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  • il y a 9 minutes
Les infirmiers libéraux qui se déplacent en voiture pour intervenir au domicile des patients sont touchés de plein fouet par la hausse des prix des carburants. Ils demandent des indemnités forfaitaires plus élevées et indexées sur le prix de l’essence.

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Transcription
00:00Votre tournée, combien de kilomètres et à quoi êtes-vous obligée de renoncer ?
00:05Alors, bonjour, ma tournée en fait, elle fait entre 200 et 230 kilomètres par jour.
00:14Et je suis obligée de renoncer bien sûr aux patients les plus loin de mon cabinet.
00:19Au-delà de 14, 15 kilomètres, on ne prend plus.
00:23Pas plus loin que la semaine dernière, j'ai été obligée de refuser une prise en charge pour des prises
00:28de sang.
00:30Sur un patient qui présente des troubles cardiovasculaires graves et qui doit avoir des surveillances toutes les semaines.
00:39Il est à 18-19 kilomètres, c'est une zone rurale montagne et j'ai refusé.
00:45Et vous avez refusé, Fadela, parce que le ratio entre ce que vous gagnez par soin et désormais la hausse
00:54du carburant, ça ne rentre plus ?
00:56Voilà, donc le soin lui-même, la prise de sang, c'est une cotation, c'est un AMI, pour ceux
01:03qui connaissent vont comprendre, mes collègues.
01:05C'est 3,15 euros, plus 2,75 euros le déplacement, ça fait 6 et quelques.
01:13Ce n'est pas du tout rentable de faire 36 kilomètres, aller-retour, parce qu'on doit se compter quand
01:26même notre salaire.
01:27Fadela, est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui, votre constat, et j'ai eu de nombreux infirmiers et
01:33infirmières qui m'ont appelé ce matin sur RMC,
01:35est-ce que votre constat aujourd'hui, c'est qu'il y a des patients qui ne vont pas être
01:39soignés et donc des conséquences sur la santé ?
01:42Oui, des patients ne vont pas être soignés, des patients ne vont pas avoir le suivi en sortie d'hospitalisation.
01:51Des patients âgés, alors nous, on est dans une zone rurale très reculée, un peu oubliée d'ailleurs par notre
01:59gouvernement et quel qu'il soit, par nos politiques, quel qu'il soit.
02:06Et j'ai par exemple une dame qui est sortie d'hospitalisation, elle habite dans une vallée reculée.
02:13On y va parce que je la suis depuis 4 ans et en sortie d'hospitalisation, je me posais la
02:22question il y a 15 jours si je la reprenais ou pas,
02:25parce qu'elle est à 17 kilomètres, c'est une patiente que j'ai depuis longtemps, mais il s'est
02:30quand même posé la question de la reprendre ou pas.
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