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Chaque vendredi, samedi et dimanche, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Stéphanie de Muru pour débattre des actualités du jour.
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00:00Ensemble tous les trois, Vincent, Georges et moi, nous recevons Paul-André Colombani,
00:04député à Lyot de Corse du Sud, secrétaire de la Commission des Affaires Sociales à l'Assemblée Nationale.
00:09Bonsoir, Monsieur Colombani.
00:11Bonsoir, Messieurs.
00:12Alors, nous vous faisons revenir ce soir, puisque cette semaine, on a été un petit peu tous secoués
00:17par rapport à ce communiqué de presse, on va dire, pour le moins hors normes,
00:21le Front de Libération Nationale de la Corse qui revient sur le devant de la scène
00:24avec des personnages encagoulés, lourdement armés,
00:27et donc qui a pris la parole face caméra et qui a envoyé son message
00:31et gare aux étrangers présents sur son territoire.
00:34Notre détermination reste intacte et sans faille.
00:39Nous nous opposerons fermement à toute tentative visant à nier l'existence du peuple corse.
00:47Le peuple corse ne sera jamais une vulgaire communauté administrative
00:53au crochet de l'État français.
00:55La colonisation du peuplement galopante et complètement décomplexée continue sur un rythme effréné.
01:04Nous n'avons qu'un message à leur adresser.
01:08Restez chez vous.
01:09Et dans le cas contraire, ne vous considérez pas en sécurité sur notre territoire national.
01:16On vient d'entendre un extrait de la conférence de presse du FLNC-UC qui a été donnée cette semaine.
01:22Je vous le disais, une quinzaine d'hommes encagoulés, lourdement armés.
01:25L'endroit où a été tournée la séquence n'est pas connu.
01:28Paul-André Colombani, député Liot de Corse du Sud.
01:30Il faut avoir peur quand on a ce genre de message.
01:34Écoutez, ce ne sont pas des messages qui vont dans le bon sens pour moi.
01:37Depuis 2014, le FLNC avait décidé de déposer les armes.
01:44Effectivement, ce message va à l'encontre de ce qui se peut passer jusqu'à présent.
01:49Vous, ça vous fait peur ?
01:50Moi, je suis parti d'une mouvance autonomiste corse, pas indépendantiste,
01:55qui est toujours tenue loin des mécanismes de violence.
01:58Et donc, ce n'est pas aujourd'hui, moi, que je vais encourager ou justifier ou dire que...
02:03Oui, bien sûr, c'est inquiétant parce qu'il y a un processus.
02:05Vous savez, la Corse, ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on a peur.
02:08La Corse, ça fait 50 ans qu'il y a des problèmes.
02:10Des problèmes, il y a eu des morts, il y a eu des assassinats.
02:13On a tué un préfet en Corse.
02:15Et ce processus de Beauvau qu'on a voté, qu'on a commencé à voter à l'Assemblée nationale,
02:19même si on sait que le parcours est long et compliqué,
02:22il est là pour essayer d'en sortir et de tirer tout le monde vers le haut.
02:25Voilà, c'est ce qu'on attendait de ce vote.
02:27Alors, on va en parler, effectivement, de ça, de ce vote.
02:30Mais est-ce qu'on peut discuter avec le FLNC, le Front de Libération Nationale de la Corse ?
02:36Il y a des...
02:38Enfin, le FLNC, vous savez, dans d'autres temps,
02:40était invité de façon occulte aux tables éliséennes ou à Matignon.
02:46Non, mais bon, ça, ce n'est pas à moi de dire s'il faut discuter ou pas discuter.
02:50Il y a des élus qui sont les représentants du peuple corse élu.
02:54Mais vous, vous seriez prêt à discuter avec eux, par exemple ?
02:57Moi, je suis prêt à discuter avec tous les corses.
02:59Je suis prêt à discuter avec tous les corses,
03:00et surtout pas rendre pour le dialogue,
03:02parce que c'est trop, trop important ce qui se passe en ce moment,
03:04et qu'il ne faut surtout pas remettre le nez dans ces cercles de violence.
03:08C'est dans cette violence.
03:11Est-ce que pour vous, quand on s'adresse comme ça à l'État,
03:14de cette façon-là, est-ce que pour vous,
03:16c'est une marque terroriste qui se cache derrière le FLNC,
03:19ou alors c'est, pourquoi pas, une autre façon de procéder ?
03:23Je ne comprends pas trop cette question.
03:24Le FLNC, il s'adresse à la même manière à l'État.
03:26Ma question, elle est simple.
03:28Si vous avez des personnes encagoulées,
03:29qui sont lourdement armées et qui s'adressent...
03:32Là, c'est la manière habituelle, entre guillemets, de s'adresser.
03:35Mais justement, d'habitude, il est donné qu'on ne discute pas
03:39avec les personnes qui sont terroristes.
03:41Donc, tout simplement, savoir si effectivement,
03:43le FLNC doit être entendu,
03:45ou si au contraire, on est juste dans un rapport de force classique,
03:48comme il y a.
03:49Le FLNC porte un message,
03:52auquel, pas forcément,
03:54mais qui traduit certaines inquiétudes des Corses.
03:57Quand on parle de colonisation, de peuplement,
04:01c'est pour soulever aussi un problème démographique.
04:04Le problème démographique que subit la Corse aujourd'hui,
04:06il y a à peu près 6 000 arrivées par an.
04:10Donc, moi, je ne vais pas sur le sujet identitaire.
04:12Mais vous savez, c'est le seul dépostement de France
04:14qui a augmenté la population de 30%.
04:18C'est comme si vous alliez 3 millions d'habitants à Paris
04:22ou 20 millions d'habitants sur tout l'ensemble du pays.
04:26Mais il faut quand même faire un petit peu attention
04:27à cette mise en perspective,
04:28parce que vous prenez un village de 200 habitants,
04:30vous faites arriver 15-20 personnes tout de suite,
04:32ça peut progresser.
04:33Parce qu'on était 250 000 au début des années 2000,
04:37et on est 360 000 aujourd'hui.
04:39Donc, voilà, et les infrastructures n'ont pas suivi.
04:42On n'a pas donné les moyens à la Corse supplémentaires
04:45pour développer ces routes,
04:48la capacité de stocker de l'eau,
04:49et surtout, surtout,
04:51pour les problématiques qui est majeures,
04:52qui reviennent dans toutes les réunions
04:53que je fais sur le terrain en ce moment,
04:55c'est la capacité de loger les jeunes.
04:56Il y a une spéculation immobilière sans nom,
04:59et donc, aujourd'hui,
05:01cette pression fait que les jeunes n'arrivent pas à se loger.
05:04Moi, j'habite un village où il y a 70% de résidence secondaire.
05:07Vous allez me dire,
05:09la spéculation, ça existe ailleurs,
05:10de la façon dont les faits en Corse,
05:12ça n'existe sur aucun territoire,
05:14ni en Bretagne,
05:15ni au Pays Basque.
05:16Et donc, voilà.
05:18Et il y a des mouvements
05:20qui portent cette...
05:21A leur façon,
05:22moi, je ne les rejoins pas
05:23sur un certain nombre de textes,
05:25mais sur un certain nombre de prises de parole.
05:27Mais aujourd'hui,
05:28ils traduisent les inquiétudes des Corses aussi.
05:31Paul-André Colombani,
05:32député Eliott de Corse du Sud,
05:34Vincent Roy,
05:34veut vous poser une question.
05:36Oui, bonsoir, monsieur le député.
05:38Est-ce que vous condamnez,
05:39avec la plus grande fermeté,
05:42le discours que je viens d'entendre du FLNC ?
05:46Je viens de vous dire
05:47que moi, je n'étais pas du tout d'accord
05:49avec des propos
05:51qui vont mettre la Corse
05:53sur le cycle de la violence.
05:54Le mouvement auquel j'appartiens,
05:58c'est toujours tout du loin.
06:00Je fais partie de la famille autonomiste.
06:02Il faut bien faire la différence
06:03entre les autonomistes et les indépendantistes.
06:06Et donc, voilà.
06:06Après, moi, je suis élu démocratiquement
06:10à l'Assemblée nationale.
06:11J'ai gagné trois élections sur mon nom.
06:14J'ai porté des propositions de loi.
06:17Et aujourd'hui, si vous voulez,
06:19j'essaye d'améliorer le quotidien
06:20de la vie des Corses.
06:21Et je ne suis pas sur ce chemin-là.
06:22Monsieur le député, une petite question.
06:24Encore une fois, toujours dans la crainte,
06:26un petit peu,
06:27puisque ça peut être inquiétant
06:28quand même d'avoir ce genre de communiqué.
06:31Est-ce qu'on pourrait s'attendre éventuellement,
06:32dans les prochaines semaines, prochains mois,
06:34à une nouvelle nuit bleue
06:35avec plastiquage et explosion
06:36de belles demeures
06:37sur le long du diéle du Nord ?
06:39Je suis incapable de répondre à cette question-là.
06:41Je suis incapable de répondre à cette question-là.
06:43Vous savez, quand on sait
06:45que la Corse, c'est souvent une poudrière,
06:47c'est un mauvais jeu de mots,
06:48et qu'on a vu, malheureusement,
06:50au moment de l'assassinat
06:51vivant en prison,
06:53des émeutes
06:54où on n'est pas passé loin
06:56de très, très grosses catastrophes.
06:57Et je n'ai pas envie de revivre
06:58ces moments-là.
06:59C'est tout pour mon territoire.
07:00Encore une fois,
07:01il faut qu'on s'en sorte par le haut.
07:03Moi, j'aurais aimé parler,
07:04ce soir, un petit peu,
07:05de ce processus de Beauvau,
07:06qui est quand même
07:07une source d'espoir
07:08pour un certain nombre de Corses,
07:09de pouvoir avoir
07:10des leviers d'autonomie
07:11pour pouvoir mieux gérer
07:14le quotidien de la vie des Corses.
07:16Parlons-en, justement.
07:17Je vous propose d'en parler.
07:18Le projet de loi sur l'autonomie de la Corse
07:19qui a été adopté à l'Assemblée nationale,
07:20c'est le 23 juin dernier,
07:22qui est critiqué par Nathione.
07:25Nathione, je rappelle,
07:26c'est le mouvement indépendantiste
07:27qui va d'ailleurs tenir ce week-end
07:28la 44e édition
07:29des Journées internationales de Corte,
07:31à Corte, justement, de Corte.
07:32Et ça va occuper
07:33une place importante
07:34lors de l'événement.
07:35Le parti indépendantiste
07:36entend profiter de ce rendez-vous
07:38pour tracer les perspectives
07:39d'une nouvelle stratégie nationale.
07:41Pour vous, on se dirigerait vers quoi ?
07:43C'est un discours qui leur appartient.
07:47Dans les partis nationalistes en Corse,
07:49il y a quatre tribus.
07:50Vous avez deux tribus autonomistes,
07:52deux tribus indépendantistes.
07:55Sur les quatre tribus,
07:56on va dire que
07:56deux tribus autonomistes
07:58et un tribu indépendantiste
08:00participent depuis le début
08:01à ce processus de Beauvau.
08:03ont fait le choix
08:04d'un dialogue avec l'État
08:05qui a souvent été compliqué
08:07mais qui a toujours été maintenu
08:08avec Gérald Darmanin
08:09et les ministres
08:11qui lui ont succédé.
08:12Et donc,
08:13Nation,
08:14depuis le début,
08:15s'est tenue à l'écart.
08:16Et donc,
08:16il faut interviewer
08:18les gens de Nation
08:18qui,
08:19je ne suis pas leur porte-parole.
08:20L'unification,
08:20vous êtes pour l'unification
08:21en vous des tribus ?
08:24Vous savez,
08:25on a été unis à un moment
08:27en 2014
08:28quand le FNC
08:29a déposé les armes
08:30et a choisi le chemin
08:31de ne plus
08:33de se séparer
08:34de ce chemin de la violence.
08:35Donc,
08:35on a été unis là
08:36et c'est ce qui nous a permis
08:37de gagner quasiment
08:38toutes les élections depuis.
08:39Depuis dix ans,
08:40c'est les autonomistes
08:41qui dirigent la région en Corse.
08:43Paul-André Colombani,
08:44député Liot de Corse du Sud
08:45est avec nous ce soir
08:46dans Europe 1 Soir,
08:4719h22.
08:48Georges Fenech.
08:49Oui,
08:49monsieur le député,
08:50il serait intéressant
08:51d'avoir votre position
08:53et vous,
08:54et puis sans doute
08:55celle de votre groupe Liot
08:57sur ce Beauvau
08:58dont vous faites partie
08:59dans les discussions
09:02sur trois points
09:03peut-être essentiels.
09:05Le premier point,
09:06êtes-vous d'accord
09:07avec le fait
09:07que dans la Constitution
09:08il ne serait pas indiqué
09:10peuple corse
09:11mais communauté,
09:13je crois,
09:13le terme qui a été retenu.
09:15Deuxième point,
09:16est-ce que vous êtes
09:18pour le statut de résident
09:19et enfin,
09:19troisième point,
09:21est-ce que vous êtes
09:21pour la co-officialité
09:22de la langue ?
09:24Ça fait partie
09:25des revendications
09:26de la langue corse.
09:28Je vais aller à rebours.
09:30Quand on a démarré
09:31ce processus,
09:32le président de la République
09:33est venu en Corse.
09:33Il nous a demandé
09:34de travailler
09:35entre les tabous
09:35et les totems.
09:36Il nous a tout de suite dit
09:37je n'aurais pas les moyens
09:39de changer
09:40certains articles
09:40de la Constitution
09:41notamment sur le point
09:42de la co-officialité.
09:43À ce moment-là,
09:43tout le monde
09:44a fait des efforts.
09:45Il nous a dit
09:48on aura plus de place
09:49pour le corse
09:50dans l'espace public.
09:50Il y a eu un recteur
09:52qui a terminé sa mission
09:53il y a quelques semaines
09:54qui nous a créé
09:5670 écoles immersives
09:57en Corse.
09:58Et ça,
09:58c'est plutôt quelque chose
09:59qui allait dans le bon sens.
10:00J'espère que ça va continuer
10:01avec son remplaçant.
10:03Pour ce qui est
10:04du mot communauté,
10:06vous savez,
10:06il y a une quarantaine d'années,
10:07M. Fénès,
10:08vous le servez certainement.
10:09L'Assemblée nationale
10:10et le Sénat
10:12avaient voté
10:12une notion
10:14de peuple corse
10:15composante
10:15du peuple français.
10:17C'est ce qu'on aurait voulu
10:19inscrire
10:20dans cette Constitution française.
10:22Malheureusement,
10:22on n'a pas trouvé
10:24de majorité.
10:25J'avais déposé
10:25des amendements
10:26dans ce sens.
10:26On atterrit aujourd'hui
10:28sur le terme communauté.
10:29Le terme communauté,
10:30il a changé de sens
10:32depuis plusieurs années.
10:34Il tente trop
10:35vers le communautarisme
10:37ou alors
10:38la communauté européenne,
10:40la communauté de communes
10:41qui est une simple
10:41formule administrative
10:42et qui aujourd'hui
10:43ne plaît à personne
10:44en Corse.
10:45Maintenant,
10:46c'est un point de compromis
10:47qu'il a fallu faire
10:48pour atterrir.
10:49Dans ce texte,
10:50il y a une partie
10:52symbolique
10:52qui reconnaît
10:53l'inscription
10:54de la Corse
10:54dans la Constitution
10:54et l'autre partie
10:56qui est fortement,
10:57qui va donner
10:58une pré-rationalité
11:00à ce qui a été voté
11:01avec des compétences législatives
11:03et c'est ça qu'on attend.
11:05Le statut de résident
11:06et le statut de résidence
11:08est dedans.
11:09Là où encore,
11:10il faut faire preuve
11:10de pédagogie
11:11parce que c'est quoi
11:12un statut de résident ?
11:13Aujourd'hui,
11:13il y a la libre circulation
11:14des liens
11:15et des personnes en Europe.
11:16Tout le monde peut aller travailler
11:17et vivre en Europe
11:19n'importe où.
11:19Donc,
11:20on n'a pas les moyens
11:20d'agir sur ces plans-là.
11:22Par contre,
11:22quand ce statut,
11:24et c'est le cas en Corse
11:24comme au Tirol
11:25et comme au Balear,
11:27la libre circulation
11:28des personnes
11:29crée des désordres.
11:30C'est ce qui se passe en Corse.
11:32Je vous le disais tout à l'heure,
11:32les gens n'arrivent plus
11:33à se loger.
11:34On a le droit
11:34d'y déroger
11:35sur le point de la résidence.
11:37Nous, ce qu'on espère,
11:38c'est que si ce statut
11:38était voté,
11:40que n'importe qui
11:41pourrait venir travailler
11:42et vivre en Corse.
11:44Mais par contre,
11:44pour pouvoir acheter
11:45un bien immobilier,
11:46il faudrait attendre
11:46entre 5 et 10 ans.
11:47Et c'est le levier
11:48qu'on attend
11:48pour réguler le foncier en Corse.
11:50Vincent Roy.
11:51Maintenant,
11:51j'avais justement
11:52cette question.
11:52Je voulais vous demander
11:53si vu de la métropole,
11:57c'est toujours une question.
11:58Si je tombe amoureux
11:59de la Corse
12:00et que je veux acheter
12:01une maison en Corse,
12:02je peux et vais-je
12:03être bien reçu ?
12:04Aujourd'hui,
12:05il n'y a rien qui l'empêche,
12:06mais la contrepartie,
12:07c'est que moi,
12:09sur ma commune,
12:10les instituteurs
12:11qui gagnent 1 600 euros
12:12par mois
12:13ne peuvent plus se loger.
12:14Et donc,
12:14c'est l'enseignement
12:15de mes gamins
12:15qui en pâtissent.
12:16Donc,
12:16si on met en place
12:18un statut de résidence,
12:20vous pourrez venir
12:22travailler en Corse,
12:23produire en Corse
12:24et 5 ans après,
12:25vous aurez la liberté
12:26d'acheter un bien immobilier.
12:28Merci beaucoup.
12:29Avec nous ce soir,
12:30Paul-André Colombani,
12:31je rappelle que vous êtes
12:32député liotte
12:33de Corse du Sud,
12:34secrétaire de la Commission
12:35des Affaires Sociales
12:36à l'Assemblée Nationale.
12:37Merci beaucoup,
12:37monsieur le député.
12:38Très bonne soirée.
12:39Merci.
12:40Bonne soirée.
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