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Alors que les besoins sont nombreux dans l'économie française, Olivier Babeau, économiste et essayiste, a expliqué qu'«on doit passer à une immigration moins familiale et humanitaire, et beaucoup plus orientée sur le travail». 

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Transcription
00:00– Oui, il y a toujours une absence d'appariement parfait,
00:03on n'arrive pas à avoir le système de formation adéquat,
00:05et puis on peut dire aussi qu'on a malheureusement des gens conformes chez nous,
00:08souvent d'ailleurs à nos frais, en particulier dans des écoles
00:11où vous êtes payé pour ça d'ailleurs, et puis une fois que le cerveau est formé,
00:14hop, il va partir à l'étranger où il est bien mieux payé,
00:16il y a ce phénomène aussi d'éviction, d'évasion en quelque sorte des cerveaux qui jouent,
00:23bien sûr on peut progresser, mais il n'est pas vraisemblable
00:26d'imaginer qu'on puisse de façon générale se passer d'immigration.
00:29Et donc le message évidemment à faire passer, c'est qu'on doit faire comme l'ont fait
00:34plein d'autres pays, c'est le cas bien connu du Canada, de l'Australie,
00:37il y a des quotas sur l'immigration de travail, on doit passer à une immigration
00:40qui est beaucoup moins familiale et humanitaire, et beaucoup plus orientée sur le travail
00:45avec des visions par type d'emploi, avec quelque chose qui va être organisé
00:52beaucoup plus que subi, il faut dire chez nous que les immigrés sont en moyenne
00:56plus souvent au chômage, ils sont à 12% de chômage contre 7% pour le reste
01:00de la population chez nous, donc c'est évidemment absurde de faire venir des gens
01:03qui ne vont pas répondre aux besoins de cette économie.
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