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Rudy Veeramundar reçoit: Laëtitia Habchi - Directrice de l’Agence Française de Développement Suivez l’émission en direct sur : • L’application TOP FM • Facebook : Top FM Mauritius • YouTube : Top TV Mauritius
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00:00:00Nous sommes le mardi 28 juillet et vous écoutez Parlement des Peppes de Top FM.
00:00:05Alors voilà, notre invité de ce soir s'apprête à une tournée, une page importante de son parcours professionnel.
00:00:12Après quatre années passées à la tête de l'Agence française de développement à Maurice et au Seychelles,
00:00:17notre Cécile Abchis s'apprête à quitter notre pays.
00:00:19Quatre années marquées par des projets structurants, des partenariats majeurs,
00:00:24mais aussi par une réflexion plus profonde sur ce qui signifie réellement le développement au XXIe siècle.
00:00:30Alors qu'au-delà des financements, notre invité défend une conviction forte.
00:00:35Le développement ne se résume plus à mobiliser des capitaux.
00:00:39Alors il consiste à construire de la confiance, à renforcer les institutions
00:00:43et à créer les conditions qui permettent aux investissements, aux talents et aux idées de circuler durablement.
00:00:50Cette réflexion, elle l'a récemment développée dans une trilogie éditoriale publiée dans Biswick.
00:00:56Elle y avance une idée ambitieuse.
00:00:58Et si Maurice pouvait demain devenir bien davantage qu'une plateforme financière.
00:01:03Et si notre pays pouvait devenir un véritable Trust Hub, une fabrique de confiance au service de l'investissement en
00:01:10Afrique.
00:01:11Pendant près de 90 minutes, nous reviendrons sur son parcours à Maurice.
00:01:15Les grandes leçons qu'elle retire de ces quatre années, les défis du développement, la transition écologique, l'avenir de
00:01:23l'Afrique,
00:01:24les bouleversements géopolitiques et la place que Maurice peut encore conquérir dans un monde
00:01:29où la confiance devient peut-être la ressource la plus précieuse.
00:01:34Laetitia Abchie, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation ce soir.
00:01:38Je ne souhaite pas faire mieux.
00:01:40Rudy, merci. Bonsoir à tous les auditeurs.
00:01:42C'est un plaisir d'être ici.
00:01:44Et je suis émue par cette belle introduction qui ouvre notre échange et qui résume quand même bien ce que
00:01:51j'ai essayé de transmettre.
00:01:52Oui, voilà, quatre années que ça passe quand même assez vite et vous avez quand même fait pas mal de
00:02:00projets et d'initiatives.
00:02:02Et c'est durant votre mandat que le président français d'ailleurs est passé en visite à Maurice.
00:02:08On commence par la première question. Alors, le temps du bilan, que retenez-vous de Maurice ?
00:02:13Alors, vous quittez Maurice après quatre années, pas particulièrement riche, on va dire.
00:02:17Lorsque vous regardez dans le rétrofiseur, quel est votre premier sentiment ?
00:02:21Pour moi, c'est un sentiment d'accomplissement et de gratitude.
00:02:26Oui, avec l'équipe de Maurice et mes collègues parisiens, on a fait de belles choses.
00:02:32On a quand même mis en haut du tableau trois bons secteurs importants pour Maurice.
00:02:38On est intervenus sur l'eau, on pourra revenir dessus, sur les énergies renouvelables.
00:02:42On a signé des accords lors de la visite du président Macron.
00:02:45Et puis la finance durable.
00:02:47Et c'est vrai que la thématique aujourd'hui est un peu dans cette continuité de tout ça.
00:02:52Quel est ce monde de la finance et comment mieux le mobiliser et quelles sont ses contraintes ?
00:03:00En termes de chiffres, on est bon aussi, parce qu'on a fait plus de 400 millions d'engagements,
00:03:05plus de la moitié de versements, parce que c'est ça qui compte pour le pays.
00:03:08C'est un moment de connerie qu'il y a des ressources financières qui rentrent dans le pays.
00:03:12Mais je ne peux être que satisfaite, même un petit peu de fierté.
00:03:21Très bien.
00:03:22Au-delà des projets financés, nous en avions parlé, Lécycia, Apshy.
00:03:27Quel héritage souhaitez-vous laisser ?
00:03:29Alors, l'héritage principal, c'est de, dans la continuité de les articles,
00:03:36c'est que je n'ai pas fait que financer des projets, mais c'est laisser un cadrage institutionnel,
00:03:41montrer que le développement, c'était des trajectoires, des méthodes de travail,
00:03:46une façon de mobiliser le secteur privé, voilà.
00:03:50Et que les résultats vont venir.
00:03:53On travaille sur des temps longs.
00:03:54Déjà, s'il peut y avoir une indulgence de mes amis mauriciens sur le fait,
00:03:59parce qu'on a dit qu'on travaille sur l'eau, que demain, tous les tuyaux seront réparés.
00:04:05C'est une indulgence que je dois me donner à moi-même.
00:04:08Mais voilà, je pense qu'on a quand même inscrit un partenariat fort
00:04:11avec le ministère de l'énergie et des utilités publiques.
00:04:15Et ça va aller de l'avant avec la directrice qui me replace
00:04:20et l'équipe qui va rester à Maurice.
00:04:24Très bien.
00:04:25Alors, nous allons revenir sur le dossier de l'eau un peu plus tard dans l'émission.
00:04:29Alors, en arrivant à Maurice, qu'est-ce qui vous a le plus surpris ?
00:04:36C'est ça, l'exposition internationale de ce pays, malgré sa petitesse.
00:04:44On a toujours le sentiment que Maurice est plus grand que ce qu'il est, en fait.
00:04:50Et c'est très fort.
00:04:51Je pense qu'on arrive, c'est ça.
00:04:53Et puis, le développement n'était pas évident, en fait.
00:04:58Et grâce à sa population, je pense que c'est quand même vraiment ça.
00:05:02Grâce à cette population multiculturelle
00:05:05et le dialogue qu'il y a entre eux, ces différentes populations,
00:05:09même si c'est parfois on se frôle et que ce n'est pas si évident,
00:05:13malgré tout, il est là et c'est une clé de développement.
00:05:17La population d'un pays est une clé de développement.
00:05:20Et à Maurice, c'est clair que c'est sa population qui fait le développement du pays.
00:05:24– Certainement.
00:05:25Alors, qu'est-ce qui vous surprend encore aujourd'hui ?
00:05:28Si je peux me permettre cette question.
00:05:30– C'est comme le côté naturel des Mauriciens.
00:05:35Cet entre-deux, entre le monde moderne et la tradition,
00:05:40l'envie de se préserver, malgré par rapport à cette modernité,
00:05:44et de ce fait-là, un côté qui reste très naturel dans la façon d'interagir,
00:05:53même s'il ne faut pas être complètement naïf.
00:05:56Enfin, rien n'est simple, mais c'est quand même acquis, ça.
00:06:00Quand même qu'il faut toujours rester jovial et disponible à l'autre, malgré tout.
00:06:05– Tout bien.
00:06:07Alors, comment est-ce que vous-même vous avez changé,
00:06:09durant votre passage à Maurice ?
00:06:11– Alors, est-ce que j'ai vraiment changé ?
00:06:13Je me suis affirmée, et les convictions, je les avais avant.
00:06:20Je pense que je n'ai jamais pensé que faire du développement,
00:06:22ce n'était financé que des projets.
00:06:24J'ai toujours su qu'il y avait plein de choses autour, en fait,
00:06:27que la réussite d'un projet était liée à les personnes qui les portent,
00:06:34à la sécurité, la prévisibilité qu'on met autour de l'investissement.
00:06:39Je dirais que c'est plus une confirmation, une affirmation que moi,
00:06:44que de réels changements.
00:06:46– Très bien.
00:06:48Alors, voilà, la plus grande leçon, vous dites qu'on ne développe jamais un pays.
00:06:55Le premier article de votre trilogie éditoriale, justement,
00:06:59publié dans l'hebdomadaire économique bisouique,
00:07:01s'ouvre par une parenthèse particulièrement forte.
00:07:05Alors, je cite, on ne développe jamais un pays, on construit patiemment avec lui.
00:07:11Alors, pourquoi vous commencez par cette affirmation ?
00:07:14– Alors, parce que c'est ce que je ressens,
00:07:15mais c'est aussi parce qu'on dit souvent que l'Afrique ne veut plus d'être publique au développement.
00:07:20C'était une façon plus délicate de le dire et montrer qu'on s'est compris.
00:07:25Je pense que c'est important.
00:07:27Si la France reste un pays d'amitié, enfin, de complicité avec l'Afrique,
00:07:34et puis Maurice, je pense que vous êtes quand même un relais de tout ça,
00:07:39il faut montrer à un moment donné où le message de l'autre a été compris, quoi.
00:07:43Et le dire de cette façon, et paraît une évidence,
00:07:47qu'en fait, personne ne peut développer un pays de l'extérieur, en fait,
00:07:52et qu'il faut forcément accompagner une trajectoire nationale.
00:07:56Donc, dit comme ça, ça semblait évident,
00:07:59mais l'erreur peut être vite faite, en fait, d'arriver avec ses préceptes.
00:08:03C'est des restes historiques, je pense, et il faut lutter contre.
00:08:08Mais en fait, c'est évident qu'il faut impliquer l'autre et que ça reste son pays.
00:08:13Donc, c'est à lui de définir sa trajectoire.
00:08:15Mais dit comme ça, ça a un côté un peu assez sympathique.
00:08:19– Oui, tout à fait.
00:08:21Et pendant longtemps, le développement était synonyme d'argent.
00:08:27C'est toujours le cas.
00:08:28Vous dites aujourd'hui que ce n'est plus le cas.
00:08:31Que s'est-il passé ?
00:08:32Non, ça, c'est clair.
00:08:33Je pense que même moi, dans mes 30 ans,
00:08:36c'est plus pareil.
00:08:37C'est sûr que quand je suis arrivée au Sénégal,
00:08:39les gens cherchaient un financement.
00:08:41Aujourd'hui, on a parlé de biens publics globaux,
00:08:45de communs.
00:08:47Je pense que toutes les influences du nord, du sud,
00:08:51enfin, les problématiques du changement climatique,
00:08:55il y a des insécurités chez nous,
00:08:57autant que dans le sud global ou dans les pays émergents ou ici.
00:09:01Donc, qui fait qu'aujourd'hui, on est de plus en plus à égalité
00:09:07et c'est revendiqué.
00:09:09Et on peut l'être aussi, nous, en tant qu'agent de l'État français.
00:09:13On nous encourage à l'être.
00:09:15C'est plus une relation partenariale.
00:09:17Et une fois qu'on a dit ça,
00:09:18c'est comment on travaille ensemble pour atteindre nos objectifs,
00:09:22arriver à mobiliser cet argent international.
00:09:24Parce qu'il existe, en fait.
00:09:25Les masses financières sont là.
00:09:27Ce n'est plus vraiment un manque d'argent.
00:09:28Il y a eu beaucoup de créations financières.
00:09:31Maintenant, comment on les met sur les bons canaux ?
00:09:34Les fonds de pension et autres.
00:09:36Qu'est-ce qui peut les séduire,
00:09:39enfin, qui est sécurisé ?
00:09:40Parce que, comme on dit,
00:09:42on mobilise rarement de l'argent sur une intuition.
00:09:46Les gens ne prêtent pas ou n'investissent pas sur l'intuition.
00:09:49C'est souvent une décision très rationnelle.
00:09:51et comment faire prendre cette décision rationnelle
00:09:54pour le développement durable.
00:09:56Et ça, c'est là où nous,
00:09:58on doit être des experts de la mobilisation.
00:10:00Et derrière cette mobilisation,
00:10:02c'est-à-dire qu'on est des experts
00:10:03pour créer une certaine certitude, confiance.
00:10:07Et on revient sur le mot confiance.
00:10:10Justement, alors, ma prochaine question,
00:10:13c'est justement, par rapport à la confiance,
00:10:14vous écrivez que le développement ne commence
00:10:17ni par un prix, ni par une réforme,
00:10:19ni même par un investissement,
00:10:22mais par la confiance.
00:10:23Pourquoi ?
00:10:24Alors, quand je dis,
00:10:25parce qu'on le dit comme ça en français,
00:10:27c'est un petit peu léger,
00:10:29tarte à la crème,
00:10:29mais en anglais,
00:10:30c'est pour ça que je me suis permis,
00:10:31si on utilise un mot anglais,
00:10:33trust fund,
00:10:33enfin, au trust,
00:10:35hub,
00:10:36déjà, j'ai parlé de trust fund,
00:10:38mais le trust fund,
00:10:39on le voit bien,
00:10:40ce que ça veut dire.
00:10:40C'est qu'à un moment donné,
00:10:41les gens ont une certaine confiance
00:10:43et mettent leur argent ensemble.
00:10:45Donc, c'est ça, en fait,
00:10:46c'est que les mots francs existent,
00:10:50mais comment être cette force de développement,
00:10:56enfin, cette force qui crée la confiance,
00:10:57pour moi, c'est ça le développement aujourd'hui,
00:10:59c'est d'arriver à unir les forces.
00:11:02C'est plus dans ce sens-là que ça veut le dire,
00:11:06mais c'est un peu tout à la fois.
00:11:10C'est ce que je viens de dire,
00:11:11c'est qu'il faut avoir cette écoute
00:11:15et il faut arriver à rassurer
00:11:16sur les risques à prendre.
00:11:18C'est l'opposé d'être dans l'insécurité,
00:11:22en fait, voilà, la confiance.
00:11:23Et quels sont aujourd'hui les plus grands défis,
00:11:25justement, dans cette quête de vouloir rassurer ?
00:11:28Eh bien, je me pense que même
00:11:30c'est le capital institutionnel.
00:11:32C'est clair, on voit,
00:11:34et Maurice en ça est un exemple,
00:11:36c'est les écarts parfois
00:11:37qu'ils peuvent avoir
00:11:38avec un développement de secteur privé
00:11:40qui va très vite,
00:11:41versus un développement institutionnel et public
00:11:44qui est plus au ralenti.
00:11:46Parce qu'il a beaucoup plus d'éléments
00:11:49à considérer,
00:11:51notamment le développement durable,
00:11:53malgré tout,
00:11:53et puis équilibré, social.
00:11:55Et donc, c'est complexe
00:11:57versus si on laisse aller seul
00:11:59le secteur privé,
00:12:01il peut aussi faire n'importe quoi,
00:12:03en fait,
00:12:05notamment sur la préservation de l'environnement.
00:12:07Donc, c'est cette combinaison,
00:12:09je pense que le grand défi,
00:12:10c'est d'arriver à faire des partenariats
00:12:12publics-privés,
00:12:13prendre le meilleur des capacités
00:12:15du secteur privé,
00:12:15parce qu'il y a une efficacité
00:12:16qu'il ne faut pas dénier,
00:12:20et c'est une réalité.
00:12:21Et moi, souvent,
00:12:22j'essaie d'avoir cette dynamique
00:12:24du secteur privé
00:12:25dans ma façon d'être,
00:12:27en travaillant pour le secteur public,
00:12:28parce que je...
00:12:30la façon de se fixer les challenges,
00:12:32tout ça,
00:12:33c'est efficace,
00:12:34versus essayer de régler
00:12:36des problématiques
00:12:37beaucoup plus vastes
00:12:39et beaucoup plus complexes
00:12:40que le secteur public
00:12:42a relevé.
00:12:45Et à Maurice,
00:12:46vous avez vraiment...
00:12:47Enfin, c'est peut-être là
00:12:47votre plus grande difficulté,
00:12:49c'est d'aligner les deux,
00:12:50même s'il y a un dialogue.
00:12:52Je dirais même que c'est un pays exemplaire
00:12:54dans le dialogue public-privé,
00:12:55mais il faut faire converger
00:12:58tout ça pour plus de développement durable,
00:13:00c'est sûr.
00:13:01Surtout, vous avez une nature
00:13:04assez vulnérable, en fait,
00:13:05la nature mauricienne,
00:13:07il y a des défis environnementaux
00:13:09et écologiques énormes.
00:13:10Donc, très intéressant, en fait,
00:13:13c'est pour ça qu'on parle de Maurice
00:13:14comme laboratoire,
00:13:15mais surtout sur ce challenge-là
00:13:17de faire travailler
00:13:18le secteur privé et public ensemble.
00:13:21Je me souviens que,
00:13:22d'avoir écouté un discours
00:13:24du ministre délégué aux finances
00:13:25l'année dernière,
00:13:26je crois que,
00:13:27en parlant de PPP,
00:13:28de partenariat public-privé,
00:13:30il n'y a qu'un seul projet
00:13:32qui s'est matérialisé,
00:13:33je crois,
00:13:33durant ces derniers dix ans,
00:13:35si je ne me trompe pas.
00:13:36Et, comme vous le dites,
00:13:38c'est un vrai défi
00:13:39et on les gagnerait tous
00:13:41si jamais
00:13:42on puisse accélérer les choses.
00:13:44Mais, justement,
00:13:45ce contrat sans secteur public
00:13:47et secteur privé,
00:13:48c'est-à-dire que le secteur privé
00:13:51a une tendance
00:13:52à aller très vite,
00:13:54alors qu'en contraste
00:13:55le secteur public,
00:13:56nous savons que les choses
00:13:57sont un peu plus lents,
00:13:59disons,
00:13:59ça prend son temps,
00:14:00etc.
00:14:01De part,
00:14:02votre expérience,
00:14:02est-ce que c'est qu'à Maurice,
00:14:03parce qu'on a tendance
00:14:04à se focaliser à Maurice,
00:14:05ou c'est un peu
00:14:08partout ?
00:14:09C'est un peu partout,
00:14:10mais ici,
00:14:11ça se grippe quand même.
00:14:12Je dirais quand même,
00:14:13ça prend des proportions
00:14:15parce qu'il y a des,
00:14:16sans doute,
00:14:16des réformes qui ne se font pas,
00:14:18des...
00:14:19Et puis,
00:14:19il y a un secteur privé
00:14:20qui se porte bien
00:14:21comme ça aussi.
00:14:22Mais bon,
00:14:23peut-être,
00:14:24vous me parlez des changements,
00:14:25je pense qu'il y a une prise
00:14:25de conscience claire
00:14:26que la nature,
00:14:29l'île,
00:14:31qu'on n'est plus sur
00:14:34une nature inépuisable,
00:14:35c'est que la nature se fatigue
00:14:38et il ne faut vraiment pas
00:14:41ouvrir les yeux
00:14:41pour voir qu'elle se dégrade.
00:14:43A commencer par les plages.
00:14:44Oui,
00:14:44commencer par les plages.
00:14:45Donc,
00:14:46je pense que là,
00:14:46il y a quand même
00:14:49un consensus
00:14:52de travailler en commun.
00:14:53Et ça,
00:14:54c'est vrai que nous,
00:14:55à l'Agence française
00:14:56de développement,
00:14:57mais pas que,
00:14:57au niveau des organisations
00:14:59internationales,
00:15:00ça fait 25 ans
00:15:00qu'on parle de biens
00:15:01publics globaux,
00:15:03de monde en commun,
00:15:04même si aujourd'hui,
00:15:05c'est plus questionné,
00:15:08ça va rester.
00:15:09Je pense qu'on ne pourra
00:15:10pas revenir en arrière
00:15:11de cette prise de conscience.
00:15:13Les COP climat
00:15:15et autres capotent.
00:15:16Non,
00:15:17justement,
00:15:17elles ne capotent pas.
00:15:20Ça avance doucement,
00:15:21mais ça avance.
00:15:23Même dans les conflits
00:15:24géopolitiques,
00:15:25aujourd'hui,
00:15:25c'est sur des biens communs
00:15:27que les pays se disputent.
00:15:29Donc,
00:15:29avant peut-être
00:15:30de l'enterrer,
00:15:31mais définitivement
00:15:32que c'est un commun,
00:15:33il y a quelques
00:15:34petites guerres
00:15:35de territoire,
00:15:36mais je pense
00:15:38que c'est indéniable.
00:15:39En tous les cas,
00:15:40j'espère qu'une chose,
00:15:41c'est que mes enfants,
00:15:43mes petits-enfants,
00:15:44verront bien
00:15:45que dans toutes
00:15:45les constitutions
00:15:46du monde,
00:15:47on a mis la nature
00:15:48comme des droits
00:15:49à la nature,
00:15:50parce que je pense
00:15:50que c'est la chose
00:15:52la plus tragique
00:15:55dans nos civilisations,
00:15:56c'est d'avoir
00:15:56complètement mis
00:15:57de côté
00:15:58le droit à la nature
00:16:00pour le développement
00:16:01économique.
00:16:01et le développement durable,
00:16:03c'est justement
00:16:05réconcilier
00:16:07ces données divergences.
00:16:09En prenant des enfants,
00:16:10des petits-enfants surtout,
00:16:12je pense que vous,
00:16:12les petits-enfants,
00:16:13vous avez passé
00:16:14quatre années ici,
00:16:15vous souhaiteriez
00:16:16que vos petits-enfants
00:16:18connaissent toujours
00:16:18les plages de Moïse ?
00:16:19Oui, tout à fait.
00:16:20C'est marrant
00:16:21parce que c'est au niveau
00:16:22de l'Europe,
00:16:23on a réussi à lever
00:16:24des fonds pour une coopération
00:16:26avec le Climate Finance Unit
00:16:34pour développer la gouvernance
00:16:36des plages et la lutte
00:16:38contre l'érosion côtière
00:16:42au nom de...
00:16:43que c'est un bien commun
00:16:44et que les Européens
00:16:46aiment bien venir à Moïse
00:16:48et que pour les Européens
00:16:50peut-être même plus
00:16:51que d'autres pays émergents,
00:16:53tout ça,
00:16:53avoir des vraies plages de sable,
00:16:54c'est important.
00:16:56Oui, donc oui,
00:16:57tout à fait.
00:16:59C'est un bien mondial
00:17:00aujourd'hui,
00:17:00les plages de Moïse.
00:17:02Et quand on voit
00:17:03les statistiques,
00:17:03c'est sur tous les Français ?
00:17:05En plus, voilà.
00:17:07Mais là,
00:17:07c'est parce qu'on aime bien...
00:17:08C'est l'amitié franco-mauristienne
00:17:10qui nous attire à Moïse.
00:17:12Très bien.
00:17:13Je revise une question
00:17:14sur la question de confiance.
00:17:17Est-ce que, selon vous,
00:17:18la confiance peut être
00:17:20une infrastructure économique ?
00:17:24En fait,
00:17:25l'infrastructure économique,
00:17:26c'est de savoir la construire.
00:17:28Et elle se bâtit
00:17:31sur des éléments
00:17:33assez clairs, en fait.
00:17:34Il faut être prévisible, en fait.
00:17:36Globalement,
00:17:38c'est un critère important.
00:17:39C'est que si tu prends un risque,
00:17:41pour le financer,
00:17:42quand même,
00:17:43investir,
00:17:44c'est souvent une prise de risque,
00:17:45c'est qu'il puisse avoir confiance
00:17:46en l'environnement institutionnel
00:17:48et avoir une forme de prévisibilité.
00:17:51Et là-dessus,
00:17:53notre président,
00:17:54Emmanuel Macron,
00:17:55nous a fait sourire
00:17:56quand il était à Tokyo
00:17:57en avril,
00:17:58où il s'est différencié
00:18:01du président Trump
00:18:03en disant
00:18:04« Mais nous, l'Europe,
00:18:05la France,
00:18:05on offre un pays prévisible. »
00:18:08Je sais que même
00:18:08vos investisseurs
00:18:10type IBL,
00:18:11quand je vous pose
00:18:12la question de la Réunion,
00:18:14est-ce que c'est compliqué
00:18:15la Réunion ?
00:18:16Ils vont dire
00:18:16« Bon,
00:18:17ils sont quand même
00:18:18habitués à avoir
00:18:20une juridiction des droits
00:18:21pour le travail
00:18:22un peu plus soupli. »
00:18:24Donc, peut-être le prud'homme,
00:18:25c'est compliqué,
00:18:26mais pour le reste,
00:18:30la Réunion offre
00:18:31un environnement
00:18:32plus prévisible
00:18:33et donc satisfaisant.
00:18:35Et donc,
00:18:35même si c'est plus coûteux
00:18:37d'investir à la Réunion
00:18:38qu'ailleurs,
00:18:39parce que la France,
00:18:40elle a certes,
00:18:41des normes de coûts
00:18:43et je pense que l'Occident,
00:18:44oui,
00:18:44c'est investi en Occident
00:18:45et coûteuse,
00:18:47ils y voient
00:18:49une capacité
00:18:52à prendre des risques
00:18:54parce que c'est prévisible.
00:18:55Donc,
00:18:56comment on crée
00:18:58cette prévisibilité ?
00:18:59C'est plein de choses,
00:19:00en fait.
00:19:02Je pense que c'est surtout
00:19:05un environnement juridique,
00:19:08c'est des institutions,
00:19:10c'est une population éduquée
00:19:13parce que tu sais
00:19:14que tu vas trouver
00:19:15la population
00:19:17à employer.
00:19:18C'est vraiment
00:19:19tous les facteurs
00:19:20de production,
00:19:21quelque part,
00:19:22que tu sais
00:19:23comment ils vont être délivrés
00:19:24si tu es dans le...
00:19:25Enfin,
00:19:25vouloir créer une entreprise,
00:19:27que tu sais que si on dit
00:19:28qu'on t'annonce
00:19:28qu'il va avoir ça,
00:19:29ça va être fait.
00:19:30Si on te dit
00:19:30qu'il y a une route
00:19:31qui va...
00:19:31Enfin,
00:19:32si on attire
00:19:32les investissements étrangers,
00:19:34on dit qu'il y a une route
00:19:34qui va arriver
00:19:35dans 5 ans
00:19:36pour arriver à telle zone
00:19:37pour faire du développement économique,
00:19:41elle va arriver,
00:19:42l'électricité va arriver.
00:19:43C'est pour ça qu'il y a
00:19:44une course comme ça
00:19:45sur les énergies.
00:19:46Parce que chacun,
00:19:48chaque pays va être prévisible.
00:19:49Je sais que Mourisse,
00:19:49c'est un grand sujet,
00:19:51veut se présenter prévisible
00:19:54sur l'eau et l'énergie.
00:19:57Et l'effort
00:19:58est fait pour ça,
00:20:00en fait.
00:20:01Je sais que souvent,
00:20:03mes contreparties
00:20:04viennent expliquer,
00:20:05on ne veut pas
00:20:06ce qui arrive à Mourisse
00:20:07qui arrive en Afrique du Sud.
00:20:08Parce qu'à un moment,
00:20:08on est surpris,
00:20:09il y a des contraintes d'eau
00:20:11et d'énergie
00:20:13en Afrique du Sud.
00:20:14C'est tout ce qu'ils veulent éviter.
00:20:17Donc nous,
00:20:17on travaille aussi pour ça,
00:20:18en fait.
00:20:18C'est quelque part,
00:20:19là, encore une fois,
00:20:20être un agent de développement,
00:20:21c'est agir sur la prévisibilité,
00:20:23même pour les investisseurs,
00:20:24que si on dit,
00:20:25Mourisse,
00:20:25il y a de l'eau et de l'électricité
00:20:26à tel tarif,
00:20:28ce sera là,
00:20:29en temps évolu,
00:20:30quand les investisseurs vont venir.
00:20:31Surtout que Mourisse
00:20:32est ambitieuse,
00:20:34que ce soit sur l'immobilier,
00:20:36sur les nouvelles technologies.
00:20:39Mourisse veut se positionner aussi
00:20:41sur les nouvelles technologies.
00:20:42C'est très consommateur d'énergie.
00:20:44Voilà.
00:20:44Donc prévisibilité,
00:20:45je dirais,
00:20:45principalement.
00:20:46C'est intéressant ce que vous dites
00:20:47parce qu'en matière
00:20:48de prévisibilité,
00:20:49c'est prévisibilité.
00:20:52C'est-à-dire que Mourisse
00:20:53a tendance à se vendre aussi,
00:20:54c'est-à-dire que nous avons
00:20:55un judiciaire indépendant.
00:20:56Peut-être que je le dis.
00:20:57Oui, j'ai oublié de le dis.
00:20:58Oui, un judiciaire indépendant,
00:21:00c'est-à-dire que c'est un pays
00:21:01politiquement stable.
00:21:03Mais, comme vous dites,
00:21:04il y a autre chose aussi
00:21:05à faire valoir.
00:21:06C'est-à-dire que nous avons
00:21:08un réseau d'eau,
00:21:09FIERB,
00:21:10et il y a des projets
00:21:11qui vont se concrétiser.
00:21:13Justement, parlant d'eau,
00:21:14je crois qu'il y a
00:21:17une perception à Mourisse.
00:21:18C'est plus qu'une perception,
00:21:19en fait.
00:21:19C'est une sèche utile.
00:21:20C'est-à-dire qu'à chaque fois,
00:21:21à chaque année,
00:21:22nous avons des problèmes
00:21:24de sécheresse
00:21:24et des problèmes d'eau.
00:21:26Et, justement,
00:21:27qu'est-ce que vous pourriez nous dire
00:21:28par rapport à cette collaboration
00:21:29entre l'AFD et Mourisse ?
00:21:30Alors, c'est une collaboration
00:21:32très ambitieuse.
00:21:33C'est peut-être pour ça
00:21:34que vous n'en voyez pas
00:21:36le résultat du jour au lendemain.
00:21:37Mais même si on était parti
00:21:38sur un investissement,
00:21:39on fait le barrage des Anguilles.
00:21:40Tant qu'il soit construit,
00:21:41ça aurait pris du temps aussi.
00:21:43Non, là,
00:21:44nous, on sait que
00:21:46tout est en place.
00:21:47Il faut seulement mettre
00:21:48tout à niveau, en fait.
00:21:49Enfin, il y a beaucoup
00:21:50de choses en place.
00:21:52et le défi de développement durable
00:21:55dans l'eau aujourd'hui,
00:21:56c'est de faire fonctionner tout,
00:21:58en fait,
00:21:58et de toutes les organisations.
00:22:01Parce qu'en fait,
00:22:01beaucoup d'institutions
00:22:03s'occupent de l'eau.
00:22:05Tu as la production d'eau,
00:22:06tu as l'assainissement,
00:22:07tu as l'irrigation,
00:22:08tu as le drainage.
00:22:09Tout ça, c'est de l'eau.
00:22:10Et il faut que les institutions
00:22:12coopèrent.
00:22:13Donc ça,
00:22:13c'est très, très, très ambitieux.
00:22:16Et le résultat
00:22:17de ce manque de coopération,
00:22:19c'est souvent dans la presse.
00:22:21Tu as des tonnes d'eau
00:22:22qui partent à la mer.
00:22:23Tu as des taux de non-revenue water
00:22:27qui sont de plus de 60%.
00:22:28Ils réalisent pour un pays
00:22:30comme Maurice.
00:22:32Donc c'est faire,
00:22:33changer ça, en fait.
00:22:34Et pas forcément faire
00:22:35une station de dessalement.
00:22:38Et ça, je vous promets
00:22:40que c'était un vrai défi,
00:22:41en fait,
00:22:42dans le dialogue
00:22:44avec nos contreparties.
00:22:46Parce que, peut-être,
00:22:48faire du développement durable
00:22:49avec l'eau
00:22:50a été un petit peu moins...
00:22:55Enfin, en tout cas,
00:22:56à Maurice,
00:22:57mis sur la table,
00:22:58c'est du comment.
00:22:59En fait, on sait que l'eau,
00:23:00avoir de l'eau propre,
00:23:01c'est important, clair.
00:23:03Mais dans un pays
00:23:04où il y avait l'abondance
00:23:05comme ça,
00:23:06c'est de comment
00:23:07la fournir, cette eau.
00:23:08Le principal,
00:23:09c'est qu'elle était là.
00:23:10Ce que j'ai pu observer,
00:23:12parce qu'on a été
00:23:12sur trois grands sujets.
00:23:14L'énergie,
00:23:15maintenant aussi,
00:23:16on est sur tout ce qui est
00:23:17déchets,
00:23:19économie circulaire
00:23:20et l'eau.
00:23:21Quelque part,
00:23:21sur les options à prendre,
00:23:22sur l'énergie
00:23:23et l'économie circulaire,
00:23:24c'était clair.
00:23:25On passe du...
00:23:26Enfin,
00:23:27marché cause existe,
00:23:28le linaire,
00:23:28il faut passer à autre chose.
00:23:30Tout le monde...
00:23:30Enfin, ça a pris 10 ans,
00:23:31mais en tout cas,
00:23:32aujourd'hui,
00:23:32c'est clair.
00:23:33Donc, c'était une option
00:23:34qu'on dialoguait
00:23:35depuis un bout de temps,
00:23:36mais c'est clair.
00:23:36Sur les énergies renouvelables,
00:23:37on n'a pas de question
00:23:38qu'une centrale à Chambon,
00:23:40c'est plus du développement durable.
00:23:44Sur l'eau,
00:23:45sur les options à prendre
00:23:47et dire que l'eau,
00:23:48c'est faire dialoguer
00:23:50les différentes organisations
00:23:51de gestion de l'eau
00:23:53de manière générale
00:23:53ou de la production
00:23:54de l'essai,
00:23:55c'est pas évident,
00:23:56en fait.
00:23:56Et donc,
00:23:57ça passait d'abord
00:23:58par une politique publique.
00:23:59Donc, là,
00:24:01c'est là où
00:24:01on cadre institutionnel.
00:24:03On doit partir
00:24:04de l'institutionnel,
00:24:05une sécurité institutionnelle,
00:24:07déjà mettre toutes
00:24:08les institutions,
00:24:09les faire dialoguer
00:24:10entre elles
00:24:10pour une gestion intégrée
00:24:12de la ressource en eau.
00:24:13Donc, vous pouvez imaginer
00:24:14qu'il y a des résistances
00:24:15de toutes parts.
00:24:16Et puis, après,
00:24:17on va plus loin
00:24:18parce qu'on est en train
00:24:19de présenter
00:24:19un programme d'investissement.
00:24:22Et là,
00:24:22c'est travailler
00:24:24avec ces quatre institutions
00:24:25et prendre une région
00:24:26à la fois.
00:24:27Ça, c'est assez innovant.
00:24:28Par exemple,
00:24:29prendre l'Est
00:24:30parce que c'est là
00:24:30où le taux
00:24:31est le plus élevé
00:24:32de pertes
00:24:35et fuites,
00:24:36de pertes techniques,
00:24:38des non-revenus water.
00:24:39qui monte à 73%.
00:24:41C'est-à-dire que
00:24:42quand la CWA
00:24:45met de l'eau
00:24:46dans les réseaux,
00:24:47il y a trois quarts
00:24:48qui disparaissent.
00:24:50Donc,
00:24:51prendre une région
00:24:52à la fois
00:24:52et faire baisser
00:24:53ce taux
00:24:54à 40%.
00:24:56Donc là,
00:24:56en termes d'impact,
00:24:57c'est énorme.
00:24:59Mais le défi
00:25:01est élevé.
00:25:03Et en fait,
00:25:04on n'avait pas
00:25:05d'autres solutions
00:25:06que de proposer ça
00:25:07parce que c'est là
00:25:08où on a une très belle
00:25:08collaboration
00:25:09avec l'Union européenne
00:25:11parce que
00:25:11si notre taux
00:25:13est bonifié,
00:25:13c'est-à-dire qu'on pourra
00:25:17proposer un...
00:25:17parce que c'est un prêt,
00:25:18un programme d'agriculture,
00:25:19un prêt à des conditions
00:25:20favorables,
00:25:21c'est parce que
00:25:21l'Union européenne
00:25:22va donner de la subvention
00:25:24en même temps
00:25:24que notre prêt
00:25:25et l'exigence
00:25:27en termes de développement durable,
00:25:28préservation de la biodiversité
00:25:31est élevée
00:25:32de ce fait-là.
00:25:33Donc là,
00:25:34je trouve qu'on est vraiment
00:25:35dans tout ce qu'on dit
00:25:36d'un équilibre
00:25:40économique
00:25:42versus...
00:25:44enfin,
00:25:45faire prendre
00:25:46des décisions rationnelles
00:25:48au pays
00:25:49pour le développement durable.
00:25:50Et qu'est-ce qu'on peut comprendre
00:25:51par décision rationnelle ?
00:25:53Justement.
00:25:54Eh bien,
00:25:54de plutôt...
00:25:55Alors,
00:25:55je vais mettre le paquet.
00:25:56En tous les cas,
00:25:56à Maurice,
00:25:58de choisir,
00:25:59d'agir sur tous les leviers
00:26:02de production
00:26:03ou de protection de l'eau
00:26:06plutôt que faire une station
00:26:09de dessalement.
00:26:11Bon,
00:26:12tout ça,
00:26:12ce débat,
00:26:13parce qu'on sait
00:26:14qu'il y a des stations
00:26:14de dessalement.
00:26:15En termes de prévisibilité,
00:26:17le gros avantage du dessalement,
00:26:19c'est moins complexe.
00:26:20C'est une usine,
00:26:21machin,
00:26:21donc le secteur privé
00:26:23ou d'autres vont nous expliquer
00:26:25que ça fait sens
00:26:26de faire du dessalement.
00:26:27Et puis,
00:26:27des fois,
00:26:28c'est des regroupements
00:26:29de plus petites stations
00:26:31de dessalement.
00:26:32Enfin,
00:26:33on peut...
00:26:35Les décisions
00:26:36de développement durable
00:26:37sont toujours discutables.
00:26:39Mais en tous les cas,
00:26:40nous,
00:26:40en tant qu'agence
00:26:41de développement durable,
00:26:44pour Maurice,
00:26:45étant donné qu'il pleut suffisamment,
00:26:47c'est pas une option.
00:26:49Au même titre
00:26:50qu'aujourd'hui,
00:26:51même une financière centrale
00:26:53à charbon,
00:26:54même si c'est pour nous expliquer
00:26:55que c'est pour consommer
00:26:57à moitié moins
00:26:58d'énergie fossile,
00:27:01on va plus le faire.
00:27:02Il y a des...
00:27:03On a notre précaré,
00:27:05on a notre métier,
00:27:06on doit le respecter.
00:27:07Voilà.
00:27:07Donc nous,
00:27:09ça fait...
00:27:10Quand un gouvernement
00:27:12vient voir
00:27:12l'Agence française
00:27:13de développement,
00:27:15on a des guidelines
00:27:16qui sont fortes
00:27:18au niveau
00:27:18de développement durable.
00:27:19C'est aussi une image
00:27:20que pourra se donner
00:27:21Maurice
00:27:22s'il prend des options
00:27:24de développement durable
00:27:25dans sa gestion de l'eau.
00:27:27Je pense que ça a de la valeur.
00:27:29Donc moi,
00:27:31pendant mes 4 ans,
00:27:32on a lancé tout ça
00:27:33avec une équipe
00:27:34assez solide.
00:27:35Je suis quasiment certaine
00:27:37que tout ça va se poursuivre.
00:27:39En tous les cas,
00:27:40on a un très bon dialogue
00:27:41avec le MEPU,
00:27:43le ministère de l'énergie
00:27:44et des utilités publiques.
00:27:46Corrigez-moi
00:27:46si j'ai mal compris.
00:27:48Mais alors,
00:27:49la question de protection
00:27:50de l'eau
00:27:50et la question de dessalement,
00:27:52à la fin de la journée,
00:27:53c'est une question
00:27:54de distribution.
00:27:55C'est-à-dire que,
00:27:56selon vous,
00:27:57il peut suffisamment
00:27:58à Maurice
00:27:59pour qu'on n'ait pas
00:28:00justement de problèmes
00:28:01de pénigre de eau
00:28:02ou de...
00:28:03C'est une question
00:28:04de distribution.
00:28:05Alors,
00:28:06de captation.
00:28:07De captation, oui.
00:28:08Et de préservation,
00:28:10c'est-à-dire de faire
00:28:11que cette eau
00:28:12n'aille pas à la mer.
00:28:13Parce que, par exemple,
00:28:14par des mauvais drainages,
00:28:16voilà.
00:28:17Donc,
00:28:17tout ce qui est drainage
00:28:18est très important
00:28:19pour l'île Maurice aussi.
00:28:21En fait,
00:28:22c'est préserver l'eau,
00:28:23c'est la capter
00:28:24et c'est la distribuer.
00:28:26C'est énorme, en fait.
00:28:27On est comme sur un fluide.
00:28:29C'est un défi.
00:28:30Mais il n'y a pas de raison
00:28:32qu'un pays comme Maurice,
00:28:33développé sous plein d'aspects,
00:28:35n'y arrive pas.
00:28:36Et c'est un challenge,
00:28:37franchement,
00:28:38que le ministère du MEPU
00:28:41et de ses institutions,
00:28:43CWMA,
00:28:44doit pouvoir se fixer.
00:28:45et nous,
00:28:46on a la volonté
00:28:47de l'accompagner
00:28:48pour ça
00:28:49et pas autre chose.
00:28:51Donc,
00:28:51ça prendra peut-être
00:28:52un peu plus de temps
00:28:53que prévu,
00:28:54mais c'est là
00:28:55où il nous faut
00:28:55de la confiance.
00:28:57Oui, bien sûr.
00:28:58Que chacun,
00:28:59enfin,
00:28:59qu'on se fasse confiance,
00:29:00que Maurice soit,
00:29:02enfin,
00:29:02mes interlocuteurs
00:29:03soient persuadés,
00:29:04que deviennent persuadés
00:29:06que c'est la bonne option.
00:29:07Après,
00:29:07que nous,
00:29:07on soit à la hauteur
00:29:08dans la proposition
00:29:09qu'on fait,
00:29:10qu'on la...
00:29:10Voilà,
00:29:11c'est vraiment une question
00:29:12de dialogue.
00:29:14C'est exactement ça.
00:29:16On ne peut pas faire
00:29:16à la place
00:29:18de l'extérieur
00:29:19et on co-construit
00:29:20avec le pays.
00:29:21Voilà,
00:29:21c'est vraiment...
00:29:23C'est un bon exemple
00:29:24pour montrer que...
00:29:26C'est ça,
00:29:27en fait.
00:29:27C'est pas...
00:29:28On construit
00:29:29avec le pays.
00:29:31Dernière question
00:29:32par rapport à ça.
00:29:33Permettez-moi d'insister.
00:29:34Captation.
00:29:37Si on ne résout pas
00:29:37le problème
00:29:38de captation
00:29:38et de distribution,
00:29:41qu'on fasse
00:29:42du dessalement
00:29:43ou un autre projet d'eau,
00:29:44ça ne sert à rien.
00:29:47Ça ne va pas résoudre
00:29:49le problème.
00:29:49C'est vrai,
00:29:50oui,
00:29:50pas à long terme
00:29:51et c'est de manière
00:29:52très coûteuse.
00:29:54Donc,
00:29:54un hôtel,
00:29:55je sais pas moi,
00:29:56un hôtel qui le fasse
00:29:57et qui l'arrive
00:29:58pour son hôtel,
00:30:00voilà.
00:30:00Mais bon,
00:30:01il y a les problèmes
00:30:01environnementaux aussi,
00:30:02parce que les eaux saumâtres,
00:30:05c'est très négatif.
00:30:06Il y a quand même
00:30:07l'état des couraux
00:30:09à Maurice
00:30:09et quand même
00:30:11se dégrade rapidement
00:30:13et en fait,
00:30:13nous,
00:30:14on ne peut pas
00:30:14se permettre ça,
00:30:15en fait.
00:30:15On ne peut pas se...
00:30:16Enfin,
00:30:17le citoyen français,
00:30:19européen
00:30:19qui se fait taxer,
00:30:21qui paye des impôts,
00:30:26il accepte de le faire,
00:30:27mais il faut être...
00:30:28On est redevable
00:30:29vis-à-vis de lui
00:30:29et il faut que ce soit
00:30:31vraiment pour le meilleur
00:30:32et donc,
00:30:33notamment,
00:30:33si on est connecté
00:30:35par une nature commune
00:30:37et qu'on a dit
00:30:38que les Européens
00:30:39veulent bien venir,
00:30:39c'est préserver
00:30:41cette barrière
00:30:43des corails.
00:30:44Les enjeux
00:30:45de biodiversité
00:30:46sont essentiels,
00:30:48même si on peut
00:30:49comprendre
00:30:50qu'au niveau d'un pays,
00:30:51parfois,
00:30:51les enjeux sociaux,
00:30:52il y a d'autres priorités,
00:30:54mais nous,
00:30:55en tant qu'agence
00:30:56de développement
00:30:56internationale
00:30:57et de travailler
00:30:57sur les communs,
00:30:59l'enjeu écologique
00:31:01de l'écologie
00:31:02est essentiel,
00:31:04de préserver
00:31:04l'écologie.
00:31:06Laetitia,
00:31:06on se retrouve
00:31:07juste après
00:31:07cette page
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00:34:40Paul Montlépé,
00:34:41bizarre rencontre.
00:34:46Voilà,
00:34:47nous sommes le mois d'hier 28 juillet,
00:34:49vous inquiétez de PFM,
00:34:51et avec nous,
00:34:51nous avons Léthice Abchi,
00:34:53directrice,
00:34:53agence française de développement,
00:34:55Maurice,
00:34:55notre invité,
00:34:57voilà,
00:34:58que nous l'avons dit,
00:34:59s'apprête à tourner une page importante
00:35:01de son parcours professionnel
00:35:02après quatre années passées
00:35:04à Maurice et au Seychelles.
00:35:06Voilà,
00:35:06on revient aux questions.
00:35:08Alors,
00:35:09il y a des questions de confiance
00:35:11comme infrastructure économique.
00:35:13Alors,
00:35:13la question,
00:35:14Léthice Abchi,
00:35:15c'est,
00:35:15comment explique-t-on cela
00:35:17à un ministre des finances
00:35:17ou à un investisseur ?
00:35:19Eh bien,
00:35:20je pense qu'en fait,
00:35:21ils comprennent.
00:35:22Je n'ai pas,
00:35:22vous savez,
00:35:23c'est des concepts,
00:35:23enfin,
00:35:24on pense à un concept,
00:35:25mais on ne fait
00:35:26qu'en
00:35:28qu'enteriner
00:35:28un constat.
00:35:30je pense que
00:35:33la difficulté
00:35:34d'un ministre
00:35:36ou des politiques,
00:35:37c'est de faire
00:35:38ces arbitrages
00:35:39entre le court terme
00:35:40et le long terme,
00:35:41mais le fait
00:35:43qu'il faut
00:35:43de la gouvernance,
00:35:45un capital institutionnel
00:35:47et que c'est
00:35:48un facteur
00:35:50positif
00:35:50pour
00:35:52baisser les risques
00:35:53et attirer
00:35:54les investisseurs,
00:35:55ça,
00:35:55il y a
00:35:56de la compréhension.
00:35:58Et quand on propose
00:36:00un accompagnement
00:36:00en politique publique,
00:36:02il voit bien
00:36:03l'enjeu.
00:36:04Il n'y a pas...
00:36:06Tant qu'on reste
00:36:07dans le théorique
00:36:08comme ça,
00:36:09c'est compréhensible.
00:36:10Et puis,
00:36:10vous savez,
00:36:11on a des ministres
00:36:13délégués
00:36:13ou des ministres juniors
00:36:14qui sont quand même
00:36:16du nouveau monde,
00:36:17en fait,
00:36:18donc ils comprennent
00:36:19parfaitement.
00:36:19Ce n'est pas un souci,
00:36:20en fait.
00:36:20Le plus,
00:36:21c'est d'arriver
00:36:22à travailler ensemble
00:36:23pour mettre
00:36:23tout ça en place.
00:36:24Vous dites quand même,
00:36:25il y a des ministres
00:36:26qui sont du nouveau
00:36:27monde,
00:36:28avec les thématiques
00:36:28du nouveau monde.
00:36:29Je crois que...
00:36:31Durabilité...
00:36:31Oui,
00:36:32oui,
00:36:32oui,
00:36:32oui.
00:36:32Non,
00:36:33c'est des...
00:36:34Il y a un commun
00:36:35quand même.
00:36:35On se comprend.
00:36:38C'est plus des questions
00:36:39d'arbitrage après.
00:36:41Quand on gouverne,
00:36:42il y a plein de cas
00:36:44où on voit
00:36:45que quand on est dans
00:36:46le pays,
00:36:47un parti est dans
00:36:48l'opposition
00:36:48et après,
00:36:49quand il doit être gouverner,
00:36:50tu n'as pas l'impression
00:36:51que c'est les mêmes.
00:36:52Donc, je veux dire,
00:36:53c'est le fait de gouverner
00:36:55et de devoir arbitrer
00:36:56qui est difficile
00:36:57et le développement durable
00:36:59et encore,
00:37:00malheureusement,
00:37:02souvent,
00:37:04ça reste pas...
00:37:05On arbitre souvent
00:37:07à son encontre.
00:37:08Encore beaucoup.
00:37:09Mais c'est là
00:37:10où notre métier est beau,
00:37:11l'Agence française
00:37:12des développements
00:37:14durables.
00:37:15Parce que
00:37:16on propose autre chose,
00:37:17mais c'est notre métier.
00:37:19Donc, on a un peu
00:37:20moins de mérite aussi
00:37:21parce que nous,
00:37:21on doit faire ça.
00:37:22je veux dire,
00:37:23c'est notre ADN,
00:37:24on est payé pour.
00:37:25Quand tu gouvernes,
00:37:26tu dois prendre
00:37:27X contraintes.
00:37:29En France,
00:37:30on a même
00:37:31une de nos ministres encore.
00:37:33En France,
00:37:34c'est souvent
00:37:35le ministre de l'Environnement
00:37:36qui démissionne le premier
00:37:37dans les gouvernements.
00:37:38Donc, ça veut dire
00:37:39ce que ça veut dire
00:37:39quand même
00:37:40sur la difficulté
00:37:40de prendre en considération
00:37:43l'écologie
00:37:44et la nature.
00:37:46Donc,
00:37:46on en a eu plusieurs.
00:37:47Je pense qu'on ferait le bilan.
00:37:49C'est souvent ce ministre-là
00:37:50qui démissionne
00:37:51le plus rapidement
00:37:52et c'est ça
00:37:53qu'il faudrait arriver
00:37:54à changer,
00:37:54en fait.
00:37:55C'est sûr que...
00:37:55Et à quoi attribuez-vous
00:37:57ces démissions ?
00:37:58Pourquoi c'est difficile ?
00:38:01Après,
00:38:01c'est philosophique.
00:38:02C'est sûr que
00:38:03le court terme prime.
00:38:05Et puis,
00:38:06si on regarde
00:38:07les transversales,
00:38:09les préoccupations sociales
00:38:10versus les préoccupations
00:38:12environnementales,
00:38:13ça,
00:38:13il y a Esther Duflo
00:38:14qui l'a dit
00:38:15à notre prix Nobel
00:38:17que les préoccupations
00:38:20environnementales
00:38:21n'arrivaient pas
00:38:22trouver un commun,
00:38:24n'arrivaient pas
00:38:24à être partagées
00:38:25par la population
00:38:27comme aujourd'hui
00:38:28les préoccupations sociales.
00:38:30Mais il faut du temps.
00:38:32Je dirais que,
00:38:33tu vois,
00:38:34dans les années 40,
00:38:35enfin,
00:38:3530-40 en France
00:38:37ont commencé à émerger
00:38:38sur...
00:38:391931,
00:38:40sur l'importance
00:38:41du social
00:38:41et c'est après
00:38:42la guerre
00:38:4440
00:38:44qu'a émergé
00:38:45toute cette notion
00:38:46de bien...
00:38:48d'égalité,
00:38:49de bien encore
00:38:50aujourd'hui.
00:38:51Donc,
00:38:52mais je...
00:38:53Moi,
00:38:53je suis persuadée
00:38:54que...
00:38:56que le droit
00:38:57à la nature
00:38:58sera réhabilité.
00:39:00C'est assez évident.
00:39:02Voilà,
00:39:02on est sur des choses
00:39:03sensibles,
00:39:04quand même.
00:39:05Il y a aussi
00:39:06de regarder
00:39:07comment les religions
00:39:08ont pris en compte
00:39:08la nature
00:39:09et là,
00:39:10on va vraiment
00:39:10dans le sens-ci
00:39:11parce que c'est pas
00:39:11dans chaque religion
00:39:13de la même façon.
00:39:14et puis le développement
00:39:15s'est fait un peu
00:39:16contre la nature
00:39:17pendant très longtemps.
00:39:18Donc,
00:39:19c'est rétro-pédaler,
00:39:20je pense qu'on...
00:39:22C'est pour ça
00:39:22qu'on invente
00:39:23des nouveaux mots.
00:39:24Développement durable.
00:39:25Maintenant,
00:39:26on faudrait même
00:39:26parler de croissance durable.
00:39:28Enfin,
00:39:28si on ne peut pas...
00:39:31La croissance
00:39:32devient un apératif.
00:39:34tout le monde
00:39:34n'a pas les mêmes options
00:39:35sur le développement durable.
00:39:38Certains pensent
00:39:39que l'écologie,
00:39:39il faut garder
00:39:40des hubs
00:39:41de nature
00:39:42et puis qu'après,
00:39:43il faut quand même
00:39:44le laisser faire
00:39:45pour le développement économique
00:39:49et le capitalisme.
00:39:50Donc,
00:39:50il y a beaucoup de débats
00:39:51derrière tout ça.
00:39:54Ça se discute à Davos,
00:39:56ça se discute...
00:39:57Mais il y a débat,
00:39:58ça c'est clair.
00:40:00Et nos institutions
00:40:02participent à ce débat.
00:40:03C'est ça qui est super,
00:40:04même si on est une petite voix
00:40:05des agences de développement,
00:40:06on participe à ce débat.
00:40:08Et la question de visibilité
00:40:10est très importante,
00:40:11comme vous l'avez dit.
00:40:13Et là,
00:40:13je crois que depuis
00:40:14quelques années,
00:40:15surtout quand nous avons eu
00:40:16une nouvelle administration
00:40:17américaine
00:40:18qui remet en cause
00:40:20disons que
00:40:21ses valeurs
00:40:22par rapport
00:40:23au développement durable
00:40:25ou au profit
00:40:26du développement économique,
00:40:28on a tendance
00:40:29que les gens
00:40:30se perdent un peu.
00:40:31Oui,
00:40:31mais alors là,
00:40:32ça faudrait voir
00:40:33les fonds de pension,
00:40:34comment ils investissent
00:40:35aujourd'hui.
00:40:36Je pense que c'est
00:40:38tout ce qui est ESG,
00:40:39environnemental et social,
00:40:40c'est des fonds de pension
00:40:42qui sont des grosses masses
00:40:43financières,
00:40:44ont des critères ESG,
00:40:45sont de plus en plus établis.
00:40:47Après,
00:40:48c'est jusqu'où on va,
00:40:49mais je pense
00:40:50que toutes les grandes entreprises
00:40:51aujourd'hui
00:40:51ont des critères ESG.
00:40:53Donc,
00:40:53si on compare
00:40:54à il y a 20-30 ans,
00:40:55ce n'était pas le cas.
00:40:56Moi,
00:40:57je discutais
00:40:57avec un dirigeant
00:41:00de fonds d'investissement,
00:41:01il disait bizarrement
00:41:01aujourd'hui,
00:41:02c'est aux Etats-Unis
00:41:03que dans les family office
00:41:05ou les investisseurs,
00:41:07c'est aux Etats-Unis
00:41:08où ils arrivaient
00:41:09à davantage créer des fonds
00:41:12pour le climat et autres.
00:41:15Vous voyez,
00:41:15le monde a toujours
00:41:16ses surprises.
00:41:17Ce n'est pas le moment
00:41:18où il y a une confrontation
00:41:21et où il y a des oppositions.
00:41:24Ce n'est pas dire
00:41:24que ça n'avance pas
00:41:26quand même,
00:41:26en fait.
00:41:28une remise en cause
00:41:29totale,
00:41:30c'est-à-dire.
00:41:30Oui,
00:41:30mais ça peut aussi
00:41:32encourager
00:41:35les structures
00:41:36qui travaillent
00:41:37pour le développement durable
00:41:38d'être plus claires,
00:41:39plus formelles,
00:41:42plus précis
00:41:43dans sa communication,
00:41:44des indicateurs
00:41:46vraiment d'impact
00:41:48mesurable.
00:41:50De ne pas être
00:41:50dans l'entre-deux.
00:41:51Je pense que,
00:41:52quand même,
00:41:53parfois,
00:41:54l'adversité
00:41:54nous pousse
00:41:55à mieux faire
00:41:56aussi,
00:41:57en fait.
00:41:58Je pense
00:41:58qu'il faut garder
00:42:00confiance.
00:42:01En tout cas,
00:42:01je suis convaincue
00:42:03qu'on est une bonne période
00:42:04pour faire avancer
00:42:05tout ce qui est concept
00:42:07autour du développement durable.
00:42:09vous êtes confiante.
00:42:10carrément,
00:42:10on est très confiante.
00:42:12Vous avez fait mention
00:42:13de l'IHG,
00:42:14c'est un terme
00:42:14qui est très sur la mode,
00:42:16on va dire,
00:42:16depuis quelques années.
00:42:18Alors,
00:42:18moi,
00:42:19c'est-à-dire,
00:42:20il y a quatre ans
00:42:20de cela,
00:42:22la première fois
00:42:23que nous nous sommes rencontrés,
00:42:23c'était dans une conférence
00:42:24IHG.
00:42:25Oui,
00:42:25Il y en a,
00:42:26exactement,
00:42:27c'était dans le Nord.
00:42:28Et je crois
00:42:29qu'il y a pas mal
00:42:30de conférences
00:42:31à Maurice.
00:42:32Et entre les conférences
00:42:33et les discours,
00:42:34est-ce que ça bouge beaucoup ?
00:42:37Oui,
00:42:37oui.
00:42:38Non,
00:42:39mais c'est une tentative,
00:42:41en fait,
00:42:42de rester dans le discours.
00:42:45Mais à un moment,
00:42:46on se prépare
00:42:47pour autre chose.
00:42:51Sur la question de la nature,
00:42:53il ne faudrait pas
00:42:53que ce soit trop tard.
00:42:54Parce qu'on l'habille
00:42:55quand même sacrément,
00:42:57la nature.
00:42:58Mais moi,
00:42:59j'aime bien me référer
00:43:00à l'avant-révolution française,
00:43:03les siècles des Lumières.
00:43:05Moi,
00:43:06quand je regarde l'histoire,
00:43:08je ne me comprenais pas,
00:43:09mais que le lendemain
00:43:09de la révolution,
00:43:10c'est comme si on avait
00:43:11toutes les institutions
00:43:12pour être autre chose.
00:43:13C'est qu'en même temps
00:43:14qu'on était dans le désarroi
00:43:16et la plus grande misère
00:43:19et il y avait quand même
00:43:21des forces,
00:43:23et on appelle ça
00:43:24le siècle des Lumières,
00:43:26qui allaient vers le progrès.
00:43:28Donc,
00:43:28je pense que
00:43:30le monde fonctionne comme ça,
00:43:31en fait.
00:43:32En même temps
00:43:32qu'avoir des défis énormes
00:43:35et qu'on pense
00:43:35qu'on ne va jamais y arriver,
00:43:37il y a quand même
00:43:38une âme de fond
00:43:40qui va vers tout ça.
00:43:41Mais bon,
00:43:42c'est une question
00:43:43de façon de voir la vie,
00:43:45de regarder le verre
00:43:46à moitié plein
00:43:47ou le verre
00:43:48à moitié vide.
00:43:50Je ne veux pas
00:43:51paraître naïve non plus.
00:43:52Oui,
00:43:52il y a beaucoup
00:43:53de conférences,
00:43:54il y a beaucoup
00:43:55de choses
00:43:58qui n'aboutissent pas,
00:43:59mais on va parler
00:44:01en diplomatie,
00:44:01on parle de politique,
00:44:02des petits pas.
00:44:03J'ai fait mon choix
00:44:05de métier aussi.
00:44:08Donc,
00:44:08en étant
00:44:09à l'Agence française
00:44:10de développement,
00:44:10c'est clair
00:44:11qu'on regarde
00:44:13ce qui va
00:44:14et on pousse
00:44:15pour que ça aille.
00:44:15vous avez fait référence
00:44:18au siècle des lumières,
00:44:19c'était quand même
00:44:20fin du 18ème siècle,
00:44:22ça remonte à l'autant,
00:44:23c'est quand même
00:44:23impressionnant
00:44:24de cette volonté
00:44:25par rapport
00:44:26à la philosophie
00:44:28d'un monde
00:44:29nouvel.
00:44:30Mais là,
00:44:30c'est par rapport
00:44:31aux institutions
00:44:32et aux droits
00:44:33de l'homme.
00:44:35Mais là,
00:44:35je pense qu'à cette époque-là,
00:44:37justement,
00:44:37quand tout ça
00:44:38était informé,
00:44:38la constitution,
00:44:39il n'y avait pas
00:44:39de droit à la nature.
00:44:40C'est un nouveau défi
00:44:41aujourd'hui
00:44:42de ramener
00:44:43des nouvelles thématiques
00:44:46et de nouveaux éléments.
00:44:47Ça doit évoluer.
00:44:49Mais d'où ma question,
00:44:49vous avez commencé
00:44:50une carrière,
00:44:51si je ne me trompe pas,
00:44:52il y a 30 ans
00:44:52de cela à peu près.
00:44:53Est-ce que la question
00:44:55de la protection
00:44:56de la nature
00:44:57était aussi présente
00:44:57que cela ?
00:44:58Non.
00:44:58Et à passer de quand
00:44:59ça a commencé à évoluer ?
00:45:01La prise de conscience,
00:45:02vraiment.
00:45:04Je pense que c'est quand même
00:45:05bien qu'on a dû
00:45:06se repositionner
00:45:09et qu'avec la fin
00:45:10de la guerre froide,
00:45:11comme les agences
00:45:12de développement
00:45:13dans les années 90,
00:45:15tout ça,
00:45:15on était quand même bien
00:45:18dans ce monde bipolaire.
00:45:21On s'est réinventé
00:45:23et ça,
00:45:23c'est sûr que c'est
00:45:24dans les années 2000,
00:45:25c'est des visionnaires
00:45:29qui ont repositionné
00:45:31l'aide publique
00:45:32au développement
00:45:32autour de biens
00:45:33publics globaux.
00:45:34Et c'est vrai que moi,
00:45:35je commence avec tout ça.
00:45:36Mais je peux vous dire,
00:45:37oui,
00:45:38quand j'ai commencé
00:45:38à l'AFD,
00:45:39je me souviens encore
00:45:41d'aller au Sénégal
00:45:43où je visitais
00:45:45les industries chimiques
00:45:46du Sénégal.
00:45:48Il y avait des eaux,
00:45:49du mercure,
00:45:50des eaux sommelles
00:45:51qui étaient rejetées
00:45:51à la mer
00:45:56des environnementalistes,
00:45:57c'était des empêcheurs
00:45:58de tourner en rond.
00:45:58Aujourd'hui,
00:45:59ce n'est plus du tout ça.
00:46:01Donc,
00:46:01il y a un réel progrès.
00:46:03Je pense que c'est vrai
00:46:04qu'à Maurice,
00:46:05il y a encore une tendance
00:46:05à penser que
00:46:06quand on veut faire
00:46:07trop d'environnement,
00:46:08on empêche
00:46:09le développement économique
00:46:10du pays.
00:46:12Mais ça bouge quand même.
00:46:14Je crois que vous avez
00:46:15vécu à Maurice
00:46:17pendant presque 5 ans,
00:46:18maintenant.
00:46:19il y a quand même
00:46:20une communauté intéressante
00:46:21d'environnementalistes
00:46:22qui sont là,
00:46:23qui sont très présents,
00:46:24très vocales
00:46:25et donc,
00:46:26par rapport à la protection
00:46:27de la nation,
00:46:27ce qui est une bonne chose.
00:46:28Oui,
00:46:29de toute façon,
00:46:29oui.
00:46:30Et ça,
00:46:30elle est reconnue
00:46:31à l'international.
00:46:32Ça,
00:46:32c'est intéressant.
00:46:33Elle est reconnue
00:46:34comme dynamique
00:46:36et ayant des savoirs.
00:46:37à l'international,
00:46:39elle a un écho.
00:46:40C'est déjà...
00:46:41Donc,
00:46:41ça donne une image
00:46:41à Maurice.
00:46:43Plus important,
00:46:44je pense,
00:46:44c'est cette prise de conscience
00:46:45par le secteur privé
00:46:49que la nature
00:46:50est leur capital
00:46:51à Maurice.
00:46:52Ça,
00:46:52je pense.
00:46:52Et le fait
00:46:53que vous avez quand même
00:46:54un capital mauricien,
00:46:56c'est que les entreprises
00:46:58appartiennent
00:46:59à des mauriciens
00:46:59pour la plupart,
00:47:01c'est leur capital
00:47:04et normalement,
00:47:05ça devrait,
00:47:05ça doit aider
00:47:06à une meilleure prise
00:47:08en compte
00:47:08de la nature.
00:47:10Et il y a pas mal
00:47:11d'initiatives
00:47:11de fait
00:47:13par ce secteur privé.
00:47:15Mais c'est là
00:47:16où on coopère bien
00:47:17parce qu'ils nous encouragent
00:47:20à créer ce dialogue.
00:47:22En fait,
00:47:22ils attendent
00:47:23des agences de développement
00:47:24qu'on soit un vecteur
00:47:26de dialogue
00:47:26entre le secteur privé
00:47:28et le secteur public.
00:47:29Ça,
00:47:29c'est très riche,
00:47:30en fait,
00:47:32d'être
00:47:34à cet interstip
00:47:36comme ça
00:47:37entre secteur privé
00:47:39et secteur public,
00:47:40la tierce personne
00:47:41pour faire avancer
00:47:45les grandes thématiques
00:47:46sur les risques côtiers,
00:47:47sur l'eau,
00:47:48sur...
00:47:48Mais c'est ça
00:47:50où c'est très intéressant.
00:47:52J'ai pleinement confiance
00:47:53de la continuité
00:47:55de tout ce qu'on fait
00:47:56sur l'eau,
00:47:56l'énergie
00:47:57et autres secteurs
00:47:59même avec mon départ
00:47:59parce que c'est
00:48:00la culture d'entreprise
00:48:01de l'AFD
00:48:01qui fait qu'il y a
00:48:02une continuité
00:48:03entre les actions
00:48:05d'une personne
00:48:07et d'une autre.
00:48:07Voilà.
00:48:08Justement,
00:48:09pour rester dans le thème,
00:48:10je vous invite
00:48:11à passer
00:48:12à la cinquième partie.
00:48:14Donc,
00:48:15comme à l'école,
00:48:16page 4,
00:48:17cinquième partie,
00:48:18au tribunal.
00:48:19Alors,
00:48:19la transition écologique,
00:48:21donc,
00:48:22qui est le sujet
00:48:23de votre deuxième pratique,
00:48:25ça pose une question
00:48:26très forte,
00:48:27c'est-à-dire
00:48:27le coût de la transition
00:48:28ou celui
00:48:29de l'inaction.
00:48:30Alors,
00:48:31pourquoi cette inversion
00:48:32du raisonnement
00:48:33est-elle importante ?
00:48:34C'est vrai que j'aime bien
00:48:35les flagships,
00:48:36comme ça,
00:48:36les trucs.
00:48:38Ben oui,
00:48:39parce qu'en fait,
00:48:40l'inaction a un coût.
00:48:41Voilà.
00:48:42Parce que,
00:48:43besoin de prévisibilité.
00:48:46Donc,
00:48:46je sais que c'est compliqué
00:48:47avec le changement climatique
00:48:48parce qu'il n'y a rien
00:48:49plus imprévisible.
00:48:50Actuellement,
00:48:51on peut le voir.
00:48:52Donc,
00:48:53je peux imaginer
00:48:53qu'on ne veut pas dépenser
00:48:54de l'argent pour rien,
00:48:56pour l'adaptation.
00:48:57Mais je pense que,
00:48:58quand même,
00:48:58on commence à avoir
00:48:59une certaine capitalisation
00:49:01d'expérience
00:49:01et il y a des investissements
00:49:08rationnels à faire
00:49:09au nom de l'adaptation.
00:49:11Et c'est là
00:49:12où on travaille très bien
00:49:14avec les banques
00:49:15de la place
00:49:16sur la finance durable
00:49:17parce que c'est donner
00:49:18les capacités
00:49:19au sein de ces banques
00:49:20d'avoir des analyses
00:49:22de risque
00:49:23par rapport à l'adaptation,
00:49:24au changement climatique
00:49:25et de financer
00:49:27des investissements
00:49:28ou d'adapter
00:49:30les financements
00:49:31et les investissements
00:49:32en cas de risque
00:49:37climatique.
00:49:38Mais Maurice a vécu ça
00:49:40sur les cyclones.
00:49:42Je pense que l'habitant,
00:49:43même si on regrette
00:49:44les maisons créoles,
00:49:45elles ne sont plus du tout
00:49:45aujourd'hui les mêmes
00:49:46qu'il y a 50 ans.
00:49:49Il y a eu
00:49:50de l'adaptation
00:49:50aux cyclones.
00:49:51Aujourd'hui,
00:49:52il y a cette adaptation
00:49:54plus globale
00:49:55aux changements climatiques.
00:49:58Mais il y a plein
00:50:00d'innovations en fait.
00:50:01Je pense que c'est ça
00:50:01qu'on ne réalise pas
00:50:02tout le temps.
00:50:03Moi, je travaille plus
00:50:04avec le secteur public
00:50:05mais vous savez,
00:50:06il y a Grégory Martin
00:50:07qui est plus
00:50:07avec ces secteurs privés.
00:50:09Il me dit qu'il y a
00:50:10plein d'innovations
00:50:10par le secteur privé ici.
00:50:12Des petites entreprises.
00:50:14Donc je pense que
00:50:15tout d'un coup,
00:50:15tout ça va émerger.
00:50:19On peut espérer
00:50:20que ça va émerger
00:50:21sur tout ce qui est
00:50:22écologie, nature,
00:50:23respect,
00:50:25tout ce qui était
00:50:25les nouvelles technologies.
00:50:27Je vous rappelais
00:50:27quand on était petits,
00:50:28on nous disait
00:50:29qu'il allait y avoir
00:50:29des ordinateurs partout
00:50:30et puis on avait du mal
00:50:31à imaginer
00:50:32que notre ordinateur
00:50:33allait être notre meilleure
00:50:35amie pour travailler
00:50:37et aujourd'hui,
00:50:38ce l'est,
00:50:3830-40 ans plus tard.
00:50:39Donc je pense qu'aujourd'hui,
00:50:42ce changement
00:50:43va avoir lieu.
00:50:44En tout cas,
00:50:45encore une fois,
00:50:46je ne veux pas paraître
00:50:47naïve ou quoi que ce soit.
00:50:49C'est le verre
00:50:49à moitié plein,
00:50:50à moitié vide.
00:50:53Ce qui est certain,
00:50:54voilà,
00:50:54mon positionnement
00:50:55fait que je...
00:50:58j'y crois,
00:50:58le trust fund.
00:51:01En tout cas,
00:51:02je dois créer la confiance.
00:51:03C'est mon rôle.
00:51:04Je reprends une phrase
00:51:05que vous venez de dire,
00:51:06c'est-à-dire qu'il faut se préparer
00:51:07au cas où il se passe quelque chose.
00:51:09Est-ce qu'aujourd'hui,
00:51:10c'est plutôt se préparer
00:51:12dans la possibilité
00:51:13qu'il se passe quelque chose ?
00:51:15Par exemple,
00:51:15avec les changements climatiques,
00:51:17avec le dérèglement climatique,
00:51:20on va dire même,
00:51:21la possibilité
00:51:21qu'il se passe quelque chose
00:51:22est très probable.
00:51:24Non, mais ça,
00:51:24moi, je pense que c'est ça
00:51:25qui est compliqué.
00:51:26C'est se préparer à quoi,
00:51:27en fait ?
00:51:29Donc, il faut distinguer
00:51:32de ce qui est évident
00:51:34à ce qui est optionnel.
00:51:36Voilà.
00:51:37Il y a quand même
00:51:38des choix d'investissement
00:51:39à faire,
00:51:40comme tout choix.
00:51:42Enfin, quel que soit le secteur,
00:51:43il y a des choix à faire.
00:51:44Je veux dire,
00:51:44même quand on fait du social,
00:51:45on revient là.
00:51:47Ce n'est pas parce qu'on dit
00:51:48qu'on va faire du social
00:51:49qu'on va tout financer le social.
00:51:50La demande est infinie.
00:51:52Sur l'adaptation,
00:51:53sur le respect de l'environnement,
00:51:55il y a ça aussi.
00:51:55Il faut être dans la mesure.
00:51:58Mais il faut quand même
00:51:59essayer de faire
00:52:00les bons choix
00:52:01et les plus impactants.
00:52:02Et c'est là où,
00:52:03quand même,
00:52:04des agences comme l'AFD,
00:52:05on cumule de l'expérience
00:52:08internationale.
00:52:09Parce que comme on intervient
00:52:10dans 85 pays dans le monde,
00:52:13et même plus,
00:52:14on a 85 agences,
00:52:15mais on intervient
00:52:15dans 140 pays,
00:52:17donc on commence
00:52:18à cumuler de l'expérience.
00:52:20Et ça,
00:52:20les bons moments
00:52:22de mon travail
00:52:22où on parle,
00:52:23on construit,
00:52:24on fait avec,
00:52:25c'est pour définir
00:52:26les critères de sélection
00:52:27des projets
00:52:28et de décider
00:52:29si c'était de l'adaptation
00:52:30avec nos partenaires bancaires,
00:52:32MoBank,
00:52:32SBM,
00:52:33on appelait nos collègues parisiens
00:52:34pour analyser
00:52:37le choix d'investissement.
00:52:38Est-ce que c'était vraiment
00:52:39de l'adaptation ?
00:52:40Et est-ce qu'à ce titre-là,
00:52:41c'était normal
00:52:42que l'Agence française
00:52:43de développement soutienne ?
00:52:44Donc il y a vraiment
00:52:45un travail de fond.
00:52:46C'est vrai qu'on fait
00:52:47les annonces,
00:52:48des belles signatures
00:52:49lorsque le président Macron
00:52:51arrive ou un ministre,
00:52:53mais après,
00:52:53notre quotidien
00:52:54est quand même
00:52:55assez dense.
00:52:56Notre activité
00:52:57est assez dense.
00:52:59L'environnement,
00:53:00est-il devenu
00:53:01une question économique
00:53:02à moins d'être écologique
00:53:02aujourd'hui ?
00:53:03Les deux.
00:53:04Je pense que
00:53:05c'est les deux.
00:53:09Il y a plein de sujets
00:53:10comme ça
00:53:11qu'on ne doit pas
00:53:12forcément choisir.
00:53:13On agit pour l'un,
00:53:14on agit pour l'autre.
00:53:15Je pense qu'il faut aussi
00:53:16à un moment donné
00:53:17avoir la volonté
00:53:18de préserver la nature.
00:53:21Ça ne peut pas être
00:53:21qu'économique.
00:53:22Maintenant,
00:53:23on voit bien
00:53:23que si c'est que
00:53:27environnemental,
00:53:27ça ne passe pas
00:53:28il y a un moment donné
00:53:29où le monde
00:53:29va avancer,
00:53:31se développer.
00:53:32Il y a quand même
00:53:32des contraintes économiques.
00:53:33C'est les deux.
00:53:34Je pense qu'on doit
00:53:35regarder ça.
00:53:36C'est l'art de notre métier
00:53:38d'être dans le concomitant.
00:53:40Pour Maurice,
00:53:40c'est plus qu'une question
00:53:41de volonté,
00:53:42diriez-vous ?
00:53:43C'est un impératif ?
00:53:44Oui,
00:53:44carrément.
00:53:45C'est pour ça
00:53:45que c'est le titre
00:53:46de l'article.
00:53:51Par contre,
00:53:52Maurice,
00:53:53c'est vraiment
00:53:54indispensable.
00:53:55Et même,
00:53:56ça traîne trop.
00:53:57c'est clair.
00:53:59Forcément,
00:54:01Maurice Durable
00:54:01avait gardé
00:54:03une bonne image.
00:54:03Donc,
00:54:04j'ai essayé de voir
00:54:04tout ce qui avait été fait.
00:54:05C'est vrai que les avancées
00:54:06sont quand même faibles.
00:54:07Donc,
00:54:08il y a quand même
00:54:08beaucoup d'allers-retours.
00:54:10Et c'est sûr
00:54:11qu'à Maurice,
00:54:11les aspects économiques
00:54:13passent avant
00:54:14l'écologique.
00:54:15Il y a une conscience
00:54:15écologique,
00:54:16mais quand il faut
00:54:17arbitrer,
00:54:19c'est là où peut-être
00:54:20qu'il faut voir le...
00:54:22En fait,
00:54:23il ne faudrait pas
00:54:23que l'arbitrage
00:54:25pour l'écologique
00:54:26vienne une histoire
00:54:27de bailleur de fonds.
00:54:28C'est peut-être le danger,
00:54:29en fait,
00:54:30par notre proactivité.
00:54:31Et ça,
00:54:31je pense que...
00:54:33C'est pour ça
00:54:33que c'est pas que mettre
00:54:34de l'argent.
00:54:35Enfin,
00:54:35ça ne peut plus être
00:54:36que mettre que de l'argent
00:54:37parce qu'il ne faut pas
00:54:38que ça se réduise à ça.
00:54:39On fait de l'écologie
00:54:40quand c'est un financement
00:54:41concessionnel
00:54:42ou de la subvention
00:54:42d'un bailleur de fonds.
00:54:43Non.
00:54:44C'est pour ça
00:54:44que notre mission,
00:54:46c'est de créer ce dialogue,
00:54:48ces prises de conscience,
00:54:49c'est défendre l'intérêt
00:54:53de faire de l'écologie
00:54:57l'intérêt économique
00:54:58de le faire
00:54:58en termes de prévisibilité
00:55:00pour attirer les investissements.
00:55:02C'est...
00:55:03C'est...
00:55:04Et puis,
00:55:05même...
00:55:05Enfin,
00:55:05l'Europe,
00:55:06il y avait un moment
00:55:07tout un concept
00:55:08qui existe toujours.
00:55:09Le Green Deal
00:55:09qui est un peu remis en cause
00:55:10et l'accès au marché européen
00:55:14si certaines normes
00:55:15sont respectées
00:55:15et si des taxonomies
00:55:16sont mises en place,
00:55:17je pense que c'est...
00:55:19C'est peut-être retardé
00:55:20de...
00:55:21Allez,
00:55:2210 ans,
00:55:2220 ans,
00:55:23mais ça va venir.
00:55:24Je pense que...
00:55:25Donc...
00:55:25Oui, oui,
00:55:26non,
00:55:26Maurice...
00:55:27Ce qui serait intéressant
00:55:28de la part de Maurice,
00:55:29c'est qu'il y a un volontarisme.
00:55:31C'est vrai que ça pourrait
00:55:32être un peu plus...
00:55:33Enfin,
00:55:34entre...
00:55:35Un volontarisme
00:55:35un peu plus fort,
00:55:36mais on comprend.
00:55:39Enfin,
00:55:39je veux dire,
00:55:39là-dessus,
00:55:40on est carrément dans...
00:55:41Quand on dit
00:55:41qu'il faut dialoguer
00:55:42et comprendre
00:55:43les contraintes
00:55:43de l'autre,
00:55:44c'est pas...
00:55:46Politiquement,
00:55:47c'est pas...
00:55:48Il n'y a pas que
00:55:48cette contrainte-là,
00:55:49quoi.
00:55:49Donc,
00:55:49on comprend
00:55:51les difficultés,
00:55:51mais ça vaudrait le coup.
00:55:53Je pense que Maurice
00:55:53pourrait être un peu plus
00:55:55partant là-dessus
00:55:56et aller de l'avant
00:55:57sur le...
00:55:58sur la finance verte
00:56:00sur la finance verte
00:56:00et puis de devenir
00:56:01une plateforme
00:56:02vraiment pour développer
00:56:06une économie
00:56:07et pousser cet agenda
00:56:09en Afrique.
00:56:10Mais tout ça,
00:56:11ça doit se préparer,
00:56:12ça demande de...
00:56:14Ça demande quand même
00:56:15pas mal de préparation.
00:56:16Mais il y a eu des moments
00:56:17où Maurice a su faire
00:56:19de prendre des grandes décisions
00:56:21pour devenir autre chose.
00:56:24et là,
00:56:25ça vaut le coup
00:56:25d'y réfléchir,
00:56:26en fait,
00:56:28si...
00:56:30être exemplaire
00:56:31dans ce domaine-là
00:56:32et défendre
00:56:34ces critères
00:56:35par la place financière
00:56:37qu'elle représente
00:56:40au niveau international
00:56:41et surtout pour l'Afrique,
00:56:42est-ce que ça peut être
00:56:43un facteur de compétitivité ?
00:56:45Moi, je pense
00:56:46que ça vaut le coup
00:56:47d'y réfléchir.
00:56:50Voilà.
00:56:50Mais pour ça,
00:56:51c'est...
00:56:51Et qu'est-ce qui serait pour vous
00:56:54la grande décision
00:56:55à prendre
00:56:56pour Maurice
00:56:57à Saint-Est ?
00:56:57Ah non, je ne suis pas...
00:56:59Non, non, je ne peux pas...
00:57:00Oui, en tant qu'observateur...
00:57:02Ce serait présomptue
00:57:03et un peu prétentieux,
00:57:04quand même.
00:57:06Non, non, justement...
00:57:07Vous avez une idée,
00:57:07à peu près ?
00:57:09Oh non, je ne peux pas me permettre.
00:57:10En plus, je suis en train de partir,
00:57:12c'est un peu trop facile.
00:57:13Non, non, non.
00:57:14Justement,
00:57:15je pense que je ne me suis jamais
00:57:16mise dans cette posture-là.
00:57:19C'est pour ça que je pense
00:57:20que ça s'est bien passé
00:57:21à Maurice, en fait.
00:57:22Non, je ne pourrais pas me permettre.
00:57:24C'est trop complexe.
00:57:26Maintenant,
00:57:27rentrer davantage
00:57:28dans un dialogue
00:57:30et chercher davantage
00:57:32les solutions.
00:57:34De faire ce que j'ai fait
00:57:35au niveau de l'agence,
00:57:38le positionnement de l'agence
00:57:40par rapport au pays,
00:57:41de upgrader tout ça
00:57:42et d'avoir un dialogue
00:57:43de plus haut niveau
00:57:44avec mes amis mauriciens
00:57:47pour décider des bonnes options,
00:57:51ça, c'est vrai que ça me plairait.
00:57:52Parce que je trouve
00:57:52que j'ai quand même bien senti...
00:57:54C'est un pays
00:57:55où j'ai été bien.
00:57:58Je pense que
00:57:58sur mon niveau,
00:58:00sur ma contribution,
00:58:01j'ai essayé de faire
00:58:02ce qu'il faut.
00:58:03Je le verrai comme un passage
00:58:04à l'échelle.
00:58:04Mais comme ça,
00:58:05vous dire...
00:58:06Non, non,
00:58:06ce n'est pas possible.
00:58:07D'accord.
00:58:08Alors,
00:58:09la deuxième pause de pub
00:58:10et nous vous retrouvons
00:58:11juste après.
00:58:14Paul Montlépép,
00:58:16Bizarre Uncompte.
00:58:51Pour tout ce qu'il a à vie
00:58:53à mener
00:58:53et pour amener
00:58:54Zodi Dimey
00:58:57Vive-Li.
00:59:00Découvrez l'huile d'olive
00:59:02Extra Virgin
00:59:02Artem Oliva
00:59:03purement Méditerranée.
00:59:05Maintenant disponible
00:59:06à Maurice.
00:59:07Riche en antioxydants
00:59:08favorise la santé
00:59:09cardiovasculaire,
00:59:10stimule la santé
00:59:11du cerveau,
00:59:12faute propriété
00:59:13anti-inflammatoire,
00:59:14réduit le risque
00:59:15de diabète de type 2,
00:59:16rempli de bonnes graisses
00:59:17mono,
00:59:17insaturée,
00:59:18une huile
00:59:19aux multiples bienfaits
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01:00:18vivée en temps réel,
01:00:20la première radio TV
01:00:22de Maurice.
01:00:24Découvrez notre studio,
01:00:27nos animateurs.
01:00:28L'Est et l'Ouest,
01:00:29105.7
01:00:32et le centre 104.4
01:00:35Top FM,
01:00:36la radio numéro 1
01:00:38sur l'île.
01:00:44Paul Montlépe,
01:00:45bizarre rencontre.
01:00:49Vous écoutez Top FM,
01:00:51nous avons venu avec nous
01:00:52Laetitia Abchid,
01:00:53directrice de l'Agence
01:00:55française de développement.
01:00:57Voilà, alors,
01:00:58dernière partie de l'émission.
01:00:59Alors, la question 1,
01:01:01comment réussir
01:01:01une transition énergétique
01:01:04sans fragiliser l'économie ?
01:01:09Non, mais là,
01:01:10je pense qu'on est...
01:01:11Oui, mais...
01:01:14Le besoin énergétique
01:01:16est tel que déjà,
01:01:18il y a une demande croissante.
01:01:22Donc déjà,
01:01:23si on peut satisfaire
01:01:24la croissance
01:01:25de besoins énergétiques
01:01:26par les renouvelables,
01:01:27c'est déjà énorme,
01:01:29en fait.
01:01:29Donc ça,
01:01:30ce qui est intéressant,
01:01:31c'est que c'est une option
01:01:31qui est prise.
01:01:33Je ne pense pas
01:01:33que Maurice envisage
01:01:34d'installer
01:01:36une troisième,
01:01:37quatrième centrale
01:01:39à charbon.
01:01:40Maintenant,
01:01:41fermer les centrales
01:01:42à charbon,
01:01:43il faut que ce soit
01:01:44très progressif.
01:01:45Ça, c'est clair
01:01:46qu'il faut...
01:01:47Non, mais là,
01:01:48il faut être hyper pragmatique,
01:01:49en fait.
01:01:50Je pense que
01:01:51Maurice,
01:01:52c'est l'être.
01:01:55donc là,
01:01:56on est vraiment
01:01:56dans le besoin
01:01:58de mesures.
01:01:59C'est-à-dire qu'il faut
01:01:59encore les réparer
01:02:00encore quelques temps
01:02:01avant de basculer
01:02:03sur tout l'environnement,
01:02:04les énergies renouvelables.
01:02:06Par contre,
01:02:06ce qui est gênant,
01:02:07c'est qu'il y a une régression
01:02:09des énergies renouvelables.
01:02:10Ça, c'est quand même
01:02:11plus inadmissible,
01:02:12en fait.
01:02:16moins garder la proportion
01:02:18d'énergie renouvelable.
01:02:20Je pense qu'on était
01:02:21arrivés à 22, 23,
01:02:22maintenant,
01:02:23on est à moins de 20.
01:02:24L'objectif est de passer
01:02:25à 30.
01:02:27Bon, après,
01:02:27ça peut aller vite.
01:02:28On n'est pas
01:02:29un grand territoire.
01:02:30Donc,
01:02:30quelques gros investissements
01:02:31de fait,
01:02:33et ce sera possible.
01:02:36Non,
01:02:36c'est garder le cap
01:02:37sans être naïf.
01:02:39Bon,
01:02:40moi,
01:02:40je dirais que là-dessus,
01:02:41c'est vrai que
01:02:41ce n'est pas facile.
01:02:42parce qu'il faut
01:02:43transformer
01:02:45la CEB,
01:02:46vouloir comme
01:02:47ces entreprises
01:02:49sont nées
01:02:50en produisant
01:02:51de l'énergie
01:02:51et en le distribuant.
01:02:53Là,
01:02:53maintenant,
01:02:54avec les énergies
01:02:55renouvelables
01:02:56et en disant
01:02:56que les investissements
01:02:57dans la production,
01:02:59c'est plutôt
01:02:59des partenaires privés,
01:03:00on lui enlève
01:03:01un métier,
01:03:02en fait,
01:03:02ou réduit
01:03:03un métier.
01:03:04Donc,
01:03:05ce n'est pas étonnant
01:03:07qu'il y ait
01:03:07des résistances
01:03:08internes,
01:03:09des savoir-faire
01:03:10qui peuvent se perdre
01:03:11en même temps.
01:03:12et aujourd'hui,
01:03:14la CEB,
01:03:14ce sera purement
01:03:16de la distribution
01:03:17et de connecter
01:03:18le réseau
01:03:19à ces différentes sources
01:03:20d'énergie renouvelable
01:03:22qui sont
01:03:24décentralisées.
01:03:25C'est ça aussi,
01:03:25l'enjeu.
01:03:26On a quand même
01:03:27eu un développement
01:03:29économique
01:03:29en misant
01:03:31sur la centralisation
01:03:32des grosses centrales
01:03:33à charbon
01:03:34et maintenant,
01:03:36tout ce qui est
01:03:36production d'énergie
01:03:37renouvelable,
01:03:38c'est décentralisé.
01:03:40Il y a l'enjeu
01:03:41de la production
01:03:42d'énergie
01:03:43sur les toits
01:03:43des maisons.
01:03:44Je pense que
01:03:45c'est là
01:03:46où il faut renforcer
01:03:47les compétences,
01:03:48il faut partager
01:03:49de l'expérience
01:03:49et en ça,
01:03:50nous,
01:03:50en amenant EDF
01:03:51et une collaboration
01:03:53avec EDF,
01:03:54la Réunion,
01:03:54je pense que
01:03:55c'est très utile
01:03:56et c'est comme ça
01:03:57que l'ACEB
01:03:58et le CIE
01:03:59de l'ACEB
01:03:59nous accueillent
01:04:00très bien
01:04:00dans notre coopération
01:04:03sur les énergies
01:04:04renouvelables.
01:04:05Donc,
01:04:05c'est être pragmatique.
01:04:07Le tout,
01:04:07c'est d'être un peu
01:04:08pragmatique,
01:04:09c'est bien,
01:04:09mais d'être aussi
01:04:09proactif.
01:04:10Et là,
01:04:10c'est vrai que
01:04:11c'est tous des sujets
01:04:12qui demanderaient
01:04:13peut-être un peu
01:04:13trop de proactivité,
01:04:14mais je pense que
01:04:15c'est aussi
01:04:16les résistances internes,
01:04:17le social,
01:04:19je ne sais pas,
01:04:20dès qu'on vient
01:04:21à gérer
01:04:22des hommes,
01:04:23des êtres humains,
01:04:24des femmes,
01:04:25ça devient compliqué,
01:04:27chacun est sur son périmètre,
01:04:28veut défendre sa compétence
01:04:29et savoir,
01:04:30voilà,
01:04:30donc je dirais quand même
01:04:32oui,
01:04:32il faudra quand même
01:04:32à un moment dire
01:04:34on passe à autre chose.
01:04:35Mais c'est intéressant
01:04:36en fait,
01:04:36c'est comme question.
01:04:38Jusqu'où on peut
01:04:38être pragmatique
01:04:39et dire que les choses
01:04:40vont autant le faire
01:04:42dans la douceur
01:04:43ou à quel moment
01:04:44il faut une rupture ?
01:04:45Mais bon,
01:04:45ça c'est,
01:04:46on est dans la philosophie là,
01:04:48de voir le changement
01:04:50dans la continuité
01:04:51versus la rupture,
01:04:52je pense que
01:04:53tout pays
01:04:54se pose cette question.
01:04:55de Jusqu'où
01:04:57et aujourd'hui,
01:04:58c'est vrai qu'avec la démocratie,
01:05:00on est quand même,
01:05:00on tente quand même
01:05:02les changements
01:05:03plus dans une forme
01:05:05de continuité.
01:05:05Et il y a des impératifs,
01:05:07oui c'est clair,
01:05:07sur les énergies renouvelables,
01:05:08il y a des impératifs.
01:05:09En tout cas,
01:05:10nous,
01:05:10on devrait passer
01:05:11à un projet
01:05:13de financement
01:05:14avec la CEB
01:05:15l'année prochaine
01:05:17de 50 millions d'euros
01:05:18justement pour
01:05:20favoriser
01:05:21la connexion
01:05:22des énergies renouvelables
01:05:25produites
01:05:26par les différents
01:05:28IPP,
01:05:28les producteurs
01:05:29indépendants
01:05:30d'énergie
01:05:31d'origine solaire,
01:05:33photovolcaïque,
01:05:34au réseau.
01:05:34Donc,
01:05:35on avance,
01:05:37on avance
01:05:37et la CEB
01:05:39a bien conscience
01:05:40du challenge
01:05:41de faire avancer
01:05:43ces projets-là
01:05:44et nous demanderait même
01:05:44d'aller plus vite,
01:05:45c'est plus que...
01:05:46il y a des contraintes
01:05:48même d'instruction
01:05:49et d'études
01:05:51de faisabilité
01:05:51et autres.
01:05:53Depuis votre expérience,
01:05:55depuis les réunions
01:05:55que vous avez eues,
01:05:56les interactions
01:05:57avec les opérateurs
01:05:58et le gouvernement aussi,
01:06:01on voit que
01:06:02vous avez parlé
01:06:03de régression
01:06:04dans les énergies renouvelables,
01:06:05moins moins 20
01:06:06et que l'idée,
01:06:07c'est de passer à 30.
01:06:09Disons que,
01:06:10pour vous,
01:06:11en moyenne
01:06:12et à moyen terme,
01:06:14à combien
01:06:14nous devrions être
01:06:16à Maurice ?
01:06:16Non,
01:06:16bon,
01:06:17il faudrait atteindre
01:06:17le 30.
01:06:19en échangeant
01:06:20avec vous,
01:06:21c'est plus
01:06:21de dire
01:06:23jusqu'à où
01:06:24c'est acceptable
01:06:25de penser
01:06:28transition
01:06:29dans une forme
01:06:30de continuité.
01:06:35Quand faudrait-il
01:06:36quand même dire
01:06:36maintenant,
01:06:37ça suffit,
01:06:38il faut qu'on passe
01:06:38à autre chose ?
01:06:40Mais moi,
01:06:41en tant que
01:06:42bailleur de fond,
01:06:43on est les premiers
01:06:43à ne pas pouvoir le faire,
01:06:44en fait,
01:06:45de tout d'un coup,
01:06:48se mettre d'accord
01:06:49rapidement,
01:06:50on l'a vu,
01:06:51la prévisibilité,
01:06:54le contexte juridique,
01:06:56tout ça,
01:06:56c'est tous des éléments
01:06:57qui se construisent
01:06:58quand même
01:06:58assez lentement,
01:07:00un environnement
01:07:01institutionnel solide.
01:07:02Donc,
01:07:03nous,
01:07:03en même temps
01:07:05que financer
01:07:06ces investissements
01:07:07ou ces projets,
01:07:08on a un dialogue
01:07:09sur la solidité
01:07:10des institutions,
01:07:12de la CEB
01:07:12qui peut le porter,
01:07:13des analyses
01:07:14de risques.
01:07:15Donc,
01:07:17je pense que la rupture,
01:07:18ce n'est pas la solution,
01:07:19mais quand même
01:07:21un petit peu
01:07:21de proactivité,
01:07:22ce serait bien.
01:07:24Mais ils le sont,
01:07:25en fait,
01:07:25quand je vois
01:07:25le ministre
01:07:27Patrick Assy-Varthe,
01:07:28il voudrait aller plus vite,
01:07:29mais il a ses propres
01:07:31contraintes,
01:07:31en fait,
01:07:34de management,
01:07:36d'embarquer
01:07:38les différentes institutions.
01:07:41– Et au niveau
01:07:42du secteur privé,
01:07:43de ce que vous entendez,
01:07:44est-ce que le discours est là ?
01:07:46C'est-à-dire qu'à un moment donné,
01:07:47avec le charbon,
01:07:47on doit arrêter ?
01:07:49Et est-ce qu'il y a
01:07:50une prise de conscience ?
01:07:51Voilà.
01:07:52Dans quelques années ?
01:07:53– Ah oui,
01:07:54je pense que c'est acquis.
01:07:55Je pense que même
01:07:57les investisseurs ici
01:07:58qui sont sur le charbon,
01:07:59c'est souvent les mêmes
01:08:00qui sont aussi
01:08:01sur la bagasse.
01:08:02Donc,
01:08:03c'est aussi
01:08:04pour permettre
01:08:04justement
01:08:05de délivrer
01:08:07dans la continuité.
01:08:09c'est ça,
01:08:09rien que...
01:08:10Pourquoi peut-être
01:08:12les mêmes investisseurs
01:08:13sont dans le charbon
01:08:15et la bagasse ?
01:08:16C'est parce que la bagasse
01:08:17n'est pas disponible
01:08:17toute l'année
01:08:18et la CEB
01:08:19a besoin
01:08:20d'une énergie constante
01:08:21parce que
01:08:21une des grandes difficultés
01:08:23des énergies renouvelables,
01:08:24c'est qu'elle n'est pas constante,
01:08:26en fait,
01:08:27elle est intermittente.
01:08:28Donc,
01:08:28il y a déjà ça
01:08:29pour une société
01:08:30d'électricité,
01:08:31il faut gérer
01:08:32cette intermittence.
01:08:33Et c'est vrai
01:08:34que les écologistes,
01:08:37quand ils nous disent
01:08:37il faut passer aux énergies renouvelables,
01:08:39ils ne nous mettent pas en face
01:08:40toutes les contraintes
01:08:41de prévisibilité.
01:08:43Je pense que
01:08:44le dialogue se fait
01:08:45et les parties
01:08:47se comprennent
01:08:48de mieux en mieux.
01:08:48Mais quand on est
01:08:50dans le doer,
01:08:51enfin le doing,
01:08:52on est obligé
01:08:53de prendre les...
01:08:55On est multi-contraintes,
01:08:56en fait,
01:08:57d'essayer d'analyser
01:08:58les différentes contraintes.
01:08:59Mais ce qui est,
01:09:00encore une fois,
01:09:00ce qui est super
01:09:01dans notre métier
01:09:02de développeur
01:09:03à l'Agence française
01:09:03de développement,
01:09:04c'est que l'impératif
01:09:07de nos financements,
01:09:08par contre,
01:09:08nos financements,
01:09:09nous,
01:09:09on a un cœur de métier,
01:09:10c'est pour des investissements
01:09:12durables.
01:09:12Ça, c'est...
01:09:13Et de développement durable.
01:09:14En tous les cas,
01:09:15c'est pas la peine
01:09:16de venir nous voir
01:09:17si c'est pas pour financer
01:09:18des projets
01:09:18de développement durable.
01:09:20D'accord.
01:09:21Ça ne peut être plus clair.
01:09:22Voilà.
01:09:23Disons,
01:09:23voilà,
01:09:24on parle de Maurice
01:09:25comme au laboratoire,
01:09:25vous l'avez dit vous-même.
01:09:28Pourquoi Maurice
01:09:29constitue-t-elle
01:09:30un terrain d'observation
01:09:31aussi intéressant
01:09:31pour une banque de développement ?
01:09:33Parce que c'est un pays
01:09:36qui a une exposition
01:09:38internationale
01:09:38et qui est à taille humaine.
01:09:41Je pense que c'est
01:09:41principalement ça,
01:09:42en fait.
01:09:43C'est qu'elle a eu
01:09:44cette capacité
01:09:45à rayonner à l'international,
01:09:46mais qu'après,
01:09:47on peut quand même
01:09:50expérimenter les choses,
01:09:52aller de l'avant,
01:09:52parce que le territoire
01:09:55est à taille humaine.
01:09:57Je pense que c'est
01:09:57principalement ça.
01:09:58Y a-t-il,
01:09:59selon vous,
01:09:59un modèle mauricien ?
01:10:10Au niveau social,
01:10:12je pense que ça
01:10:12pourrait être plus étudié.
01:10:14Entre communautarisme,
01:10:16laïcité,
01:10:17de voir les leviers
01:10:18d'entente,
01:10:19de vivre ensemble,
01:10:20c'est peut-être
01:10:21à ce niveau-là
01:10:23où on se contente
01:10:26d'un narratif,
01:10:27parfois,
01:10:27de vivre,
01:10:29c'est beau,
01:10:29les cultures,
01:10:30le folklore
01:10:31pour les touristes,
01:10:32et qu'après,
01:10:32quand on va voir la réalité,
01:10:34c'est plus complexe,
01:10:34et que justement,
01:10:35comme c'est un laboratoire,
01:10:36on pourrait regarder ça
01:10:37un peu plus en profondeur.
01:10:39le modèle mauricien,
01:10:41oui,
01:10:42je pense que c'est pour les prochaines étapes,
01:10:45ça peut être intéressant
01:10:46pour Maurice de voir
01:10:48comment il est passé
01:10:48de l'un à l'autre
01:10:49à certaines époques.
01:10:51Mais moi,
01:10:51si j'ai observé,
01:10:52c'est quand même des histoires
01:10:53d'hommes,
01:10:53en fait.
01:10:53Il y a des moments,
01:10:56des grands hommes
01:10:57qui ont quand même,
01:10:57ou même des gens parfois
01:10:58controversés,
01:10:59pour certains,
01:11:01qui ont quand même dit,
01:11:03maintenant,
01:11:04c'est comme ça,
01:11:05je suis ministre,
01:11:05et comme justement,
01:11:07c'est laboratoire,
01:11:08il a de l'impact tout de suite.
01:11:10Voilà, oui,
01:11:11peut-être que
01:11:13ça doit faire partie
01:11:14des attentes,
01:11:15des décisions peut-être
01:11:16un peu fortes
01:11:17de transition,
01:11:18de mettre en avant
01:11:19les transitions.
01:11:21Vous avez vu que Maurice
01:11:22est peut-être appelé
01:11:22à changer ça de fonction.
01:11:25Qu'est-ce que vous voulez dire ?
01:11:27Oui, en fait,
01:11:29c'est par rapport
01:11:30à se passer
01:11:32d'une place financière
01:11:34à...
01:11:34C'est lié à ça,
01:11:35dans un Trust Hub,
01:11:40c'est ça ?
01:11:40Trust Hub.
01:11:41Oui.
01:11:43C'est qu'il dépasse
01:11:47la fonction
01:11:48de sécuriser
01:11:49des transactions financières,
01:11:51mais qu'il vient vraiment
01:11:53un centre de décision
01:11:55pour investir en Afrique.
01:11:58Et je pense
01:11:59qu'il l'est déjà,
01:11:59en fait,
01:12:00parce que j'ai du mal
01:12:01à imaginer
01:12:01qu'il y a 400 fonds
01:12:02d'investissement,
01:12:03enfin,
01:12:04à Maurice,
01:12:06qu'il y a quand même
01:12:06des obligations
01:12:09de faire
01:12:10des conseils
01:12:11d'administration
01:12:12une fois par an,
01:12:13enfin,
01:12:13à Maurice.
01:12:14Moi-même,
01:12:15j'ai eu le plaisir
01:12:16de recroiser
01:12:17beaucoup d'amis
01:12:17qui venaient
01:12:18pour des réunions
01:12:20et c'était bien sympathique.
01:12:22je trouve que
01:12:24il serait intéressant
01:12:25de voir ce qui se passe
01:12:26vraiment en termes
01:12:26de décision
01:12:28pour l'Afrique,
01:12:29enfin,
01:12:30avec l'Afrique
01:12:32et en quoi
01:12:33c'est connecté
01:12:34à l'Afrique
01:12:35et comment
01:12:35elles sont prises
01:12:36et comment
01:12:36on peut capitaliser
01:12:37et comment
01:12:38on peut en faire
01:12:38un vrai
01:12:41objet,
01:12:42enfin,
01:12:42un vrai métier.
01:12:43Je veux dire,
01:12:44et ça,
01:12:45c'est pour être
01:12:45autour de l'EDB,
01:12:47des choses comme ça.
01:12:47il y a IFC.
01:12:50Je pense qu'il y a
01:12:50de quoi réfléchir
01:12:51sur cette évolution
01:12:53du mandat,
01:12:55du métier
01:12:56de Maurice,
01:12:58d'être une plateforme
01:12:59qui sécurise,
01:13:00qui fait de la prévisibilité.
01:13:02Elle l'est déjà,
01:13:03en fait.
01:13:03Je pense qu'aujourd'hui,
01:13:04c'est pour avoir,
01:13:05si tu veux investir
01:13:06en Afrique,
01:13:08tu sécurises souvent
01:13:09ton investissement
01:13:10en ouvrant
01:13:10ton fonds d'investissement
01:13:11ou en ouvrant
01:13:13ton entreprise
01:13:14à Maurice.
01:13:15Mais pousser,
01:13:17tirer la pelote
01:13:19de laine,
01:13:19je pense qu'on en parlait
01:13:22pas mal
01:13:22avec l'ambassadeur
01:13:24de ça,
01:13:24de France,
01:13:26et même comment
01:13:27la France
01:13:29pouvait aider
01:13:30à ça,
01:13:30avec nos différentes
01:13:31expériences
01:13:32d'institutions publiques,
01:13:34entre l'AFD,
01:13:35la BPI,
01:13:37la Caisse des dépôts,
01:13:38voir comment
01:13:39un mix public
01:13:40pouvait renforcer
01:13:42ce hub
01:13:44mauricien
01:13:44pour le développement
01:13:47économique
01:13:48et social
01:13:48de l'Afrique.
01:13:50On est au début,
01:13:52mais peut-être pas tant
01:13:52au début que ça,
01:13:53c'est que ça existe,
01:13:54ça se repose
01:13:55sur une réalité.
01:13:56Voilà,
01:13:56c'est ça en fait
01:13:57que je voulais parler
01:13:58par un peu de changement
01:13:59de modèle,
01:14:00de fonction.
01:14:00Pas vraiment de modèle,
01:14:01de comment on tire
01:14:02la fonction
01:14:04de cette place financière
01:14:05pour aller plus loin
01:14:06que la...
01:14:07Et j'ai regardé
01:14:08de ce fait-là
01:14:09ce qui se passait
01:14:10à Singapour.
01:14:11Singapour
01:14:12est en transition
01:14:13là-dessus.
01:14:14par exemple,
01:14:15nous,
01:14:16Proparco,
01:14:17je me posais la question
01:14:18pourquoi on avait mis
01:14:19un agent Proparco
01:14:20à Singapour.
01:14:21En fait,
01:14:22c'est parce que
01:14:22c'est un hub
01:14:22de décision
01:14:23pour financer
01:14:24les infrastructures.
01:14:25Et donc,
01:14:26si le représentant
01:14:27de Proparco
01:14:28veut être au cœur
01:14:31des sujets
01:14:32pour boucler
01:14:35les tours de table,
01:14:36en fait,
01:14:36c'est ça,
01:14:36c'est où se bouclent
01:14:37les tours de table
01:14:38sur les investissements.
01:14:40quand il est en Asie,
01:14:41c'est intéressant
01:14:42d'être à Singapour.
01:14:45Autrement,
01:14:46si on a un agent
01:14:47Proparco
01:14:48à Singapour,
01:14:49ce n'est pas
01:14:49pour développer Singapour,
01:14:50c'est bien
01:14:50pour être au cœur
01:14:52du fait
01:14:52pour prendre
01:14:53les bonnes décisions
01:14:54d'investissement.
01:14:55Je pense que Maurice
01:14:56peut regarder
01:14:57ce geste-là.
01:14:58Oui,
01:14:58mais pour l'Afrique,
01:14:59avec les spécificités
01:15:00de l'Afrique,
01:15:01en tenant compte
01:15:02qu'il y a déjà
01:15:0210%
01:15:04des investissements
01:15:06des IDE,
01:15:07des ambitions
01:15:08étranges en Afrique
01:15:09qui passent par Maurice.
01:15:10Mais ça demande
01:15:11quand même
01:15:13de l'investigation,
01:15:14de maîtriser son sujet.
01:15:17Mais dans l'histoire
01:15:18de Maurice,
01:15:18Maurice l'a fait.
01:15:19A su,
01:15:21décider le offshore,
01:15:22a su décider,
01:15:23à un moment donné,
01:15:24ça c'est très ancien
01:15:25à la canne,
01:15:25a su décider le tourisme,
01:15:26a su décider
01:15:27de faire le tour
01:15:28de l'Afrique
01:15:28pour obtenir
01:15:30des conventions
01:15:31de fiscal avantageuses.
01:15:33A su,
01:15:34donc il n'y a pas
01:15:34de raison
01:15:35que là,
01:15:36elle n'arrive pas,
01:15:37enfin,
01:15:37elle pourrait.
01:15:38C'est comme ça
01:15:39en fin d'affectation
01:15:43à Maurice.
01:15:44Et puis aussi
01:15:44parce que tu m'as encouragée,
01:15:45je me dis,
01:15:46si il faut que j'écris
01:15:46dans Biswick,
01:15:47il faut que je ne sois pas
01:15:47à la hauteur.
01:15:48Et donc j'ai creusé
01:15:49par rapport
01:15:49à toute cette expérience.
01:15:50Et le dialogue
01:15:51que j'avais eu
01:15:51avec l'ambassadeur de France,
01:15:53Frédéric Montand,
01:15:54à ce sujet-là,
01:15:55il était,
01:15:56il est assez visionnaire
01:15:58sur ce point-là.
01:15:59On était bien en accord.
01:16:01Monsieur Frédéric Montand
01:16:02qui va partir aussi.
01:16:04Voilà, exactement.
01:16:05Mais sans doute
01:16:06que le futur ambassadeur,
01:16:08il sera oufait
01:16:08tous ces sujets.
01:16:10Alors,
01:16:11j'ai une question ici.
01:16:12On parle beaucoup,
01:16:13on associe beaucoup
01:16:13Maurice à l'Afrique,
01:16:15de hub,
01:16:16avant de devenir
01:16:17un trust hub,
01:16:18on parle de centre financier,
01:16:19par exemple.
01:16:20Est-ce que vous pensez
01:16:21que Maurice a le potentiel
01:16:22d'élever son jeu ?
01:16:23C'est-à-dire que d'être
01:16:25un centre financier
01:16:26ou une destination,
01:16:28une juridiction plutôt,
01:16:30qui n'est pas nécessairement
01:16:34liée qu'au continent africain,
01:16:35mais au niveau international,
01:16:37tout comme ça,
01:16:37la proche.
01:16:38Moi, pourquoi j'ai choisi
01:16:40cet angle-là ?
01:16:41Parce que j'ai quand même
01:16:4117 ans d'expérience en Afrique,
01:16:44que je suis une développeuse.
01:16:45Mais on l'entend aussi,
01:16:46depuis maintenant,
01:16:47ça va en 30 ans.
01:16:47Mais il y a un parti pris,
01:16:49c'est clair,
01:16:50en tant que française,
01:16:51de la francophonie,
01:16:53de penser Maurice
01:16:54en lien avec l'Afrique.
01:16:56Parce que toute ma période
01:16:58où j'étais en Afrique,
01:16:59on entendait parler de Maurice.
01:17:00J'entendais parler de Maurice
01:17:01pour la sécurisation
01:17:02des investissements.
01:17:03Donc ça m'a fait
01:17:05raisonner là-dessus.
01:17:06Je sais que, oui,
01:17:08que Maurice a la volonté
01:17:09d'être plus indo-pacifique,
01:17:11de favoriser les investissements
01:17:13sur l'ensemble
01:17:14de l'indo-pacifique.
01:17:15Ça fait tout à fait sens.
01:17:17Je sais que les flux financiers
01:17:19ne sont pas du tout les mêmes
01:17:20et que vous avez besoin
01:17:21de ces flux financiers
01:17:22venant de l'Inde
01:17:23et d'ailleurs,
01:17:24que vous ne pouvez pas
01:17:25vous contenter
01:17:25des flux financiers
01:17:26venant d'Afrique
01:17:28pour vos équilibres
01:17:30et puis maintenir le trend.
01:17:33Je l'ai moins étudié.
01:17:34Je l'ai moins étudié,
01:17:36mais s'il faut se réinventer,
01:17:38je trouve qu'en tout cas,
01:17:42garder, creuser
01:17:42cette logique du hub africain,
01:17:49ça vaut le coup
01:17:50quand même
01:17:50de bien creuser.
01:17:52Il faut aussi discuter
01:17:53de ça avec
01:17:55vos grands investisseurs,
01:17:56les grandes entreprises
01:17:57mauriciennes.
01:17:58Mais eux,
01:17:59c'est vrai que je pense
01:18:00que c'est clair
01:18:00dans leur tête aussi,
01:18:01les grands investisseurs
01:18:02anciens
01:18:02qui ne peuvent pas
01:18:03se contenter
01:18:04d'un développement
01:18:05sur l'Afrique.
01:18:06Le nombre d'opportunités
01:18:07n'est pas suffisante.
01:18:09Voilà.
01:18:09Donc tout est relatif.
01:18:10En tout cas, moi,
01:18:11par rapport à mon métier,
01:18:12c'est vrai que c'est un angle
01:18:13que je trouve
01:18:14qu'il faut creuser.
01:18:16Et puis,
01:18:17parce que peut-être
01:18:18que, enfin aussi,
01:18:18c'est parce que l'Afrique,
01:18:20dans le cadre des coopérations,
01:18:22vous pouvez apporter
01:18:24beaucoup au continent africain,
01:18:25en fait,
01:18:25si vous offrez
01:18:26cette sécurisation.
01:18:28Puis après,
01:18:28il y a de la concurrence
01:18:29aussi sur l'Afrique.
01:18:30Donc,
01:18:31il ne faut pas perdre
01:18:32le cap aussi
01:18:33en tant que mauricien
01:18:33de,
01:18:35si ça décroît un peu
01:18:36sur les autres géographies,
01:18:38renforcez-vous
01:18:38peut-être sur celle-là
01:18:39parce que vous avez
01:18:40quand même
01:18:40un 10 ans d'expérience
01:18:42au moins.
01:18:43que les nouveaux hubs
01:18:45de finances en Afrique
01:18:46sont plus récents,
01:18:47en fait.
01:18:48Oui,
01:18:48c'est quand même
01:18:4930 ans à peu près.
01:18:50Oui, c'est ça.
01:18:50Que le Rwanda,
01:18:51l'Afrique du Sud,
01:18:53le Maroc.
01:18:54Oui,
01:18:55Nairobi,
01:18:55c'est un peu plus récent.
01:18:57On voit que ça bouge
01:18:57un peu au Maroc,
01:18:58par contre.
01:18:59Oui, oui.
01:18:59Ah oui,
01:19:00non,
01:19:00mais l'Afrique bouge,
01:19:01ça c'est sûr.
01:19:02Non, non,
01:19:02il n'y a pas de sujet.
01:19:04On va parler de l'Afrique
01:19:05dans quelques petites minutes
01:19:07parce que,
01:19:08voilà,
01:19:09le temps du film.
01:19:11Alors,
01:19:11à vous entendre,
01:19:12je l'ai l'impression
01:19:13que le secteur privé mauricien
01:19:15vous a laissé
01:19:16bonne impression.
01:19:17Alors,
01:19:17en parlant de
01:19:18Financial Hub
01:19:19et de transition
01:19:20vers le Trust Hub,
01:19:21est-ce que vous pensez
01:19:21que le secteur privé mauricien,
01:19:23est-ce qu'il est prêt
01:19:24à cette évolution ?
01:19:25Oui,
01:19:27en fait,
01:19:28le secteur privé,
01:19:29si on donne un cadre,
01:19:32il réclame du cadre,
01:19:33de la sécurisation,
01:19:35de la prévisibilité.
01:19:37C'est quand même
01:19:41à un moment donné,
01:19:42c'est le secteur public
01:19:43qui doit bouger,
01:19:44en fait.
01:19:46En tant qu'agent
01:19:48de l'Agence française
01:19:49de développement,
01:19:50je suis aussi convaincue
01:19:51du poids du secteur public
01:19:52et du rôle du secteur public.
01:19:55On pense toujours
01:19:56que l'innovation
01:19:57vient du secteur privé,
01:19:58je ne suis pas certaine.
01:20:00Quand même,
01:20:01souvent,
01:20:01l'innovation
01:20:02vient du secteur public.
01:20:03C'est quand même
01:20:04les premiers
01:20:05qui prennent conscience
01:20:05des besoins
01:20:07de transition,
01:20:11et qui créent
01:20:12ces fonds à risque.
01:20:14Même quand je prenais
01:20:15référence en France
01:20:17des institutions
01:20:20qui pouvaient être
01:20:21prises en exemple
01:20:21pour venir se...
01:20:22de décisions,
01:20:24d'investissement,
01:20:26j'ai pris des institutions
01:20:27publiques.
01:20:28J'ai parlé de l'AFD,
01:20:29j'ai parlé de la BPI,
01:20:30j'ai parlé de la Caisse des dépôts.
01:20:32Donc on a nos freins,
01:20:33mais on a aussi nos forces
01:20:34et l'innovation
01:20:35est une force
01:20:36du secteur public.
01:20:37Malgré tout,
01:20:37j'en suis convaincue.
01:20:38Quand on est dans le dur
01:20:39et que c'est dans le compliqué
01:20:40à faire.
01:20:42J'imagine.
01:20:42Alors,
01:20:42on va parler un peu d'Afrique.
01:20:44Alors,
01:20:45vous travaillez sur l'Afrique
01:20:46depuis des décennies,
01:20:48on va dire 30 ans même.
01:20:49Voilà, ouais.
01:20:49Et sommes-nous en train
01:20:51d'assister à un changement
01:20:52historique ?
01:20:55Oh...
01:20:59Euh...
01:21:00Oui,
01:21:00il y a...
01:21:02Elle est en cours.
01:21:03Rien.
01:21:04Je pense que...
01:21:05Non, c'est sûr qu'il y a
01:21:06l'émergence de nouveaux dirigeants.
01:21:09Ça, c'est clair,
01:21:10qu'il y a une génération autre.
01:21:12On est en train de tourner
01:21:13la page d'une première génération
01:21:15de dirigeants
01:21:16d'après la colonisation.
01:21:19Il y a quand même...
01:21:20Comme, en fait,
01:21:21se développer en Occident,
01:21:24les opportunités d'emploi...
01:21:27Enfin, il y a quand même
01:21:27une crise un peu en Occident.
01:21:30Il y a...
01:21:31L'Afrique devient attractive,
01:21:34je pense,
01:21:35pour même le capital humain,
01:21:37les ressources humaines.
01:21:39Donc, non, non,
01:21:40il y a de plus en plus
01:21:42de personnes performantes
01:21:45et de personnes de qualité
01:21:47qui proposent leurs compétences
01:21:50en Afrique.
01:21:51Et c'est sûrement de là
01:21:52que ça viendra.
01:21:54Non, non, je pense que...
01:21:56Oui, elle est...
01:21:57En fait, on va plus reculer
01:21:58en tous les cas.
01:21:59Je pense que ça va...
01:22:01Alors, à quel point
01:22:03ça va s'accélérer ?
01:22:05Enfin, ça, je ne peux pas...
01:22:06Est-ce qu'on peut passer
01:22:07rapidement à autre chose ?
01:22:09Il y aura encore
01:22:09des stop and go,
01:22:10mais je pense que...
01:22:11Non, c'est...
01:22:12À quel sera le principal
01:22:13moteur de développement ?
01:22:15Moi, je dirais que
01:22:16c'est ses ressources humaines.
01:22:18Il faut que c'est...
01:22:18Oui, c'est que...
01:22:19Alors, on va dire sa jeunesse,
01:22:21mais la jeunesse,
01:22:22c'est à la fois une force
01:22:23et une difficulté
01:22:24parce qu'il faut l'insérer.
01:22:27Mais...
01:22:28Mais, ben, si ça...
01:22:30Il y a un développement vertueux,
01:22:32oui, il y aura cette capacité
01:22:36d'insertion de cette jeunesse.
01:22:38Et sans doute une jeunesse
01:22:40battante, oui.
01:22:41Donc, qui en veut ?
01:22:42Donc, il y a quand même...
01:22:44Il y a quand même cette force
01:22:45plus l'innovation
01:22:46parce que dans des économies frugales
01:22:50ou le global, ça souhaite,
01:22:54il y a quand même
01:22:54des capacités d'innovation
01:22:56qu'il ne faut pas ignorer.
01:22:59Non, non, non.
01:23:00Le fait d'arriver
01:23:01à garder ses ressources humaines,
01:23:03c'est vraiment
01:23:04un vrai facteur de développement.
01:23:06Et je pense que l'Afrique
01:23:07y arrive mieux aujourd'hui.
01:23:08Enfin, je parle de l'Afrique
01:23:09en général.
01:23:10Enfin, il faudrait regarder
01:23:11chaque pays à la fois
01:23:12parce que c'est un peu présomptueux
01:23:14de parler d'un continent comme ça.
01:23:15Il y a une telle diversité.
01:23:17Mais bon, c'est vous
01:23:18qui m'avez...
01:23:18Donc, je peux me permettre.
01:23:20Et les rôles de l'IA dans cela ?
01:23:22Ah, mais surtout, oui.
01:23:23Je pense que c'est très important.
01:23:25Mais encore,
01:23:26il faut l'accès aux énergies.
01:23:28Donc, c'est là où nous,
01:23:29on doit...
01:23:29Enfin, en tant qu'agence
01:23:30de développement,
01:23:30il faut vraiment
01:23:31qu'on appuie le développement
01:23:32des énergies renouvelables.
01:23:34Mais c'est vrai que l'IA
01:23:35va changer la face...
01:23:38Enfin, change la face du monde.
01:23:41Alors, de voir la situation
01:23:43géopolitique depuis...
01:23:46Avec la guerre en Ukraine,
01:23:47depuis qui dure,
01:23:48ensuite le conflit au Moyen-Orient.
01:23:50Et comment est-ce que,
01:23:52par exemple,
01:23:53la FD s'adapte-t-elle
01:23:54à ce contexte ?
01:23:57Ben, en fait, je vais dire
01:23:58que notre champ d'activité
01:23:59s'élargit, en fait,
01:24:00parce qu'on intervient
01:24:02sur l'Est de l'Europe.
01:24:04Nous, on garde notre métier,
01:24:07voilà, d'être une agence
01:24:09de développement.
01:24:10Mais c'est vrai
01:24:10qu'il y a toute une partie
01:24:12de l'activité de l'AFD aussi
01:24:14qui est tout ce qui est gestion
01:24:15des zones en conflit.
01:24:18Ça, c'est...
01:24:19Quand on parlait d'évolution,
01:24:20il y a 30 ans,
01:24:21ça n'existait pas à l'AFD.
01:24:22On faisait...
01:24:22C'était le développement.
01:24:24Là, moi, j'ai des collègues
01:24:25qui deviennent spécialisés
01:24:26pour intervenir
01:24:28dans des zones en conflit
01:24:30avec des produits spécifiques,
01:24:33des savoir-faire
01:24:34qui sont les leurs.
01:24:35Moi, chacun son métier.
01:24:37Moi, je suis moins dans tout ça.
01:24:39Mais oui, c'est une question
01:24:41d'adaptation.
01:24:42C'est vrai que le monde,
01:24:44c'est crispé.
01:24:46Et donc, c'est pas évident.
01:24:50Et sommes-nous entrés
01:24:51dans une nouvelle économie
01:24:52de la confiance ?
01:24:54De l'importance...
01:24:55Enfin, de la confiance, oui.
01:24:57Non, non, de besoin
01:24:59de prévisibilité, oui.
01:25:00Ça, c'est clair.
01:25:01Dans un monde instable.
01:25:02En fait, c'est celui
01:25:04qui arrivera à donner
01:25:05de la prévisibilité.
01:25:06En fait, c'est ça.
01:25:07Le bon risque,
01:25:08la bonne prise de risque
01:25:09ou quelqu'un qui arrive
01:25:10à faire prendre...
01:25:11Enfin, une structure
01:25:13qui arrive à lever...
01:25:15Parce que, comme on disait,
01:25:16pour un métier de développement,
01:25:17on a vu évoluer
01:25:18notre métier de développement.
01:25:19Parce qu'enfin,
01:25:19c'était financé.
01:25:20Après, c'était structuré
01:25:21des financements.
01:25:21Et aujourd'hui,
01:25:22c'est mobilisé.
01:25:24Donc, arriver à créer
01:25:25de la prévisibilité
01:25:26dans un monde instable,
01:25:28c'est ça, le monde d'aujourd'hui.
01:25:30Oui, c'est de trouver
01:25:31des espaces de prévisibilité
01:25:33sans être isolé.
01:25:38Et si, à puis,
01:25:38vous allez bientôt partir.
01:25:40Qu'est-ce qui vous manquera
01:25:41le plus de Maurice ?
01:25:43Les conversations.
01:25:44Cette opportunité
01:25:45que vous donnez
01:25:46de librement échanger.
01:25:48c'est aussi ça
01:25:49qui crée confiance
01:25:50en Maurice.
01:25:51On est quand même
01:25:52assez persuadés
01:25:53que Maurice,
01:25:54même contre vent
01:25:56et marée,
01:25:57j'aime bien dire
01:25:57à travers des vents contraires.
01:25:59Parce que c'est sûr
01:25:59qu'on a vraiment l'impression
01:26:01que vous devez naviguer
01:26:02pendant des vents contraires.
01:26:04D'y arriver quand même,
01:26:06en fait,
01:26:06de trouver un juste milieu.
01:26:08En tout cas,
01:26:09cette ouverture
01:26:10à la conversation,
01:26:10elle est très agréable.
01:26:12Vous avez suivi, peut-être,
01:26:15les élections à Maurice.
01:26:16Oui.
01:26:16Qu'est-ce qui vous a moqué ?
01:26:17C'est le meilleur moment
01:26:19de toute mon expérience
01:26:20mauricienne.
01:26:22Parce qu'en fait,
01:26:23c'est là qu'on réalise...
01:26:25Quand on dit
01:26:26Maurice,
01:26:27c'est la plus grande démocratie
01:26:29d'Afrique,
01:26:30c'est des mots, en fait.
01:26:32Et quand on vient
01:26:33à vivre une transition
01:26:34comme ça,
01:26:35électorale,
01:26:36on comprend ce que ça veut dire.
01:26:38Et puis l'implication
01:26:39des personnes en politique
01:26:40à ces moments-là.
01:26:42Le débat politique,
01:26:43il est très important
01:26:45à Maurice.
01:26:46chacun a son opinion.
01:26:48Il n'y a pas de...
01:26:50Il n'y a pas d'ennui, en fait.
01:26:52Les gens s'intéressent
01:26:53à leur pays.
01:26:54Je pense que c'est bien
01:26:56de terminer là-dessus
01:26:56parce que c'est sans doute
01:26:57la plus belle chose,
01:26:59le plus bel aspect
01:27:00de Maurice.
01:27:01Très bien.
01:27:02Quelle décision
01:27:03vous rend la plus fière, ici ?
01:27:08de...
01:27:11De terminer de cette façon-là.
01:27:13D'arriver à avoir su prendre
01:27:16un peu de temps
01:27:16pour poser un peu
01:27:20la réflexion sur le développement
01:27:22par rapport à cette expérience
01:27:25mauricienne.
01:27:26Et puis d'être arrivé
01:27:27avec certaines convictions
01:27:30parce que le fait
01:27:31que faire du développement,
01:27:32ce n'était pas que financier.
01:27:34ça, je l'avais en arrivant.
01:27:36Et le fait
01:27:37d'avoir pu expérimenter
01:27:38et que ça se confirme
01:27:40que je peux dire aujourd'hui
01:27:42en toute détente,
01:27:43on ne développe pas un pays,
01:27:45on l'accompagne,
01:27:46on construit avec lui.
01:27:47C'est ça,
01:27:48ma fierté, en fait.
01:27:49de l'assumer pleinement
01:27:53avec expérience,
01:27:55de maturité.
01:27:56Et si vous devriez revenir
01:27:58à dix ans
01:27:58ou quelques années,
01:28:01que c'est-à-dire
01:28:01que vous découvrez ?
01:28:03Une île
01:28:04qui a réussi
01:28:05le pari des transitions
01:28:07et qui...
01:28:09Les risques...
01:28:11Enfin, comment dire ?
01:28:12La barrière des corails
01:28:16régénérée.
01:28:18C'est une eau
01:28:20qui se perd moins
01:28:20parce que le pays
01:28:23n'a pas pris l'option
01:28:23du dessalement,
01:28:24mais plutôt
01:28:25de mieux gérer
01:28:25ses pertes techniques.
01:28:29C'est tout ça, quoi.
01:28:30C'est de...
01:28:30Oui,
01:28:31tout ce qu'on a un peu lancé
01:28:33avec les mauriciens,
01:28:34que ça devienne réalité,
01:28:36qu'on puisse dire
01:28:38Maurice...
01:28:38Ah oui, non,
01:28:38ils ont pris des options
01:28:39de développement durable
01:28:41et ça marche.
01:28:42Ce serait ça
01:28:43qui serait chouette
01:28:43dans dix ans.
01:28:44Vraiment, oui.
01:28:46Vous partez pour le Cambodge
01:28:48juste après nous.
01:28:49C'est votre première
01:28:50destination asiatique ?
01:28:52Voilà.
01:28:53On va dire
01:28:54que c'est Maurice
01:28:55qui m'a amenée
01:28:56sur le chemin
01:28:57de la transition
01:28:58de l'Asie.
01:29:00Voilà.
01:29:00C'est pour m'enrichir
01:29:02encore.
01:29:03Je vous laisse
01:29:04le mot de la fin
01:29:04pour nos éditeurs ?
01:29:05Non,
01:29:06j'espère que ça a intéressé
01:29:08les auditeurs
01:29:10et les auditrices
01:29:11et à ceux qui ont écouté,
01:29:13un grand merci.
01:29:14et j'espère
01:29:15que chacun
01:29:17puisse s'enrichir
01:29:18par cet échange.
01:29:20Très bien.
01:29:21Leticia Psy,
01:29:22encore une fois,
01:29:23merci beaucoup
01:29:24d'avoir été
01:29:25notre invité,
01:29:26le grand enthousien
01:29:27avant le grand départ.
01:29:29Nous,
01:29:30à Topafem,
01:29:30on vous souhaite
01:29:30beaucoup de succès
01:29:31de votre carrière,
01:29:33que ce soit
01:29:33en preuve,
01:29:33je vais voir ailleurs
01:29:34plus tard.
01:29:35Et on espère
01:29:36de se revoir.
01:29:37Merci beaucoup,
01:29:38Leticia Psy.
01:29:38Merci.
01:29:41Merci.
01:29:41chers auditeurs.
01:29:42Moi,
01:29:42je vous retrouve demain.
01:29:43Demain,
01:29:44notre enthousien sera
01:29:44en toute liberté
01:29:46avec Fini Sades.
01:29:48Merci
01:29:49et bonne soirée.