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  • il y a 9 heures
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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD_CHRONIQUE-2026-08-12##

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00:00:00Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martinskis.
00:00:05Et ça commence déjà entre nos débatteurs et notre débatteuse du jour, Julia Shamilchkovic.
00:00:10Bonjour à vous.
00:00:11Bonjour.
00:00:12Ça commence parce que juste avant de reprendre l'antenne, ils étaient en train de parler de boxe.
00:00:17Les deux sont fans de boxe avec Bruno Pommard, ex-membre du Red.
00:00:20Bonjour Bruno.
00:00:21Salut, très heureux d'être venu.
00:00:22Et on a prévu de combattre ensemble, de l'essai ensemble.
00:00:24À la fin de l'émission on l'a dit.
00:00:26Vous avez même dit là, maintenant, autour de cette table avec Adrien Hall qui est avocat au barreau de Paris
00:00:31et également élu du 17ème arrondissement de Paris.
00:00:35Bonjour à tous.
00:00:36Vous faites un peu de boxe ou ?
00:00:37Pas du tout.
00:00:38Pas du tout.
00:00:39J'ai fait un peu de rugby dans le passé, à la limite c'est mon seul sport de contact.
00:00:41Vous pourriez faire peur à notre ami Boulard ?
00:00:46Ouais, il est costaud quand même.
00:00:47Il est costaud donc...
00:00:48Parce qu'il y a les pêche-nards aussi chez vous là-bas.
00:00:50Ouais, il y a pêche-nards aussi.
00:00:51C'est clair parce qu'il fait de la boxe.
00:00:52J'aime bien quand ça démarre comme ça.
00:00:55Vous nous appelez au 0826 300 300 si vous aussi vous voulez rentrer dans l'arène avec Julia Shamuskovic et
00:01:01Bruno Pommard qui ont prévu de s'affronter.
00:01:03Venez aussi vous les affronter au standard de Sud Radio pour réagir notamment à ce premier sujet que nous abordons
00:01:10d'ores et déjà sur l'Irlande qui adopte une loi baptisée Jenny's Law.
00:01:15La loi de Jenny.
00:01:16Jenny c'est le nom de cette femme.
00:01:18Alors âgée de seulement 24 ans qui en avril 2021 meurt sous 7 coups de poignard de son conjoint qui
00:01:27avait déjà été préalablement condamné par 2 ans de prison.
00:01:31Et bien depuis l'Irlande a réfléchi à une nouvelle législation qui vise à rendre public les antécédents des hommes
00:01:40violents.
00:01:41Que ce soit du viol, de la séquestration, du harcèlement sexuel, psychologique.
00:01:47Et bien désormais si la victime est d'accord en lien avec le juge, les antécédents sont rendus publics.
00:01:55Je vais parler à l'homme policier que vous étiez Bruno Pommard.
00:02:00Est-ce que vous avez dans votre carrière été confronté à ces questions des violences conjugales ?
00:02:06Et est-ce que vous pensez, vous déjà en tant que policier, je ne sais pas si vous aviez accès
00:02:10à ce genre d'informations,
00:02:12mais est-ce que vous pensez que ça aiderait les victimes, en tout cas à ce qu'elles ne le
00:02:15soient plus ?
00:02:17Écoutez, je ne l'ai pas connu parce que d'abord je suis un ancien policier.
00:02:20C'est ma question, parce qu'il est difficile qu'il ne le soit plus, mais en tout cas est
00:02:22-ce que les femmes soient en tout cas protégées ?
00:02:26Écoutez, la police, le ministère intérieur, policiers comme gendarmes feront le maximum évidemment,
00:02:32puisqu'on a des référents, on a des commissariats qui sont là pour accueillir évidemment la parole de nos compatriotes
00:02:38féminines évidemment.
00:02:39Mais le problème est vaste, moi je ne l'ai pas connu en tant que policier,
00:02:42parce que c'est des années où ça existait sûrement, mais la parole n'était pas aussi libérée que maintenant.
00:02:47Donc je n'ai pas connu, puis j'étais en groupe d'intervention, j'étais en CRS, j'étais au
00:02:50voyage officiel,
00:02:51donc rien à voir avec ce que font mes amis de la sécurité publique qu'on retrouve dans les commissariats
00:02:57et qui ont une mission très compliquée à mener au quotidien, au-delà même des violences faites aux femmes,
00:03:02aux viols, tout ce qu'on peut imaginer, enfin toutes les missions que mènent nos policiers au quotidien sont nombreuses.
00:03:08Alors c'est vrai que je pense quand même qu'on a fait une avancée sur ce domaine-là, on
00:03:12ne peut pas le nier,
00:03:13même si la problématique est immense, mais elle est immense parce qu'on a libéré la parole de la femme,
00:03:17et là aussi, on l'a vu avec les hashtag MeToo, avec tout ce qui a démarré depuis quelques années,
00:03:23et effectivement nos services de police sont submergés, d'ailleurs on peut faire un parallèle avec ce qui se passe
00:03:29actuellement,
00:03:30avec les dossiers qu'on a connus sur les viols d'enfants, etc.
00:03:32où les commissariats sont submergés de dossiers, les tribunaux c'est la même chose.
00:03:3685 000 plaintes pour les violences sur mineurs.
00:03:39Oui, un petit peu, alors bon, on ramène ça aux violences faites aux femmes,
00:03:42mais effectivement c'est une problématique énorme à gérer,
00:03:45il nous faut des ressources humaines, en conséquence, que ce soit au niveau du ministère de la Justice,
00:03:51avec plus de magistrats et autres, beaucoup plus de policiers encore formés,
00:03:55pour pouvoir encore une fois répondre à cette problématique.
00:03:57Julia Acham-Ishkovic, conseillère municipale à Kingersheim, parce que je ne l'ai pas précisé,
00:04:01puisqu'on s'était trop préoccupé de la boxe.
00:04:06Vous trouvez ça, j'imagine, positif ?
00:04:11Absolument, moi je pense que ce serait une belle avancée,
00:04:14vous avez dit qu'effectivement il y avait des belles avancées,
00:04:16mais on se rend compte quand même qu'on a des années de retard par rapport à d'autres pays.
00:04:21Moi je vois l'idée, le concept de la Jenny Law de façon assez intéressante.
00:04:28En revanche, il y a quand même un sujet autour de cette possibilité d'avoir un petit peu le mur
00:04:34de la honte,
00:04:35on va pouvoir venir consulter un peu de façon aussi parfois presque rentrée dans l'intimité des gens,
00:04:40qui me gêne un chouille.
00:04:42Moi je serais plutôt d'avis d'encourager plutôt ce qui se passe au Royaume-Uni.
00:04:49Au Royaume-Uni, vous avez la Claire's Law qui permet à toute femme de pouvoir contacter la police
00:04:55et se renseigner sur le dossier d'une personne en question.
00:04:58Je pense que c'est primordial aujourd'hui, malgré les réseaux sociaux et tout le flot d'informations
00:05:03auquel on a accès, de pouvoir se renseigner sur la personne avec qui potentiellement a partagé sa vie,
00:05:07qui sera potentiellement le père des futurs enfants.
00:05:09Finalement, on se rend compte qu'il y a beaucoup de masques qui se mettent un petit peu partout.
00:05:12Attention aux dérives aussi.
00:05:14Évidemment, c'est pour ça que je suis plutôt favorable au fait qu'on puisse consulter de façon précise
00:05:19comme ce qui est proposé au Royaume-Uni versus qu'un mur de la honte
00:05:22où finalement vous avez le voisin qui va pouvoir aller consulter si vous êtes un violard.
00:05:26Moi je suis entièrement d'accord avec cette idée-là aussi.
00:05:27Adrien Aul, l'avocat que vous êtes effectivement doit être un petit peu interpellé.
00:05:29Il y a quand même des points à soulever sur cette loi qui sont importants d'un point de vue
00:05:34juridique,
00:05:34c'est le risque de name and shame qu'on risque d'avoir après.
00:05:37C'est-à-dire qu'une fois que vous avez été condamné, vous avez un risque que vous êtes radis
00:05:41de vie sociale
00:05:42simplement parce que vous êtes présent sur ce registre.
00:05:45Et vous allez pouvoir aller consulter en permanence ceux qui ont fauté.
00:05:48Et ça va à l'encontre du principe juridique qui dit qu'une fois que vous avez purgé votre peine,
00:05:55vous redevenez un simple citoyen.
00:05:56La question que je voulais vous poser à Adrien Aul, c'est-à-dire que préalablement,
00:06:00cet homme qui avait tué Jenny Poole, son nom de famille,
00:06:06il avait des antécédents mais surtout il avait visiblement purgé sa condamnation.
00:06:10Il avait payé sa dette à la société.
00:06:12Donc à partir de cela, normalement, on n'est plus censé avoir cette étiquette si on a payé sa dette
00:06:17à la société.
00:06:18C'est la théorie juridique classique.
00:06:21C'est à partir du moment où vous n'êtes plus soumis à une peine, soumis à une condamnation.
00:06:26Sachant que c'était pour des faits similaires sur son ex-compagne.
00:06:29Il y a quand même une contrainte de réalité.
00:06:31C'est-à-dire que le taux de récidive est quand même très important.
00:06:34Oui, je suis entièrement d'accord.
00:06:35C'est pour ça que je pense que c'est une bonne loi mais qu'il y a quand même
00:06:39des...
00:06:40Il faut y mettre des garde-fous mais comme à reprêtre que les lois...
00:06:42Oui, il y a des garde-fous mais je trouve que l'idée du Royaume-Uni me paraît beaucoup plus
00:06:44intéressante.
00:06:45Il faut savoir que chez, encore une fois, les multirécidivistes, c'est le cas de dire,
00:06:50ils sont toujours dans le collimateur de la police.
00:06:53C'est réglé.
00:06:54Oui, il y a un fichier en France qui est connu.
00:06:57Qui consulta par les autorités uniquement.
00:06:59Là, la différence c'est qu'il n'est pas public.
00:07:01A voir si la publicité changera les choses.
00:07:04Parce que moi, je vais vous dire une chose.
00:07:05J'ai vu dans un domaine un peu, comment dire, connex sur l'antisémitisme
00:07:10des gens qui se sont constitués en tant que groupe
00:07:11et qui vous pourchassent en fait dans votre vie quotidienne
00:07:15et qui viennent vous dénoncer à vos employeurs.
00:07:16Je l'ai vu dans mon cabinet, c'est arrivé.
00:07:18On a reçu des dénonciations anonymes sur ce genre de fait.
00:07:21Alors ce sont des faits très graves.
00:07:22Il faut les condamner évidemment.
00:07:23La personne a été renvoyée.
00:07:24Mais on a suivi un petit peu le parcours de cette personne
00:07:27et il a été dénoncé à reprise, à reprise, à reprise, à reprise.
00:07:31Donc on a une radiation sociale qui arrive.
00:07:34Donc c'est quand même un des aspects qui peut être compliqué.
00:07:36C'est pour ça que les garde-fous britanniques me paraissent beaucoup plus pertinents.
00:07:40C'est-à-dire que vous pourrez aller consulter la police qui vous renseignera
00:07:42plutôt que d'avoir un grand aspect public, une grande déballation
00:07:46qui peut poser problème.
00:07:47Ça revient un peu à ce qu'on connaît avec le terrorisme.
00:07:50C'est quelque chose qui me passionne évidemment.
00:07:51Les problèmes de terrorisme, c'est les fichiers.
00:07:54C'est les fameux fichiers.
00:07:55Le haut du spectre, pas les caisses de mille qu'on connaît.
00:07:58Les fichiers sont ces personnes qui sont surveillées très activement par la police.
00:08:01En donnant l'accès au maire par exemple d'une ville.
00:08:03De pouvoir savoir évidemment d'avoir le listing.
00:08:06On en reparle dans un instant avec nos débatteurs autour de la table.
00:08:10Julia Hacham, Iscovic qui est conseillère municipale à Kingersheim en Alsace.
00:08:14avec Bruno Pommard, ex-membre du RAID que vous connaissez bien sur Sud Radio
00:08:18puisque vous l'avez sur les vrais voix très souvent.
00:08:21Et puis Adrien Haut, l'avocat au barreau de Paris,
00:08:23élu du 17e arrondissement de Paris.
00:08:26Vous nous appelez au 0826 300 300 si vous voulez prendre part à cette discussion.
00:08:30Si ça vous touche, si ça vous concerne, si ça vous parle, appelez-nous.
00:08:35Sud Radio
00:08:38Parlons, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith.
00:08:43De retour sur l'antenne de Sud Radio avec Bruno Pommard
00:08:45qui est très en forme, ex-membre du RAID et qui adore les élus.
00:08:49C'était d'ailleurs son propos juste avant que nous fassions...
00:08:52Une façon de nous flatter.
00:08:54Oui, il en a deux pour lui.
00:08:56Il y a Jamil Skovic et Piedrien Haut autour de cette table.
00:08:59Allez-y, allez-y les amis.
00:09:00Non, non, ce que je voulais dire simplement, c'est...
00:09:02On fait une petite parenthèse avec les élus, oui.
00:09:04Les maires, je trouve que c'est le seul maillon le plus proche de la population.
00:09:08Il faut les respecter, il faut les aider, il faut les soutenir à tout prix.
00:09:11Parce que, croyez-moi, le mandat n'est pas simple.
00:09:12Je l'ai été dans un petit village, mais on a des conseillers municipaux de grandes villes.
00:09:16Je peux vous assurer que c'est compliqué.
00:09:18Avec ce sujet que nous abordons là ce matin,
00:09:21l'Irlande qui a mis en place cette nouvelle loi, la Janice Law en anglais.
00:09:26C'est la loi qui fait référence à cette jeune femme tuée alors qu'elle n'avait seulement 24 ans
00:09:33en avril 2021,
00:09:35qui est morte sous sept coups de poignard avec son conjoint qui l'avait tuée devant les yeux,
00:09:43d'ailleurs de ses deux enfants.
00:09:45Une épreuve tragique qui avait beaucoup ému l'Irlande.
00:09:48Et il avait déjà été préalablement condamné pour des faits similaires sur son ex-compagne.
00:09:54Deux ans d'emprisonnement.
00:09:55Et désormais, cette loi, elle va permettre de rendre publics les antécédents de ses auteurs de violences conjugales.
00:10:03Mais pas que, hein.
00:10:04Viole, agression sexuelle, harcèlement, qu'il soit sexuel ou moral,
00:10:11et également pour des faits de séquestration.
00:10:15Adrien Hall, l'avocat que vous êtes tout à l'heure disait que, finalement,
00:10:20c'était un petit peu le name and shame et qu'il fallait faire attention à cela, le nom de
00:10:25la honte.
00:10:26Oui, c'est effectivement un des risques de cette loi.
00:10:30C'est pour ça que les garde-fous, à ajouter à cette loi, doivent être importants
00:10:35pour éviter, justement, des mécanismes où on viendrait pourchasser les personnes
00:10:40qui ont purgé leur peine et qui sont dans une démarche positive de réinsertion de la société.
00:10:44Parce qu'il y a, évidemment, des récidives.
00:10:47Et eux, il faut, évidemment, les combattre et éviter et protéger en permanence les femmes
00:10:51face à ce genre de prédateurs ou même, des fois, les hommes face à ce genre de femmes
00:10:56qui peuvent être toxiques.
00:10:57Mais, d'une certaine manière, il faut aussi s'assurer que ceux qui sont dans une démarche
00:11:02de réinsertion sincère, positive et qui ont compris la gravité de leurs faits
00:11:06et qui veulent se réinsérer dans la société, qu'ils puissent le faire en toute quiétude.
00:11:10C'est un des principes fondateurs de l'État de droit.
00:11:13C'est un des principes fondateurs d'une démocratie.
00:11:15Et il faut le respecter.
00:11:17Il faut, évidemment, protéger les femmes.
00:11:19Ça, c'est une certitude.
00:11:20Mais il ne faut pas que ça se fasse n'importe comment.
00:11:23Et je pense qu'on a besoin de certitude pour protéger un peu tout le monde.
00:11:26Oui, mais, cher maître, il y a une chose, et je comprends ce que vous dites, évidemment.
00:11:32En théorie, je dirais que tout ça, c'est bien joli.
00:11:34Mais, encore une fois, c'est l'accompagnement psychologique de ces gens-là.
00:11:37C'est-à-dire que les tracés, savoir qu'un tel, un tel, ont fait subir des violences à leur
00:11:42femme, etc.
00:11:42C'est bien.
00:11:43C'est l'accompagnement psychologique, médical, etc.
00:11:46C'est ça l'important, je crois.
00:11:47Bien sûr, bien sûr.
00:11:48Vous voyez ce que je veux dire ?
00:11:49Parce que le fait de savoir...
00:11:51C'est absolument pas une bonne politique de prévention, de la récidive.
00:11:54L'institut qui me paraît tout aussi essentiel.
00:11:57Justement, parce que c'est comme ça qu'on va prévenir les actes délictueux, les actes criminels qui seront faits.
00:12:02Ou la répétition, la récidive.
00:12:03Voilà, exactement.
00:12:04Et la répétition.
00:12:04Donc, il faut accompagner ces gens-là, il faut les prendre en charge, il faut s'assurer qu'ils comprennent
00:12:10la gravité de leurs faits.
00:12:11Mais c'est là que le bas blesse, parce qu'on a le problème partout sur la jeunesse, etc.
00:12:15De l'accompagnement des mineurs.
00:12:16Il n'y a quasiment aucun moyen qui est mis.
00:12:19On est dans un désert, un no man's land total.
00:12:21Donc, il faut absolument prendre le sujet à bras-le-corps.
00:12:24Parce que c'est un sujet qui est présent dans la société française.
00:12:27C'est un sujet qui mobilise au maximum les femmes.
00:12:30On en a une en face de nous, je pense qu'elle peut nous le confirmer sans aucun doute.
00:12:34Je suis ravie de vous entendre être très favorable à la protection des femmes.
00:12:38Je pense qu'on ne pourra pas avancer sur le sujet sans les hommes, évidemment.
00:12:41Et sans que des hommes soient pleinement mobilisés pour nous protéger.
00:12:46Il faut quand même rappeler qu'il y a une femme qui meurt sous les coups de son mari tous
00:12:49les trois jours.
00:12:50Ce qui est dramatique dans un pays développé comme la France.
00:12:53Et qui est dramatique par ailleurs dans tous les pays.
00:12:55C'est trop.
00:12:58Le sujet sur lequel on est aujourd'hui, c'est un petit peu l'opposition entre le concept et le
00:13:01droit à l'oubli.
00:13:02Et le concept de précaution.
00:13:04Et on est un petit peu dans un arbitrage où est-ce qu'on est plutôt en faveur de permettre
00:13:09à l'agresseur de pouvoir se réinsérer dans la société.
00:13:12Et donc de le protéger lui, in fine.
00:13:15Ou est-ce qu'on est plutôt du côté de la victime et des potentiels futures victimes.
00:13:19Parce que malheureusement, la réalité démontre aussi.
00:13:22C'est un grand débat judiciaire qui a complètement basculé avec l'arrivée de Robert Banninter.
00:13:28C'est-à-dire qu'on est passé d'une justice de la victime à une justice parfois un peu
00:13:31du criminel sur la réhabilitation.
00:13:33Et donc c'est un vrai sujet sur lequel il y a vraiment deux écoles qui s'affrontent.
00:13:38Moi je suis partisan d'une approche un peu équilibrée entre les deux.
00:13:40C'est-à-dire qu'il faut évidemment se centrer sur l'indemnisation, la réparation de la victime.
00:13:44S'assurer que la sanction a bien été exécutée.
00:13:47Mais ça n'exonère pas d'une certaine manière de réaliser un peu de réhabilitation à la fin.
00:13:52Parce que ça protège aussi sa société.
00:13:53On a un cas en France.
00:13:55Adrien Quatennens, député de la France Insoumise.
00:13:58Lui en l'occurrence, c'est même pas une consultation.
00:14:01Ça a été rendu public et plus que public.
00:14:04Où est-ce qu'il en est lui sur sa réhabilitation ?
00:14:06Est-ce qu'il a le droit d'être en réalité ?
00:14:08Là vous avez pris le cas effectivement.
00:14:10Non mais c'est une bonne question.
00:14:14Mais encore une fois, c'est toute la difficulté.
00:14:17On parlait il y a peu de temps encore avec l'affaire Liana.
00:14:20De cette petite gamine et du prédateur.
00:14:24Neuf mois sans que son dossier ait été instruit.
00:14:27Oui, alors ça c'est après l'instruction, etc.
00:14:29Mais rien que le profil du gars.
00:14:31Après on a vu que le frère faisait pareil, le père faisait pareil.
00:14:33C'est la cata totale.
00:14:34Et que sans doute la femme était victime de violence.
00:14:36Et que sa fille aussi.
00:14:37Et qu'il y a encore beaucoup de questions autour de ce personnage.
00:14:40Et que moi je suis désolée.
00:14:41Mais sur par exemple l'exemple typique du violeur.
00:14:43C'est quelque chose de violeur d'enfant.
00:14:45Par ailleurs je précise, c'est quelque chose de très chimique.
00:14:47Je ne suis pas sûre qu'une réhabilitation.
00:14:50Ce mot n'est pas facile.
00:14:53Psychologique, sans accompagnement réel.
00:14:56Soit réellement impertinent.
00:14:58Et finalement quand même un taux de réussite élevé.
00:15:02Je veux dire, c'est quelque chose de chimique.
00:15:04Donc à partir du moment où on a eu une pulsion une fois.
00:15:06On aura une pulsion en sortant de prison.
00:15:08C'est une maladie malgré ce qu'on pourrait.
00:15:09Un humil de frustration.
00:15:10Et donc est-ce que ces gens-là, on a vraiment envie.
00:15:13Alors je ne sais pas si vous êtes père tous les deux.
00:15:14Moi je n'ai pas d'enfant.
00:15:15Mais pour autant je me mets dans la perspective.
00:15:17Est-ce que j'ai envie de vivre dans une société où potentiellement mon enfant est à risque à peu
00:15:20près tout le temps.
00:15:21Parce que ces gens-là sont difficilement réhabilis.
00:15:25Moi je suis père en l'occurrence.
00:15:26Et je peux vous dire que ça m'effraie ce qui se passe dans notre société.
00:15:30Et donc je vous dirais même, pour ma part, si je dois témoigner, je serais favorable à ce que les
00:15:35violeurs d'enfants soient condamnés à perpétuité.
00:15:39Mais bon, ça ce n'est que mon avis.
00:15:40Adrien...
00:15:40Vous avez quand même un parti politique qui s'est opposé à ça, à l'Assemblée Nationale, pas plus tard
00:15:44que...
00:15:45La France Insoumise, on peut dire.
00:15:46La France Insoumise, qui pourtant se porte comme le fervent et l'unique détenteur de le combat pour la protection
00:15:54d'enfance, pour la protection des femmes.
00:15:55Mais pourtant ils ont quand même voté contre, justement sur l'argument de le droit à la réhabilitation.
00:16:03Il y a des limites à la réhabilitation, il y a des limites, on ne va pas se raconter à
00:16:07l'histoire.
00:16:08Quand on est face à des faits aussi graves, je pense qu'effectivement la perpétuité n'est pas un gros
00:16:13mot du tout à prononcer.
00:16:14Il faut carrément aller sur ce terrain là-dessus.
00:16:17Et de toute évidence, c'est du cas par cas la réhabilitation.
00:16:20C'est-à-dire qu'il faut une impréciation en fonction du profil de l'individu, des faits commis, de
00:16:25la victime, sa capacité à se reconstruire, et ainsi de suite.
00:16:28Donc c'est vraiment du cas par cas, et poser le principe d'une réhabilitation totale en permanence, comme le
00:16:36fait parfois la gauche, moi qui me paraît complètement délirante.
00:16:38Je ne suis pas du tout sur ce terrain là.
00:16:40Oui, en théorie ça pourrait être sympathique, mais dans la réalité, on en parlait tout à l'heure, est-ce
00:16:44qu'on a les gens pour s'occuper de ces gens-là ?
00:16:46Parce que c'est du suivi, c'est un travail considérable à mener.
00:16:49Quand on est humaniste et positif, on rêve que ces gens-là puissent avoir fait une erreur une fois.
00:16:53Et encore, je ne suis même pas sûre que moi ma morale me permette, comme les terroristes, de pardonner une
00:16:57fois.
00:16:58Pardon, mais clairement, je suis incapable de pardonner à un violeur d'enfant, je suis incapable de pardonner à un
00:17:04terroriste qui a tué des Français.
00:17:05Donc il y a quand même un sujet de cette question du pardon qui demande une intelligence...
00:17:11Peut-on pardonner un homme qui frappe sa femme ?
00:17:13Bah non !
00:17:14C'est une vraie question, parce que très souvent d'ailleurs, ces victimes de violences conjugales pardonnent une fois.
00:17:21Oui, tu comprends, j'étais sous, je ne me suis pas contrôlé, etc.
00:17:26Et elle retombe dans le piège systématiquement.
00:17:27C'est d'ailleurs une des limites aussi de cette loi, c'est qu'on constate qu'il y a
00:17:32beaucoup de faits qui ne sont pas portés jusqu'à la plainte.
00:17:35Et donc vous avez un fichier qui sera uniquement...
00:17:37Très souvent d'ailleurs, ce sont des mains courantes.
00:17:39Oui, voilà.
00:17:40Vous expliquez un rôle d'ailleurs, la différence entre une main courante et un dépôt de plainte, c'est important
00:17:44pour aussi des femmes qui nous écouteraient, qui seraient victimes ou qui se reconnaîtraient dans ce débat.
00:17:50Vous allez avoir un dépôt de plainte, vous aurez un suivi, je veux dire, qui sera réalisé, la main courante.
00:17:55C'est simplement une déclaration, une constatation d'un fait qui vous est arrivé, donc vous n'avez pas vraiment
00:18:03de...
00:18:05Ça peut servir après pour un dépôt de plainte de dire, attention, j'ai fait...
00:18:08C'est ça, c'est de la préparation à de la future plainte, à un futur dossier judiciaire, mais ça
00:18:13ne va pas beaucoup plus loin.
00:18:15Il y a quand même eu beaucoup de changements du côté de la police, moi je me rappelle, de mon
00:18:17époque, j'avais eu des cas de violences conjugales dans mon entourage.
00:18:22Et les policiers, alors je ne jette pas l'opprobre sur la profession, mais c'est là aussi ce que
00:18:27vous disiez Bruno tout à l'heure, c'est que ça a beaucoup changé,
00:18:30notamment dans la crédibilité qu'on pouvait donner à la parole de la femme.
00:18:33Et l'empathie.
00:18:34Et l'empathie, oui, effectivement, Julia H. Amishkovic.
00:18:36Mais aujourd'hui, on ne propose plus une main courante immédiatement, le dépôt de plainte.
00:18:41Avant, c'était monnaie courante de dire, bon, vous déposez une main courante, et puis si ça se reproduit, on
00:18:45verra ce qu'on fait.
00:18:46Oui, mais encore une fois, j'en reviens à ce que j'ai dit au tout début de cette émission,
00:18:50c'est la libération de la parole des femmes, à un moment donné,
00:18:53qui a fait qu'effectivement, on se dit, mais c'est quand même fou ce qui se passe, c'est
00:18:57bon, c'est viol.
00:19:06C'est pas ça, ça n'existe pas, des femmes qui se font frapper.
00:19:08Et en fait, la vérité, c'est que ça arrive plus souvent que ce qu'on imagine.
00:19:12Si des femmes nous entendent, non, ce n'est pas normal que votre conjoint lève la main sur vous,
00:19:15non, ce n'est pas normal que votre conjoint puisse avoir des actes très répréhensibles sur des enfants, sur vous.
00:19:21Oui, parce qu'elles sont soumises, et parfois, elles se disent, bon, certaines se disent même, c'est normal.
00:19:25Mais très souvent, elles sont dans des situations où, en plus, elles sont soumises financièrement, elles sont soumises professionnellement,
00:19:30on les sort de toute possibilité de sortie, puisque beaucoup, soit ne travaillent pas, ou ont un salaire tout à
00:19:36fait ridicule pour pouvoir vivre,
00:19:39parfois elles élèvent des enfants, parfois elles restent aussi pour donner un cadre et une stabilité à leurs enfants,
00:19:44mais un père violent, très souvent, n'est pas bénéfique pour l'enfant.
00:19:48Pardonnez-moi, allez-y, pardon, finissez.
00:19:50Peut-être juste pour conclure, et ça, c'est vraiment un des combats que je mène,
00:19:54c'est qu'une femme qui part, c'est tout d'abord du courage, mais c'est surtout exemplaire,
00:19:58d'à l'heure où il y a des enfants, c'est montrer le bon exemple, montrer à ses filles...
00:20:02Et la stratégie du bouclier pour les femmes, c'est-à-dire de protéger ses enfants, d'accepter d'être
00:20:06frappées,
00:20:06ce n'est pas une bonne stratégie.
00:20:07Non, et puis je voudrais...
00:20:08Partez, libérez-vous de cette emprise qui est toxique, qui est néfaste pour vous,
00:20:12et essayez de trouver un chemin ailleurs que dans ce cadre qui peut être violent et dangereux pour vous.
00:20:16Et d'où l'importance de pouvoir se renseigner sur le conjoint, mais c'est hyper important,
00:20:21parce que autant le mur de la honte bof, mais autant la possibilité d'avoir accès sur des antécédents du
00:20:28partenaire,
00:20:29on parle de construire une vie, de fonder une famille, d'avoir des enfants,
00:20:32généralement ce n'est pas le mariage qui nous enferme, c'est les enfants,
00:20:34de pouvoir savoir avec qui on fait des enfants, et de pouvoir décider et d'arbitrer si oui ou non
00:20:39on estime que c'est pardonnable ou pas,
00:20:40je pense que ça, ça devrait être même prévu en France, et je pense là que c'est le genre.
00:20:46Donc ça va plutôt dans le bon sens, cette loi irlandaise, malgré tout, mais...
00:20:49Oui, mais, avec des nuances.
00:20:51Oui, mais, je parle pour la France, parce qu'on est toujours en réaction dans notre pays,
00:20:55dans beaucoup de pays d'ailleurs, sur tout autant de sujets.
00:20:57Violence, les excès des mineurs qu'on voit parfois un peu partout avec les artifices,
00:21:03on est toujours en réaction de tout, et ce qu'on ne travaille pas dans cette société,
00:21:06parce que ce n'est pas assez glamour, je pense, politiquement,
00:21:09c'est tout le travail de prévention, d'éducation qui est sensible,
00:21:11vous savez combien moi je suis engagé là-dessus avec Red Aventure,
00:21:14celui de Radio me soutient là-dessus aussi, je le sais, et plein de partenaires.
00:21:19Pourquoi je dis ça ? Parce que le travail de prévention et d'éducation est essentiel.
00:21:22Sur ce sujet-là, vous voyez, on a produit, avec une policière d'ailleurs,
00:21:25qui est en charge, qui est au PJ, et qui travaille sur ces sujets-là dans le commissariat,
00:21:29a fait une pièce de théâtre, je me porte bien, ça s'appelle,
00:21:31où on met en scène une comédienne qui parle de la relation homme-femme,
00:21:36et on le fait devant des élèves, devant des collèges, etc.
00:21:38Et ce travail-là, de prévention, d'éducation, il est à tout prix à faire,
00:21:42et j'ai l'impression que les politiques s'en foutent complètement.
00:21:44Ça rappelle que la culture est fondamentale, et ceux qui veulent, et notamment les présidentes de régions,
00:21:48qui veulent supprimer des financements de par la région et publique en faveur de la culture,
00:21:54c'est leur démontrer qu'elles ne sont pas du tout féministes, et en faveur de la protection.
00:21:58On est sans arrêt en réparation, on met des scotches à chaque fois, pam, pam, pam.
00:22:02Sur tous ces sujets, qui sont des sujets très importants.
00:22:04Il y a aussi un autre sujet dont on parle extrêmement peu,
00:22:07mais je voudrais vous entendre très rapidement là-dessus, le viol conjugal.
00:22:10Il n'est pas forcément connu, parce qu'on imagine,
00:22:14et d'ailleurs c'est une loi qui vient de passer assez récemment,
00:22:17sur le fait qu'on ne peut plus invoquer le devoir conjugal
00:22:21lorsqu'une femme dans un couple marié refuse d'avoir une relation sexuelle avec son conjoint.
00:22:28Elle a parfaitement le droit déjà, on est dans un pays libre,
00:22:32donc le consentement existe même.
00:22:34Et avant, on invoquait le devoir conjugal,
00:22:37et donc toute la responsabilité du divorce pesait sur la femme
00:22:40qui avait refusé une relation sexuelle avec son mari.
00:22:42Le viol conjugal existe.
00:22:44Je parle sous contrôle d'un avocat,
00:22:46mais je pense que très souvent on essaie de mettre la faute sur les femmes
00:22:49pour essayer de diminuer au maximum la compensation financière qui sera associée,
00:22:53alors que très souvent...
00:22:54C'est souvent une affaire d'argent dans les divorces, c'est vrai.
00:22:57Et souvent l'homme est en responsabilité.
00:22:59Non, si la femme ne souhaite pas avoir de rapport sexuel, c'est son droit,
00:23:02et dans ces cas-là, ils doivent réagir en adulte,
00:23:05et divorcer, le cas échéant, si vraiment les pulsions sont...
00:23:08Ce qui serait aussi entendable.
00:23:09Il était important de le rappeler aussi,
00:23:11parce qu'il n'y a aucune culpabilité à dire non.
00:23:16Absolument.
00:23:16Exactement.
00:23:17Il faut faire de la méditation au milieu.
00:23:19Le mariage ne veut pas dire soumission.
00:23:20Exactement, le consentement est toujours primordial,
00:23:23la liberté de l'individu toujours primordiale devant le devoir conjugal,
00:23:28qui vient après tous ces principes.
00:23:31Donc si vous n'avez pas envie, vous ne le faites pas,
00:23:33et vous le témoignez à votre conjoint,
00:23:35et ça doit s'arrêter là.
00:23:37Et si ça va au-delà, c'est qu'il y a un problème.
00:23:39Dans un instant, Nora Cécile qui nous appelle au 0826 300 300,
00:23:42qui voulait réagir,
00:23:42et ensuite on parlera de la hausse des cambriolages,
00:23:45selon le service statistique du ministère de l'Intérieur,
00:23:47en juillet, plus 5,8%.
00:23:58Avec ces débats de l'été,
00:23:59nos débatteurs toujours autour de la table,
00:24:01Bruno Pommard, ex-membre du RAID,
00:24:03avec Adrien Haul, avocat au barreau de Paris,
00:24:06et élu du 17e arrondissement de Paris,
00:24:09et puis Julia Acham-Milkovic,
00:24:10qui est conseillère municipale à Kingersheim,
00:24:13en Alsace, mais aussi plein d'autres choses.
00:24:16Elle nous le dira, c'est une boxeuse d'ailleurs,
00:24:18très aguerrie.
00:24:19Elle nous met la pression sur le plateau.
00:24:20Sur le plateau, elle est très...
00:24:21Mais juste là, qui ne vous fait pas, qui ne vous fait pas.
00:24:24Et au 0826 300 300,
00:24:27on a Cécile qui nous appelle.
00:24:29Bonjour Cécile.
00:24:31Oui, bonjour à tous.
00:24:32Vous vouliez réagir, Cécile,
00:24:35au sujet qui nous habite là depuis une demi-heure,
00:24:37sur cette loi en Irlande,
00:24:39qui permet désormais de connaître
00:24:42les antécédents d'auteurs de violences conjugales,
00:24:46que désormais il sera possible de consulter en Irlande,
00:24:48avec l'accord évidemment entre le juge et la victime,
00:24:53de rendre ces informations consultables
00:24:55par une nouvelle compagne éventuellement.
00:24:57Vous avez quoi à nous dire, vous, là-dessus ?
00:25:00Ça vous inspire quoi ?
00:25:01Déjà en train de dire un bon bonjour à M. Pommard
00:25:04que j'avais découvert dans une autre vie,
00:25:08sur une autre radio.
00:25:09Et c'est toujours avec un immense plaisir
00:25:11que je l'entends débattre.
00:25:12Il me fait rire parce que le Carcassonne,
00:25:15Bordeaux, on est dans le sud quoi.
00:25:18Oui, c'est vrai que vous êtes pas loin de Bordeaux, Cécile.
00:25:21Il n'était pas prêt.
00:25:23Oui, il n'était pas prêt à ça.
00:25:24Merci, c'est très gentil.
00:25:24Oui, oui, oui, mais il faut cacher cette modestie quand même.
00:25:29Merci, c'est gentil.
00:25:30Avec plaisir.
00:25:31Vous êtes au Bousca, vous, Cécile.
00:25:32Oui.
00:25:33Ah, c'est le Bousca.
00:25:34Oui, mais Bruno, il a roulé.
00:25:36Ah oui, c'est le Bousca.
00:25:39Allez-y, Cécile, racontez-nous.
00:25:42En tout cas, vous avez fait un homme heureux.
00:25:43Ça, je vous le dis, il est heureux.
00:25:45Il a le sourire.
00:25:45C'est pas le premier, et j'espère que ce ne sera pas le dernier.
00:25:50Tout ce qui est fait pour protéger les femmes,
00:25:54c'est vrai qu'on parle essentiellement de femmes,
00:25:56il doit y arriver à avoir des hommes aussi.
00:25:58Il y a des hommes, effectivement, qui sont victimes de violences conjugales.
00:26:01Effectivement, on en parle beaucoup, moi.
00:26:03Tout ce qui est fait pour protéger les femmes, je dis, pourquoi pas, banco.
00:26:08Mais peut-être qu'avant d'avoir ce fichier-là,
00:26:13se concentrer beaucoup, surtout sur la prise en charge de ces femmes-là.
00:26:19Alors, l'accueil, effectivement, d'abord au commissariat,
00:26:22même si, effectivement, je pense qu'on a fait d'énormes progrès depuis quelques années,
00:26:27mais il n'en demeure pas moins qu'on a toujours des féminicides.
00:26:31On a encore, vous voyez, cette femme qui est décédée la week-end dernier,
00:26:34elle avait pourtant un téléphone d'urgence, etc.
00:26:36On met des choses en place, mais devant ces personnes-là, c'est compliqué.
00:26:44Donc, je pense qu'effectivement, mettre à disposition un fichier, pourquoi pas,
00:26:50surtout mettre les femmes à l'abri quand elles sont victimes de violences conjugales,
00:26:54les sortir, en fait, ou sortir plutôt la personne, l'auteur de ces infractions,
00:27:00oui, ça, pour moi, c'est primordial.
00:27:01Qu'il y ait un fichier, ça peut être la cerise sur le gâteau.
00:27:05Mais c'est tout, quoi.
00:27:07Est-ce que ça règle le problème de fond, c'est toute la question ?
00:27:09On en parlait tout à l'heure.
00:27:11Est-ce que le fait de savoir, ou même le maire, par exemple, de la commune ou de la ville,
00:27:15qu'il sache qu'effectivement, le problème, c'est qu'il y en a tellement,
00:27:18ça fait des listes, parfois, dans certains endroits,
00:27:20on peut se poser la question.
00:27:21Mais ce que vous avez très dit, justement, pardon,
00:27:25c'est l'anticipation, c'est-à-dire la prise en charge,
00:27:29que ce soit pour les victimes, mais également pour les auteurs.
00:27:31Parce que je crois que c'est important, des fois, on a tendance à dire,
00:27:34il faut s'occuper des victimes.
00:27:35Ça, c'est certain, c'est la priorité des priorités.
00:27:38Mais l'auteur aussi, il faut qu'à un moment donné, on les traite, ces gens-là.
00:27:40Parce que, soit, ce que tu disais tout à l'heure, on les enferme à vie,
00:27:44bon, est-ce qu'à partir du moment où, comme l'affaire Catenens,
00:27:47il a eu une altercation avec sa femme, quelque chose qui s'est mal passé,
00:27:50il l'a giflé, ça ne s'est fait pas.
00:27:52Ok, est-ce qu'on le met en prison à vie ?
00:27:54C'est toute la question.
00:27:55En tout cas, on le met en prison au moins un temps, puis qu'il comprenne.
00:27:57Ce qui n'a pas été le cas.
00:27:58Oui, mais il faut le réhabiliser quand même, on ne peut pas, voilà.
00:28:01Il a eu une sorte de prison de la honte, malgré tout.
00:28:06Mais justement, est-ce que la prison de la honte et la réputation
00:28:09n'est pas peut-être parfois plus forte dans certains cas ?
00:28:11Moi, j'imagine que dans son cas, il n'est pas prêt d'en remettre une.
00:28:14En tout cas, je l'espère.
00:28:16C'est ce que disait notre avocat, c'est de trouver l'équilibre
00:28:20entre l'ultra-violent, et le mec qui fait ça à chaque fois qu'il rencontre une femme.
00:28:26Alors celui-là, oui, peut-être qu'il faut...
00:28:28Et puis, l'altercation qu'on a eue avec sa compagne,
00:28:30parce qu'à un moment donné, on a pété un plan.
00:28:32Je ne dis pas que c'est normal, mais encore une fois...
00:28:34Non, mais c'est sûr, il faut adapter la réponse pénale,
00:28:36le suivi judiciaire, le suivi médical, à chaque cas particulier.
00:28:40C'est le principe même de la justice,
00:28:42d'être circonstancié au fait de l'espèce.
00:28:45Et évidemment, il faut assurer une politique de prévention,
00:28:50une politique d'accompagnement pour ces gens-là,
00:28:52et distinguer aussi ceux qui sont les plus graves,
00:28:55parce que sur les plus graves, ça sera quand même souvent difficile
00:28:58d'aller les rechercher, les récupérer et les réhabiliter.
00:29:02Mais il y a quand même...
00:29:03Je veux croire...
00:29:04Allez-y, Cécile.
00:29:05Excusez-moi de vous interrompre,
00:29:07juste peut-être aussi quelque chose,
00:29:08c'est que comme c'est en fait sur...
00:29:12avec l'autorisation de la victime,
00:29:15être victime...
00:29:16En tout cas, en Irlande, c'est comme ça,
00:29:17c'est entre le juge et la victime.
00:29:19Voilà.
00:29:19Être victime de violences conjugales,
00:29:24déjà, vous êtes...
00:29:26La honte aussi,
00:29:27elle ne change pas forcément de camp, en fait.
00:29:30Vous voulez dire que le simple fait de porter plainte,
00:29:33d'emmener ce coupable présumé,
00:29:36en tout cas, tant qu'il n'a pas été condamné,
00:29:37mais au moment où il est condamné,
00:29:39en tout cas, il est coupable,
00:29:40devant la justice,
00:29:42vous voulez dire que la femme peut se sentir honteuse ?
00:29:45Je suis totalement d'accord avec ses propos.
00:29:47Oui.
00:29:47En fait, pour l'avoir malheureusement vécu,
00:29:52voilà,
00:29:53la honte, en fait, vous avez honte,
00:29:55honte de...
00:29:56Alors, deux choses un peu étranges,
00:29:58honte de ne pas être partie plus tôt,
00:30:00honte de ne pas avoir dénoncé plus tôt,
00:30:03dans cette société, finalement,
00:30:05où on est très patriarcale,
00:30:09on évolue, ça évolue un petit peu,
00:30:11parce que les mères oeuvrent aussi pour ça,
00:30:14pour que leurs enfants,
00:30:15filles ou garçons, évoluent.
00:30:16Mais je crois que c'est surtout, en fait,
00:30:18que si vous rendez public le nom de la personne
00:30:22qui a été victime de ça,
00:30:24du coup, vous la mettez aussi en lumière.
00:30:25Et potentiellement aussi son adresse.
00:30:26Il faut quand même aussi le dire,
00:30:27c'est que c'est une des possibilités de ce fichier,
00:30:30c'est d'avoir aussi l'adresse.
00:30:31Et il y a un aspect aussi sur lequel on n'a pas parlé,
00:30:34mais qui est connecte avec ce que vous dites, madame,
00:30:36c'est que cet homme a une pression sur les femmes victimes
00:30:39et les hommes victimes aussi.
00:30:40C'est-à-dire que vous êtes le décideur
00:30:43sur le fait de publier ou non
00:30:46le nom de votre agresseur.
00:30:48Et donc, à partir de là,
00:30:49vous avez une responsabilité qui est de dire
00:30:51« Est-ce que j'ai envie que mon affaire soit connue ? »
00:30:54Parce que même si on va vous anonymiser,
00:30:55vous, la victime,
00:30:56si on connaît votre agresseur,
00:30:58on peut retracer votre réalité
00:31:00et votre condition de victime.
00:31:02Mais on peut aussi, comment dire,
00:31:05se retrouver dans une situation
00:31:06où la victime se sent sous pression
00:31:07par rapport à la société,
00:31:08de se dire « Je dois protéger
00:31:10toutes les femmes potentielles pour le futur ».
00:31:12Et donc, c'est une réalité qui est complexe
00:31:15à vivre pour une victime
00:31:16qui est dans un bouleversement émotionnel
00:31:18qui est à se reconstruire
00:31:20et qui a en plus
00:31:22un rôle lourd à gérer,
00:31:23savoir « Est-ce que je protège les femmes ? »
00:31:24« Est-ce que moi, je me cache ? »
00:31:26« Que la position n'est pas toujours évidente ? »
00:31:29« Et si j'ai choisi de me cacher
00:31:30et que cette personne commet un acte,
00:31:32est-ce que finalement, plus tard,
00:31:33avec le recul,
00:31:34je n'aurais pas dû le dénoncer ? »
00:31:35Il y a beaucoup de questions
00:31:36qui sont soulevées par cette loi
00:31:37qui n'est pas si simple à résoudre que ça. »
00:31:41Julia Chambich-Covic.
00:31:42Déjà, moi, je voudrais vous dire
00:31:43que je suis navrée
00:31:44de ce que vous avez évidemment vécu.
00:31:46C'est tout à fait odieux et terrible
00:31:50même à entendre le témoignage.
00:31:55Je pense que dans un autre effet,
00:31:57effectivement, vous avez cette dualité
00:31:59entre dénoncer.
00:31:59C'est souvent le cas aussi
00:32:00chez les enfants qui sont victimes de viol.
00:32:01C'est dénoncer le parent,
00:32:02c'est très compliqué.
00:32:04C'est prendre le risque qu'il aille en prison.
00:32:06C'était un des arguments
00:32:06qui a été aussi tenu par LFI
00:32:08sur le vote lié à la perpétuité
00:32:10qui a eu lieu dernièrement.
00:32:11mais d'un autre côté,
00:32:15ça permet aussi de contrecarrer
00:32:16le désir de vengeance
00:32:18qui est parfois aussi très violent
00:32:20et légitime d'ailleurs
00:32:22quand on est victime de ça
00:32:23et de pouvoir se dire
00:32:24que l'agresseur ne garde
00:32:26finalement pas tant sa réputation
00:32:27et que ça aura un impact sur sa vie
00:32:28parce qu'il faut quand même rappeler
00:32:30que quand on est victime
00:32:31de violences, viols,
00:32:33d'agressions, d'harcèlement,
00:32:35ça laisse des séquelles à vie.
00:32:36Ça crée des traumatismes.
00:32:37Julien Rhin d'ailleurs
00:32:38sur votre compte Instagram.
00:32:40Absolument.
00:32:41Effectivement.
00:32:42Parfois, c'est des actes
00:32:43qui ne vont même pas
00:32:44sur du toucher,
00:32:45sur du viol,
00:32:46sur de la pénétration
00:32:46mais c'est des actes
00:32:47d'harcèlement,
00:32:48de psychologique,
00:32:49de on vous regarde,
00:32:50on vous regarde
00:32:50mais ça c'est un exemple
00:32:51parmi tant d'autres.
00:32:52Mais c'est dire que
00:32:53les séquelles qui sont laissées,
00:32:55pour moi, je suis désolée
00:32:55mais ça a un prix dans la société.
00:32:57Cette personne ne peut pas
00:32:58s'en sortir comme ça.
00:33:00Ça doit avoir des conséquences.
00:33:01On sait qu'aussi
00:33:03le fait qu'un acte manqué
00:33:06soit puni
00:33:07de façon rapide
00:33:08a plus d'impact
00:33:10que d'attendre
00:33:10comme ce qui est le cas
00:33:11dans la justice française.
00:33:13On attend 5 ans
00:33:13pour avoir son jugement,
00:33:15potentiellement être condamné
00:33:16donc c'est violent
00:33:16pour la victime
00:33:17et c'est aussi inefficace
00:33:19pour l'agresseur.
00:33:20De pouvoir se dire
00:33:21qu'il y a une dissuasion
00:33:22parce qu'on va être puni
00:33:23et parce que potentiellement
00:33:25son nom,
00:33:25le nom de son père,
00:33:26le nom de sa mère,
00:33:27le nom de ses enfants
00:33:27sera sali,
00:33:28peut-être que ça aura aussi
00:33:29un effet dissuasif
00:33:30qu'en tout cas,
00:33:31on doit s'autoriser
00:33:32et s'obliger à essayer.
00:33:34D'expérience,
00:33:35la publicité de la peine,
00:33:36c'est souvent
00:33:37la condamnation
00:33:38la plus redoutée
00:33:38par les fauteurs
00:33:40de troupes.
00:33:41Ça c'est une certitude
00:33:42bien plus que
00:33:42toutes les amendes,
00:33:43bien plus que la prison.
00:33:45Cette idée
00:33:46que les gens
00:33:46peuvent savoir
00:33:47ce que vous avez fait,
00:33:49c'est quelque chose
00:33:50qui est redouté.
00:33:51Le fameux tribunal populaire.
00:33:51Exactement,
00:33:52c'est quelque chose
00:33:52qui est redouté.
00:33:54Vous pensez
00:33:54sur des malades sexuels
00:33:57comme on en croit ?
00:33:58Vous croyez ça ?
00:34:00On ne fera pas du 100%,
00:34:02ça c'est clair et net.
00:34:03Mais il y a beaucoup de gens
00:34:04sur qui ça va avoir
00:34:05un effet dissuasif.
00:34:06Et moi je le vois aussi
00:34:07parce que j'ai compris
00:34:07même sur un autre sujet
00:34:08complètement différent
00:34:09sur les entreprises,
00:34:10les entreprises redoutent
00:34:12totalement la publicité
00:34:13de leur condamnation.
00:34:15Il y a évidemment
00:34:16beaucoup de gens
00:34:17qui ne veulent pas ça
00:34:18et que les autres gens
00:34:19sachent ce qu'ils ont fait.
00:34:20et donc la publicité
00:34:21de la peine et de la sanction
00:34:23c'est quelque chose
00:34:24qui est vraiment redouté,
00:34:25qui est vraiment dissuasif
00:34:26et qui a un vrai impact
00:34:28en tout cas.
00:34:28Je ne peux malheureusement
00:34:29pas me réjouir
00:34:29de ce sujet
00:34:31mais je suis très heureux
00:34:32malgré tout
00:34:32qu'on en parle avec vous
00:34:33chers amis
00:34:34autour de cette table.
00:34:35Et puis avec vous
00:34:35Cécile,
00:34:36merci infiniment
00:34:37pour déjà
00:34:37la pureté
00:34:38de votre témoignage
00:34:39et votre gentillesse
00:34:40à l'égard de Bruno Pommard.
00:34:45Je pense que vous avez
00:34:46vraiment fait
00:34:47un homme heureux
00:34:47aujourd'hui.
00:34:48C'est déjà ça.
00:34:49Et vous avez fait
00:34:50des jaloux
00:34:51mais bon,
00:34:51ce sera pour la prochaine.
00:34:52Vous râperez la prochaine fois.
00:34:53Ça va aller Julia,
00:34:54vous arrêtez.
00:34:55Oui,
00:34:55mais c'est toujours
00:34:56les hommes qui sont
00:34:56tâtés et nous jamais.
00:34:59Moi,
00:34:59je suis jalouse.
00:35:00Mais Cécile,
00:35:01en tout cas...
00:35:01Ne le soyez pas en tout cas
00:35:02parce que vraiment
00:35:03je vous remercie
00:35:04pour votre gentillesse aussi
00:35:05et ce que j'ai vécu
00:35:07a fait de moi
00:35:07ce que je suis aujourd'hui
00:35:08quelqu'un de beaucoup plus fort
00:35:10et beaucoup plus aguerri.
00:35:11Ça s'entend aussi.
00:35:12Merci infiniment.
00:35:15Continuez de vous appeler,
00:35:16Cécile.
00:35:17En tout cas,
00:35:17vous revenez quand vous voulez
00:35:18parce que moi,
00:35:20j'ai adoré votre témoignage
00:35:21et votre sincérité.
00:35:22Vous nous appelez
00:35:23au 0826 300 300.
00:35:24Maintenant,
00:35:25on va parler de cambriolage
00:35:26en hausse de plus
00:35:28de 5,8%
00:35:29selon le service statistique
00:35:30du ministère de l'Intérieur.
00:35:31Ce sont juste
00:35:32les chiffres de juillet.
00:35:34A tout de suite.
00:35:35Sud Radio.
00:35:38Sud Radio.
00:35:39Les débats de l'été.
00:35:4110h-13h.
00:35:42Anthony Martin Smith.
00:35:43On va changer de sujet.
00:35:44J'ai l'impression
00:35:45avec Bruno Pommard
00:35:46qui a envie de parler d'amour
00:35:47aujourd'hui
00:35:47depuis qu'il a eu
00:35:48Cécile au téléphone.
00:35:50Ça y est,
00:35:50c'est un homme heureux.
00:35:52Bruno Pommard,
00:35:53ex-membre du RED,
00:35:54également Adrien Haul,
00:35:55avocat au barreau de Paris
00:35:57et élu du 17e arrondissement
00:35:58de Paris.
00:35:59Julia Achamyskovic,
00:36:00conseillère municipale
00:36:01à Kingersheim,
00:36:03en Alsace.
00:36:04On va s'intéresser
00:36:05au cambriolage.
00:36:07Ce chiffre,
00:36:08plus 5,8%
00:36:10en juillet 2026
00:36:12seulement.
00:36:13Ce sont,
00:36:14en tout cas,
00:36:15les chiffres
00:36:15qui nous sont donnés
00:36:16par le service statistique
00:36:17du ministère de l'Intérieur.
00:36:19Trouvez-vous ça normal,
00:36:20Bruno Pommard,
00:36:21qu'on ait cette hausse
00:36:23si importante,
00:36:24plus 7,7%
00:36:25depuis le début de l'année ?
00:36:26Il y en a plus de 600 par jour,
00:36:28il faut savoir.
00:36:29Dans un pays
00:36:29de près de 70 millions d'habitants,
00:36:3268, 69 millions d'habitants.
00:36:34Alors, oui,
00:36:35il y a une augmentation.
00:36:36Ça ne veut pas dire pour autant
00:36:37que nos forces de police,
00:36:39gendarmerie,
00:36:39nos policiers municipaux
00:36:40ne font pas le boulot.
00:36:41Attention,
00:36:42mais il y a quand même
00:36:42une augmentation
00:36:43de la délinquance,
00:36:44quoi qu'on dise.
00:36:44Ce n'est pas eux qui cambriolent,
00:36:45donc a priori,
00:36:46ce n'est pas de leur faute.
00:36:48Non, non,
00:36:48ce que je veux dire par là,
00:36:49ça n'empêche qu'ils font leur boulot.
00:36:50C'est beaucoup
00:36:51de cambriolages
00:36:52d'opportunités.
00:36:53Effectivement,
00:36:53on va chez les gens
00:36:54et on voit le scaf
00:36:56à voler
00:36:56le plus rapidement possible.
00:36:57Il faut savoir
00:36:58que tous les étés,
00:36:59quand même,
00:36:59sur les périodes de vacances,
00:37:00décembre,
00:37:01juillet, août,
00:37:02on a les opérations
00:37:02de tranquillité vacances
00:37:03que les élus,
00:37:04vous le savez,
00:37:06mettent en place
00:37:07avec la police municipale
00:37:08mais également
00:37:09le ministère intérieur.
00:37:10C'est-à-dire qu'on peut
00:37:12chacun donner
00:37:12nom, prénom, adresse, etc.
00:37:14et dire
00:37:14je me barre en vacances
00:37:15à tel moment.
00:37:15Voilà,
00:37:16ça c'est un premier élément
00:37:16qui est important
00:37:17qu'il faut prendre en considération.
00:37:21Vous savez que c'est un dispositif
00:37:23qui marche pas mal.
00:37:24Dispositif de quartier,
00:37:25je crois.
00:37:25Oui, tout à fait.
00:37:26Dans mille communes en France,
00:37:27mille villes en France,
00:37:28c'est en place.
00:37:29C'est quelque chose de privé
00:37:29mais qui fonctionne bien.
00:37:31C'est Frédéric Danouvelle
00:37:32qui a mis en place ça,
00:37:33l'ancien journaliste de BFM
00:37:34et je trouve que le dispositif
00:37:35est vachement intéressant
00:37:36et il y a aussi également,
00:37:38dans les villes évidemment,
00:37:39des groupes WhatsApp
00:37:40qui se forment.
00:37:41Alors c'est intéressant,
00:37:42il faut faire attention
00:37:42parce qu'on peut avoir
00:37:43tout et n'importe quoi
00:37:44mais je crois que c'est important
00:37:45parce que la meilleure des sécurités
00:37:46c'est les concitoyens
00:37:48entre eux,
00:37:50entre nous.
00:37:50C'est clair.
00:37:51La sécurité globale,
00:37:52ce qu'on appelle.
00:37:53On est tous aussi responsables
00:37:54de ça parce qu'on dit à chaque fois
00:37:55c'est la police qui doit être là,
00:37:57c'est la police municipale,
00:37:58c'est la gendarmerie.
00:37:58Ok, on ne peut pas toujours
00:38:00se décharger sur les agents publics.
00:38:02On sait le nombre de missions
00:38:03qu'ont à faire nos forces de l'ordre.
00:38:04Donc je crois que aussi
00:38:05les concitoyens doivent s'entraider.
00:38:07A commencer par mettre
00:38:08des dispositifs de vidéoprotection aussi.
00:38:10Alors entre autres,
00:38:10après il y a des mesures à prendre.
00:38:12Vider sa boîte aux lettres,
00:38:13on peut le faire faire
00:38:14par un ami,
00:38:15par un concitoyen.
00:38:17De ne pas laisser
00:38:19ses volets clos en permanence.
00:38:21Lorsqu'on est même chez soi
00:38:22parce qu'on peut avoir
00:38:23des home jacking.
00:38:24Et oui, c'est ça,
00:38:25le cambriolage aussi.
00:38:26On peut être chez soi.
00:38:26C'est s'enfermer systématiquement
00:38:28quand on est chez soi.
00:38:28Il y a plein de petites choses
00:38:29à faire pour prévenir
00:38:31effectivement ces risques
00:38:32de cambriolage
00:38:32qui sont, encore une fois,
00:38:34c'est vrai, nombreux.
00:38:35Et ces cambriolages
00:38:37en pleine nuit,
00:38:37notamment de personnalités
00:38:39exposées, publiques,
00:38:40qui se font braquer
00:38:42en pleine nuit.
00:38:43Bien sûr,
00:38:43Bruno Guillon,
00:38:44il y a quelque temps
00:38:44avait été pris
00:38:45à partie et violenté
00:38:47et puis d'autres.
00:38:48Alors, attention aux réseaux sociaux aussi.
00:38:49Pas s'exposer,
00:38:50de dire, super,
00:38:51je suis à Miami
00:38:52en vacances.
00:38:54C'est arrivé aux footballeurs,
00:38:55c'est arrivé à tous ces gens-là.
00:38:56Les footballeurs
00:38:56sont très victimes.
00:38:57Moi, j'aime beaucoup le foot,
00:38:58mais les footballeurs
00:38:59sont très, très victimes
00:39:00de home jacking
00:39:01et de cambriolages
00:39:02très violents.
00:39:03Souvent, quand ils sont
00:39:04au match,
00:39:05parce qu'on sait
00:39:05qu'ils ne sont pas là,
00:39:06justement.
00:39:06Donc, on est sûr
00:39:07que pendant deux heures,
00:39:08trois heures,
00:39:09ils ne sont pas à la maison
00:39:10et on vient les chercher.
00:39:11Ils ont souvent des biens
00:39:12de grande valeur
00:39:13et ils subissent
00:39:16à répétition
00:39:17ce genre d'actes délectueux.
00:39:191 519 cambriolages,
00:39:22rien qu'en juillet.
00:39:23C'est quand même
00:39:24un chiffre considérable,
00:39:25Julia Hachamilkovic.
00:39:27Tout à fait.
00:39:28Effectivement,
00:39:28vous avez parfaitement
00:39:29bien énuméré
00:39:31tous les points
00:39:31qui permettraient
00:39:32de lutter contre ça,
00:39:33mais on voit finalement
00:39:34que ça manque quand même
00:39:35d'efficacité.
00:39:37On a évoqué un petit peu
00:39:38les cambriolages
00:39:39des personnalités
00:39:40des célébrités.
00:39:40Il y a un petit côté
00:39:41Robin Desbois
00:39:42qui finalement
00:39:44l'origine.
00:39:45Désolé,
00:39:46mais je n'aime pas
00:39:46ce discours Robin Desbois.
00:39:48Je n'ai pas fini.
00:39:49La propriété privée,
00:39:50c'est sacré.
00:39:51Et ce n'est pas parce
00:39:52que la personne
00:39:52a des moyens
00:39:53qu'on peut se permettre
00:39:54Je m'inscris totalement là-dedans.
00:39:56Non, mais il ne faut pas
00:39:57de mis les seuls.
00:39:58Je m'inscris totalement là-dedans,
00:40:00mais vous ne m'avez pas
00:40:00laissé terminer.
00:40:02Donc, bon,
00:40:03ce n'est pas grave.
00:40:04Allez-y,
00:40:04on prend des bois.
00:40:04Non, effectivement,
00:40:05moi je suis d'accord avec vous.
00:40:06Il y a peut-être
00:40:07cet effet un peu
00:40:08Robin Desbois
00:40:08où on vient attaquer
00:40:09des personnalités publiques
00:40:11qui aussi se mettent
00:40:12beaucoup, beaucoup en scène
00:40:13et revendiquent
00:40:14une forme de
00:40:16toute puissance,
00:40:17de réussite
00:40:18qui, de toute façon,
00:40:19en France,
00:40:19la réussite gêne
00:40:20quoi qu'il arrive,
00:40:21qu'elle soit professionnelle,
00:40:22financière.
00:40:22Ce n'est pas une excuse.
00:40:23Mais je n'excuse pas.
00:40:25Mais pour dire...
00:40:26Ça doit déviller.
00:40:27Non, mais on voit bien
00:40:28que parmi ces 1 500,
00:40:30le chiffre.
00:40:301 519.
00:40:311 519 pour le chiffre exact.
00:40:33Parmi eux,
00:40:34il n'y a pas de célébrité.
00:40:35Donc, on est en fait sur
00:40:36finalement un acte social
00:40:38qui se répand davantage.
00:40:40Moi, je l'ai vu
00:40:41rien que dans ma commune.
00:40:41Effectivement,
00:40:42on a dû faire face
00:40:44à des cambriolages
00:40:44à répétition.
00:40:46Qu'est-ce qui a été efficace
00:40:47finalement ?
00:40:47C'est notamment
00:40:49l'intervention des voisins.
00:40:50Alors, nous,
00:40:50on a la vidéosurveillance
00:40:51déjà dans les rues.
00:40:52Mais c'est surtout
00:40:53la vigilance des voisins,
00:40:55la communication.
00:40:56On a des groupes
00:40:57effectivement qui permettent
00:40:58de dire attention,
00:40:59on a vu des gens
00:40:59traîner dans ce quartier-là.
00:41:01Attention, on a vu des gens
00:41:02avoir un comportement
00:41:03un petit peu bizarre
00:41:03dans ce jardin-là.
00:41:04Attention, j'ai été cambriolé.
00:41:06Il y a eu une tentative
00:41:07de cambriolage.
00:41:07Donc déjà, il y a une prévention
00:41:09sur la période
00:41:10parce qu'on sait que
00:41:11globalement,
00:41:11s'il y a des tentatives,
00:41:13votre maison peut être
00:41:14aussi victime de ça.
00:41:16Donc déjà,
00:41:16la solidarité, je pense,
00:41:19humaine, collective...
00:41:20Et ne pas réagir.
00:41:22Attention,
00:41:22réformer la police, etc.
00:41:24Pardon ?
00:41:24Sauf quand on fait de la boxe.
00:41:25Oui, sauf quand on fait
00:41:26de la boxe aussi.
00:41:27Je vous taquille.
00:41:28Non, non, mais effectivement,
00:41:28ne pas réagir,
00:41:29contacter effectivement...
00:41:30Je peux vous garantir
00:41:30que le gars qui rentre chez moi,
00:41:31il ne ressort pas.
00:41:33Par ici, il ressort,
00:41:34mais avec la police, quoi.
00:41:35Oui, non, non,
00:41:37c'est important
00:41:38ce que dit notre ami.
00:41:39Effectivement,
00:41:40c'est prévenir
00:41:41et je crois que
00:41:42les citoyens entre nous,
00:41:43on doit s'entraider
00:41:43et ça fait partie du jeu.
00:41:44Ça ne veut pas dire
00:41:45pour autant, encore une fois,
00:41:46que nos forces de l'ordre
00:41:46ne font pas le job.
00:41:47Dieu sait s'ils le font
00:41:48et d'un paquet de domaines.
00:41:49Mais en même temps,
00:41:50on ne peut pas tout couvrir.
00:41:51C'est une difficulté
00:41:54supplémentaire pour eux
00:41:55que d'assurer,
00:41:56surtout pendant les périodes
00:41:56de vacances,
00:41:57la sécurité.
00:41:58Alors, vous avez aussi
00:41:58dans les communes,
00:41:59je ne sais pas si vous en avez
00:42:02et il doit y en avoir
00:42:02de la vidéosurveillance,
00:42:04évidemment.
00:42:05Non, parce que tout ça
00:42:06relève de la ville de Paris.
00:42:07Ah oui, c'est vrai.
00:42:08Et nous avons
00:42:10un cher maire
00:42:11qui est opposé
00:42:13à la vidéosurveillance.
00:42:14Donc, non, non,
00:42:15à Paris,
00:42:15c'est un vrai sujet.
00:42:18La vidéosurveillance
00:42:19sur les rues,
00:42:19on le porte depuis des années
00:42:21au Conseil de Paris.
00:42:22Oui, ça permet.
00:42:23Alors, si tu as un CSU,
00:42:24un centre de supervision urbain,
00:42:25je ne sais pas s'il y en a chez toi.
00:42:26Non, non, non.
00:42:26Alors, effectivement,
00:42:27on a la vidéosurveillance.
00:42:28C'est intéressant
00:42:28parce que pour anticiper,
00:42:30pour voir ce qui se passe,
00:42:31c'est quand même pas mal,
00:42:31même pour retracer
00:42:32après des cambriolages,
00:42:34ça peut servir.
00:42:34On ne va pas empêcher
00:42:35le cambriolage,
00:42:36tu as raison,
00:42:36c'est le cambriolage
00:42:37d'opportunité,
00:42:38c'est-à-dire que les mecs
00:42:38qui rentrent
00:42:39entre 3 et 5 minutes,
00:42:41pas plus,
00:42:42on prend tout ce qu'on peut
00:42:42refourguer
00:42:43et on se barre.
00:42:44Bon, on ne prend plus
00:42:45les téléviseurs
00:42:45comme on faisait avant,
00:42:46c'est fini ça.
00:42:47Donc, effectivement,
00:42:47c'est un problème.
00:42:49La pratique a évolué là-dessus ?
00:42:50Oui, oui, oui.
00:42:51On n'a plus,
00:42:51le mec qui sort avec le frigo ?
00:42:53Non, non.
00:42:54Non, non.
00:43:01Ils viennent avec les camions
00:43:01mais dans l'urbain,
00:43:03effectivement,
00:43:03les gars prennent
00:43:04l'argent,
00:43:05les bijoux,
00:43:06le portable,
00:43:07éventuellement,
00:43:09les trucs les plus faciles
00:43:10à refourguer,
00:43:11c'est évident.
00:43:13Julie Hachin ?
00:43:14Non, effectivement,
00:43:15vous l'avez parfaitement résumé,
00:43:17on va venir prendre
00:43:17les petits objets de valeur
00:43:20et puis on va essayer
00:43:20de les revendre au maximum.
00:43:21Je ne suis pas sûre
00:43:22qu'en plus de ça,
00:43:23ce soit hyper, hyper rentable
00:43:24pour eux
00:43:25en prenant le risque
00:43:26qu'ils prennent
00:43:27et on en revient au sujet
00:43:28qu'on a évoqué tout à l'heure,
00:43:29c'est-à-dire,
00:43:30en fait,
00:43:30avoir peur
00:43:30d'être pris
00:43:31et la peur de la sanction
00:43:32devrait être suffisamment
00:43:35évidente et connue tous
00:43:36pour essayer un petit peu
00:43:37de dissuader,
00:43:37de passer à l'acte.
00:43:38Mais on se rend bien compte
00:43:39que c'est un fléau
00:43:40qui existe depuis toujours,
00:43:41qui a existé en tout temps,
00:43:42d'où le concept aussi
00:43:43de Robin Desbois.
00:43:44Robin Desbois,
00:43:45c'est un concept d'antan.
00:43:47Donc, en fait,
00:43:48ça continuera de...
00:43:49Je ne suis pas sûre
00:43:50qu'on arrivera fondamentalement
00:43:51à lutter contre ça,
00:43:53sauf si on arrive
00:43:54à avoir sans doute
00:43:56une justice plus ferme
00:43:58et encore.
00:43:58Je pense que la question...
00:43:59Ce n'est pas la question.
00:44:01de la fermeté
00:44:02qui est primordiale,
00:44:03c'est en fait
00:44:04la certitude de la peine
00:44:06et l'effectivité
00:44:07et la rapidité
00:44:08de la sanction.
00:44:09C'est-à-dire qu'il y a
00:44:10des pays
00:44:10qui ont appliqué
00:44:12ces principes,
00:44:12c'est un vieux principe,
00:44:13je vais faire le juriste un peu,
00:44:15mais César Ebecaria,
00:44:16il nous dit
00:44:17une peine certaine
00:44:18et rapide
00:44:19et plus efficace
00:44:20qu'une peine lourde
00:44:22mais mise
00:44:23dans le temps.
00:44:25les Pays-Bas
00:44:26le font énormément.
00:44:28Je me suis amusé
00:44:28à ressortir
00:44:29les chiffres du Pays-Bas.
00:44:30Ils ont divisé par deux
00:44:31le nombre de vols,
00:44:32les homicides
00:44:33ont été divisés par deux,
00:44:35le nombre de détenus
00:44:36a été divisé par deux,
00:44:37donc ça fonctionne.
00:44:39Et après,
00:44:39on a le modèle
00:44:39complètement radical
00:44:40aussi qui applique
00:44:41un peu aussi
00:44:42ces principes-là,
00:44:42c'est le modèle
00:44:43du Salvador.
00:44:44Dès l'instant...
00:44:46Au-delà de l'instant
00:44:47où vous êtes associés
00:44:48parce que les cambriolages
00:44:51sont souvent des réseaux.
00:44:52Donc il y a des réseaux
00:44:53de cambriolages.
00:44:54Dès l'instant où vous êtes
00:44:54associés au réseau,
00:44:55vous vous êtes mis
00:44:56en détention.
00:44:57C'est radical,
00:44:58ça ne blague pas
00:44:59sur la méthode.
00:45:00La méthode,
00:45:01comment dire,
00:45:02hollandaise
00:45:02est bien plus adaptée
00:45:03à la France,
00:45:04on ne va pas se raconter
00:45:04d'histoire.
00:45:06Mais ça présente
00:45:07des résultats,
00:45:07notamment sur cette délinquance
00:45:09du quotidien
00:45:09et ces cambriolages
00:45:11et ainsi de suite.
00:45:12Oui, mais vous savez mieux
00:45:13que nous mettre
00:45:14que les tribunaux
00:45:15sont hyper encombrés,
00:45:17que les commissariats
00:45:18sont hyper encombrés,
00:45:18que les dépôts de plaintes
00:45:19même en ligne
00:45:20puisque maintenant
00:45:20on peut déposer
00:45:21des plaintes en ligne.
00:45:22Super, ça a facilité
00:45:23beaucoup de choses.
00:45:23C'est très bien ce que vous dites
00:45:25parce que la différence
00:45:27entre les Pays-Bas
00:45:28et la France,
00:45:29c'est deux fois plus
00:45:29d'investissements
00:45:30sur le monde de la justice.
00:45:31Exactement.
00:45:32C'est 120 euros
00:45:34par justiciable en moyenne
00:45:35contre 70 pour la France.
00:45:37Donc effectivement,
00:45:38si on met des moyens
00:45:39pour avoir plus de magistrats
00:45:40pour retraiter les affaires,
00:45:40plus de greffiers
00:45:41et ainsi de suite,
00:45:41qu'on les paye correctement,
00:45:42on aura la possibilité
00:45:44de traiter
00:45:45et d'avoir cette effectivité,
00:45:46cette rapidité
00:45:47dans la sanction.
00:45:48Et après,
00:45:48il faut un arsenal juridique,
00:45:50un arsenal de sanctions
00:45:51qui soit certain
00:45:52au moment de l'application.
00:45:54Action, sanctions.
00:45:55Allez,
00:45:56vous ne bougez pas
00:45:57sur Sud Radio.
00:45:58On va revenir
00:45:58dans un instant.
00:46:00C'est pas si bien
00:46:01que vous soyez d'accord.
00:46:01On va revenir
00:46:02dans un instant
00:46:03au 0826 300 300.
00:46:05Vous continuez
00:46:06à nous appeler
00:46:06à vouloir réagir
00:46:08sur les sujets
00:46:08que nous abordons
00:46:10avec nos débatteurs.
00:46:11On va revenir aussi
00:46:12sur cette question
00:46:13de la retraite,
00:46:13la non-indexation
00:46:14de la retraite
00:46:15pour les retraites
00:46:16de plus de 3 000 euros
00:46:18par mois,
00:46:19évidemment,
00:46:19pas par an.
00:46:21En tout cas,
00:46:21qui servirait,
00:46:22selon Bercy,
00:46:23à rééquilibrer un peu
00:46:24le budget 2027.
00:46:26Ça vous fait beaucoup
00:46:27réagir déjà
00:46:28sur les réseaux sociaux.
00:46:29On fera un petit point
00:46:29dans quelques minutes
00:46:30là-dessus.
00:46:31On va aussi parler
00:46:33des coups de cœur
00:46:34et des coups de gueule
00:46:34de nos débatteurs.
00:46:36Julia Hachamichkovic,
00:46:36ce sera quoi, vous ?
00:46:38Moi, c'est les membres
00:46:38du gouvernement
00:46:39qui prennent part
00:46:40à une campagne présidentielle
00:46:41alors qu'ils sont encore
00:46:41au gouvernement.
00:46:43Bruno Pommard,
00:46:44vous en avez un ?
00:46:44Alors non,
00:46:45mais je vais vous en sortir.
00:46:46Très bien,
00:46:47dans un instant.
00:46:48On va laisser mettre
00:46:48un rôle.
00:46:49Moi, c'est la dernière
00:46:50proposition de loi
00:46:51de Ravier Millet
00:46:52sur le verrou budgétaire.
00:46:54Je vous en dirai des détails.
00:46:55C'est assez intéressant.
00:46:56Allez, à tout de suite.
00:46:58Sud Radio.
00:47:02Ça s'est passé
00:47:03dans le grand matin
00:47:04Sud Radio.
00:47:0510h-13h,
00:47:06Anthony Martin Smith.
00:47:07Et toujours sur l'antenne
00:47:09de Sud Radio.
00:47:10Il est 11h,
00:47:10passé de 30 minutes
00:47:11avec nos débatteurs
00:47:13toujours en plateau.
00:47:14Julia Hachamichkovic,
00:47:15conseillère municipale
00:47:16à Kingersheim en Alsace,
00:47:17avec Bruno Pommard,
00:47:18ex-membre du RAID.
00:47:20Et puis,
00:47:20Adrien Rohl,
00:47:22socialiste convaincu.
00:47:28Élu, en tout cas,
00:47:30dans le 17ème arrondissement
00:47:31de Paris,
00:47:32avocat au barreau de Paris également.
00:47:35Pénaliste ?
00:47:36Non, non, non.
00:47:36Moi, je fais du droit des affaires.
00:47:38Droit des affaires.
00:47:39Principalement de l'énergie.
00:47:40On gagne plus
00:47:41au droit des affaires
00:47:42qu'un pédaliste, non ?
00:47:43Ça dépend lesquels.
00:47:46Si vous posez la question
00:47:48à des grands pédalistes
00:47:49comme Spinner
00:47:51ou comme Dupont-Moré,
00:47:52je pense qu'ils ont
00:47:53pas de difficultés
00:47:54à la fin du mois.
00:47:54Oui, c'est clair.
00:47:55Allez, on va commencer
00:47:56avec vous, justement,
00:47:57Adrien.
00:47:58Vous voulez nous parler
00:47:59de l'Argentine ?
00:48:01Ah oui.
00:48:02Alors, c'est une loi
00:48:03qui nous vient d'Argentine.
00:48:04Dernière proposition
00:48:06en date de
00:48:06Ravier Milley
00:48:07qui vient un peu bousculer
00:48:09la théorie...
00:48:09Le président, justement.
00:48:11Le président de l'Argentine
00:48:12qui vient un peu bousculer
00:48:13la théorie
00:48:14des Montesquies
00:48:15sur la séparation
00:48:16des pouvoirs
00:48:16qui, pour rappel,
00:48:18consiste à dire
00:48:18qu'il faut séparer
00:48:19les pouvoirs
00:48:20pour protéger
00:48:20la liberté des citoyens.
00:48:21Et Ravier Milley nous dit
00:48:23vous n'êtes pas libre
00:48:24si vous n'avez pas
00:48:25une liberté fiscale
00:48:26et s'il n'y a pas
00:48:27des budgets
00:48:28qui sont votés
00:48:28à l'équilibre
00:48:29de façon régulière.
00:48:31Et donc,
00:48:31pour mettre ça
00:48:32en application,
00:48:33il a décidé
00:48:33de proposer
00:48:34un verrou budgétaire
00:48:37au Congrès
00:48:38pour qu'il soit voté.
00:48:39Sauf que la particularité
00:48:40de ce verrou budgétaire,
00:48:41c'est que non seulement
00:48:41il va mettre en place
00:48:42un shutdown
00:48:43comme on le voit
00:48:43aux Etats-Unis,
00:48:44c'est-à-dire qu'on cesse
00:48:45de payer les activités
00:48:46non essentielles de l'État,
00:48:47c'est-à-dire tout ce qui ne
00:48:48ne revient pas
00:48:48de la justice,
00:48:48la défense,
00:48:49l'éducation,
00:48:50la santé.
00:48:51Mais aussi,
00:48:52si vous n'êtes pas capables
00:48:53les responsables politiques
00:48:54de vous mettre d'accord
00:48:55pour retourner
00:48:56après quelques semaines
00:48:58sur l'équilibre budgétaire,
00:49:00eh bien,
00:49:00les parlementaires,
00:49:01les ministres,
00:49:02les secrétaires d'État,
00:49:03le vice-président et le président
00:49:04ne toucheront plus
00:49:05leur salaire.
00:49:05Et donc,
00:49:06c'est ça la petite révolution,
00:49:08c'est que la responsabilité
00:49:09maintenant est sur
00:49:10les responsables politiques,
00:49:11ce n'est plus simplement
00:49:12aux citoyens
00:49:12d'avoir à payer
00:49:14les conséquences
00:49:14de budget déséquilibré
00:49:16avec une augmentation
00:49:17de la fiscalité.
00:49:18C'est complètement
00:49:20novateur dans l'approche.
00:49:22Certains diront
00:49:23que c'est des magots,
00:49:23mais ça met un principe
00:49:24de responsabilité
00:49:25dans l'action quotidienne
00:49:28des responsables politiques
00:49:29qui est,
00:49:29je crois,
00:49:30absolument nécessaire.
00:49:31Ça leur met la pression,
00:49:32mais c'est intéressant
00:49:33ce que vous dites là.
00:49:34Alors,
00:49:34effectivement,
00:49:35ça fait peur,
00:49:35mais quand on voit
00:49:36effectivement sur les 40
00:49:37dernières années
00:49:38de notre pays
00:49:39et le personnel politique,
00:49:41il y a peu de temps,
00:49:41je voyais des portraits
00:49:42de M. Raffaren,
00:49:43de M. Villepin,
00:49:44etc.,
00:49:45de M. Moscovici
00:49:46et autres,
00:49:47qui cumulent
00:49:48des retraites
00:49:48de 15,
00:49:4920,
00:49:4925 000 euros
00:49:50par mois,
00:49:51par mois,
00:49:52vous entendez ?
00:49:53Ces gens-là
00:49:53ont eu les rôles
00:49:54les plus importants
00:49:55dans notre pays.
00:49:56Quand on voit
00:49:56dans quel état
00:49:57est notre pays,
00:49:58au-delà des 3 500 milliards,
00:49:59mais ce n'est pas d'aujourd'hui,
00:50:00tout ça,
00:50:01on peut se poser la question
00:50:02effectivement de dire
00:50:03si tu bosses bien,
00:50:05on va te payer
00:50:05parce que c'est nos impôts
00:50:06quand même,
00:50:06et si tu ne bosses pas bien,
00:50:08on te réduit la marge.
00:50:09Alors ça fait,
00:50:10tu l'as dit,
00:50:10un peu populiste peut-être,
00:50:11mais je pense qu'à un moment donné,
00:50:13il faut arrêter
00:50:13parce que c'est un peu
00:50:14trop facile.
00:50:14Quand on voit surtout
00:50:15la façon dont sont rémunérés
00:50:17tous ces gens-là,
00:50:18ça pose question.
00:50:19Et ça va limiter,
00:50:19je le crois aussi,
00:50:20les propositions populistes,
00:50:22c'est-à-dire celles
00:50:23qui consistent à dire
00:50:23on va dépenser sans compter,
00:50:25parce qu'à partir de maintenant,
00:50:26si tu proposes quelque chose
00:50:27qui consiste à dire
00:50:28je vais dépenser sans compter,
00:50:30par exemple,
00:50:30la fameuse retraite
00:50:31à son temps,
00:50:32qui n'est pas financée,
00:50:34et bien là,
00:50:35d'un coup,
00:50:35il va falloir que tu le payes
00:50:36de ta propre poche
00:50:36en tant que responsable politique.
00:50:38Donc ça va quand même
00:50:39bousculer un peu
00:50:39l'ordre établi,
00:50:40et j'espère que...
00:50:41C'est pas gagné quand même
00:50:42à chez nous ?
00:50:42Non, c'est pas gagné.
00:50:44C'est pas gagné.
00:50:45Moi, j'avais plaidé
00:50:45pour un verrou budgétaire
00:50:46pas tout à fait le même,
00:50:48mais clairement,
00:50:49la fameuse règle d'or
00:50:50comme on appelle ça
00:50:50en France.
00:50:52Mais je pense qu'on va devoir
00:50:54aller vers ce genre de direction.
00:50:55Vous entendez quoi, Julien ?
00:50:57En imaginant Javier Mileï
00:50:58avec cette proposition,
00:50:59je m'attendais plus
00:51:00à ce qu'il sollicite
00:51:01de nouvelles élections,
00:51:03puisqu'il y a eu
00:51:03un désaccord sur le budget.
00:51:04Je pense que c'est peut-être
00:51:05même plus efficace
00:51:06que de couper les vivres
00:51:09des élus,
00:51:10en tout cas à tenter,
00:51:11et si ça marche,
00:51:12pourquoi pas à appliquer
00:51:14avec nos députés.
00:51:15En tout cas, nous, en France,
00:51:16on a vraiment le contre-exemple
00:51:17de ce qu'il ne faut pas faire,
00:51:17c'est-à-dire ne pas se mettre d'accord,
00:51:19avoir des logiques partisanes
00:51:20pour pouvoir voter
00:51:21des projets de loi,
00:51:22on le voit sur le budget.
00:51:23Politique politicienne.
00:51:24Politique politicienne.
00:51:25On l'a vu sur la question
00:51:26de la perpétuité,
00:51:27sur la question des viols
00:51:29en répétition
00:51:29sur des mineurs
00:51:30de moins de 15 ans,
00:51:31en fait, c'était
00:51:31de la politique politicienne.
00:51:33Les députés n'étaient même pas
00:51:34à l'Assemblée nationale
00:51:35pour voter.
00:51:36Il me semble qu'il y avait
00:51:37un petit peu plus
00:51:38que 70 députés
00:51:39dans l'Assemblée nationale.
00:51:41Moi, je suis plutôt favorable
00:51:42à cette notion
00:51:43de politique de résultat,
00:51:46comme ce qui est attendu
00:51:47dans le privé,
00:51:48mais avec les services publics,
00:51:49y compris les élus,
00:51:50sauf que c'est difficilement,
00:51:51c'est plus compliqué à mesurer.
00:51:52Mais enfin,
00:51:53la question du budget
00:51:54est un exemple assez marquant,
00:51:56qui est mesurable,
00:51:57avec des effets
00:51:58qui sont tangibles
00:51:59et sur lesquels
00:51:59on peut avoir
00:52:00un jugement critique.
00:52:01Donc, pourquoi pas ?
00:52:02Après, moi,
00:52:02je serais plutôt d'avis
00:52:03à relancer des élections.
00:52:06Histoire de bien les mettre
00:52:07encore plus
00:52:07dans une situation
00:52:09prévieuse
00:52:09et surtout
00:52:10assumer leurs responsabilités.
00:52:12Allez, vous gardez la main, Julia.
00:52:13Ça me permet d'avoir
00:52:14mon coup de gueule.
00:52:15Eh bien, on reste
00:52:15sur les politiques
00:52:17parce qu'effectivement,
00:52:18moi, mon coup de gueule,
00:52:18c'est responsable
00:52:21et notamment
00:52:22ces ministres
00:52:23et ces porte-parole
00:52:24du gouvernement
00:52:24qui,
00:52:25dans leur communication
00:52:26personnelle,
00:52:27font des confusions
00:52:27avec une communication
00:52:29dans le cadre
00:52:30d'une campagne présidentielle.
00:52:31Je pense à Maude Bréjon
00:52:32qui a partagé
00:52:32la tribune d'Edouard Philippe
00:52:35sur l'immigration
00:52:36et sur Ceuta.
00:52:37Bon, on peut se poser
00:52:38la question
00:52:38de sa légitimité
00:52:40à le faire
00:52:41en tant que porte-parole
00:52:42puisqu'elle est censée
00:52:42porter la parole
00:52:43du gouvernement.
00:52:44Edouard Philippe,
00:52:44jusqu'à preuve du contraire,
00:52:45n'est plus au gouvernement.
00:52:46Peut-être qu'il est
00:52:47qu'est venu le temps
00:52:48de prendre une décision
00:52:49de soit rester
00:52:50porte-parole du gouvernement
00:52:51et appliquer
00:52:52ce que Sébastien Lecornu
00:52:53a demandé à ses ministres,
00:52:54c'est-à-dire
00:52:54une neutralité
00:52:57sur la campagne présidentielle
00:52:59et donc
00:52:59de ne pas trop s'impliquer
00:53:00ou alors
00:53:02de démissionner.
00:53:03Mais dans ces cas-là,
00:53:04il faut faire un choix,
00:53:04il faut faire preuve de courage.
00:53:06Ce qui manque aujourd'hui,
00:53:07notamment,
00:53:08moi, je suis du bloc central,
00:53:09de ma famille politique,
00:53:10le courage,
00:53:11c'est quelque chose
00:53:12dont ils sont faiblement dotés.
00:53:14Mais à un moment donné,
00:53:14de dire,
00:53:15ok, je crois à 100%
00:53:16en Edouard Philippe,
00:53:17je vais faire sa campagne
00:53:17à partir de septembre,
00:53:18je démissionne du gouvernement,
00:53:19mais on ne cumule pas les deux.
00:53:21N'a-t-elle pas eu
00:53:22Blancène, quelque part ?
00:53:23Parce qu'en tant que
00:53:23porte-parole du gouvernement,
00:53:24elle se permet de dire ça,
00:53:26il y a des fois
00:53:27des voix
00:53:28qui lui parlent derrière
00:53:30en disant
00:53:30vas-y, balance.
00:53:31Est-ce que la neutralité,
00:53:32ça existe ?
00:53:34Honnêtement.
00:53:35C'est pas la neutralité
00:53:36que je demande.
00:53:36Certainement pas en politique,
00:53:37ça c'est sûr.
00:53:38Non mais vous,
00:53:39vous ne le demandez pas,
00:53:39mais Sébastien Lecornu
00:53:40l'a demandé.
00:53:41Est-ce que la neutralité existe
00:53:43à partir du moment
00:53:43où vous avez une étiquette politique
00:53:45que vous attichez comme tel ?
00:53:46C'est pas un petit peu
00:53:47faux-coup de demander
00:53:48la neutralité
00:53:48à des membres du gouvernement.
00:53:50On sait qu'ils ont
00:53:51une étiquette politique,
00:53:52on sait que ces gens
00:53:53sont certains proches
00:53:54d'Edouard Philippe,
00:53:55d'autres droites.
00:53:57Oui, certains sont peut-être
00:53:57plus proches de Gabriel Attal
00:53:59et ainsi de suite.
00:54:00Bon, ça me paraît
00:54:01un petit peu hypocrite
00:54:02de réclamer une neutralité.
00:54:04Mais quand le rôle...
00:54:05Surtout qu'on se rapproche
00:54:06de la dernière ligne droite.
00:54:07Quand le rôle
00:54:07est de porter la parole
00:54:08du gouvernement,
00:54:09pardon mais de publier,
00:54:11de repartager
00:54:12une tribune
00:54:13d'un candidat à la présidentielle
00:54:14qui ne fait plus partie
00:54:15du gouvernement
00:54:15et qui par ailleurs
00:54:16revendique une forme
00:54:17de distance
00:54:18avec le gouvernement
00:54:19et notamment
00:54:20les quinquennats
00:54:21Macron
00:54:21alors qu'il a été
00:54:22Premier ministre de Macron.
00:54:23Je pense que c'est légitime
00:54:25que de poser la question
00:54:27particulièrement
00:54:27à Maude Bréjon
00:54:28qui porte parole
00:54:29du gouvernement
00:54:29qui est censé porter
00:54:30uniquement la parole
00:54:31du gouvernement
00:54:32de partager
00:54:33ce type de communication.
00:54:35Enfin pour moi
00:54:35il y a un conflit d'intérêt
00:54:37qui est immense
00:54:37de par sa position
00:54:39particulière à Maude Bréjon.
00:54:53C'est très anglo-saxon.
00:54:55Ça déménage
00:54:56et ça crée
00:54:56de la clarté
00:54:57sur les citoyens.
00:54:58C'est le premier exemple.
00:55:00Et les citoyens
00:55:00adorent ce genre
00:55:01de pratiques
00:55:02parce que justement
00:55:03pour eux
00:55:03il y a de l'honnêteté
00:55:04il y a de la transparence
00:55:05on assume
00:55:06les conséquences
00:55:06de ces choix
00:55:07et voilà.
00:55:08Vous avez la douleur
00:55:09sur la réalité alors ?
00:55:09Non, moi je ne l'ai pas brise
00:55:11mon frère là
00:55:11mon père là aussi
00:55:13parce qu'avec le Brexit
00:55:13ça a beaucoup bougé
00:55:15pour lui
00:55:15et qu'il a vécu
00:55:16toute sa vie en France
00:55:17maintenant
00:55:18Je ne fais pas de parallèle
00:55:19avec...
00:55:20Non, non, pas du tout.
00:55:21Quel parallèle ?
00:55:22Bruno Pommard
00:55:22vous avez la main
00:55:23avec Badi Bagayoko
00:55:25Décidément
00:55:26on est sur les politiques
00:55:27mais on a besoin
00:55:27d'assainir un petit peu
00:55:29toute cette ambiance politique
00:55:32c'est intenable
00:55:33et oui
00:55:34alors depuis
00:55:34de nombreux jours
00:55:36on parle
00:55:36le canard enchaîné
00:55:37a balancé une info
00:55:38qui aurait été donnée
00:55:39par Frédéric Azizan
00:55:40effectivement
00:55:41sur le cumul
00:55:42de mandats
00:55:44et évidemment
00:55:44d'indemnités
00:55:45qui vont en vie
00:55:46parce que certains
00:55:46nous expliquent
00:55:47que c'est des indemnités
00:55:48c'est salaire
00:55:49indemnité
00:55:49c'est pas pareil
00:55:50enfin bref
00:55:50c'est quand même du pognon
00:55:51excusez-moi de le dire
00:55:52mais ça reste du pognon
00:55:53et depuis 20 ans
00:55:55effectivement
00:55:55ce monsieur
00:55:56qui nous fait
00:55:57de très belles représentations
00:55:58sur les réseaux sociaux
00:55:59d'ailleurs en termes d'images
00:56:00moi j'étais ancien maire
00:56:01de mon petit village
00:56:02je trouve que c'est pas
00:56:03une très belle image
00:56:03de s'exposer
00:56:04comme il le fait
00:56:05sur les réseaux sociaux
00:56:05quand on est élu
00:56:07de la nation
00:56:07mais bon
00:56:07Je pense que
00:56:08s'il ne publie pas
00:56:09un TikTok par jour
00:56:10cette personne
00:56:11se tombe malade
00:56:12il a une accro
00:56:14il est littéralement accro
00:56:15aux réseaux sociaux
00:56:16c'est incroyable
00:56:16Mais en plus
00:56:17si c'était nourrissant
00:56:18pour sa population
00:56:19il y a 150 000 personnes
00:56:20qui habitent
00:56:21dans ce secteur-là
00:56:23et qui sont sous sa tutelle
00:56:24je dirais quelque part
00:56:25c'est ridicule
00:56:26à chaque fois
00:56:27c'est ce qui fait peur
00:56:28et ce que je vois là
00:56:30effectivement
00:56:31est scandaleux
00:56:31parce qu'on voit
00:56:32la compromission
00:56:34qu'il y a entre
00:56:35encore
00:56:36les entreprises d'Etat
00:56:37la RATP
00:56:38la première
00:56:38mais ça on le sait
00:56:39depuis longtemps
00:56:39alors évidemment
00:56:41certains élus
00:56:41LFI ont dit
00:56:42on le savait déjà
00:56:44et le canard enchaîné
00:56:45l'a déclaré
00:56:46ben oui c'est bien
00:56:46on le savait
00:56:47donc on laisse faire
00:56:47moi je ne trouve pas normal
00:56:49qu'on puisse
00:56:50permettre à 200 élus
00:56:51on va savoir un petit peu
00:56:52les profils d'ailleurs
00:56:53des élus
00:56:53je pense qu'il y en a
00:56:54beaucoup plus
00:56:54au parti communiste
00:56:55à l'extrême gauche
00:56:57que dans les autres partis
00:56:58mais quoi qu'il en soit
00:57:00je trouve ça scandaleux
00:57:00parce que c'est notre
00:57:02pognon
00:57:02c'est vous que ça engage
00:57:03ça Bruno
00:57:03oui ça l'engage
00:57:04vous avez raison
00:57:05moi je suis un ancien élu
00:57:06et ma petite rétribution
00:57:07d'élu
00:57:09je la remettais
00:57:10dans la caisse de ma commune
00:57:10donc vous voyez un peu
00:57:11je ne faisais pas ça pour ça
00:57:12mais qu'il soit payé
00:57:14je l'entends
00:57:14qu'on ait des indemnités
00:57:15quand on travaille
00:57:15parce qu'on a beaucoup de boulot
00:57:16en tant qu'élu
00:57:17je l'entends
00:57:17mais je trouve que c'est scandaleux
00:57:19vis-à-vis de ces élus
00:57:21on en a deux sur le plateau
00:57:23qui s'engagent
00:57:24qui bossent
00:57:24et ça encore une fois
00:57:25c'est avec notre pognon
00:57:27parce que je vous rappelle
00:57:28quand même
00:57:28que c'est les conseils départementaux
00:57:29la région
00:57:30etc.
00:57:30qui financent la RATP
00:57:31en partie
00:57:32donc ça pose des questions
00:57:33de déontologie et d'éthique
00:57:36allez
00:57:3711h passées
00:57:37de 41 minutes
00:57:38sur Sud Radio
00:57:39on est toujours en direct
00:57:40vous nous appelez
00:57:41au 0826 300 300
00:57:43on va parler des retraites
00:57:44le gouvernement
00:57:45en tout cas Bercy
00:57:46pense à économiser
00:57:483,6 milliards
00:57:49en 2027
00:57:50en indexant plus
00:57:51sur l'inflation
00:57:53les retraites
00:57:53de plus de 3000 euros
00:57:55par mois
00:57:55est-ce que
00:57:56le gouvernement
00:57:57veut faire des économies
00:57:58sur bien
00:57:59les retraités
00:58:00qui gagnent
00:58:01plus de 3000 euros
00:58:02jugés peut-être
00:58:03comme étant trop riches
00:58:05pour qu'on puisse
00:58:07continuer
00:58:07à les indexer
00:58:09en tout cas
00:58:09sur l'inflation
00:58:103,6 milliards
00:58:11ça vous choque
00:58:12vous nous appelez
00:58:12au 0826 300 300
00:58:14à tout de suite
00:58:15Sud Radio
00:58:18de retour
00:58:19sur l'antenne
00:58:20de Sud Radio
00:58:21avec mes débatteurs
00:58:23toujours en plateau
00:58:23Julia Hacham-Mischkovic
00:58:25avec Bruno Pommard
00:58:27et Adrien Hall
00:58:28les deux sont quand même
00:58:29assez indisciplinés
00:58:30mais
00:58:30on se taquine un petit peu
00:58:31oui un petit peu
00:58:32entre l'ex-policier
00:58:33l'avocat
00:58:3511h passée
00:58:36de 44 minutes
00:58:37sur Sud Radio
00:58:37on est toujours en direct
00:58:38et on va parler
00:58:39des retraites
00:58:40Bercy pense
00:58:41à économiser
00:58:423,6 milliards d'euros
00:58:44sur nos retraités
00:58:46gagnant plus de 3000 euros
00:58:47par mois
00:58:48est-ce que
00:58:49vous acceptez cela
00:58:50est-ce que vous trouvez
00:58:51que c'est normal
00:58:53vous nous appelez
00:58:53au 0826 300 300
00:58:56Antonin Durand
00:58:57sur les réseaux sociaux
00:58:58en tout cas
00:58:58ça réagit
00:58:59de Sud Radio
00:58:59oui Anthony
00:58:59c'est le sujet
00:59:00qui vous fait le plus réagir
00:59:01forcément c'est le plus concernant
00:59:02pour vous
00:59:03faut-il faire payer
00:59:04les retraites
00:59:04les retraités
00:59:05qui gagnent plus de 3000 euros
00:59:06et bien vous êtes une majorité
00:59:07à répondre que non
00:59:08il y a Joël qui nous dit
00:59:09qu'il faut d'abord réduire
00:59:10les salaires des politiques
00:59:11qui sont payés entre 8 et 17 000 euros
00:59:13alors on verra pour les chiffres
00:59:14lui il dit qu'il est payé
00:59:15il est à la retraite
00:59:16et qu'il est payé très loin
00:59:17des 3000 euros hélas
00:59:18il y a aussi Paul
00:59:19qui dit qu'ils n'ont pas volé
00:59:20leur retraite
00:59:21et qu'ils ont cotisé
00:59:22toute leur vie pour ça
00:59:23vous êtes assez d'accord
00:59:24et majoritaire
00:59:25pour aller dans ce sens-là
00:59:25merci Antonin Durand
00:59:27vous continuez à réagir
00:59:27sur les réseaux sociaux
00:59:28de Sud Radio
00:59:29sur Facebook
00:59:29X, Instagram, TikTok
00:59:31mais surtout sur
00:59:32les commentaires
00:59:33du live YouTube
00:59:34de Sud Radio
00:59:35vous téléchargez évidemment
00:59:36l'application
00:59:37Sud Radio
00:59:38sur iOS et Android
00:59:39vous nous écoutez aussi
00:59:40sur sudradio.fr
00:59:41en tout cas
00:59:42réagissez
00:59:43appelez-nous
00:59:430826 300 300
00:59:45Aude
00:59:45en tout cas
00:59:46qui est au standard
00:59:47vous attend
00:59:47vous êtes déjà
00:59:47assez nombreuses
00:59:48et nombreux à nous appeler
00:59:49on a aussi
00:59:50la radio libre
00:59:50à partir de midi
00:59:51et là-dessus
00:59:53vous voulez déjà
00:59:54beaucoup réagir
00:59:56sur ce sujet
00:59:57des retraites
00:59:57Bruno Pommard
00:59:58c'est choquant
01:00:00parlez aux retraités
01:00:01ou quoi ?
01:00:02c'est pour ça que je commence
01:00:04par vous
01:00:04parlez aux professionnels
01:00:06est-ce que vous trouvez ça
01:00:07choquant
01:00:08qu'on veuille
01:00:09pardonnez-moi
01:00:10de le simplifier ainsi
01:00:11mais
01:00:12de faire une économie
01:00:13de 3,6 milliards
01:00:14d'euros
01:00:15sur le dos
01:00:16de ceux qui ont travaillé
01:00:17toute leur vie
01:00:17c'était le témoignage
01:00:18de Paul à l'instant
01:00:19qui nous était rapporté
01:00:20par Antonin Durand
01:00:21sur les réseaux sociaux
01:00:22de Sud Radio
01:00:23ils ont travaillé
01:00:24toute leur vie
01:00:24et là on leur dit
01:00:25bah non en fait
01:00:26on indexera pas
01:00:27votre retraite
01:00:27sur l'inflation
01:00:28donc en gros
01:00:28les prix vont continuer
01:00:29d'augmenter
01:00:30mais pas ce que
01:00:30l'on va vous verser
01:00:31tous les mois
01:00:32je vais vous faire
01:00:32une réponse hyper basique
01:00:34on ne touche pas
01:00:35aux retraités
01:00:36et aux retraites
01:00:37des retraités
01:00:38c'est pas normal
01:00:38alors moi je suis en dessous
01:00:39de ça
01:00:39je touche 2500 euros
01:00:40net par mois
01:00:41en ayant passé
01:00:4336 ans dans la police
01:00:44donc j'ai rien à craindre
01:00:46là-dessus
01:00:46mais je trouve que c'est
01:00:48c'est encore une fois
01:00:49une politique
01:00:50à chaque fois
01:00:51il faut taxer
01:00:51taxer les autres
01:00:52j'en ai ras le baba
01:00:54de ça
01:00:54et taper sur les retraités
01:00:56je suis contre
01:00:57commençons
01:00:57excusez-moi
01:00:58si on veut faire des
01:00:59moi je ne suis pas
01:01:00ministre de l'économie
01:01:00je n'ai pas fait de grosses études
01:01:01j'ai juste un BEP de comptable
01:01:02mais commençons déjà
01:01:04par exemple
01:01:05à arrêter
01:01:05avec les grands organismes
01:01:07qui nous coûtent
01:01:07un fric monstre
01:01:08dont on ne parle jamais
01:01:09et ça coûte la bagatelle
01:01:10de 80 milliards par an
01:01:11vous savez tous ces trucs
01:01:12qu'on monte
01:01:13quand le régalier
01:01:15ne peut pas répondre
01:01:16on monte une espèce
01:01:17de structure
01:01:17qui coûte
01:01:1810, 15, 20, 25, 30 millions
01:01:20ou 100 millions d'euros
01:01:21c'est scandaleux ça
01:01:23donc on ferait mieux
01:01:23de s'occuper
01:01:24à faire des
01:01:25comment dire
01:01:25des
01:01:27alors
01:01:27vous voyez
01:01:28ça m'énerve tellement
01:01:31on ferait mieux
01:01:31de faire des
01:01:32des économies
01:01:33là-dessus
01:01:33effectivement
01:01:34de s'en servir réellement
01:01:35que de taper sur les retraités
01:01:37voilà
01:01:37c'est tout ce que j'ai à dire
01:01:38Julia Chabichovic
01:01:39on tape sur les retraités
01:01:40ou on ne tape pas dessus
01:01:42concernant des économies
01:01:43solidaires
01:01:43moi j'aimerais
01:01:44être plus nuancée
01:01:46et voir les faits
01:01:47mais de façon
01:01:48pas aussi simpliste
01:01:49que ce qu'on essaye
01:01:50de nous faire croire
01:01:51on le rappelle
01:01:52vous avez 26 ans
01:01:5326 ans
01:01:54moi j'ai 26 ans
01:01:55voilà
01:01:55donc vous n'êtes pas encore
01:01:56concernée par la retraite
01:01:57non non
01:01:57et potentiellement
01:01:58mais vous payez les retraites
01:01:59d'aujourd'hui
01:01:59exactement
01:02:00et potentiellement
01:02:01moi quand j'arriverai
01:02:02à la retraite
01:02:02peut-être que je n'en aurai pas
01:02:05ça va être une des grandes inégalités
01:02:07dans le futur
01:02:10c'est la retraite
01:02:11que notre génération
01:02:11va avoir
01:02:12par rapport
01:02:12à ta génération
01:02:14je te coupe un instant
01:02:15après je te rends la parole
01:02:16je te promets
01:02:17mais quand tu dis des choses
01:02:17sur lesquelles je suis d'accord
01:02:19le taux de récupération
01:02:20moi j'ai regardé
01:02:21les faits
01:02:21le taux de récupération
01:02:22c'est-à-dire
01:02:22combien vous avez cotisé
01:02:24combien vous touchez
01:02:24à la retraite
01:02:25pour la génération
01:02:26qui probablement la tienne
01:02:28c'est 200%
01:02:28pour une génération
01:02:30née à partir
01:02:31de 2000
01:02:32ça sera 120%
01:02:34donc il y a une différence
01:02:35qui est folle
01:02:36entre ce que l'on va toucher
01:02:37maintenant
01:02:38et ce que
01:02:39vont toucher plus tard
01:02:40les gens
01:02:41donc il y a quand même
01:02:42une inégalité
01:02:42qui est en train de se structurer
01:02:43et la retraite
01:02:45c'est quand même
01:02:45le principal
01:02:46point de dépense
01:02:47de l'Etat
01:02:48c'est 13,1% du PIB
01:02:50on peut supprimer
01:02:51toutes les agences
01:02:52ça ne réduira pas
01:02:53suffisamment
01:02:54le déficit de l'Etat
01:02:55si on ne touche pas
01:02:56à retraite
01:02:56on ne touche à rien
01:02:57parce qu'on ne peut rien faire
01:02:59moi j'ermie
01:02:59combien coûtent
01:03:00les agences d'Etat ?
01:03:01je suis d'accord
01:03:02mais moi je suis d'accord
01:03:03pour les supporters
01:03:03il n'y a pas de soucis
01:03:04on est d'accord là-dessus
01:03:05il y en a beaucoup
01:03:0780 milliards
01:03:07ça représente
01:03:08c'est pas 6 milliards
01:03:09comment on veut faire
01:03:10mais sincèrement
01:03:12par exemple
01:03:12la retraite des fonctionnaires
01:03:13j'avais écrit là-dessus
01:03:14la retraite des fonctionnaires
01:03:15depuis 2002
01:03:16c'est un tiers
01:03:17de l'endettement public
01:03:18de la France
01:03:19total
01:03:20le déficit
01:03:21donc à un moment donné
01:03:22on peut continuer
01:03:23comme ça
01:03:23comme une espèce de
01:03:24conducteur fou
01:03:25qui a oublié
01:03:26la pédale de France
01:03:27mais à un moment donné
01:03:28il faut retrouver
01:03:29un peu de sérénité
01:03:29et se dire que
01:03:30si on n'accepte pas
01:03:31de toucher aux retraites
01:03:32on ne pourra rien faire
01:03:33on ne pourra pas améliorer
01:03:35les écoles
01:03:35et ainsi de suite
01:03:37on redonne la parole
01:03:37à Julia
01:03:38non non mais c'est
01:03:39une aparté
01:03:39qui est effectivement
01:03:41hyper intéressante
01:03:42moi je veux quand même
01:03:42redonner des chiffres
01:03:43en moyenne
01:03:44la retraite en France
01:03:44c'est 1666 euros brut
01:03:46donc c'est à peu près
01:03:47c'est pas la folie
01:03:49c'est tout juste au-dessus
01:03:50du seuil de pauvreté
01:03:51parce que là
01:03:52vous parlez brut
01:03:52donc c'est même pas le net
01:03:53donc ça fait 1500
01:03:54caractéris en euros
01:03:55net par mois
01:03:57et ça c'est la moyenne française
01:03:58il faut savoir que
01:03:59les retraites
01:04:00de plus de 3000 euros
01:04:01c'est à peu près
01:04:027 à 8% des retraités
01:04:03moi j'ai essayé
01:04:04de faire l'exercice
01:04:05en me forçant
01:04:07à avoir une réflexion
01:04:08un peu plus aboutie
01:04:09et notamment
01:04:10prendre en compte
01:04:10une inégalité aujourd'hui
01:04:13générationnelle
01:04:13qui est le droit
01:04:14à la propriété
01:04:14on n'en parle pas assez
01:04:15mais pourtant
01:04:16c'est un vrai sujet
01:04:18moi effectivement
01:04:18que vous soyez retraité
01:04:20en province
01:04:21ou à Paris
01:04:22et que vous gagnez 3000 euros
01:04:23brut par mois
01:04:24c'est pas la même chose
01:04:25ça n'aura pas le même impact
01:04:26sur vous
01:04:27qu'il y ait une revalorisation
01:04:27ou non
01:04:29la question que je me pose
01:04:30c'est que plutôt
01:04:30que d'essayer d'avoir
01:04:32un raisonnement simpliste
01:04:33comme c'est le cas aujourd'hui
01:04:34c'est de se poser la question
01:04:34ok
01:04:35qui parmi eux
01:04:36et très souvent
01:04:37c'est quand même une majorité
01:04:38est propriétaire d'un logement
01:04:39quand on est propriétaire d'un logement
01:04:40qu'on a fini de payer le crédit
01:04:41pardon mais 3000 euros
01:04:42net par mois
01:04:44c'est plus qu'acceptable
01:04:45et c'est sans doute plus
01:04:46que ce que
01:04:46une majeure partie des français
01:04:48qui travaillent
01:04:48qui sont des actifs
01:04:49qui payent des impôts
01:04:50et qui cotisent
01:04:51par ailleurs pour les retraites
01:04:52ne gagnent
01:04:53donc moi j'aimerais quand même
01:04:54qu'on ait
01:04:54une forme de bon sens
01:04:56de bienveillance
01:04:56de solidarité intergénérationnelle
01:04:59de dire bon bah attendez
01:05:00et ça je l'attendrai
01:05:01des retraités aussi
01:05:02parce que moi actif
01:05:03enfin moi actif
01:05:04ça ne me pose aucun problème
01:05:05de payer votre retraite
01:05:06vous avez travaillé toute votre vie
01:05:07je suis ok de cotiser
01:05:09je me fais pomper
01:05:10par contre
01:05:11voilà
01:05:12je sais que c'est une solidarité
01:05:13en revanche
01:05:14sur un contexte économique
01:05:15et budgétaire
01:05:15qui est le nôtre aujourd'hui
01:05:17de se dire quand on gagne
01:05:18plus de 3000 euros net
01:05:19qu'on a la maison de payer
01:05:20et qu'au final
01:05:21il n'y a pas de charge
01:05:22qui tue le ménage
01:05:23parce qu'il faut quand même rappeler
01:05:24que le logement
01:05:25c'est un tiers du budget
01:05:27des français
01:05:28de se dire ok
01:05:29je suis prêt à renoncer
01:05:30à cette revalorisation
01:05:31à savoir qu'elle est
01:05:32entre 1,6 et 1,8
01:05:33ça représente
01:05:34pour ceux qui gagnent 3000 euros
01:05:35à peu près 48 euros par mois
01:05:3764 euros pour ceux qui gagnent 4000
01:05:38et 80 euros par mois
01:05:40pour ceux qui gagnent 5000 euros
01:05:41moi à titre de comparaison
01:05:43je suis jeune active
01:05:44j'ai atteint tous mes objectifs
01:05:46puisque je travaille dans le privé
01:05:47par ailleurs
01:05:47ma revalorisation
01:05:48elle est de 1%
01:05:49j'ai gagné 1%
01:05:50sur mon salaire annuel
01:05:52ce qui est à peu près
01:05:53que dalle
01:05:53pourquoi ?
01:05:54parce qu'aujourd'hui
01:05:55l'entreprise
01:05:55est tellement aussi ponctionnée
01:05:57pour pouvoir financer
01:05:57les retraites
01:05:58par des charges patronales
01:05:59qui sont extrêmement conséquentes
01:06:01malgré les efforts
01:06:03que j'ai fait
01:06:03ma productivité
01:06:04je suis à 1%
01:06:05donc je considère
01:06:06qu'un bon sens
01:06:08une solidarité
01:06:08entre français
01:06:09peut être bienveillante
01:06:11et bienvenue
01:06:12dans un contexte
01:06:12qui est le nôtre
01:06:13avec une transition démographique
01:06:14qui par ailleurs
01:06:14ne nous aide pas
01:06:15la revalorisation
01:06:16en 2016
01:06:17a été de 2%
01:06:18et 75%
01:06:19de cette revalorisation
01:06:20a été thésaurisée
01:06:21c'est-à-dire que
01:06:22c'est de l'épargne
01:06:23pour les retraités
01:06:24ça n'a pas été
01:06:25dans l'économie
01:06:26ça n'a pas été
01:06:28injecté
01:06:28dans des entreprises
01:06:30ou dans de la consommation
01:06:31ça a été épargné
01:06:32par les retraités
01:06:33oui enfin
01:06:34on dépasse
01:06:34excusez-moi
01:06:35mais on dépasse
01:06:35moi je trouve
01:06:36que vous avez
01:06:37un acharnement
01:06:37sur les retraités
01:06:38qui le gêne
01:06:39mais non
01:06:40mais non
01:06:41c'est un acharnement
01:06:43sur la solidarité
01:06:45intergénérationnelle
01:06:46ça va dans les deux sens
01:06:47laissez répondre
01:06:48Bruno Pommard
01:06:48non mais
01:06:49c'est fou ça quand même
01:06:51que vous puissiez
01:06:51vous acharner
01:06:52sur des gens
01:06:52qui ont bossé
01:06:53comme des malades
01:06:53mais non
01:06:54vous tracetez
01:06:54mais si
01:06:55excusez-moi
01:06:55mais si
01:06:57puisque vous parlez
01:06:58de récupérer du pognon
01:07:00évidemment pour mettre
01:07:00dans la caisse de l'état
01:07:01parce qu'il faut abonder
01:07:02les caisses de l'état
01:07:02on dépense tellement de pognon
01:07:03ça ça vous dérange pas
01:07:04qu'on n'ait pas ça
01:07:05ah bah si
01:07:05mais le sujet
01:07:06c'est la retraite
01:07:07et pour récupérer tout ça
01:07:09on va taper sur les retraités
01:07:10excusez-moi
01:07:11non mais il y a un réel sujet
01:07:12c'est la transition démographique
01:07:13on ne peut pas faire compte
01:07:14c'est-à-dire
01:07:14c'est une politique
01:07:15qui date de Mitterrand
01:07:16c'est Mitterrand qui
01:07:16dans les années 80
01:07:17a dit
01:07:18bon bah ce sera
01:07:18les futures générations
01:07:19qui devront gérer
01:07:20ce problème-là
01:07:20parce qu'on faisait
01:07:20déjà plus assez d'enfants
01:07:21et qu'on savait
01:07:22qu'on allait arriver
01:07:22dans ce scénario catastrophique
01:07:24bon aujourd'hui
01:07:25les retraites
01:07:26c'est 13,1% du PIB
01:07:27c'est le double
01:07:28voire le tri du budget
01:07:29qui est alloué à l'école
01:07:30à l'éducation
01:07:31à la défense
01:07:32Julia Adrien
01:07:33excusez-moi
01:07:34mais on ne fait pas qu'épargner
01:07:35sans prendre partie
01:07:38pour l'un ou pour l'autre
01:07:40attendez
01:07:41laissez-moi terminer
01:07:42sans prendre partie
01:07:42pour l'un ou pour l'autre
01:07:44vous n'avez pas l'impression
01:07:45aussi
01:07:45que les gens se disent
01:07:46que ce sont toujours
01:07:48sur les mêmes
01:07:48que l'on tape
01:07:49les retraités
01:07:50les françaises
01:07:51et les français
01:07:51de manière générale
01:07:52là il y a aussi
01:07:54une autre proposition
01:07:54de Bercy
01:07:55qui voudrait
01:07:55et qui pense
01:07:56à supprimer
01:07:57peut-être
01:07:57les crédits à impôts
01:07:58d'emplois à domicile
01:07:59c'est-à-dire que
01:08:00vous avez une nounou
01:08:01vous avez une femme de ménage
01:08:03par exemple
01:08:03je pense aux personnes
01:08:04en situation de handicap
01:08:05qui font appel
01:08:06à beaucoup de personnes
01:08:07qui travaillent à domicile
01:08:09qui d'un seul coup
01:08:10vont perdre ce crédit d'impôt
01:08:11c'est-à-dire que
01:08:1250% de ce que vous payez
01:08:14aujourd'hui
01:08:15sont déductibles
01:08:15ça, ça pourrait disparaître
01:08:17vous comprenez
01:08:17qu'en fait
01:08:18les françaises et les français
01:08:19ont peut-être
01:08:19ras-le-bol
01:08:21de se voir être
01:08:22systématiquement
01:08:23la vache à l'aise
01:08:23sur qui on va aller faire
01:08:24les économies
01:08:25que le gouvernement
01:08:25a besoin de faire
01:08:26alors même qu'il y a
01:08:28des gens
01:08:28Bruno le rappelait tout à l'heure
01:08:30qui touchent 25 000 euros
01:08:31de retraite
01:08:32pour avoir travaillé
01:08:32dans le public
01:08:33et qui ne seront jamais touchés
01:08:35le problème c'est que
01:08:36même si on change ça
01:08:36ça ne résoudra pas
01:08:37tout le problème
01:08:38par ailleurs
01:08:39si on ne désindexe pas
01:08:40pour récupérer
01:08:41finalement ce financement
01:08:42dont on a besoin
01:08:42qui va payer
01:08:43les actifs
01:08:44qui vont payer des impôts
01:08:44et les jeunes plus tard
01:08:45et les jeunes plus tard
01:08:47toute la dette
01:08:48qui est écrite aujourd'hui
01:08:49ce sont des impôts
01:08:49il n'y a pas des économies
01:08:50à faire ailleurs
01:08:51avant
01:08:52les agences d'État
01:08:53mais ça c'est un problème
01:08:55d'ordre de grandeur
01:08:56les ordres de grandeur
01:08:57sont tels que
01:08:58la retraite
01:08:58c'est le premier poste
01:08:59de dépense
01:09:00c'est monstrueux
01:09:04par rapport à tout le reste
01:09:05la retraite depuis janvier
01:09:06c'est-à-dire sur 6 mois
01:09:08c'est l'équivalent
01:09:08de 8 budgets
01:09:09de la défense
01:09:10c'est 6 fois
01:09:12le budget
01:09:12vous prenez la ministre
01:09:13de la transition énergétique
01:09:15surprise
01:09:15à ne pas vouloir
01:09:16rentrer en TGV
01:09:17et rentrer en jet privé
01:09:19et vous allez demander
01:09:20encore aux français
01:09:21et aux français
01:09:21et évidemment
01:09:22de continuer
01:09:23à faire les efforts
01:09:24vous prenez
01:09:25qu'on est d'accord
01:09:25sur ça
01:09:26sauf qu'en même temps
01:09:27nous on est dans un sujet
01:09:28où on nous met en conflit
01:09:29et moi ça me dérange beaucoup
01:09:30parce que je ne veux pas être
01:09:31en conflit avec les retraités
01:09:32qui par ailleurs
01:09:32dans mon propos introductif
01:09:34j'ai dit que je n'avais pas
01:09:35de problème à cotiser pour eux
01:09:36et par ailleurs je cotise
01:09:37exactement
01:09:40pour dire aussi
01:09:41il faut quand même rappeler une chose
01:09:42c'est que
01:09:42votre génération
01:09:43était une génération
01:09:44de privilégiés
01:09:44il n'y a pas de problème à ça
01:09:46on ne va pas vous faire un procès
01:09:47mais reconnaître que
01:09:48quand même
01:09:50que vous puissiez faire
01:09:51un petit effort
01:09:51parce que
01:09:52effectivement
01:09:52nos responsables politiques
01:09:53et là je suis entièrement
01:09:54d'accord avec vous
01:09:55ne sont pas à la hauteur
01:09:56qu'on ait des caprices
01:09:57de stars comme ça
01:09:57ça me débecte
01:09:59mais en même temps
01:09:59qu'est-ce qu'on fait ?
01:10:00fondamentalement
01:10:00on est face à une problématique
01:10:01rationnelle
01:10:02et c'est de toute façon
01:10:03les français qui payeront
01:10:04mais je rappelle quand même
01:10:05mon propos introductif aussi
01:10:07on paye aujourd'hui
01:10:08les décisions d'un
01:10:09François Mitterrand
01:10:10la gauche
01:10:11la merveilleuse gauche française
01:10:12qui a pris des décisions
01:10:14et qui a dit
01:10:14ce seront les générations futures
01:10:15qui verront
01:10:16et bien ces générations futures
01:10:17c'est Adrien et moi
01:10:18et c'est tous ces français
01:10:19qui aujourd'hui sont des actifs
01:10:20et donc on est en train
01:10:21de payer des décisions politiques
01:10:22dans lesquelles
01:10:22on n'était même pas nés
01:10:23moi je n'étais même pas
01:10:24un projet dans les années 80
01:10:26quand Mitterrand était au pouvoir
01:10:27peut-être de vos parents
01:10:28mais aujourd'hui
01:10:29non non plus
01:10:29en 80
01:10:30je suis dans 99
01:10:31donc pas du tout
01:10:33merci beaucoup
01:10:33Julien
01:10:34Acham-Ishkovic
01:10:35je rappelle
01:10:35vous êtes conseillère municipale
01:10:37de cette ville
01:10:37de Kingersheim
01:10:38en Alsace
01:10:39merci Bruno Pommard
01:10:41vous êtes ex-membre du Red
01:10:42vous allez faire votre combat de boxe
01:10:44dans la rédaction
01:10:44merci Adrien Aux
01:10:46l'avocat au baron de Paris
01:10:47et élu du 17ème arrondissement de Paris
01:10:49vous nous appelez
01:10:49au 0826 300 300
01:10:51ça vous fait déjà réagir
01:10:52les propos de nos débatteurs
01:10:54sur ces retraites
01:10:55est-ce qu'il faut faire
01:10:56ces 3,6 milliards d'économies
01:10:57sur le dos de nos retraités
01:10:59qui gagnent plus de 3000 euros par mois
01:11:00à tout de suite
01:11:01sur Sud Radio
01:11:02pour la Radio Libre
01:11:04Sud Radio
01:11:06Parlons
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