00:00Il est 19h27, je voulais évoquer avec vous Sébastien Ligné et Alexandre Malafaille très rapidement
00:06cette information, alors l'homme qui a poignardé trois femmes dont une enceinte hier à Paris
00:11a vu sa garde à vue levée pour motif psychiatrique.
00:14Sébastien Ligné, on l'entend dire très clairement dans la vidéo « Allah me l'a ordonné ».
00:18Et alors tout le monde dit qu'il est fou.
00:19Laurent Nunez dit qu'il est fou, Sophia Chikirou dit qu'il est fou,
00:23elle blâme même l'état de la psychiatrie en France.
00:26Mais pourquoi on refuse aujourd'hui en France d'appeler un chat un chat ?
00:29On se réfugie aujourd'hui derrière le terme psychiatrie pour évoquer des personnes qui sont en réalité islamistes.
00:34Comment vous réagissez à ça ?
00:35Parce que c'est beaucoup plus confortable d'expliquer que cette personne est un fou,
00:40donc si c'est un fou c'est un malade, et que finalement la société n'est pas responsable,
00:44et que lui-même d'ailleurs n'est pas responsable vu qu'il est fou et qu'il n'a
00:47pas sa place en prison.
00:49Et donc c'est évidemment esquiver le problème principal qui est évidemment l'islamisme,
00:55qui est le communautarisme, sauf que pour lutter contre l'islamisme, déjà il faut le nommer.
01:00Et on le voit aujourd'hui, je me rappelle de Laurent Nunez qui avait refusé de dire Allah Akbar,
01:07vous vous souvenez quand il y avait eu un terroriste à l'île de Léron ?
01:11Et il avait dit l'homme a prononcé le cri.
01:14Il avait dit, il a dit le cri.
01:16Il n'avait pas voulu dire Allah Akbar, parce que finalement on comprend,
01:19il ne faudrait pas stigmatiser telle ou telle communauté.
01:21Donc on voit bien qu'avant même de parler de solution face au terrorisme et face à l'islamisme,
01:26on voit bien que même sur le constat, on n'est pas d'accord aujourd'hui.
01:28Et que même au sein du gouvernement, des personnalités qui ne sont même pas issues de l'extrême gauche,
01:33arrivent même pas à parler d'islamisme, à prononcer le mot.
01:36Quand on parle par exemple, quand on fait les commémorations des attentats,
01:40on entend souvent que le mot islamiste, il arrive tardivement,
01:43voire parfois il n'arrive pas du tout.
01:45On se réfugie derrière.
01:46C'était des attaques terroristes, et rares sont ceux,
01:49Éric Ciotti a beaucoup insisté là-dessus à Nice,
01:51qui parlent de l'islamisme, de ce fléau-là.
01:54Donc en effet, c'est facile de dire que ce sont des fous,
01:56parce que ça nous dédouane aussi de notre propre responsabilité.
01:58Alexandre Malafaille, vous partagez ?
02:00Ce que je partage, c'est qu'il y a de toute façon une réelle idée,
02:02c'est que tous ceux qui commettent ce type d'actes,
02:04à un moment donné sont, pardon je vais dire un terme, sont dérangés.
02:07C'est-à-dire que quelque part, l'endoctrinement qui confine à ce type d'action,
02:12et à ce type de gestes complètement délirants,
02:15confine à quelque chose qui n'est pas normal dans l'ordre psychologique.
02:17Alors oui, il y a certainement un traitement psychologique à opérer,
02:19après il faut rentrer au cas par cas.
02:21Quelle est la réalité psychologique ou psychiatrique de cette personne ?
02:25Ça, objectivement, on n'a pas le dossier, on n'en sait rien.
02:28Mais c'est vrai par ailleurs qu'on a un problème en France
02:30sur nommer depuis très longtemps les réalités telles qu'elles sont.
02:33Ce serait déjà la première étape ?
02:34Oui, mais ça fait très longtemps.
02:35Les rapports ont été enterrés dès le début des années 2000,
02:37y compris sous certains ministres de l'Intérieur,
02:41qui n'ont pas voulu regarder les dossiers en face.
02:43Donc je pense qu'effectivement, il y a une réalité par rapport à ça.
02:45Après, il y a un traitement.
02:46Et dans nos prisons en France aujourd'hui,
02:47on sait qu'il y a un déficit de traitement psychiatrique qui est réel.
02:50Donc de toute façon, on ne réglera pas les choses uniquement par la prison,
02:53ni uniquement par la voie psychiatrique.
02:55Mais en tout cas, il y a un traitement social très important,
02:57et il y a une réalité qu'il faut affronter.
02:58Celle-là, par contre, on l'affronte très mal.
02:59Celle-là, par contre.
02:59Celle-là, par contre.
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