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Chaque soir, Jérémy Brossard vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00C'est le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, qui ne sera pas candidat à l'élection présidentielle et il
00:05apporte son soutien à Edouard Philippe.
00:06C'est ce qui ressort d'un entretien accordé à la Voix du Nord. Vous allez voir les déclarations de
00:10Gérald Darmanin à la Voix du Nord.
00:14Il faut toujours se poser la question, quel est l'intérêt supérieur pour le pays, dit-il, et l'intérêt
00:19général n'est de pas multiplier les candidatures.
00:22Nous sommes dans une situation extrêmement difficile, socialement difficile pour les Français, donc j'ai décidé de ne pas rajouter
00:28de la division et donc de ne pas me représenter à l'élection présidentielle et de soutenir Edouard Philippe à
00:34l'élection d'Idié Mauss.
00:35Est-ce que ça clarifie les choses dans le camp central dont vous parliez en début de l'année ?
00:38Ça commence à les clarifier, mais on n'en est qu'au tout début de la clarification parce qu'on
00:42n'a pas encore évoqué M. Retailleau autour de cette table.
00:45Bon, M. Retailleau, il est là. Alors, on reparlera de lui après les sénatoriales, si vous voulez bien.
00:51Parce que son objectif, c'est d'être réélu sénateur de la Vendée. Il n'y a aucun risque, là.
00:56Bon, il sera réélu.
00:57Mais le problème, c'est de savoir, même au collège des grands électeurs, s'il fait un très bon score
01:01ou pas.
01:01Bon, et si ça lui redonne un deuxième souffle. Après les sénatoriales, il pourra, à l'occasion échéant, se poser
01:08la question de savoir s'il continue ou pas pour la présidentielle.
01:12Il faut bien voir ce que c'est que l'élection présidentielle. C'est une course de fond. On est
01:18sur un 10 000 mètres.
01:19Bon, et l'un 10 000 mètres, ça se joue dans le dernier tour du stade. Bon, donc il y
01:25a ceux qui vont rester derrière.
01:26Il y a ceux qui ne sont pas encore partis. Bon, on évoquait François Hollande.
01:30François Hollande est dans les starting blocks. Tout le monde le sait. Il a envie d'être candidat.
01:35Mais il ne sera ce candidat que s'il a la certitude d'être soutenu par l'ensemble des autres
01:40forces de la gauche non-mélenchoniste.
01:42Et il faut qu'il se souvienne de son maître, François Mitterrand, qui en 1965, pour la première élection de
01:48ce type,
01:49a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle en septembre 1965, qu'après s'être assuré que deux jours après,
01:56tous les autres diraient oui, y compris le Parti communiste.
01:58À l'époque, il pesait autre chose que ce que se pèse aujourd'hui, le Parti communiste. Bon, donc, François
02:04Hollande est prudent.
02:05Il n'a pas besoin de se faire connaître. Tout le monde le connaît. Il a des adversaires à gauche.
02:10Il a évidemment des adversaires à droite. Mais il a un énorme avantage. Il connaît le job.
02:15Valérie Boyer, vous êtes toujours en direct avec nous. Au fond, est-ce qu'Édouard Philippe n'est pas aujourd
02:20'hui le plus en capacité
02:22de faire gagner le centre et la droite l'an prochain ?
02:26Peut-être faire gagner les macronistes, probablement, qui voient peut-être en Édouard Philippe un prolongement d'Emmanuel Macron.
02:36Écoutez, moi, je soutiens Bruno Retailleau. Donc, les choses sont extrêmement claires en ce qui me concerne.
02:42Je crois que la France a envie d'une rupture avec les années Macron et que cette rupture ne peut
02:50se faire qu'avec des personnes
02:51qui n'ont pas participé en tant que macronistes au gouvernement d'Emmanuel Macron.
02:57Bon, personnellement, moi, je soutiens Bruno Retailleau. Je pense que c'est lui qui peut incarner un changement, un espoir,
03:04qui propose des solutions, y compris sur le dossier qu'on a évoqué tout à l'heure, avec courage, constance,
03:10parce que la constance,
03:11c'est important dans la vie politique, la cohérence également. Et donc, c'est le candidat, les Républicains,
03:18et c'est le candidat, je pense, qui peut rassembler à droite, éventuellement, avec des personnes du centre.
03:24Et moi, je ne crois pas du tout au prolongement de la macronie.
03:29Bruno Retailleau a été ministre d'Emmanuel Macron, Valérie Boyer ?
03:32Non, Bruno Retailleau a été ministre de Cohabitation. Michel Barnier était Premier ministre.
03:38Et Bruno Retailleau est parti de ce gouvernement, effectivement, lorsque la composition du gouvernement ne lui convenait pas.
03:45Et on ne peut pas dire qu'il a été un ministre de l'Intérieur complaisant. C'est le moins
03:49qu'on puisse dire.
03:50Et aujourd'hui, c'est pas parce que... Aujourd'hui, il a fait... Il a... Aujourd'hui, et pendant d
03:57'ailleurs toutes ces années, Macron,
04:00il a été dans l'opposition à Emmanuel Macron, comme nous l'avons été aussi chez les Républicains et au
04:05Sénat.
04:06Philippe Brun, vous réagissiez à ce que disait...
04:09Non, non, mais je comprends ce que je dirais. Vous voyez, enfin, on ne peut pas dire qu'il n
04:12'y a pas d'association.
04:13Vous gouvernez le pays ensemble depuis maintenant deux ans.
04:15Il y a des ministres LR dans votre gouvernement, dans le gouvernement actuel, qui sont membres de votre parti.
04:21Et M. Retailleau a été le serviteur de M. Bayrou, Premier ministre.
04:25On ne peut pas dire que c'était la cohabitation, Mme Boyer, avec M. Bayrou, Premier ministre.
04:30Et M. Barnier, la plupart des ministères régaliens étaient donnés à des macronistes,
04:34du ministère de l'économie, du ministère du budget, j'en passe, et des meilleurs.
04:38Donc, ministère des Affaires étrangères.
04:40Donc, vous gouvernez ensemble le pays depuis maintenant deux ans.
04:43Vous êtes responsable du bilan que nous...
04:46Aujourd'hui, vous êtes redevable devant les Français.
04:49Donc, ne faites pas croire à une sorte de fausse alternance pour 2027.
04:53M. Retailleau est comptable de la situation du pays.
04:56Et il a participé avec ferveur aux travaux du gouvernement depuis maintenant deux ans.
05:01Un mot, Valérie Boyer, pour répondre.
05:03Je m'insurge totalement de ce que vient de dire M. Brun, qui est député socialiste.
05:08Je rappelle que quand Emmanuel Macron a été élu en 2017,
05:12plus de la moitié des députés venaient directement du Parti socialiste.
05:15C'est qu'il y en a toujours parmi eux, par exemple, Gabriel Attal,
05:19qui a été premier ministre d'Emmanuel Macron.
05:21Non, Bruno Retailleau est...
05:22Son premier ministre, M. Philippe, il venait de LR aussi.
05:24Il a été un ministre de l'Intérieur qui était dans un système de cohabitation à Emmanuel Macron.
05:29Et quelle cohabitation ?
05:30Aujourd'hui, et avec un premier ministre qui était issu des Républicains,
05:34et c'est la raison pour laquelle il a accepté d'être au gouvernement et qu'il n'a pas
05:37prolongé,
05:37on ne peut pas dire tout et son contraire.
05:39On a été dans l'opposition à pratiquement tous les textes d'Emmanuel Macron
05:43et nous avons travaillé dans l'opposition à Emmanuel Macron.
05:47Et en tout cas, en ce qui concerne Bruno Retailleau, les choses sont claires.
05:50Et bien claires, et de toute façon, c'est le candidat que je soutiens.
05:55Et je ne vois pas...
05:56Enfin, il faudrait vraiment avoir beaucoup d'imagination comme vous
05:59pour dire que Bruno Retailleau a été macroniste.
06:01Merci beaucoup, Valérie Boyer, d'avoir été en direct avec nous ce soir dans le BFM.
06:08Grand soir, Philippe Brun, ça bouge aussi à gauche, ça vous concerne.
06:10Vous, vous êtes candidat pour la primaire du PS.
06:13Est-ce qu'elle a encore un sens, cette primaire ?
06:15Quand on voit, là, on voit des mains qui se tendent vers Jean-Luc Mélenchon,
06:19du côté de la gauche, alors pas au sein des socialistes,
06:22mais regardez la patronne des écologistes, Marine Tondelier,
06:24qui se dit prête à discuter avec tout le monde à gauche, sans exclusive.
06:28On a eu ce soir sur notre plateau Sandrine Rousseau également,
06:31qui disait, si Jean-Luc Mélenchon est mieux placé pour gagner la gauche, pourquoi pas ?
06:37Est-ce que la primaire à laquelle vous participez a encore du sens ?
06:39J'ai sûr qu'elle a du sens.
06:40Il y aura deux gauches à l'élection présidentielle,
06:41comme il y a toujours eu d'ailleurs dans notre histoire.
06:43Vous allez avoir une gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon l'incarne parfaitement bien.
06:46Puis vous aurez une gauche, on dit de gouvernement,
06:49je ne sais pas si c'est la bonne phrase,
06:52une gauche plus sociale-démocrate,
06:53qui vise d'abord à gouverner le pays,
06:56à apporter des solutions concrètes aux Français.
06:57C'est-à-dire que vous classez les écologistes maintenant dans la gauche radicale ?
07:00Non, mais les écologistes font partie de ce camp-là.
07:02D'ailleurs, aux élections sénatoriales, pardon,
07:03ils sont en alliance avec nous, ils ne sont pas en alliance avec LFI.
07:05Les élections municipales, ils étaient en alliance avec nous,
07:07ils n'étaient pas en alliance avec LFI.
07:08Aujourd'hui, Marie-Péton Delia essaye de rassembler,
07:10de discuter avec les uns les autres.
07:12Je n'ai aucun doute que demain, elle soutiendra,
07:14en tout cas qu'elle viendra,
07:15essayer de construire une coalition avec nous.
07:18Cette primaire, elle va être très intéressante.
07:19Elle va démarrer là au mois de septembre.
07:21Il y aura trois débats à la télévision.
07:22Vous allez pouvoir voir des options politiques différentes.
07:25Il y aura l'option que je porte,
07:27celle d'une gauche populaire qui parle d'abord aux ouvriers et aux employés,
07:30avec un programme économique sérieux,
07:32qui parle d'abord d'industrie, d'abord de souveraineté industrielle,
07:35qui parle de la question de l'énergie,
07:36qui parle de l'écologie.
07:38Et on va défendre ces idées-là, ces idées neuves dans le débat.
07:41Et je crois qu'en sortie de la primaire,
07:43une dynamique va se créer,
07:44qu'il y aura beaucoup de gens qui vont venir voter à cette primaire,
07:46et qu'à la suite de ça,
07:47l'union avec les écologistes et les communistes sera possible.
07:50– Voilà, une primaire du PS, mais Maurice Safran,
07:52on a le sentiment que tout le monde, au fond,
07:53devra se prononcer par rapport à Jean-Luc Mélenchon,
07:55puisqu'il est en tête, on va dire, dans les intentions du vote.
07:59– La primaire, Corbelieu.
08:00– Il est la garantie d'une victoire de Marine Le Pen
08:03s'il passe le premier tour, c'est ça.
08:06– C'est un problème.
08:07– Les responsables de la gauche et les électeurs de gauche
08:10sont devant une responsabilité historique.
08:13C'est une élection très importante,
08:16c'est une action très grave, cette élection présidentielle.
08:17Parce qu'effectivement, Didier Mauss le disait,
08:20on sait que Marine Le Pen sera au second tour,
08:24donc effectivement, il y a une bataille aujourd'hui pour savoir.
08:27On peut, je le dis de façon très ironique,
08:30on peut saluer Gérald Darmanin,
08:32c'est le premier des grandes figures de la droite,
08:36c'est une grande figure de la droite de l'Ori,
08:37qui dit qu'ils disent tous qu'ils sont candidats.
08:39Il y en a un, ce matin, Gérald Darmanin,
08:42qui enfin dit, moi, je ne suis pas candidat.
08:44C'est un choc pour la droite,
08:46c'est le seul qui n'est pas candidat.
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