois, celui de la NTS.
02:08On a eu le FICOBA, il y a un petit peu plus tôt dans l'année.
02:11Et que...
02:12Le FICOBA, c'est le fichier interbancaire.
02:15Voilà.
02:15Et qui a été attaqué par le biais de l'administration fiscale.
02:19Donc effectivement, il y a un sujet concernant la sécurité des données personnelles
02:25et des données des entreprises qui sont gérées par les administrations publiques.
02:28Mais moi, je pensais que nos données, elles étaient protégées très naïvement.
02:33Je vais me faire l'avocat du naïf.
02:36Mais très naïvement, avec mon identité sécurisée avec France Connect,
02:42avec l'identification biométrique via mon téléphone.
02:46Et finalement, non, mes données, elles ne sont pas protégées.
02:50Alors, elles ne sont pas protégées, elles sont protégées.
02:52Il y a des faiblesses, il y a des failles.
02:55678 000 personnes se sont faites voler leurs informations.
02:58Et qui commencent à être contactées par la Direction Générale des Finances Publiques.
03:02Oui.
03:03C'est ce qui a été recensé sur cette faille de données.
03:07Et il y en a eu d'autres.
03:08Et puis, il y a d'autres événements qui sont arrivés sur des acteurs privés.
03:12Je pense à un opérateur de téléphonie mobile qui s'est fait voler.
03:18Orange nous dit le thème, Jean-Gergette.
03:21Non, non, non, c'est le troisième.
03:23Ah, le troisième.
03:24Oui, c'est comme.
03:24C'est free.
03:25C'est free.
03:26Voilà, comme ça, on en a dit trois et on n'est pas embêté par l'arc.
03:28Il y en a trois.
03:29Donc, globalement, il n'y aura pas de souci avec l'ARCOM, qui, lui, a eu une faille qui était
03:35très embêtante,
03:36dans la mesure où c'était des données de connexion, d'identification de clients, plus des données de coordonnées bancaires.
03:43Ce ne sont pas des choses qui sont directement très faciles à utiliser, parce que les banques ont mis en
03:47place des mécanismes de protection pour que l'on n'accède pas,
03:52sans une authentification, notamment biométrique, à un certain nombre de services bancaires.
03:57Ça permet d'avoir des attaques où des escrocs essayent de récupérer cette information ou de suggérer de faire un
04:05virement ou de modifier des paramètres de sécurité pour accéder au compte.
04:09Donc, toutes ces failles de sécurité sont des choses qui sont embêtantes.
04:13Alors, pour ce qui est de l'État, il y a aussi un problème qui est un problème qu'on
04:19appelle un problème de dette technique.
04:21C'est-à-dire que le système d'information de l'État, ce sont des choses qui ont commencé à
04:26être mis en place dans les années 60,
04:29qui ont évolué progressivement autour d'architectures très lourdes,
04:34sur lesquelles on a construit des briques, des outils qui permettaient d'avoir des services plus modernes.
04:42Et donc, effectivement, ça crée une forme de fragilité structurelle pour ces systèmes d'information
04:48que l'État essaye de compenser par des mesures de sécurité, mais n'y arrivent pas toujours.
04:53Comment on fait ça, à Jorgette, pour se prémunir de ces piratages qui sont de plus en plus fréquents,
05:01que ce soit sur nos opérateurs de téléphones immobiles, Paul-Olivier Gibert vient de le dire,
05:06mais aussi sur les impôts. On ne pensait pas que nos impôts pouvaient être piratables.
05:13On ne pensait pas non plus que ce soit le cas pour d'autres services de l'État.
05:17Comment on fait pour se protéger de ça ?
05:19À l'échelle individuelle, vous ne pouvez pas, puisque ni vous ni moi ne sommes responsables
05:24de la sécurité des systèmes d'information de Bercy.
05:26Donc, à l'échelle individuelle, vous ne pouvez pas.
05:30Est-ce que je peux attaquer l'État pour ça ?
05:32Si vous avez un préjudice, ça serait un dossier très intéressant que je prendrais si vous vous y lancez.
05:38En revanche, peut-être pour mettre en perspective, il existe un délit que le législateur a créé
05:45à la destination des CTO, donc les responsables des services informatiques,
05:50pour faille ou pour défaillance de sécurité des systèmes d'information,
05:55dans une perspective de droit de la consommation toujours.
05:58Là, ce n'est pas une entreprise privée, là c'est l'État qui lui-même se fait voler
06:03les données de ses administrés.
06:06À l'échelle individuelle, vous ne pouvez rien faire, c'est à l'État de protéger vos données.
06:11Que par ailleurs, lui-même protège par des lois en droit de la consommation,
06:15mais pas en droit étatique, c'est intéressant.
06:19Mais qu'est-ce que je suis censé faire, maintenant que je suis informé,
06:24que je suis éventuellement victime de ce vol de données,
06:27et que je fais partie des 678 000 contribuables français
06:31à être concernés par ce vol de données ?
06:34Vous restez très vigilant aux mails que vous recevez,
06:38vous appliquez les mesures de sécurité classiques
06:41de double authentification, de vérification par téléphone,
06:44vous ne changez pas le RIB de bénéficiaire quand ça vous est demandé,
06:47vous surveillez vos mouvements de compte et de carte,
06:50vous changez vos codes, vous appliquez une hygiène numérique.
06:55Une hygiène numérique, Pierre-Olivier Giber, ça veut dire quoi ça ?
06:59Une hygiène numérique, ça veut dire qu'il faut être prudent,
07:04il faut faire attention aux traces qu'on laisse quand on va sur Internet,
07:10et puis il faut traiter de manière très suspicieuse toute demande qui arrive
07:18et toute demande qui, directement ou indirectement, peut amener à un mouvement financier.
07:28Et il y a des choses qu'il faut vérifier auprès de son établissement bancaire quand cela arrive.
07:34Alors, il y a aussi d'autres dangers, qui sont des dangers contre lesquels on ne peut pas faire grand
07:39-chose,
07:40c'est qu'à partir des informations à la fois du fisc, d'autres opérateurs,
07:45on peut constituer du surpatient, exactement, c'est le risque du surpatient d'identité,
07:49qui est un problème qui est tout à fait réel, qui n'est pas un problème neuf,
07:55ça a toujours existé, mais maintenant, ça se numérise,
07:59et ça devient un risque qui est beaucoup plus présent et auquel il faut faire très attention.
08:05Et puis, il y a aussi un autre principe, c'est que...
08:11Alors, on vous entend très mal.
08:13Attendez, est-ce que ça revient ? Allez-y, Paul-Élise Huber.
08:18Donc, il y a les...
08:21Non, ça ne revient pas.
08:23Sarah Georgette, cette question de l'hygiène numérique,
08:27ça veut dire que je ne réponds pas à un SMS
08:31« Maman, j'ai perdu ma carte bancaire »
08:33ou « Est-ce que tu peux me dépanner sur un virement ? »
08:37Oui, de toute façon, vous ne l'auriez pas fait en temps normal.
08:41Simplement, là, il faut se mettre en hyper-vigilance
08:44et scruter, effectivement, toute anomalie,
08:48toute rupture de rythme dans des prélèvements,
08:52sur des demandes.
08:54Si vous êtes une entreprise que vous avez...
08:55Parce que là, on parle à l'échelle particulière,
08:57mais quand vous êtes une entreprise,
08:58vous faites des virements, vous avez des fournisseurs,
09:00vous avez des changements de rythme, des changements de factures,
09:02il faut rester très vigilant.
09:04Et pour rebondir sur la parole qui a été donnée précédemment,
09:10rester attentif au risque d'usurpation d'identité particulière,
09:14c'est un risque accru, corrosif pour les individus
09:19et, effectivement, très grave,
09:22qui est rendu possible par la fuite de données personnelles.
09:25Bon, merci beaucoup.
09:27Sarah-Jorgette, je le rappelle, vous êtes avocate
09:29au Barreau de Paris, spécialisé en cybercriminalité.
09:32Et puis, je veux remercier Paul-Olivier Gibert.
09:36Vous êtes, vous, expert en cybersécurité.
09:39Merci à tous les deux de nous avoir éclairés sur ce piratage.
09:44Clément Barguin, dans un instant, la radio libre de Sud Radio,
09:470826 300 300, et notre face à face.
09:49Et notre face à face, on va parler de cet événement,
09:52la première sortie extravéhiculaire dans l'espace pour une Française.
09:55Il s'agit de Sophie Adnaud.
09:58On va en parler avec Benjamin Péter.
09:59Il est responsable de l'actualité spatiale à la cité de l'espace de Toulouse.
10:02Ce sera entre midi 40 et 13h.
10:04A tout de suite.
10:05Oh là là, sur Sud Radio, avec Clément Barguin,
10:08c'est une belle journée, avec plein de sujets qui nous animent.
10:13Plein de sujets, du débat, des discussions, de la contradiction,
10:16tout ce qu'on aime et de la bonne humeur.
10:18Surtout, c'est important.
10:19On a Albin Texer, tout à l'heure, qui part demain à Deauville.
10:22Avec le secours populaire.
10:24Exactement.
10:25Clément Barguin, dans un instant, notre face à face du jour.
10:28Eh bien, on va parler de Sophie Adnaud,
10:30qui va devenir la première Française en scaphandre dans l'espace.
10:34C'est un événement.
10:35On va en parler avec Benjamin Péter, qui est responsable de l'actualité spatiale à la cité de l'espace
10:40de Toulouse.
10:41Ça va être passionnant.
10:43J'ai hâte d'avance.
10:44Un rendez-vous historique.
10:45Une femme, une Française.
10:47À 400 kilomètres de la Terre, pour réparer une antenne.
10:50Une opération forcément à risque, qui demande de la préparation mentale, physique.
10:55C'est passionnant.
10:56Non, j'ai vraiment du mal à imaginer ce que ça peut faire,
10:59de se retrouver en scaphandre à 400 kilomètres de la Terre.
11:02Surtout dans l'espace.
11:02Dans l'espace.
11:03Moi, j'adorerais, vraiment.
11:04Ah oui ?
11:05Ah oui, oui.
11:05Moi, mon rêve, c'est d'aller dans l'espace.
11:07Vraiment.
11:08Eh bien, un jour, peut-être.
11:08Si Elon Musk nous écoute, et je sais d'ailleurs qu'il écoute très souvent Sud Radio,
11:13eh bien, voilà, Elon, emmène-moi, s'il te plaît, vraiment.
11:17C'est un appel du cœur.
11:18Au 0826 300 300, Jérémy, qui vous attend au Standard de Sud Radio.
11:22Vous êtes nombreuses.
11:24Nombreux, mais surtout nombreuses, là, à nous appeler.
11:26Puisqu'on va commencer à aller du côté de Nancy, avec Jessica, qui s'est faite avoir sur le bon
11:33coin
11:33pour une reprogrammation d'une livraison d'un colis pour 1,99€.
11:39Bonjour, Jessica.
11:40Bonjour.
11:42Merci de nous appeler.
11:43C'est à vous de m'accueillir sur l'antenne.
11:45Mais vous êtes chez vous, ici.
11:47Asseyez-vous.
11:48Vous voulez quelque chose à boire, peut-être ?
11:50Ça va, ça va.
11:52En tout cas, bon appétit à celles et ceux qui nous écoutent et qui sont en train de déjeuner à
11:57l'écoute de Sud Radio.
11:58Jessica, racontez-nous cette histoire.
12:00Vous vous êtes fait arnaquer parce qu'on vous a demandé de reprogrammer une livraison ?
12:06Oui, c'est ça.
12:06En fait, j'avais acheté quelque chose sur le bon coin, que j'attendais.
12:09Et là, je reçois un SMS qui me dit « Pour reprogrammer votre livraison, parce que vous étiez absente, vous
12:16devez payer 1,99€. »
12:18Sauf qu'effectivement, comme j'attendais vraiment ce colis, je ne pensais pas que c'était faux.
12:22Donc moi, je réponds et j'entre naïvement au numéro de carte bancaire.
12:27Et au bout de quelques jours, je regarde mon compte et là, je vois qu'on m'a hacké.
12:32Et j'ai plein de paiements que je n'avais pas effectués.
12:34Et voilà, donc j'ai perdu 1 500€ dans l'histoire.
12:37Ah oui, 1 500€.
12:38Ouais, en petits paiements, voilà, de l'électroménager, des trucs sur des agences de voyage, enfin voilà.
12:44Donc j'ai réussi après... Pardon ?
12:49Et c'est quoi du coup, les recours dans ces cas-là ?
12:51Bah du coup, j'ai vu avec ma banque.
12:54Au début, c'était un petit peu réticent parce qu'effectivement, j'ai entré mes codes de carte bancaire.
13:00Voilà, de mon propre gré, quoi.
13:02Donc après, bon, j'ai dû me battre un petit peu avec la banque et ils ont accepté de rembourser
13:06les 1 500€.
13:07Oui. Et vous avez dû porter plainte ?
13:09Je n'ai pas porté plainte.
13:11J'aurais peut-être dû, effectivement.
13:13Bon, il n'est pas trop tard, ça m'est arrivé il n'y a pas très longtemps.
13:15Donc je vais peut-être voir ça un petit peu plus loin.
13:18Mais bon, je pense qu'il y a peu de chances que ça aboutisse, ce genre de choses, quoi.
13:23Ce sont des gens qui ne sont pas en France et tout.
13:25Donc, on l'aura pas.
13:27Et c'est important ce que vous dites parce que c'est souvent la méthode.
13:30Là, c'est une multiplication, en fait, de petits achats.
13:33Donc c'est vrai que des fois, on ne se rend pas forcément compte.
13:37Après, 1 500€, au bout d'un moment, vous le voyez quand même.
13:40Oui, bah après, comme j'étais en vacances et tout, c'est vrai que je n'étais pas tous les
13:43jours sur mon appli bancaire, quoi.
13:45Donc, je n'ai pas fait attention.
13:46Mais c'est vrai qu'au bout de quelques jours, je me dis, bon, je vais quand même faire mes
13:48comptes.
13:48Et là, la surprise.
13:50C'est douche froide, c'est même plus une surprise, là.
13:52Oui, c'est ça.
13:53Et puis, ce qui m'a induit en erreur, c'est que vraiment, quand je suis allée sur le site,
13:56tout était vraiment comme un vrai site, quoi.
14:00Il n'y avait rien qui laissait penser que c'était faux.
14:02Donc, c'était vraiment troublant, quoi.
14:04Ils font bien les choses, malheureusement pour nous.
14:06Oui, et c'est vrai qu'il y a ces arnaques qui se répètent, notamment concernant les colis.
14:11Enfin, moi, je sais que ça m'est déjà arrivé de recevoir même des SMS.
14:14Maintenant, on fait des photos avec l'intelligence artificielle du colis qui est devant votre porte.
14:19Et pareil, on vous dit, il faut reprogrammer la livraison.
14:21Enfin, c'est vrai que c'est très difficile de s'y retrouver dans ces cas-là, quoi.
14:26Oui, c'est ça.
14:28Et qu'est-ce que je voulais dire ? Je ne sais plus.
14:31Même non plus.
14:33Non, non, mais c'est vrai que maintenant, dès que je reçois ce genre de SMS, je ne réponds plus
14:39du tout.
14:40Et je passe tout de suite par le site officiel de moi-même.
14:43Je vais sur le site officiel voir s'il n'y a pas quelque chose.
14:46Quand je reçois un message, genre, vous avez un message de votre conseiller bancaire,
14:49j'appelle la banque de moi-même.
14:50Voilà, je ne clique plus sur rien, quoi.
14:53C'est la fameuse hygiène numérique dont nous parlait à l'instant notre débatteuse experte du jour, Sarah Georgette, avocate,
15:00qui disait, voilà, il faut faire attention, il faut être d'autant plus vigilant et redoubler d'efforts sur sa
15:05vigilance.
15:06Vous ne pouvez pas croire le premier venu qui vous écrit, qui vous aura un message,
15:09parce qu'il faut changer le destinataire d'un RIB ou tout simplement transmettre un code de sécurité sur une
15:18transaction en ligne.
15:19Voilà, il faut faire attention.
15:22Merci beaucoup, Jessica, de nous avoir appelé sur Sud Radio.
15:25Eh bien, merci à vous.
15:26Et puis, vous nous appelez quand vous voulez, je vous embrasse bien fort.
15:29Faites attention à vous, à vos comptes bancaires, surtout.
15:32Oui.
15:32Et puis, continuez de commander, c'est bon de commander, ça fait du bien, surtout quand on reçoit les colis.
15:38Oui, voilà.
15:39Mais faites attention à votre carte bancaire.
15:41Merci, Jessica.
15:42On accueille Eleonore de Chalon-sur-Saône.
15:45Bonjour, Eleonore.
15:46Bonjour à tous.
15:47Merci de prendre le temps de nous parler sur Sud Radio 0826 300 300.
15:53Racontez-nous, Eleonore.
15:55Alors, moi, je partage complètement ce que vient de dire votre crise précédente, Jessica.
16:00Tout à fait.
16:01Quand elle dit que les mails ou les SMS qu'on reçoit aujourd'hui sont de plus en plus crédibles,
16:06moi, c'est ce que je vis au quotidien, en fait.
16:08Et je me dis qu'un de ces jours, je vais me faire avoir.
16:11Parce que, pour vous donner un exemple, dans le cadre de mon travail, donc, je suis enseignante,
16:17donc, on reçoit des mails de l'académie, enfin, sur le webmail.
16:20Et c'est tous les jours, en fait, que je reçois des mails avec, maintenant, la nouveauté,
16:26ce sont des mails envoyés par, soi-disant, des membres de l'éducation nationale.
16:30Donc, des gens qui existent réellement quand on fait une recherche sur Internet.
16:34Donc, les noms existent vraiment, sauf que c'est une usurpation d'identité, tout simplement.
16:38Alors, maintenant, comment savoir si c'est un vrai mail ou pas ?
16:41Et ça, vous recevez sur votre boîte mail professionnelle ?
16:46Tout à fait, tout à fait.
16:47Donc, j'en suis à me poser la question, finalement, ces données personnelles qui nous sont volées,
16:53comment est-ce qu'elles sont volées ?
16:54Est-ce que c'est via les réseaux sociaux ?
16:56Est-ce que c'est quand il y a des hackings, tout simplement ?
17:00Est-ce que nos données fuitent à ce moment-là ?
17:03Moi, je me pose la question.
17:06Alors, ces données, elles sont volées par piratage informatique,
17:12comme ce qui s'est passé notamment dans la DGFIP.
17:14Et ensuite, elles sont revendues sur ce qu'on appelle le dark web.
17:19Dark web, c'est quelque chose qui nous paraît complètement impalpable pour nous,
17:24parce qu'on ne va jamais dessus, finalement.
17:26On va sur des moteurs de recherche.
17:28Et puis, on tape, je cherche un restaurant à Bordeaux, à Toulouse ou que sais-je.
17:36Et puis, on a l'information.
17:39Le dark web, ça n'est pas accessible par les moteurs de recherche traditionnels.
17:44Ils sont accessibles par des plateformes ultra sécurisées
17:49et avec ce qu'on appelle des VPN et ce genre de dispositifs.
17:55Et ce sont des choses qui ne sont pas accessibles simplement.
17:58Et là, vous avez plein de criminels.
18:00Et en fait, quand on vole ces données, l'objectif, c'est de les revendre.
18:05Parce que des gens vont réussir à se faire de l'argent en utilisant votre carte bancaire,
18:10en utilisant vos informations personnelles, vos coordonnées bancaires,
18:15votre avis d'imposition pour pouvoir aller faire des prêts en votre nom, par exemple.
18:20Ça fait peur, hein ?
18:21Oui, ça fait peur, évidemment.
18:22D'ailleurs, pas pour rien que ça s'appelle dark, en anglais.
18:25Dark, c'est quand même le côté sombre.
18:28Sombre, oui, tout à fait.
18:29Du coup, voilà, c'est comme ça que ça fonctionne.
18:33C'est-à-dire que ces données qu'on vous vole,
18:35elles sont réemployées derrière à des fins criminelles
18:38par des gens qui sauront utiliser ces données.
18:41Et puis, en mettant des stratagèmes pour vous amassonner
18:47avec des SMS frauduleux.
18:49Maman, j'ai perdu ma carte.
18:51Ou ce colis dont Jessica nous parlait, qu'il fallait reprogrammer.
18:56Moi, plusieurs fois, je reçois des mails comme ça aussi.
18:59Je ne les compte même plus.
19:01Mais ces mails-là, il faut identifier un qui vous les envoie.
19:04Il faut vraiment cliquer sur l'adresse mail de l'expéditeur.
19:07Alors, parfois, c'est des trucs vraiment extrêmement irrissemblables.
19:09Et puis, vous avez aussi les URL, les adresses Internet
19:13sur lesquelles on veut vous rediriger.
19:16Si on vous dit, c'est La Poste, vous avez un colis ou un courrier, machin,
19:21vérifiez bien que c'est l'adresse Internet de La Poste,
19:24la poste.net, a priori.
19:26et pas laposte-cacahuète.com.
19:30Et là, dans le cadre de mon webmail, c'est complètement différent.
19:34Je sais carrément l'adresse de l'académie qui est utilisée.
19:36Oui, c'est ça.
19:37Et Léonore, justement, je voulais vous avertir,
19:40parce qu'on l'a appris aussi ce matin,
19:41il y a une nouvelle fuite de données qui concerne l'éducation nationale.
19:44Il y a 43 gigaoctets de données à l'éducation nationale
19:47qui ont été piratées.
19:49Donc là aussi, ça explique sans doute que par moment,
19:52effectivement, on puisse vous contacter directement sur votre adresse mail professionnelle.
19:57Donc là aussi, il faut vraiment redoubler de vigilance.
19:59Rester très vigilant, mais je me dis qu'un jour, je vais me faire avoir.
20:02J'espère que non, mais c'est tellement...
20:06Quand on regarde ses mails, on le fait tellement vite.
20:08Enfin, voilà.
20:10Restez prudente, Léonore, comme chacune et chacun des auditrices et auditeurs de Sud Radio,
20:14et nous-mêmes.
20:15D'ailleurs, on n'est pas à la marée.
20:16Merci beaucoup pour le temps que vous nous avez consacré.
20:20Léonore, continuez à nous écouter sur Sud Radio.
20:22Je vous embrasse bien fort.
20:23Au 0800 26 300 300, vous continuez à nous appeler.
20:26On revient dans un instant, et notamment avec notre face-à-face, Clément Barguin.
20:29Oui, à midi 40, dans une dizaine de minutes,
20:31on reçoit Benjamin Péter, qui est responsable de l'actualité spatiale
20:34à la cité de l'espace de Toulouse.
20:36Et on va parler de cet événement historique,
20:39Sophie Adnaud, qui va devenir la première française en scaphandre dans l'espace.
20:43Et comme dirait mon personnage de dessin animé préféré,
20:46vers l'infini et au-delà.
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