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  • il y a 15 heures
"Le macronisme, c'est la soumission !" C'est le cri d'alarme et de vérité poussé par Patrice Huiban, ancien officier, haut fonctionnaire et enseignant en économie de la Défense à Sciences Po. Alors que la France stagne au rang de 7ᵉ puissance économique mondiale, étouffée par les normes, la pression fiscale et l'alignement aveugle sur les dogmes bruxellois, existe-t-il encore un chemin vers le sursaut ? La réponse est oui : en redonnant leur liberté d'action à ceux qui créent la richesse — nos PME.
Le président du mouvement Nouvel essor français dresse un diagnostic au vitriol des politiques économiques actuelles et détaille un plan d'urgence audacieux pour libérer nos entreprises et replacer la France sur le podium des grandes nations.
Au programme de cet entretien :
- L'asphyxie du tissu productif : Prélèvements obligatoires et décrochage des PME françaises face à leurs concurrentes européennes.
- Le leurre des aides publiques : Pourquoi le maquis des 2 300 dispositifs (100 milliards d'euros) aggrave la situation au lieu de l'arranger.
- Souveraineté vs Libre-échange : Patriotisme économique, hausse des faillites et limites du modèle européen.
- Le choc de libération : Suppression des normes inutiles, fin des surtranspositions et réorientation de la commande publique vers nos entreprises.

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Transcription
00:00Hier, une amie fidèle de TV Liberté m'appelle et me demande
00:04« Alors, TV Liberté est sauvée financièrement ? »
00:07J'aurais évidemment aimé lui dire oui,
00:09mais je lui ai répondu avec honnêteté « Non, non, pas encore. »
00:13Car la vérité, c'est que les derniers jours d'une campagne de dons
00:16sont toujours les plus décisifs.
00:17C'est le moment d'un vrai qui tout double.
00:20Soit nous franchissons ensemble la ligne d'arrivée,
00:23soit nous n'aurons pas les moyens à terme d'assurer notre survie,
00:26de poursuivre nos projets et de préserver notre indépendance.
00:30Tout se joue cette semaine, absolument tout.
00:33Alors, si vous aimez TV Liberté,
00:36si vous voulez qu'elle continue d'exister, d'enquêter et de se battre
00:39pour une information libre, n'attendez plus.
00:41Faites un don, même modeste, si c'est votre premier.
00:44Et si vous nous avez déjà soutenus, faites l'effort de renouveler votre aide.
00:48Il nous manque encore plusieurs dizaines de milliers d'euros,
00:50soit l'équivalent de 500 personnes, 500 dons de 100 euros.
00:54C'est beaucoup, mais c'est encore possible.
00:56Malgré la période estivale, malgré la situation économique de chacun,
01:01je vous le redis, tout se joue maintenant.
01:15Bonjour à tous, bienvenue dans notre Zoom,
01:18aujourd'hui en compagnie de Patrice Huiband.
01:21Bonjour, monsieur.
01:22Bonjour.
01:23Patrice Huiband est Saint-Syrien breveté de l'école de guerre.
01:26Vous avez été officier dans l'armée de terre,
01:29aux fonctionnaires et cadres dans le secteur privé.
01:31Vous êtes aujourd'hui enseignant à Sciences Po,
01:33dans l'économie et la défense,
01:34et vous êtes le président du mouvement Nouvel Essor Français.
01:38Vous avez récemment publié une tribune dans Atlantico,
01:41intitulée « Comment la France peut redevenir la troisième puissance mondiale »
01:46en lâchant la bride sous le coup de ces PME.
01:50Alors, première contrainte qui pèse sur les PME françaises,
01:53vous l'expliquez, c'est ces fameux prélèvements obligatoires,
01:57dont la France n'est pas loin d'être peut-être la record man des pays de l'OCDE.
02:01Comment cela affecte leur compétitivité à ces entreprises, à nos PME ?
02:07Oui, c'est-à-dire que même si on prend en compte les aides publiques aux entreprises,
02:11que les PME ont du mal à mobiliser,
02:12faute de compétences juridiques et administratives pour remplir les serfards,
02:16on a à peu près 20% de la valeur ajoutée en moyenne des entreprises françaises
02:20qui sont prélevées, contre 17-18% en moyenne Union européenne, OCDE.
02:26Alors, deux, trois points, ça peut sembler pas grand-chose,
02:29mais enfin, deux, trois points de PIB en France, c'est 100 milliards d'euros.
02:32Donc, c'est l'écart qu'on peut mesurer entre les prélèvements obligatoires
02:36sur les entreprises françaises, en particulier les PME,
02:39avec les standards des pays de l'OCDE et de l'Union européenne.
02:42Est-ce qu'on connaît, est-ce que vous connaissez la situation
02:45des entreprises exportatrices françaises par rapport à leurs voisines européennes ?
02:50Oui, c'est-à-dire qu'en fait, ce qui explique notre déficit commercial abyssal
02:55par rapport aux autres pays de l'Union européenne
02:56qui sont à peu près à l'équilibre, voire en fort excédent
02:58comme l'Allemagne ou l'Italie, c'est la faiblesse
03:01de nos entreprises de taille intermédiaire.
03:03Vous savez, on a les TPE, PME, ETI, nous on parle de PME au sens générique,
03:07les moins de 5 000 salariés, et donc on a autant de grands groupes
03:10que les Allemands, on a trois fois moins d'entreprises
03:13de taille intermédiaire, donc des grosses PME exportatrices
03:15que les Allemands et deux fois moins les Italiens.
03:17C'est ce qui explique d'ailleurs ce décrochage économique
03:20dans notre pays par rapport aux standards OCDE et l'Union européenne.
03:24– Et cette différence avec l'Allemagne et l'Italie,
03:27est-ce une évolution ou est-ce que la France a toujours eu moins
03:31de ces entreprises ?
03:32– Non, puisque jusqu'aux années 2000, on était en excédent budgétaire,
03:35donc ça montre bien qu'il y a un affaiblissement
03:36du cœur du réacteur économique en France,
03:39les PME, les moins de 5 000 salariés,
03:40qui représentent 70% des actifs du secteur privé
03:43et 70% du produit intérieur brut,
03:45donc la richesse qui est dégagée chaque année sur notre territoire.
03:49– Depuis 2000, vous dites ?
03:50– Oui, c'est-à-dire que le décrochage en termes de balance commerciale
03:54date des années 2000.
03:55Alors certes, il y a…
03:57– Est-ce que c'est peut-être l'introduction de l'euro
03:58qui a pu favoriser le décrochage ?
04:00– Oui et non, puisque les autres pays sont soumis aux mêmes règles que nous,
04:03donc je répète, je dis bien que l'Union européenne,
04:05on est très critique, il y a une forte contrainte,
04:07mais néanmoins, si l'Union européenne était le problème
04:10avec des majuscules de la France,
04:12tous les pays de la zone euro seraient dans la même situation que nous,
04:14sauf que nous, sur le plan économique, déficit commercial,
04:18difficulté de nos PME, manque de grosses PME exportatrices,
04:22on voit bien qu'on a des surcontraintes qui pèsent sur les entreprises françaises
04:27par rapport aux autres, à leurs homologues européennes.
04:31– Alors, autre contrainte que vous citez qui pèse sur nos PME,
04:35c'est le maquis des aides publiques avec 2300 dispositifs
04:39pour un total de 100 milliards d'euros environ d'aides directes,
04:43hors près, est-ce que nos PME sont favorisées ?
04:45– Justement, c'est là qu'est le problème,
04:47c'est-à-dire que dans un régime capitaliste,
04:48l'aide publique doit être l'exception, c'est devenu la règle.
04:51Plutôt que de baisser les taux,
04:53on a mité les assiettes fiscales et sociales,
04:55il y a des trous partout, et qui s'en sort,
04:57ce n'est pas un jugement de valeur, c'est un fait,
04:59elle joue avec les règles du jeu.
05:01Ce sont les grandes entreprises qui ont les compétences juridiques,
05:04administratives, les services dédiés pour remplir les serfas.
05:07Et donc ces 100 milliards sont à 70% captés par les grands groupes,
05:10qui par ailleurs font leur croissance en dehors de la France,
05:13voire de l'Union européenne,
05:14et qui peuvent optimiser via leur filiale
05:17pour alléger ce fardeau des prélèvements obligatoires.
05:19Et en plus, elles bénéficient de ces aides publiques
05:22aux entreprises majoritairement.
05:24Alors, je répète, le cœur du réacteur économique,
05:26ce sont nos PME avec 70% du PIB,
05:2970% des actifs du secteur privé.
05:31Ce sont ces entreprises-là qu'il faut aider en priorité.
05:34Et si vous supprimez ces 2300 aides publiques aux entreprises
05:36et vous baissez de 100 milliards l'ensemble des taux
05:38sur toutes les entreprises,
05:40ça profitera mécaniquement davantage aux PME.
05:42Tout en donnant un peu d'oxygène au budget de l'État,
05:46puisque ça fera quelques milliards d'économies en frais de gestion.
05:48On a un certain nombre de politiques publiques
05:50qui ont été mises en place depuis 2017.
05:52Vous les citez, baisse de l'impôt sur les sociétés,
05:54allégement de cotisations sociales,
05:57réduction des impôts de production.
05:59Cela a permis d'améliorer la compétitivité coût.
06:03Pourquoi vous dites que la France reste pénalisée ?
06:05En fait, c'est toujours pareil.
06:07C'est on prend un pôle pour donner à Jacques,
06:09puisque le niveau de prélèvement obligatoire n'a pas diminué.
06:13Ce qui fait qu'on a diminué l'impôt sur les sociétés.
06:15À côté de ça, on n'a pas vraiment diminué les impôts de production,
06:17contrairement aux promesses qui avaient été faites.
06:19Et vous avez des prélèvements locaux,
06:22comme les prélèvements pour la mobilité dans les territoires,
06:26qui ont augmenté pour favoriser la mobilité verte.
06:30Finalement, quand vous faites la somme,
06:32il y a certains prélèvements qui ont diminué,
06:34mais d'autres qui, notamment au niveau local,
06:36qui ont le fameux versement de transport,
06:38qui a changé de nom, je cherchais le vocable,
06:41donc le versement de transport qui a augmenté dans les territoires,
06:44la discrétion aussi des collectivités.
06:46– Et malgré ces handicaps, la France,
06:49on le sait, a dégringolé dans le classement des puissances mondiales.
06:53Elle reste néanmoins la septième puissance économique.
06:56Les graines du sursaut français, vous les citez,
06:58c'est le patriotisme et l'esprit entrepreneurial.
07:02Pour le premier, vous dites que le mot souveraineté
07:05est désormais sur toutes les lèvres,
07:07mais le libre-échange reste bien le dogme de l'Union européenne.
07:11Où est-ce que vous voyez ce regain de souverainisme ?
07:14– Non, mais c'est en tout cas dans le discours politique,
07:16c'était une évidence.
07:17– C'est fait d'annonce, non ?
07:18– Voilà, mais on était plutôt classé extrême droite,
07:20ensuite à droite, maintenant aussi la gauche, on en part.
07:23En fait, alors tout dépend de ce que vous mettez
07:24derrière le terme de souveraineté,
07:26puisque souveraineté européenne est un oxymore, ça n'existe pas.
07:29Même le Conseil d'État, qu'on ne peut pas être accusé
07:32d'être une officine nationaliste, a rappelé dans son étude de 2024
07:36dédiée à la souveraineté, que la souveraineté c'est la capacité
07:38d'un peuple à maîtriser son destin.
07:40Or, il n'y a pas de peuple européen,
07:41donc il ne peut y avoir que des coopérations intergouvernementales.
07:44C'est ce qui a marché, c'était l'Europe de De Gaulle,
07:46c'est-à-dire on est souverain, et sur quelques sujets
07:48sur lesquels nous n'avons pas la taille critique,
07:51ou peut-être pas la taille critique, le spatial, le quantique,
07:54l'intelligence artificielle, le numérique,
07:57peut-être l'industrie de défense,
07:58eh bien ok, on fait des coopérations à la carte, en mode projet.
08:01– C'est ce qu'on a fait comme Airbus.
08:03– Exactement, il y a Airbus, il y a le Transal franco-allemand,
08:05il y a l'Alpha Jet franco-britannique,
08:07il y avait le Concorde franco-britannique,
08:09donc c'est à la carte.
08:10Et l'OCAR encore aujourd'hui, c'est une instance
08:12qui est intergouvernementale,
08:13l'organisme conjoint de coopération en matière d'armement,
08:16c'est une instance qui est intergouvernementale,
08:18il y a même des pays qui ne sont pas de l'Union Européenne,
08:20qui figurent dans un certain nombre de projets,
08:22et donc voilà, vous avez 4-5 pays qui se mettent d'accord
08:24pour faire un hélicoptère TIG, un hélicoptère de combat,
08:27on se met d'accord sur le cahier des charges,
08:28et ensuite on y va.
08:29Voilà, donc ce qui a marché, c'est vraiment l'intergouvernementale.
08:31Il faut vraiment donner un coup de pied à la Commission Européenne
08:34pour la remettre dans son lit de compétences,
08:36c'est-à-dire l'espace économique commun et la zone euro, point barre.
08:39Tout le reste, ce sont des compétences partagées,
08:40et là, il faut jouer des coups d'à Bruxelles
08:41pour défendre nos intérêts,
08:42ce que font bien mieux que nous,
08:44un certain nombre de nos partenaires au sein de l'Union.
08:47– Qui notamment ?
08:49– Les Allemands peut-être ?
08:50– Les Allemands, la Pologne, le Danemark, l'Italie.
08:52– Parce que Mme von der Leyen est Allemande ?
08:53– Oui, bien sûr, donc exactement.
08:56Ça suffit d'être dominé, donc là, on a le film La bataille de Gaulle,
09:02on a vu ce que c'était avec le courage à l'époque,
09:03donc ça s'est passé, ça s'est joué sur un fil, si vous voulez.
09:07Le fait d'arracher le siège au Conseil de sécurité,
09:10le fait, je dirais, d'avoir une zone d'occupation en Allemagne,
09:13de figurer parmi les vainqueurs,
09:14ça a été à l'arracher grâce à la ténacité de quelques hommes.
09:18Donc aujourd'hui, ça fait mal au cœur de voir finalement
09:22qu'on se soumet à Bruxelles, qu'on se soumet à Berlin,
09:25qu'on se soumet à Washington,
09:26et je dirais même que le macronisme, c'est le vichisme du temps de paix.
09:30Le macronisme, c'est le vichisme du temps de paix,
09:31c'est-à-dire c'est une logique de soumission permanente.
09:33Je répète, à Berlin, à Bruxelles, à Washington,
09:36on nous explique qu'on est trop faible, on est trop petit,
09:38exactement comme à l'époque finalement,
09:39ben non, on est battu, ils sont trop forts, et voilà.
09:42Alors qu'on sait très bien que la puissance d'un État
09:44n'est pas du tout l'addition de la surface de son territoire
09:47et du volume de sa population.
09:48Si c'était le cas, la France serait derrière la Russie, l'Inde,
09:51le Brésil, l'Indonésie depuis des décennies.
09:53A contrario, Israël, même pas la taille des pays de la Loire,
09:5620 000 km², 10 millions d'habitants,
09:58est considéré comme un des 10 pays les plus influents et puissants au monde.
10:01Vous voyez, et on peut même remonter jusqu'à la Grèce antique,
10:04il y a 2500 ans, et Athènes qui a fini par vaincre l'immense empire perse.
10:08Donc la puissance est avant tout une affaire de volonté.
10:11Et si les chefs s'assoient, les hommes se couchent.
10:12Mais si on a quelques individus qui se lèvent, ils vont les dépasser.
10:16Deuxième sursaut que vous citez pour la France,
10:18l'explosion de l'entrepreneuriat, comment se manifeste-t-elle ?
10:22Ben alors, il y a déjà le statut d'entrepreneur en 2010,
10:25alors ça a déjà fortement augmenté la crèce en entreprise.
10:28Avec bien rénovélie, je pense.
10:29Voilà, 300 000 à peu près, on a fortement augmenté,
10:31mais il y a eu un boom pendant la crise de la Covid,
10:34on est aujourd'hui à peu près à plus d'un million.
10:36Alors vous allez me dire, oui, il y a beaucoup de destruction,
10:38mais enfin c'est quand même bien de voir qu'il y a une appétence
10:40pour l'entrepreneuriat en dépit de tous les boulets au pied
10:42qu'on met à nos entrepreneurs.
10:44Ça veut dire en creux.
10:45Si on raisonne en creux, pour être un petit peu optimiste quand même,
10:47pour l'avenir de notre pays, on n'a pas le choix d'être optimiste,
10:49sinon on ne se lève pas le matin, on se roule en boule.
10:52Donc c'est de se dire que si on lâche l'abri sur le cou
10:55de cette appétence entrepreneuriale,
10:56on est capable de doubler l'Allemagne en 10-15 ans,
10:59ce qui dans l'inconscient collectif fait toujours du bien,
11:01une forme de thérapie de groupe,
11:02et même celui-ci au troisième rang mondial,
11:04qui est pour moi le rang naturel de la France à plein potentiel.
11:07– Est-ce que cette explosion, Patrice Huibant,
11:10de l'entrepreneuriat, comme vous dites,
11:11elle n'est pas alimentée par les créations de ces micro-entreprises,
11:18de livreurs Uber qui créent leur entreprise
11:21pour la fermer six mois plus tard ?
11:23Est-ce que l'entrepreneuriat en France, c'est vraiment solide ?
11:26– Non, je suis d'accord, mais d'un autre côté,
11:28c'est quand même le nombre de créations d'entreprises
11:29est nettement supérieur à d'autres pays européens,
11:31à la plupart des pays européens,
11:32donc ça montre bien quand même qu'il y a cette graine
11:34de l'appétence entrepreneuriale,
11:35moi je me souviens, il y a 30 ans,
11:37vous voyez, c'était un autre phénomène,
11:38il y a une trentaine d'années, dans les années 90,
11:40on nous disait, dans les discours convenus,
11:44c'était de dire, les Français n'ont pas la bosse du commerce,
11:47contrairement aux anglo-saxons,
11:48ils sont feignants, ils veulent tous être fonctionnaires,
11:50et notamment profs,
11:51et c'est vrai qu'il y avait des taux de sélection
11:53dans les concours administratifs assez ahurissants,
11:56et aujourd'hui c'est l'inverse,
11:57il n'y a plus beaucoup de Français qui veulent devenir fonctionnaire,
11:59alors profs, je ne vous en parle pas,
12:00c'est un autre sujet d'ailleurs pour l'avenir du pays,
12:02notamment en sciences, dans le secondaire,
12:04il y a parfois plus de place que de candidats
12:07dans les concours pour être profs de maths par exemple,
12:11et en revanche, il y a beaucoup de gens,
12:15qu'ils soient diplômés ou pas,
12:16qui veulent créer leur entreprise,
12:17donc c'est plutôt bon signe,
12:19et je répète surtout qu'on voit un peu
12:21le parcours du combattant que c'est pour créer une entreprise,
12:23alors peut-être pas pour créer une micro-entreprise en trois clics,
12:25mais ensuite, dès que vous avez les franchises fiscales et sociales
12:28qui tombent au bout de quelques années,
12:29là ça devient vite, c'est très compliqué
12:31de pérenniser une entreprise,
12:32donc je répète, si on lâche l'abri sur le coup
12:34de cette appétence entrepreneuriale,
12:36et si aussi on remet évidemment de l'ordre
12:38dans le pays au niveau sécurité, justice, immigration,
12:40on peut opérer un sursaut historique.
12:42– Et parmi les forces productives
12:46que vous voulez libérer,
12:47vous proposez des mesures,
12:49trois, la première, supprimer
12:51les 2300 aides publiques
12:53aux entreprises,
12:55et réduire évidemment les prélèvements obligatoires
12:57qu'on citait en début d'entretien,
12:59vous dites que les entrepreneurs ne demandent
13:00qu'à vivre de leur travail,
13:03et en fait avoir les mêmes contraintes
13:07que leurs concurrents européens,
13:08est-ce qu'il est question à l'Union Européenne
13:10d'une harmonisation fiscale
13:12dont on parle depuis des décennies ?
13:13– Ah non, moi je ne veux pas de l'harmonisation fiscale,
13:15parce que là justement on est dans une voie fédérale,
13:17donc je répète que la Commission doit s'occuper
13:19du marché unique et de la zone euro,
13:21et le reste on lâche l'abri sur le coup
13:23des États souverains,
13:24sinon on va transformer nos dirigeants
13:26démocratiquement désignés en boîte aux lettres,
13:28c'est ce qui est en train de se passer aujourd'hui,
13:29c'est pour ça qu'il y a un renversement de tendance
13:31avec des gouvernements de droite,
13:33d'extrême droite,
13:34et l'euroscepticisme qui gagne,
13:35parce que les peuples ont l'impression
13:37d'être désaisis de leur liberté,
13:39je répète que notre Constitution
13:40et les autres Constitutions européennes,
13:41c'est le gouvernement du peuple,
13:42par le peuple, pour le peuple.
13:44Voilà, donc si vous désignez…
13:45– Elle a été amendée 25 fois la 5e siècle.
13:47– Oui, mais ça en revanche,
13:48ça n'a pas été amendée,
13:49c'est l'article 2,
13:50mais si vous désignez des chefs d'État,
13:54chefs de l'État et des députés
13:55qui n'ont pas la main sur le guidon,
13:58quel est l'intérêt d'aller voter ?
13:59On le voit aujourd'hui.
14:01Donc non, je pense qu'en revanche,
14:02il y a des solutions à notre main,
14:05notamment la suppression,
14:06vous l'avez dit,
14:07des aides publiques aux entreprises,
14:08donc ça permettrait de baisser
14:09de 100 milliards à l'euro près les taux,
14:11et ce n'est pas des impôts, taxes, cotisations,
14:13et ce n'est pas révolutionnaire,
14:14même le MEDEF le demande,
14:16vous voyez, même le MEDEF le dit,
14:17ils sont prêts au Bing Bang,
14:18même si certains vont peut-être être perdants,
14:20quelques grandes entreprises vont être perdantes,
14:22mais globalement,
14:23l'économie française va mieux s'en sortir,
14:24parce que les grandes entreprises
14:25emploient de moins en moins en France,
14:26et c'est logique,
14:27puisqu'elles font leur croissance
14:28sur des marchés,
14:30donc extra-français et extra-européens,
14:32et donc vont plutôt embaucher à l'extérieur,
14:34et d'autant moins en France
14:35que les contraintes sont quand même
14:36plus fortes que dans les autres pays européens.
14:38Après, il y a deux autres mesures
14:40qu'on propose,
14:40c'est la fin des surtranspositions.
14:42L'Italie, depuis des années, a voté
14:44pas de surtransposition des directives.
14:46– Comment vous expliquez l'esprit français
14:48de vouloir être plus royaliste que le roi ?
14:50– Ben voilà, je ne sais pas,
14:50c'est peut-être aussi,
14:52on a un peuple,
14:53enfin pas un peuple,
14:54des dirigeants qui ont un prisme
14:55plutôt juridique que national.
14:57– Est-ce qu'on n'a pas des dirigeants
14:58qui sont fascinés par l'Allemagne ?
15:00– Oui, bien sûr.
15:01– Ce qui était le cas de Giscard d'Estaing.
15:03– Bien sûr, c'est-à-dire que
15:05pour bien diriger la France,
15:06pour être fort avec l'effort
15:08et bienveillant envers les faits,
15:09pour protéger le peuple français
15:10et réformer l'État,
15:11et notamment l'arrière-boutique,
15:13il faut se heurter
15:13à des lobbies extrêmement puissants,
15:15des minorités qui font la laine
15:16sur le dos des Français.
15:16Donc il faut être très courageux
15:17et pour être courageux,
15:18il faut être habité par quelque chose,
15:20habité par le service de la France.
15:21Si vous n'êtes pas habité
15:22par le service de la France,
15:23par une cause qui vous dépasse,
15:24forcément vous allez favoriser
15:25vos intérêts de l'instant,
15:28favoriser vos intérêts personnels,
15:29les intérêts des copains
15:29et pas les intérêts de la France,
15:31ce qui fait que s'il suffisait
15:32d'être surdiplômé
15:33pour bien diriger le pays,
15:33ça serait la première puissance européenne
15:35depuis au moins 40 ans.
15:36Sauf que quand vous mettez
15:37vos compétences
15:39et votre expérience
15:40au service en priorité
15:41de vos intérêts,
15:42les intérêts de vos copains
15:43et pas au service
15:44des intérêts supérieurs
15:45de la nation,
15:46de la patrie,
15:46de la République,
15:47il ne faut pas s'étonner
15:48qu'on en soit là.
15:49– C'est ce qu'on ressent bien
15:50quand on voit les silmes
15:52la bataille de Gaulle
15:53puisqu'ils sont au nombre de deux
15:54et puis vous dites aussi
15:55qu'il faut investir massivement
15:56dans la recherche,
15:57mais quelle recherche ?
15:58– Alors je vais terminer juste
15:59dans les aides publiques,
16:00les surtranspositions,
16:01on se remet sur le droit européen
16:02y compris le cadre du travail
16:03et on donne les clés
16:06en partie l'équation du sursaut
16:07mais à l'échelle de la branche.
16:08Il faut décentraliser
16:09notamment le code du travail.
16:12Aujourd'hui plus personne
16:13n'y comprend quoi que ce soit
16:13et tous les pays
16:14qui s'en sortent mieux
16:15que la France en Europe
16:17au sens géographique,
16:18la Suisse,
16:19les Pays-Bas,
16:20le Danemark,
16:21c'est des pays
16:21où le code du travail
16:23ce sont des bornes
16:24pas dépassées
16:24pour éviter les excès,
16:25quelques centaines de pages
16:26et le centre de gravité
16:28du dialogue social
16:29c'est la branche
16:30donc il faut faire la même chose
16:31et enfin un dernier point,
16:33proposition,
16:33c'est la commande publique.
16:34On l'a évoqué
16:36alors qu'on est soumis
16:37aux mêmes contraintes
16:38que les autres pays européens
16:39on n'a pas plus de 50%
16:40des achats publics
16:41qui sont fléchés
16:42vers les entreprises françaises.
16:43On est à 70%
16:44en moyenne européenne
16:45voire plus
16:46en Italie et en Allemagne.
16:47Donc vous voyez
16:48il y a des pays
16:48qui vont mieux que nous.
16:50Donc voilà
16:50trois mesures concrètes
16:51qui permettraient déjà
16:52de redresser la barre.
16:54– Et sur la recherche
16:55comment l'orienter ?
16:55– Ah oui pardon,
16:56la recherche vous avez raison.
16:57Donc il ne suffit pas
16:58de travailler
16:59la compétitivité prix.
17:00Après on ne va pas
17:01se niveler par le bas
17:02vis-à-vis de l'Asie du Sud-Est
17:03ou même de l'Est de l'Europe.
17:05Donc il faut innover.
17:06Il faut innover.
17:07On est à 2,2 points de PIB
17:09en recherche.
17:10Les pays les plus dynamiques
17:12sur le temps long
17:12Corée du Sud,
17:13Allemagne,
17:13États-Unis
17:14sont entre 3,5 et 5 points de PIB.
17:16Donc vous voyez
17:16il y a vraiment
17:17un gros problème là-dessus.
17:18Et l'État doit intervenir
17:20là où le privé
17:21ne sait pas faire,
17:21ne peut pas faire,
17:22ne doit pas faire.
17:23Chercher pour chercher
17:24mis à part quelques grands groupes
17:25il n'y a que l'État
17:26qui peut le faire
17:26sans avoir de débouchés immédiats.
17:28Chercher pour chercher
17:28les innovations de rupture
17:30notamment par notre
17:31base industrielle de défense.
17:32Vous savez
17:33les entreprises de défense
17:34c'est à peu près
17:35on a à peu près
17:372% des entreprises
17:39qui sollicitent
17:40le crédit d'impôt recherche
17:41qui sont des entreprises
17:41de défense
17:42mais représentent
17:42près d'un quart
17:43des chercheurs du secteur privé
17:44et près d'un quart
17:45des dépenses de R&D
17:45du secteur privé.
17:46Donc en investissant
17:47dans la défense
17:48on va stimuler l'innovation
17:50et ça rapporte même
17:51en données publiques
17:52puisqu'en fait
17:53on estime qu'un euro
17:54investi dans la défense française
17:56qui est une industrie
17:56encore florissante
17:58et non délocalisée
17:59ça ramène 1,3
17:591,9 euros
18:00en point de PIB
18:02et donc en recette fiscale.
18:04Donc il y a ça
18:05il y a la recherche
18:06il y a la commande publique
18:06on l'a évoqué
18:07et puis aussi
18:08le crédit d'impôt
18:09c'est-à-dire que ponctuellement
18:10si on veut orienter
18:11la consommation des français
18:12on appuie sur un bouton
18:13à Bercy
18:13on va octroyer
18:14un crédit d'impôt
18:15pendant un an
18:15pour changer votre voiture
18:16ou votre chaudière.
18:17Donc ça c'est les 3 leviers
18:18à disposition de l'État
18:20qui sont classiques
18:21recherche fondamentale
18:22la commande publique
18:24et éventuellement
18:25des crédits d'impôt
18:26pour orienter
18:26la consommation.
18:27Et puis vous avez
18:28cette phrase pour terminer
18:29Patrice Huiband
18:30aucune fatalité
18:31ne condamne la France
18:32au déclin
18:33mais certains de vous
18:34diront que le déclin
18:35c'est toute l'Europe
18:36qui est dedans
18:38et puis même
18:39certains ajouteront
18:40tout l'Occident.
18:41C'est vrai
18:41c'est vrai
18:42et je répète
18:42il n'y a aucune fatalité
18:43au déclin
18:44le pire n'est jamais certain
18:45le meilleur n'est jamais acquis
18:46la France est un vieux
18:47et grand pays
18:48on a vécu des périodes difficiles
18:49du 1711-1940
18:50mais aussi le traité 3
18:521420
18:52on l'oublie complètement
18:53mais la couronne de France
18:54devait passer
18:54sous la couronne
18:56d'Angleterre
18:57et il a fallu un petit miracle
18:58la Providence
18:59puisque le roi d'Angleterre
19:01est décédé avant le roi de France
19:02pour que ça ne se produise pas
19:03mais la Providence
19:04ne sera pas toujours là
19:05pour nous sauver
19:06donc comme il y a
19:07plus de 80 ans
19:08il faut être déterminé
19:09et quelques individus déterminés
19:12peuvent changer
19:12le destin d'une nation
19:13donc
19:14une France qui passe
19:15du pétainisme au gaullisme
19:16ça arrive très vite
19:19non attendez
19:20c'est d'abord
19:20la soumission des chefs
19:21je veux dire
19:22les français n'ont pas voté
19:24leurs représentants
19:25ont donné
19:25les pleins pouvoirs
19:26marachal pétain
19:26le 10 juillet 40
19:27mais qui pouvait
19:28à l'époque
19:29franchement
19:29mettez-vous la place
19:30des français
19:30c'était un héros
19:30qui pouvait penser
19:31que le marachal allait trahir
19:32franchement
19:33c'est comme si
19:33dans les années 60
19:34il y avait eu
19:34une invasion soviétique
19:35on serait tous mis
19:36derrière le général de Gaulle
19:37et puis après
19:38petit à petit
19:39les français
19:40ont ouvert les yeux
19:40ils se sont rendus compte
19:41que ce gouvernement
19:42n'était pas là
19:43pour les protéger
19:43mais plutôt
19:44pour les aliéner
19:45au profit de l'Allemagne
19:46donc voilà
19:47il n'y a aucune fatalité
19:47le destin
19:48est entre nos mains
19:49donc j'aurais tendance
19:50à dire
19:51il faut se mobiliser
19:53agriculteurs
19:54employeurs
19:56employés
19:57aux fonctionnaires
19:58fonctionnaires
19:58artisans
19:59commerçants
19:59tous à nos postes
20:00pour sauver la France
20:01et ça commencera déjà
20:02par changer de gouvernement
20:03– Et votre mouvement
20:04nouvel et sort français
20:06qui est avec vous ?
20:07Pourquoi avoir créé ce mouvement ?
20:08– Eh bien écoutez
20:09moi je suis très politique
20:10mais je suis comme beaucoup de français
20:11je suis déçu
20:12et donc plutôt
20:13que de me retirer
20:15complètement du débat politique
20:16comme 65% des français
20:19qui ne s'occupent
20:20de leurs affaires personnelles
20:21déjà un peu compliqué
20:23à gérer
20:23vu le contexte économique
20:24nous on s'est dit
20:25non
20:25on va essayer
20:26de faire quelque chose
20:27on va faire
20:27ce que les partis
20:28ne font pas
20:28c'est travailler
20:29parce que vous savez
20:30des candidats
20:30il y en a plein
20:31en revanche
20:31des candidats
20:32qui ont des choses
20:33concrètes à proposer
20:34il n'y en a pas
20:34pas vraiment
20:34parce que nos partis
20:36politiques
20:36se sont transformés
20:37avec le quinquennat
20:38et l'inversion
20:38de calendrier
20:39en écurie à égaux
20:40c'est un peu
20:41le concours de beauté
20:41permanent
20:42pour faire quoi
20:42on n'en sait rien
20:43sachant que
20:43gouverner la France
20:44ça ne s'approvise pas
20:45du tout
20:46CF le général de Gaulle
20:47qui a redressé la France
20:47en 58
20:49en 6 mois
20:50en tant que dernier
20:51président du conseil
20:52de la quatrième
20:52il a signé
20:53tenez-vous bien
20:53plus d'une ordonnance
20:54par jour
20:55mais pour être capable
20:56de signer
20:56plus d'une ordonnance
20:57par jour
20:57ça veut dire
20:58que sans faire
20:58trop de bêtises
20:58ça veut dire
20:59qu'on a travaillé avant
20:59– Vous avez prononcé
21:01le discours de Bayeux
21:01il y a quelques années
21:02– Bayeux
21:02le discours de Saint-Étienne
21:03avec l'intéressement
21:04à la participation
21:04ensuite
21:05enfin voilà
21:06tout ça était quand même
21:07bien dans sa tête
21:07bien calé
21:08et donc nous
21:09on a fait ce produit
21:10on le teste
21:11on le reteste
21:11et maintenant
21:12en mode Jean Moulin
21:13mais sans risque ma peau
21:14je n'ai pas de mérite
21:14je vais tirer la manche
21:15de ceux qui croient
21:15en la France
21:16qui disent au moins
21:17croire en la France
21:17donc ça va
21:18je dirais
21:19des chevêtementistes
21:21de Natacha Polony
21:22et Arnaud Montebourg
21:23jusqu'au RN
21:24en passant par
21:25les centristes
21:26non-macronistes
21:29ceux qui ont des vérités
21:31de faire primer
21:32la souveraineté nationale
21:33et populaire
21:34vous savez
21:34populaire ça résout
21:35plutôt à gauche
21:35la souveraineté nationale
21:36plutôt à droite
21:37mais tout ça
21:37c'est l'article de la Constitution
21:38on redonne les clés du camion
21:39au peuple français
21:41et on discute
21:42avec tous ces gens-là
21:43ceux avec qui on ne discute pas
21:44ce sont ceux qui
21:45de notre point de vue
21:47détruisent la nation
21:47qu'elle est craint
21:48indépassable de notre démocratie
21:49par le communautarisme
21:51en interne
21:51par la soumission
21:52aux droits supranationales
21:53donc les macronistes
21:55les communautaristes
21:56donc c'est
21:57la France insoumise
21:58et puis ceux qui jouent
21:59des deux côtés
22:00on va dire
22:00c'est Europe Écologie Libère
22:01qui sont à la fois
22:02communautaristes
22:02et supranationaux
22:03voilà
22:03donc on estime
22:04qu'ils ne sont pas compatibles
22:04mais les autres
22:05voilà
22:06on tire la manche
22:07on distribue nos idées
22:08on espère que ça permettra
22:09d'élever un peu le niveau
22:10Merci à vous Patrice
22:12Huiband
22:12vous êtes
22:14je le rappelle
22:17breveté de l'école de guerre
22:18et Saint-Syrien
22:18merci à vous monsieur
22:19Merci
22:20merci de votre invitation

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