- il y a 16 heures
Rudy Veeramundar reçoit : Dr Avinaash Munohur – Political Scientist Suivez l’émission en direct sur : • l’application TOP FM • Facebook : Top FM Mauritius • YouTube : Top TV Mauritius
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00:00:00Il est toujours soutenable ou pas, c'est une question qu'il nous pose. Mais il n'y a pas
00:00:04également la dynamique politique. Après le meeting de Rochibada jeudi, dimanche dernier, il y a un meeting de MSM qui
00:00:15est prévu la semaine prochaine, il y a des autres événements qui préparent pour faire l'actualité, sur le plan
00:00:22judiciaire aussi, politico-judiciaire.
00:00:25Alors la troisième partie aussi, il y a la question de commission constitutionnelle, alors de dépenses qui est liée avec
00:00:34BAN Rénovation. Et il y a la question géopolitique, notamment le BAN Narco qui finissait entre l'Amérique et Maurice
00:00:43la semaine dernière et aussi la présence de Sarah Troutman.
00:00:47Donc voilà, Avinash Manoa, bonsoir et bienvenue sur le plateau de Top FM.
00:00:51Bonjour Udi, bonjour à tous les auditeurs, merci pour l'invitation.
00:00:53Très bien, toujours un plaisir de vous accueillir, Dr Manoa.
00:00:58C'est toujours un plaisir d'être des vôtres également.
00:01:00Très bien. Alors voilà, comment on me finit, j'ai dit à mon introduction Avinash Manoa.
00:01:05Alors la question de pension, de la décision pour la deuxième fois après le budget de l'année dernière, la
00:01:13question de pension préoccupe beaucoup d'attention, on va dire,
00:01:17et qui met en exergue la question de l'État-providence.
00:01:21Alors nous pédierons, nous, nous finions l'occasion, on fait un petit briefing, nous finions l'occasion, blague and shit,
00:01:26comment nous dire,
00:01:27et qui met en exergue la question du welfare state, l'État-providence.
00:01:32Et il dit, bon, nous faire un petit état de Dieu, d'abord, moi pas un petit historique, c'est
00:01:38le concept même de l'État-providence.
00:01:40Est-ce que c'est bien compris à Maurice ?
00:01:43Et est-ce qu'il y a parfois une confusion, de faire une confusion au sujet ?
00:01:47L'État-providence est la notion de gratuité.
00:01:50Donc, il y a beaucoup de confusion par rapport à ça.
00:01:54Allez, Maudessu, la première question.
00:01:57Est-ce que le concept de l'État-providence, actuellement, est-ce qu'il nous bien révine avec une définition
00:02:04?
00:02:04Vous connaissez, l'État-providence, c'est un système d'institutions qui met en place au XXe siècle,
00:02:13qui n'est pas propre à Maurice, un certain nombre de pays inénalifs, forcément en Europe, en Asie, etc.
00:02:21Le principe fondamental de l'État-providence, c'est d'offrir une protection, un safety net aux citoyens.
00:02:30Maintenant, chaque pays définit ce qu'il appelle son safety net à lui,
00:02:33par rapport à son impératif social, économique, politique, etc.
00:02:39À Maurice, l'État-providence a pris une forme relativement universelle,
00:02:45dans le sens qu'on a fait le choix, par exemple, de l'éducation gratuite,
00:02:49d'un système de santé gratuit, de la pension universelle,
00:02:53c'est-à-dire qu'il n'y a pas besoin de contribuer à travers le travail pour gagner une
00:02:57pension,
00:02:57jusqu'à récemment, comme on dit, 60 ans, on tient à une pension, en plus de la retraite.
00:03:02Et par-delà ça, d'un ensemble d'institutions dont les objectifs étaient justement de garantie,
00:03:09la sécurité des citoyens, sécurité dans le sens plus large que juste Lorraine-Ordin,
00:03:14la sécurité dans le sens littéralement social, c'est-à-dire la santé, l'éducation, etc.
00:03:21Tout ça fait partie d'un safety net.
00:03:24Et à Maurice, pour moi, il n'a un relevance particulier de l'État-providence, à Maurice.
00:03:29N'en déplaise aux discours politiques partisans, très idéologiques, en réalité,
00:03:37la dépendance à Maurice n'est pas une conquête.
00:03:40Il y a bien évidemment eu des mouvements indépendantistes, des mouvements de résistance,
00:03:44mais la dépendance à Maurice a été donnée par les Britanniques,
00:03:48dans une logique historique du démantèlement de l'Empire britannique.
00:03:53Ce que je veux dire par là, c'est que nous avons eu notre indépendance
00:03:55sans pouvoir questionner ce qu'a été le colonialisme à Maurice,
00:03:59et ce qu'a été le capitalisme colonial.
00:04:02Ce que ça veut dire concrètement, nous cause carré-carré,
00:04:04c'est qu'il n'y a pas eu à Maurice un questionnement
00:04:08entre les dominants historiques de l'économie et les dominés.
00:04:12Grosso modo, les descendants d'esclaves et les descendants des travailleurs engagés.
00:04:16Et c'est là pour moi que le contrat politique est profond, post-indépendantiste,
00:04:21parce que c'est là que l'État-providence mauricien vient se construire, justement,
00:04:26pour permettre aux dominés historiques d'avoir un safety net,
00:04:31d'avoir accès à l'éducation, d'avoir accès à la santé,
00:04:35d'avoir accès à un ensemble d'aides qui leur permettent
00:04:38de conquérir une vie plus digne, dont la pension fait partie.
00:04:43Donc, d'une certaine manière, l'État-providence à Maurice, le Welfare State,
00:04:47l'y inscrit vraiment dans une construction post-coloniale de la société mauricienne.
00:04:52Ce qui en fait, en fait, un enjeu politique extraordinairement important.
00:04:58Si je parle en termes de ce que pourrait dire un homme ou une femme de gauche,
00:05:03je dirais que l'État-providence se trouve au cœur de la lutte des classes, à Maurice.
00:05:09Maintenant, on fast-forward, nous sommes en 2026.
00:05:12Les modèles de gouvernance ont changé à travers le monde.
00:05:15Nous ne trouvons la tentation, surtout à la fin du XXe siècle,
00:05:19à partir des années 80-90,
00:05:22cette tentation de démantèlement de l'État-providence.
00:05:25Maurice, on a quand même su résister à cela, politiquement.
00:05:29Jusqu'à très récemment, jusqu'à maintenant, en fait, on n'a pas touché à la pension.
00:05:36Si l'éducation est toujours gratuite à Maurice, c'est une vraie question,
00:05:38parce qu'ici, ou pas, prends le son, ou pas, passe l'examen, c'est ça qu'il m'aute
00:05:41à dire.
00:05:42Les hôpitaux sont toujours gratuits, mais on voit aussi le développement des cliniques privées
00:05:46et un choix de plus en plus revendiqué des Mauriciens vers les cliniques privées pour de meilleurs choix.
00:05:52Donc, d'une certaine manière, les institutions de la Providence à Maurice sont en crise.
00:05:58Et elles sont en crise depuis un petit moment.
00:06:01Cette crise, elle est issue sans aucun doute d'un modèle de financement qui est dépassé,
00:06:06mais elle est aussi issue d'une structure administrative, étatique,
00:06:10qui, au fond, est extrêmement lourde.
00:06:12Donc, est-ce que l'État-providence, est-ce que le modèle de la protection sociale à Maurice
00:06:16peut rester le même au XXIe siècle qu'il était au XXe siècle ?
00:06:19Non, ce n'est pas possible.
00:06:20Tout est-ce qu'on est mis à l'accord au long, là.
00:06:22Pas dans un contexte de vieillissement de la population,
00:06:24pas dans un contexte de diversification et de modernisation de l'économie mauricienne.
00:06:28Seulement, est-ce qu'on peut juste, aujourd'hui, mettre de côté et démanteler des acquis historiques,
00:06:35des acquis sociaux historiques, sans consultation avec le peuple,
00:06:40sans en parler, sans le mettre dans un manifeste électoral ?
00:06:42Je crois que ça, ça pose profondément question.
00:06:46Et là, là où c'est dommage, c'est que ce gouvernement,
00:06:50qui dit avoir l'impératif de réformer le système,
00:06:53eh bien, il aurait dû ouvrir cette conversation.
00:06:55Et l'utiliser ouvrir cette conversation-là, pas seulement sur la question de la pension,
00:06:59l'utiliser ouvrir de manière beaucoup plus large,
00:07:01c'est-à-dire sur la question de la structure de l'État lui-même.
00:07:04J'espère qu'on pourra revenir un petit peu dessus plus tard.
00:07:07Oui, permettez-moi une phrase ici.
00:07:10Alors, vous faites une constat intéressante.
00:07:13Vous pensez que l'État-providence actuelle chez nous dit dépasser,
00:07:17et peut-être même en crise.
00:07:19Alors, il y en a, par exemple, dans les trois piliers qui, nous, nous connaissons historiquement,
00:07:24il y a l'éducation, la santé, et ensuite, il y a la question de pension.
00:07:28Alors, prenons le cas de la santé, par exemple.
00:07:30Un exemple, c'est qu'il y a beaucoup de cliniques privées
00:07:34qui sont plus un peu comme des champions,
00:07:36et qui, en Mauricie, un peu revendiquent un peu de meilleures soins.
00:07:40Alors, là, il y a une nuance.
00:07:41Alors, la question de l'État-providence, c'est justement pour protéger les plus vulnérables,
00:07:45ou bien pour les incoutes à susciter, et nous, nous, c'est une idée universelle.
00:07:49Si la question d'avoir le meilleur a pris fort d'ailleurs,
00:07:53mais de remettre en question fondamentale,
00:07:57le service que l'État-providence peut donner, par exemple, à la santé.
00:08:01Alors, effectivement, c'est peut-être un modèle de l'universalisme
00:08:04que nous sommes en train d'abandonner.
00:08:06Et effectivement, la question, elle est là, en fait.
00:08:09Dans une situation qu'au bas du ministère, il n'a un autre budget
00:08:11pour rester dans la santé, le ministère de la Santé.
00:08:13Et la santé, c'est beaucoup.
00:08:14Et c'est beaucoup.
00:08:14Il y a un budget, en-dessous-bas de l'hôpital,
00:08:17le personnel des hôpitaux, le personnel du health care, etc.,
00:08:21le personnel administratif, les équipements, etc.
00:08:23C'est beaucoup.
00:08:24Ça pèse très, très lourd.
00:08:27La capacité du gouvernement à investir plus
00:08:30pour augmenter la qualité de la santé,
00:08:33l'est assez limitée, mine de rien.
00:08:35Vous connaissez, quand on cause avec Ban Zimoun dans le secteur,
00:08:37je devine dire carrément que, mine de rien,
00:08:40au vu des capacités budgétaires qui nous aînés à Maurice
00:08:43sur la question de la santé,
00:08:44le ministère ne se débrouille pas mal.
00:08:46Bien évidemment, au Poutan, Banca, dans des hôpitaux
00:08:49où il y a de la négligence médicale,
00:08:52évidemment, nous tous liés à ça dans Ban Zimounal,
00:08:54et ce sont des choses aberrantes,
00:08:58mais, grosso modo, en général,
00:09:03le ministère délivre par rapport à capacité qui y est.
00:09:06Et, justement, c'est là qu'il y a un contrat tacite,
00:09:10mine de rien, un contrat politique tacite avec les Mauriciens
00:09:12où, parallèlement, le gouvernement a laissé se développer
00:09:15l'offre de santé privée,
00:09:17en parallèle avec l'offre des assurances,
00:09:21parce que, dis-moi, pas si ça a la clinique,
00:09:22vous disiez, on a eu l'assurance,
00:09:24un modèle un peu à l'américaine, mine de rien,
00:09:26et qui permet, justement,
00:09:29des investissements peut-être plus conséquents
00:09:30de la part du privé,
00:09:32sans forcément venir complètement mettre à mal le système public.
00:09:38Très bien.
00:09:39Alors, intéressant,
00:09:40parce qu'il n'y a pas de l'État à Providence,
00:09:42et d'abord, il y a un message,
00:09:44un newsletter, plutôt,
00:09:45que le député de la majorité,
00:09:48Kouchal Lobin,
00:09:50leader des nouveaux démocrates,
00:09:52finit de se mettre récemment,
00:09:54très récemment.
00:09:54Alors, à la question de l'État à Providence,
00:09:58sur le titre d'un choix, pas une charge,
00:10:01me permettez-moi de dire ça,
00:10:02je suis profondément attaché à notre État à Providence,
00:10:06que je refuse d'opposer justice sociale
00:10:09et performance économique,
00:10:11donc la pension universelle,
00:10:12l'éducation gratuite,
00:10:13la santé gratuite,
00:10:14la protection sociale.
00:10:15Ces acquis ne sont pas de simples dépenses budgétaires,
00:10:18ils constituent d'expression de notre solidarité nationale
00:10:22et de notre identité républicaine.
00:10:24Mais préserver ces acquis exige également
00:10:27le courage de transformer notre économie
00:10:29pendant trop longtemps.
00:10:30Nous avons laissé croire que la prospérité d'une nation
00:10:34pouvait se résumer à son PIB,
00:10:37aux appréciations des agences internationales
00:10:40de notation et au point informant des marchés financiers.
00:10:43Ces indicateurs ont leur utilité,
00:10:45mais ils ne doivent jamais devenir notre boussole.
00:10:48Elle se mesure à la qualité de la vie
00:10:49et de sa population,
00:10:51à la confiance qu'elle inspire à sa jeunesse,
00:10:53à la dignité qu'elle garantit à ses aînés,
00:10:56à la protection qu'elle offre aux plus vulnérables
00:10:58et à l'espérance qu'elle donne aux générations futures.
00:11:01Les nouveaux démocrates refusent l'idée
00:11:03selon laquelle le succès économique devrait être apprécié
00:11:06uniquement à travers les critères
00:11:08d'un modèle ultralibéral hérité d'une autre époque.
00:11:13Dimanou réagir par rapport à cette réflexion ?
00:11:16Alors ce qui est très intéressant,
00:11:17c'est que Kouchan Lobin est en contraction directe
00:11:18avec le gouvernement dont il fait partie.
00:11:20Ça c'est la première chose.
00:11:21Très intéressant.
00:11:22Il y a une constance par rapport à ça.
00:11:24Oui, oui, oui, effectivement.
00:11:25Oui, effectivement.
00:11:26Et c'est intéressant de voir la dynamique
00:11:28à l'intérieur de l'Alliance.
00:11:30Un modèle ultralibéral dépassé,
00:11:32non pas du tout,
00:11:33l'ultralibéraliste c'est l'avenir du monde.
00:11:35C'est-à-dire que nous sommes dans une situation idéologique aujourd'hui
00:11:37où non déplaise aux parties qui se disent de gauche,
00:11:41l'hypothèse socialiste, ça n'existe pas.
00:11:43Avec l'effondrement de l'hypothèse communiste
00:11:46à la fin du XXe siècle,
00:11:47ça a été remplacé par, on va dire,
00:11:49une espèce d'écologie politique
00:11:51qui a beaucoup de mal à trouver
00:11:53une dynamique politique réelle
00:11:55qui se traduit dans des votes,
00:11:58mais par-delà les votes,
00:11:59dans des vraies politiques publiques en fait.
00:12:02Donc non, nous sommes dans l'hégémonie totale du néolibéralisme,
00:12:05l'hégémonie totale du marché
00:12:07à l'échelle du monde
00:12:08et c'est littéralement ce qui définit le néolibéralisme,
00:12:11c'est-à-dire l'introduction de la logique du marché,
00:12:15de la concurrence et de l'efficience
00:12:17dans l'évaluation de toutes les performances,
00:12:22incluant clairement les performances
00:12:23de certaines politiques publiques.
00:12:25C'est-à-dire que malheureusement c'est comme ça.
00:12:30La question de la pension, elle est claire.
00:12:31Dans une situation, côté FMI,
00:12:32le Premier ministre qui a mis un réduit à la dette,
00:12:34le Premier ministre ne questionne pas,
00:12:36mais en fait, qui fait un ou 24 ministères dans Maurice,
00:12:38qui fait 11 unions ministères,
00:12:40qui fait 7 districts,
00:12:41il n'est pas question de tout ça.
00:12:42Voilà, les questionnaires de ces affaires,
00:12:44c'est que le dispension, pension,
00:12:46alors effectivement, encore une fois,
00:12:48c'est pour moi la structure de l'État
00:12:51qui doit évoluer.
00:12:52C'est là qu'il y avait des réformes
00:12:54extrêmement intéressantes à pousser.
00:12:56Et en se concentrant uniquement sur la pension,
00:12:59pour moi, le gouvernement,
00:13:00il a raté le coche complètement.
00:13:04Alors, pour revenir à nos questions du départ,
00:13:06est-ce que c'est un,
00:13:08par rapport, est-ce que c'est un,
00:13:10l'intention ici,
00:13:11c'est de faire évoluer l'État-providence
00:13:13ou bien c'est un démantèlement de l'État-providence,
00:13:16de la pension ?
00:13:19C'est difficile à dire.
00:13:20Si on voulait faire évoluer
00:13:21le modèle de l'État-providence,
00:13:23encore une fois,
00:13:24l'Étipou issu d'une consultation.
00:13:26Pour moi, toute évolution
00:13:28doit être ancrée
00:13:30dans une consultation nationale.
00:13:32Et Zotipogosy,
00:13:33pendant la période électorale,
00:13:34Nopane trouve ça
00:13:36dans un manifeste électoral.
00:13:39Il y a un parlementaire,
00:13:40la semaine dernière,
00:13:41qui a expliqué qu'il ne pouvait pas faire ça
00:13:42pour des raisons...
00:13:43Apparemment, il joue aux échecs.
00:13:46Bon, ça, c'est une chose.
00:13:48Le démantèlement,
00:13:50disons que la tendance
00:13:53réelle, actuelle,
00:13:54et Maurice n'échappe pas à cette tendance,
00:13:56qui est une tendance globale,
00:13:57elle est au démantèlement
00:13:58des acquis sociaux.
00:14:00C'est d'ailleurs,
00:14:01il suffit de voir,
00:14:01par exemple,
00:14:02en Europe,
00:14:02en Amérique latine,
00:14:04aux États-Unis,
00:14:04enfin, si on peut parler
00:14:05d'acquis sociaux aux États-Unis,
00:14:08à quel point, justement,
00:14:09le démantèlement
00:14:10du protectionnisme de l'État
00:14:12est en train d'ouvrir
00:14:13des brèches dans les sociétés.
00:14:14C'est très, très, très visible
00:14:15en Europe.
00:14:16Et ces brèches,
00:14:17aujourd'hui,
00:14:18c'est là que les extrêmes
00:14:20pullulent,
00:14:20d'une certaine manière.
00:14:21C'est là,
00:14:22c'est le terreau
00:14:23de tous les extrémismes.
00:14:25Et encore une fois,
00:14:26c'est intéressant,
00:14:26parce qu'à Maurice,
00:14:28Maurice n'est pas un pays isolé.
00:14:29C'est une île, certes,
00:14:29mais on est très connectés.
00:14:31Nous sommes très globales à Maurice.
00:14:32Une démocratie moderne
00:14:34et nous n'y échappons pas.
00:14:36Maintenant,
00:14:37pour revenir à votre question,
00:14:38est-ce qu'il y a
00:14:39une stratégie derrière ?
00:14:40Que ce soit sur l'évolution,
00:14:41le démantèlement ?
00:14:43Je ne sais pas.
00:14:44Pour moi,
00:14:44s'il y avait une stratégie,
00:14:45ils en auraient parlé.
00:14:46On aurait entendu
00:14:47des choses mentionnées.
00:14:49même avant la campagne électorale,
00:14:51les prises de position
00:14:52du Parti travailliste,
00:14:54du MMM,
00:14:55de Résistance et Alternative.
00:14:57Il y aurait eu des prises de position
00:14:58sur ces questions,
00:14:58on ne les a jamais entendues.
00:15:00Un coup,
00:15:00ils arrivent au pouvoir.
00:15:02Moody's,
00:15:02d'un côté,
00:15:02le FMI de l'autre,
00:15:03dire,
00:15:03ils ont fait ça,
00:15:04ils ont fait ça,
00:15:04ils ont fait ça.
00:15:05Est-ce que ce n'est pas
00:15:06tout simplement
00:15:07qu'un pragmatisme ?
00:15:09Mais avant Moody's et FMI,
00:15:11ils nous révinent
00:15:11à ce fameux rapport
00:15:12qui on pensait
00:15:13nous proposer
00:15:14pendant des années encore.
00:15:15Que personne n'a signé là ?
00:15:16Que personne n'a signé.
00:15:18Mais c'est ça
00:15:19qui s'est de la base
00:15:19un peu avant,
00:15:21même rapport
00:15:22Moody's et FMI.
00:15:23Vous êtes d'accord ?
00:15:24Moi,
00:15:24l'impression que je m'en gagne,
00:15:25c'est une fois que ça a publié,
00:15:26c'est même Moody's et FMI
00:15:27ne me prend ça
00:15:28pour nous.
00:15:30Absolument.
00:15:30Vous savez,
00:15:31le FMI et Moody's,
00:15:33idéologiquement,
00:15:33on sait où ils se positionnent.
00:15:35Ce sont des instruments
00:15:36de l'ultralibéralisme.
00:15:37Ou pas pour qu'un expec FMI
00:15:39peut-être dire
00:15:39que vous connaissez
00:15:40ou non.
00:15:40En fait,
00:15:40vous connaissez
00:15:41Pension-là,
00:15:42il y a un PFA
00:15:42ou tibis un double éli.
00:15:44Ils sont justement
00:15:46sur cette logique
00:15:47de l'efficience budgétaire.
00:15:49Ils n'ont fait que ça.
00:15:51Ils ne font que ça.
00:15:52Ils ne feront que ça.
00:15:53Maintenant,
00:15:54le gouvernement,
00:15:55ce n'est pas au gouvernement
00:15:56de se laisser dicter
00:15:57par le FMI.
00:15:58Le gouvernement d'un pays,
00:15:59jusqu'à preuve du contraire,
00:16:00est souverain.
00:16:01Et ce gouvernement
00:16:02a été élu
00:16:03pour défendre
00:16:04les intérêts du peuple
00:16:05et de la souveraineté
00:16:06de son pays.
00:16:07C'est là,
00:16:08surtout dans le cas du FMI.
00:16:09Enfin, excusez-moi,
00:16:10certes,
00:16:11Maurice est très endetté,
00:16:12mais on n'a pas de dette
00:16:13auprès du FMI.
00:16:14On ne leur doit pas grand-chose.
00:16:15Ils n'ont pas d'action concrète
00:16:16contre nous,
00:16:17vu qu'ils ne possèdent pas
00:16:18notre dette.
00:16:19Donc, à partir de là,
00:16:21pourquoi les écouter
00:16:21à ce point à l'aveugle ?
00:16:23C'est d'autant plus ridicule
00:16:24avec Moody's
00:16:25qui est une institution privée
00:16:27qui n'a,
00:16:28excusez-moi,
00:16:30aucune légitimité politique.
00:16:31Mais aucune.
00:16:33Aucune.
00:16:34Certes,
00:16:34ils peuvent échouer des notes
00:16:36qui ont un impact
00:16:37sur les marchés financiers.
00:16:39Mais encore une fois,
00:16:40on a vu avec la Grèce
00:16:42ce que ça a donné.
00:16:43On a vu à quel point
00:16:43Moody's s'est trompé.
00:16:44Et on a vu aujourd'hui
00:16:46que les investisseurs
00:16:47font très attention
00:16:47à Moody's.
00:16:49Comment entrer dans cette rhétorique
00:16:50comme ça,
00:16:52du jour au lendemain,
00:16:53sans rien expliquer,
00:16:54sans aucune pédagogie.
00:16:56Et encore une fois,
00:16:56encore une fois,
00:16:57sur un rapport,
00:16:58certes,
00:16:59qui a été publié,
00:17:00que personne n'a signé,
00:17:01et excusez-moi de le dire,
00:17:03que personne n'a prouvé.
00:17:05ce n'est pas prouvé,
00:17:06ce qui est dit dans le...
00:17:07Sur l'idée avancée
00:17:08de leur rapport.
00:17:09Oui.
00:17:10Oui, vous avez raison.
00:17:11Alors,
00:17:12il y a une phrase intéressante
00:17:15pendant la campagne,
00:17:17personne ne l'a vu venir.
00:17:18Ça veut dire,
00:17:18par exemple,
00:17:19prenez le cas de l'énergie.
00:17:21Nous connaissons
00:17:22qu'il y a des 10 ans,
00:17:22par exemple,
00:17:23pour le Béron,
00:17:23il y a des risques
00:17:24de blackout,
00:17:25il y a des risques
00:17:26de...
00:17:28de...
00:17:30de...
00:17:30Alors,
00:17:31nous,
00:17:32je peux connaître
00:17:32les affaires,
00:17:33vous dites,
00:17:33par rapport à l'énergie,
00:17:34parce que,
00:17:35depuis Day One,
00:17:37depuis...
00:17:37avant même l'alliance,
00:17:38la question de blackout,
00:17:41je vais dire,
00:17:42mais il y en a aussi,
00:17:43dans un dernier meeting,
00:17:44je vais faire l'alliance
00:17:45du changement,
00:17:46c'est le cas.
00:17:46Mais par rapport
00:17:47à la pension
00:17:49et l'état-providence,
00:17:51etc.,
00:17:52un mot passe final.
00:17:53Ça,
00:17:53on a bien raison
00:17:54par rapport à ça.
00:17:57Et là,
00:17:57est-ce que,
00:17:58par exemple,
00:17:58il y en a
00:17:59beaucoup d'observateurs
00:18:00et puis dire,
00:18:01c'est dans l'ADN
00:18:01du post-travail,
00:18:02c'est par exemple
00:18:03l'éducation gratuite.
00:18:05Et là,
00:18:06parce que,
00:18:06on nous rappelle
00:18:07que l'éducation
00:18:07n'a pas toujours été gratuite
00:18:08à Maurice.
00:18:10Et donc,
00:18:11ça,
00:18:12c'est au crédit
00:18:12du post-travail,
00:18:13et ensuite,
00:18:14il y en a en pension,
00:18:15etc.
00:18:15Est-ce que là,
00:18:16par exemple,
00:18:16c'est pas l'ADN
00:18:17qui prend une coût ?
00:18:19Alors,
00:18:20il y a dans le parti travailliste,
00:18:21on a le mot travailliste,
00:18:22donc le parti des travailleurs,
00:18:23le parti qui,
00:18:24historiquement,
00:18:25il a 6 li sur
00:18:25des mouvements syndicals,
00:18:27sur des revendications
00:18:30importantes,
00:18:30notamment pour la social-démocratie.
00:18:32C'est un parti
00:18:33qui nous a un rôle
00:18:34extrêmement important
00:18:35dans la construction
00:18:36de l'état-providence
00:18:36à Maurice,
00:18:37et dans la construction,
00:18:38justement,
00:18:38du safety net,
00:18:39du modèle social
00:18:40mauricien.
00:18:41Extrêmement important.
00:18:43Alors,
00:18:43est-ce que
00:18:44Motipé Koudnita Diabal Singh
00:18:45a quelque temps
00:18:46le dit
00:18:46que le parti travailliste
00:18:48a renié son idéologie ?
00:18:50Moi,
00:18:51je crois que le parti travailliste
00:18:52est en train
00:18:53dans une phase
00:18:54de transformation idéologique.
00:18:55M'en rappelle où ?
00:18:56Alors,
00:18:56c'est très intéressant,
00:18:57en fait,
00:18:58mais...
00:18:58Volontaire,
00:18:59vous pensez ?
00:18:59Alors,
00:19:00l'un des derniers
00:19:02entretiens
00:19:02que Margaret Thatcher donne,
00:19:04bien après avoir été
00:19:05Premier ministre,
00:19:06un peu avant
00:19:07qu'elle décède,
00:19:08le journaliste
00:19:09lui demande
00:19:09qu'est-ce que vous considérez
00:19:12être votre plus grand
00:19:13achievement
00:19:14en tant que Premier ministre ?
00:19:15Vous connaissez
00:19:15qui lui répond ?
00:19:16Tony Blair.
00:19:18Il répond Tony Blair.
00:19:19Et en fait,
00:19:20tout est dit dedans.
00:19:21C'est-à-dire que
00:19:21des politiques néolibérales
00:19:23qu'elle a mises en place
00:19:24pour casser les syndicats,
00:19:25pour casser le modèle social
00:19:27britannique
00:19:27dans les années 80,
00:19:29a forcé le parti
00:19:30travailliste
00:19:31à entièrement
00:19:33se convertir
00:19:34en un parti
00:19:35libéral.
00:19:36C'est peut-être
00:19:37exactement ce qui est en train
00:19:38de se passer aujourd'hui
00:19:39au parti travailliste.
00:19:41Qu'est-ce qui le force
00:19:42à faire ça ?
00:19:43Forcément,
00:19:44il y a une forme
00:19:45de capitalisme
00:19:45qui émerge à Maurice,
00:19:47qui fait qu'ils n'ont pas
00:19:48le choix.
00:19:49Ça,
00:19:49c'est une vraie question
00:19:50à poser.
00:19:50Peut-être jusqu'à pas
00:19:52élaborer
00:19:53sur une forme
00:19:53de capitalisme
00:19:54qui peut émerger ?
00:19:55Alors,
00:19:56encore une fois,
00:19:57moi je considère,
00:19:58on me considérait à Maurice
00:19:59que Maurice est connecté
00:20:01dans le monde,
00:20:01le global se joue ici.
00:20:04Et cette alliance
00:20:06historique
00:20:07entre,
00:20:08d'un côté,
00:20:09le capitalisme libéral
00:20:10et de l'autre côté,
00:20:12la social-démocratie
00:20:13comme forme
00:20:13du gouvernement
00:20:14et des institutions,
00:20:15dont l'État-providence
00:20:17et le modèle social
00:20:18font partie,
00:20:20cette forme-là,
00:20:21c'est fini.
00:20:22Nous sommes,
00:20:23à mon avis,
00:20:23dans un processus
00:20:25d'accumulation
00:20:26à l'échelle du globe,
00:20:27du capital,
00:20:28qui fait que
00:20:31ils n'ont plus besoin
00:20:32de la social-démocratie.
00:20:33Les grands théoriciens,
00:20:34les grands philosophes politiques
00:20:35des années 90
00:20:36l'ont très très bien vu d'ailleurs.
00:20:37Gijek le dit parfaitement bien
00:20:39dans la fin des années 90.
00:20:41Gijek a cette phrase
00:20:41extraordinaire
00:20:42où il dit
00:20:42« Nous, les Occidentaux,
00:20:44nous avons peur de la Chine. »
00:20:46Mais qu'est-ce qui nous fait peur ?
00:20:47dans la Chine.
00:20:47Ce n'est pas que la Chine
00:20:49soit d'une forme
00:20:50archaïque,
00:20:51non démocratique
00:20:52de l'État.
00:20:53Nous avons peur de la Chine
00:20:54parce que nous savons
00:20:55que la Chine,
00:20:55c'est l'avenir de l'Occident.
00:20:58C'est la direction
00:20:59qui est posée.
00:20:59C'est clair.
00:21:01Et,
00:21:02d'une certaine manière,
00:21:03nous voyons aussi
00:21:04le démantèlement
00:21:05de ce safety net historique,
00:21:07encore une fois,
00:21:08qui date de l'après
00:21:09la Deuxième Guerre mondiale,
00:21:11dans une logique
00:21:12beaucoup plus large
00:21:13du capital.
00:21:13Un capital qui devient
00:21:14extrêmement accapareur
00:21:17est-ce qu'il suffit
00:21:17d'ouvrir un petit peu
00:21:18les yeux pour le voir
00:21:19à Maurice ?
00:21:19Ce n'est pas très compliqué
00:21:20de faire cette observation.
00:21:22Ce qui ramène moi
00:21:23à un thème
00:21:24qui nous finit discuté
00:21:25avant l'émission
00:21:26du briefing,
00:21:27c'est l'effondrement
00:21:28du marxiste.
00:21:30Le marxiste,
00:21:31c'est une chose,
00:21:31mais l'effondrement
00:21:32d'une hypothèse de gauche
00:21:34réelle, crédible.
00:21:36Beaucoup disent
00:21:36que résistance et alternative
00:21:37portaient ça en eux.
00:21:39Et aujourd'hui,
00:21:39on voit quand ils sont...
00:21:40Vous connaissez,
00:21:41moi,
00:21:42Mopap,
00:21:42vous êtes
00:21:43rosslozote.
00:21:44Oui.
00:21:45Mopap,
00:21:46c'est une chose
00:21:47d'être dans l'opposition,
00:21:48d'être réidéologisé,
00:21:49d'être dans l'opposition,
00:21:51extra-parlementaire surtout,
00:21:52et de pouvoir dire
00:21:53tout et n'importe quoi.
00:21:54C'est une autre chose
00:21:55d'avoir la pragmatique
00:21:56de gouverner
00:21:57et d'être en face
00:21:58des impératifs,
00:21:59justement,
00:22:00des réels.
00:22:01Et moi,
00:22:02Mokok,
00:22:02résistance et alternative,
00:22:03ils sont en train
00:22:03d'apprendre une chose
00:22:04et surtout,
00:22:05leur soutien
00:22:05sont en train
00:22:06d'apprendre une chose,
00:22:07c'est que résistance et alternative
00:22:08a sans aucun doute
00:22:10constitué un parti de gauche
00:22:12qui était,
00:22:13à un moment donné,
00:22:14devenu une force de proposition.
00:22:16Mais quand elle rentre
00:22:17au gouvernement,
00:22:17elle n'a pas d'autre choix
00:22:19que littéralement
00:22:21se pencher,
00:22:22s'asseoir
00:22:22et ne pouvoir rien dire.
00:22:24De toute façon,
00:22:25il ne reste toujours
00:22:26leur 60,
00:22:26mais quand il y en a
00:22:27moins 60 députés
00:22:28dans le gouvernement,
00:22:28il n'y en a pas 3 inalés,
00:22:31quand il y en a 3 députés
00:22:32leur 50,
00:22:32c'est bien qu'il y a quoi à faire.
00:22:34Voilà,
00:22:34vous savez,
00:22:35la politique,
00:22:35c'est un rapport de force
00:22:37pur.
00:22:39Oui,
00:22:39alors,
00:22:40intéressant.
00:22:41Alors,
00:22:42nous revivons
00:22:42à la question
00:22:43de l'OFST,
00:22:45de l'État-providence.
00:22:47Je suis curieuse
00:22:48que c'est un modèle
00:22:49qui n'est plus soutenable.
00:22:51Est-ce que vous pensez
00:22:52que, justement,
00:22:53il y a une stratégie volontaire
00:22:56d'admettre
00:22:56que c'est un modèle
00:22:57qui n'est plus soutenable ?
00:22:59Alors,
00:22:59moi,
00:22:59il met une subtilité.
00:23:01Peut-être que ça
00:23:01qu'il m'en disait au début,
00:23:02il fait au croire
00:23:02que ce n'est pas soutenable.
00:23:03Moi,
00:23:03je ne pense pas
00:23:04qu'il n'est pas soutenable.
00:23:05Moi,
00:23:05je suis de ceux
00:23:05qui sont assez optimistes
00:23:06dessus.
00:23:07Mais je suis de ceux
00:23:08qui pensent
00:23:08qu'il faut le faire évoluer.
00:23:10OK.
00:23:10Allez,
00:23:11nous donnons un exemple
00:23:12très, très simple.
00:23:13On a parlé du système
00:23:14de la santé
00:23:15et le parallèle
00:23:16avec les systèmes d'assurance
00:23:17et les cliniques privées.
00:23:18Ça,
00:23:18c'est une chose.
00:23:25sans prendre les sons.
00:23:26Donc,
00:23:27de facto,
00:23:27l'éducation,
00:23:28elle n'est pas gratuit.
00:23:29En fait,
00:23:30on est en face
00:23:30de ces contradictions-là.
00:23:32Nous payons
00:23:32un acquis historique
00:23:33pour argent comptant.
00:23:35Et d'une certaine manière,
00:23:36c'est là
00:23:37que ça ne fonctionne pas.
00:23:41Je pense
00:23:41qu'il est impératif
00:23:42pour nous
00:23:42d'avoir
00:23:43une vision
00:23:45claire,
00:23:47pragmatique,
00:23:49sans concession
00:23:49de où
00:23:51nous en sommes.
00:23:52Pour rester
00:23:52sur la question
00:23:53de l'éducation,
00:23:54est-ce que
00:23:55l'éducation
00:23:55remplit
00:23:56au public
00:23:56aujourd'hui
00:23:58sa fonction
00:23:59d'ascenseur social
00:23:59à Maurice ?
00:24:00Quand il arrive
00:24:01trois crédits,
00:24:02quand on regarde
00:24:03les rapports
00:24:03qui sont issus
00:24:05sur les institutions
00:24:07tertiaires,
00:24:08etc.,
00:24:08le niveau
00:24:09d'écriture,
00:24:11etc.,
00:24:11est-ce que
00:24:12vraiment l'éducation
00:24:13aujourd'hui
00:24:13est en train
00:24:14de donner
00:24:14les armes
00:24:15nécessaires
00:24:16aux jeunes
00:24:16Mauriciens
00:24:17pour pouvoir
00:24:18construire leur vie
00:24:19après sur le marché
00:24:20du travail
00:24:20ou de l'entreprise,
00:24:21peu importe.
00:24:22Ça,
00:24:23c'est une vraie question
00:24:23qui nous doit poser.
00:24:24Et à partir de là,
00:24:25il y a forcément
00:24:26un ensemble
00:24:27de réponses
00:24:28qu'on aura
00:24:28qui va nous mener
00:24:29vers des réformes
00:24:31qui vont devenir
00:24:32visibles
00:24:32par rapport à ça.
00:24:34C'est pareil
00:24:34pour le système
00:24:35de santé,
00:24:36c'est pareil
00:24:36pour la pension.
00:24:37On fait face
00:24:38effectivement
00:24:39à une situation
00:24:40de vieillissement
00:24:40de la population.
00:24:41que le Poubizin,
00:24:42les jeunes actifs
00:24:43vont devoir payer
00:24:43beaucoup plus
00:24:44de pensions
00:24:45dans les prochaines
00:24:45années.
00:24:46Et ce n'est pas
00:24:47quelque chose
00:24:47de soutenable,
00:24:49surtout au regard,
00:24:51on va dire,
00:24:52d'une productivité
00:24:54qui n'est pas en berne,
00:24:56mais elle n'est pas
00:24:56assez dynamique
00:24:57à Maurice.
00:25:00Donc,
00:25:00tout gouvernement
00:25:01est en face
00:25:02d'un impératif
00:25:02qui est clair.
00:25:03D'un côté,
00:25:03comment justement
00:25:05régler ces problèmes
00:25:06institutionnels
00:25:07et de l'autre,
00:25:08comment relancer
00:25:08cette productivité
00:25:09pour insuffler
00:25:10un autre dynamisme
00:25:12à l'économie.
00:25:12Une diversification
00:25:13des secteurs,
00:25:15emmener plus
00:25:15de croissance,
00:25:16emmener plus
00:25:16d'investissement,
00:25:17créer plus d'emplois,
00:25:18plus d'entreprises
00:25:19et surtout dynamiser
00:25:20les petites
00:25:20et moyennes entreprises.
00:25:21Les conglomérats,
00:25:22Zotcoré,
00:25:22Zotin,
00:25:23c'est vraiment
00:25:23le nerf de la guerre,
00:25:25c'est les S&D.
00:25:26Donc,
00:25:27cette équation-là,
00:25:28elle n'est pas simple
00:25:28du tout
00:25:29et elle requiert
00:25:29que nous regardons
00:25:31en face
00:25:31où est notre système.
00:25:33Et moi,
00:25:34c'est là qu'il m'a dit
00:25:34de dire
00:25:35qu'il ne faut pas
00:25:35s'arrêter
00:25:36à l'État-providence.
00:25:37Il faut une évaluation
00:25:41réelle
00:25:41de notre structure
00:25:43de gouvernement.
00:25:45Si on veut vraiment
00:25:47aller chercher
00:25:48des réformes
00:25:49qui permettent
00:25:51aujourd'hui
00:25:52à Maurice
00:25:53de réduire
00:25:54les dépenses publiques,
00:25:56sans forcément
00:25:57toucher
00:25:57au safety net
00:25:59social
00:26:00et en optimisant
00:26:02la capacité
00:26:03productive
00:26:03du pays,
00:26:05excusez-moi,
00:26:06ce n'est pas
00:26:06sur la pension
00:26:07qu'on va trouver
00:26:08ça.
00:26:08Encore une fois,
00:26:09c'est dans
00:26:10les institutions.
00:26:12On va donner
00:26:12un exemple
00:26:12bien simple.
00:26:14S'il nous compte
00:26:15le nombre
00:26:15des fonctionnaires
00:26:16à Maurice.
00:26:17Total,
00:26:18moi,
00:26:18pas d'écosistes
00:26:19dans les ministères,
00:26:20la fonction publique,
00:26:20moi,
00:26:20les policiers,
00:26:22le personnel hospitalier,
00:26:24etc.
00:26:25si je ne me trompe pas,
00:26:26on n'est pas loin
00:26:26de 105 000.
00:26:27105 000 à Maurice.
00:26:29Il y a à Maurice,
00:26:31Monique Rézard,
00:26:32vous avez besoin d'écrire ça
00:26:33sinon,
00:26:34590 000 actifs.
00:26:37590 000 Mauriciens
00:26:38sont en âge
00:26:39de travailler
00:26:39et travaillent.
00:26:40Dans ces 590 000-là,
00:26:42il y en a 100 000
00:26:43qui sont des fonctionnaires.
00:26:45ça représente une part
00:26:46de 17%
00:26:48des actifs
00:26:49à Maurice.
00:26:5117%.
00:26:51Je ne vais pas dire
00:26:52que je ne vais pas dire
00:26:52qu'il n'a pas besoin
00:26:52de la police,
00:26:53je ne vais pas dire
00:26:53qu'il n'a pas besoin
00:26:54de docteur,
00:26:54qu'il n'a pas besoin
00:26:55d'un nurse,
00:26:55qu'il n'a pas besoin
00:26:55d'un professeur.
00:26:56Ça, c'est essentiel.
00:26:58Mais on doit se poser
00:26:59d'autres questions.
00:27:00Le nombre,
00:27:01le millefeuil administratif
00:27:04aujourd'hui à Maurice,
00:27:07il faut...
00:27:08Est-ce qu'il n'est pas appelé
00:27:09à être réformé ?
00:27:09Est-ce qu'il n'est pas appelé
00:27:10à être revu ?
00:27:11Le nombre de doublons
00:27:13qu'il y a dans les administrations.
00:27:15À un moment donné,
00:27:16il n'oublie pas pas
00:27:16qu'on pratique
00:27:16par rapport à ça.
00:27:18Mais donne-nous
00:27:18à l'autre les ans
00:27:18parce qu'on aime bien
00:27:19se comparer à Singapour.
00:27:20Donc, comparons-nous
00:27:21à Singapour.
00:27:23Singapour est un pays
00:27:24de 6 millions d'habitants.
00:27:26Singapour compte
00:27:274 millions 70 000 actifs
00:27:29en 2025.
00:27:32Singapour compte
00:27:33158 000 fonctionnaires.
00:27:35C'est-à-dire,
00:27:36eux, ils sont à un ratio
00:27:37de 3,9%.
00:27:40Et ils ont fait ça
00:27:41sans forcément
00:27:43réduisant le staff
00:27:44dans les institutions,
00:27:46la police,
00:27:46pas du tout.
00:27:48Ils ont juste
00:27:48une vision différente.
00:27:50Singapour, par exemple,
00:27:51il n'a 16 ministères.
00:27:53À Maurice,
00:27:53il n'a 24 ministères.
00:27:56Est-ce qu'on a vraiment
00:27:57besoin de vivre
00:27:59aussi largement que ça ?
00:28:0124 ministères
00:28:02avec tout son staff,
00:28:03avec tout ce que ça veut dire.
00:28:04On ne sait pas
00:28:0512 junior ministers
00:28:07qui servent à quoi ?
00:28:08Excusez-moi,
00:28:08ça sert à quoi un junior minister ?
00:28:10Ils n'ont aucun pouvoir
00:28:12décisionnel et exécutif.
00:28:14Non,
00:28:14à un moment donné,
00:28:15vous savez,
00:28:16il faut...
00:28:18On ne peut pas imposer
00:28:19des politiques d'austérité
00:28:21sans se poser
00:28:22les vraies questions.
00:28:23Oui.
00:28:24Voilà.
00:28:25Ces vraies questions,
00:28:26malheureusement,
00:28:26politiquement,
00:28:26on a...
00:28:27Enfin,
00:28:28il y a selon moi
00:28:29un vrai manque de courage politique
00:28:30de suivre aujourd'hui.
00:28:32Absolument.
00:28:33Alors,
00:28:33on nous retrouve,
00:28:34nous invités,
00:28:35et juste après,
00:28:35cette pause.
00:28:40Hard Talk,
00:28:41Hard Talk.
00:28:44Tien a trop beaucoup
00:28:45application.
00:28:46Jimoun trouve-li compliqué.
00:28:48Jimoun,
00:28:49des fois,
00:28:49croit li pas pouzeut.
00:28:51C'est pour sa raison-là
00:28:52que gouvernement
00:28:53permet de correct.
00:28:55Aster est la
00:28:56N solution simple,
00:28:57N cell place,
00:28:59N cell application
00:28:59pour tout service gouvernement.
00:29:03Corec,
00:29:04c'est super app
00:29:05pour service gouvernement
00:29:06N cell place,
00:29:08plus simple,
00:29:09plus vite.
00:29:09Tout ce qui est au besoin,
00:29:11les trouve N cell place.
00:29:13Pour rendre de correct,
00:29:14O passe par Mopasse.
00:29:16Mopasse,
00:29:17ce n'est pas une application.
00:29:19C'est N la porte,
00:29:20un accès sécurisé
00:29:21pour ou capable
00:29:22de rendre d'application
00:29:24correct
00:29:25et bénéficier
00:29:26par le service
00:29:26digital gouvernement.
00:29:28Mopasse donne
00:29:29ou l'accès.
00:29:29L'Ikouma est la porte
00:29:31qui permet tout
00:29:32au rang d'un bâtiment
00:29:33pour ou capable
00:29:34d'accès
00:29:35à tout bon service
00:29:36dans une cell place.
00:29:39Sa premier écran-là
00:29:40montre ou ben détail
00:29:42le ou permis de conduire.
00:29:44Driving License Details
00:29:45a veut dire
00:29:46permis digital.
00:29:48Saisise
00:29:48une information
00:29:49pour ou capable
00:29:50de gérer
00:29:51un détail
00:29:51ou pénalty point
00:29:52ça veut dire
00:29:53point total
00:29:54et que la liste
00:29:55en offence.
00:29:56Premier service
00:29:57qui peut démarre
00:29:58dans correct,
00:29:58c'est pénalty point
00:29:59système digital.
00:30:0110 mouns
00:30:01peuvent aussi
00:30:02garder un certificat
00:30:03pénalty point.
00:30:045 mois,
00:30:05un nouveau service
00:30:06pour ajouter
00:30:06pour faire la vie
00:30:07plus simple
00:30:08pour tout 10 mouns.
00:30:10Correct,
00:30:10un cell ID
00:30:11et un cell app.
00:30:12La vie connectée
00:30:13avec plusieurs opportunités.
00:30:15Mopasse donne
00:30:16ou accès
00:30:16correct.
00:30:17Mais tout service
00:30:18à ou disposition.
00:30:19Correct,
00:30:20service gouvernement,
00:30:21direct dans Oupus.
00:30:24C'est quoi ?
00:30:25Vaping fait un parait cool ?
00:30:26Il parait inoffensif,
00:30:27moderne,
00:30:28il y a goût la menthe,
00:30:29bonbons,
00:30:30fruits.
00:30:31Il y a jusqu'à 16 000 savires,
00:30:33mais il y a un coup d'air
00:30:34avec savires.
00:30:35Il y a l'addiction
00:30:36avec maladie.
00:30:37L'industrie tabac
00:30:38réinvente ce produit
00:30:39pour attire
00:30:40de nouvelles générations.
00:30:41Cigarette électronique,
00:30:42nicotine pouch,
00:30:44chicha,
00:30:44je t'appelle ça
00:30:45innovation.
00:30:46Tout ça
00:30:46pour viser
00:30:47notre zen.
00:30:48Ça c'est
00:30:48manipulation.
00:30:49Par quoi
00:30:50l'isent danser ?
00:30:51Tout l'avenir,
00:30:52de la santé,
00:30:53de fitness,
00:30:54tout capable d'affecter.
00:30:55L'industrie tabac,
00:30:56par quoi
00:30:56de tout l'avenir ?
00:30:57Je t'appelle
00:30:58Profit.
00:30:58Découvrir la vérité.
00:31:00Tiens nom
00:31:00à tout bon produit tabac.
00:31:02Soisir la santé,
00:31:03choisir la vie.
00:31:05Pour plus d'informations,
00:31:06téléphone 08211.
00:31:08Un message
00:31:08ministère de la santé
00:31:09et bien-être
00:31:10dans cadre
00:31:11zone mondiale
00:31:12sans tabac
00:31:132026.
00:31:18Découvrez l'huile d'olive,
00:31:19extra virgin,
00:31:20artem oliva,
00:31:21purement méditerranée.
00:31:23Maintenant disponible
00:31:24à Maurice.
00:31:24Riche en antioxydants,
00:31:26favorise la santé
00:31:27cardiovasculaire,
00:31:28stimule la santé
00:31:28du cerveau,
00:31:29forte propriété,
00:31:30anti-inflammatoire,
00:31:31réduit le risque
00:31:32de diabète de type 2,
00:31:33rempli de bonnes graisses,
00:31:34mono,
00:31:35insaturé,
00:31:36une huile
00:31:36aux multiples bienfaits,
00:31:37port la santé
00:31:38et un goût authentique
00:31:39méditerranée.
00:31:40Disponible
00:31:41à prix compétitif.
00:31:43Commandez-les maintenant
00:31:44au 52 58 20 91,
00:31:46le 52 58 20 91.
00:31:49Extraveuil du nartem oliva,
00:31:51le goût sain
00:31:51de la Méditerranée.
00:32:18Sous-titrage Société Radio-Canada
00:32:22en l'expérience.
00:32:23Mighty C.I.E.
00:32:25Mighty,
00:32:26Mighty C.I.E.S.A.
00:32:32Hard Talk, Hard Talk.
00:32:40En studio, nous sommes avec nous
00:32:42le Dr. Avinash Manoa,
00:32:43political scientist,
00:32:44et nous préfère
00:32:46un petit analyste
00:32:48sur la question
00:32:48de l'état-providence,
00:32:51évolution ou démantèlement.
00:32:52Bien sûr,
00:32:52nous propose
00:32:53plus en profondeur
00:32:54la dynamique politique
00:32:55dans quelques minutes.
00:32:56Alors,
00:32:58nous faire
00:32:59un point de relé
00:33:01entre 5 minutes
00:33:01et 5 minutes
00:33:02juste avant la pub,
00:33:03c'est la question
00:33:03de,
00:33:04est-ce qu'il,
00:33:04par exemple,
00:33:06Singapour
00:33:06est un 16 ministères,
00:33:08moi je peux dire,
00:33:08Maurice,
00:33:09il y en a 24,
00:33:10il y en a aussi
00:33:11un junior ministère
00:33:12sans vraiment
00:33:13de pouvoir,
00:33:15et il y en a aussi
00:33:16des autres mesures,
00:33:19enfin,
00:33:19des autres fonctions,
00:33:20et est-ce qu'il nous
00:33:22fait vraiment envie
00:33:23de nous couper
00:33:24la fourmilière,
00:33:25comme on veut dire,
00:33:25et pour faire
00:33:26la grande réforme.
00:33:28Mais justement,
00:33:30Dr. Manoa,
00:33:31est-ce qu'on est là
00:33:32dans la question
00:33:32de clientélisme,
00:33:33par exemple,
00:33:34il y en a une réforme
00:33:35qui nous veut dire,
00:33:36ok,
00:33:36nous ferdille
00:33:38en quartier mini,
00:33:39en demi-tête,
00:33:40pas surprise,
00:33:41et l'autre,
00:33:42non,
00:33:43nous ne parlons pas
00:33:43de tout justement
00:33:44pour avoir clientélisme.
00:33:46Ben,
00:33:46on lui dit,
00:33:48beaucoup à l'éclair,
00:33:48à Maurice,
00:33:49que l'enjeu
00:33:50des postes
00:33:51dans la fonction publique
00:33:52c'est un enjeu politique,
00:33:54et la fonction publique
00:33:55est outrancièrement politisée.
00:33:58La structure de l'État
00:33:59elle-même,
00:34:00ou Pécoz,
00:34:01l'Assemblée nationale,
00:34:02le nombre d'élus,
00:34:04le nombre de ministères,
00:34:06le nombre de juniors ministères,
00:34:07le nombre,
00:34:09ben déjà,
00:34:09un président,
00:34:10un vice-président,
00:34:10on ne sait pas trop
00:34:11à quoi il sert,
00:34:12mais moi,
00:34:12le plus loin,
00:34:13où il y en a
00:34:13cinq municipalités
00:34:14et sept districts
00:34:14councils,
00:34:16120 ou 130
00:34:17village councils,
00:34:18avec tout,
00:34:19banélu,
00:34:19et banélu avec
00:34:20the pug,
00:34:21the salaire,
00:34:21etc.
00:34:23Rudy,
00:34:24pays-là fait
00:34:251865 km².
00:34:27Est-ce qu'on a vraiment
00:34:28besoin de tout ça
00:34:29pour gérer,
00:34:30pour gouverner
00:34:31un territoire
00:34:32aussi petit ?
00:34:33Absolument pas.
00:34:35Disons que cette structure-là,
00:34:36elle s'est construite
00:34:37comme ça,
00:34:37historiquement.
00:34:39L'avantage qui nous est
00:34:40nasourdi,
00:34:40c'est que justement,
00:34:41les nouvelles technologies
00:34:42nous permettent
00:34:44l'automatisation
00:34:45d'un certain nombre
00:34:46de tâches administratives.
00:34:48On parlait de Singapour,
00:34:49Singapour a fait le pari
00:34:50de l'automatisation.
00:34:51Il y a une digitalisation
00:34:53poussée des procédures
00:34:54administratives à Singapour
00:34:55qui permettent justement
00:34:57de garder la structure
00:34:58d'État,
00:35:00on va dire,
00:35:00dans des frontières
00:35:02budgétairement
00:35:03acceptables.
00:35:04mais il y a
00:35:05une différence radicale,
00:35:07c'est que
00:35:08la fonction publique
00:35:10n'est pas politisée
00:35:12à Singapour.
00:35:13Et en fait,
00:35:14là,
00:35:14on est confronté
00:35:15à une situation
00:35:16de culture locale
00:35:17et de culture politique.
00:35:18On connaît,
00:35:20malheureusement,
00:35:20les Koumsa,
00:35:21n'importe qui gouvernement
00:35:23fait...
00:35:23C'est le gouvernement
00:35:24qui, entre guillemets,
00:35:25a le choix
00:35:26du recrutement
00:35:27et c'est aussi
00:35:29le gouvernement
00:35:29qui a le choix
00:35:30des promotions.
00:35:31C'est-à-dire,
00:35:32il n'y a pas de neutralité
00:35:33qui est introduite
00:35:34dans ce système-là.
00:35:35Et d'une certaine manière,
00:35:37l'économie maurissienne
00:35:38pouvait le...
00:35:39s'il est capable
00:35:40de s'usténer ça
00:35:41jusqu'à un certain point.
00:35:43Mais aujourd'hui,
00:35:44ce n'est pas sustainable
00:35:45du tout.
00:35:46Vous connaissez,
00:35:47il n'est pas normal
00:35:47qu'il y ait une entreprise
00:35:48qui ait un passe-poste simple,
00:35:49qui ait une institution
00:35:50pour qu'elle tient un permis.
00:35:51Comment voulez-vous
00:35:52dynamiser
00:35:54la culture entrepreneuriale
00:35:55à Maurice ?
00:35:56Comment voulez-vous
00:35:57injecter un nouveau souffle
00:35:59dans les entreprises,
00:35:59créer de l'emploi,
00:36:00créer de la richesse,
00:36:01créer de la valeur
00:36:01si il n'a autant
00:36:03de red tape ?
00:36:04Comment on nous dit ?
00:36:05Donc, pour moi,
00:36:06ça, c'est une priorité
00:36:07absolue, vraiment.
00:36:08Et encore une fois dessus,
00:36:10c'est là
00:36:10qu'il gouvernement,
00:36:12vraiment,
00:36:12s'il y avait envie,
00:36:14si le gouvernement
00:36:15avait envie
00:36:15de changer les choses.
00:36:17Parfois,
00:36:17l'administration
00:36:18a changé les choses.
00:36:19Oui.
00:36:19C'est-à-dire,
00:36:20vraiment,
00:36:21des réformes
00:36:21importantes
00:36:22de l'administration publique.
00:36:24Mais bon,
00:36:24on sait tous
00:36:25comment ça fonctionne.
00:36:26Le clientéliste politique,
00:36:28malheureusement,
00:36:28il est ce qu'il est.
00:36:31On vit
00:36:31l'élection,
00:36:32mais on vit
00:36:32l'élection aussi.
00:36:33Et on le connaît
00:36:33comment ça passe.
00:36:37Et pour moi,
00:36:37c'est là que le bas blesse.
00:36:39C'est là qu'il y a
00:36:39vraiment un shift
00:36:40de culture nationale
00:36:41qui nous bise à Hena.
00:36:42C'est vraiment ça.
00:36:43C'est à tous les citoyens,
00:36:43ça,
00:36:44de changer ce mindset-là.
00:36:46puisque nous faisons
00:36:47des réformes,
00:36:48docteur Manoir.
00:36:49Alors,
00:36:51nous,
00:36:51j'ai dit ouvertement,
00:36:52disons que
00:36:53le docteur Ramoulam
00:36:54est en fin de carrière,
00:36:55tout comme Paul Béranger,
00:36:56il a dit même,
00:36:57il a dit en fin de carrière,
00:36:57il a fait une gaine de gouvernement.
00:36:59Alors,
00:36:59l'impression que
00:37:00beaucoup de gens
00:37:01ont gagné,
00:37:01beaucoup d'observateurs,
00:37:02c'est que,
00:37:02écoutez,
00:37:03puisque je suis en fin de carrière
00:37:05et que nous faisons
00:37:07un nouveau
00:37:09lifeline,
00:37:09on va dire politique,
00:37:10et pourrait retourner au PME,
00:37:13mais
00:37:14je n'ai rien à perdre
00:37:15politiquement.
00:37:16Je suis capable,
00:37:17justement,
00:37:17d'apporter
00:37:18les réformes qu'il faut
00:37:19sans me soucier
00:37:20du clientélisme
00:37:21et de
00:37:23les autres
00:37:25calculs
00:37:26politiques,
00:37:27on va dire.
00:37:28Et
00:37:29où est le blocage ?
00:37:32Alors,
00:37:32effectivement,
00:37:33on va dire,
00:37:34vous pouvez poser une question
00:37:35extrêmement pertinente
00:37:35et je crois que
00:37:36beaucoup de Mauriciens
00:37:37se posent cette question,
00:37:38je me suis moi-même
00:37:38posé cette question.
00:37:39on met Paul Béranger
00:37:40de côté à moi.
00:37:41Le Premier ministre,
00:37:42c'est Nabil Ramgoulam.
00:37:43Et effectivement,
00:37:44Nuka a deviné
00:37:45que Mokollin
00:37:46fait gain 80 ans,
00:37:47c'était la semaine dernière.
00:37:48À 80 ans,
00:37:49on est plus proche
00:37:50de la fin de sa carrière
00:37:51que du début.
00:37:52C'est-à-dire ?
00:37:53Normalement,
00:37:53mais bon,
00:37:54on va dire
00:37:54certains chefs d'État africains
00:37:55ont tendance à
00:37:57rendre cette maquille,
00:37:59etc.
00:38:00Mais bon,
00:38:01ça c'est pas nous,
00:38:02dans les meilleurs des mondes.
00:38:03Heureusement.
00:38:04Et effectivement,
00:38:05le mandat
00:38:06qui a été donné
00:38:08à Nabil Ramgoulam,
00:38:09comme Premier ministre,
00:38:09en 2024,
00:38:11si on doit l'interpréter,
00:38:12quel est le sens
00:38:13de ce mandat ?
00:38:14Il est là.
00:38:15On promet
00:38:16de bannes changements.
00:38:17Le P2N manda
00:38:18avec full power
00:38:19pour emmener ces changements
00:38:20parce que de toute façon,
00:38:22votre,
00:38:23on va dire,
00:38:24votre responsabilité politique
00:38:25s'arrêtera
00:38:25à la fin de ce mandat.
00:38:27et vous avez les mains libres
00:38:28et la liberté
00:38:29de le faire.
00:38:31Est-ce que ça a été
00:38:32mal compris,
00:38:33ce message ?
00:38:34Est-ce que ça a été compris
00:38:36mais ignoré ?
00:38:38Est-ce que
00:38:39Nabil Ramgoulam
00:38:39se dit que
00:38:40à 80 ans,
00:38:42il n'est pas si vieux que ça ?
00:38:43Il a peut-être encore
00:38:44d'autres mandats,
00:38:45comme Premier ministre
00:38:46ou autres,
00:38:47on ne sait pas
00:38:47ce qu'il nous prépare.
00:38:48D'ailleurs,
00:38:49il y a l'indemande
00:38:49et le mandat.
00:38:50Et l'indemande
00:38:51et le mandat,
00:38:52absolument, oui.
00:38:53Est-ce que
00:38:54Nabil Ramgoulam
00:38:55ne veut pas justement
00:38:56entrer dans cette réforme
00:38:57de l'État
00:38:58en cassant le clientélisme
00:38:59politique
00:39:00pour donner une chance
00:39:01au Parti travailliste
00:39:02d'exister devant ?
00:39:03Parce qu'il y a peut-être
00:39:04la croyance
00:39:04que le Parti travailliste
00:39:05sera fini
00:39:06s'il fait ça.
00:39:07Il y a aussi
00:39:07des plus jeunes
00:39:08qui arrivent derrière.
00:39:09Il y a un impératif
00:39:10de passation aussi.
00:39:12Le Parti doit,
00:39:12dans le meilleur des mondes,
00:39:13continuer à exister.
00:39:16Alors, je ne sais pas.
00:39:17Moi, on ne connaît
00:39:17quel est le calcul,
00:39:18on ne peut que spéculer.
00:39:19Mais, je lui dirais une chose,
00:39:21c'est que
00:39:24la logique électoraliste,
00:39:26c'est une chose,
00:39:26mais il y a une logique
00:39:27historique qui est à l'œuvre.
00:39:28Et les grands hommes d'État
00:39:29sont jugés
00:39:30par rapport à la logique
00:39:31de l'histoire.
00:39:33Et jusqu'à présent,
00:39:34si c'est vraiment
00:39:35son dernier mandat,
00:39:36s'il est sur la sortie,
00:39:39on va dire que l'histoire
00:39:40ne se souviendra pas
00:39:41de lui de manière
00:39:42très favorable.
00:39:43Mais il a encore
00:39:44un petit peu de temps
00:39:44pour rectifier les choses.
00:39:46Oui, ceci étant dit,
00:39:48Abidache, Manoua,
00:39:50quand nous avons
00:39:50les discours
00:39:51du Dr. Moulam
00:39:52au Parlement
00:39:53sur la question
00:39:53de pension,
00:39:54de réforme, etc.,
00:39:56il y a une certaine
00:39:56intransigeance.
00:39:57Et l'explication
00:39:58à cette intransigeance
00:39:59c'est justement,
00:40:00écoutez,
00:40:01il y a une réforme à faire
00:40:02et par rapport à ça,
00:40:04peu importe
00:40:05les répercussions
00:40:07politiques,
00:40:08il y a un peu
00:40:08de l'avoir avec ça
00:40:09ou d'un langage
00:40:11beaucoup plus simple
00:40:11puisqu'il n'a
00:40:12habitué
00:40:12tant d'eux,
00:40:12c'est Moupapou
00:40:13qu'il est.
00:40:14Donc,
00:40:15est-ce qu'il peut
00:40:15y avoir une dissonance
00:40:16par rapport à ça ?
00:40:16Déjà,
00:40:17il y a une marie
00:40:18dissonance aussi
00:40:18lignes qu'il est
00:40:18trois jours après,
00:40:19quand il a dû enlever
00:40:20le MinTest,
00:40:21voilà,
00:40:22donc c'est clairement
00:40:23pas ça.
00:40:25Je ne sais pas
00:40:26en quoi une fois
00:40:27ne pas danser la tête.
00:40:29On ne peut que deviner,
00:40:30on ne peut que spéculer.
00:40:32Il s'est enfermé
00:40:33dans la croyance,
00:40:34dans son groupe d'experts,
00:40:35qui sont,
00:40:36si on regarde apparemment
00:40:38les liens
00:40:39de ces experts professionnellement,
00:40:41ils ont des vested interests
00:40:43dans les assurances,
00:40:44dans tout ça,
00:40:44ils ont des vested interests
00:40:45dans le démantèlement
00:40:46de la pension universelle.
00:40:48Donc,
00:40:48on ne peut pas dire
00:40:48que ce sont des gens
00:40:49qui sont totalement neutres.
00:40:51Qu'ils aient une expertise
00:40:53à amener,
00:40:53c'est sans doute le cas
00:40:54parce qu'ils comprennent
00:40:55le domaine,
00:40:55mais c'est là justement
00:40:56que le débat aurait dû être élargi
00:40:58à la société civile
00:40:59et qui n'a pas été fait.
00:41:01On a l'impression en fait
00:41:03que Navien Roulampe
00:41:03et obscenely
00:41:04a mené une réforme
00:41:06pour mener une réforme
00:41:07parce que le FMI
00:41:07lui a dit de le faire
00:41:11et voilà,
00:41:11au moins,
00:41:12c'est quelque chose
00:41:12qu'il est en train de faire.
00:41:13Mais ça,
00:41:14c'est l'interprétation en surface.
00:41:15Nobizag est équipé
00:41:16à arriver aussi.
00:41:17On trouvait que
00:41:18Kougan,
00:41:19par à peine,
00:41:19a fait la déclaration
00:41:20qu'Otliti dire
00:41:21que
00:41:22ce pays réforme
00:41:23le système de la pension
00:41:24pour le dépolitiser,
00:41:25justement,
00:41:25pour le sortir
00:41:26de la surenchère électorale.
00:41:29Est-ce que c'est vraiment
00:41:30ce qui est en train
00:41:31d'être fait ?
00:41:32On va dire,
00:41:33au franc,
00:41:34il faudra attendre pour voir
00:41:35parce que
00:41:36je ne pense pas
00:41:37qu'il y ait une personne
00:41:38aujourd'hui à Mose
00:41:38qui comprend vraiment
00:41:39où est cette réforme.
00:41:41Il faudra attendre
00:41:41le finance bill.
00:41:42Il y en a trop beaucoup
00:41:43à faire
00:41:43qui ne bougeaient entre temps.
00:41:45Mais,
00:41:46l'autre chose,
00:41:47c'est que
00:41:48son obstination,
00:41:50je ne sais pas,
00:41:51politiquement,
00:41:53c'est compliqué
00:41:54à le comprendre,
00:41:54franchement.
00:41:55C'est compliqué.
00:41:55On a l'impression
00:41:56qu'il est dans une bulle.
00:41:57Il s'est enfermé
00:41:58dans sa bulle
00:41:58avec ses experts.
00:41:59Je ne sais pas.
00:42:00Mais,
00:42:00alors,
00:42:00intéressant,
00:42:01on fait référence
00:42:02à Kougan Barapen
00:42:03par rapport
00:42:04à une dépolitisation
00:42:05de la pension.
00:42:09Mais la question,
00:42:10c'est que
00:42:10nous posons,
00:42:11déjà,
00:42:12qu'au moment même
00:42:13qu'il faut
00:42:14voté au pays
00:42:15signé à maintenir
00:42:16en partie,
00:42:18en grande partie,
00:42:19c'est-à-dire
00:42:19ce qu'il faut proposer,
00:42:20déjà,
00:42:21que même si les élections
00:42:22ne sont pas là,
00:42:23nous désirons
00:42:23qu'un groupe
00:42:25extra-parlementaire
00:42:26ou un parti politique
00:42:29un peu plus établi
00:42:30veut dire,
00:42:31écoutez,
00:42:31nous,
00:42:32si nous voulons,
00:42:33nous pourrons
00:42:33un système
00:42:34avant.
00:42:36Mais,
00:42:36déjà,
00:42:36là,
00:42:36que ça a argument
00:42:38de dépolitisation,
00:42:39comment on peut
00:42:40mettre ça
00:42:40under lock and key ?
00:42:41C'est assez compliqué.
00:42:43Alors,
00:42:43il est très compliqué
00:42:44de mettre ça
00:42:44under lock and key
00:42:45parce que
00:42:46le système-là,
00:42:47l'ancien gouvernement
00:42:48a été passé
00:42:49du système
00:42:49de la NPF
00:42:50au système
00:42:50de la CSG.
00:42:51Eux,
00:42:52ils sont en train
00:42:52de passer
00:42:52du système
00:42:53de la CSG
00:42:53à un système
00:42:54qui,
00:42:54bon,
00:42:55on a tant
00:42:55de pouvoir
00:42:55été qu'il vous donnait
00:42:56parce que
00:42:56personne n'est clair
00:42:57dessus encore une fois.
00:42:58Et effectivement,
00:42:58le prochain gouvernement,
00:42:59pourquoi pas ça
00:42:59en l'autre système ?
00:43:01Donc,
00:43:01ça ressent plus
00:43:02à un effet
00:43:02d'annonce politique,
00:43:03c'est-à-dire
00:43:03qu'on va dépolitiser
00:43:04la pension
00:43:06alors qu'effectivement,
00:43:07la pension
00:43:07est un outil
00:43:08politique
00:43:09réel à Maurice.
00:43:10Nous disons encore
00:43:11une fois pragmatique
00:43:11par rapport à ça.
00:43:12Dans une situation
00:43:13de vieillissement
00:43:13de la population
00:43:14d'un côté,
00:43:15dans une situation
00:43:16de perte réelle
00:43:17du pouvoir d'achat
00:43:18de l'autre,
00:43:19la pension
00:43:20est forcément
00:43:21un outil politique.
00:43:22Et tout ça
00:43:23qui nous capa
00:43:23va atteindre
00:43:24de nous ban
00:43:24responsables politiques
00:43:25qui isotent
00:43:26dans la majorité
00:43:27ou qui isotent
00:43:28dans l'opposition,
00:43:28parlementaire
00:43:29ou extra-parlementaire,
00:43:30c'est que
00:43:32on va dire
00:43:33des propositions politiques
00:43:34sur la pension
00:43:34n'entrent pas
00:43:35dans le régime
00:43:36de la surenchère
00:43:37à tout prix.
00:43:39Mais on est là
00:43:40dans l'appréciation
00:43:41personnelle,
00:43:42c'est-à-dire
00:43:42c'est à eux
00:43:42d'être rationnels
00:43:43et raisonnables dessus.
00:43:44Quel système
00:43:45de loque
00:43:45où caraméter l'eau là,
00:43:47on ne va pas trop trouver
00:43:48n'importe qui système
00:43:49où caraméter l'eau.
00:43:50Oui, c'est tellement.
00:43:52Alors,
00:43:53oui,
00:43:54il y en a
00:43:54une bonne décision
00:43:55qui est un major
00:43:55de trois accords
00:43:56mais là,
00:43:56c'est une autre affaire.
00:43:57Ça c'est une autre affaire,
00:43:58absolument.
00:43:59Ça n'entre pas
00:43:59dans ce contexte-là.
00:44:00Docteur Manoua,
00:44:01Mofine pose la question
00:44:02suivante à les autres invités.
00:44:04Mofine pose la question
00:44:07Mofine trouve
00:44:08trois piliers
00:44:09de l'État-providence,
00:44:10l'éducation,
00:44:11la santé
00:44:11et la pension
00:44:12de Finesière.
00:44:13Ajouté à cela,
00:44:14en 2005,
00:44:14nous gagnons
00:44:15transports gratuits
00:44:16pour les étudiants,
00:44:17ensuite pour les personnes âgées.
00:44:22Mais est-ce que,
00:44:23par exemple,
00:44:24Mofine,
00:44:25la question de surenchère
00:44:26n'a tendance
00:44:27à limiter
00:44:27la question de pension.
00:44:29Mais au fond,
00:44:30est-ce qu'il n'y a pas
00:44:31trop de surenchère
00:44:32politique pendant les campagnes
00:44:34par rapport
00:44:34à l'État-providence
00:44:35lui-même ?
00:44:35Par exemple,
00:44:36nous finit
00:44:36nos codes de santé
00:44:38finit
00:44:38de nous donner
00:44:39des médicaments calus.
00:44:41Ça n'est.
00:44:41Tous les mounes
00:44:42pour voyager
00:44:42à ce cas-là,
00:44:43dans le bis.
00:44:43Ça aussi.
00:44:44Ensuite,
00:44:45ajouté à ça,
00:44:46dans la question
00:44:47de pension.
00:44:48Est-ce que la question
00:44:49de surenchère
00:44:50par rapport
00:44:50à l'État-providence
00:44:51n'a pas fini
00:44:52là vraiment un abus ?
00:44:54Alors,
00:44:54moi,
00:44:55je me pensais
00:44:55que oui,
00:44:56soyons honnêtes,
00:44:57la question
00:44:58de la gratuité
00:44:59à Maurice
00:45:00frôle le scandale
00:45:01politique.
00:45:02Pour ne pas dire
00:45:03le scandale électoral,
00:45:03soyons honnêtes,
00:45:04à un moment donné,
00:45:05ou pas qu'à promettent
00:45:05tout et n'importe quoi.
00:45:06À un moment donné,
00:45:07moi,
00:45:08je ne me rappelle
00:45:09que ça n'a pas
00:45:09dit ça.
00:45:09Je peux même dire
00:45:10que je suis pensionnaire
00:45:11et que je gagne
00:45:12une voyage gratuite
00:45:13à la Réunion.
00:45:14Le docteur Moulin ?
00:45:15C'est lui
00:45:15qui allait le dire.
00:45:16Oui, oui, oui.
00:45:16Et c'est...
00:45:16Ah, ok, d'accord.
00:45:17Il n'est pas une contradiction
00:45:18pour lui.
00:45:19Mais,
00:45:21oui, non,
00:45:21effectivement.
00:45:22Effectivement,
00:45:22effectivement.
00:45:23Mais,
00:45:23encore une fois,
00:45:25quel est le safeguard
00:45:26qui peut empêcher
00:45:28pendant une campagne électorale
00:45:29l'assurance-chère
00:45:30électoraliste ?
00:45:31Cette question-là
00:45:32de safeguard,
00:45:33il y a une question
00:45:33de la Fézal Djuru-Bakran
00:45:34qui est sur le partage
00:45:35également,
00:45:36mais surtout
00:45:36de la Fézal Djuru-Bakran
00:45:38qui a dit
00:45:38qu'à un moment
00:45:39de Fink-Morchus,
00:45:40elle m'en est
00:45:40pour que vous avez
00:45:40une safeguard
00:45:41de ce qui vous permet.
00:45:44Comment vous faire ça ?
00:45:45Comment vous faire ça ?
00:45:46Il n'a pas une partie politique
00:45:47qui dit
00:45:47« Oh, ce poil,
00:45:48vous dire,
00:45:49mais on a fait David,
00:45:50excusez-moi,
00:45:51ça n'a pas de poids légal réel. »
00:45:53ça ne veut rien dire tout ça.
00:45:57En manier fait Ali,
00:45:59mais après,
00:46:00ce n'est pas un safeguard
00:46:00à proprement parler,
00:46:02mais c'est de forcer
00:46:04les partis politiques
00:46:05à « abide by »
00:46:07vers leur tract électoral,
00:46:11leur programme électoral.
00:46:13Et ça,
00:46:13il faudrait,
00:46:14il faut plusieurs choses
00:46:15pour le faire.
00:46:17Il faut vraiment
00:46:18que les partis politiques
00:46:19ont une existence réelle,
00:46:20une cause,
00:46:20ça plusieurs fois.
00:46:21Il faut que le financement
00:46:22des partis politiques
00:46:23ne soit plus laissé...
00:46:24Ah, ça c'est le grand débat.
00:46:25Non, mais ce débat,
00:46:26ce débat,
00:46:27il est immense
00:46:27parce qu'il va beaucoup plus loin
00:46:28qu'on le croit en réalité.
00:46:30Beaucoup disent « Bon, quoi ?
00:46:30Il y a de la haine. »
00:46:31Non, non.
00:46:31Il y a bien, bien loin ça.
00:46:33Parce que si vous donnez
00:46:34un parti politique
00:46:35un encadrement légal réel,
00:46:38ça veut dire
00:46:38que vous donne
00:46:39une institution
00:46:40comme la commission électorale,
00:46:42dans le meilleur des mondes
00:46:43qui est entièrement indépendante,
00:46:46le pouvoir
00:46:47de disqualifier
00:46:47les partis politiques,
00:46:48s'il le faut.
00:46:51La question du « right of recall »,
00:46:53des choses comme ça.
00:46:53Voilà, voilà.
00:46:55Mais, ou pas carré,
00:46:55bien pylouacissa.
00:46:57Ruzi,
00:46:59mettons de côté
00:47:00la discussion institutionnelle,
00:47:02légale, etc.
00:47:03Restons sur la culture politique
00:47:05à Boris.
00:47:06D'une certaine manière,
00:47:08nous biseons aussi d'y aller.
00:47:09Les partis politiques
00:47:10exploitent une mentalité locale.
00:47:13Elles exploitent
00:47:14l'attente
00:47:15de certains électeurs.
00:47:16La demande.
00:47:17La demande.
00:47:18Vous voyez,
00:47:18mon petit candidat
00:47:19à l'élection de 2019,
00:47:22je le dis,
00:47:23vous faites une porte à porte,
00:47:26vous dites la porte
00:47:27qui est ouverte,
00:47:28entre 6 et 7,
00:47:31vous connaissez,
00:47:31il y a X nombre de votes ici,
00:47:33qui vous donnez moi
00:47:34pour ce vote-là ?
00:47:35Même si vous faites pour moi.
00:47:36C'est là que la marchandisation
00:47:38du vote commence.
00:47:39Et du moment qui,
00:47:40le vote devient une marchandise.
00:47:44Ça devient un marché.
00:47:46L'élection devient un marché.
00:47:48Ça devient une transaction,
00:47:49pas forcément financière,
00:47:51mais une transaction,
00:47:53ça devient un échange
00:47:53qui se traduit
00:47:54dans des politiques
00:47:55de la gratuité,
00:47:56dans des nominations,
00:47:57dans le recrutement
00:47:58de la fonction publique,
00:47:59c'est ça qui nous peut causer.
00:48:01Comment casser ça ?
00:48:02Comment casser ça ?
00:48:04Ce n'est pas des affidavides
00:48:05qui vont casser ça,
00:48:06ce n'est même pas
00:48:07le right to recall,
00:48:09ce n'est pas tout ça.
00:48:09Encore une fois,
00:48:10c'est une culture politique
00:48:12réelle des citoyens
00:48:13qui peut le faire.
00:48:14C'est aux citoyens
00:48:15de venir dire non.
00:48:16Moi, on ne veut pas
00:48:17pédouer un vote
00:48:18parce qu'ils m'ont fait
00:48:18votre guisseuse, moi.
00:48:19On ne veut pas
00:48:20parce qu'ils m'ont envie
00:48:20de meiller un pays.
00:48:21On a envie de trouver
00:48:22sa réforme-là.
00:48:23On a envie de trouver
00:48:23une modernisation
00:48:24de bonne institution.
00:48:25On a envie de vivre
00:48:26dans un pays
00:48:26où je suis en sécurité,
00:48:27où mes enfants ont un avenir,
00:48:29où l'ascenseur social fonctionne,
00:48:31où il y a un semblant
00:48:33d'égalité.
00:48:33Pas juste un pays
00:48:34où les rentiers
00:48:35boivent du champagne
00:48:36tous les jours
00:48:37et le peuple a du mal
00:48:38à remplir son caddie,
00:48:39qui est la direction actuelle
00:48:40que nous prenons.
00:48:42Mais ça, encore une fois,
00:48:44c'est une question
00:48:45de culture.
00:48:46C'est une question
00:48:47d'un réveil citoyen,
00:48:50je dirais.
00:48:50Une nouvelle petite parenthèse ici,
00:48:53sans dévoiler
00:48:54trop de secrets, bien sûr.
00:48:55qui demande les plus fous
00:48:58ou bien qui ne moque vous
00:48:59qui, par exemple,
00:49:00vous gagnez
00:49:01quand vous êtes
00:49:02en fait pote à pote ?
00:49:03Un exemple
00:49:04qui ne moque moi,
00:49:05qui d'ailleurs
00:49:06est souvent me causé,
00:49:07c'est une dame,
00:49:10une mère de famille,
00:49:11mère célibataire,
00:49:12qui était dans une situation
00:49:15économique compliquée,
00:49:16on va dire.
00:49:16Elle disait-nous,
00:49:17carré-carré,
00:49:17elle disait-nous,
00:49:18que nous avons des
00:49:21mises à dire
00:49:22pour finir la semaine.
00:49:24Nous avons trois ou quatre
00:49:25enfants.
00:49:26Du fait.
00:49:27Moi, il y en a
00:49:28X nombre de votes,
00:49:29qui ou quoi a fait
00:49:29pour moi ?
00:49:30Carré-carré.
00:49:32Mais là,
00:49:32on voit en fait
00:49:33le revers de la médaille.
00:49:34C'est-à-dire que,
00:49:35et il faut aussi
00:49:36être extrêmement
00:49:37conscient de cela,
00:49:40on va dire,
00:49:41la pauvreté,
00:49:42l'exclusion,
00:49:44sont des armes
00:49:45aussi électorales.
00:49:46C'est-à-dire,
00:49:47il y a des gens,
00:49:48une part de l'électorat
00:49:50qui est dans une situation
00:49:51tellement dépourvue
00:49:53qu'elle est obligée
00:49:54de marchander son vote.
00:49:55Ça, c'est une affaire.
00:49:56L'autre affaire,
00:49:57qui est une zénestie,
00:49:58dis-à-moi ça,
00:49:59à cœur-pipe encore une fois,
00:50:01vous savez,
00:50:02parfois,
00:50:02les gens,
00:50:03ils sont d'une clarté
00:50:04extraordinaire.
00:50:05Et dis-à-moi,
00:50:06vous connaissez-moi,
00:50:08élection,
00:50:08élection vignée
00:50:09tous les cinq ans.
00:50:11Pendant quatre ans
00:50:12et onze mois,
00:50:13députés,
00:50:14ministres,
00:50:14gouvernements,
00:50:15même l'opposition,
00:50:16je ne parle pas de moi,
00:50:16je ne parle pas de moi,
00:50:16je ne parle pas de moi,
00:50:19je ne parle pas de moi,
00:50:23aussi clair que ça.
00:50:24Aussi clair que ça.
00:50:27Alors,
00:50:29il y a un thème
00:50:29qui va dans sa vie,
00:50:30enfin,
00:50:30qui s'est la vie,
00:50:31qui ne veut pas dire
00:50:31qu'il s'est la vie,
00:50:32c'est la saison de la coupe.
00:50:35Dans le jugement politique,
00:50:36il y a un activiste,
00:50:39nous sommes capables de dire
00:50:40la saison de la coupe,
00:50:42il a bien profité.
00:50:44Donc,
00:50:45c'est malheureux.
00:50:46Alors,
00:50:46ce qui amène nous
00:50:47à une transition
00:50:48à l'autre chapitre
00:50:50de nos interviews ce soir,
00:50:51c'est le dynamique politique.
00:50:54Alors,
00:50:55Avinash,
00:50:56à ma noire,
00:50:56il faut faire mon homework,
00:50:58moi aussi,
00:50:58il faut faire mon nerd.
00:51:01Il faut gagner l'occasion
00:51:02d'analyse de Ram Goulamis
00:51:04depuis un peu l'année,
00:51:07une décennie.
00:51:08Et,
00:51:09on a dit que
00:51:10un de mes premiers papiers,
00:51:12c'était,
00:51:12ça date quand même de 2014
00:51:14ou un peu avant.
00:51:15Alors,
00:51:16comment est-ce que vous avez,
00:51:17où,
00:51:18quand on prend,
00:51:18nous prend 91,
00:51:20Narmine Ram Goulamis
00:51:21de l'opposition,
00:51:2295 au gouvernement,
00:51:25défaite 2000,
00:51:26ensuite 2005,
00:51:27il revient,
00:51:27l'annonce de l'alliance sociale,
00:51:292010,
00:51:30l'alliance Blanc-Rouge,
00:51:32et ensuite,
00:51:342014,
00:51:34les élections,
00:51:35et il revient,
00:51:3510 ans après,
00:51:362024 pile.
00:51:39Comment est-ce qu'on a évolué
00:51:40l'Uram Goulamis ?
00:51:42Alors,
00:51:42pourquoi vous faites référence
00:51:43à un article qui m'a été écrit
00:51:44au lendemain des élections de 2014
00:51:46où j'avais déclaré
00:51:48la mort du Ram Goulamisme ?
00:51:50Oui.
00:51:51Alsté,
00:51:51je reste sur ce diagnostic,
00:51:54mais ce que j'appelle
00:51:55Ram Goulamisme,
00:51:56c'est justement
00:51:57tout ce système
00:51:57de l'État-providence,
00:51:59tout ce système
00:51:59des institutions
00:52:01qui s'est construit
00:52:02depuis l'indépendance
00:52:03et qui aujourd'hui,
00:52:05je continue à le dire,
00:52:06pour moi,
00:52:06est en crise.
00:52:07Maintenant,
00:52:08on peut poser une question
00:52:08sur Naveen Ram Goulam,
00:52:09qui n'est pas le Ram Goulamisme.
00:52:10il faut faire la distinction.
00:52:12Moi, je parle d'un système,
00:52:14pas de la personne.
00:52:16Ne commencez pas la personne,
00:52:18ensuite,
00:52:18je vais faire le Ram Goulamisme.
00:52:20Comment est-ce que vous voulez-vous dire ?
00:52:21Alors,
00:52:22ce qui est intéressant,
00:52:25pour moi,
00:52:25Naveen Ram Goulam
00:52:26a été...
00:52:27Alors,
00:52:29je prends l'autre côté
00:52:30de la question.
00:52:32A la fin des quotas sucriers,
00:52:34au milieu des années 90,
00:52:36Maurice commence,
00:52:37rentre dans une phase
00:52:38de transformation extraordinaire.
00:52:40Transformation radicale,
00:52:41la diversification économique.
00:52:43Le tourisme existait déjà,
00:52:45mais le secteur touristique
00:52:46va vraiment se développer
00:52:47à partir de là.
00:52:49Le secteur financier
00:52:50va se développer.
00:52:52Le secteur de la zone franche,
00:52:54à l'époque,
00:52:55va se développer.
00:52:56C'est-à-dire que,
00:52:58en fait,
00:52:59l'histoire de Maurice,
00:53:01des 300 ans d'histoire de Maurice,
00:53:02de 150 ans,
00:53:03qui était une histoire
00:53:04de la monoculture sucrière,
00:53:06avec tout ce que ça veut dire
00:53:07dans son rapport de force,
00:53:08dans son rapport politique,
00:53:10dans sa lutte des classes,
00:53:11dans tout ça,
00:53:12eh bien,
00:53:12elle va forcément évoluer.
00:53:14Et avec, justement,
00:53:15cette diversification de l'économie,
00:53:17nous allons rentrer
00:53:17dans une société
00:53:18beaucoup plus libérale.
00:53:19C'est d'ailleurs,
00:53:20vraiment,
00:53:20pour moi,
00:53:20la grande vague
00:53:21de la libéralisation à Maurice.
00:53:24Plus récemment,
00:53:25nous avons vu l'essor
00:53:27du marché de l'immobilier,
00:53:28etc.
00:53:29D'une certaine manière,
00:53:30l'économie mauricienne
00:53:31va vraiment s'ouvrir sur le monde.
00:53:33Si je ne me trompe pas,
00:53:35on n'est pas loin.
00:53:36Ça dépend des années,
00:53:37mais l'économie Maurice
00:53:38tourne autour de 90 à 110%
00:53:41d'ouverture sur la globalisation.
00:53:42Ce qui veut dire,
00:53:43ça se traduit dans une chose
00:53:44très très simple,
00:53:45ça veut dire que
00:53:46Maurice est entièrement
00:53:48dépendant aujourd'hui
00:53:50des influx
00:53:51de la globalisation.
00:53:53Les influx en capitaux,
00:53:54les FDI,
00:53:55Foreign Direct Investments,
00:53:56qui transitent surtout
00:53:57sur le marché de l'immobilier
00:53:58et dans le secteur financier,
00:54:01les influx en personnes,
00:54:04c'est-à-dire en tourisme
00:54:05qui viennent,
00:54:06et qui, voilà,
00:54:07le tourisme,
00:54:08mais aussi en travailleurs,
00:54:09et les influx en marchandises.
00:54:11Ça, c'est un petit peu moins,
00:54:12mine de rien,
00:54:12mais ça existe quand même.
00:54:14C'est cette connexion-là
00:54:15au monde
00:54:16qui permet de nous
00:54:16l'économie développée.
00:54:18C'est à partir de là
00:54:19que tout un secteur
00:54:19des services
00:54:21s'assoit
00:54:22et prend essor.
00:54:23toute la multitude
00:54:25des petites entreprises,
00:54:26des petits entrepreneurs,
00:54:28des cadres,
00:54:29tout le monde
00:54:30s'assoit dessus.
00:54:31Et cet essor-là,
00:54:32ça se fait vraiment
00:54:32à partir de la fin
00:54:33des années 90
00:54:34et il continue
00:54:36à se faire,
00:54:36selon moi.
00:54:37Mais arrêtons-nous
00:54:38à, disons,
00:54:4098,
00:54:4198,
00:54:41mettons 2000
00:54:42jusqu'à 2025,
00:54:432026.
00:54:44Ces 25 années,
00:54:46c'est vraiment
00:54:47une transformation
00:54:47radicale
00:54:48de notre pays.
00:54:49et Naveen Ramoulam
00:54:50a été,
00:54:51dans ses 25 années,
00:54:52Premier ministre
00:54:52pendant 12 ans,
00:54:53si on compte le mandat
00:54:5590,
00:54:552000,
00:54:5612,
00:54:565,
00:54:5717 ans.
00:54:5895,
00:54:582000,
00:54:59oui.
00:54:59Oui,
00:54:59pardon,
00:55:0095,
00:55:002000,
00:55:01oui,
00:55:01avec un mandat
00:55:022000,
00:55:032005,
00:55:03qui est partagé
00:55:04en ce qui est un héros
00:55:04des Paul Béranger
00:55:05où de grosses mesures
00:55:07commencent à apparaître.
00:55:08Par exemple,
00:55:08le secteur de l'immobilier,
00:55:10les premiers,
00:55:11c'était pas des smarts
00:55:11à l'époque,
00:55:12c'était des IRS King
00:55:14qui sont devenus
00:55:15des PDS aujourd'hui.
00:55:17Donc vraiment,
00:55:17cette ouverture
00:55:18et la réforme de l'agriculture.
00:55:19Et la réforme de l'agriculture,
00:55:20absolument.
00:55:20Oui,
00:55:20en 2005,
00:55:21la création des bennes,
00:55:23la création des secteurs
00:55:24de services.
00:55:26Donc,
00:55:27qui se poursuivent après.
00:55:29Et pour moi,
00:55:29le mandat 2005,
00:55:302010,
00:55:31avec Ramas Itanen
00:55:32comme ministre
00:55:34des Finances,
00:55:35a été un moment clé aussi
00:55:37de l'approfondissement
00:55:38de cette libéralisation.
00:55:40Vraiment,
00:55:40on a,
00:55:41entre 2000 et 2010,
00:55:43c'est vraiment un moment
00:55:44de bascule à Maurice.
00:55:46Et il appartiendra
00:55:48aux historiens de l'économie,
00:55:49d'en faire vraiment l'histoire.
00:55:51Mais d'une certaine manière,
00:55:52nous voyons aujourd'hui
00:55:53à quel point la société
00:55:54mauricienne a été transformée.
00:55:55Pour le meilleur,
00:55:57et pas que pour le meilleur.
00:55:58Nous avons aussi
00:55:59un certain nombre
00:55:59de problèmes
00:56:01assez importants
00:56:01qui découlent
00:56:02de cette transformation.
00:56:04Certains nombres de choses,
00:56:05par exemple,
00:56:06une société aujourd'hui
00:56:07qui est devenue
00:56:08une société
00:56:08de la surconsommation,
00:56:09si vous me le demandez.
00:56:11Il y a quelque chose
00:56:11que je trouve toujours très triste,
00:56:12c'est que pour le Mauritien Lambda,
00:56:15enfin,
00:56:16ce qui constitue
00:56:17le loisir aujourd'hui
00:56:18pour le Mauritien Lambda,
00:56:19c'est d'aller
00:56:20dans un footcourt,
00:56:21dans un mall.
00:56:21Dans les grandes surfaces.
00:56:22Dans les grandes surfaces,
00:56:23des malls qui poussent
00:56:24comme des champignons.
00:56:25C'est la consommation.
00:56:27On est une société
00:56:28qui croit
00:56:28que le bonheur,
00:56:29c'est la consommation.
00:56:30Alors que ce n'est pas ça du tout.
00:56:32Mais pas du tout.
00:56:34Le fait aussi
00:56:35d'être trop dépendant
00:56:36des FDI,
00:56:37d'être trop dépendant
00:56:38de ce qui se passe
00:56:39dans le monde.
00:56:40Regardez ce qui se passe
00:56:40en Iran aujourd'hui.
00:56:42Ce qui se passe
00:56:42dans notre océan,
00:56:43ça affaiblit forcément
00:56:45nos capacités
00:56:48de souveraineté économique,
00:56:49il faut le dire.
00:56:51Donc,
00:56:52voilà,
00:56:52un certain nombre
00:56:53de problèmes.
00:56:53Mais cette phase
00:56:55de transformation,
00:56:55elle est historique,
00:56:56elle était inévitable.
00:56:57Et encore une fois,
00:56:58Navelle Angoulam
00:56:58a été prévenu
00:56:59pendant un certain nombre
00:57:00d'années
00:57:00dans cette phase
00:57:00de transformation.
00:57:02C'est quand même
00:57:04très pertinent,
00:57:05mais aussi inquiétant,
00:57:07ce que vous avez dit.
00:57:09On est une société
00:57:10qui croit
00:57:10que le bonheur
00:57:11est dans la consommation.
00:57:13C'est quand même
00:57:15effrayant aussi.
00:57:16C'est le modèle,
00:57:18on va dire,
00:57:19le modèle sociétal
00:57:20qui est vendu aujourd'hui,
00:57:22dans lequel s'inscrivent
00:57:23par exemple
00:57:23les réseaux sociaux aussi.
00:57:24Quand on regarde
00:57:24les réseaux sociaux,
00:57:25c'est quoi ?
00:57:26C'est rien d'autre
00:57:27que ça.
00:57:28Vous savez,
00:57:28moi,
00:57:29ça me rappelle,
00:57:32je ne sais pas
00:57:33de citations aujourd'hui,
00:57:34ça me rappelle
00:57:35une citation
00:57:35de l'ancien patron
00:57:36de TF1,
00:57:37j'ai oublié l'an,
00:57:37je crois qu'il s'appelle
00:57:38Le Lait
00:57:38ou quelque chose
00:57:39comme ça,
00:57:40qui disait que
00:57:40l'activité principale
00:57:42du groupe TF1,
00:57:44télévision française,
00:57:45la télévision,
00:57:46c'était de libérer
00:57:48du temps de cerveau
00:57:49pour de la publicité.
00:57:51Et toutes les émissions
00:57:53de TF1,
00:57:53les émissions de divertissement,
00:57:55les séries,
00:57:55n'avaient qu'un objectif,
00:57:57c'était de rendre
00:57:58le téléspectateur
00:58:00docile
00:58:01pour pouvoir recevoir
00:58:02un message publicitaire.
00:58:05C'est sacrément bien dit
00:58:07quand on observe
00:58:08comment les médias
00:58:09fonctionnent,
00:58:10etc.
00:58:10Très vrai.
00:58:11Très vrai,
00:58:12précurseur,
00:58:13et on voit que
00:58:13c'est allé beaucoup
00:58:14plus loin aujourd'hui.
00:58:16Il faut aussi le dire,
00:58:19en fait,
00:58:19on est entré à Maurice,
00:58:21encore une fois,
00:58:21revenons à cette phase
00:58:22de 20-25 ans
00:58:23de transformation,
00:58:24on est entré à Maurice
00:58:24dans une économie
00:58:25qui a été
00:58:27consumer growth.
00:58:28La croissance économique
00:58:29à Maurice
00:58:30était dépendante
00:58:31de la consommation.
00:58:32L'une des choses
00:58:33que ce gouvernement
00:58:34dit vouloir faire,
00:58:35c'est justement
00:58:36renverser ce système.
00:58:38Ils le disent,
00:58:39que ce soit dans le budget,
00:58:40ils l'ont mentionné
00:58:41plusieurs fois
00:58:41pendant la campagne électorale,
00:58:43c'est un peu passé à côté,
00:58:45ils voulaient relancer
00:58:46la production à Maurice,
00:58:47c'est-à-dire revenir
00:58:48à une formule économique
00:58:49où c'est la productivité
00:58:52et c'est la production
00:58:53qui allaient être
00:58:54le driver de l'économie.
00:58:56Sauf que,
00:58:57dans une situation
00:58:58de vieillissement
00:58:59de la population,
00:59:00dans une situation
00:59:00de brain drain,
00:59:01dans une situation
00:59:02où la main-d'oeuvre
00:59:03devient tellement compliquée
00:59:04à Maurice
00:59:05que nous avons besoin
00:59:06d'ouvrir les valves
00:59:07de l'immigration,
00:59:09c'est très compliqué
00:59:10de changer de modèle,
00:59:12de changer de système.
00:59:13C'est-à-dire,
00:59:14c'est facile à dire,
00:59:16à faire,
00:59:16c'est autre chose.
00:59:17Mais aussi,
00:59:19s'il nous prend en compte
00:59:21que une PME,
00:59:22c'est quand même
00:59:23un moteur de développement
00:59:25et que des mesures
00:59:26qu'il prend depuis
00:59:28l'année dernière
00:59:29comme ramène
00:59:31le taux de taxation
00:59:32de 6 millions
00:59:33à 3 millions
00:59:33et il y a
00:59:35dans le sens contraire
00:59:36de la volonté
00:59:38qu'il se fait faire.
00:59:39D'ailleurs,
00:59:39nous trouvons
00:59:40qu'il y a un ralentissement
00:59:41du dynamisme économique.
00:59:42Oui.
00:59:43C'est clair.
00:59:44Pour moi,
00:59:44effectivement,
00:59:45baisser le taux
00:59:46de la TVA
00:59:46a été une mauvaise décision.
00:59:48Vous connaissez
00:59:48pour une PME,
00:59:503 millions de roupies
00:59:51par an
00:59:51de revenus.
00:59:52Oui.
00:59:53C'est pas beaucoup.
00:59:53C'est pas beaucoup.
00:59:54Oui.
00:59:55C'est,
00:59:55soyons honnêtes,
00:59:57c'est même rien.
00:59:57Il suffit de voir
00:59:58des gens qui ont
00:59:58des petites entreprises,
00:59:59même moi,
01:00:00je suis entrepreneur,
01:00:02sur une activité annuelle,
01:00:04mais c'est rien.
01:00:06Au contraire,
01:00:06pour une fois,
01:00:07vous connaissez Mopa,
01:00:07Mopa,
01:00:09je ne suis pas particulièrement
01:00:11critique de Roshibadin,
01:00:12je l'observe,
01:00:12mais je ne suis pas
01:00:13forcément adhérent
01:00:13de ce qu'il dit.
01:00:15Mais Inenza a fait
01:00:15l'Okwa Modako
01:00:16et je trouve
01:00:16que dessus,
01:00:17il a raison.
01:00:18En fait,
01:00:18le palier de la TVA
01:00:19c'est bizarrement clé.
01:00:21Si vous en vivez,
01:00:22vraiment donne au PME
01:00:23une chance d'investir
01:00:25dans l'innovation,
01:00:26de se lancer,
01:00:26etc.
01:00:26Oui, de contribuer.
01:00:27De contribuer,
01:00:28mais bizarrement,
01:00:29le palier de la TVA,
01:00:30c'est impératif.
01:00:32C'est toujours
01:00:33une autre manière
01:00:33de voir les choses,
01:00:34je suis froid.
01:00:3518h31,
01:00:35alors la régie
01:00:36nous marque une pause pub
01:00:37et nous aborde
01:00:38la dernière partie
01:00:39de l'émission.
01:01:08HARD TALK,
01:01:10dans 10 à 12 semaines,
01:01:12ton poumon travaille plus bien.
01:01:13Dans un an,
01:01:14risque de maladie
01:01:15diminue pour la moitié.
01:01:17Dans 10 ans,
01:01:17risque d'ancir,
01:01:18poumon diminue pour la moitié.
01:01:20Arrêtez,
01:01:21Zodji.
01:01:21Pas les nicotines,
01:01:22contrôle-toi.
01:01:23Prothèse de l'avenir.
01:01:24Si tu veux arrêter de tabac,
01:01:26téléphone nous l'eau
01:01:288211
01:01:28et le message
01:01:29du ministère de la Santé
01:01:30et du Bien-être
01:01:30dans le cadre
01:01:31Zone mondiale sans tabac
01:01:332026.
01:02:15L'info 19h,
01:02:18votre rendez-vous quotidien
01:02:19avec l'actualité
01:02:20sur nos plateformes digitales.
01:02:22Chaque soir à 19h,
01:02:23ne manquez rien
01:02:24de l'actualité
01:02:25sur notre page Facebook
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01:02:29économie,
01:02:30fait divers,
01:02:31sport,
01:02:31culture,
01:02:32nos journalistes
01:02:33décryptent pour vous
01:02:34les événements
01:02:34qui font l'actualité
01:02:35à Maurice
01:02:36et dans le monde.
01:02:36Info 19h,
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01:02:38c'est votre point de repère
01:02:39quotidien dans l'actualité.
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01:02:51et sur aussi
01:02:52Huawei App Gallery.
01:02:54TopFM Live TV,
01:02:56une grande première,
01:02:57vivez en temps réel,
01:02:59la première radio TV
01:03:01de Maurice.
01:03:03Découvrez
01:03:03notre studio,
01:03:05nos animateurs,
01:03:07vos hits musiques
01:03:08préférés en clip
01:03:09et l'info complète,
01:03:12factuelle et crédible.
01:03:41Sous-titrage Société Radio-Canada
01:03:58Hard Talk, hard talk, hard talk, hard talk.
01:04:12Scientist,
01:04:13et nous l'émission ce soir,
01:04:15c'est hard talk.
01:04:16Justement,
01:04:16nous l'émission de la politique,
01:04:18de la transition
01:04:20entre la pause pub
01:04:21et l'émission.
01:04:23Alors,
01:04:25nous l'émission de l'adhésion,
01:04:27Docteur Manoir.
01:04:28Est-ce que,
01:04:29quand nous avons eu le meeting,
01:04:31la luce,
01:04:33de Reform Party,
01:04:35dimanche,
01:04:35nous trouvons quand même
01:04:37une situation
01:04:38qui ne polarise l'attention,
01:04:40c'est la présence
01:04:41de l'Alain Gagnon
01:04:42et les hués
01:04:42de la foule,
01:04:44justement.
01:04:44et là,
01:04:47nous trouvons beaucoup
01:04:48de commentaires,
01:04:49nous trouvons beaucoup
01:04:50d'analyses
01:04:51que c'est un pays
01:04:52qu'il ne faut pas.
01:04:54Donc,
01:04:54qui finit prendre
01:04:55Andy Moon,
01:04:56qui finit rejeté
01:04:56dans le gouvernement,
01:04:58dans le gouvernement,
01:04:58c'est le gouvernement 70 euros
01:04:59et il a mené
01:05:01dans l'estrade.
01:05:02Alors,
01:05:03la question d'adhésion,
01:05:04Nukaba,
01:05:05dit,
01:05:06Aminash Maloua,
01:05:06ce n'est pas gagné d'avance.
01:05:08Alors,
01:05:09il dit,
01:05:11on rappelle-moi
01:05:11une étude d'afrobaromite,
01:05:14de Star Consul,
01:05:15qui a été publié
01:05:16en 2024 ou 2025.
01:05:18De mémoire,
01:05:19c'est ça qui m'en rappelle.
01:05:22Oui,
01:05:22c'est un autre judiciaire.
01:05:24Côte,
01:05:24mon cas,
01:05:24j'ai été interviewé
01:05:251200,
01:05:26le simple,
01:05:26c'était 1200 personnes
01:05:27à Maurice.
01:05:281200 personnes,
01:05:28c'est quand même conséquent
01:05:29à Maurice,
01:05:30c'est un simple
01:05:30quand même assez large.
01:05:32Et,
01:05:33mon bien rappelle,
01:05:3581% d'immunes
01:05:36qui disent
01:05:37qu'ils ne se reconnaissent
01:05:38dans aucun parti politique.
01:05:42Ça rejoint
01:05:43à Nzafe,
01:05:43qui nous trouvait
01:05:44en réalité,
01:05:44depuis un certain nombre
01:05:45d'années,
01:05:46c'est que les bases
01:05:47des partis politiques
01:05:48sont en érosion.
01:05:51Cette grande époque
01:05:52que le parti travailliste
01:05:53est assise loin de base,
01:05:5440,
01:05:5545%.
01:05:56Cette grande époque
01:05:57que t'as même
01:05:57qui est assise loin de base,
01:05:5940%.
01:06:00C'est fini,
01:06:01c'est résolu.
01:06:03Quand on regarde
01:06:04les résultats
01:06:05des 3,
01:06:064 dernières élections générales,
01:06:08il est clair
01:06:09qu'aucun parti politique
01:06:11aujourd'hui,
01:06:11à Maurice,
01:06:12ne dépasse en réalité
01:06:14les 30%.
01:06:15C'est aussi
01:06:16dans une configuration
01:06:17extrêmement favorable.
01:06:20Ça tourne en réalité
01:06:21autour de 20-25%.
01:06:22Après qu'une élection
01:06:23vignée,
01:06:24l'alliance se met en place,
01:06:25la dynamique se met en place,
01:06:26mais il y a un swing vote
01:06:28qui est envers eux.
01:06:30Donc,
01:06:30d'une certaine manière,
01:06:31cette érosion,
01:06:33ce qui me trouve intéressant,
01:06:34c'est qu'absolument
01:06:35aucun parti politique
01:06:36ne peut faire un travail
01:06:36sérieux là.
01:06:38Même en interne,
01:06:39de l'information
01:06:40qui m'a éloignée,
01:06:41j'ai peut-être tort,
01:06:43mais ils ne peuvent pas
01:06:43ne faire un travail sérieux
01:06:44sur l'érosion
01:06:45de leur base.
01:06:46Qui fait
01:06:47qu'on n'adhère plus
01:06:48comme on adhérait avant
01:06:49à un parti politique.
01:06:51Il y a plusieurs explications.
01:06:53La première,
01:06:53c'est que,
01:06:54comme on commençait
01:06:55à le dire
01:06:55en début d'émission,
01:06:57la dimension des idéologies
01:06:59ne joue plus.
01:07:02Comment peut-on se dire
01:07:03un parti de gauche
01:07:03aujourd'hui
01:07:04quand on démonte
01:07:05la pension universelle,
01:07:06par exemple ?
01:07:07Il faut comprendre
01:07:08la désillusion
01:07:09qui vient de ça.
01:07:11Donc ça,
01:07:12ça ne joue plus.
01:07:13Ce n'est pas
01:07:13ce qui compte aujourd'hui.
01:07:16Ça, c'est une chose.
01:07:17L'autre chose,
01:07:17il faut aussi le dire,
01:07:18nous avons un personnel
01:07:19politique,
01:07:20notamment dans le leadership
01:07:21qui appartient
01:07:22à une autre génération.
01:07:23Excusez-moi,
01:07:24les jeunes de 20,
01:07:2525,
01:07:25jusqu'à 50,
01:07:2655 ans,
01:07:27on ne se reconnaît pas
01:07:30dans ces leaders-là.
01:07:32Quand Navi Rangoulam parle,
01:07:34quand Paul Béranger parle,
01:07:35quand les vieux leaders parlent,
01:07:38oui,
01:07:38alors il y a certaines choses
01:07:39qui disent
01:07:39qui sont intéressantes,
01:07:40mais excusez-moi,
01:07:41moi je ne reconnais pas
01:07:42l'ère
01:07:44dans laquelle nous vivons.
01:07:46Donc,
01:07:47il y a aussi
01:07:47sans doute
01:07:48de cela qui joue,
01:07:49sans aucun doute.
01:07:50Et après,
01:07:52il y a peut-être aussi
01:07:53de manière plus profonde
01:07:54un désenchantement
01:07:55des Mauriciens
01:07:56dans l'action politique
01:07:58qui,
01:07:58en réalité,
01:07:59est beaucoup plus grave
01:07:59parce que,
01:08:00quand Ogué bien le dit,
01:08:01toutes les configurations
01:08:02possibles et imaginables
01:08:04d'alliances
01:08:05avec les partis traditionnels
01:08:07ont déjà eu lieu.
01:08:08Et ces configurations ont eu lieu
01:08:09parfois sur plusieurs générations
01:08:10de leaders.
01:08:12Parce que bon,
01:08:12il faut aussi mettre
01:08:13la dimension dynastique
01:08:14dans les partis politiques.
01:08:15Donc,
01:08:16d'une certaine manière,
01:08:17les brand names
01:08:18en politique,
01:08:19les dynasties,
01:08:20pour les vieilles générations
01:08:22de Mauriciens,
01:08:23pour moi,
01:08:24elles étaient le garant
01:08:25de certaines choses.
01:08:26Elles étaient le garant
01:08:27de la protection sociale,
01:08:28par exemple.
01:08:29Elles étaient le garant
01:08:30que,
01:08:30quoi qu'il arrive,
01:08:32nous ne pouvons pas vivre
01:08:32à Mauriciens.
01:08:33Le pouvoir d'achat
01:08:33sera sauvegardé.
01:08:35Nous ne pouvons pas
01:08:35l'hôpital,
01:08:36nous ne pouvons soigner,
01:08:36nous ne pouvons pas vivre
01:08:37nos enfants,
01:08:37l'école,
01:08:38nous ne pouvons gagner
01:08:39nos pensions,
01:08:40nous ne pouvons pas tracer.
01:08:42C'est ce qui a été construit
01:08:43politiquement par ces dynasties,
01:08:45mine de rien.
01:08:47Cette certitude,
01:08:48est-ce qu'elle existe
01:08:48toujours aujourd'hui
01:08:49par rapport à ces mêmes dynasties ?
01:08:52Ça, c'est une question.
01:08:53L'autre chose,
01:08:54est-ce que les partis émergents
01:08:56sont capables de convaincre ?
01:08:59On cause l'exemple
01:09:01du Reform Party.
01:09:02Oui, du Rochibada.
01:09:03Il y a une affaire
01:09:04qui m'ont trouvé intéressant
01:09:05avec le Reform Party,
01:09:05c'est que,
01:09:06enfin, plusieurs choses
01:09:07qui m'ont trouvé intéressantes.
01:09:08La première chose,
01:09:08c'est que c'est un one-man show.
01:09:10Bon, je ne dis pas
01:09:11qu'il n'y a que Rochibada
01:09:12dans le parti,
01:09:12mais on a l'impression
01:09:13qu'il n'y a que Rochibada
01:09:13dans le parti.
01:09:15Il y a des autres figures
01:09:16qui émergeaient
01:09:17au pays de Alain Ganou
01:09:18qui présente dans son meeting,
01:09:19mais en fait,
01:09:20il y a des autres figures
01:09:22fortes dans son propre parti.
01:09:24Il y a des autres figures
01:09:25qui nous trouvaient
01:09:28régulièrement sur les médias,
01:09:29sur les prises d'opposition fortes.
01:09:30On ne le voit pas.
01:09:31Il a besoin d'apporter
01:09:33son front line,
01:09:34littéralement,
01:09:35lors de sa meeting-là.
01:09:36Nous trouvons des efforts.
01:09:37Je pense qu'il y a un bandier
01:09:38qui est vigné
01:09:40de la responsabilité
01:09:40du parti en question,
01:09:42mais comme on peut dire,
01:09:43je pense qu'il y a un front line,
01:09:44dans les esprits.
01:09:45Ils ne sont pas dans les esprits.
01:09:47Ça, c'est une chose.
01:09:48L'autre chose,
01:09:49je me l'ai l'impression,
01:09:49c'est qu'il y a une erreur fondamentale
01:09:51qu'il y a un nouveau parti.
01:09:52Il y a l'occasion
01:09:52de s'exister avec beaucoup
01:09:53de bons camarades
01:09:57de la croyance
01:09:57que les réseaux sociaux
01:09:58font les élections.
01:10:00Trop.
01:10:00On va dire
01:10:01ce fait politique
01:10:02au Facebook.
01:10:03Au cas pour ça,
01:10:04qu'il y a un peu plus encore
01:10:05depuis l'élection de VJ
01:10:06au Tamil Nadu,
01:10:08là,
01:10:08il y a une trend.
01:10:09Avant,
01:10:09on ne finit à Macron.
01:10:10Mon corps vous rappelait très bien
01:10:12quand Macron s'est vigné,
01:10:13monstre trouché,
01:10:14la jeunesse,
01:10:15etc.
01:10:15Nous finit beaucoup
01:10:17qui imitent sa tendance
01:10:18à Maurice,
01:10:19même s'ils sont vieux.
01:10:20Et là,
01:10:20nous trouvons,
01:10:21par exemple,
01:10:21très techno,
01:10:22très tic-deux,
01:10:23très...
01:10:24Alors,
01:10:25dans le cas de Macron,
01:10:25ça me fait toujours rire
01:10:26parce que c'est clairement
01:10:27l'interprétation,
01:10:28la traduction
01:10:30à Maurice
01:10:30de ce qu'a été Macron.
01:10:31Moi,
01:10:31j'étais toujours
01:10:32à l'école doctorale
01:10:33à l'époque,
01:10:34j'étais assez actif
01:10:36sur l'élection de Macron
01:10:36dans certaines choses,
01:10:38observateur,
01:10:39je veux dire.
01:10:39Et en fait,
01:10:40l'élection de Macron,
01:10:41pour moi,
01:10:41ce n'est pas ça du tout.
01:10:42Ce n'est pas une question
01:10:42d'image.
01:10:43C'est du moment
01:10:45qu'au deuxième tour,
01:10:46on donnait Marine Le Pen
01:10:47en face
01:10:47et que la droite,
01:10:49avec François Fillon,
01:10:50n'avait plus de candidats
01:10:50pour les affaires judiciaires,
01:10:51c'était plié,
01:10:51c'était fini.
01:10:53Encore une fois,
01:10:53c'est extrêmement pragmatique,
01:10:54ce n'est pas retrousser
01:10:55les manches,
01:10:55tout ça.
01:10:56Mais ici,
01:10:56ça a été compris comme tel.
01:10:57Oui, oui.
01:10:58C'est étonnant.
01:11:00Mais,
01:11:00pour revenir à la question
01:11:01des réseaux sociaux,
01:11:02c'est trop quoi
01:11:02que la présence
01:11:04des réseaux sociaux
01:11:05vont faire une élection.
01:11:06Je reviens à Réformes Parti
01:11:08puisqu'il nous peut prendre
01:11:09un autre comme exemple.
01:11:10L'année dernière
01:11:10ou l'année d'avant,
01:11:11Mokoa,
01:11:11Roshibana
01:11:12s'y commençait
01:11:13le tour des circonscriptions.
01:11:14L'étiouvé,
01:11:15l'équivalent de Bannes Régional
01:11:16dans certaines circonscriptions,
01:11:21n'est pas trop vous autres
01:11:23dans les différents
01:11:23circonscriptions,
01:11:24etc.
01:11:25La politique à Maurice,
01:11:26ce n'est pas le tamil nadu
01:11:28que nous avons des dizaines
01:11:30de millions d'électeurs.
01:11:31La politique à Maurice
01:11:32est une politique
01:11:33de proximité.
01:11:34Vous avez les dizaines d'affaires
01:11:35dans une grosse circonscription
01:11:37à Maurice,
01:11:37où il y a 70 000 électeurs
01:11:39au maximum.
01:11:40Quand on divise
01:11:41cette année d'électeurs
01:11:41là en différents partis,
01:11:43une base électorale,
01:11:45mais allez,
01:11:4610 000 d'immoune.
01:11:47Ce qui veut dire
01:11:48qu'un candidat potentiel
01:11:51peut être connu
01:11:52de toute la circonscription.
01:11:54Et je crois que,
01:11:55dit toujours important
01:11:56pour Bannes Mauriciens,
01:11:57con Bannes Candida
01:11:58et con Zot Bannes Elu.
01:12:00Ça reste dans le contact humain.
01:12:02Ça reste dans la proximité.
01:12:03Ça reste dans une relation
01:12:05de confiance
01:12:06qui doit s'établir.
01:12:07Ce n'est pas...
01:12:09Excusez-moi,
01:12:10ce n'est pas des opérations
01:12:11de com sur les réseaux sociaux.
01:12:12Ce qui ne veut pas dire
01:12:13que les réseaux sociaux
01:12:14n'influencent pas les élections.
01:12:15On l'a vu aux dernières élections.
01:12:17Voilà.
01:12:17C'est là qu'ils se trompent,
01:12:18selon moi.
01:12:19Et c'est là que les partis traditionnels
01:12:20ont un avantage
01:12:21parce que cette base,
01:12:23cette assise de terrain,
01:12:25cette structure du parti
01:12:27qui va des branches
01:12:29jusqu'au régional
01:12:30dans les circonscriptions,
01:12:32jusqu'au territoire national,
01:12:34il s'est construit historiquement.
01:12:36Parti Service Annalie,
01:12:37MMM Annalie,
01:12:38MSM Annalie.
01:12:39PMSD aussi Annalie,
01:12:40tout ça, c'est un extant.
01:12:41Si vous remarquez,
01:12:42le nouveau parti de Paul Béranger,
01:12:44on ne l'entend pas trop,
01:12:45mais il passe beaucoup de temps
01:12:46sur le terrain,
01:12:46justement,
01:12:46à constituer les régionales.
01:12:47Donc, c'est cette méthode-là
01:12:49qui fonctionne.
01:12:50Et on a l'impression,
01:12:51de nouveau parti,
01:12:53pour reprendre le terme
01:12:54de Harish Boudou,
01:12:55« The périfis trappe
01:12:56sa bâton pèlerin là. »
01:12:57Alors qu'il bise un vélo.
01:12:59Essentiel de le faire.
01:13:00C'est très, très compliqué, ça.
01:13:01Oui.
01:13:03Donc, il est toujours
01:13:04périfis nord
01:13:04dans le contexte mauricien
01:13:05qui se bise un trappe
01:13:06sa bâton pèlerin.
01:13:07Oui, oui, oui.
01:13:08Encore une fois,
01:13:09Maurice, c'est un petit territoire
01:13:10quand on découplit
01:13:11dans ce 20 circonscriptions,
01:13:13dans ce 20 circonscriptions,
01:13:14il n'a pas de centre de vote
01:13:15plus grand,
01:13:15des quartiers plus importants
01:13:16que d'autres.
01:13:17Ce bise un connu,
01:13:18les électeurs,
01:13:18bise un connu.
01:13:19Ce n'est pas connu,
01:13:20c'est une théorie,
01:13:22c'est en théorie.
01:13:22Ah, mais peut-être
01:13:23quelqu'un, oui,
01:13:24il y a une professionnelle.
01:13:26Ah, oui, intéressant,
01:13:27une nouvelle tête,
01:13:29les causes, bien,
01:13:30il paraît correct,
01:13:31mais sans plus.
01:13:32Ou rentre dans ce radar,
01:13:34mais ou pas rentre
01:13:35dans le contrat politique.
01:13:36Quand vous pouvez vous confier
01:13:37avec ce vote.
01:13:39Alors là,
01:13:40quand nous pèlons
01:13:41l'adhésion,
01:13:43nous pèlons
01:13:43la dynamique politique,
01:13:44elle a trouvé que
01:13:46Pravin Jagna,
01:13:48il a annoncé
01:13:48qu'il a fait un meeting
01:13:49la semaine prochaine
01:13:51et sa meeting-là
01:13:51prenne un lieu
01:13:52dans FLAQ.
01:13:53Alors,
01:13:54pour beaucoup d'observateurs,
01:13:56c'est un meeting-là,
01:13:57il y a quelque part
01:13:58une réaction
01:13:59à un meeting
01:14:01qu'Rochibou Adafine fait
01:14:02à la Lui,
01:14:03ce dimanche dernier,
01:14:04mais aussi
01:14:05de la situation
01:14:06autour de la pension.
01:14:07Votre regard
01:14:08sur cette sortie,
01:14:09la première sortie
01:14:10de Pravin Jagna.
01:14:11Et,
01:14:12place que tu peux faire.
01:14:13Alors,
01:14:14effectivement,
01:14:14Pravin Jagna,
01:14:15il était impératif
01:14:16pour Pravin Jagna
01:14:17d'attendre le bon moment
01:14:18pour ressortir.
01:14:19Est-ce que c'est le bon moment ?
01:14:21Ah oui.
01:14:21On va dire que c'est
01:14:22la bataille des foules
01:14:23qui le dira,
01:14:24même si encore une fois
01:14:24la bataille des foules
01:14:25ne détermine pas grand-chose.
01:14:26Quoique,
01:14:27moi on rappelle
01:14:27que c'était un meeting
01:14:28du parti de travail
01:14:29sur deux ans
01:14:29avant les dernières élections.
01:14:30Cantorel.
01:14:31Cantorel,
01:14:31voilà,
01:14:31exactement.
01:14:32Côte Vremen
01:14:34trouvait que
01:14:34le parti de respect
01:14:35était à la tête
01:14:35et un dynamique
01:14:36qui commence,
01:14:37met en place.
01:14:38Donc,
01:14:38peut-être,
01:14:39it can be telling.
01:14:40Et il y a des affaires
01:14:41qui n'interpellent moi
01:14:41par rapport à ce meeting.
01:14:43La première chose,
01:14:44c'est le lieu
01:14:44à Flac.
01:14:45Flac,
01:14:45voilà.
01:14:46nous dirait
01:14:46carré-carré
01:14:48le heartland
01:14:50des circonscriptions
01:14:52villageoises.
01:14:52Oui.
01:14:53C'est politiquement
01:14:54extrêmement relevant
01:14:55à Maurice,
01:14:55surtout pour le MSM.
01:14:57Ça,
01:14:57c'est une chose.
01:14:58Et l'autre chose,
01:14:58le slogan,
01:15:00mon paraphrase,
01:15:01il n'y a pas
01:15:01qu'on peut le faire
01:15:01un peu précisément,
01:15:02mais l'île
01:15:03donne sa parole
01:15:04en zaffaire comme ça.
01:15:05Oui, oui.
01:15:05Ça qu'il y fait,
01:15:06elle y dit.
01:15:07Ça qu'il y dit,
01:15:07elle y fait.
01:15:08Oui.
01:15:09Oui,
01:15:09il y a des affaires.
01:15:10Et,
01:15:12objectivement,
01:15:13on ne peut pas reprocher
01:15:14à Pravin Bernad
01:15:14de ne pas avoir honoré
01:15:16sa parole.
01:15:16Tout ça qu'il y dit,
01:15:17elle y le fait.
01:15:18Effectivement.
01:15:18Et dans un contexte
01:15:21politique actuel,
01:15:23la perception
01:15:25d'une grande part
01:15:25de la population
01:15:26est que ce gouvernement
01:15:27n'est pas en train
01:15:28de faire
01:15:28ce qu'il a dit
01:15:30qu'il allait faire.
01:15:31Le message,
01:15:32on va dire,
01:15:33en termes de communication,
01:15:34me semble clair.
01:15:35Maintenant,
01:15:36attendons voir,
01:15:37on connaît,
01:15:38un petit peu,
01:15:38on est quoi,
01:15:39deux ans,
01:15:40trois ans des prochaines élections,
01:15:41deux ans,
01:15:41un peu moins de deux ans.
01:15:43En novembre,
01:15:43décembre,
01:15:44ça fera deux ans.
01:15:44Ça fera deux ans
01:15:45qu'il se gouverne
01:15:45moins de pouvoir.
01:15:46Voilà.
01:15:46Est-ce que c'est le bon moment
01:15:47pour lui ?
01:15:49Vous connaissez,
01:15:51moi,
01:15:51mon pensée
01:15:52que Libyan
01:15:53retient la tête,
01:15:55qu'on ait une appréciation
01:15:56positive ou négative
01:15:57de Pravin Djanath,
01:15:58le MSM a réalisé
01:16:01un score
01:16:02tout à fait correct
01:16:03dans les dernières élections
01:16:04quand on gagne de Libyan.
01:16:05En termes de pourcentage.
01:16:06En termes de pourcentage.
01:16:07On a un système
01:16:07first post,
01:16:08the post,
01:16:08qui ne fait qu'une alliance
01:16:09de quatre parties
01:16:10était devant,
01:16:11donc les banques
01:16:11n'ont aucune sièse.
01:16:12Si on avait un système
01:16:13de la proportionnelle,
01:16:14c'est pas une sièse.
01:16:15Parce que,
01:16:16quand on regarde individuellement,
01:16:17il y a une grand M.
01:16:18Soil,
01:16:18il y a une PMSD
01:16:19qui était une béquille
01:16:20plus qu'autre chose
01:16:21et qui ne représente
01:16:22plus grand-chose politiquement.
01:16:23Le score n'était pas mauvais.
01:16:25Donc,
01:16:26sa base,
01:16:26elle est là.
01:16:27Elle est là.
01:16:29Et il connaît
01:16:30qu'il se base là.
01:16:30Il précise le mot là.
01:16:31Ça,
01:16:31c'est une chose.
01:16:32Mais pour moi,
01:16:33le plus important,
01:16:34la vraie question
01:16:35qu'il faut poser
01:16:36à Pravin Djanath,
01:16:36c'est est-ce qu'il a compris
01:16:38les raisons de sa défaite ?
01:16:40Et est-ce qu'il est en train
01:16:42d'agir
01:16:44au sein de son parti
01:16:46par rapport
01:16:48aux raisons
01:16:48de sa défaite ?
01:16:50Moi,
01:16:50on me pensait
01:16:51que si Pravin Djanath
01:16:52il a une chance
01:16:54de revenir,
01:16:56ça doit forcément
01:16:57se faire
01:16:57dans l'impératif
01:16:59de démontrer
01:17:00qu'il a compris
01:17:01cette défaite
01:17:02et de rectifier le tir.
01:17:03Je vous pose la question.
01:17:05Je sais que vous êtes
01:17:05Pravin Djanath,
01:17:07mais selon où ?
01:17:09Mais selon où ?
01:17:12Est-ce qu'il a compris
01:17:14les raisons de sa défaite ?
01:17:16Ou qui a une raison
01:17:17qui est suffisant
01:17:19justement
01:17:20faire une autopsie
01:17:22de sa défaite
01:17:22et qu'il dit
01:17:23si bizarre qu'on prend ?
01:17:25Alors,
01:17:25le premier message
01:17:26si bizarre qu'on prend
01:17:27de sa défaite ?
01:17:27Le premier message
01:17:27qui dit bizarre qu'on prend
01:17:28selon moi,
01:17:29c'est que
01:17:30de toute façon,
01:17:31il avait fait un cycle.
01:17:32Bon,
01:17:32il n'est pas si prévenu
01:17:33en 2014,
01:17:33mais en 2014,
01:17:34en 2024,
01:17:36il était quand même
01:17:36un prédominant gouvernement.
01:17:38Deux mandats,
01:17:39c'est beaucoup.
01:17:40L'alternance fonctionne
01:17:41à Maurice,
01:17:42vous connaissez
01:17:42une nouvelle démocratie
01:17:43quand même.
01:17:44Et que
01:17:45c'était tout à fait normal
01:17:47que les Mauriciens
01:17:48désirent autre chose.
01:17:49Maintenant,
01:17:50là,
01:17:50à mon avis,
01:17:51il doit se faire
01:17:51vraiment son autocritique,
01:17:52c'est est-ce qu'il méritait
01:17:54un 60-0 ?
01:17:55Clairement,
01:17:55aux yeux des Mauriciens,
01:17:56oui,
01:17:56parce qu'il a une nouvelle
01:17:57de 60-0.
01:17:57Donc,
01:17:58il doit en tirer
01:17:59les conséquences.
01:18:00Il doit faire
01:18:01son autocritique,
01:18:03il doit comprendre
01:18:05quels ont été
01:18:06les moments
01:18:07pendant la campagne électorale
01:18:08qui ne fait
01:18:09qu'il dit
01:18:09une vieille
01:18:09contre l'init.
01:18:10Mais que la campagne ?
01:18:12Non,
01:18:13il y avait déjà
01:18:14un ras-le-bol avant,
01:18:14soyons honnêtes.
01:18:15Il y avait déjà,
01:18:16peut-être pas un ras-le-bol,
01:18:17c'est peut-être trop fort,
01:18:18mais il y avait déjà
01:18:18une volonté de changement
01:18:20avant.
01:18:21Donc,
01:18:21ça c'est clair,
01:18:22mais pendant la campagne,
01:18:23il y a également eu
01:18:24des événements,
01:18:25des choix malheureux.
01:18:26Je pense précisément
01:18:27ici au fait d'avoir
01:18:29pas coupe internet,
01:18:30coupe Facebook,
01:18:30tout le monde dit
01:18:30coupe internet,
01:18:31pas coupe internet,
01:18:32coupe Facebook.
01:18:32Réseau sociaux.
01:18:33Réseau sociaux,
01:18:34voilà.
01:18:34Youtube,
01:18:34effectivement.
01:18:34Oui,
01:18:35vous connaissez
01:18:36dans la perception
01:18:36des gens,
01:18:37ça ne se fait pas.
01:18:39C'est une culture
01:18:40qui n'appartient pas
01:18:41à une démocratie.
01:18:42Et par rapport à ça,
01:18:43il doit se poser
01:18:44des questions aussi
01:18:44par rapport à son propre
01:18:47modèle de gouvernance.
01:18:49Qu'est-ce qu'il a réussi ?
01:18:51Qu'est-ce qu'il a moins réussi ?
01:18:52Et qu'est-ce qu'il a raté ?
01:18:53S'il est capable
01:18:54de faire cette autocritique
01:18:55et d'agir dessus,
01:18:57l'Opé-cause,
01:18:58les leaders historiques
01:18:59qui sont quand même
01:19:00d'un certain âge,
01:19:01Pravin Jagnet
01:19:02ne souffre pas
01:19:02du vieil âge encore.
01:19:04Oui.
01:19:05Donc,
01:19:06d'une certaine manière,
01:19:08Jean-Claude Delestrac
01:19:09dit toujours
01:19:09la biologie joue
01:19:10pour les jeunes.
01:19:11Donc,
01:19:12la biologie joue
01:19:12pour lui.
01:19:14Maintenant,
01:19:14encore une fois,
01:19:15pour moi,
01:19:15il doit clairement démontrer
01:19:17qu'il a compris
01:19:18ce qui s'est passé
01:19:18et il doit donner
01:19:20des garanties
01:19:20à la population
01:19:21que certaines erreurs
01:19:22ne seront pas reproduites.
01:19:24Alors,
01:19:24l'autre garantie,
01:19:26si mon cas,
01:19:26c'est de façon diplomatique,
01:19:28Dr Manois,
01:19:28c'est que
01:19:29les publics
01:19:30veulent dire,
01:19:31peut-être à partir
01:19:32de ce prochain meeting,
01:19:34s'il est en mesure
01:19:35de le faire,
01:19:37qu'il est le seul
01:19:39vraiment
01:19:39qui prenne des décisions.
01:19:43Et ce n'est pas
01:19:44Bannet-il avoir
01:19:45un fantôme
01:19:45ailleurs
01:19:46qui préfère
01:19:47prendre une décision.
01:19:48Vous comprenez bien
01:19:48ce qu'il vous plaît dire ?
01:19:49Vous comprenez
01:19:49ce qu'il vous plaît dire,
01:19:50oui.
01:19:51Il doit surtout faire comprendre
01:19:52que c'est lui
01:19:52qui a été élu
01:19:53Premier ministre
01:19:54et c'est lui
01:19:54qui est Premier ministre.
01:19:55Dimouni ne vote pour lui.
01:19:57Je ne parle pas pour Bannet-Dibou
01:19:57pour des non-élus.
01:19:59On voit une situation
01:20:00similaire
01:20:01avec ce gouvernement
01:20:02et son groupe d'experts.
01:20:03Dimouni ne parle pas
01:20:04ne vote pour ça
01:20:04pas d'experts.
01:20:05Je ne vote pour Nabila Moulam.
01:20:09Et c'est lui
01:20:10à aller plus loin.
01:20:11C'est évidemment
01:20:11qu'il doit démontrer
01:20:13qu'il va assumer
01:20:15sa responsabilité
01:20:16dans un éventuel retour.
01:20:17Ce n'est pas acté,
01:20:18ce n'est pas acquis.
01:20:19Très loin de là.
01:20:20Ça c'est une chose.
01:20:21Et l'autre chose,
01:20:21il doit aussi montrer
01:20:22qu'il va s'entourer
01:20:23de gens
01:20:24qui comprennent
01:20:25ce qui est en train
01:20:26de se passer
01:20:26à notre pays
01:20:26et qui ont des réponses
01:20:28à ces problèmes.
01:20:29Et qu'il laissera
01:20:30ces gens travailler
01:20:31parce que ces gens
01:20:32dans le meilleur des mondes
01:20:33seront des gens
01:20:33qui ont le talent nécessaire
01:20:37pour imaginer
01:20:38les politiques
01:20:39dont nous avons
01:20:40besoin
01:20:40et les implémenter.
01:20:43Dans notre système
01:20:44qui est un système
01:20:46westminsterien,
01:20:47the prime minister
01:20:48is first
01:20:49amongst equals.
01:20:51Il n'est pas
01:20:52le seul maître à bord.
01:20:53Il est le capitaine
01:20:54d'une équipe.
01:20:55Mais le reste
01:20:56de l'équipe
01:20:56doit savoir jouer.
01:20:57L'Espagne l'a démontré.
01:20:59Définitivement.
01:21:00Mais il n'y a pas
01:21:01que Messi.
01:21:02Alors,
01:21:03il nous reste
01:21:049 minutes
01:21:05ou 8 minutes même.
01:21:08Alors,
01:21:08ma question
01:21:08de l'économie politique
01:21:09n'est pas
01:21:10pour éviter
01:21:11cette question-là
01:21:12alors que le docteur
01:21:13Manoir est sur le plateau.
01:21:15Alors,
01:21:15il y a une actualité
01:21:16qui interprète
01:21:17où pendant
01:21:18ces dernières semaines.
01:21:19C'est la signature
01:21:21avec les États-Unis
01:21:22à Maurice
01:21:23concernant la force
01:21:24policière,
01:21:25mais aussi
01:21:26la présence
01:21:27de Sarah Troutman
01:21:28la semaine dernière,
01:21:29etc.
01:21:30avec bon nombre
01:21:31d'accords
01:21:31en gestation
01:21:32et avec
01:21:34en préambule.
01:21:35Donc,
01:21:35il va dire
01:21:36que le sommet
01:21:37qui est pris en décembre
01:21:38de l'US Africa Summit
01:21:40à Maurice
01:21:41et que par exemple,
01:21:42là,
01:21:42il va dire
01:21:42que je suis
01:21:44de penser
01:21:46que sur la table,
01:21:47il y a une offre
01:21:47intéressante
01:21:48de Boeing
01:21:48pour M-Roucheuse
01:21:50qui est dans une phase
01:21:51de restructuration.
01:21:52Alors,
01:21:52voilà.
01:21:54Ruzi,
01:21:55mon corps
01:21:56nous discute ça
01:21:56amplement sur ce plateau même.
01:21:58Moi,
01:21:58j'ai mis mort
01:21:58d'en parler
01:21:59dans plusieurs entretiens.
01:22:00Je n'arrête pas
01:22:01d'écrire dessus,
01:22:01je n'arrive pas
01:22:01d'en discuter,
01:22:02depuis des années d'ailleurs.
01:22:05Il était clair
01:22:06depuis le départ
01:22:09que la reconnaissance
01:22:10de la souveraineté
01:22:11de la République
01:22:12de Maurice
01:22:13sur l'archipel
01:22:14des Chagos
01:22:14dont la base militaire
01:22:16de Diego Garcia
01:22:16fait partie
01:22:18allait complètement
01:22:20redessiner
01:22:20les relations
01:22:21Maurice-États-Unis.
01:22:24Beaucoup d'Iboune
01:22:25ne veulent pas réaliser
01:22:25les affaires,
01:22:26c'est que la base militaire
01:22:27de Diego Garcia
01:22:29est la plus grande
01:22:30base militaire
01:22:32américaine
01:22:32en dehors
01:22:34du territoire américain.
01:22:35Vous avez Diego Garcia
01:22:36et vous avez Guam.
01:22:37Ce sont deux centres
01:22:39névralgiques
01:22:40de l'armée américaine
01:22:41pour la sécurité
01:22:41du monde.
01:22:42Guam pour le Pacifique,
01:22:44Diego Garcia
01:22:44pour l'Océan.
01:22:46Quand on voit
01:22:46ce qui se passe
01:22:47au Moyen-Orient,
01:22:49on réalise tout de suite
01:22:50le rôle hautement
01:22:52hautement stratégique.
01:22:53de Diego Garcia.
01:22:54Donc du moment
01:22:54que la République
01:22:56de Maurice
01:22:56est reconnue
01:22:57souveraine
01:22:58sur Diego Garcia,
01:22:59il est clair
01:22:59que la relation
01:23:04mauricienne-États-Unis
01:23:05était appelée
01:23:06à passer
01:23:06dans une phase
01:23:07d'accélération.
01:23:08Du jour au lendemain,
01:23:09on devient
01:23:10pour eux
01:23:11un partenaire
01:23:12extrêmement important.
01:23:14La relation,
01:23:15elle est aussi
01:23:15de l'autre côté.
01:23:16Ils sont aussi
01:23:17pour nous
01:23:17un partenaire
01:23:17extrêmement important.
01:23:19Surtout que d'un côté,
01:23:20on sait ce qui se passe
01:23:21avec le gouvernement
01:23:22britannique.
01:23:22Il y a un nouveau
01:23:23premier ministre,
01:23:24mais on ne connaît
01:23:24comment les choses
01:23:25évolueront par rapport
01:23:26à la résolution
01:23:27sur les Chagos.
01:23:29Mais Mounzialli,
01:23:30plusieurs fois,
01:23:31pour moi,
01:23:31il était essentiel
01:23:32que le gouvernement
01:23:32mauricien
01:23:33négocie directement
01:23:34avec le gouvernement
01:23:35américain.
01:23:35Également.
01:23:36C'est eux
01:23:37qui détiennent
01:23:37la base là-bas.
01:23:39Et là,
01:23:39vous les avoir
01:23:40de notre côté,
01:23:40ça ne peut qu'aider.
01:23:42Bon, maintenant,
01:23:43ça c'est une chose.
01:23:44L'autre chose,
01:23:45les accords
01:23:45qui sont passés,
01:23:46qui n'ont pas été publiés,
01:23:47je le précise,
01:23:48ça a été passé.
01:23:48Oui, il y a
01:23:49une discussion.
01:23:50Par rapport
01:23:51à la police,
01:23:51oui.
01:23:52Non, non,
01:23:52la police,
01:23:53oui.
01:23:54Mais le Acquisition
01:23:54and Cross-Servicing Agreement,
01:23:56c'est un peu plus complexe.
01:23:58Et par rapport
01:23:58à la police,
01:23:59c'est surtout
01:23:59des échanges d'informations.
01:24:01Ça ne va pas
01:24:01bien plus loin que ça.
01:24:02Échanges d'informations,
01:24:04échanges d'intelligence
01:24:04et formation.
01:24:05Surveillance maritime,
01:24:06etc.
01:24:07qui est extrêmement important.
01:24:09Maurice,
01:24:09vous êtes à l'Athéna
01:24:09et MP1865 km2
01:24:12pour l'île Maurice.
01:24:12Mais Maurice,
01:24:13c'est un territoire
01:24:14de 2,2 millions
01:24:15de kilomètres carrés.
01:24:16Oui,
01:24:16l'Océan.
01:24:17L'Océan,
01:24:18évidemment.
01:24:18Nous peinons l'Ormée,
01:24:19nous peinons les marines
01:24:19qui sont capables
01:24:20de surveiller ça.
01:24:21Donc nous sommes entièrement
01:24:22dépendants d'accords
01:24:23de sécurité
01:24:25avec des contingents militaires
01:24:27présents dans l'Océan Indien.
01:24:28Les Etats-Unis en font partie.
01:24:29Nous avons des accords
01:24:30avec l'Inde,
01:24:30nous avons des accords
01:24:31avec la France.
01:24:32Ce sont nos partenaires historiques.
01:24:33Nous sommes également
01:24:34très proches de la Chine
01:24:35sans forcément être
01:24:36dans des accords
01:24:37sécuritaires.
01:24:39Donc,
01:24:39par rapport à ça,
01:24:41effectivement,
01:24:42il suffit de voir.
01:24:43Les Etats-Unis
01:24:44sont en train
01:24:44de construire une ambassade
01:24:45qui coûte plus que
01:24:46300 millions de dollars
01:24:47à Bagatelle.
01:24:48Millions.
01:24:49Non,
01:24:49millions de dollars.
01:24:50Oui,
01:24:51pas 300 millions de dollars.
01:24:56300 millions de dollars
01:24:58qui donnent
01:24:58un certain nombre
01:24:59de milliards d'euros.
01:25:00Je vous fais le calcul.
01:25:02Et à titre de comparaison,
01:25:05l'ambassade de France
01:25:06c'est quelques dizaines
01:25:09de mètres carrés
01:25:09dans un bureau
01:25:10pas très loin.
01:25:12On voit tout de suite,
01:25:14là,
01:25:14c'est en démonstration
01:25:16presque,
01:25:17une démonstration
01:25:18de force
01:25:18des Etats-Unis.
01:25:19Et là,
01:25:20où ça devient
01:25:20très intéressant,
01:25:21c'est quand vous avez
01:25:22justement la sous-secrétaire
01:25:23d'État américain
01:25:24qui visite Maurice
01:25:26et qui vient dire
01:25:26que Boeing
01:25:27a soumis une offre
01:25:29pour un morice.
01:25:30Il est clair
01:25:31que le gouvernement
01:25:33boricien sera appelé
01:25:34à faire des affaires
01:25:35avec le gouvernement américain
01:25:36parce que
01:25:36les Etats-Unis,
01:25:37c'est une chose,
01:25:39approfondir
01:25:41la coopération
01:25:42sécuritaire,
01:25:43c'est une chose,
01:25:44mais surtout
01:25:44approfondir la coopération
01:25:46commerciale
01:25:46qui est autre chose.
01:25:47Maintenant,
01:25:48sur cette offre de Boeing,
01:25:49Nortan,
01:25:49Nougaté,
01:25:50vous connaissez,
01:25:50Air Mauritius,
01:25:51on a fait le choix
01:25:51de Airbus
01:25:53ou pas,
01:25:53Asteen,
01:25:54l'autre avion,
01:25:54comme ça,
01:25:55il y a tout un système
01:25:56qui se met en place,
01:25:57des pièces de rechange,
01:25:58de la maintenance,
01:26:00de la formation
01:26:01des pilotes,
01:26:01ces changements
01:26:02de système
01:26:02coûtent extrêmement cher.
01:26:05je ne vois pas
01:26:06comment le gouvernement
01:26:06mauricien
01:26:07qui prône l'austérité
01:26:09depuis les élections
01:26:09pourra dire
01:26:10qu'on va changer d'avion.
01:26:11Je ne crois pas
01:26:12que c'est la priorité.
01:26:14What is the best
01:26:14offer on the table ?
01:26:17Le best offer on the table,
01:26:19il faudra attendre
01:26:20le pouvoir,
01:26:20effectivement,
01:26:21mais le best offer on the table
01:26:22implique forcément
01:26:23des investissements massifs
01:26:24pour changer de système.
01:26:25On va forcément
01:26:27devoir investir
01:26:27dans d'autres pièces
01:26:28de rechange,
01:26:28d'autres frais de maintenance,
01:26:31d'autres formations
01:26:32pour les pilotes,
01:26:32forcément.
01:26:33Maintenant,
01:26:33est-ce que Boeing
01:26:34va faire une offre
01:26:35que le gouvernement mauricien
01:26:36ne pourra pas refuser ?
01:26:37Avec un comparément.
01:26:38Avec un comparément,
01:26:39je ne sais pas.
01:26:40Nous ne sommes que des citoyens
01:26:41qui observons.
01:26:43Très bien.
01:26:44Mais,
01:26:44alors,
01:26:45qu'est-ce que la géopolitique
01:26:48peut développer ?
01:26:49Alors,
01:26:50qu'est-ce que la guerre
01:26:51en Iran ?
01:26:52Parce qu'à un moment donné,
01:26:53avec la Coupe du Monde
01:26:54ou bien
01:26:55que la guerre
01:26:56n'est pas si trop
01:26:57dans l'actualité,
01:26:58on a tendance
01:26:59à oublier
01:26:59que la guerre
01:27:00se profite toujours
01:27:01et si ce n'est
01:27:02que la situation
01:27:03est aussi grave
01:27:05sur le plan géopolitique
01:27:07et qui part
01:27:08sans conséquence
01:27:09pour Maurice.
01:27:10Alors,
01:27:11effectivement,
01:27:12quand nous tous
01:27:12y bisous
01:27:12la Coupe du Monde,
01:27:15ça a repris en Iran
01:27:16et ça a repris
01:27:16avec une violence
01:27:17extraordinaire.
01:27:20D'ailleurs,
01:27:20j'ai vu
01:27:21qu'il y a une mauricienne,
01:27:24une américaine
01:27:24d'origine mauricienne
01:27:25qui est décédée
01:27:25dans les frappes iraniennes
01:27:27sur des bases
01:27:29militaires américaines.
01:27:30Nous,
01:27:31ça sert qu'on de l'érance
01:27:31à sa famille.
01:27:32Vous savez,
01:27:32ça montre que,
01:27:33voilà,
01:27:33Maurice,
01:27:34nous sommes des citoyens globaux
01:27:35aussi.
01:27:35Nous avons des mauriciens
01:27:36partout.
01:27:37Vous connaissez
01:27:38qu'en concours
01:27:38de Tic-Rasie,
01:27:39il y a une mauricienne
01:27:39qui est décédée aussi.
01:27:42C'est le destin
01:27:43de Maurice,
01:27:43d'être dans le monde.
01:27:46Moi,
01:27:47je suis très inquiet.
01:27:48Vraiment,
01:27:49parce que,
01:27:50en fait,
01:27:50Enen Zafé,
01:27:51qui ne m'ont pas compris,
01:27:53les objectifs politiques
01:27:55des États-Unis
01:27:55ne sont pas clairs
01:27:56en Iran.
01:27:58Vraiment,
01:27:58il n'y a aucune...
01:27:59Enfin,
01:27:59il n'y a pas de clarté
01:28:00sur les objectifs.
01:28:02Au commencement,
01:28:03appelons ça de la première guerre,
01:28:04il disait,
01:28:05bon,
01:28:05on va enlever l'ayatollah,
01:28:06il a enlevé l'ayatollah.
01:28:07Sauf que,
01:28:08ce qui a remplacé,
01:28:09on a l'impression,
01:28:10c'est un système militaire
01:28:12encore plus fort
01:28:12qui n'est plus
01:28:15tempéré
01:28:16par la médiation
01:28:17de l'ayatollah.
01:28:18Donc,
01:28:19est-ce que nous sommes
01:28:19dans une situation
01:28:20où l'Iran ira jusqu'au bout ?
01:28:23Je ne sais pas.
01:28:23En tout cas,
01:28:24c'est extrêmement inquiétant
01:28:25pour le monde,
01:28:27c'est extrêmement inquiétant
01:28:27pour la région
01:28:28et c'est extrêmement inquiétant
01:28:29pour l'inflation
01:28:30et le pouvoir d'achat à Maurice
01:28:32dans une situation
01:28:33qui est très compliquée,
01:28:35déjà,
01:28:35pour beaucoup de mauriciens
01:28:37qu'il faudra attendre pour voir.
01:28:38Très bien.
01:28:39Docteur Manoa,
01:28:39merci beaucoup
01:28:40d'avoir accepté
01:28:41notre invitation ce soir.
01:28:42Merci,
01:28:43merci à vous,
01:28:43c'est toujours un plaisir.
01:28:44C'est toujours un plaisir.
01:28:45Alors,
01:28:46merci aussi à vous,
01:28:47chers auditeurs,
01:28:48chers viewers
01:28:48de Top FM,
01:28:50Top TV,
01:28:51etc.
01:28:51Merci à YachV,
01:28:52à la technique.
01:28:53Retrouvez mon collègue
01:28:54Jimmy Jean-Louis
01:28:54demain pour Zoom Extra.
01:28:56Moi,
01:28:56je vous retrouve vendredi
01:28:58pour 7 sur 7.
01:28:59Entre temps,
01:29:00restez connectés
01:29:01avec Top FM.
01:29:02Au revoir
01:29:02et bonne soirée.
01:29:07hard talk,
01:29:08hard talk.
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