- il y a 18 minutes
Chaque soir, Jérémy Brossard vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On revient en France avec une page consacrée aux impôts qui nous attendent.
00:04Vous le savez, c'est à nouveau le casse-tête du budget.
00:06Le ministre de l'Économie tente déjà de résoudre l'équation pour éviter un nouveau marathon budgétaire cette année.
00:12Face au poids de la dette qui ne cesse de s'alourdir, le gouvernement examine actuellement des pistes d'économie
00:18qui viseraient peut-être notamment les ménages les plus aisés, à commencer par un éventuel gel des retraites pour les
00:24plus aisés.
00:24Avant d'en parler avec nos invités sur ce plateau, les précisions de Julien Migomuère.
00:30La première piste, en fait, c'est celle de l'année blanche. En fait, c'est quoi ?
00:34Eh bien, ce serait de laisser le montant des prestations sociales à leur niveau actuel sans les revaloriser et encore
00:42moins selon l'inflation.
00:43La deuxième piste, ce serait de faire participer davantage les retraités les plus aisés à l'effort national.
00:49Et ça, c'est une piste qui a été évoquée pas plus tard que la semaine dernière par le ministre
00:54de l'Économie et des Finances dans les colonnes du quotidien Libération.
00:58Et que disait Roland Lescure ? Regardez, la question de la contribution des retraités aisés mérite d'être posée.
01:05Il y en a un qui est allé encore plus loin il y a quelques semaines. Il en parlait à
01:09la radio. C'était au mois de juin.
01:11C'est Serge Papin, le ministre des petites et des moyennes entreprises.
01:15Et lui, que disait-il ? Il donnait un montant d'ailleurs. On pourrait peut-être désindexer les retraites au
01:20-delà de 3 000 euros par mois, par exemple.
01:24Voilà, c'était au mois de mai.
01:25On va faire d'ailleurs, puisqu'on parle de chiffres, un petit peu de maths ensemble.
01:28En parlant de gel, on va se baser sur un gel à 2 000 euros.
01:32Il y a certains experts qui disent que ça pourrait rapporter, regardez, 3 milliards d'euros à l'État d
01:38'ici l'année prochaine.
01:39Enfin, Bercy, regarde, évoque également une autre piste.
01:43C'est celle des avantages fiscaux qui sont accordés aux retraités, notamment l'abattement fiscal de 10%.
01:49Eh bien ça aussi, potentiellement, ça pourrait être aboté.
01:53On en parle avec nos invités sur ce plateau.
01:55Thomas Vacheron, bonsoir.
01:56Merci d'être avec nous, secrétaire confédérale CGT, chargé de l'intersyndicale retraite.
02:01Et face à vous, Frédéric Bizarre, économiste spécialiste de la protection sociale et professeur à l'ESCP.
02:07Je commence avec vous, Frédéric.
02:09Est-ce que cette fois, on ne va pas y couper et il y aura effectivement un gel des retraites
02:14sur notamment les plus aisés ?
02:16On sait que les prédécesseurs de Sébastien Lecornu s'y sont essayés, mais ça n'a pas fonctionné jusqu'ici.
02:22Alors peut-être poser un peu le sujet de façon plus globale.
02:25En effet, il y a des mesures d'économie à trouver, puisqu'on va être à la fin de cette
02:30année à peu près à 5,2-5,3% de déficit du PIB.
02:35Un PIB, ça représente un point de PIB, c'est à peu près 30 milliards d'euros pour nos téléspectateurs,
02:40c'est-à-dire un peu plus de 150 milliards de déficit.
02:42Alors il faut qu'on descende en dessous des 5%.
02:44Si on veut arriver aux 3% promis en 2029 à la Commission européenne, ce qui nous permet de rester
02:52crédibles.
02:53Or, fin 2027, il va y avoir à trouver à peu près une trentaine de milliards d'euros d'économie.
02:59Bon, donc ces 30 milliards d'euros, comment est-ce qu'on les trouve ?
03:03Il y a plusieurs façons, mais en tout cas ce que le gouvernement a lancé comme ballon d'essai, c
03:06'est de se dire on va s'en prendre aux retraités aisés en désindexant.
03:11Je vous rappelle que normalement les retraites, puisque c'est un contrat social, vous cotisez pour les retraites et une
03:15fois que vous êtes à la retraite,
03:16on vous verse des pensions et normalement on s'engage à ce que ces pensions soient indexées sur l'inflation.
03:22Ça fait partie du code de sécurité sociale.
03:24Donc c'est vraiment dans le contrat social.
03:26Donc première chose, c'est que c'est une brèche au contrat social.
03:30Alors après, on l'ajuste comme on veut, les 10% les plus aisés, les 20% les plus aisés.
03:35On l'a fait très rarement, parce que je vais y venir, c'est un coup politique qui est très
03:39compliqué.
03:40On va y revenir dans un instant.
03:41La proposition qui est mise là, c'est de désindexer une partie pour les plus aisés des pensions des retraités.
03:49Si vous désindexez complètement, vous faites une année blanche, c'est-à-dire que vous ne revalorisez pas les retraites,
03:56c'est à peu près 6 milliards d'euros d'économie que vous faites.
03:58Je rappelle que les retraites augmentent d'une douzaine de milliards d'euros.
04:016 milliards, c'est les nouveaux retraités.
04:03Et 6 milliards, c'est la hausse des valeurs.
04:07Évidemment, tout ça n'est pas envisageable, puisque les retraites, je rappelle, c'est 1550 euros, la retraite moyenne.
04:13Il faut aussi casser une représentation un peu nationale.
04:17C'est que les retraités seraient une partie de la population privilégiée.
04:21C'est vrai qu'il fut un temps où les retraités avaient un niveau de vie moyen qui était supérieur
04:27aux actifs.
04:27Mais tout ça est fini.
04:29C'est à peu près un point de moins que les actifs.
04:32Mais c'est beaucoup moins si on ne considère pas les loyers.
04:35Donc les retraités ne sont pas du tout défavorisés.
04:37Dernier point sur cette désindexation, c'est que c'est une usine à gaz.
04:40Parce que vous parliez du ministre Papin.
04:43Donc il sort 3 000 euros.
04:45Si vous faites au-delà de 3 000 euros, vous touchez 8% à peu près des retraités.
04:50C'est-à-dire 1,4 million des retraités.
04:51Et là, vous parlez d'économie en centaines de millions d'euros.
04:54Plus en milliards.
04:55Non, vous n'êtes plus en milliards.
04:56Vous sortez.
04:57Donc vous avez le coût politique important, parce que vous remettez en cause ce contrat social.
05:02Et vous avez le bénéfice budgétaire qui est, je ne dirais pas insignifiant, mais qui est très faible.
05:09Thomas Vacheron, est-ce que vous dites attention en train de toucher au contrat social ?
05:14On en parlait à l'instant avec Frédéric.
05:15Vous dites, au fond, il y a besoin de trouver de l'argent et que les plus aisés contribuent davantage.
05:19C'est assez juste, finalement.
05:21Ah, que les plus aisés contribuent davantage, c'est l'heure.
05:24Puisque les mêmes qui étaient contre la petite taxe Zuckmann,
05:27qui permettait aux plus fortunés de payer autant d'impôts que le reste de la population,
05:32les mêmes qui s'opposent mordicus à cette taxe veulent taxer ceux qui ont travaillé toute leur vie.
05:38Qu'est-ce que c'est les retraites ?
05:40On travaille, on cotise, on a des droits inférents.
05:42Sur notre salaire, il y a le net en bas à droite et il y a le brut en haut.
05:45Et dans nos fiches de paye, on cotise.
05:47Ils n'ont pas le droit de toucher la retraite parce que ça nous appartient.
05:50D'ailleurs, puisqu'on parle de budget, il y a trois budgets.
05:52C'est important, c'est rare qu'on discute de ça.
05:54Il y a le budget de la sécurité sociale.
05:56Finalement, celui-ci, il est à l'équilibre.
05:58Il y a le budget des collectivités territoriales, qui l'est quasiment.
06:01Et il y a le budget de l'État qui est le plus en déficit.
06:03Pourquoi ?
06:03Parce qu'il y a des cadeaux fiscaux qui sont faits aux plus fortunés et aux entreprises.
06:07Deux chiffres très importants.
06:09Le premier, c'est que les 500 plus grandes fortunes sont passées de 2010 à 2025,
06:14de 200 milliards à 1 200 milliards.
06:16500% d'augmentation.
06:18Et tous les chiffres aujourd'hui le montrent.
06:21J'ai pris les chiffres de challenge pour avoir un document très libéral
06:25et qu'il ne soit pas contesté.
06:26Deuxième élément, les 211 milliards d'aides publiques aux entreprises privées.
06:29Le premier budget de l'État compilé,
06:32si on regarde toutes les aides qui existent, directes et indirectes.
06:37Rapport, là aussi, sénateur et non contesté,
06:39de Fabien Gué et Olivier Rittmann,
06:41sénateur LR pour le citer volontairement,
06:44qui montre qu'il y a une gabegie d'agence publique
06:46qui sert à quoi ?
06:47A aider les plus grosses entreprises.
06:49Et pire, c'est qu'elles ont un effet délétère sur les salaires.
06:52Je finis là-dessus.
06:53C'est qu'en fait, comme dans les 211 milliards,
06:55il y a 80 milliards chaque année d'exonération de cotisations sociales,
06:59qui fait que plus les salaires sont bas,
07:00plus les exonérations de cotisations,
07:03donc les aides publiques aux entreprises, sont hautes.
07:05Ça donne quoi ?
07:06Vous avez dit, à juste titre, il y a la dette.
07:08Par exemple, le précédent Premier ministre
07:10qui s'est amusé à taper comme ils veulent le faire
07:12sur les salariés,
07:14les agents de la fonction publique,
07:15c'était Bayrou.
07:16Il nous avait fait peur avec la dette,
07:17en disant, attention,
07:18la dette augmente chaque seconde,
07:20et tout le monde était terrorisé,
07:21de 5 000 euros de plus par seconde.
07:23C'est très important.
07:24Mais les aides publiques aux entreprises,
07:26c'est 6 900 euros chaque seconde.
07:29C'est beaucoup plus que l'augmentation de la dette.
07:31Donc là, il y a des endroits pour faire des économies
07:33pour ceux qui n'en ont pas besoin.
07:34Et dernier mot quand même,
07:35on n'est pas à n'importe quel été.
07:36Là, on est en train de discuter,
07:38d'essayer d'ajuster un budget.
07:41On vient de passer un été catastrophique.
07:42Vous savez, cette année,
07:43on fête les 90 ans des congés payés.
07:46Et bien cette année,
07:47tout le monde attendait les congés payés.
07:48C'est tellement dur le travail
07:49qu'on attend les congés payés.
07:50Et cette année, l'été a été tellement dur,
07:52sur la canicule,
07:53ils ont été en dessous de tout,
07:55au travail, c'était catastrophique.
07:56Les ministres n'ont rien fait,
07:57le gouvernement n'a rien fait.
07:58Sur les méga-fois,
07:59j'étais avec un pompier tout à l'heure,
08:00et ça parle du budget.
08:02On va revenir sur la question.
08:03Et à la fin,
08:03Macron est fini en jet-ski
08:05à se faire prendre en photo
08:05dans le journal de Bernard Arnault.
08:07Il ne faut pas être...
08:08On va revenir au sujet des retraites,
08:10Thomas Vacheron.
08:11Frédéric Bizarre,
08:12qu'est-ce que vous répondez à Thomas Vacheron ?
08:14Il y a deux choses que je partage
08:16parce que ce sont des faits.
08:18C'est un, encore une fois,
08:20c'est que vous avez le principal déficit,
08:22il porte sur l'État,
08:2485% si vous prenez depuis 10 ans
08:26du déficit public,
08:27en fait,
08:28est généré par l'État.
08:29Et dans l'inconscient collectif,
08:31on dit très fréquemment,
08:33pour ceux qui connaissent mal le sujet,
08:35mais aussi dans un inconscient populaire,
08:37qu'en fait,
08:38on a des dépenses sociales
08:40qui sont responsables
08:41de l'essentiel du déficit
08:42et qu'on aurait des dépenses locales,
08:44des collectivités locales
08:45qui seraient à la dérive.
08:46Le vrai problème,
08:48c'est l'État.
08:49La deuxième chose que je partage,
08:50c'est qu'on a un système
08:51qui est contributif,
08:52il faut faire attention
08:53à la notion de contrat
08:54qui lie les générations
08:56et qui fait en sorte
08:56que vous croyez au modèle social ou pas.
08:58Je rappelle que la jeune génération,
09:00aujourd'hui,
09:00de croire de moins en moins
09:01dans le système de retraite.
09:02Donc, soit on dit,
09:03on bascule vers un système
09:04par capitalisation individuelle
09:05et on est cohérent
09:06en disant,
09:07on ne s'occupe plus
09:08de la pérennité de ce modèle-là,
09:10ou pas.
09:10Là où, évidemment,
09:11je diverge avec monsieur,
09:13c'est que je pense
09:15qu'à un moment,
09:15il faut regarder
09:16sur le périmètre
09:17d'intervention de l'État
09:19comme de la sphère sociale.
09:21Nous sommes le pays
09:2157 points de PIB
09:23de dépense publique,
09:25là où la moyenne européenne,
09:26où nous n'avons pas
09:27autour de nous
09:28des gens qui sont dénués
09:29de toute protection sociale.
09:30L'Allemagne est à 49%.
09:31La moyenne, c'est 48%.
09:33Et nous avons
09:34des prélèvements obligatoires
09:35les plus élevés.
09:36Qu'on puisse mieux répartir
09:37les prélèvements obligatoires
09:38que certains prennent
09:39plus leur part,
09:40je suis bien d'accord.
09:41Mais globalement,
09:42penser que c'est qu'un problème
09:44de recettes
09:44n'est pas un problème
09:45de dépense
09:46et juste absolument
09:49contre nature.
09:50Nos téléspectateurs
09:51nous envoient leurs remarques,
09:53leurs questions
09:54sur ce thème ce soir.
09:55On voit notamment Dominique.
09:56On a l'impression
09:57que les retraités
09:57ne paient pas d'impôts,
09:58de CSG,
09:59n'aident pas leurs enfants,
10:00petits-enfants,
10:01n'animent pas bénévolement
10:02des associations.
10:02Ils peuvent mettre
10:03de l'argent de côté
10:03pour payer leur future
10:04maison de retraite
10:05sans demander à leurs enfants.
10:06C'est vrai qu'il y a
10:07une contribution importante.
10:08On présente parfois
10:09les retraités
10:09comme des privilégiés.
10:11Or, ils contribuent
10:12de manière directe
10:13et aussi indirecte
10:14à travers le tissu associatif
10:16et l'aide
10:17aux plus jeunes générations.
10:18Le revenu moyen
10:19du retraité,
10:20c'est 65%
10:21du revenu d'un actif.
10:22Donc, il est bien inférieur.
10:24D'accord ?
10:24Et plus vous gagnez
10:25d'ailleurs de l'argent,
10:26plus votre revenu
10:28diminue.
10:28Donc, en effet,
10:29il faut casser
10:29ce que j'ai dit tout à l'heure
10:30de cette représentation-là.
10:31Maintenant,
10:32là où monsieur se trompe un peu,
10:33c'est qu'il est vrai
10:33que les retraités,
10:34par exemple,
10:34payent très peu
10:35de cotisations santé
10:37alors qu'ils consomment
10:38une partie très importante
10:40des cotisations santé.
10:41Donc ça,
10:41c'est vrai.
10:42Et juste,
10:43je rappelle que la retraite,
10:45c'est un salaire différé
10:46sur lequel le pays
10:47s'engage
10:48à ce que,
10:49jusqu'à votre mort,
10:50vous ayez un salaire
10:51qui soit revalorisé
10:52au moins à l'inflation.
10:54Donc,
10:55il faut respecter
10:56ce contrat social.
10:57Pour préciser,
10:58c'est même un salaire socialisé
10:59puisqu'il y a des cotisations
11:00sociales
11:01qui permettent
11:02de gagner des retraites.
11:03Et toutes celles et ceux
11:04qui nous regardent
11:04qui ont travaillé toute leur vie
11:05et toutes celles et ceux
11:06qui travaillent aujourd'hui,
11:07ils ont droit à ce système
11:08solide et solidaire.
11:10Mais du coup,
11:10là-dessus quand même,
11:11puisque vous avez parlé
11:12de prélèvement,
11:12nous on parle de cotisations,
11:13c'est plus juste,
11:14ça correspond à des droits.
11:15Et d'ailleurs,
11:16on ne parle pas
11:16d'allègement de charges,
11:17au contraire,
11:18on parle de droits,
11:18de cotisations,
11:19puisque ce ne sont pas des charges,
11:20c'est des droits afférents.
11:21Mais surtout,
11:22moi j'insiste sur ce sujet,
11:24les mêmes qui ont voulu reculer
11:25l'âge de départ à la retraite,
11:27à 64 ans,
11:28pour nous faire travailler
11:29toujours plus longtemps,
11:30dans la semaine,
11:31dans la journée,
11:31dans le mois et dans la vie.
11:32Maintenant,
11:33ça attaque aux retraités,
11:34soi-disant privilégiés,
11:36pour diviser les travailleurs
11:37entre,
11:37vous le voyez bien,
11:38entre petites retraites
11:39et très petites retraites.
11:40C'est ça le sujet.
11:41Nous on dit,
11:41il y a un gâteau dans ce pays,
11:43il y a le PIB qui existe,
11:45il faut répartir,
11:46qu'il y ait plus au travail
11:47plutôt qu'au capital
11:48et aujourd'hui c'est l'inverse.
11:49Et enfin quand même,
11:50on ne va pas rester sans rien faire.
11:52Parce qu'il y a,
11:52je le dis,
11:53tout l'été,
11:54rien n'a été fait
11:55pour les salariés,
11:56les usagers, etc.
11:57Moi je suis du privé,
11:58je suis fier des fonctionnaires.
12:00Il y a de quoi être fier.
12:00C'est elles et eux
12:01qui ont tenu le pays.
12:02Quand je vois,
12:03je vous le disais tout à l'heure,
12:04j'étais avec les pompiers au téléphone
12:05qui me disent
12:06on est le pays de la France.
12:07La deuxième économie de l'UE,
12:09là où les salaires sont très bas,
12:10là où on n'a pas de Canadair.
12:11À un moment donné,
12:12il faut prendre
12:14des dispositifs corrects
12:15qui améliorent la vie des gens
12:16et les écouter.
12:17Et vous savez,
12:18ils vont se faire entendre.
12:19Parce qu'on voit
12:22et il va y en avoir.
12:23Il y a deux dates déjà
12:24dans le calendrier.
12:25Celle du 15 septembre
12:26avec d'un côté
12:26les salariés de l'énergie
12:27et ensuite les salariés de la santé
12:29ce jour-là,
12:29le 15 septembre.
12:31Et il y a de quoi sur la santé
12:33discuter avec les soignants,
12:34avec les infirmiers,
12:35les infirmières
12:36et tous ceux qui font fonctionner
12:37l'hôpital aujourd'hui.
12:38C'est scandaleux.
12:39Et deux,
12:39il y a en intersyndical
12:41le 29 septembre prochain
12:43contre le budget d'austérité.
12:44D'un côté,
12:45pour avoir des agents au statut,
12:47on a besoin d'agents.
12:48Et je le dis,
12:49bien sûr les pompiers
12:50en premier lieu,
12:51mais aussi d'agents territoriaux
12:52parce que quand on veut
12:53lutter contre les feux,
12:54par exemple,
12:54il faut pouvoir nettoyer autour,
12:56etc.
12:57Et donc ça, c'est ensemble.
12:58Et autour de ça,
12:59pour terminer,
13:00puisque je vais laisser l'entendre,
13:03je dis juste une chose,
13:04c'est que cette fois-ci,
13:04il faut que les canons à eau
13:06ne soient pas tournés
13:06contre les pompiers
13:07et les agents de la fonction publique.
13:08Les canons à eau,
13:09ils doivent servir
13:10à éteindre les feux de forêt.
13:10Merci beaucoup Thomas Vacheron
13:12d'être venu sur ce plateau.
13:13Frédéric Bizarre,
13:14vous restez avec nous,
13:15on accueille nos invités politiques.
13:16On va continuer évidemment
13:19pour nous concerner le casse-tête du budget
13:23dans les prochaines semaines à l'Assemblée.
13:25On accueille donc François Calfon,
13:28député européen du Parti Socialiste.
13:30Bonsoir, merci d'être là.
13:31Et Alexandre Nicolique,
13:32député européen
13:33et porte-parole du Rassemblement National.
13:35Vous avez entendu tous les deux
13:36le débat qui était engagé.
13:38Alors sur cette hypothèse,
13:40pour l'instant,
13:40ce n'est qu'une hypothèse de travail,
13:42mais ça fait partie des pistes
13:43de réflexion du gouvernement.
13:44Je commence avec vous, François Calfon.
13:46Est-ce que vous seriez favorable
13:47à une désindexation,
13:49désindexation,
13:49des retraites,
13:50non pas une désindexation totale,
13:52mais en tout cas ciblée
13:52sur les plus hauts,
13:53les plus hauts retraités ?
13:55La situation financière
13:56dans laquelle nous sommes,
13:57j'ai envie de dire,
13:58merci Macron,
13:583 300 milliards de dettes,
14:00non plus de la moitié
14:01qui est de la dette sociale.
14:02Et pendant ce moment-là,
14:03ces 10 ans,
14:05finalement,
14:05les inégalités
14:07n'ont fait qu'exploser
14:08dans ce pays.
14:09Donc il y a quand même
14:09un petit sujet
14:10un peu difficile,
14:11c'est que
14:11vous me posez tout de go,
14:13c'est comme ça
14:14qu'a été posé le débat
14:15par le ministre de l'Économie.
14:16Est-ce que les retraités
14:17sont prêts à faire des efforts ?
14:19J'ai envie de dire,
14:19c'est fromage et dessert.
14:21C'est-à-dire que malheureusement,
14:22compte tenu de la situation
14:23dans laquelle nous sommes,
14:25tout le monde va être
14:25obligé de payer,
14:26mais ça ne peut pas être
14:27simplement les retraités
14:28qui payent.
14:28Et je vais être assez précis
14:30là-dessus.
14:30Il y a des profiteurs de crise,
14:32je pense à Total d'énergie,
14:34je pense à certaines
14:35entreprises de transport
14:36qui s'en sont mis
14:37plein les poches
14:38du fait des chocs géopolitiques
14:40que nous subissons.
14:41Celles-ci,
14:42à chaque fois,
14:43il y a de la timidité
14:44là-dessus,
14:45la contribution,
14:46les taxes sur les super-profits
14:48en loi de finances
14:49doivent permettre
14:50de financer
14:51finalement la dette sociale,
14:52mais aussi
14:53les déficits
14:54qui existent
14:55dans le budget de l'État.
14:56Ensuite,
14:56sur la question
14:57que vous me posez,
14:58parce que prise isolément,
14:59ce serait un peu fort de café
15:02que ceux qui ont creusé
15:03le déficit
15:03mettent le couteau
15:04sous la gorge
15:05aux retraités.
15:05Il faut bien financer
15:06le budget de l'État.
15:07Moi, je vous dis les choses,
15:08fromage et dessert
15:09pour être tout à fait clair
15:10et ne pas m'échapper
15:11par rapport à votre question,
15:13s'il y a une mise à contribution
15:14des plus aisées,
15:15je pense aux super-profiteurs
15:17de crise,
15:18mais je pense aussi
15:18aux GAFAM,
15:19c'est-à-dire les géants
15:20de l'Internet
15:21qui, chaque jour,
15:22détruisent des emplois,
15:24autant de cotisations sociales
15:25sur la maladie,
15:27sur la retraite
15:27qui ne sont pas perçues.
15:28Il y a une taxe,
15:29j'en termine,
15:30il y a une taxe
15:31qui a été introduite
15:32sur les services numériques.
15:34Il faudrait doubler
15:35à l'occasion
15:36de cette loi de finances,
15:37la taxe,
15:38la passer de 600 millions
15:39à 1 milliard d'eux
15:40et pourquoi pas,
15:41une fois qu'on a fait
15:42payer les profiteurs de crise,
15:44payer les GAFAM,
15:45que les retraités
15:46les plus aisés,
15:47d'ailleurs quand on discute
15:48avec eux,
15:49puissent finalement
15:51par solidarité,
15:52mais une solidarité,
15:53ce n'est pas seulement
15:54à eux de payer
15:55qu'il puisse y avoir
15:56une pause
15:57dans l'indexation
15:58des retraites.
15:59Alors qu'est-ce que c'est
15:59un retraité le plus élevé ?
16:01On a déjà eu des débats.
16:02Mais au-delà
16:03de 4 000 euros de pension,
16:04ça ne me paraîtrait
16:05pas complètement
16:07déconnant,
16:07pour prendre un mot.
16:10Alexandre Nicolique,
16:11votre position
16:12sur les retraités
16:15désindexés,
16:15en tout cas pour les plus aisés.
16:16En tout cas pour l'instant,
16:17c'est très flou d'ailleurs.
16:18Oui, c'est une piste de réflexion.
16:19Oui, mais s'il y a
16:20un gel total,
16:22aujourd'hui,
16:22ce serait 6 milliards.
16:23Là, on nous parle
16:24de 3 milliards.
16:25C'est quoi ?
16:25C'est la moitié
16:26des retraités
16:26qui vont avoir
16:29le gel
16:29de leur pension de retraite
16:31qui ne suivrait pas
16:32l'inflation.
16:33et je trouve ça
16:33surprenant
16:34de se dire
16:35qu'on va taper
16:36sur ces Français
16:37qui ont travaillé
16:39toute leur vie,
16:40qui ont cotisé,
16:41qui touchent
16:43cette retraite,
16:44qui ont envie
16:45de payer peut-être
16:46leur maison de retraite,
16:47finir leur vie
16:48dans un cadre
16:51agréable,
16:51un minimum agréable,
16:53de transmettre aussi
16:54à leurs enfants,
16:55à leurs petits-enfants,
16:56ce qu'ils ont gagné
16:57dans leur vie,
16:57philosophiquement.
16:58les priver justement
16:59de cet argent
17:00alors qu'évidemment
17:01ce n'était pas prévu
17:02et ça leur tomberait dessus
17:04comme ça,
17:04comme un cheveu
17:05sur la soupe.
17:05C'est indécent.
17:07Et je m'étonne
17:08de voir que d'autres pistes
17:09d'économie
17:10ne sont pas réalisées.
17:11On peut l'évoquer,
17:12mais on peut parler
17:13des agences,
17:14la différence entre aussi
17:15ce qu'on donne
17:16et ce qu'on reçoit
17:17de l'Union européenne.
17:18Mais je vais vous dire,
17:19il y a toujours
17:19ce fameux tabou
17:20parce qu'on est les seuls
17:22à l'évoquer.
17:23Mais quand on propose
17:24par exemple
17:25la préférence nationale
17:26sur les aides sociales,
17:28par exemple
17:29sur les aides sociales
17:30non contributives,
17:31donc ça veut dire
17:32qu'il n'y aurait
17:33que les Français
17:34qui toucheraient
17:34les aides sociales
17:35non contributives
17:36et que pour les aides
17:37sociales contributives,
17:38il faut avoir travaillé,
17:39cotisé durant 5 ans
17:40pour toucher
17:40les aides sociales
17:42du fruit du travail
17:44des Français.
17:44Les gens qui sont
17:45des travailleurs étrangers
17:47et qui ont cotisé
17:48toute leur vie
17:48des pensions de retraite,
17:49c'est ça votre piste ?
17:50Monsieur Calfour,
17:51vous ne m'avez pas écouté,
17:52je parlais des aides sociales
17:53contributives.
17:53Vous faites chaque fois
17:53vous partie sur l'immigration
17:54comme les médecins
17:56vous savez,
17:57ceux qui s'intéressent
17:59un minimum à ces sujets
18:00ont très bien compris
18:01ce que je suis en train
18:01de dire.
18:01Les aides sociales contributives,
18:03ça veut dire,
18:03et quand on dit
18:04il faut avoir travaillé,
18:05cotisé durant 5 ans,
18:06sinon on ne bénéficie pas
18:07de ces aides sociales,
18:08l'ensemble c'est 18 milliards
18:09d'économies par exemple.
18:10Vous savez quoi ?
18:10Et c'est quelque chose
18:12qui nous permettrait
18:13justement de dégager
18:14des marges
18:15et pas se dire
18:15qu'on va taper sur ceux
18:16qui ont le plus travaillé,
18:18cotisé et qui aujourd'hui
18:19on veut fonctionner.
18:20Pour nos téléspectateurs
18:22quand même,
18:23si je puis me permettre
18:23puisque chacun a eu
18:24ces questions ouvertes
18:25donc ça me permet
18:26de vous interpeller,
18:27les inégalités ont explosé
18:29dans ce pays.
18:30C'est-à-dire que c'est
18:30les riches qui sont devenus
18:31des super riches.
18:32Et vous,
18:33vous n'évoquez pas
18:34comme piste
18:34le fait de les mettre
18:35à contribution,
18:36vous vous dites
18:37les inégalités ont explosé,
18:39les riches s'en sont foutus,
18:40plein les poches,
18:41encore plus qu'hier,
18:42eh bien on va prendre
18:43l'argent dans la poche
18:44des immigrés.
18:44Vous êtes le parti
18:46du grand capital
18:46et vous jetez en pâture
18:49aux catégories populaires
18:50la chose suivante,
18:51s'il y a un problème
18:52d'inégalités dans ce pays,
18:53c'est à l'immigration de payer
18:54alors qu'à mes yeux
18:56et aux yeux de la logique,
18:57n'est-ce pas,
18:58ce serait aux profiteurs
18:59de crise de payer.
19:00Si je peux me permettre,
19:01cette logique ne marche pas.
19:02On est le pays de l'OCDE
19:03où les prélèments obligatoires
19:04sont les plus importants
19:06et c'est justement
19:07ce qui nous met en difficulté.
19:08Si on veut relancer le pays,
19:09il faut qu'on arrête
19:10d'être en déficit commercial
19:11pour baisser le déficit public,
19:12il faut qu'on recrée
19:13de la richesse
19:14dans notre pays.
19:16D'ailleurs,
19:17vous aviez augmenté
19:17les impôts
19:18sous François Hollande
19:20mais nous ne faisons pas
19:21de mesures discriminatoires
19:22alors on voit ce qu'ils cotisent.
19:24Elles ont continué d'augmenter,
19:25c'est ce qui a mis aussi
19:25nos entreprises en difficulté
19:27et ce qui entraîne
19:28les difficultés
19:28qu'on a aujourd'hui.
19:29Tout de suite,
19:30vous êtes dans un jugement moral
19:31avec ce que j'évoque
19:32sur la préférence nationale.
19:33Je vais juste rappeler
19:34que la préférence nationale,
19:35le premier qu'il évoque,
19:36c'est M. Salongro
19:37qui était de la SFIO,
19:39un socialiste
19:39en 1931
19:41et que même
19:41le Front Populaire
19:43dont la gauche
19:44se revendique
19:45quand la gauche
19:45était encore de gauche,
19:46quand elle défendait
19:47les ouvriers,
19:48le PS s'est donné
19:48à 2% chez les ouvriers
19:49quand on est donné
19:50à 5%
19:51donc les ouvriers
19:52savent très bien
19:52qui les défendent
19:54et aujourd'hui
19:55cette préférence nationale
19:56elle est voulue
19:56notamment par les classes populaires
19:58parce qu'ils en ont marre
19:59qu'on les ponctionne
20:00systématiquement
20:01avec des taxes foncières
20:02qui augmentent
20:02quand ils veulent acheter
20:03un bien,
20:04avec des impôts
20:05qui augmentent pour eux,
20:06avec leur entreprise
20:06qui voit des taxes augmenter
20:09et donc c'est des choses
20:11qui font qu'aujourd'hui
20:12les salaires ne progressent pas
20:13parce que pour donner
20:14un salaire aujourd'hui
20:16à un salarié
20:16vous avez près de 50%
20:18d'impôts
20:19qui sont prélevés
20:21pour l'entreprise
20:22et pour le salarié.
20:23le cas du MEDEF
20:24et puis finalement
20:25d'une certaine vision
20:26raciste de la société ?
20:27C'est raciste de dire ça ?
20:29Le Front Populaire
20:30était raciste ?
20:31La préférence nationale
20:31est tout à fait raciste.
20:32Vous savez que vous insultez
20:3339% de vos électeurs
20:34qui sont pour la préférence nationale
20:35M.
20:36Il y a 71% des Français
20:38qui sont pour la préférence nationale
20:39sont-ils racistes ?
20:40Je vais quand même développer
20:42mais j'y reviens
20:42On n'est plus en 2000
20:43j'ai 25 ans de retard
20:45avec le jugement moral
20:45Je sais que ça vous met
20:46hors de vous
20:47C'est quoi la préférence nationale ?
20:49C'est des gens qui cotisent
20:50parce que là on ne parle pas
20:51des étrangers
20:52qui finalement
20:54n'ont pas de statut
20:55des gens qui cotisent
20:56Pas du tout
20:56Quand vous êtes salarié
20:57même sans papier
20:58M.
20:58Quand vous êtes salarié
21:00et que votre employeur
21:01cotise
21:01et bien vous cotisez
21:03vous-même
21:04dans votre salaire
21:04pour votre protection sociale
21:06vous payez de la CSG
21:07Et qu'est-ce que vous dites ?
21:08Des gens qui travaillent
21:09des gens qui payent la CSG
21:11Pas du tout
21:11Ben si c'est ça
21:12la préférence nationale
21:13ne pourraient pas
21:14avoir les étrangers
21:15Travailler cotisé
21:16durant 5 ans
21:17Et pour que les gens
21:17comprennent bien
21:18c'est comme si vous payez
21:19Vous ne prenez pas
21:20ce que ça veut dire
21:20M. Calvé
21:21Et pour que les gens
21:21comprennent bien
21:22c'est comme si vous payez
21:24une assurance
21:24pour votre voiture
21:25quelle que soit votre origine
21:27et qu'à la fin
21:27la compagnie d'assurance
21:28vous dit
21:28Ah mais vous
21:30vous êtes étranger
21:31vous n'avez pas le droit
21:32à rembourser
21:32Mais ce n'est absolument
21:33pas ce que j'ai dit
21:34J'ai dit travailler cotisé
21:35durant 5 ans
21:35et qu'on ne peut pas
21:36bénéficier des aides sociales
21:37directement du fruit
21:38du travail des français
21:39sans avoir travaillé
21:40cotisé durant 5 ans
21:40Une personne sans papier
21:42qui travaille
21:43qui a un contrat de travail
21:44et qui cotise
21:45Une personne sans papier
21:46qui vient sur le territoire
21:47illégalement
21:48elle doit être renvoyée
21:49il y a un des droits en France
21:50D'accord
21:50mais ces gens-là cotisent
21:51donc vous considérez
21:53que les cotisations sociales
21:55qu'elles ont versées
21:56On considère que les personnes
21:57qui viennent de manière
21:58irrégulière en France
21:59doivent être expulsées
22:00mais si vous n'êtes pas
22:01pour le respect de la loi
22:02On a compris vos points de vue
22:04on ne va pas vous réconcilier
22:05on va dire ce soir
22:06juste en 10 secondes
22:07est-ce que vous pouvez répondre
22:08à Véronique
22:08qui nous regarde ce soir
22:09qui dit
22:10Question pour nos hommes politiques
22:12sur le plateau
22:12Seriez-vous prêt à geler
22:13votre salaire sur 5 ans
22:14en 10 secondes ?
22:15Moi je n'aurai pas
22:15de difficulté à le faire
22:17et je rappelle aussi
22:18sur ce plateau
22:19parce qu'on dit
22:19c'est des nantis
22:20que nous payons
22:22nos impôts
22:23nos cotisations sociales
22:25à hauteur de ce que nous gagnons
22:26Et ce ne serait pas bon
22:27pour l'économie
22:27que vous le fassiez
22:28Alexandre Nicolas
22:29Non mais évidemment
22:30la question ne se pose pas
22:30on est des privilégiés
22:31évidemment que
22:33s'il faut donner l'exemple
22:34on le ferait
22:35mais ça montre bien
22:37le sentiment d'injustice
22:38que peuvent ressentir
22:39ces retraités
22:39parce que Madame
22:40je pense
22:41est une retraitée
22:42et elle ne comprendrait pas
22:43que le contrat social
22:45passé avec l'État français
22:46c'est-à-dire
22:46vous travaillez
22:47vous allez toucher
22:47une retraite
22:48qui va suivre l'inflation
22:49ne soit pas respectée
22:51aujourd'hui
22:51par un État
22:52qui trahit
22:52justement
22:53les travailleurs français
22:54qui sont aujourd'hui
22:55à la retraite
22:56le débat
22:56le débat ne fait en tout cas
22:57que commencer
22:58dans la perspective
22:59du marathon budgétaire
23:00merci beaucoup
23:00à vous trois
23:01d'être venus nous éclairer
23:02sur ce sujet
23:02ce soir dans BFM
23:03grand soir
23:04voilà
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