- il y a 13 heures
Avec Emmanuelle Hervé, Spécialiste des gestions de crise, Véronique Reille-Soult, Présidente de Backbone Consulting, spécialiste du numérique et des réseaux sociaux
---
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOffi...
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradiooff...
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos du Grand Matin Week-End : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDSoOQuH74IIXMno3AffxfUT
##LE_DEBAT_DE_LA_SEMAINE-2026-08-16##
---
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75yzts
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOffi...
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradiooff...
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos du Grand Matin Week-End : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDSoOQuH74IIXMno3AffxfUT
##LE_DEBAT_DE_LA_SEMAINE-2026-08-16##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Cyberattaque, jusqu'où est-il possible d'aller ?
00:03Je vous rappelle bien sûr notre question du jour et vous êtes nombreux à continuer de voter sur la page
00:08Youtube.
00:09Cyberattaque, vol de données, avez-vous peur d'Internet ?
00:12Je vous invite aussi à nous rejoindre dès maintenant au 0826 300 300.
00:16Jérémy vous attend pour témoigner.
00:18Est-ce que vous avez peur ? Est-ce que vous vous êtes fait arnaquer ?
00:20Est-ce que vous avez été victime d'une cyberattaque ?
00:22Que vous soyez personnel, que vous soyez professionnel, vous n'hésitez pas.
00:27Jusqu'où est-il possible de protéger nos données sur Internet ?
00:31On en parle avec vous Emmanuelle Hervé, vous êtes spécialiste des gestions de crise, bonjour.
00:36Bonjour madame.
00:37Dites Laurence.
00:39Bonjour Laurence, pardon.
00:40Il n'y a pas de souci.
00:43Et on en parle également avec une deuxième personne qui est à nos côtés aussi.
00:48Il s'agit de Véronique Reilsoul, qui est présidente de Backbone Consulting, spécialiste du numérique et des réseaux sociaux.
00:54Bonjour Véronique.
00:56Bonjour.
00:58Laurence, donc.
01:01Vous avez bien raison, c'est plus sympa entre nous.
01:04Entre nous trois.
01:06Et bonjour Emmanuelle aussi d'ailleurs.
01:08C'est parce qu'on a la distance.
01:10Voilà.
01:12Je vais tout de suite faire un constat, puisqu'en contribuable, j'en fais partie,
01:16ou adhérentes de fédération, ou usagers de services publics.
01:19Encore une fois cette semaine, ce sont des centaines de milieux de Français,
01:23en gros presque 700 000 entre eux.
01:25Il y avait un peu moins de 300 000 particuliers et à peu près l'équivalent en professionnels,
01:29qui ont appris que leurs données personnelles avaient fuité sur le site gouvernement-impôts.gouv.
01:34C'est un cloud pirate qui contiendrait aujourd'hui plus d'un milliard d'identifiants français.
01:40Alors jusqu'où est-ce qu'on peut vraiment se protéger quand on est sur Internet ?
01:44Et qui doit en porter la responsabilité ?
01:47Est-ce que c'est nous, les consommateurs, les utilisateurs ?
01:50Est-ce que ce sont les entreprises ? Est-ce que c'est l'État ?
01:53Je voudrais tout de suite qu'on fasse un constat.
01:55Emmanuelle Hervé, en tant que spécialiste de la gestion de crise,
01:58comment est-ce que l'on explique cette accélération des cyberattaques
02:02contre des organisations françaises, des services publics,
02:05comme ça vient de se passer la semaine dernière ?
02:08Je ne veux pas faire du complotisme de bas étage.
02:11Donc en fait, il y a effectivement des cyberattaques en permanence
02:17qui sont lancées vers tous les organismes, les entreprises privées.
02:21C'est une espèce de vague d'attaques qui cherchent les failles.
02:26Et parfois, ça trouve une faille et ça rentre.
02:30Est-ce que c'est ciblé ?
02:31Là, celle dont vous parlez, en fait, c'est du banditisme.
02:35Ce n'est pas forcément politique.
02:38Enfin, à ma connaissance, je ne saurais pas dire
02:41si oui ou non, c'est une attaque de l'étranger,
02:45c'est une attaque ciblée ou pas.
02:46C'est plutôt des criminels et des mafias,
02:50c'est plutôt comme ça que ça se passe,
02:52qui lancent en permanence des attaques
02:54et parfois rencontrent une faille
02:57et trouvent un moyen de pénétrer.
03:02Juste un petit rectificatif par rapport à ce que vous disiez tout à l'heure.
03:05Ce n'est pas une fuite, c'est du vol.
03:07Oui, c'est du vol.
03:08Voilà, une fuite, c'est encore un autre phénomène.
03:11Là, a priori, le hacker, en plus, ils l'ont trouvé.
03:17Véronique, du côté du grand public,
03:19est-ce que les Français ont conscience
03:20de l'ampleur de ce genre de problème ?
03:23Alors, de plus en plus, évidemment,
03:25puisque malheureusement, les uns et les autres sont de plus en plus souvent confrontés à ce sujet.
03:31Pour autant, les arnaques qui sont régulièrement à l'intention du grand public
03:37et voire des entreprises ne sont pas toujours si simples que ça à détecter.
03:42Et en tout cas, le grand public a un peu du mal à se repérer.
03:45Dès que vous avez du phishing, par exemple, à partir de noms d'organismes d'État,
03:53donc ça peut être Amélie, ça peut être les amendes, ça peut être les impôts, ça peut être votre banque.
04:02Bref, ça donne à chaque fois l'impression que ceci est fort sérieux.
04:05Et bien évidemment, ça ne l'est pas.
04:07Et il faut informer le grand public sur les quelques petits moyens que l'on a aujourd'hui
04:13pour être vigilants et pour se protéger.
04:15Je dis bien les quelques petits, parce que la réalité, c'est que ce n'est pas si simple que
04:18ça.
04:19Parce que ça devient de plus en plus sophistiqué, de plus en plus compliqué.
04:23Et ça s'adresse à presque tout le monde aujourd'hui.
04:25Mais alors, je vais vous poser la question à vous deux.
04:27Quand une fuite de données, ou même un vol, puisque c'est un vol manifeste
04:30qui s'est passé sur le site des impôts,
04:33et touche un service public, une mairie, etc.,
04:36est-ce qu'on est face à une défaillance technique de la structure qui est piratée ?
04:42Ou est-ce que c'est une défaillance de culture, de sécurité ?
04:46Pourquoi aujourd'hui, ils sont plus forts que nous ?
04:51Les deux, mon général, j'ai envie de dire.
04:53Parce qu'en fait, c'est toujours pareil.
04:55C'est un peu comme la défense dans le domaine militaire.
04:59Vous allez renforcer le mur, et ils vont fabriquer des missiles plus puissants.
05:05Et puis, alors, vous renforcez encore le mur, et les missiles sont plus puissants.
05:08Enfin, c'est toujours la poule et l'œuf.
05:10Donc, effectivement, les attaques sont de plus en plus sophistiquées.
05:15Est-ce que c'est une faille technique, ou est-ce que c'est une faille humaine ?
05:19Moi, à ce stade, je pense qu'ils ne savent pas forcément encore.
05:22Alors, il y a souvent un peu des deux, il y a souvent le sous-traitant du sous-traitant
05:28qui n'a pas été bien contrôlé.
05:31Et en fait, on pense maîtriser la situation, mais comme on ne maîtrise pas tous les paramètres
05:37qui ne sont pas dans notre périmètre, ça peut arriver par ailleurs.
05:42C'est parfois, effectivement, quelqu'un qui fait une erreur, c'est une erreur humaine.
05:47Il y a encore pas mal de fuites qui ne sont pas des défaillances techniques.
05:53Donc, en fait, ce sont les deux.
05:55Ce qui est certain, c'est que pour le grand public, les datas, les données personnelles
06:02sont données de manière proactive et parfois de toute façon obligatoire.
06:07On parle des impôts ou des amendes, etc.
06:11à un organisme privé ou public qui, lui, est chargé de les protéger.
06:17Donc, en fait, ce n'est pas du tout au grand public qu'il revient de protéger ces données.
06:22Il doit les donner.
06:24Et l'entreprise ou l'organisme se doit de les protéger, c'est ce que dit la loi, d'ailleurs.
06:30Et quand il y a une fuite de données ou un vol de données,
06:34ce qu'il faut savoir, c'est que l'amende de la CNIL en particulier,
06:38si on parle du RGPD, donc des données personnelles, peut être extrêmement importante.
06:43Ça va jusqu'à 4% au chiffre d'affaires global de l'entreprise.
06:46Donc, c'est à l'entreprise ou à l'organisme de sécuriser les datas.
06:51Oui, c'est ça.
06:51C'est ce que dit Brigitte sur la page Facebook de Sud Radio qui écrit
06:55même si, à titre perso, on fait attention à ce que l'on clique.
06:59Là, c'est l'État et les organismes qui ne protègent pas nos données.
07:02Donc, ça, c'est une réaction de Brigitte sur la page Facebook de Sud Radio.
07:06Et je voudrais, toujours sur le même sujet, qu'on accueille Eric qui nous appelle au 0800 26 300 300.
07:11Eric est à Nîmes, je crois.
07:13Bonjour, Eric.
07:15Oui, bonjour, Laurence.
07:16Bonjour à toutes et à votre invité et aux auditeurs.
07:18Et à nos deux invités, je vous rappelle, nous avons Emmanuel Hervé qui est spécialiste des gestions de crise
07:24et Véronique Reissout qui est présidente de Backbone Consulting,
07:27qui est une boîte spécialisée dans le numérique et les réseaux sociaux.
07:30Vous, vous avez dit à Jérémy, il y a trop de données qui sont réunies dans un seul et même
07:34fichier.
07:35Voilà, donc je pose la question.
07:38Alors, je ne sais pas si c'est techniquement possible,
07:40mais je pense que justement, il faudrait peut-être séparer les données,
07:43c'est-à-dire sur plusieurs fichiers.
07:44Si on se fait voler un fichier, on ne se fait pas voler le deuxième
07:47ou il y a le complément d'information.
07:50J'ai pensé aussi, j'ai une autre idée aussi,
07:52parce qu'en fait, la peur des gens, c'est se faire vider leur compte en banque.
07:55Moi, me faire voler mes données, le souci, c'est notre compte en banque.
08:01Alors, moi, je prends l'exemple des personnes âgées, d'accord,
08:05qui font très rarement des virements.
08:07Moi, j'aimerais que les banques proposent une option.
08:10Si on veut faire un virement, on a obligation de se présenter au guichet avec une carte d'identité.
08:15Oula, il y a de moins en moins de guichets.
08:16Et comme ça, on verrouille tous les virements pirates.
08:20Ok, Eric, je trouve l'idée bonne, mais il y a de moins en moins de guichets.
08:23Et quand on habite à plus de 50 km de sa banque, on fait comment ?
08:26Voyez, on a des limites par rapport à ça, pour le coup.
08:30Oui, d'accord, mais comme je vous dis, les gens qui font très peu de virements,
08:34qui en font deux par an, ils font deux déplacements, c'est pas non plus, voilà.
08:39Et puis, leur compte en banque est sécurisé.
08:40Alors, je ne dis pas que c'est une bonne idée, c'est une idée.
08:43J'aime bien, comme on vous dit, je ne dis pas que c'est une bonne idée, c'est une
08:46idée.
08:46Et merci de cette honnêteté.
08:48Je vais faire réagir mes deux invités, Emmanuel Hervé, sur la première partie de ce que disait Eric.
08:53Trop de données sont réunies dans un seul et même fichier.
08:56Pourquoi on n'aurait pas des fichiers séparés ?
08:58Ce n'est pas déjà le cas, Emmanuel Hervé ?
09:00Vous qui êtes spécialiste des gestions de crise ?
09:01Alors, il a tout à fait raison, Eric.
09:04C'est une très bonne idée.
09:06Bravo, Eric.
09:07C'est une idée qui est déjà mise en œuvre dans le domaine médical.
09:11Par exemple, si vous faites partie d'une étude clinique,
09:14vous allez avoir des dossiers patients et des données de santé.
09:19Et les dossiers patients sont anonymisés avec un numéro particulier
09:25et séparés, en fait, des données cliniques.
09:28Donc, si, par exemple, il y a un vol ou il y a une fuite,
09:31où il y a une pénétration du système d'information,
09:34le hacker ne va pas être en possibilité de recouper,
09:38donc de faire le lien entre les données cliniques et le patient.
09:42Mais tout ça, c'est très compliqué.
09:43Et évidemment, c'est le cas dans ce domaine particulier,
09:47mais pas dans d'autres domaines.
09:49Alors là, ce que vous venez de dire, ça me fait penser à Doctolib,
09:51qui a demandé l'autorisation d'avoir toutes nos données pour l'étude scientifique.
09:57Doctolib a quelques données patients, mais n'a pas de données cliniques.
10:01Ce sont les médecins qui les ont.
10:03Mais effectivement, au sein de Doctolib, il y a des ordonnances,
10:05il y a des rendez-vous, etc.
10:07Oui, oui.
10:08Je ne sais pas comment ils...
10:09Est-ce qu'ils vont séparer les dossiers ?
10:11C'est une bonne question.
10:12Je ne sais pas ce qu'ils envisagent de faire.
10:13Doctolib, si tu nous écoutes, appelle-nous.
10:160826 300 300.
10:17On aura plus d'informations, et j'imagine,
10:19prochainement suite à cette étude qu'ils veulent faire pour une étude scientifique.
10:23On reste ensemble, ne bougez pas.
10:25Emmanuel Hervé, spécialiste des gestions de crise.
10:27Véronique Reilsout, qui est présidente de Backbone Consulting,
10:31spécialiste du numérique et des réseaux sociaux.
10:33On continue de parler de ce sujet, de cyberattaque, des vols de données.
10:37Et vous continuez aussi à réagir autant sur la page Facebook de Sud Radio
10:41que sur la page X du compte Sud Radio ou YouTube,
10:44où vous dites oui à 75% à la question du jour que je vous pose.
10:48« Cyberattaque, vols de données ou pirates 2.0, avez-vous peur d'Internet ? »
10:53Je vous attends au 0826 300 300 pour en parler avec nous en direct.
10:58Week-end, 7h10h, Laurence Perrault.
11:01Et si vous nous rejoignez à l'instant,
11:02soyez le bienvenu avec nous sur Sud Radio dans les grands matins week-ends.
11:05Et nous sommes sur la partie de la question du jour
11:08avec nos spécialistes « Cyberattaque, vols de données, pirates 2.0, avez-vous peur d'Internet ? »
11:16Alors vous réagissez bien sûr sur la page Facebook, la page YouTube
11:19ou sur le compte X de Sud Radio.
11:21Et vous nous rejoignez au 0826 300 300.
11:24Jérémy vous accueille pour évidemment vous donner la parole en direct.
11:28D'ailleurs, est-ce que vous vous êtes déjà fait pirater ?
11:31N'hésitez pas à venir nous l'expliquer,
11:33venir témoigner sur l'antenne de Sud Radio.
11:35Emmanuel Hervé, spécialiste des gestions de crise,
11:38vous êtes toujours avec nous.
11:39Et merci du temps que vous nous accordez.
11:41Tout autant pour vous également,
11:42Véronique Reissout, présidente de Backbone Consulting.
11:46Spécialiste du numérique et des réseaux sociaux.
11:48Juste une question, j'aurais dû commencer par cela, Emmanuel.
11:51Spécialiste des gestions de crise.
11:53Concrètement, c'est quoi votre métier au quotidien ?
11:57Oui, ça intrigue un peu.
11:59C'est un métier de niche.
12:01Alors ça consiste en fait à accompagner les entreprises
12:04à qui il arrive un événement
12:06pour lesquels évidemment ils ne sont pas préparés,
12:10qui les dépasse et qui a des enjeux majeurs.
12:13Donc ça peut être une cyberattaque
12:16qui va à la fois interrompre en fait la continuité des opérations,
12:20mais aussi occasionner des risques réputationnels
12:24qui va donc, il va falloir gérer un ensemble de parties prenantes,
12:29les employés, les clients, les autorités.
12:31Et donc mon métier consiste en fait à organiser leurs réponses.
12:35D'accord.
12:36À injecter du processus, ça s'appelle un process de gestion de crise,
12:41au sein de l'entreprise pour que l'entreprise retrouve un peu de calme
12:46et retrouve un peu aussi de possibilité de prendre du recul
12:50et d'arrêter d'être en réaction pure
12:53et puis de pouvoir avoir un certain nombre d'actions proactives
12:57pour régler le sujet.
12:59Là, sur le sujet de la faille internet
13:00ou du piratage ou du hacking.
13:02D'ailleurs, quand une entreprise ou une administration,
13:05ce qui était le cas la semaine dernière
13:07avec le site de impôts.gouv,
13:10est piratée,
13:11est-ce que pour vous la priorité,
13:13c'est donc de réparer évidemment,
13:14ça c'est clair,
13:15mais est-ce que c'est de protéger sa réputation
13:17ou est-ce que c'est également de protéger réellement les victimes
13:20en communiquant assez vite
13:23puisque là, quand même,
13:24cette histoire de piratage de impôts.gouv.fr,
13:27ça date de juin
13:29et nous on l'apprend en août.
13:32Oui, alors il y a un certain nombre de priorités
13:34qui ne sont pas forcément les mêmes
13:35en fonction de qui est aux manettes.
13:38On ne va pas, par exemple,
13:40donner une priorité au business
13:41ou une priorité à l'atteinte à la réputation
13:44ou une priorité à la continuité d'activité,
13:46ça dépend des métiers.
13:48Mais pour ce qui est de prévenir
13:50les gens concernés par le vol des données,
13:53ce n'est pas tellement dans les mains
13:55de l'entreprise ou de la DGFIP
13:57pour ce qui nous préoccupe aujourd'hui,
13:59c'est la CNIL.
14:01Donc la CNIL doit être,
14:02qui est un organisme d'État,
14:04la CNIL doit être prévenue dans les 72 heures.
14:07Donc quand vous avez une attaque
14:08et que vous pensez que cette attaque
14:11concerne un certain volume de données privées,
14:14donc il y a des critères,
14:16est-ce que c'est nom, prénom, adresse,
14:18e-mail, numéro de téléphone,
14:20numéro de sécurité sociale,
14:21numéro de compte bancaire, par exemple.
14:24Donc ça, c'est beaucoup de données privées,
14:26donc ça doit être signalé à la CNIL.
14:28Vous avez 72 heures pour lui dire.
14:30Et ensuite, vous avez une obligation
14:33de prévenir les gens.
14:34Donc vous devez, par toute voix utile,
14:39prévenir les gens concernés
14:40et leur dire vos données
14:43et préciser, nom, prénom,
14:44enfin exactement qu'est-ce qui a été volé,
14:46ont été volés.
14:48Et donc vous devez, je vous le dis,
14:51et donc vous devez vous protéger
14:53en suivant ce qui est utile,
14:57mais un peu court.
14:59Oui, c'est ça.
14:59Puis concrètement,
15:00le piratage de nos impôts,
15:03sur le site des impôts,
15:04pour 700 000 personnes qui ont été piratées,
15:06enfin en tout cas dont les données
15:08sont parties,
15:09comment voulez-vous qu'on se protège ?
15:13Eh bien, il faut, comme d'habitude,
15:15c'est toujours la même chose,
15:17c'est une petite protection,
15:18mais changer tous ces mots de passe,
15:21c'est la première des choses à faire.
15:23Et ensuite, être extrêmement prudent
15:25dans les mois qui vont suivre,
15:26mais voire les années qui vont suivre.
15:27Donc cette prudence-là,
15:29il faut l'avoir en permanence.
15:32Sur ce dont parlait Véronique,
15:34donc le phishing,
15:35vous allez recevoir des e-mails
15:36qui sont maintenant très très bien faits,
15:39où on vous dit n'importe quoi,
15:42vous avez reçu une amende,
15:44il faut la payer à tel endroit,
15:46vous attendez un colis Amazon,
15:49le livreur n'a pas pu le mettre
15:52dans la boîte aux lettres,
15:53donc reprogrammez-le.
15:55Donc ça, c'est vraiment la base.
15:57Mais ce qui se passe maintenant,
15:58c'est qu'on a ce qu'on appelle des deepfakes.
16:01Donc des deepfakes,
16:02c'est des imitations de la voix de votre banquière,
16:05parce qu'ils téléphonent,
16:09vous recevez des appels,
16:11soit par numéro privé
16:13ou des numéros que vous ne connaissez pas,
16:14vous prenez cet appel,
16:15vous discutez même très peu de temps
16:18avec la personne,
16:19ils enregistrent votre voix,
16:20et derrière la voix est utilisée
16:23par une intelligence artificielle
16:25pour avoir une conversation avec vous,
16:26et ça ressemble à la voix de votre banquière.
16:29Emmanuel, on va juste donner,
16:31parce qu'il me reste à peine deux minutes,
16:33je voudrais donner la parole à Véronique
16:34dans quelques instants,
16:35puis surtout on va accueillir Johan
16:36qui est avec nous sur Sud Radio
16:38au 0826 300 300,
16:40excusez-moi de vous avoir un peu coupé,
16:41mais je suis très esclave de la pendule.
16:45Johan, bonjour.
16:47Bonjour Laurence.
16:47Vous, vous travaillez dans l'informatique.
16:49Bonjour madame.
16:50Vous allez arrêter à faire ça les uns les autres.
16:52Non, mesdames, mesdames,
16:53pour vos deux experts.
16:54Pardon, autant pour moi.
16:56Je me suis dit,
16:57sinon tout le monde s'y donnait le mot.
16:59Vous, vous travaillez dans l'informatique,
17:00Johan, c'est ça, hein ?
17:02Oui, tout à fait.
17:03Je dirige une équipe de hackers,
17:06ce qu'on appelle des pen testers,
17:08ou de red team, ça dépend.
17:09Et on est en charge
17:11de faire justement du piratage volontaire
17:14d'entreprises pour détecter
17:17et corriger les failles de sécurité.
17:19Et ça veut dire que vous savez exactement
17:22ce qui se passe au niveau des entreprises.
17:24Comment ça se passe ?
17:25Comment une entreprise vous contacte
17:26et pourquoi ?
17:28Alors, très souvent,
17:29la culture de la prévention,
17:31en France, on n'a pas beaucoup.
17:32Donc souvent, c'est de la réaction.
17:34Et très souvent,
17:35ce sont des entreprises
17:35qui se sont fait déjà attaquer
17:37ou pirater,
17:39qui d'un coup réagissent,
17:41se rendent compte qu'il y a un problème
17:42et qui vont chercher à le corriger.
17:44Donc, on nous appelle pour nous demander...
17:47Alors, dans un premier temps,
17:49ça peut être de pouvoir corriger,
17:51de pouvoir aider à la résolution
17:52de la problématique.
17:55Et puis, par la suite,
17:56on propose des services,
17:57chaque année,
17:58en fait, de revenir régulièrement,
17:59tous les ans,
18:01tous les six mois,
18:01selon les entreprises,
18:04pour tester,
18:04pour faire des tests,
18:05vérifier.
18:06Est-ce que tout est toujours en sécurité ?
18:07Est-ce que rien n'a bougé entre-temps ?
18:09Comme vous disiez tout à l'heure,
18:11votre experte,
18:13très souvent,
18:13vous avez des entreprises
18:14qui font appel à des sous-traitants,
18:16qui font eux-mêmes également
18:17appel à des sous-traitants.
18:19Et effectivement,
18:19des fois,
18:20des failles techniques
18:20peuvent apparaître,
18:21que ce soit
18:23soit dû au matériel
18:24qui commence à devenir obsolète,
18:26soit dû à l'erreur humaine.
18:28Vous travaillez beaucoup
18:29pour trouver les failles
18:30qu'ils ont dans leur système
18:31de sécurité.
18:32Quand on n'est pas dans le milieu,
18:34c'est très...
18:35On ne voit même pas,
18:36on comprend.
18:37C'est compliqué de comprendre.
18:38Moi, je ne sais pas coder,
18:40je ne sais pas faire tout ça.
18:41Comment ça se passe concrètement ?
18:43Je ne vous laisse pas deux heures.
18:46Comment ça se passe ?
18:47On va prendre un cas typique,
18:50un cas classique, on va dire.
18:52Vous avez, par exemple,
18:53une entreprise
18:54qui fait de la vente par Internet.
18:57Donc, ça veut dire
18:58qu'elle va traiter
18:58de la donnée marchande,
19:00de la donnée personnelle,
19:01votre nom, votre prénom,
19:01un fichier client
19:02et puis quelques données financières,
19:04potentiellement.
19:05Nous, on va se connecter,
19:07on va d'abord regarder
19:08au travers du site Internet
19:10et de la façon dont il est codé,
19:12voir si par la manière
19:13dont il est codé,
19:14c'est codé proprement
19:15ou si en injectant
19:17un code,
19:17on peut récupérer
19:18ou s'introduire
19:19un peu plus profondément
19:20dans le système,
19:22voir s'il y a peut-être
19:23des mots de passe
19:23qui apparaissent.
19:25Tout ça,
19:26tout ça à partir
19:26d'un premier temps,
19:27par exemple,
19:28de la page Internet
19:29du site marchand
19:30de l'entreprise.
19:31Oui, c'est une histoire
19:31de codage, quoi.
19:33Il y a du codage,
19:34il y a un peu de recherche,
19:35c'est effectivement,
19:36c'est assez technique,
19:38c'est un métier,
19:39donc ça s'apprend.
19:42Maintenant,
19:42la prévention aussi,
19:43ça prend
19:44et le fait de bien coder
19:45et de bien faire son job,
19:46aussi,
19:46ça se fait bien.
19:48Merci.
19:50Oui, pardon,
19:50excusez-moi,
19:51merci beaucoup Johan
19:51d'être intervenu
19:53pour nous raconter,
19:53nous expliquer,
19:54c'est un peu plus clair
19:55grâce à vous,
19:55merci beaucoup.
19:56Vous êtes à Malmort.
19:59C'est ça,
20:00exactement.
20:01Dans le 13.
20:02Dans le 13.
20:03Dans les bouches du Rhône.
20:05Exactement,
20:06à Patrimoine de Marseille.
20:07Voilà.
20:08Merci beaucoup Johan,
20:09je vous laisse.
20:10Véronique,
20:11pour conclure vraiment
20:12en quelques instants également,
20:13vous qui êtes présidente
20:14du Backbone Consulting,
20:16spécialiste du numérique
20:17et des réseaux sociaux,
20:18comment peut-on,
20:19nous,
20:20particuliers,
20:21se protéger
20:22avec tout ce qui arrive
20:23sur les réseaux sociaux ?
20:24Parce que là aussi,
20:24il y a du phishing,
20:25là aussi,
20:25il y a pas mal de choses.
20:27Ah oui,
20:28là aussi,
20:28il y a du phishing,
20:29là aussi,
20:29il y a des deepfakes.
20:32On va dire que pour
20:34la principale précaution
20:36que les individus
20:37qui ne savent pas coder
20:38comme vous
20:39peuvent prendre,
20:40eh bien,
20:41c'est tout simplement
20:43d'être vigilant,
20:44de faire très attention,
20:45de ne pas se fier
20:48ainsi
20:49trop facilement
20:50aux appels,
20:51aux demandes.
20:51Alors,
20:51c'est particulièrement vrai
20:52pour phishing,
20:52mais c'est vrai
20:53pour des tas d'autres sujets.
20:54Se méfier,
20:55vérifier des choses
20:56prendre le temps
20:57et prendre le temps,
20:58ça a l'air
20:59assez anecdotique,
21:00mais non,
21:00parce qu'on est dans
21:01un monde
21:02de l'instantanéité,
21:04un monde où tout va vite.
21:05En fait,
21:06chacun doit juste
21:07toujours se poser
21:08la question
21:08de ce qu'il est
21:10en train de faire.
21:10Alors,
21:11il y a une petite
21:11blagounette
21:12qui est tournée
21:13trois fois
21:14sa langue
21:15dans...
21:15Voilà.
21:16Moi,
21:17je vous propose
21:18de tourner trois fois
21:19vos pouces
21:20avant de cliquer,
21:21comme ça,
21:22ça vous permettra
21:23de prendre le temps.
21:24Un,
21:24vérifier l'adresse
21:25qui vous a envoyé
21:26le message.
21:27Généralement,
21:28en regardant bien
21:28l'adresse mail,
21:29on voit qu'il y a
21:30des choses étonnantes
21:31ou vérifier la source
21:33qui va partager
21:34avec vous
21:35une information.
21:36Bref,
21:36faites attention,
21:37c'est la seule chose
21:38parce que ça va
21:39se multiplier
21:40et heureusement,
21:41il y a des professionnels
21:42qui sont là
21:42pour vous protéger,
21:43mais ils ne sont pas
21:44toujours là,
21:45ils ne sont pas
21:45toujours très efficaces.
21:46Donc,
21:47restez vigilants.
21:48Voilà,
21:48vigilance,
21:50vraiment.
21:50Véronique,
21:50juste une chose,
21:51l'adage,
21:53il faut tourner
21:54sept fois
21:54sa langue
21:55dans sa bouche.
21:55Sept fois,
21:56mais moi je disais
21:56trois.
21:57Je sais,
21:57mais je lui ai dit
21:58trois parce que ça
21:59ne vous allait jamais
21:59tourner vos pouces.
22:01Historiquement,
22:01c'est sept fois.
22:03Sept fois,
22:03vos pouces,
22:04vous n'allez pas le faire
22:04trois fois,
22:05vous pouvez.
22:06Merci beaucoup à vous deux,
22:07merci de vos compétences
22:09et de nous avoir éclairé
22:10nos lanternes.
22:11Véronique Reils-Soult,
22:12qui est présidente
22:13de Backbone Consulting,
22:14spécialiste de numérique
22:15et des réseaux sociaux.
22:16Et vous,
22:16Emmanuel Hervé,
22:17spécialiste des gestions
22:18de crise.
22:19Merci à toutes les deux
22:20d'avoir accordé du temps
22:21pour que l'on comprenne
22:23tout cela.
Commentaires