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Les débats de l'été avec Rodrigo Arenas, député LFI et membre du Conseil de Paris

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##FAIT_DU_JOUR-2026-08-17##

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Transcription
00:00A de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith.
00:03Rodrigo Arenas, vous êtes député de la France Insoumise, également conseillé à la Ville de Paris.
00:08Vous lancez cette plateforme soslogements.fr pour dénoncer ces situations de logements qu'on pourrait qualifier de précaires, insalubres.
00:21Ça dépend du cas de chacun.
00:23En fait, l'essentiel de mes permanences en tant que député et maintenant aussi en tant que conseiller de Paris,
00:28vous l'avez rappelé,
00:30concerne le logement.
00:31Et dans beaucoup de situations, pour ne pas dire l'essentiel, les habitants et les habitantes, notamment chez les bailleurs
00:36sociaux,
00:37m'expliquent que quand ils écrivent aux bailleurs, soit, comme disait Coluche, on leur explique comment se passer de ce
00:44dont ils ont besoin,
00:44ou alors il y a une minimisation des situations dramatiques dans lesquelles vivent des habitants et des habitantes, notamment des
00:50familles avec enfants.
00:51Et à ce titre-là, moi l'idée, c'est que je me suis rendu compte que c'est quelque
00:55chose de systémique.
00:56Ce n'est pas quelque chose qui est conjoncturel, ce n'est pas quelque chose qui est ponctuel.
00:59Il n'y a que parfois, ça concerne un ensemble de bâtiments, un ensemble de tout un quartier dans lequel
01:04le bailleur fait peu ou mal son travail
01:06et qui met concrètement les habitantes et les habitants locataires dans des situations inextricables.
01:12Et que là, c'est le pot de fer contre le pot de terre.
01:15Donc à partir de là, mon rôle, c'est de visibiliser ce qui, pour eux, paraît invisible parce qu'ils
01:20sont, comme on dit, bien heureux d'avoir un appartement.
01:23En tout cas, c'est ce qu'on leur dit régulièrement.
01:25Estimez-vous heureux d'avoir un appart, donc à partir de là, ne râlez pas.
01:28Et donc, mon objet, c'est de visibiliser tout simplement à travers un site internet qui n'est pas un
01:33site de propagande, qui n'est pas un site partisan.
01:36C'est juste les personnes qui le souhaitent peuvent faire une vidéo de leur situation, la mettre très facilement parce
01:42que la technologie le permet en visibilité.
01:44Et donc, tout le monde, même vous, pouvez aller consulter ces vidéos qui met en fait l'état du bâti
01:49dans lequel habitent ces habitants qui, pour moi, est insupportable.
01:53Quels sont les types de témoignages que vous avez recueillis ?
01:57Quelle température fait-il dans les appartements sur Paris, par exemple ?
02:01Oui, parce que vous le contextualisez dans le cas de la canicule, notamment.
02:03Voilà.
02:04Alors, c'est dans le cas de la canicule.
02:06D'ailleurs, ça a été la base du logement.
02:07Pourquoi ? Parce que j'étais en conseil de Paris et je demandais au maire de la capitale et donc
02:12à ses élus de permettre aux habitants de faire l'urgence.
02:16Notamment, je parlais à l'époque de mettre en place ce qui maintenant devient un peu une habitude, de mettre
02:22des couvertures de survie inversées sur les fenêtres,
02:25de permettre d'occuper les espaces qui sont réfrigérés.
02:29Je pensais notamment à tous les lieux saints, les églises, etc., qui sont les lieux réfrigérés, de permettre cet accueil
02:35-là.
02:35Et la réponse qu'il m'avait apporté à l'époque, qui m'avait profondément choqué, qui m'avait valu
02:38une réaction d'ailleurs assez virulente,
02:39il m'a dit, allez voir sur Paris.fr parce que tout est là.
02:42Je le prends au mot puisqu'à Paris.fr, maintenant il y a SOS Logement.fr.
02:45C'est-à-dire que cette invisibilisation dans une sorte d'institutionnalisation de la souffrance des habitants,
02:49aujourd'hui, il convient de la mettre en œuvre par eux-mêmes, parce que les gens sont à bout.
02:53Donc, vous avez raison de dire que la canicule a révélé ce-là, le manque de volets, le manque d
02:58'occultants,
02:59les écoles qui, certaines, ont dû fermer parce que c'était insupportable de faire classe pendant la canicule.
03:04Toutes ces situations, aujourd'hui, sont systémiques.
03:06Et elles sont systémiques parce que nous avons aujourd'hui une capitale, mais pas seulement Paris,
03:10c'est une question nationale aujourd'hui, et parfois dans d'autres pays du monde aussi,
03:12qui ne prend pas en compte depuis des années ce que nous connaissons aujourd'hui, c'est-à-dire le
03:16changement climatique.
03:17On n'a pas pris la mesure. Il y a des pays qui l'ont fait.
03:20Vous avez par exemple la Hollande qui a investi des milliards et des milliards d'euros
03:23pour permettre de lutter ou de s'adapter à la hausse du niveau des mers.
03:27Vous avez la Chine aussi qui a planté des arbres de façon massive,
03:32notamment dans le désert de Gobi pour préserver la capitale.
03:34Mais ça, c'est des politiques qui mènent depuis 50 ans.
03:36Et donc nous, on est à la rue là-dessus.
03:38C'est-à-dire qu'on n'a pas pris la mesure de ce changement qui était annoncé
03:41et qu'aujourd'hui arrive et que les locataires se prennent de plein fouet,
03:44alors qu'on aurait très bien pu le faire.
03:46Et vous connaissez la capitale.
03:47Nous avons de plus en plus de tours en acier et en verre qui nécessitent de la clim.
03:53Comme le pavillon souhaité à l'Assemblée nationale.
03:55Par exemple, qui n'est pas que le projet de Yelbon-le-Pivet,
03:57mais je vous laisse inquiéter là-dessus.
03:58Ils sont plusieurs à cette mise sur ce sujet-là, de différents groupes.
04:01Et donc à partir de là, oui, il y a une annotation de la France à cette situation.
04:06Et ce que vous disiez tout à l'heure dans les sujets précédents,
04:09notamment ce qui se passe en Gironde, qui est un drame pour les personnes qui sont victimes,
04:12sont aussi dans cette logique-là.
04:14Sont aussi dans ce que nous n'avons pas pris la mesure du changement qui est là
04:17et que nous aurions pu anticiper parce que nous savons depuis 50 ans.
04:20Et ce site permet justement de le mettre en avant.
04:22Donc c'est des questions, vous m'avez posé la question tout à l'heure,
04:25c'est des questions de moisissures sur les murs parce que les fenêtres ne sont pas adaptées.
04:29C'est des questions de logements qui sont insupportables
04:31parce que le soleil vient taper sur des biviteries qui ne sont pas adaptées.
04:34Il n'y a pas de volets, il n'y a pas d'occultants.
04:36C'est à 40 degrés des fois, jusqu'à 40 degrés.
04:39Moi j'ai mesuré plus que ça parfois.
04:40Oui bien sûr.
04:41Vous avez sur ma circoncession par exemple toute une politique de réhabilitation
04:45mais qui correspond à un temps qui n'existe plus.
04:47Vous êtes dans le 14e arrondissement de Paris.
04:48Vous voyez ce que je veux dire ?
04:49C'est des projets qui ont été décidés à un temps qui n'existe plus.
04:54Donc vous allez refaire par exemple de la réhabilitation autour
04:56pour faire baisser la température, on va dire 2 à 4 degrés.
04:59Ok, mais ça ça vaut quand vous êtes à 30, 32 degrés.
05:02Mais quand vous êtes à 40, à 45 comme vous voulez le dire.
05:04Mais tous ces projets-là sont obsolètes.
05:06Aujourd'hui il convient, comme je l'avais proposé,
05:08de faire un moratoire sur toutes les constructions.
05:11Dès que vous avez un espace, ne construisez pas.
05:13Laissez la végétation revenir.
05:14Parce qu'on sait qu'aujourd'hui le meilleur ventilateur,
05:16le meilleur climatisation, ça s'appelle un arbre.
05:19Donc vous voyez, c'est toutes ces questions-là.
05:21Quand on a une crise du logement à ce point développée dans la ville de Paris,
05:27on a du mal à loger.
05:28On a même débarqué la semaine dernière des personnes
05:32qui étaient en situation irrégulière ou régulière
05:35ou en attente d'être régularisées.
05:37Vous l'avez vu, notamment sur le SAMU social du 13e arrondissement,
05:41où qui ont été délogés manu militari,
05:44embarqués dans des bus pour des destinations dans d'autres villes
05:46qui peut-être les auraient davantage souhaitées que Paris.
05:49Comment on fait ?
05:50Parce que si on ne construit pas de nouveaux logements,
05:52on les met où ces gens-là ?
05:53Alors il n'y a pas que ces gens-là,
05:54parce que là vous pointez une partie de la population
05:56qui sont les personnes qui sont à la rue, clairement,
05:58ou qui sont dans des hôtels sociaux,
05:59ou qui n'acceptent plus de vivre dans ces conditions-là,
06:01et elles ont des droits.
06:02Mais la question qui se pose aujourd'hui,
06:04c'est que c'est un problème systémique.
06:05Donc aujourd'hui, vous avez moins d'habitants à Paris.
06:07D'ailleurs tout le monde le dit,
06:08c'est un problème pour les écoles, avec les enfants, etc.
06:10Deuxièmement, vous avez plus de logements qu'avant.
06:13Et vous n'avez toujours pas réglé le problème.
06:14Par contre, je vois qu'il y a 2 millions de mètres carrés de bureaux
06:17qui ont été construits et qui sont non occupés.
06:19Vous voyez, c'est ça où je dis qu'il faut penser les choses de façon globale.
06:22Il faut les penser de façon globale.
06:24Donc vous avez des solutions d'urgence qu'il faut prendre,
06:27mais vous avez aussi une planification sur le tordillon qui n'a pas été faite.
06:29Et à la fois des ascenseurs qui tombent en panne.
06:31Je l'ai beaucoup accueilli sur cette antenne.
06:33On l'a beaucoup dénoncé sur Sud Radio,
06:35dans l'émission que je présente, il faut que ça change,
06:37avec des ascenseurs en panne,
06:38des personnes âgées qui restent bloquées chez elles pendant des mois,
06:41voire des personnes en situation de handicap,
06:43utilisatrices de fauteuils roulants.
06:45Si vous ne construisez pas de nouveaux logements,
06:46vous ne construisez pas des logements adaptés aux nouvelles normes ?
06:48Vous avez ça, et le sujet que vous évoquez
06:51m'amène sur vraiment un problème concret,
06:53c'est que ce qui est provisoire devient permanent.
06:57Donc vous avez aujourd'hui des personnes
06:58qui sont dans des hôtels sociaux parce qu'elles ont le droit d'y être,
07:00avec leurs enfants parfois,
07:02mais qui restent pendant des mois, voire des années.
07:04Donc vous voyez, c'est ça aujourd'hui,
07:05cette urgence qu'il convient de faire.
07:07On doit mettre les personnes à l'abri,
07:08notamment quand les intempéries sont là.
07:10On a la canicule à Paris,
07:11mais vous allez avoir les inondations à l'automne,
07:13comme tous les ans.
07:14Cette question du changement climatique
07:16amène ces situations-là.
07:17Il n'y a pas une réflexion d'ensemble
07:19pour faire en sorte de prendre en compte ces situations-là.
07:22Vous permettez que j'accueille Olivier
07:25qui nous appelle de Melun au 0826 300 300
07:28et qui veut réagir à ce que vous dites,
07:30Rodrigo Arenas.
07:31Bonjour Olivier.
07:33Bonjour, bonjour à tous.
07:34On vous écoute Olivier.
07:36Alors, la problématique...
07:38Moi, je voulais faire un tout petit focus
07:40sur la problématique des fours thermiques
07:43de tous ces gens qui sont dans des appartements
07:45pas isolés ou mal isolés
07:47et qui font que quand il fait chaud,
07:49il crise complètement.
07:49Je n'ai personne pour l'instant
07:51que j'aurais entendu passer sur un média
07:54qui fasse le calcul de pollution et énergétique,
07:58de savoir ce que coûterait
07:59une rénovation énergétique globale
08:01des 15 millions d'appartements
08:03qu'il doit y avoir à rénover en France
08:04en termes de fabrication des matériaux,
08:07transport des matériaux, installation,
08:09versus on met un climatiseur dans une pièce
08:13et l'appartement devient, pour une pièce,
08:16vivable.
08:16Je pense honnêtement que l'hystérie
08:19des écologistes qui veulent absolument
08:22faire des isolations
08:24de tous les appartements existants,
08:25même si c'est une bonne idée
08:27d'avoir des appartements isolés
08:28qui soient thermiquement adaptés
08:29au réchauffement climatique,
08:30il n'y a pas à discuter sur le sujet.
08:31Mais transformer un vieux truc
08:33et une passoire en quelque chose
08:34qui serait vivable
08:36dans le cadre du réchauffement climatique
08:38me paraît complètement illisoire.
08:40Vous seriez pour reconstruire, Olivier ?
08:44Pardon ?
08:44Vous seriez pour de la nouvelle construction neuve ?
08:47Non, mais vous ne pouvez pas remplacer
08:4915 millions d'appartements.
08:50Oui, bien sûr.
08:51Il faut gérer 15 millions d'appartements
08:52qui sont des fours thermiques.
08:54Je ne vois pas pourquoi on dépenserait
08:55autant de matériaux, de transport,
08:59d'énergie pour les fabriquer,
09:00d'énergie pour les transporter,
09:01d'énergie pour les faire installer,
09:02versus un climatiseur qui coûte...
09:05Dans un instant, Olivier,
09:07et Rodrigo Arenas va vous répondre.
09:09Je pense que monsieur Arenas...
09:11Dans un instant, on revient.
09:12Ok.
09:13Merci.
09:14Sud Radio.
09:1510h-13h, Anthony Martin Smith.
09:1910h16 sur Sud Radio.
09:20Merci d'être toujours à l'écoute
09:22de nos débats de l'été.
09:23Notre invité, le député,
09:24la France Insoumise,
09:25Rodrigo Arenas,
09:26est également conseiller
09:27à la ville de Paris.
09:29Olivier, à l'instant,
09:30vous posez une question,
09:32monsieur le député,
09:33sur justement,
09:35la question de la pollution
09:36et de la rénovation
09:38de ces passoires thermiques.
09:40Monsieur a raison,
09:40ce n'est pas un problème parisien.
09:42N'importe quelle personne
09:43qui habite dans les grandes villes
09:44de France
09:45a vécu une situation dramatique.
09:47Si ce n'est lui,
09:48c'est quelqu'un qu'il connaît
09:49ou sa famille
09:50ou quelqu'un de proche.
09:51Donc aujourd'hui,
09:51la question, c'est
09:52est-ce qu'on accepte
09:53la radicalité des choses ?
09:55La radicalité,
09:56ce n'est pas un gros mot,
09:56c'est juste se dire
09:57que continuer à construire
09:59et rénover
09:59comme on le faisait
10:00dans les années 80-90-2000,
10:02ça a vécu.
10:03Et qu'il faut résolument
10:04prendre un autre chemin,
10:05vous savez,
10:05moi j'ai fait un calcul
10:06qui va paraître utopique,
10:07mais à Paris,
10:08il faut un arrondissement d'arbres.
10:09C'est ça la situation.
10:10Donc je ne dis pas
10:11qu'il faut sacrifier un arrondissement.
10:12Je dis qu'en termes global,
10:13il faut qu'il y ait
10:14autant de végétation,
10:15autant d'arbres,
10:16autant de place à la nature
10:17pour faire en sorte
10:18qu'on puisse sortir respirer.
10:20Ça a été le cas
10:20pendant la Covid
10:21quand notamment les étudiants
10:22qui sont dans des situations
10:22extrêmement précaires
10:23et contrairement à ce qu'a dit
10:24un journaliste
10:25d'une autre chaîne
10:27sur Canal+,
10:28non, ce n'est pas vrai
10:29que quand on habite
10:29sur les toits,
10:30on vit la canicule
10:31de la même façon
10:32que quand on est au rez-de-chaussée.
10:33Ce n'est pas vrai.
10:34Donc il y a ce côté
10:35aussi hors-sol
10:36qui rentre en ligne de compte.
10:38Donc oui,
10:38monsieur a raison,
10:39il faut oser cette radicalité
10:40et qu'aujourd'hui,
10:41quand on décide
10:42des solutions techniques,
10:43ce n'est pas les solutions
10:44d'un monde
10:45qui était, on va dire,
10:47à 30 degrés.
10:48On est dans un monde
10:49qui est à 40,
10:49voire plus,
10:50qui va augmenter.
10:51Donc vous voyez,
10:51c'est ça aujourd'hui
10:52qui convient de réfléchir,
10:55qui convient d'avoir
10:56et c'est à ce niveau-là
10:57qu'on met la focale.
10:57Vous avez la question
10:58de l'électricité
10:59que monsieur n'aborde pas.
11:00Pour pouvoir construire
11:02et pour pouvoir aménager
11:03des quartiers,
11:03il faut aussi réfléchir
11:05aussi à l'électricité
11:05puisqu'on sait aujourd'hui,
11:07ce qu'on dit quand même
11:08depuis des années,
11:09que l'été,
11:09il y a moins d'eau
11:10que ce soit dans le Rhône
11:11ou ailleurs
11:11là où il y a des centrales nucléaires
11:12et qu'on doit arrêter
11:14les centrales nucléaires
11:14parce qu'il n'y a pas assez d'eau
11:15pour refroidir
11:17le cœur du réacteur.
11:20Il n'y a jamais eu
11:20autant de réacteurs
11:21éteints en même temps.
11:23Voilà.
11:23Et quand on disait ça,
11:24quand moi je disais ça en tout cas,
11:25on disait qu'on était
11:26des affreux écologistes,
11:29écolo-terroristes, etc.
11:30Bon voilà,
11:31aujourd'hui ce qui terrorise
11:32c'est le climat
11:32et pour ne pas être terrorisé
11:34justement,
11:34il convient de l'aborder
11:35de plein fouet
11:36et moi je fais surtout confiance
11:37aux nouvelles générations
11:38parce qu'on est en dette
11:40vis-à-vis d'elles.
11:41Et moi je pense que la jeunesse
11:42doit prendre une place
11:42très importante
11:43dans cette situation
11:44parce que finalement,
11:45vous savez,
11:46quand on parle du principe
11:46de précaution,
11:47on ne leur permet pas
11:48de vivre avec les mêmes droits
11:49que nous avons nous,
11:49de vivre relativement sereinement.
11:51Olivier, vous êtes d'accord
11:52avec ce que vient de dire
11:53Rodrigo Arenas ?
11:56Alors oui et non.
11:57Je suis désolé monsieur Arenas.
11:58Non c'est ça la démocratie,
11:59c'est bien.
12:01Alors,
12:02l'avantage de la clim,
12:04c'est que vous en avez besoin
12:05quand il fait chaud
12:06et quand il fait chaud,
12:07vos panneaux photovoltaïques
12:08ou éventuellement
12:09vos éoliennes,
12:10elles tournent.
12:10Donc,
12:11il y a suffisamment
12:12maintenant sur le territoire
12:13d'éoliennes et de panneaux
12:14photovoltaïques
12:15pour assumer complètement
12:16la charge d'un climatiseur
12:17par appartement.
12:19Il faudrait faire le calcul
12:20mais honnêtement,
12:20je l'ai fait en croix
12:21avec une intelligence artificielle
12:23et ça passe.
12:24Donc,
12:24la problématique
12:25de la centrale nucléaire
12:26qui doit être supplée
12:27quand il fait trop chaud
12:28alors que moi je suis un grand
12:29pro nucléaire,
12:30je suis entièrement d'accord.
12:31Maintenant,
12:31il ne faut pas exagérer,
12:32à 2 degrés près,
12:33on pourrait monter
12:34un tout petit peu
12:34le niveau de température
12:36qui passe devant les centrales
12:37ou avoir des centrales
12:39qui auraient des systèmes
12:39de refroidissement
12:40un peu différents
12:40et ça passerait aussi.
12:4113 réacteurs nucléaires
12:43à l'arrêt.
12:44Oui,
12:44mais c'est des grandes précautions
12:47et je suis d'accord
12:47pour le dépré,
12:48mais pour revenir
12:49juste précisément
12:50au climatiseur
12:51un appart,
12:52un climatiseur
12:52par rapport
12:53pour tous les apparts
12:54de France,
12:55vous avez largement
12:56de quoi faire
12:56avec les panneaux
12:56phosoltaïques,
12:57ça marche en même temps,
12:58c'est une symbiose totale.
12:59Pour le coup,
12:59là,
13:00on a un truc
13:00qui fonctionne bien.
13:01Merci beaucoup Olivier
13:02de nous avoir appelé
13:03spontanément
13:04aux euros 826,
13:05300,
13:05Rodrigo,
13:07Arénas,
13:07peut-être,
13:08voulez-vous lui répondre ?
13:09Une réaction rapide
13:10parce que la question,
13:11c'est ce qui a été
13:12sur la clim
13:12pendant un certain temps,
13:14c'est qu'il faut arrêter
13:15de réfléchir seulement
13:16sur l'espèce humaine.
13:17Aujourd'hui,
13:18sur la canicule,
13:18il y a des centaines
13:20et voire des milliers
13:21si ce n'est plus
13:21d'animaux
13:22qui ont souffert
13:23de la canicule.
13:23Vous avez aussi
13:24des arbres
13:24et des végétaux
13:25qui ont souffert de ça.
13:26Donc vous n'allez pas
13:27mettre de la clim
13:27dans les champs par exemple.
13:28Donc est-ce que la solution,
13:29c'est que les agriculteurs
13:31arrosent des espèces
13:32qui ne sont plus endogènes,
13:33c'est-à-dire
13:34qui ne résistent pas
13:34aux hausses de température
13:36ou est-ce qu'on change
13:37de modèle ?
13:37C'est ça aujourd'hui
13:38qui est en question.
13:45Dans un truc global,
13:46en fait,
13:47ça ne fonctionne pas
13:47à la clim.
13:48Et ça, on le sait.
13:49Alors, je voudrais juste
13:50qu'on fasse un point
13:50sur la situation
13:52de Sébastien Lavitte,
13:54de Sébastien Lecornu,
13:55le Premier ministre,
13:55en Gironde.
13:56Avec vous,
13:56Louis Randazzo,
13:57où est-ce qu'on en est
13:58là aujourd'hui actuellement ?
14:00Alors oui, Anthony,
14:00le Premier ministre Sébastien Lecornu
14:02est en Gironde aujourd'hui
14:03accompagné de six ministres
14:04pour tenter de renouer
14:05le dialogue
14:05avec des élus locaux
14:06très remontés
14:06contre l'État.
14:07En cause,
14:08l'incendie qui a ravagé
14:0942 000 hectares fin juillet,
14:10le plus important en France
14:11depuis 1949.
14:13Arrivé hier,
14:14le Premier ministre
14:15s'est rendu sans caméra
14:16au Porges,
14:17la commune la plus touchée
14:18par ces incendies.
14:19Ce passage discret
14:20a visiblement fait évoluer
14:21ses annonces du jour.
14:22Matignon promet désormais
14:23une reconstruction accélérée
14:24pilotée par une mission
14:25de cinq experts
14:26avec priorité
14:27donnée au logement
14:28des sinistrés.
14:29À son arrivée sur place,
14:31le Premier ministre Sébastien Lecornu
14:32a été copieusement sifflé
14:33par les habitants.
14:34Je vous propose d'écouter d'ailleurs.
14:51Rodrigo Arenas,
14:52ce n'était pas sa place
14:54Sébastien Lecornu ?
14:55Que dit être ?
14:55Pourquoi il se fait huer
14:56de la sorte ?
14:57C'est sa place
14:58et c'était prévisif
14:59qu'il se fasse huer.
15:00On a parlé tout à l'heure
15:02des manquements
15:03de plusieurs années
15:04pour lutter
15:05contre les risques
15:07ou les conséquences
15:08du changement climatique.
15:09Aujourd'hui,
15:10ce sont les habitants
15:11auxquels vont mes premières pensées
15:13évidemment
15:13qui sont affectés.
15:15Ce sont des gens
15:15qui ont perdu la mémoire
15:17de leur famille parfois
15:18parce que ça a brûlé
15:19dans l'incendie
15:19de leur maison.
15:21Ce sont des drames psychiques
15:22qui vont avoir lieu
15:23parce que quand vous êtes
15:24dans ces situations comme ça,
15:25c'est extrêmement intense.
15:27Et aujourd'hui,
15:27on voit l'impréparation
15:28qui était prévisible.
15:30Malheureusement,
15:30c'est tombé en Gironde
15:31mais ça aurait pu
15:32malheureusement tomber ailleurs.
15:33Vous avez parlé
15:34des inondations.
15:35Ça va être le cas
15:36dans pas longtemps.
15:37Est-ce qu'on est là
15:37pour faire du témoignage politique ?
15:39Aller voir quand ça chauffe
15:40ou aller voir quand ça mouille ?
15:42Non, la question c'est
15:43comment est-ce qu'on prépare ?
15:44Justement,
15:45les politiques,
15:45on a l'impression quand même
15:46que quand on regarde
15:48les habitants sur place,
15:49on a des témoignages.
15:50Par exemple,
15:50Olivier qui nous dit
15:51qu'on n'attend pas grand-chose
15:52mais là,
15:52effectivement,
15:53on n'attend plus rien.
15:54On en a marre des politiques.
15:55On a l'impression finalement
15:56que les Français
15:57n'ont plus confiance
15:58dans les politiques.
15:59Pas qu'envers le gouvernement
16:01mais tous les politiques.
16:03Moi-même,
16:03parfois,
16:03ça m'arrive.
16:04Ça m'arrive parfois
16:05à l'Assemblée nationale
16:06d'avoir des débats
16:07qui me paraissent
16:08complètement lunaires.
16:09Quand vous avez,
16:10par exemple,
16:10sur la réforme des retraites,
16:12quand vous avez les pompiers
16:13qui expliquent
16:14qu'on ne peut pas travailler
16:15deux ans de plus
16:15parce que c'est un métier
16:16à haut risque et intense
16:18et qu'on leur dit
16:19circuler,
16:20il n'y a rien à voir
16:20ou on met deux ans de plus
16:21et qu'en plus,
16:21on les réprime
16:22de façon violente
16:23quand ils manifestent.
16:24Mais ils ont raison de dire
16:25qu'en tout cas,
16:26dans ce gouvernement,
16:27il n'y a rien à attendre
16:28et rien à espérer.
16:32de faire la lumière complète
16:33sur les choix
16:34qui ont été faits
16:35puisque vous avez
16:35la polémique qui est montée
16:36et ce qu'on a favorisé
16:38une ville par rapport aux autres.
16:39Non, c'est pour les gens,
16:40ce n'est pas pour moi.
16:41Non, mais selon vous,
16:41on a favorisé plutôt
16:43le Cap-Ferré
16:44plutôt que le Porges ?
16:44Vous pensez ?
16:45Non, moi,
16:45j'attends les résultats d'enquête.
16:47Je ne suis pas quelqu'un,
16:48je ne suis pas une cassandre
16:48qui vient taper
16:50là où ça fait mal.
16:52Ces personnes ont demandé
16:53à juste titre
16:54une commission d'enquête.
16:55Il faut qu'elle ait lieu.
16:56Il faut qu'on fasse la lumière.
16:58C'est le sentiment des gens
17:02vous savez que dans ces territoires-là,
17:03dans ces régions-là,
17:04dans ces départements,
17:05vous avez plus de 90%
17:06des forêts qui sont privées.
17:08C'est-à-dire que le risque,
17:10il est là
17:11et que parfois,
17:12en tout cas,
17:13c'est les rapports
17:13que j'ai pu consulter,
17:15les travaux n'ont pas été faits
17:16pour faire en sorte,
17:17par exemple,
17:17d'avoir des points d'accès d'eau
17:18pour les pompiers.
17:19Ce sont les agriculteurs
17:20qui ont amené leur citerne
17:21pour que les pompiers
17:21fassent leur travail.
17:22Vous pensez que c'est sérieux ?
17:23Donc, les gens ont raison
17:24de dire que c'est dégueulasse
17:25et qu'ils sont maltraités.
17:27Maintenant, la question,
17:28c'est comment ils apportent
17:28une réponse collective.
17:30Et désolé,
17:30moi, je ne veux pas politiser le débat
17:31parce qu'on ne fait pas
17:32de la politique
17:32sur le malheur des gens.
17:33Mais une présidentielle qui arrive,
17:34ça sera un sujet majeur.
17:35Mais un petit sujet,
17:36il y a un de vos collègues,
17:38député LFI,
17:39Jean-François Coulombe,
17:40qui avait dit,
17:41pendant cette affaire du Porges,
17:44il avait demandé
17:45si les bourgeois du Cap-Ferré
17:47vont désormais accepter
17:48de contribuer davantage fiscalement.
17:50Il s'avait fait beaucoup parler,
17:52il a supprimé d'ailleurs son tweet,
17:54il avait dit
17:54qu'il y avait une lutte des classes.
17:55Vous êtes cet avis ?
17:57Moi, je pense qu'aujourd'hui,
17:58quand vous regardez,
17:59par exemple,
17:59la question des assurances
18:00qui sont au cœur de ce problème,
18:02elles ne perdent jamais.
18:03C'est-à-dire que
18:04plus vous avancez
18:06dans le risque climatique,
18:07parce que c'est ça
18:07dont on est en train de parler,
18:08plus les critères se renforcent
18:10et moins de gens sont assurés
18:12par rapport à ça.
18:12Vous savez,
18:13il y a des territoires
18:14dans notre pays,
18:15notamment dans les départements
18:16de Trémer,
18:16où les gens ne peuvent pas
18:17assurer leurs habitations
18:18parce que c'est trop cher,
18:19parce qu'ils sont sur
18:19les traits de côte, par exemple.
18:20Mais ça va arriver aussi
18:21dans l'exagone.
18:22En climatique,
18:22les riches sont avantagés.
18:24C'est un peu ça,
18:24le tweet que vous avez.
18:26Il n'y a pas que
18:27sur cette question-là.
18:28Plus vous avez des moyens
18:29d'une façon générale,
18:30plus vous pouvez
18:31au prévenir du risque.
18:32On est en période estivale,
18:33si on peut le mettre.
18:34Plus vous avez de l'argent,
18:35plus vous avez les moyens
18:36de partir en vacances.
18:37Donc, vous êtes dans
18:38cette situation-là.
18:39Les moyens,
18:39vous les avez quand même réduits.
18:40Le fonds vert passant
18:41de 2,5 milliards
18:42à 830...
18:42C'est pas moi, pour l'occurrence,
18:43c'est plutôt gouvernement.
18:44Je dis oui,
18:45mais quand même
18:45avec le soutien du Parlement,
18:47malgré tout,
18:482,5 milliards
18:49à 837 millions
18:51en 2026.
18:512,5 milliards,
18:52c'était en 2024.
18:53C'est pas là aussi,
18:54quand même,
18:55où la vous l'avez ?
18:55C'est un scandale.
18:56C'est un scandale
18:56et je ne sais pas
18:58pour vous corriger
18:59mais nous n'avons pas,
19:01en tout cas,
19:01les députés de mon groupe,
19:02donné un feu vert
19:04à la baisse du fonds vert.
19:05Au contraire,
19:06nous avons dit
19:07clairement qu'il fallait
19:08au contraire l'abonder
19:09et de mettre davantage
19:10de moyens
19:10sur cette situation-là.
19:14Vendredi,
19:15le Conseil constitutionnel
19:16s'exprimait
19:16sur différents textes,
19:19notamment celui
19:20de la fin de vie
19:20et également
19:21l'interdiction
19:22des réseaux sociaux
19:23pour les mineurs
19:23de moins de 15 ans.
19:25Vous portez quel regard
19:26sur à la fois
19:27l'adoption
19:29de ce texte
19:30définitivement
19:30sur la fin de vie
19:31et sur l'interdiction
19:32des réseaux sociaux
19:33de moins de 15 ans
19:34pour les mineurs
19:35de moins de 15 ans,
19:35sachant que vous avez
19:36vous-même travaillé
19:37sur ces questions-là ?
19:39Écoutez,
19:40sur le texte
19:40de la fin de vie,
19:41d'abord,
19:41il y a beaucoup
19:41de fake news
19:42qui ont été données
19:43sur le fait
19:44que ça serait
19:45une loi
19:45qui était une loi
19:46pour encourager
19:48à la fin de vie.
19:49Ce n'est pas le cas.
19:49Il y a des moments
19:50de critères
19:50qui sont mis en place
19:51qui sont de nature
19:52à être des garde-fous.
19:53Donc,
19:53je tiens d'abord
19:53à rassurer
19:54vos auditrices
19:55et vos auditaires.
19:56Il n'y a aucune incitation
19:57à mettre
19:58la fin de vie
19:59de façon autoritaire.
20:01Non,
20:01au contraire,
20:01c'est quelque chose
20:02de compliqué
20:02à mettre en oeuvre
20:03et heureusement
20:03parce que ce n'est pas
20:04une décision neutre
20:05qui est prise en place.
20:06Et concernant
20:07les réseaux sociaux,
20:07je me rends compte
20:08que finalement
20:09ce que j'avais dit
20:10et ce que mes camarades
20:11de la France Insoumise
20:12avait dit
20:12que ce texte
20:13ne passerait pas
20:13le Conseil constitutionnel
20:15parce qu'il n'était pas
20:15en accord
20:16avec les réglementations
20:17européennes notamment
20:18sur les questions
20:19de liberté individuelle.
20:20C'est malheureusement
20:21confirmé
20:21parce que ce sont
20:22les enfants
20:22qui sont victimes
20:23et qu'il faut aujourd'hui
20:24mettre le point d'honneur
20:26sur ce que moi
20:27j'appelle
20:28des dealers de données.
20:29Ce sont les plateformes
20:30qui aujourd'hui
20:30organisent l'addiction
20:31des enfants
20:32et aussi des adultes
20:33et qui les mettent
20:33dans une situation
20:34de faire en sorte
20:35que les réseaux sociaux
20:36sont devenus toxiques
20:37pour les jeunes.
20:38Donc voilà aujourd'hui
20:39la situation
20:39dans laquelle nous sommes
20:40Vous êtes d'accord
20:40avec la majorité ?
20:41Pardon ?
20:42Vous êtes du coup
20:42d'accord avec
20:43la majorité présidentielle ?
20:45Non puisqu'elle a insisté
20:46sur une voix
20:47qui d'un point de vue
20:47parlementaire
20:48était une impasse.
20:49Sur le fait
20:49que les réseaux sociaux
20:50sont toxiques
20:51pour les moins de 15 ans.
20:53Oui mais ça vous savez
20:54moi je suis un ancien
20:55dirigeant associatif
20:56j'ai travaillé assez long
20:57avec un grand philosophe
20:58qui est notamment
20:59un grand spécialiste
21:00des réseaux sociaux
21:01et du numérique
21:01qui s'appelle Bernard Stiegler
21:02et déjà nous disions
21:03que les réseaux sociaux
21:05étaient toxiques
21:05et qu'il fallait vraiment
21:07trouver une solution
21:08là-dedans.
21:09Donc ce n'est pas
21:10quelque chose de nouveau
21:11que la classe politique
21:11notamment le membre
21:13du gouvernement
21:14où ses soutiens
21:14le découvrent aujourd'hui
21:15ou en tout cas
21:16aillent sur ce chemin
21:17bah écoutez tant mieux
21:18mais en tout cas
21:19le chemin parlementaire
21:20qu'ils ont suivi
21:20était une impasse
21:21il le savait
21:22Emmanuel Macron a voulu passer en force
21:24le conseil constitutionnel
21:25lui a dit
21:25elle passera plus cette loi
21:26comment ?
21:27Elle passera plus cette loi
21:28cette loi va être difficile
21:29puisque le conseil concit
21:31a dit ce qu'il avait à dire
21:31mais par contre
21:32une loi est nécessaire
21:33et notamment de lutter
21:34contre les plateformes
21:35c'est évidemment volontaire
21:37mais vous savez
21:37c'est comme l'alcool
21:39comme le souhaite Gabriel Attal
21:40vous vous êtes favorable
21:41à un référendum
21:42sur cette loi ?
21:43Un référendum
21:43c'est une sortie
21:45on va dire honorifique
21:46non c'est pas une question
21:47de référendum
21:47c'est une question
21:48de comment est-ce qu'on accepte
21:49le changement de civilisation
21:50vous savez
21:51on va venir sur l'école
21:52parce que ça va être
21:53la rentrée là-dessus
21:54vous n'avez pas besoin
21:55d'une loi
21:55une circulaire suffit
21:56pour interdire
21:57les téléphones portables
21:58ou les plateformes
21:59au sein des établissements
22:00notamment des lycées
22:00il n'y a pas besoin de l'heure
22:01pour ça
22:01Merci beaucoup
22:02Rodrigo Harenas
22:03je le rappelle
22:03vous êtes député
22:04de la France Insoumise
22:05et conseillé municipale
22:06à la ville de Paris
22:07vous lancez cette plateforme
22:09soslogement.fr
22:10pour dénoncer
22:12les situations
22:13de logements précaires
22:15ou insalubres
22:15qui méritent
22:17qu'on les regarde
22:18de plus près
22:19chez les bailleurs sociaux
22:21vous ne bougez pas
22:22dans un instant
22:23quand nos débatteurs
22:23se mettent autour de la table
22:24et on va notamment parler
22:26de ces réseaux sociaux
22:27est-ce que justement
22:28les live TikTok
22:29peuvent tout se permettre
22:30est-ce que nos influenceurs
22:32et influenceuses
22:32peuvent tout se permettre
22:34sous le motif
22:34de la liberté d'expression
22:35avec cette influenceuse
22:38qui a dit
22:38si vous avez des problèmes
22:39de santé
22:40si vous êtes en situation
22:41de handicap
22:41vous n'avez rien à faire
22:42sur cette terre
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