00:00Vos coups durs pour le maire de Mandelieu-Lanapoule, la justice vient de suspendre son arrêté interdisant le Burkini sur
00:05les plages de la ville de Côte d'Azur.
00:07La Ligue des droits de l'homme a obtenu gain de cause auprès du tribunal administratif de Nice.
00:11Pour la justice, c'est simple, l'interdiction du Burkini à la plage est disproportionnée et ne cause pas de
00:16troubles à l'ordre public.
00:18Sébastien Leroy, le maire de Mandelieu-Lanapoule, lui dénonce la déconnexion de la justice avec la réalité du terrain. On
00:23l'écoute.
00:23Il y a maintenant trois ans, on avait eu affaire à des gens qui étaient extrêmement radicalisés, qui nous avaient
00:29annoncé qu'ils se serviraient de la Ligue des droits de l'homme pour faire sauter l'arrêté chaque année.
00:32C'est exactement ce qui se passe. On prend les arrêtés et chaque année, la Ligue des droits de l
00:36'homme l'attaque en nous expliquant qu'ils ne visent que le Burkini, alors qu'encore une fois, ils visent
00:39toutes les tenues de bain habillées.
00:41Bien sûr, le Burkini, pour des motifs de sécurité et d'ordre public, mais également les tenues, si vous vous
00:46baignez en robe de mariée, ça présente un risque aussi.
00:49Donc voilà, c'est un ensemble, mais la Ligue des droits de l'homme n'y voit que...
00:52le contexte idéologique, parce qu'elle a fait du Burkini un de ses grands chevals de bataille.
00:56C'était donc Sébastien Leroy, maire de Mandelule, Annapoule, qui répondait à Antoine Bienveau pour Europe 1.
01:02Vincent Roy, quand on entend ça, est-ce que la justice est vraiment à contre-courant par rapport à une
01:07réalité ?
01:08Non, mais je crois que sur ces questions-là, maintenant, il faudrait demander l'avis aux Français.
01:11Ça serait très très simple.
01:12Le référendum.
01:13Mais oui, écoutez, sur une question très simple, comme ça, les Français nous diraient dans quelle société ils veulent vivre.
01:21Est-ce que vous acceptez le Burkini sur les plages françaises du Sud, du Nord, d'où vous voulez ?
01:30Est-ce que vous acceptez le Burkini ?
01:32Bon, ben voilà, les Français diraient oui, diraient non, et le problème serait réglé.
01:37Ça serait très très simple.
01:39Vous n'avez pas lancé, Vincent ?
01:39Non, mais voilà, on nous parle...
01:42Écoutez, j'ai entendu Gabriel Attal qui disait le week-end dernier, dans les colonnes du journal du dimanche,
01:47qu'il fallait multiplier les référendums.
01:50Il en avait un par an, lui, c'est...
01:51Oui, voilà, il fallait multiplier les référendums.
01:52Il faut dire qu'il y a très longtemps qu'il n'y a pas eu de référendum.
01:54Et lorsqu'il y en a eu un, vous vous en souvenez, la parole des Français n'a pas été
01:58respectée.
01:59Là, il faudrait des vrais référendums sur une question comme celle-ci, qui me paraît...
02:02Parce que c'est un marqueur de notre société.
02:07Est-ce que les Français acceptent cela ?
02:09Est-ce qu'ils sont contents de voir des Burkini sur les plages lorsqu'ils vont se baigner ?
02:13Bon, ben voilà, on dirait oui, on dirait non, et puis chacun pourrait se déterminer.
02:16Et quant à la Ligue des droits de l'homme, elle n'aurait qu'à s'incliner devant la volonté
02:20du peuple français.
02:21Je ne fais pas qu'un référendum comme il y a eu pour l'Europe.
02:23Moi, je vais faire le lien avec la Corse.
02:26Souvenez-vous, l'affaire du Burkini, la plage de Cisco,
02:30qui avait entraîné une émeute.
02:32Carrément, parce qu'avec le Burkini de ces femmes, il y a eu des contestations, des bagarres,
02:37qui se sont retrouvées devant les jardins de l'Empereur, avec 300, 300 même plus manifestants.
02:42C'est pour vous dire que ça peut provoquer des troubles à l'ordre public.
02:46Parce qu'il y a des gens qui ne supportent pas de voir des femmes entièrement revêtues comme ça.
02:51C'est une atteinte, évidemment, à l'égalité homme-femme,
02:54à ce que peut représenter le corps de la femme dans notre civilisation.
02:58Ceci étant dit, on a une législation qui est très restrictive,
03:03l'interdiction du voile, c'est à l'école, et l'interdiction de la burqa.
03:06Le reste, dans l'espace public, il n'y a pas d'interdiction,
03:10et ça n'est pas une question de laïcité.
03:11D'ailleurs, je ne crois pas qu'il y ait un seul pays au monde
03:13où on interdise les signes, disons, ostentatoires, religieux,
03:17dans l'espace public.
03:18Alors après, il y a l'idée du référendum.
03:21Pourquoi pas ?
03:21À ce moment-là, effectivement, si le peuple se prononce pour l'interdiction
03:25de signaux ostentatoires tels que le burqini, etc.,
03:28ça deviendra une loi qui s'imposera à tous.
03:30Mais avant que quelqu'un ou un parti ou un candidat
03:33ose faire un tel référendum, il passera beaucoup de temps.
03:36C'est parce qu'on a des gens qui n'ont pas de courage politique.
03:41Et qui n'ayant pas de courage politique,
03:44ça n'est qu'une conséquence,
03:45la cause, c'est qu'ils n'ont pas de colonne vertébrale politique.
03:48C'est bien de cela dont on souffre dans ce pays.
03:50Vincent Georges le disait, il n'y a pas d'arsenal législatif à l'heure actuelle,
03:52donc la Ligue des droits de l'homme, dès que ça arrive,
03:54dès qu'il y a un arrêté municipal qui est pris,
03:56la LDH, elle intervient, elle tape du poing sur la table,
03:58elle saisit en urgence le tribunal administratif,
04:02qui lui donne raison, 100% des cas.
04:04L'histoire qui se répète.
04:05Est-ce que de faire ce coup de projecteur,
04:07de mettre la loupe comme ça, sur des cas à chaque fois,
04:10je pense que c'est que quelques cas,
04:12quelques femmes qui vont se baigner comme ça,
04:13je ne pense pas que c'est toute une communauté
04:15qui arrive à 100% de son problème.
04:16Non, il y en a quand même de plus en plus, ça commence comme ça.
04:19Je sais bien, de façon, au fur et à mesure, des choses.
04:21Alors, est-ce que c'est donner du grain à moudre
04:24à l'une ou l'autre, à l'un ou l'autre des protagonistes ?
04:27Non, mais la Ligue des droits de l'homme,
04:29elle a une coloration politique.
04:30Elle n'est pas apolitique.
04:32On n'est jamais étonné des décisions
04:34de la Ligue des droits de l'homme
04:36et on voit dans quel sens vont ces décisions.
04:39Voilà, c'est tout.
04:40J'aimerais vous faire réagir sur le propos de Jérôme Buisson,
04:43député de l'un,
04:44qui est membre de la Commission des affaires étrangères.
04:45On sera donc passé en quelques décennies
04:48sur la côte d'Azur du bikini de Bardeau
04:49au burkini charia compatible.
04:51Pas sûr que les femmes soient les gagnantes
04:52de ces décisions des tribunaux.
04:54Georges Fenech.
04:55Non, évidemment, surtout quand on pense
04:57qu'il y a des femmes qui meurent pour ça,
04:59pour enlever ces voiles,
05:00notamment en Iran,
05:01et que chez nous, nous avons des associations
05:05largement subventionnées par l'État,
05:06comme la Ligue des droits de l'homme
05:07et qui, aujourd'hui, n'a plus vraiment la vocation initiale
05:11quand elle a été créée,
05:12puisqu'elle défend une idéologie
05:15qui est contraire à toutes les valeurs
05:16que devrait défendre la Ligue des droits de l'homme.
05:18Et donc, ça pose véritablement
05:21une question fondamentale dans nos sociétés.
05:23Est-ce qu'on doit continuer
05:24à subventionner des associations
05:26qui n'ont de droit de l'homme finalement que le nom,
05:29puisqu'en l'espèce, les droits de la femme,
05:30eux, sont piétinés ?
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