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  • il y a 2 jours

Rudy Veeramundar reçoit : Finlay Salesse – Journaliste, éditorialiste et observateur Suivez l’émission en direct sur : • l’application TOP FM • Facebook : Top FM Mauritius • YouTube : Top TV Mauritius

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00:00:00...
00:00:08Hard Talk, Hard Talk
00:00:16Éditeurs et auditrices de Top FM, bonsoir et bienvenue dans notre émission Hard Talk.
00:00:22Nous sommes le mercredi 29 juillet.
00:00:25Et voilà, on accueille un collègue, un ami, quelqu'un qui nous a accompagné depuis très longtemps à l'antenne,
00:00:3124 ans.
00:00:32Et on se pose la question, 24, pourquoi pas 25 ?
00:00:35Alors, je ne sais pas si on va avoir la réponse ce soir.
00:00:38Alors, c'est quelqu'un qu'on ne présente plus, on ne présente pas.
00:00:42Alors, oui, il est toujours vivant.
00:00:46Et malgré les témoignages que nous avons vus sur les réseaux sociaux, sur sa page, depuis la semaine dernière,
00:00:52et d'où la question, Filney, comment ça va ?
00:00:56Vous avez compris, notre invité ce soir, c'est Filney Salès.
00:01:00Filney Salès, ancien rédacteur en chef et fondateur de 5 Plus Dimanche avec Georges Heng,
00:01:05mais aussi, je crois, un pionnier de la radio privée à Maurice,
00:01:10pionnier de Radio One, où nous avons les mauriciens, les auditeurs,
00:01:14le public mauricien, a assisté à une transformation du paysage, du lieu, du visuel,
00:01:19avec les émissions comme Enquête en direct.
00:01:22Voilà, et il a quitté la fréquence Liberté.
00:01:26Et notre thème de l'émission ce soir, c'est En toute liberté, avec Filney Salès.
00:01:30Filney Salès, bonsoir et bienvenue sur le plateau de Tepafem.
00:01:34Olivier Véran, bonsoir, ça fait très plaisir de vous retrouver en face de moi
00:01:41pour cet entretien.
00:01:43Je vous remercie d'avoir intitulé l'émission En toute liberté.
00:01:47En toute liberté.
00:01:48Vous ne pouvez choisir un meilleur générique, disons, pour moi.
00:01:54Et merci donc de me permettre de m'exprimer et d'avoir des éclairages sur...
00:02:03On en a parlé avant l'émission, sur la presse d'une manière générale.
00:02:07Et puis on va aboutir, bien évidemment, à l'actualité politique,
00:02:10parce qu'on a vu des images de provédiats arrivant à Flac pour le meeting.
00:02:16Je crois que ce serait pertinent de commenter ces images-là et d'analyser ce phénomène.
00:02:23Ce phénomène il y a, justement.
00:02:26Tout à fait.
00:02:27Alors, Filney, je continue avec l'introduction.
00:02:31J'ai essayé de résumer, parce que ce n'est pas facile de résumer une vie comme la vôtre,
00:02:36une vie professionnelle comme la vôtre.
00:02:38Alors, ce qui est intéressant, dans notre briefing d'hier,
00:02:42vous citez Jean-Michel Fontaine, vous dites, à 55 ans...
00:02:46Qui était le premier directeur de Radio 1, de la première radio privée de l'île.
00:02:52Alors, vous dites, à 55 ans, vous quittez Saint-Plus, quelque part, graduellement,
00:02:57et vous dites, vous êtes un potentiel récupérable.
00:03:00Donc, cette phrase m'a marquée.
00:03:02Je pense que cette phrase vous a marquée aussi.
00:03:04Et vous vous décrivez comme un transfuge de la presse écrite à la radio.
00:03:09C'est une manière de dire les choses.
00:03:11Quand on quitte un domaine pour aller dans...
00:03:13Quitter un parti pour aller dans...
00:03:15Un autre parti, on appelle ça un transfuge.
00:03:18Exact.
00:03:18Quittez la presse écrite, où j'ai régné pendant de très, très, très nombreuses années.
00:03:23Oui.
00:03:23Depuis l'âge de 19 ans, en fin de compte, que j'ai commencé à écrire,
00:03:27et quittez la presse écrite à l'âge de 55 ans,
00:03:30pratiquement sans aucune coupure.
00:03:33Parce que quand j'ai été élu député, je suis devenu maire par la suite,
00:03:37j'ai continué à écrire pour le militant.
00:03:40Pour le militant, le nouveau militant, le peuple.
00:03:43On a fermé parce qu'on avait plein d'éluses de procès à l'époque.
00:03:48Et donc, j'ai continué toujours à écrire avant de revenir après la grosse défaite de 83,
00:03:56de revenir après deux ans sans travail,
00:04:00de revenir à la presse, c'est-à-dire au Mauritien Weekend,
00:04:03qui, comme vous le savez, était dirigé à l'époque par Jacques Ribette.
00:04:07Exact.
00:04:07Alors, on va parler de Dimanche Kielfé aussi.
00:04:12Alors, on a aussi parlé de l'hystérisation de ce que peut apporter la radio.
00:04:18La radio, une âme fatale à sa façon,
00:04:21mais aussi l'intrusion du citoyen lambda à l'antenne,
00:04:25qui a été rendue possible grâce à la libéralisation des ondes.
00:04:28Alors, la transformation du pays, Finney,
00:04:30c'est-à-dire, est-ce que c'est un pays qui devient violent ?
00:04:33Ce que nous voyons sur les réseaux sociaux,
00:04:35la méfiance, la drogue, l'ONO2, la vulgarité aussi.
00:04:39Vaste programme, comme dirait l'autre.
00:04:40Vaste programme, exactement.
00:04:42Et l'autre, c'est peut-être vous, Finney.
00:04:44Donc, 60-0 en 2024, et là, on a parlé de cette foule qui est à Flac,
00:04:50et aussi du meeting de Rochibada il y a deux semaines.
00:04:54Oui, bien sûr.
00:04:54Alors, la question, c'est comment nous sommes arrivés là ?
00:04:57Comment nous sommes arrivés là ?
00:04:58Oui, je crois que c'est toute la question.
00:04:59Vous avez décliné la nomenclature de l'émission.
00:05:02Oui, de l'émission, voilà.
00:05:03Vos auditeurs savent de quoi ils en retournent exactement.
00:05:05Il n'y aura pas de surprise.
00:05:06Il n'y aura pas de surprise, mais je crois qu'avec vous, il y a toujours des surprises.
00:05:10Oh non, non, je ne vais pas me risquer, disons.
00:05:14Oui, mais en termes de contenu, chers éditeurs et chers vueuses,
00:05:18je crois que vous avez intérêt à rester, à écouter cette émission,
00:05:21parce que ce n'est pas tous les jours qu'on reçoit, on va dire, Finney Salès comme invité.
00:05:25On a l'habitude de l'écouter en tant que journaliste, en tant qu'animateur des émissions,
00:05:29en tant qu'éditorialiste, et là, nous allons écouter Finney Salès du début jusqu'à la fin,
00:05:36par rapport à ce que nous avons parlé.
00:05:38Alors, Finney Salès, la première question, c'est, comment allez-vous ?
00:05:43Donc, on parle de retraite, de retraite,
00:05:47personne ne peut s'imaginer que vous alliez prendre votre retraite journalistique,
00:05:51et deuxièmement, il y a tellement de témoignages,
00:05:54et par rapport à ce départ, je vous ai posé la question,
00:05:59Finney Salès, 24 ans, et pourquoi pas 25, à Radio-One.
00:06:03J'ai une très bonne question, d'abord, je réponds.
00:06:07La première question, comment je vais ?
00:06:09Il est dit que je vais très bien, physiquement, intellectuellement,
00:06:14physiquement, si ça peut vous intéresser,
00:06:17on a fait une randonnée dimanche,
00:06:21après, je suis à 8 km, c'est un soleil de plomb.
00:06:24Le networking, comme ça se dit.
00:06:25Le networking de mon ami Arnaud Goddard,
00:06:29c'est lui qui organise tout ça.
00:06:31On est sorti du château de Bénarès,
00:06:34traverser les champs de cannes,
00:06:36descendre vers les falaises,
00:06:38pour aller à la plage Mamzelle.
00:06:41Pourquoi ?
00:06:41La plage Mamzelle-Naz.
00:06:43Alors, je profite de l'occasion, parce que je fais toujours de la pédagogie.
00:06:45Pourquoi la plage Mamzelle-Naz ?
00:06:48C'est une descendante de Sœur Vergil-Naz.
00:06:51OK.
00:06:53Puis, Agil-Naz, d'abord, la descendante,
00:06:56qui avait fait un don à l'église Sainte-Hélène
00:07:00de 750 000 roupies à l'époque.
00:07:04M. Vergil-Naz, je ne vais pas aller longuement,
00:07:06a dominé le château de Belle-Ombre,
00:07:09et cette plage-là est réputée
00:07:12parce que Mme Mlle-Naz allait se baigner là-bas.
00:07:15C'est une plage très, très dangereuse
00:07:16parce qu'il y a eu beaucoup de noyades dans les environs.
00:07:20Donc, je veux aussi dire,
00:07:21pour remonter de la plage au château,
00:07:25ça a été très dur, c'était vers 13h,
00:07:28donc sous un soleil de plomb.
00:07:30Donc, je crois que je me sens bien
00:07:33d'avoir fait, si vous voulez, cette randonnée,
00:07:35et pas que, régulièrement, deux fois par mois,
00:07:38avec notre ami Arnaud Goddard,
00:07:41à chaque fois, on se sent très, très bien.
00:07:45Donc, je vais physiquement très bien.
00:07:47Et j'ai profité aussi le lendemain
00:07:48pour aller à la clinique faire un test complet,
00:07:51dans le général.
00:07:52On m'a tiré pratiquement deux bouteilles de sang,
00:07:55je ne peux pas exagérer,
00:07:56pour le nombre de tests qu'on allait devoir faire.
00:08:00Ça, c'est la première partie de la question.
00:08:01Donc, je me porte bien.
00:08:02Si je me porte bien, vous pouvez me poser la question,
00:08:05mais pourquoi vous partez ?
00:08:07On part parce qu'on vous a montré la porte de sortie.
00:08:12Il n'y a pas d'autre raison.
00:08:14Je suis intellectuellement très enverbe, si vous voulez.
00:08:19Mon cerveau fonctionne très bien.
00:08:22et je n'avais aucune raison d'organiser mon départ.
00:08:28Ce départ m'est tombé dessus,
00:08:31tout à fait de manière brutale,
00:08:33en me disant que,
00:08:36pour les contraintes budgétaires,
00:08:38on est obligé de se débarrasser de vous.
00:08:42D'ailleurs, le contrat n'avait pas été signé,
00:08:44donc, ben, voilà la situation.
00:08:47Je crois qu'on ne peut pas dire plus que ça.
00:08:49C'est tout ce qu'on m'a dit.
00:08:51Il est évident maintenant,
00:08:54comme, je ne sais pas, le dernier des crétins,
00:08:56si vous m'avez parlé de contraintes budgétaires,
00:09:00et que demain, vous,
00:09:03Rudy Viramunda,
00:09:04vous êtes un homme de culture,
00:09:05vous avez une expérience politique et autre,
00:09:08et qu'on vous recrute à Radio One
00:09:11pour animer Dimanche Culture,
00:09:14comme on ne va pas vous payer avec des pistaches,
00:09:18il est évident que votre salaire trahira
00:09:22un mensonge qui m'a été dit,
00:09:24donc, ce n'est pas pour les contraintes budgétaires,
00:09:27donc, on verra bien.
00:09:28Mais pour l'heure, je garde toujours cette expression,
00:09:33je ne crache pas dans la soupe,
00:09:35parce que, depuis la création de Radio One,
00:09:40grâce à Jean-Claude Delestrac,
00:09:42comme vous le savez,
00:09:42qui a été le premier président de Viva Bautier,
00:09:46la Sentinelle était partenaire majoritaire
00:09:48au sein du conseil d'administration,
00:09:51grâce à Jean-Claude Delestrac,
00:09:52grâce à Jean-Michel Fontaine,
00:09:55j'ai pu commencer à m'épanouir sur les ondes de Radio One
00:10:00jusqu'à tout récemment,
00:10:02jusqu'à il y a dix jours de cela.
00:10:05Et c'est toute la joie, si vous voulez,
00:10:08que j'ai pu éprouver à faire des émissions.
00:10:12J'ai tout fait.
00:10:14C'est incroyable.
00:10:15Je voyais un peu mes agendas,
00:10:17j'ai déjà fait Avis de décès,
00:10:20j'ai déjà fait Météo,
00:10:22et j'ai animé pratiquement toutes les émissions,
00:10:24que ce soit culturel, enquête en direct,
00:10:26on y reviendra de toute manière.
00:10:28Bien entendu.
00:10:28J'ai fait toutes les gros...
00:10:29À la limite, je me flatte,
00:10:31et Radio One m'a permis de le faire,
00:10:35je me flatte d'avoir animé
00:10:37les trois plus anciennes émissions de Radio One.
00:10:42D'abord, enquête en direct.
00:10:4423 ans d'enquête en direct, non-stop,
00:10:47sauf pour les vacances de décembre, bien évidemment.
00:10:50Avec tout ce que cela suppose.
00:10:52À tel point qu'il y avait des amis psychologues,
00:10:55les psychiatres me disent,
00:10:58après il faut un debriefing,
00:10:59c'est pas possible d'accumuler autant de toléances.
00:11:04Enfin, Rocard disait à l'époque,
00:11:06Michel Rocard, Premier ministre français,
00:11:08disait à l'époque,
00:11:09on ne peut pas assumer toutes les misères du monde.
00:11:13Mais enquête en direct à assumer toutes les misères de l'île Maurice,
00:11:16et on a été, comme vous le savez vous-même,
00:11:18la première radio à le faire.
00:11:21Nos amis de Radio Plus sont arrivés trois mois après.
00:11:24Donc, la plus grosse, la plus ancienne émission,
00:11:27tous les jours, de 9h à 11h.
00:11:32Ensuite, polémique.
00:11:33Je ne sais même pas quand on date polémique.
00:11:35Très très longtemps, depuis le début même de la radio,
00:11:38je sais que c'est un moment Abib Moussaeb,
00:11:40qui était chez vous jusqu'à tout récemment,
00:11:42a animé aussi Polémique.
00:11:44Donc, j'ai repris Polémique.
00:11:45– Abib Moussaeb est toujours là.
00:11:47– Pardon ?
00:11:48– Abib Moussaeb est toujours là.
00:11:49– Il est toujours là.
00:11:50Donc, polémique, enquête en direct,
00:11:52et bien évidemment, Dimanche Culture.
00:11:55Alors, quand Jean-Claude de Lestac avait proposé Dimanche Culture,
00:11:58il l'avait proposé, je crois, avant que j'en arrive à Radio 1,
00:12:02à Claude Ziffra.
00:12:04– Oui.
00:12:04– L'époux de Chéri Nommérodi Ziffra,
00:12:07qui avait commencé une émission culturelle,
00:12:09qui s'appelle « Sous la barangue ».
00:12:11– Mais dis-moi, Finney, Claude est également un pionnier de la radio.
00:12:14– Pardon ?
00:12:15– Claude Ziffra est également un pionnier de la radio privée.
00:12:18de chez vous, à ses débuts.
00:12:19– Ah oui, il animait une autre, il avait une rubrique aussi.
00:12:22– Le mot du jour.
00:12:23– Le mot du jour.
00:12:24– Voilà.
00:12:24– 500 mots, il a fait plus de 500 mots, je crois, eu de la chance.
00:12:29Donc, Claude faisait « Sous la barangue »,
00:12:32mais comme c'était dimanche soir,
00:12:33parce que c'était une...
00:12:35il n'y avait pas une grosse audience,
00:12:37Jean-Claude avait voulu changer,
00:12:39et avait demandé de faire Dimanche Culture plus tôt.
00:12:43Bon, c'est comme ça que Dimanche Culture a commencé,
00:12:46et on est arrivé à la 762e édition.
00:12:52Ah bon, seul regret, enfin, seul regret, un petit regret,
00:12:55vous êtes journaliste, vous pouvez comprendre ça,
00:12:59je voulais arriver à un chiffre rond, 800.
00:13:01– Oui.
00:13:02– Ça aurait été magnifique, une grosse cerise sur le gâteau.
00:13:07Malheureusement, ce plaisir m'a été...
00:13:09n'a pas été donné, malheureusement.
00:13:12On y reviendra de toute manière.
00:13:13– Dévident, alors, avant de connaître la radio,
00:13:17Viné Solès, vous avez été un homme de la presse écrite,
00:13:19comme vous l'avez dit,
00:13:20et justement, avant cette révolution de la libéralisation des zones,
00:13:26vous êtes le fondateur, avec Jean-Claude 5+,
00:13:28c'est quand même un journal qui a révolutionné le monde médiatique,
00:13:32le monde de la presse écrite,
00:13:33de par le ton, de par la forme, de par la présentation,
00:13:40le glossy paper d'une part, mais aussi les faits divers.
00:13:44Peut-être, vous savez, pour la jeune génération qui nous écoute ce soir,
00:13:491989, c'est loin pour beaucoup,
00:13:52et ce que l'on considère comme étant normal aujourd'hui,
00:13:57il y a eu un début, et c'était en 1989.
00:14:01– Vous quittez le Mauricien, quoi, il y a 5 nus, c'est ça ?
00:14:04– Oui, je quitte le Mauricien week-end,
00:14:07qui m'avait vraiment aidé,
00:14:10parce qu'on sortait des élections de 1983,
00:14:14sans travail, je suis resté pratiquement deux ans sans travail,
00:14:18et je rencontre Jacques Rivette un jour,
00:14:20il me dit, j'en pouvais plus, moi,
00:14:22pour tenir, parce que la situation familiale, etc.
00:14:26et il me dit, bien, viens chez nous,
00:14:29je gagnais 4 000 roupies comme député à l'époque.
00:14:32– 4 000 roupies comme député ?
00:14:33– 4 000 roupies comme député,
00:14:35là-dedans, on donnait 1 000 roupies au parti,
00:14:37c'est 3 000,
00:14:38mais le coût de la vie était intéressant quand même,
00:14:41on pouvait se débrouiller avec.
00:14:43Il me dit, je peux te payer 1 500 roupies,
00:14:45c'est une fortune, je viens.
00:14:47Et comme ça que je repars à mes anciennes amours.
00:14:51– Et nous nous sommes en 1985 à peu près.
00:14:53– Là, on est 85 à peu près, 84, 84, oui,
00:14:57fin 84, début 85, je commence,
00:15:00mais il me dit, puis regarde-toi,
00:15:02tu ne touches pas à la politique, culture.
00:15:04Bon, ben, j'ai fait de la culture pendant une année,
00:15:07et puis les circonstances ont voulu que
00:15:10je retourne en politique,
00:15:11aller couvrir le Parlement, etc.
00:15:13Et je commençais une rubrique dans Weekend,
00:15:17Point Chaux, une page,
00:15:20tous les week-ends, c'était génial.
00:15:23Et puis, George Shun,
00:15:24un ami de l'université de Madagascar,
00:15:27vient me voir,
00:15:28un Mauritien me dit,
00:15:31je lance un...
00:15:32j'ai du fric,
00:15:33j'ai envie de rentrer dans le domaine
00:15:36de la presse,
00:15:37on va lancer un magazine un jour.
00:15:40Je me dis oui, tout de suite,
00:15:42et je prends avec moi Jean-Claude Antoine,
00:15:44Jacques-Catherine et toute la bande,
00:15:45on est en constituant un énorme,
00:15:47une grosse équipe,
00:15:49Souya Gaillane,
00:15:50enfin,
00:15:51une bonne...
00:15:52à FAT, etc.
00:15:54Et on crée 5+,
00:15:55avec le bonheur.
00:15:58Au départ, c'était un magazine.
00:16:00Oh, le magazine n'a pas marché.
00:16:02Oui.
00:16:02Là, il a fallu créer un journal
00:16:05dans un format particulier,
00:16:07c'est-à-dire papier glacé,
00:16:09une photo,
00:16:10tabloïde,
00:16:11une photo,
00:16:12et
00:16:13en exergue
00:16:14le fait divers de la semaine.
00:16:16Et
00:16:17les faits divers n'étaient pas
00:16:18traités de manière
00:16:19fait divers.
00:16:21Nous avons traité
00:16:22les faits divers
00:16:23comme
00:16:23des faits
00:16:24de société.
00:16:25C'est ça qui nous a...
00:16:26C'est bon de rappeler,
00:16:27Finet,
00:16:28pendant notre briefing hier,
00:16:30vous précisiez
00:16:31que les faits divers,
00:16:32c'était
00:16:32les pages
00:16:34à l'intérieur des journaux.
00:16:36C'est pas plus que ça.
00:16:36C'était un genre mineur.
00:16:38Vous voyez tous les journaux
00:16:40de l'époque,
00:16:40même avant.
00:16:43Les faits divers,
00:16:44c'est 400 lignes,
00:16:45un accident,
00:16:46un crime,
00:16:47etc.
00:16:48Nous,
00:16:48on a essayé
00:16:50d'aller derrière
00:16:51le fait divers
00:16:51pour voir
00:16:52qu'est-ce qui motivait
00:16:53un meurtrier,
00:16:55un trafiquant de drogue
00:16:56ou un deal,
00:16:57etc.
00:16:58Le human story.
00:16:59Oui.
00:17:00Alors,
00:17:00on a fait des faits divers
00:17:01sur 3-4 pages,
00:17:02parfois.
00:17:03Et là,
00:17:03on avait des enquêteurs,
00:17:05à commencer par
00:17:05Rajan Babi,
00:17:06qui était policier
00:17:07à l'époque,
00:17:07et qu'on avait recruté,
00:17:09qui était un enquêteur.
00:17:11Aujourd'hui,
00:17:11il était à la tête
00:17:13de Transparency International.
00:17:15Oui.
00:17:15Mais aussi,
00:17:16juste avant ça,
00:17:17il était enquêteur
00:17:17à l'ICAC aussi,
00:17:18à l'époque.
00:17:18Alors,
00:17:19c'est un type
00:17:19qui nous a aidés
00:17:20à faire des faits divers.
00:17:22Donc,
00:17:22voilà un peu.
00:17:23Et puis,
00:17:23ce que nous avons essayé
00:17:24de révolutionner
00:17:26avec 5+,
00:17:29c'est donner la parole
00:17:31au citoyen lambda,
00:17:33l'IDA,
00:17:34et faire de ce citoyen
00:17:35une vedette du dimanche.
00:17:38C'est-à-dire,
00:17:38on cite son nom.
00:17:40Je me souviens,
00:17:41on avait compté une fois
00:17:42dans une édition
00:17:45de 5+, dimanche,
00:17:47plus de 3 500 noms cités.
00:17:50Du politicien,
00:17:51jusqu'au sportif,
00:17:52en passant par
00:17:53les faits divers,
00:17:55etc., etc.
00:17:57Alors,
00:17:57pour vous dire,
00:17:58donc,
00:17:58les gens achetaient,
00:18:00quand il y a son nom,
00:18:01ils ont eu la photo,
00:18:03on achetait le 5+,
00:18:05alors,
00:18:07la présentation de 5+,
00:18:09le phénomène que cela
00:18:11a représenté
00:18:12au sein
00:18:14du paysage médiatique,
00:18:16a provoqué,
00:18:17mais je vous laisse deviner,
00:18:19même pas de l'hostilité,
00:18:20de la haine.
00:18:22C'est incroyable
00:18:23comment des confrères
00:18:26nous ont massacrés
00:18:29carrément.
00:18:31C'est incroyable, ça.
00:18:34chacun se bat
00:18:36pour son beefsteak,
00:18:36de toute manière.
00:18:37Bien entendu.
00:18:38Je me souviens,
00:18:38je raconte ça,
00:18:39parce que j'espère
00:18:40que Jean-Claude Delestra
00:18:41nous écoute en ce moment.
00:18:44L'Express nous avait
00:18:46critiqués
00:18:48pour avoir fait
00:18:49les peepers
00:18:50dans les cocktails,
00:18:52et ça faisait vendre.
00:18:54Je mettais 20 photos,
00:18:56c'était sûr
00:18:56de vendre
00:18:58300 journaux en plus,
00:18:59parce que le type acheté
00:19:00est envoyé en Australie,
00:19:02etc.
00:19:04C'est la famille.
00:19:06L'Express,
00:19:06vous savez,
00:19:07nous avait critiqué
00:19:08pour ça.
00:19:10Et puis un jour,
00:19:10je vois un journaliste
00:19:11de L'Express
00:19:12faire la même chose.
00:19:14Donc,
00:19:14on a fait la photo
00:19:15du journaliste
00:19:16faisant des photos
00:19:18et on lui a accordé
00:19:20un article,
00:19:20bien évidemment,
00:19:21pour dire
00:19:21c'est très bien
00:19:22qu'on nous copie.
00:19:23C'est pour vous dire
00:19:24que, bon,
00:19:25voilà un peu,
00:19:25tout le monde le fait.
00:19:26Les faits divers,
00:19:27maintenant,
00:19:28vous ouvrez votre journal
00:19:29avec un fait divers.
00:19:30C'est le fonds de commerce.
00:19:31Quelque part.
00:19:32C'est parce que,
00:19:34il est évident
00:19:36que Maurice
00:19:36n'est pas une exception.
00:19:38Vous n'avez qu'à ouvrir
00:19:39tous les journaux français
00:19:40ou même européens.
00:19:43TF1.
00:19:43On commence avec
00:19:44des faits divers.
00:19:45LCI, TF1.
00:19:46C'est, c'est, c'est.
00:19:48un crime
00:19:49occupe la une
00:19:50pendant au moins
00:19:51deux, trois jours.
00:19:52Avec l'affaire Joubillard,
00:19:53la Joubillard,
00:19:54on a retrouvé les os
00:19:56et le fémur
00:19:57de la bonne femme
00:19:58quelque part,
00:19:58mais ça remonte.
00:20:00L'affaire Grégory
00:20:00revient sur le tapis.
00:20:02Enfin,
00:20:02on n'arrête pas.
00:20:03Bon, voilà,
00:20:04si vous voulez,
00:20:05l'impact culturel
00:20:06de 5+.
00:20:08C'est là,
00:20:08chapeau
00:20:09à l'audace
00:20:11et au courage
00:20:13de Georges Chanté Can
00:20:14qui,
00:20:15Dieu sait,
00:20:17un ordinateur
00:20:17coûtait 300 000 roupies
00:20:18à l'époque.
00:20:19Le petit carré
00:20:20avec la disquette.
00:20:22Et si je ne me trompe pas,
00:20:23Finé,
00:20:23je crois que vous êtes
00:20:24le premier journal
00:20:24qui faisait des Mac.
00:20:25Oui, Mac.
00:20:26Et Lille Zé Pointu
00:20:28qui était chez Lille
00:20:28à l'époque
00:20:30assurait la formation
00:20:31justement
00:20:32des journalistes.
00:20:33Il a fallu apprendre
00:20:34parce que ces publications
00:20:36citées par ordinateur,
00:20:37on a été le premier
00:20:38à le faire.
00:20:39Il y a eu
00:20:39la couleur d'abord.
00:20:41Ça a été génial
00:20:43les unes de 5+,
00:20:45moi-même,
00:20:46ça m'est...
00:20:46Le quoi ?
00:20:47C'est...
00:20:48Sauf que
00:20:49nous avons été
00:20:50tellement critiqués,
00:20:51nous avons été
00:20:52tellement attaqués
00:20:53que ça avait créé
00:20:55une espèce
00:20:55de sentiment
00:20:56de culpabilité
00:20:57si vous achetiez
00:20:585+,
00:20:59à l'époque.
00:21:00Avec pour résoudre,
00:21:01les gens achetaient 5+,
00:21:02mettaient 5+,
00:21:03dans l'express
00:21:04ou dans le week-end.
00:21:05Et à la limite,
00:21:06à la maison,
00:21:07ils lisaient les 5+,
00:21:08dans les toilettes.
00:21:08C'est ce qu'on disait
00:21:10parce qu'ils avaient
00:21:11un sentiment de honte,
00:21:12on dirait.
00:21:13Sauf que
00:21:13après quelque temps,
00:21:145+, c'est ancré,
00:21:16c'est enquisté
00:21:18dans les habitudes
00:21:19de lecture
00:21:22des Mauriciens
00:21:23et 5+,
00:21:24c'est devenu
00:21:25à un certain moment
00:21:27à...
00:21:28Je n'ai pas créé
00:21:29des problèmes,
00:21:30à batter
00:21:30plusieurs journaux
00:21:31du week-end
00:21:33en termes de vente.
00:21:35Donc voilà,
00:21:36il y a eu
00:21:36quelques dérapages,
00:21:37bien évidemment,
00:21:38qu'on regrette,
00:21:39mais quand on commence
00:21:40un journal
00:21:41de cette manière-là,
00:21:43on ne peut pas faire autrement.
00:21:44Il y a des dérapages,
00:21:45d'autant plus que
00:21:47l'équipe
00:21:47qui avait commencé
00:21:495+,
00:21:49en moyenne,
00:21:50c'était 20 ans
00:21:51ou 22 ans.
00:21:53Tout le monde
00:21:53était jeune.
00:21:55Sauf que
00:21:56ils ont appris
00:21:57leur métier
00:21:57parce que
00:21:58quand je vois
00:21:59ce qu'ils sont devenus
00:22:00aujourd'hui,
00:22:00on va en citer
00:22:02quelques noms.
00:22:03Jacques Aristide,
00:22:04par exemple.
00:22:04Jacques Aristide,
00:22:05Voice of America.
00:22:06Restons à Maurice.
00:22:08Nath Sivaramen,
00:22:09directeur des publications,
00:22:10rédacteur en chef.
00:22:12Michael Esséblain,
00:22:13rédactrice en chef
00:22:14de...
00:22:145+, dimanche.
00:22:18Nathalie Fanchin,
00:22:19essentielle.
00:22:21AMBC,
00:22:22je ne cite pas.
00:22:24Reed Vignabon,
00:22:25Jean-François Lechning,
00:22:28Biary,
00:22:29oui.
00:22:29Ashok Biary.
00:22:30Ashok Biary.
00:22:32Josian Valère.
00:22:33Il y a toute une équipe.
00:22:34On peut faire
00:22:34une équipe de foot
00:22:35avec
00:22:36ceux qui ont travaillé
00:22:38à 5-8 dimanche.
00:22:41Il y a d'autres aussi.
00:22:43C'est incroyable
00:22:45comment on a pu
00:22:46créer
00:22:48la passion,
00:22:49c'est des jeunes.
00:22:49Vous me parliez justement
00:22:51alors qu'on discutait
00:22:53des réactions
00:22:54qu'on a vues
00:22:55par rapport
00:22:55à ma mise
00:22:56à la retraite forcée.
00:22:58Moi, j'ai été étonné
00:23:00de lire
00:23:01avec
00:23:02autant d'émotion
00:23:03ce qui a été écrit
00:23:05avec autant d'émotion.
00:23:08Tout le monde
00:23:08a une anecdote.
00:23:11Sanjana Pal...
00:23:12Bakma Akali Avalu
00:23:14a une anecdote
00:23:15à raconter.
00:23:16Mélia Bissière
00:23:17qui est au Canada
00:23:18aujourd'hui.
00:23:18Mélia Bissière
00:23:19au Canada
00:23:20aujourd'hui
00:23:21qui faisait
00:23:21148 kilos
00:23:23et qui fait
00:23:2368 aujourd'hui.
00:23:24Ça, c'est toujours...
00:23:25J'espère que j'ai été
00:23:27d'une influence
00:23:27quelconque.
00:23:29Mais pour vous dire,
00:23:30voilà,
00:23:30tous ces gens-là
00:23:32sont passés
00:23:33par l'école
00:23:33de 5+.
00:23:35Jacques Cattin
00:23:36était déjà
00:23:36un guéri,
00:23:38Jacques-Claude Antoine,
00:23:39mais les autres,
00:23:40c'était des jeunes,
00:23:42justement,
00:23:42Jane Lachmaya,
00:23:44qui maintenant
00:23:45anime des émissions
00:23:47de qualité
00:23:48sur les ondes
00:23:49de Radio Plus.
00:23:51Je peux vous citer,
00:23:52j'en oublie certainement,
00:23:53mais il y en a plein
00:23:54de ces jeunes
00:23:56qui...
00:23:58Ingrid Salès-Boselle,
00:23:59qui a écrit
00:24:00un très beau texte,
00:24:01d'ailleurs,
00:24:02qui...
00:24:03j'ai failli verser
00:24:04des larmes
00:24:04en lisant
00:24:05ce qu'elle a écrit.
00:24:06C'est la fille
00:24:08de mon cousin
00:24:09que je ne connaissais
00:24:10pas du tout
00:24:10quand je l'avais
00:24:12recrutée
00:24:13à 5+.
00:24:14Et j'ai été
00:24:15plus sévère
00:24:15envers elle
00:24:17parce que
00:24:17c'était...
00:24:19Il y a un lien
00:24:20de parenté.
00:24:21Aujourd'hui,
00:24:23elle est
00:24:23midolâtre,
00:24:24si vous voulez,
00:24:25un peu à cause
00:24:26de ça.
00:24:27Donc,
00:24:27pour vous dire
00:24:28que 5+,
00:24:29ça a été
00:24:29une expérience
00:24:31exaltante.
00:24:32c'était le temps
00:24:33où on pratiquait
00:24:34du journalisme
00:24:35autrement.
00:24:37Voilà.
00:24:38Peut-être que là,
00:24:38ça va vous permettre
00:24:39de faire la transition.
00:24:41La transition,
00:24:41justement,
00:24:42avec cette page de pub.
00:24:48Hard talk.
00:24:49Hard talk.
00:24:51Hard talk.
00:25:56Pour tout ce qui la vie a mené, et pour amener,
00:25:59Zouji, Dime, Vivli.
00:26:26Voilà, de retour au studio.
00:26:28Vous écoutez TPFM, nous avons parlé justement des...
00:26:34De mes débuts.
00:26:35De mes débuts, si vous voulez.
00:26:37Enfin.
00:26:37Comme la tantchef de Saint-Cluss.
00:26:39Voilà.
00:26:40Ensuite, ça a été la grande transition.
00:26:42C'est-à-dire, nous sommes en 2002,
00:26:44et là, vous intégrez l'équipe de Radio One,
00:26:46et vous lancez quand même enquête en direct, par exemple.
00:26:51Alors là, j'ai une question pour vous.
00:26:52Donc, avec Saint-Cluss, votre carrière journalistique,
00:26:54et aussi votre carrière de policie, comme on a donné,
00:26:58vous avez témoigné de la misère des gens, des problèmes des gens.
00:27:02Et là, est-ce que, par exemple, en cas d'un direct,
00:27:04vous avez appris des informations nouvelles sur la vie des gens du Mauritien ?
00:27:11Alors, premièrement, quand Jean-Claude Dessac fait appel à moi
00:27:15pour venir à Radio One,
00:27:19il voulait que je fasse un stage avec Jean-Michel Fontaine.
00:27:26Et là, on commence à travailler sur le concept d'enquête en direct,
00:27:31et c'est comme ça qu'enquête en direct est née.
00:27:35Ce n'est pas un talk show, mais les gens téléphonent.
00:27:39Oui.
00:27:39Moi, je n'ai pas décliné en quête en direct.
00:27:41Raconter, là, doléances, etc., etc.
00:27:43Et ça, en une semaine, ça a révolutionné carrément les ondes,
00:27:49pas à cause de moi.
00:27:51Pour la bonne et s'impression que c'est la première fois
00:27:54que la parole s'est retrouvée libérée
00:27:58de toutes les contraintes habituelles,
00:28:01du format radiophonique.
00:28:03Parce que seule la MBC radio donnait la parole, parfois,
00:28:09mais cette parole était contrôlée, était censurée.
00:28:11Bien entendu.
00:28:13Avec raison, je ne sais pas.
00:28:15Alors, quand nous ouvrons l'antenne,
00:28:18nous dire, ou qu'elle a téléphoné,
00:28:19ou qu'elle raconte ou la vie, ou qu'elle raconte ou problème,
00:28:22vous imaginez,
00:28:25parfois, on était submergé d'appels.
00:28:28Donc, les gens racontaient leurs problèmes.
00:28:30Et le principe était, justement,
00:28:32parce que j'avais une petite équipe de deux personnes,
00:28:35où une, le technicien,
00:28:37et la première personne qui était responsable de la production
00:28:41était Louana Lodeisca,
00:28:45et qui, justement, prenait les appels.
00:28:47Et on essayait, autant que possible,
00:28:51de régler les problèmes entre 9h et 11h,
00:28:54c'est-à-dire en faisant appel aux autorités compétentes.
00:28:57CWA, etc.
00:28:59Les ministères même ?
00:29:00CEB.
00:29:01Les mêmes problèmes qu'on rencontre aujourd'hui.
00:29:04Et il est évident,
00:29:06en plus avec le ton que j'avais adopté,
00:29:09qui est toujours le mien,
00:29:11quelles que soient les circonstances,
00:29:13les gens ont trouvé ça tout à fait génial.
00:29:16Je sais que les responsables s'arrachaient les cheveux
00:29:20à chaque fois qu'on montait à l'antenne.
00:29:21Il y avait Marie-Michelle Etienne,
00:29:24qui co-animait l'émission avec moi,
00:29:27et aussi Sandra Mayotte,
00:29:29et Marie-Michelle aussi,
00:29:30avaient des suaves froides,
00:29:32parce que Marie-Michelle Etienne venait de l'AMBC.
00:29:35Oui.
00:29:35Donc, elle était un peu engoncée
00:29:36dans le format, disons, officiel.
00:29:39Tranquille, oui, c'est vrai.
00:29:41Moi, je casse le format,
00:29:43je casse les codes.
00:29:45Parfaites compte,
00:29:46Jean-Michel Fontaine me dit,
00:29:48ton inexpérience a été ta plus grande qualité
00:29:51à Radio One, au début.
00:29:53Parce que je ne faisais pas attention du tout.
00:29:55J'étais capable de prendre une tasse de café,
00:29:57de bois, bon,
00:29:58parce qu'il n'y avait pas de télévision,
00:30:00de hurler,
00:30:01à la limite,
00:30:03d'être un peu vulgaire,
00:30:04parce que je me laissais souvent aller.
00:30:07C'est ainsi qu'enquête en direct,
00:30:10après des semaines,
00:30:12est devenue une émission d'utilité publique.
00:30:17Et là, c'est vraiment...
00:30:19Là, ça devient vraiment important.
00:30:21Et on commençait à régler les problèmes
00:30:23plus rapidement.
00:30:25Parce que les autorités paniquaient souvent
00:30:29parce que je interpellais.
00:30:31Et je mettais des noms sur les personnes
00:30:33que je téléphonais,
00:30:35à qui je téléphonais.
00:30:37Souvent, un ministre téléphone discrètement dit
00:30:40« Arrêtez que ça, nous pour régler l'Ila ».
00:30:43Je jouais le jeu.
00:30:44J'arrêtais de dénoncer
00:30:45parce que je savais qu'on allait
00:30:47certainement trouver une solution.
00:30:49Et je ne laissais rien tomber.
00:30:52J'accompagnais la personne jusqu'à la fin.
00:30:55Et si on ne pouvait pas régler,
00:30:57« Just too bad »,
00:30:58on ne pouvait pas régler.
00:30:59Et puis, nous avions eu à faire face
00:31:01à deux gros problèmes.
00:31:04Le premier problème,
00:31:05c'est que beaucoup d'auditeurs,
00:31:07à l'époque,
00:31:08et même certains aujourd'hui,
00:31:09sur certaines zones,
00:31:10j'entends ça,
00:31:11croyaient que la parole libérée
00:31:13était une licence pour tout dire.
00:31:16« N'importe quoi. »
00:31:19Nous jouerait, nous diffamait.
00:31:21Et quand je reprenais ses auditeurs,
00:31:24« Mais bon, mon Dieu,
00:31:24il me dit à moi, là. »
00:31:27Il ne savait pas
00:31:27quelle est la définition de la diffamation.
00:31:30Quelle était la définition de l'insulte.
00:31:32Donc, il a fallu, si vous voulez,
00:31:34faire une pédagogie,
00:31:35mais quotidienne,
00:31:37systématique,
00:31:38pour dire,
00:31:38« Il y a certaines choses
00:31:39qu'on ne dit pas à la radio. »
00:31:42Parce que, heureusement,
00:31:44l'IBA, à l'époque,
00:31:45n'était pas très,
00:31:47si vous voulez,
00:31:48pas très vigilante.
00:31:49Il laissait passer beaucoup de choses
00:31:50parce qu'il réalisait que
00:31:52c'est la première fois
00:31:53qu'on animait des émissions
00:31:55de cette manière-là.
00:31:57Donc, les gens avaient tendance
00:31:58à répéter ce que le policier leur a dit.
00:32:01Ou bien que les policiers
00:32:02ont réelé.
00:32:03Il répétait ça,
00:32:04mais il disait,
00:32:05« Lisez-moi,
00:32:05mais la police n'a qu'il me dit à moi ça. »
00:32:07Et je me mets vers tuer
00:32:08à lui dire,
00:32:09« Oupin a droit de dire ça
00:32:10à l'antenne. »
00:32:12Donc, ça a pris des semaines
00:32:13et des semaines
00:32:14et des semaines.
00:32:15Et quand Radio Plus est arrivé,
00:32:18ça nous a libérés,
00:32:19enfin, entre guillemets,
00:32:20quelque peu,
00:32:21parce qu'ils faisaient
00:32:22« Explique ou cas. »
00:32:24Tant mieux, tant mieux.
00:32:25Et vous, vous faites ça ici,
00:32:26maintenant, ça s'appelle...
00:32:27Correct par correct.
00:32:28Correct par correct.
00:32:28Tant mieux.
00:32:29Si la population mauricienne
00:32:31peut avoir trois moyens possibles,
00:32:34trois plateformes possibles
00:32:36pour exprimer ces doléances
00:32:38et que des solutions soient trouvées
00:32:39rapidement pour le plus grand nombre,
00:32:41on ne peut que se réjouir de ça.
00:32:44Comme je me réjouis
00:32:45qu'on a commencé,
00:32:46si vous voulez,
00:32:48« Enquête en direct en premier »,
00:32:49c'est-à-dire que...
00:32:50Bien entendu.
00:32:51« Enquête en direct »
00:32:52va fêter ses 25 ans
00:32:54le 12 mars
00:32:55de l'année prochaine.
00:32:57Donc, pour vous dire
00:32:58que cette émission-là,
00:33:02même si on a retrouvé
00:33:05les mêmes émissions ailleurs,
00:33:07ces émissions sont devenues
00:33:09partie prenante.
00:33:10À la Réunion,
00:33:11elles ont commencé bien avant nous,
00:33:13en France aussi,
00:33:13bien avant nous.
00:33:14Nous avons pris du temps
00:33:15et ces émissions-là
00:33:18permettent à la population
00:33:20de s'exprimer.
00:33:23Et je pense que c'est important.
00:33:25Et souvent,
00:33:26je dois vous avouer
00:33:28que je savais
00:33:29qu'on n'allait pas trouver
00:33:29une solution
00:33:30parce que c'est énorme
00:33:32comme problème.
00:33:34Mais le simple fait
00:33:35d'écouter,
00:33:36de dire « Hum-hum,
00:33:38oui,
00:33:40hum-hum »,
00:33:41c'est faire,
00:33:42si vous voulez,
00:33:42faire œuvre de psychiatre
00:33:44ou de psychologue
00:33:45et la personne...
00:33:46Ça apporte un soulagement.
00:33:47Ça lui apporte un soulagement.
00:33:49Bon, parfois,
00:33:51on ne peut pas faire
00:33:52des miracles,
00:33:52forcément.
00:33:53Mais finir,
00:33:54il y a ensuite
00:33:55quelque chose
00:33:56qui est installé
00:33:56dans les meurs des Mauriciens.
00:33:57C'est-à-dire qu'à un moment donné,
00:33:59lorsque quelqu'un voit
00:34:00que les choses ne bougent pas
00:34:01ou qu'il y a un problème
00:34:03de chaise roulante
00:34:06qui devrait légitimement
00:34:07lui être attribuée
00:34:08et qu'on ne voit pas...
00:34:09Alors, il y a une phrase,
00:34:10par exemple.
00:34:11Il dit « Écoutez, monsieur,
00:34:12ce n'est pas mon souhait,
00:34:13mais si vous m'en suivez ainsi,
00:34:14je vais à la radio. »
00:34:15C'est ça, c'est...
00:34:16Ce qui n'existait pas avant.
00:34:17C'est une menace,
00:34:18c'est une menace,
00:34:18c'est une menace.
00:34:19C'est une menace,
00:34:20mais en même temps,
00:34:20c'est-à-dire qu'il y a un recours.
00:34:23Il y a un recours.
00:34:24Un recours.
00:34:25Alors, pour les fauteuils roulants,
00:34:26c'est incroyable.
00:34:27Il n'y a que pas possible
00:34:29pour avoir un fauteuil roulant
00:34:30de la part du ministère
00:34:33de la Sécurité sociale,
00:34:34comme pour les lunettes,
00:34:35comme pour n'importe quoi, etc.
00:34:38Alors, fauteuil roulant,
00:34:39je n'ai qu'à faire une demande.
00:34:41Et à peine d'avoir terminé
00:34:43la formulation de la demande,
00:34:45le téléphone sonne,
00:34:46il y a un fauteuil roulant
00:34:47qui rentre.
00:34:48Et les gens se déplacer,
00:34:50mettaient le fauteuil roulant
00:34:51dans leur voiture
00:34:51pour venir déposer à Radio 1
00:34:54ou du moins,
00:34:55à dire,
00:34:55donnez-moi l'adresse,
00:34:56je vais déposer là-bas.
00:34:57Alors, on a fait des miracles.
00:34:59Les miracles,
00:34:59c'est donnent sang.
00:35:01L'hôpital me téléphone
00:35:02ou un parent me téléphone.
00:35:05On a urgentement besoin
00:35:07de deux peintres de sang.
00:35:09Et la manière dont la pensée
00:35:13a été formulée,
00:35:14je sens qu'il y a urgence,
00:35:15justement.
00:35:17Parce que l'opération
00:35:18va avoir lieu,
00:35:18ils n'ont pas de sang.
00:35:19Et je fais un appel.
00:35:21Et je me souviendrai toujours
00:35:22de ça.
00:35:23Le type sort de Pamplemousse,
00:35:24mais il se fait arrêter
00:35:27par la police.
00:35:28Et il dit à la police
00:35:29m'opérée quitte 10 ans.
00:35:30Heureusement,
00:35:30la police laisse passer.
00:35:32Sauf qu'arrivée dans la poste,
00:35:33il est bloqué.
00:35:34Il ne peut pas aller
00:35:35à Candace dans le trafic.
00:35:37Oui.
00:35:37Et il me téléphone
00:35:38de son...
00:35:39de sa voiture.
00:35:42À l'époque,
00:35:42le téléphone n'était pas interdit.
00:35:44Il n'y avait pas de permis à point.
00:35:46Il me téléphone,
00:35:47il me dit,
00:35:48finlez,
00:35:48mon blocée dans circulation,
00:35:50foutu,
00:35:51il n'y a pas
00:35:51pour Caraval,
00:35:51qu'il dit ça.
00:35:53Je lui dis,
00:35:54donnez-moi votre numéro
00:35:54de voiture,
00:35:56où vous trouvez exactement.
00:35:58À l'époque,
00:36:00qu'est-ce qu'on écoutait
00:36:01entre 9h et 11h,
00:36:02finlez-le,
00:36:03ça laisse,
00:36:03enquête en direct.
00:36:04Je lui dis,
00:36:05il y a plein de voitures
00:36:05devant ce monsieur-là,
00:36:06laissez-le passer.
00:36:08Incroyable,
00:36:09incroyable.
00:36:10La solidarité.
00:36:11Trois minutes après,
00:36:12le type m'aupé à l'élan,
00:36:13ben le donne,
00:36:14laissez-le ce mois passer.
00:36:16C'est incroyable
00:36:17ce qui s'est passé.
00:36:18Et même,
00:36:19à un certain moment,
00:36:21l'inspecteur Matard,
00:36:22je crois qu'il était qui,
00:36:23l'inspecteur Matard,
00:36:23a même dépêché un motard
00:36:25pour accompagner
00:36:27ce monsieur-là
00:36:28jusqu'à Candace.
00:36:30Mais quand on a fait
00:36:30des trucs pareils,
00:36:32on peut rentrer chez soi
00:36:33et dormir
00:36:35tranquillement.
00:36:36Oui.
00:36:36Avoir le sommeil,
00:36:37disons,
00:36:39sans fausse modestie,
00:36:40avoir un peu le sommeil
00:36:41du juste,
00:36:42disons,
00:36:42d'avoir accompli
00:36:44quelque chose
00:36:44de la journée.
00:36:45Il n'y a pas que ça,
00:36:46il y a 10 000 choses,
00:36:48pas seulement du sang,
00:36:50du matériel scolaire,
00:36:53des jouets
00:36:54pour la fin de l'année.
00:36:56Les plus gros trucs,
00:36:57c'est,
00:36:57ça c'est,
00:36:58construire des maisons.
00:37:00Voilà,
00:37:00c'est la folie furieuse,
00:37:02justement.
00:37:03Quelqu'un téléphone,
00:37:04pleurant,
00:37:04etc.,
00:37:05m'aupiné à la case.
00:37:07Moi,
00:37:08en tout ça,
00:37:09mais nous,
00:37:09pour construire la case,
00:37:11comment on construit ça ?
00:37:12Là,
00:37:12il faut aller chercher
00:37:13le terrain,
00:37:14trouver les matériaux,
00:37:16etc.
00:37:17Et ça,
00:37:17c'est la générosité,
00:37:19justement,
00:37:20des auditeurs.
00:37:22On a construit
00:37:235 à 6 maisons
00:37:23de cette manière-là.
00:37:25Il ne faut pas
00:37:25que j'oublie ceux,
00:37:26par la suite,
00:37:27ceux qui m'ont donné
00:37:27un coup de main
00:37:28pour enquête en direct.
00:37:29Il y a Valérie Le Maire
00:37:30qui est arrivée.
00:37:32Et puis,
00:37:33il y a Annabelle
00:37:34Savapati,
00:37:35qui a commencé
00:37:37enquête en direct
00:37:38avec moi.
00:37:39Elle a mal tourné,
00:37:41elle est devenue députée.
00:37:43Tant mieux pour elle.
00:37:45Et d'ailleurs,
00:37:45elle adopte le ton même
00:37:47d'enquête en direct,
00:37:48je crois,
00:37:48à l'Assemblée nationale.
00:37:49Tant mieux,
00:37:50si ça peut faire avancer
00:37:51les choses.
00:37:52D'ailleurs,
00:37:52elle a fait bouger
00:37:54les lits,
00:37:54c'est un dernier,
00:37:55on va y revenir.
00:37:56Et puis,
00:38:01Christopher Swambert
00:38:02a pris le relais,
00:38:03c'était très bien.
00:38:04Donc,
00:38:04ce n'est pas le même ton,
00:38:06ce n'est pas le même format,
00:38:07mais enquête en direct
00:38:08continue.
00:38:08Le Conseil Pied.
00:38:09Pardon ?
00:38:10Le Conseil Pied.
00:38:11Le Conseil Pied,
00:38:11enquête en direct,
00:38:12continue à aider les gens.
00:38:14Et je crois que c'est ça
00:38:15qui est important
00:38:15parce que
00:38:19vous avez dit,
00:38:21les radios
00:38:22deviennent
00:38:22un recours.
00:38:24Exact.
00:38:25un recours.
00:38:26Sauf qu'encore une fois,
00:38:27là,
00:38:27il a fallu faire attention.
00:38:29Quand le type
00:38:30vous donne
00:38:31une doléance,
00:38:34on n'a pas le temps
00:38:35de vérifier ça.
00:38:36Pas le temps.
00:38:38Parce que
00:38:38c'est en direct.
00:38:41Dont le nom
00:38:41de l'émission.
00:38:42Dont le nom
00:38:43de l'émission.
00:38:44Donc,
00:38:44parfois,
00:38:45ils nous ont mené
00:38:46aussi en bateau.
00:38:48Quelques fois.
00:38:49Quelques fois.
00:38:49Mais sauf que
00:38:50j'ai dénoncé
00:38:50en donnant leur nom.
00:38:51ils n'ont plus
00:38:52re-téléphoné
00:38:55par la suite.
00:38:56Donc,
00:38:56voilà un peu
00:38:57le concept,
00:38:57si vous voulez,
00:38:59d'enquête en direct
00:38:59qui a
00:39:01perduré
00:39:01jusqu'à
00:39:052023.
00:39:06Oui.
00:39:06J'ai arrêté
00:39:07à 2023
00:39:07pour aller faire
00:39:08autre chose.
00:39:10Et
00:39:11ça continue
00:39:12aujourd'hui
00:39:13comme sur
00:39:14toutes les
00:39:14autres radios
00:39:16de toute manière.
00:39:17Et tant mieux.
00:39:17Tant mieux pour...
00:39:18Je finis.
00:39:19J'ai une question.
00:39:21Entre 2002
00:39:22et 2023,
00:39:23ça fait quand même
00:39:23pas mal d'années.
00:39:25Est-ce qu'il y a
00:39:25des problèmes récurrents ?
00:39:26Vous dites,
00:39:26écoutez,
00:39:27ça fait quand même
00:39:2822-23 ans
00:39:29que je suis là.
00:39:29On entend
00:39:30les mêmes problèmes.
00:39:32Quand est-ce
00:39:32qu'on va penser
00:39:33à les régler ?
00:39:34Non,
00:39:35on n'a pas ce sentiment-là.
00:39:36On a le sentiment
00:39:37que tous les jours
00:39:39est un éternel recommencement.
00:39:40Mais ce n'est pas
00:39:41la même chose.
00:39:42Même si
00:39:43les doléances
00:39:44sont exprimées
00:39:45différemment
00:39:46par des gens
00:39:47de sensibilité
00:39:48différentes.
00:39:49Et on a commencé
00:39:51par la suite
00:39:52à remarquer
00:39:54un changement
00:39:55dans les appels
00:39:58pour les groupes
00:39:59socioprofessionnels.
00:40:00Avant,
00:40:00ce n'était que
00:40:02des petites gens,
00:40:03entre guillemets,
00:40:03qui ont des problèmes.
00:40:04Et puis,
00:40:05on a commencé
00:40:06à avoir
00:40:06des doléances
00:40:07de la part
00:40:07de la petite
00:40:08et moyenne bourgeoisie.
00:40:09et là,
00:40:10on a commencé
00:40:11à sentir
00:40:11que là,
00:40:13il y a un problème.
00:40:14Pas un problème
00:40:15pour la radio,
00:40:16mais un problème
00:40:16de société.
00:40:18Quand quelqu'un
00:40:19de la petite
00:40:20et moyenne bourgeoisie
00:40:21vous téléphone
00:40:21pour vous dire
00:40:22que j'en peux plus.
00:40:23Ça a pris
00:40:23combien de temps
00:40:24en 2002
00:40:24pour arriver là ?
00:40:27Deux ans ?
00:40:28Trois ans ?
00:40:28En une année,
00:40:29c'était vite fait.
00:40:31disons que
00:40:32ma personnalité,
00:40:34ma façon
00:40:35de dire les choses
00:40:37ont accéléré,
00:40:38si vous voulez,
00:40:39dans ce sens-là.
00:40:41Et bon,
00:40:42les gens,
00:40:42quand je débarque
00:40:43à la radio,
00:40:44je n'étais pas inconnu
00:40:44quand même.
00:40:45J'avais déjà
00:40:45une carrière politique.
00:40:48Donc,
00:40:48les gens me connaissaient.
00:40:50Ils savaient
00:40:50que s'ils me téléphonaient,
00:40:52les choses
00:40:52iraient certainement
00:40:53plus vite.
00:40:55La police
00:40:56en a pris plein
00:40:56la gueule.
00:40:57Vous savez,
00:40:59avec les
00:41:02cas de brutalité policière.
00:41:04Comment on méprisait,
00:41:05comment on maltraitait
00:41:06les gens
00:41:07qu'on arrêtait
00:41:08à l'époque ?
00:41:08Je me souviens,
00:41:09un petit qui avait été
00:41:10arrêté,
00:41:10un garçon de 15-16 ans,
00:41:13il conduisait
00:41:14sa motocyclette,
00:41:15il n'avait pas de permis
00:41:15ou je ne sais pas
00:41:16trop quoi.
00:41:17On l'a arrêté,
00:41:18on a pris
00:41:20sa motocyclette
00:41:20et on l'a frappé.
00:41:23On l'a mis
00:41:24à poil
00:41:26et on lui a dit
00:41:26sans de ces gars.
00:41:28Sans de ces gars,
00:41:29PCA.
00:41:29C'est un manteau
00:41:30ou pas une PCA,
00:41:30sans de ces gars,
00:41:31PCA.
00:41:32Alors là,
00:41:33c'était génial.
00:41:34Vous avez passé
00:41:34ça chauffant,
00:41:35je crois,
00:41:35pendant tous les jours.
00:41:36Parce que
00:41:36Sega PCA est devenu
00:41:38l'hymne national
00:41:40des victimes
00:41:41de la police.
00:41:42À tel point
00:41:43que
00:41:45je ne sais plus
00:41:45qui est
00:41:45des commissaires
00:41:46de police
00:41:46qui me dit
00:41:47qu'on n'en peut plus,
00:41:48arrête un peu.
00:41:48parce que...
00:41:49C'est dégoût passé.
00:41:50C'est terrible.
00:41:52Et
00:41:53Sega PCA,
00:41:54c'était
00:41:55Cassia.
00:41:56Cassia,
00:41:56Gérard Louis,
00:41:57etc.
00:41:58Oui, exact.
00:41:58Et c'était le ralliement.
00:42:01À chaque point
00:42:01qu'on mettait ça,
00:42:02on savait
00:42:03qu'il y avait
00:42:04une victime
00:42:05de violence,
00:42:06de violence policière.
00:42:07Et ça n'a pas changé.
00:42:08Il y avait le cas
00:42:09de Jacques Achille.
00:42:10Pardon ?
00:42:11De Jacques Achille,
00:42:11notre ami,
00:42:12notre collègue.
00:42:12Incroyable, non ?
00:42:14Voilà un peu
00:42:15l'enquête en direct,
00:42:17le concept,
00:42:19un phénomène social,
00:42:20en fin de compte,
00:42:21l'enquête en direct.
00:42:23Et tant mieux
00:42:23que ça existe
00:42:24chez vous
00:42:25et que ça existe
00:42:26aussi
00:42:26chez nos confrères
00:42:28de Radio Plus.
00:42:29Alors là,
00:42:30la question fondamentale
00:42:32aujourd'hui,
00:42:34vous l'aviez dit
00:42:35au début de l'émission
00:42:37et aussi
00:42:37juste avant,
00:42:39c'est-à-dire que
00:42:40c'est nouveau
00:42:41en 2002,
00:42:42les gens appellent,
00:42:43ils se permettent
00:42:44de dire un peu
00:42:44tout ce qui se passe
00:42:47dans la pensée.
00:42:48Mais la question,
00:42:50est-ce qu'on peut
00:42:51tout dire à la radio ?
00:42:52Est-ce qu'on peut
00:42:53tout dire
00:42:54sur les réseaux sociaux ?
00:42:55De ce que vous voyez
00:42:56actuellement ?
00:42:57C'est le grand débat.
00:42:57On parle de régulation,
00:42:59par exemple,
00:42:59aujourd'hui.
00:43:00Est-ce que,
00:43:01par exemple,
00:43:01vous pensez
00:43:02qu'il est temps
00:43:02aujourd'hui
00:43:03de ce que vous voyez,
00:43:04de ce que vous témoignez
00:43:04sur les réseaux sociaux ?
00:43:05En passant,
00:43:07on a reçu
00:43:08des messages,
00:43:09oui,
00:43:09vous pouvez suivre
00:43:10l'émission en direct
00:43:11sur Facebook,
00:43:12Top FM Morichos,
00:43:14c'est en direct aussi
00:43:15sur Facebook.
00:43:16Quelqu'un m'avait envoyé
00:43:17pour me dire que...
00:43:17Non,
00:43:18sur Facebook,
00:43:19c'est live.
00:43:21Alors,
00:43:21pour ceux qui m'envoient
00:43:22des messages,
00:43:23je ne suis pas censuré,
00:43:25c'est sur Facebook live,
00:43:26on peut suivre...
00:43:27Top FM Morichos,
00:43:28exactement.
00:43:28suivre l'émission Top FM Morichos.
00:43:30C'est en direct.
00:43:31Voilà.
00:43:32Très bien.
00:43:33Ça nous permet de réfléchir
00:43:34sur la presse,
00:43:34sur les journalistes
00:43:35de manière générale.
00:43:36Non,
00:43:37sur les journalistes,
00:43:38mais aussi,
00:43:38je crois que ce phénomène
00:43:39gagne les réseaux sociaux
00:43:40où tout le monde
00:43:42se permet de dire
00:43:43ce qu'ils pensent
00:43:44ou de façon...
00:43:46On a parlé de grossiété,
00:43:47de vulgarité aussi.
00:43:48Et quand vous voyez
00:43:49aujourd'hui ce qui se dit,
00:43:51ce qui se pratique,
00:43:52alors,
00:43:53quel est votre constat ?
00:43:54Est-ce que...
00:43:54Répondez à la question,
00:43:55si vous pourriez le faire.
00:43:57Est-ce qu'on peut tout dire
00:43:58et tout faire ?
00:43:59Alors,
00:43:59peut-être avant de répondre
00:44:02à cette question,
00:44:03de mettre la question
00:44:04en perspective.
00:44:05Il faut parler
00:44:06de la baisse
00:44:07de la presse écrite.
00:44:08Je crois que c'est important
00:44:09de le dire.
00:44:10Oui.
00:44:10Selon un sondage
00:44:13de Cantor TNS
00:44:14en septembre 2024,
00:44:16il y a un recul
00:44:17de 11%
00:44:19de la presse écrite.
00:44:21À l'international.
00:44:22Pardon ?
00:44:22À l'international.
00:44:23Oui.
00:44:23Donc,
00:44:24ici,
00:44:24ici,
00:44:24ici à Maurice,
00:44:25un recul de 11%
00:44:27en termes de recul
00:44:29d'un quotidien,
00:44:32d'un hebdomadaire
00:44:33et de magazine.
00:44:35Magazine,
00:44:36c'est 6%,
00:44:36pardon,
00:44:37et cela
00:44:38à cause
00:44:39de la concurrence
00:44:39du numérique.
00:44:42Il y a une tendance
00:44:43depuis
00:44:44tout récemment
00:44:45de consulter
00:44:47les sites,
00:44:47les réseaux sociaux,
00:44:48les versions numériques
00:44:49et il y a une étude
00:44:52d'Afrobaromita
00:44:53qui confient aussi
00:44:55la baisse
00:44:56de la popularité
00:44:57de la presse écrite
00:44:59par rapport
00:45:00aux numériques.
00:45:02Mais on lit,
00:45:03oui.
00:45:03Et alors qu'en 96,
00:45:05la presse écrite
00:45:07était la principale source
00:45:09d'information.
00:45:12en 2006,
00:45:14en 2026,
00:45:15n'en parlons pas,
00:45:17maintenant le papier
00:45:19est rélégué
00:45:20au second plan
00:45:21carrément
00:45:22et on peut parler,
00:45:23si vous voulez,
00:45:23d'une érosion
00:45:24de la presse
00:45:27papier.
00:45:29Le problème,
00:45:30c'est que
00:45:33si l'auditeur
00:45:35n'achète plus
00:45:36son journal,
00:45:37la preuve,
00:45:38il y a une suite dramatique,
00:45:39si l'auditeur
00:45:40n'achète plus
00:45:40son journal,
00:45:42si l'auditeur
00:45:43préfère
00:45:44les réseaux sociaux
00:45:46Facebook,
00:45:48TikTok,
00:45:49whatever name it,
00:45:50Instagram,
00:45:51etc.,
00:45:52c'est que
00:45:53si l'auditeur,
00:45:54et on ne peut pas
00:45:54lui reprocher,
00:45:56choisit
00:45:57quand
00:45:58il va écouter,
00:45:59il va prendre
00:46:00connaissance
00:46:00des informations.
00:46:01Donc,
00:46:02il ne va pas attendre
00:46:03la presse
00:46:04pour l'acheter,
00:46:05il sait qu'il aura
00:46:06les informations
00:46:07avant que le journal
00:46:08ne sorte
00:46:09et que s'il a raté
00:46:10son journal,
00:46:11le soir
00:46:12ou le lendemain,
00:46:14comme notre émission,
00:46:15je pense que
00:46:16si personne
00:46:16ne l'a regardée,
00:46:19on pourrait
00:46:20sur YouTube,
00:46:21sur Facebook,
00:46:22on verra
00:46:23éventuellement.
00:46:24Donc,
00:46:25on tombe
00:46:26dans une autre
00:46:27forme de journalisme.
00:46:28Qu'est-ce qui se passe
00:46:29avec un journal ?
00:46:30Un quotidien
00:46:32ou un hebdomadaire ?
00:46:33Il y a un briefing
00:46:35qui existe aussi,
00:46:36je suppose,
00:46:37aujourd'hui.
00:46:37Les gens sortent
00:46:39sur le terrain,
00:46:40ils reviennent,
00:46:41ils tapent leur texte,
00:46:42le texte passe
00:46:43à travers
00:46:43trois filtres,
00:46:44pratiquement,
00:46:45le journaliste
00:46:46lui-même,
00:46:47le chef
00:46:48de l'édition,
00:46:50la correction,
00:46:51etc.
00:46:52Et là,
00:46:53on est paré
00:46:55à toutes les eventualités.
00:46:57Il faut censurer
00:46:58s'il y a une information,
00:46:58on a le temps
00:46:59de faire ça
00:47:00et de présenter
00:47:01pour présenter,
00:47:02si vous voulez,
00:47:03des articles de qualité
00:47:04pour ce que les gens
00:47:05vont acheter.
00:47:06Tout à fait.
00:47:06Sauf que
00:47:07les réseaux sociaux
00:47:08n'accurent
00:47:09de toutes ces précautions.
00:47:11Le réseau social
00:47:12s'appuie
00:47:13sur l'immédiateté.
00:47:15L'instantané.
00:47:15C'est-à-dire que
00:47:18votre journaliste
00:47:20est à flac
00:47:20en ce moment,
00:47:21il met son micro
00:47:24près d'un haut-parleur,
00:47:26il récupère tout.
00:47:27Et si vous passez ça,
00:47:29on dirait
00:47:29qu'il y a des risques
00:47:29de diffamation.
00:47:30Tout à fait.
00:47:31Comme
00:47:32les journalistes
00:47:33se retrouvent
00:47:34devant la FCC,
00:47:35ils tendent leur micro
00:47:37et boum,
00:47:38il y a des incidents.
00:47:40Donc,
00:47:41on pratique
00:47:42deux formes
00:47:43de journalisme.
00:47:44On pratique
00:47:45une forme
00:47:45de journalisme
00:47:47dans l'urgence.
00:47:49Parce que
00:47:49le type,
00:47:50souvent,
00:47:51moi,
00:47:51quand j'étais
00:47:52à l'antenne,
00:47:53je prenais
00:47:53des journalistes
00:47:54sur le terrain,
00:47:54racontez-moi
00:47:55ce qu'il se passe.
00:47:56Et là,
00:47:56c'est un saupérier
00:47:58sans filet.
00:48:00On est
00:48:00dans un domaine
00:48:02très, très
00:48:03dangereux.
00:48:04Tout peut arriver.
00:48:06Alors,
00:48:06voilà la forme
00:48:07de journalisme
00:48:08qu'on est en train
00:48:08de pratiquer.
00:48:09C'est-à-dire
00:48:09qu'on n'a pas
00:48:10le temps
00:48:11de vérifier,
00:48:12avoyez bonheur.
00:48:13Oui.
00:48:13Et c'est ça
00:48:14qui est dangereux.
00:48:15Il y a cette pression
00:48:16de concurrence.
00:48:17La concurrence aussi,
00:48:18forcément.
00:48:19Et ça fait
00:48:20beaucoup de dégâts.
00:48:22Donc,
00:48:22si on ne vérifie pas,
00:48:25pourquoi le journaliste
00:48:26qui est sur le terrain
00:48:27va vérifier ?
00:48:28Absolument,
00:48:29il ne vérifie pas.
00:48:30Il n'a pas le temps.
00:48:31Et puis,
00:48:32maintenant,
00:48:32j'ai appris
00:48:33avec stupeur
00:48:34qu'on peut
00:48:35écrire,
00:48:36qu'on peut
00:48:36dire à Tchad Djepédil,
00:48:37écrire votre texte.
00:48:38Oui.
00:48:39Moi,
00:48:40ça m'a...
00:48:41Choqué.
00:48:43Je suis un peu
00:48:43naïve,
00:48:44j'ai l'impression.
00:48:45Ça m'a choqué
00:48:46si ce n'est pas possible.
00:48:48Le style,
00:48:48c'est l'homme,
00:48:49non ?
00:48:49C'est moi qui le dis,
00:48:50le style,
00:48:51c'est l'homme.
00:48:52Le style,
00:48:52c'est quelque chose
00:48:53de personnel.
00:48:54Sauf que,
00:48:55quand vous faites écrire,
00:48:57vous écrivez vos textes
00:48:58grâce à Tchad Djepédil,
00:49:00vous gagnez du temps,
00:49:01forcément.
00:49:02Ben oui,
00:49:02forcément.
00:49:02On n'a pas le temps
00:49:03de vérifier.
00:49:04Pareil,
00:49:05Tchad Djepédil fait tout
00:49:06pour vous.
00:49:07Peut-être que c'est ça,
00:49:08l'avenir.
00:49:09L'intelligence artificielle,
00:49:10on va en parler
00:49:11deux secondes.
00:49:12L'intelligence artificielle
00:49:13fait tout.
00:49:15Je sais qu'il y a
00:49:16dans certaines salles
00:49:16de rédaction,
00:49:17la correction est effectuée
00:49:19par l'intelligence artificielle.
00:49:21Tant mieux si
00:49:22ça peut aider
00:49:23à aller plus vite
00:49:24et à corriger mieux.
00:49:25Sauf que ça va
00:49:26supprimer les emplois
00:49:27pour la même occasion.
00:49:29Demain,
00:49:29ce n'est même pas la peine
00:49:30que vous m'invitiez.
00:49:31Vous prenez mon...
00:49:32Vous allez sur
00:49:33l'intelligence artificielle,
00:49:34vous me faites arriver là
00:49:36et vous me posez
00:49:37les questions
00:49:37et je vous réponds.
00:49:39C'est comme ça
00:49:39que cela manifestement
00:49:41va se passer.
00:49:42Donc nous sommes
00:49:43dans une situation
00:49:43un peu spéciale
00:49:46avec les risques
00:49:48et les dangers
00:49:51du numérique
00:49:53malgré les avantages.
00:49:55Alors le numérique,
00:49:57c'est une nouvelle
00:49:58forme de journalisme.
00:49:59Alors le fake news
00:50:03arrive aussi
00:50:05par le numérique.
00:50:07Vous avez vu vous-même.
00:50:09Exemple.
00:50:10Exemple.
00:50:13Si la nouvelle
00:50:14que tout le monde
00:50:14a reprise
00:50:15concernant
00:50:16le président de la République
00:50:17est vraie ou fausse
00:50:20concernant
00:50:21les travaux
00:50:23à son domicile privé,
00:50:24vous imaginez
00:50:25si c'est faux
00:50:26le dégât
00:50:29est-ce qu'on a pu
00:50:30vérifier à temps ?
00:50:31Je ne sais pas.
00:50:33Il n'y a pas
00:50:33que le président.
00:50:37On pratique
00:50:39le deep
00:50:40avec nous aussi
00:50:41avec toutes les licences
00:50:43possibles,
00:50:44c'est-à-dire
00:50:44avec des gens
00:50:44qui interviennent
00:50:45et qui alimentent
00:50:47le communalisme,
00:50:49qui alimentent
00:50:50la haine raciale.
00:50:55on donne l'impression
00:50:56qu'on peut faire
00:50:57de l'humour.
00:51:00J'ai un grand sens
00:51:01de l'humour.
00:51:01Vous pouvez prendre
00:51:02un verre d'eau ?
00:51:02Oui, oui.
00:51:03Alors,
00:51:04un petit verre d'eau.
00:51:05Voilà.
00:51:07Vous avez tant
00:51:08de choses à raconter,
00:51:09finalement.
00:51:12J'ai le sens
00:51:13de l'humour.
00:51:13Je rigole
00:51:14quand il y a
00:51:15une caricature,
00:51:16quand on fait
00:51:18un truc sur Facebook
00:51:19avec l'intelligence
00:51:20artificielle.
00:51:21Mais où s'arrête
00:51:22l'humour
00:51:23et où commence
00:51:24le fake news ?
00:51:26Où s'arrête
00:51:27l'humour
00:51:28et où commence
00:51:28la diffamation
00:51:29et l'insulte ?
00:51:30Alors,
00:51:31le problème,
00:51:31c'est que
00:51:32les réseaux sociaux
00:51:34ont permis
00:51:36à une nouvelle race
00:51:37de prendre naissance,
00:51:39la race des snipers.
00:51:42Alors là,
00:51:43ils vous tirent
00:51:44dessus,
00:51:45ils vous
00:51:48insultent,
00:51:49ils vous diffament,
00:51:51ils inventent
00:51:52des nouvelles
00:51:52sur vous
00:51:53et je crois
00:51:54que là,
00:51:55nous touchons
00:51:57à un phénomène
00:51:59social
00:52:00qui est
00:52:00extrêmement
00:52:01dangereux.
00:52:02Et maintenant,
00:52:03plus grave,
00:52:04quel va être
00:52:05l'impact
00:52:07de
00:52:08l'intelligence
00:52:10artificielle
00:52:10pour les prochaines
00:52:12élections ?
00:52:13Exact.
00:52:14Je parle
00:52:15à un meeting
00:52:15public
00:52:16que j'ai envie
00:52:17de mettre
00:52:17la foule
00:52:17plus grosse
00:52:18que celle
00:52:19que j'ai reçue.
00:52:20Je fais appel
00:52:21à l'intelligence
00:52:22civile
00:52:22qui me met
00:52:26la foule
00:52:26dans les arbres,
00:52:27etc.
00:52:28Et donc,
00:52:29ça devient
00:52:30un peu grave.
00:52:31Quel va être
00:52:32l'impact
00:52:33des influences
00:52:33étrangères ?
00:52:35Ah,
00:52:36nous avons vu ça
00:52:37en France.
00:52:38Comment
00:52:39Elon Musk
00:52:40est en train
00:52:41de donner un coup
00:52:41de main
00:52:42à Marine Le Pen
00:52:42du Rassemblement
00:52:44national.
00:52:44comment
00:52:45Poutine
00:52:46est en train
00:52:47d'essayer
00:52:47d'influencer.
00:52:48Mais comment
00:52:49Musk avait fait
00:52:49avec Donald Trump
00:52:50déjà ?
00:52:52Alors,
00:52:53ne me dites pas
00:52:54qu'on ne subira
00:52:56pas ça
00:52:56aux prochaines
00:52:57élections.
00:52:58Moi,
00:52:59je ne sais pas
00:53:00comment ça va se passer
00:53:00ces prochaines élections.
00:53:02Il est grand temps
00:53:03de réguler.
00:53:06Je ne dis pas
00:53:06de censurer,
00:53:07mais il faut
00:53:09interdire
00:53:10les fake news,
00:53:12les deep
00:53:12fake news,
00:53:15les insultes,
00:53:16l'appel
00:53:18à la haine
00:53:19raciale.
00:53:20Je crois,
00:53:20il faut réguler.
00:53:22Si dans tous
00:53:23les cours
00:53:23des métiers,
00:53:25il y a
00:53:26une vigilance
00:53:29qui est exercée,
00:53:32mais pourquoi pas
00:53:32sur les réseaux sociaux ?
00:53:33Je ne demande pas
00:53:35censurer,
00:53:36ce n'est pas la peine
00:53:36parce qu'on a vu
00:53:37avec les manifestations
00:53:38d'étudiants en Inde
00:53:40comment les jeunes
00:53:41des étudiants
00:53:42ont contourné
00:53:43la censure
00:53:44de Modi.
00:53:46Donc,
00:53:46il faut savoir
00:53:47réguler
00:53:48tout ça
00:53:49et faire attention.
00:53:50Et là,
00:53:51il faudra
00:53:51qu'une cellule
00:53:53de communication
00:53:54nous explique
00:53:55tout ça.
00:53:56Voilà un peu
00:53:57ce qui différencie
00:53:58le journaliste
00:53:59de l'époque
00:54:00et le journaliste
00:54:01d'aujourd'hui.
00:54:02Le journaliste
00:54:03d'aujourd'hui,
00:54:04il fonctionne
00:54:05par rapport
00:54:06à l'instrument
00:54:08qui est son instrument
00:54:09de travail,
00:54:10c'est-à-dire Facebook.
00:54:12C'est-à-dire,
00:54:12il peut inventer.
00:54:14Je le voyais
00:54:15sur un web
00:54:17d'une radio,
00:54:19on me racontait
00:54:20des pratiques
00:54:22scandaleuses
00:54:23dans une boulangerie,
00:54:25etc.
00:54:26Comment le type
00:54:27frottait le pain
00:54:28avec son pied.
00:54:29Mais ça,
00:54:29c'est TikTok,
00:54:30ça.
00:54:30On ne peut pas
00:54:31reprendre une...
00:54:33une vidéoclip
00:54:34de ça
00:54:35et mettre
00:54:36comme une nouvelle.
00:54:37C'est extrêmement
00:54:38dangereux,
00:54:38comme s'il n'y a pas
00:54:39de contrôle du tout.
00:54:41Chacun fait
00:54:42ce qu'il veut.
00:54:43Et ça,
00:54:43c'est pas normal.
00:54:44Et c'est pas normal.
00:54:45Vous avez vu,
00:54:46il y a 3 ou 4 personnes
00:54:48qui interviennent
00:54:50régulièrement.
00:54:51On les appelle
00:54:52les influenceurs,
00:54:53etc.
00:54:53mais avec des mots
00:54:55que moi-même,
00:54:56j'ai honte.
00:54:57Ma bici,
00:54:58j'ai joué,
00:54:58moi.
00:55:00Quand on fait
00:55:01un meeting,
00:55:01ils disent,
00:55:02moi,
00:55:02j'ai joué.
00:55:03C'est un bachatia,
00:55:04j'ai joué.
00:55:05C'est un bachatia,
00:55:05j'ai joué.
00:55:06Ristel,
00:55:06j'ai joué.
00:55:07Mais là,
00:55:08je suis dépassé
00:55:09complètement,
00:55:10je dois l'avouer.
00:55:11Il y a 2 ou 3 types
00:55:13plus une femme,
00:55:14une 2 dames.
00:55:15Mais dont les propos,
00:55:17je ne sais pas comment
00:55:17ils ont.
00:55:18C'est un bachatia,
00:55:18j'ai joué comme ça.
00:55:19Il y a un musée
00:55:20qui n'a manjuré,
00:55:21tout à l'heure de ça.
00:55:22Mais c'est extrêmement
00:55:23dangereux pour vos enfants,
00:55:24pour vos petits-enfants.
00:55:26Et là,
00:55:26nous avons une situation
00:55:27qui est très,
00:55:28très grave
00:55:28pour notre société.
00:55:30C'est un sauvagement
00:55:32des relations.
00:55:34Tout devient
00:55:34une relation
00:55:35de violence.
00:55:37Nous avons vu
00:55:38le road rage.
00:55:39Vous avez vu
00:55:40sur les réseaux sociaux,
00:55:41vous klaxonnez,
00:55:42le type sort
00:55:43et vous tabasse.
00:55:44À tel point,
00:55:45moi,
00:55:46j'élimine le klaxon
00:55:47dans ma voiture.
00:55:48Parce que
00:55:49vous ne savez pas,
00:55:50vous roulez,
00:55:51vous klaxonnez
00:55:51le vêtement,
00:55:52le type sort.
00:55:53Alors,
00:55:53il y a un ensauvagement
00:55:56dont le virage
00:55:58a été amorcé
00:55:58il y a
00:55:59ces dernières années.
00:56:01Parce que
00:56:01les gens
00:56:02estiment
00:56:03qu'ils peuvent
00:56:03tout faire
00:56:04en toute impunité.
00:56:06C'est ça
00:56:06qui est très grave,
00:56:07on dit.
00:56:09Alors,
00:56:10si vous pouvez faire
00:56:11tout en tout,
00:56:11pourquoi pas de la drogue ?
00:56:13Et vous savez
00:56:14vous-même
00:56:14que la drogue
00:56:16engendre la violence,
00:56:18ça gangrène,
00:56:20l'argent corrompt même
00:56:22les consciences,
00:56:23nous disait à l'époque
00:56:24François Mitterrand.
00:56:25Vous vous souvenez
00:56:26de cette phrase ?
00:56:27Donc,
00:56:28nous sommes dans une situation
00:56:29où il y a une violence
00:56:31extraordinaire.
00:56:32Même
00:56:33dans la manière
00:56:34dont on parle
00:56:36au Parlement,
00:56:37à un certain moment,
00:56:38c'était impossible.
00:56:40Impossible.
00:56:40Et là,
00:56:41je me réfère
00:56:42à mon vieil ami
00:56:43Fouquier.
00:56:45Je me permets
00:56:46parce qu'il a été
00:56:46mon élève
00:56:47au collège
00:56:48bourgeois
00:56:48à l'époque,
00:56:49qui avait dépassé
00:56:50toutes les limites
00:56:53à l'époque.
00:56:55C'est-à-dire que
00:56:55si
00:56:56les élus
00:56:58à l'Assemblée nationale
00:57:00ne pouvaient pas
00:57:02se restreindre
00:57:04et garder
00:57:05la sérénité
00:57:06des débats,
00:57:07ça dégouline
00:57:09dans la société.
00:57:10Et une société
00:57:11qui s'est appauvrie
00:57:12d'année en année
00:57:13malgré
00:57:13tous les avantages
00:57:15qu'on leur a donnés
00:57:16parce qu'il y a
00:57:17un gouffre
00:57:18qui s'est créé
00:57:18entre ceux
00:57:19qui en ont,
00:57:20qui en avaient
00:57:21et ceux
00:57:21qui n'en avaient pas.
00:57:22Et ça continue,
00:57:23ça perdure
00:57:24parce que
00:57:25vous avez vu un peu,
00:57:27on arrête
00:57:27un petit gosse
00:57:28avec des millions,
00:57:29on arrête
00:57:30un type
00:57:30à Richelieu,
00:57:32cité ouvrière,
00:57:34piscine
00:57:36et 14 millions.
00:57:38Et ça,
00:57:39c'est des
00:57:39mulis,
00:57:39c'est pas des...
00:57:41Justement,
00:57:42on va en parler
00:57:42finir,
00:57:43juste après cette pause,
00:57:44on va parler
00:57:44de politique aussi.
00:57:45Ok, bien sûr.
00:57:46Très bien,
00:57:47on marque une pause
00:57:47et on revient.
00:57:53Hard talk,
00:57:54hard talk.
00:57:59Tien a trop beaucoup
00:57:59application.
00:58:01Jimoun trouve
00:58:01le compliqué.
00:58:02Jimoun,
00:58:03des fois,
00:58:03croit
00:58:04le papouzeut.
00:58:05C'est pour sa raison-là
00:58:07qu'il gouvernement
00:58:07permet le correct.
00:58:08Aster est la
00:58:10N solution simple,
00:58:12NCL Place,
00:58:13NCL application
00:58:14pour tout service gouvernement.
00:58:18Corec,
00:58:18c'est super app
00:58:19pour service gouvernement,
00:58:21NCL Place,
00:58:22plus simple,
00:58:23plus vite.
00:58:24Tout ce qui est au besoin,
00:58:25les trouve NCL Place.
00:58:27Pour rendre le correct,
00:58:29au passeport,
00:58:30Mopass.
00:58:31Mopass,
00:58:32c'est pas une application.
00:58:33C'est en la porte,
00:58:35un accès sécurisé
00:58:36pour pouvoir
00:58:37rendre l'application
00:58:38correcte
00:58:39et bénéficier
00:58:40par le service
00:58:41digital gouvernement.
00:58:42Mopass donne
00:58:43l'accès.
00:58:44L'Ikouma
00:58:45est la porte
00:58:46qui permet
00:58:46de rendre
00:58:47un bâtiment
00:58:47pour pouvoir
00:58:48accès
00:58:49à tout
00:58:50votre service
00:58:50dans une seule place.
00:58:53sa première écran-là
00:58:55montre
00:58:55au bâne détail
00:58:56de haut permis de conduire.
00:58:59Driving License Details
00:59:00a veut dire
00:59:01permis digital.
00:59:02Ses is bâne informations
00:59:03ou capables
00:59:05get bâne détail
00:59:06au Penalty Point,
00:59:07ça veut dire
00:59:08point total
00:59:08et que la liste
00:59:09m'en offence.
00:59:10Premier service
00:59:11qui peut démarrer
00:59:12dans le correct,
00:59:13c'est Penalty Point
00:59:14Système Digital.
00:59:15Du moune capables
00:59:16aussi get d'autres
00:59:17certificats Penalty Point.
00:59:195 mois,
00:59:19un nouveau service
00:59:20pour ajouter
00:59:21pour faire la vie
00:59:22plus simple
00:59:22pour tout du monde.
00:59:24COREQ
00:59:24NCLID
00:59:25NCLAP
00:59:26La vie connectée
00:59:27avec plusieurs opportunités.
00:59:29Mopas
00:59:30donne au accès
00:59:31COREQ
00:59:31mais tout service
00:59:33à votre disposition.
00:59:34COREQ
00:59:34Service gouvernement
00:59:35direct dans OPPOS.
01:00:11pour tout ce qui la vie a mené
01:00:12et pour amener
01:00:16Hard Talk
01:00:17Hard Talk
01:00:23De retour sur le plateau,
01:00:25vous écoutez
01:00:25Top FM
01:00:26et là,
01:00:27direction FLAC,
01:00:27nous allons voir
01:00:28un aperçu
01:00:29de la foule à FLAC
01:00:30vidéo.
01:00:32Sous-titrage
01:00:50Sous-titrage
01:01:17Sous-titrage
01:01:20Sous-titrage
01:01:30Politique
01:01:31de Pravin
01:01:31Jognaut.
01:01:32Il y a deux semaines,
01:01:33il y a eu la sortie
01:01:34de Rochibada
01:01:36à la Louise.
01:01:37Alors, la question,
01:01:38c'est du 60-0
01:01:39en novembre 2024
01:01:40et à ce que nous voyons
01:01:42aujourd'hui
01:01:43et il y a deux semaines,
01:01:44comment est-ce que
01:01:45nous sommes arrivés là ?
01:01:46J'ai une excellente question
01:01:47comme dirait l'autre.
01:01:49C'est-à-dire,
01:01:49comment on est arrivés là ?
01:01:51Il faut parler
01:01:53comment expliquer
01:01:55la chute vertigineuse
01:01:57de l'alliance
01:01:58du changement
01:01:59en moins de deux ans,
01:02:01c'est-à-dire
01:02:01à 16 mois.
01:02:03Oui, deux ans sera en novembre.
01:02:04Oui, deux ans sera en novembre,
01:02:06déjà.
01:02:07Comment expliquer ça
01:02:08une chute vertigineuse
01:02:09pire que celle
01:02:10de Trump ?
01:02:13Ce n'est pas peu dire.
01:02:15Donc, les raisons,
01:02:16on les connaît.
01:02:17Je crois que
01:02:18seul le Premier ministre
01:02:19n'est pas au courant
01:02:20parce que ses conseillers
01:02:22lui disent que c'est
01:02:23exactement le contraire
01:02:24qui se passe.
01:02:25C'est exactement
01:02:26ce qui s'est passé
01:02:26avec le Parti travailliste
01:02:28en 1982.
01:02:30C'est exactement
01:02:31ce qui s'est passé
01:02:32avec Pravin Jagnot
01:02:33en 2024.
01:02:34On lui a dit
01:02:35que tout était correct.
01:02:37Il n'y a que
01:02:38quelques excités
01:02:39qui sont en train
01:02:40de manifester
01:02:41sur les réseaux sociaux
01:02:42et de faire
01:02:43des manifestations
01:02:44à gauche, à droite.
01:02:45Complètement faux.
01:02:46Il y a manifestement
01:02:47un phénomène
01:02:48qui est en train
01:02:49de naître.
01:02:50C'est-à-dire
01:02:51qu'on va donner
01:02:53les raisons
01:02:53de cette chute
01:02:54vertigineuse.
01:02:55Premièrement,
01:02:56c'est
01:02:56les promesses
01:02:58non tenues.
01:03:00Deuxièmement,
01:03:01c'est
01:03:01de proposer
01:03:03une réforme
01:03:04de la pension
01:03:05sans consultation
01:03:07aucune.
01:03:10et là,
01:03:11c'est très grave.
01:03:13Sans aucune
01:03:14communication.
01:03:16Non.
01:03:17Avec une communication
01:03:18désastreuse,
01:03:20catastrophique.
01:03:22À valeur du jour,
01:03:23si vous posez
01:03:23la question,
01:03:24Rudy,
01:03:26sur la pension,
01:03:27je n'ai rien compris.
01:03:28Moi non plus.
01:03:29Les ministres,
01:03:30vous vous souvenez,
01:03:33pendant le budget,
01:03:34tout était correct.
01:03:35Le soir,
01:03:3710 tyrambiques.
01:03:39Sauf que
01:03:40Badin fait son entrée
01:03:42fracassante.
01:03:43Le même soir.
01:03:44Le même soir,
01:03:45en reculant
01:03:46Chakil Mohamed
01:03:47et le ministre Ramfoll.
01:03:48Vous vous souvenez de ça ?
01:03:49Oui.
01:03:50Le lendemain,
01:03:51juste après le budget,
01:03:53il y avait
01:03:53deux députés
01:03:55de la majorité
01:03:55qui n'avaient
01:03:56vraisemblablement
01:03:57rien compris
01:03:57à ce qui s'est passé
01:03:58dans le budget.
01:03:59Et Rocher Badin
01:04:00arrive
01:04:00avec l'explication
01:04:02rapide,
01:04:03incroyable,
01:04:03la rapidité
01:04:04avec laquelle.
01:04:04Avec des tchats,
01:04:05etc.,
01:04:06d'expliquer tout.
01:04:08Et le lendemain,
01:04:10le MMM,
01:04:12excusez l'expression
01:04:13bourrant des autres,
01:04:15obtient
01:04:16un rendez-vous
01:04:17avec le Premier ministre,
01:04:19soubron
01:04:20et par la peine
01:04:21souffrant manifestement
01:04:23de strabisme idéologique.
01:04:25Vous n'avez absolument
01:04:26rien compris
01:04:26parce que
01:04:27jusqu'à tout récemment
01:04:28encore,
01:04:29les explications
01:04:30sont tout à fait
01:04:30bancales
01:04:31qu'on a écoutées
01:04:32de la part
01:04:32de ces deux-là.
01:04:34Et donc,
01:04:35le lendemain,
01:04:36c'est terrible
01:04:36pour le gouvernement.
01:04:38Ils réalisent
01:04:39la gaffe
01:04:40énorme
01:04:41qui a été
01:04:43commise.
01:04:44C'est-à-dire que
01:04:44personne,
01:04:45Shaquille Mammoud
01:04:46était acculé
01:04:47sur le plateau
01:04:48de Radio Plus,
01:04:52je crois.
01:04:52Donc,
01:04:53voilà un peu
01:04:53la situation.
01:04:54Aujourd'hui,
01:04:55personne ne comprend
01:04:56jusqu'à maintenant.
01:04:56il y a eu
01:04:57ce phénomène
01:04:59de promesses
01:05:00non tenues
01:05:01et puis,
01:05:02il y a eu
01:05:05des décisions
01:05:06qui ont été prises
01:05:08et sur lesquelles
01:05:09on est revenus.
01:05:10Exemple,
01:05:11la toute dernière décision.
01:05:13On prend la décision
01:05:14dans 4 minutes
01:05:15de présenter
01:05:16le finance bill
01:05:17vendredi soir
01:05:18pour dire
01:05:19que tout sera réglé
01:05:21mardi.
01:05:22Et personne ne dit
01:05:24à Ram Goulam,
01:05:24à notre ami
01:05:25Nave Ram Goulam
01:05:26que ce n'est pas
01:05:28possible de faire ça.
01:05:29Alors,
01:05:30personne ne lui dit
01:05:31avec pour résultat
01:05:32quand la rue gronde,
01:05:34quand Jolie-Jean-Ga
01:05:35fout une baisse
01:05:36comme on dit l'autre,
01:05:37quand Béranger
01:05:37fait sa conférence
01:05:38de presse,
01:05:38ok,
01:05:39on change,
01:05:40on passe à vendredi.
01:05:42Allez,
01:05:43faites la liste
01:05:44de toutes les décisions
01:05:44qui ont été prises
01:05:45de cette manière-là
01:05:46et qui n'ont pas été
01:05:48respectées.
01:05:50d'ailleurs,
01:05:51on fait
01:05:52un marche
01:05:53en arrière.
01:05:54Il n'y a pas que ça.
01:05:55Il y a aussi
01:05:56le fait
01:05:57que
01:05:59quand on s'attaque
01:06:01à la pension,
01:06:03je ne pose pas
01:06:04un jugement de valeur
01:06:04sur la décision.
01:06:06Il y a certainement
01:06:07des raisons
01:06:07qui expliquent
01:06:08pourquoi
01:06:08on aurait dû
01:06:10réformer la pension.
01:06:12Mais il y avait
01:06:13d'autres moyens
01:06:14de faire
01:06:15des économies
01:06:16ailleurs.
01:06:17Si vous avez lu
01:06:17les rapports
01:06:19du directeur
01:06:19de l'audit,
01:06:20ils ont
01:06:21les gaspillages
01:06:22chaque année.
01:06:22Les gaspillages
01:06:23éhontés.
01:06:24Et là,
01:06:25vous envoyez
01:06:26les mauvais signaux.
01:06:27Vous nommez
01:06:28un responsable
01:06:29de retraité
01:06:30de police,
01:06:33Vipsu,
01:06:33avec un contrat
01:06:35mirobolant
01:06:36de 143 000 roupies
01:06:37plus les avantages.
01:06:39Il n'y a pas
01:06:39que ça.
01:06:41Si vous de l'isbi,
01:06:42il y a 1 000 000 roupies.
01:06:43Tout,
01:06:43tout,
01:06:44il y a
01:06:44de mauvais signaux.
01:06:46Je ne dis pas
01:06:46que M. Achok
01:06:47Prayag
01:06:48ne méritait pas
01:06:49son frais.
01:06:50Mais,
01:06:51vous le nommez
01:06:52aussi
01:06:54SBM,
01:06:55avec un autre
01:06:56salaire encore.
01:06:57Il y a des trucs,
01:06:59manifestement,
01:07:00qu'on n'aurait pas
01:07:00dû faire.
01:07:02Il y a eu
01:07:02des nominations
01:07:05incompréhensibles.
01:07:05Et même
01:07:06le commissaire
01:07:06de police,
01:07:08que je ne connais pas,
01:07:09on me dit
01:07:10qu'il souffre
01:07:10d'Alzheimer,
01:07:11qu'il souffrait
01:07:12d'Alzheimer
01:07:12de son propre aveu.
01:07:15Comme la prison,
01:07:16ça a été,
01:07:16mais,
01:07:19je ne suis pas vulgaire.
01:07:20La prison,
01:07:20c'est des catastrophiques
01:07:21aussi.
01:07:22Combien de morts
01:07:22depuis ?
01:07:24Beaucoup.
01:07:25On a fait le rapport
01:07:26Lam-Shamling.
01:07:27Personne n'a posé
01:07:28la question
01:07:28combien Lam-Shamling
01:07:30a touché
01:07:30pour ce rapport-là.
01:07:33Oui,
01:07:33de Melrose.
01:07:34De Melrose.
01:07:34Oui.
01:07:36Tout est responsable,
01:07:38dysfonctionnement,
01:07:39et on n'a pas
01:07:40un nom
01:07:40qui est responsable
01:07:42de ça.
01:07:43Alors,
01:07:44les gens se posent
01:07:45la question.
01:07:45Ce n'est pas normal.
01:07:47Il y a des décisions
01:07:48qui sont prises
01:07:51et qui sont mauvaises.
01:07:52Alors,
01:07:53ceci expliquant cela,
01:07:56je vais vous lire
01:07:57une petite phrase
01:07:59d'Antonio Gramsci,
01:08:01qui est le penseur
01:08:04marxiste
01:08:05les plus importants
01:08:07du XXe siècle.
01:08:09Le vieux monde
01:08:10se meurt,
01:08:12le nouveau monde
01:08:13tarde à apparaître
01:08:15et dans ce clair-obscur
01:08:18surgissent
01:08:18des monstres.
01:08:21Dans ce clair-obscur,
01:08:22surgissent des monstres
01:08:24journalistes aussi,
01:08:25parce qu'il n'y a pas
01:08:26de vision.
01:08:27Alors,
01:08:28quand on n'a pas
01:08:28de vision,
01:08:30le fascisme arrive.
01:08:31Je ne dis pas
01:08:32le fascisme,
01:08:32mais disons,
01:08:34l'opposition
01:08:34reprend le poil
01:08:36de la bête.
01:08:37M. Pravin Jognat
01:08:39rasait les murs.
01:08:41Il ne sortait pas.
01:08:43Maintenant,
01:08:43il peut se permettre
01:08:44de sortir
01:08:45et de faire un meeting
01:08:47où, manifestement,
01:08:48il a une bonne foule
01:08:49d'après les images
01:08:51qu'on est en train
01:08:52de voir en ce moment.
01:08:54je ne dis pas
01:08:55que le MSM
01:08:58va revenir au pouvoir.
01:08:59Ça, c'est à la population
01:09:01de déterminer
01:09:03s'ils veulent
01:09:04le retour
01:09:04de Pravin Jognat.
01:09:05Mais,
01:09:06il est évident
01:09:07que le Premier ministre
01:09:08ne voit plus,
01:09:09n'entend plus.
01:09:11Vous savez,
01:09:11il y a un syndrome
01:09:12qui est intéressant
01:09:14en psychiatrie
01:09:15d'étudier,
01:09:17l'hubris,
01:09:18le syndrome
01:09:18de l'hubris.
01:09:19C'est-à-dire que
01:09:20quand arrivé
01:09:21à une altitude
01:09:23la hauteur
01:09:24d'un pouvoir,
01:09:26vous n'entendez
01:09:27plus rien,
01:09:28vous ne voyez
01:09:29plus rien,
01:09:31vous croyez
01:09:32que vous êtes
01:09:32le seul
01:09:33à avoir raison,
01:09:34que les avis
01:09:35des autres
01:09:36ne comptent
01:09:36absolument pas
01:09:38et que vous êtes
01:09:39seul
01:09:40à pouvoir
01:09:41être dans le bon droit
01:09:42et faire
01:09:44le bonheur
01:09:45de votre population.
01:09:46Néron croyait
01:09:47en brûlant Rome
01:09:48que c'était normal.
01:09:51Non.
01:09:53Alors là,
01:09:54on a sérieux problèmes
01:09:54et je crois
01:09:55que la définition
01:09:58que j'ai donnée
01:09:58de l'hubris
01:10:00correspond à
01:10:01l'attitude
01:10:02qu'a Nabil Ramoulam
01:10:03en ce moment.
01:10:03Mais il a fini.
01:10:05Il y a un problème
01:10:05quand même
01:10:05parce qu'après
01:10:07la défaite
01:10:07de 2014
01:10:08et dix ans
01:10:09de désert,
01:10:10il revient au pouvoir.
01:10:11Ce n'est pas
01:10:12quelque chose de nouveau.
01:10:13Il sait comment
01:10:13il a payé
01:10:14du pouvoir.
01:10:14Comment vous expliquez
01:10:15maintenant
01:10:16ce comportement ?
01:10:17Alors,
01:10:18j'ai une excellente
01:10:19question
01:10:19comme dirait Chirac
01:10:20à chaque interview.
01:10:22C'est parce que
01:10:23M. Ramoulam
01:10:23s'en fout.
01:10:24Je vais vous dire.
01:10:25Ce n'est pas un scoop.
01:10:26Je suis sûr
01:10:27que ça ne l'intéresse pas
01:10:28d'être,
01:10:29même s'il a demandé
01:10:30un deuxième mandat,
01:10:31que ça ne l'intéresse pas
01:10:32de rester.
01:10:33La manière
01:10:34dont il répond
01:10:34à la presse.
01:10:35La manière,
01:10:35son body language.
01:10:37Je sais si c'est mon ami,
01:10:39ça vous le savez.
01:10:40J'ai grandi
01:10:41avec l'opposition
01:10:41et le gouvernement
01:10:42depuis de nombreux années.
01:10:44alors là,
01:10:46j'ai le sentiment
01:10:47et je ne suis pas
01:10:47le seul
01:10:48à arriver
01:10:49à cette conclusion
01:10:51qu'il s'en fout.
01:10:52Qu'il ne sera pas là,
01:10:53bon,
01:10:54ben,
01:10:55voilà,
01:10:56je crois que c'est ça
01:10:57qui fait que
01:10:59je crois qu'autour de lui,
01:11:01on commence à sentir ça.
01:11:02On est arrivé
01:11:03à une situation
01:11:04dans ce pays,
01:11:04vous le savez,
01:11:05que les députés,
01:11:06les ministres
01:11:07ne peuvent plus
01:11:07descendre
01:11:08dans leur circonscription.
01:11:10Il y a quelques
01:11:11backbenchers
01:11:12qui peuvent descendre
01:11:12parce qu'ils ont vociféré
01:11:15à l'Assemblée nationale
01:11:16et sur les réseaux sociaux.
01:11:19Ils donnent le sentiment
01:11:20qu'est-ce que vous voyez
01:11:24Soubron
01:11:24et par à peine
01:11:25peuvent aller
01:11:26animer des réunions
01:11:30dans des milieux hostiles ?
01:11:32Non.
01:11:32On va faire venir
01:11:33des militants autour.
01:11:35Ça rassure.
01:11:36Mais déjà que c'est
01:11:37déjà compliqué
01:11:38sur les plateaux de radio.
01:11:39Si vous avez remarqué
01:11:40pour les députés
01:11:41de la majorité,
01:11:42il y a eu
01:11:43des tentatives,
01:11:44je suis tenté
01:11:45de le dire,
01:11:45par rapport
01:11:46à expliquer le budget
01:11:46de façon rationnelle
01:11:48par le ministre
01:11:49des Géofinances,
01:11:51M. D'Amoury,
01:11:53dans une émission
01:11:54au Laboudonné,
01:11:55ensuite à ce matin...
01:11:55Tu as laissé des plumes
01:11:56d'après ce que j'ai
01:11:57compris.
01:11:58Ce que je comprends.
01:11:59Ce que je comprends.
01:12:01est-ce que là,
01:12:02par exemple,
01:12:02c'est l'occasion aussi
01:12:03de parler du départ
01:12:05de Béranger ?
01:12:05Parce que moi,
01:12:06je vous pose la question.
01:12:07Je dois vous poser la question
01:12:08parce que vous êtes
01:12:09quand même un vétéran
01:12:10et j'aimerais bien
01:12:11avoir votre point de vue
01:12:12là-dessus.
01:12:13Alors,
01:12:13il est évident
01:12:14que le départ de Béranger
01:12:15n'a pas aidé
01:12:16la situation.
01:12:18Béranger a envoyé
01:12:20un scud
01:12:21qui a touché
01:12:23la cible,
01:12:23forcément.
01:12:25Alors,
01:12:25je vous rappelle,
01:12:26je vous rapporte
01:12:27à ce livre
01:12:28que vient de publier
01:12:29Alain Gourdon-Gentier
01:12:32sur...
01:12:32mourirait tout juste
01:12:34un peu,
01:12:34je crois.
01:12:35Gaëtan Duval
01:12:36disait
01:12:36qu'il y a 40 ans
01:12:37de cela
01:12:38en qualifiant
01:12:39la posture
01:12:41de Paul Béranger.
01:12:42Gaëtan Duval
01:12:43a dit
01:12:44c'est très simple
01:12:45quand Béranger
01:12:47sent qu'il devienne
01:12:48populaire,
01:12:48il part.
01:12:51Pas maintenant.
01:12:5240 ans
01:12:53de cela.
01:12:55Ce qui explique
01:12:56que dans son ADN,
01:12:57il n'y a que
01:12:58des départs.
01:13:00Dans son ADN,
01:13:01il n'y a que
01:13:01l'opposition.
01:13:02Je ne dis pas
01:13:03qu'il a eu tort
01:13:03de partir,
01:13:04ce n'est pas
01:13:04le jugement
01:13:05que je porte,
01:13:07mais qu'il soit parti
01:13:08ça a fait
01:13:09certainement
01:13:10des dégâts
01:13:11et ça affaiblit
01:13:12l'alliance
01:13:13du changement.
01:13:14D'autant plus
01:13:14que ça bouge
01:13:16à l'intérieur.
01:13:17Sidney Pierre
01:13:18rue dans les brancas
01:13:19avec raison,
01:13:20même s'il a été
01:13:21obligé de rétropris
01:13:23d'aller
01:13:23pour des raisons
01:13:24évidentes
01:13:25forcément
01:13:25parce que Badin
01:13:26l'a interpellé,
01:13:27etc.
01:13:27Oui,
01:13:28c'est terrible.
01:13:29C'est une maladresse
01:13:33de Badin.
01:13:33Si on veut,
01:13:34s'il voulait
01:13:36recruter
01:13:36Sidney Pierre,
01:13:37ce n'est pas
01:13:38de cette manière-là.
01:13:39On embarrasse
01:13:40le type,
01:13:40il est obligé
01:13:41de lui dire
01:13:41je suis désolé,
01:13:43etc.,
01:13:43je reste
01:13:43au sein
01:13:44de l'alliance.
01:13:45Il est évident
01:13:45aussi que
01:13:46la résistance
01:13:46et l'alternative
01:13:47est très à l'étroit.
01:13:50C'est comme
01:13:50si il avait
01:13:50un soulier serré
01:13:51en guinclos.
01:13:53Comment de temps
01:13:53vous allez pouvoir
01:13:54tenir une marche
01:13:55ou faire une randonnée
01:13:56avec moi ?
01:13:57C'est possible.
01:13:58Donc il y a
01:14:00les nouveaux démocrates
01:14:02aussi qui...
01:14:03Pas le ministre,
01:14:07au moins son...
01:14:08Kouchal Lobin,
01:14:09le leader,
01:14:09qui rue aussi
01:14:10dans les brancards
01:14:11et qui commence
01:14:13à bouger
01:14:13parce qu'ils veulent
01:14:15se démarquer.
01:14:17Alors,
01:14:18est-ce que cela
01:14:19annonce
01:14:20une nouvelle
01:14:21configuration
01:14:22de l'opposition ?
01:14:24Trop tôt pour...
01:14:25je crois qu'il est
01:14:26trop tôt
01:14:26pour arriver
01:14:29à une conclusion
01:14:29sur ce problème-là.
01:14:31Mais il est évident
01:14:32que cela
01:14:32est en gestation.
01:14:36On apprend
01:14:37que
01:14:38Béranger a discuté
01:14:39avec Bauda.
01:14:40Oui.
01:14:41Non ?
01:14:41Oui, oui, oui.
01:14:44Que...
01:14:44Pour l'instant,
01:14:46Badin est un...
01:14:48est un péciféré
01:14:49pour l'instant.
01:14:50Mais il est évident
01:14:51qu'à mesure
01:14:52qu'on va se rapprocher
01:14:53de l'échéance,
01:14:55Badin quand même
01:14:56qui...
01:14:56Je ne crois pas
01:14:57que Badin
01:14:57a un rayonnement national.
01:14:59Il a un rayonnement
01:15:00de circonscription.
01:15:02On l'a vu.
01:15:04Mais il a un rayonnement.
01:15:06Pardon ?
01:15:07Mais il a un rayonnement.
01:15:08Oh oui,
01:15:09il a une gueule.
01:15:10Il a une faconde,
01:15:12il a une personnalité.
01:15:14Il a l'intelligence.
01:15:15Mais sauf que
01:15:16comment travailler
01:15:17avec ça ?
01:15:19Qui va devenir
01:15:20Premier ministre ?
01:15:21C'est Béranger,
01:15:22encore une fois,
01:15:23qui va devenir
01:15:23le kingmaker.
01:15:24Bon, il est évident aussi
01:15:26qu'en donnant maintenant,
01:15:28je crois que c'est
01:15:29ce qui va se passer,
01:15:30le front progressiste-militant
01:15:33à...
01:15:34Johanna Béranger.
01:15:35Johanna Béranger.
01:15:36Je ne crois pas
01:15:37dire une bêtise
01:15:38en disant
01:15:38que si cette opération
01:15:40se déroule
01:15:41selon ce scénario,
01:15:43Béranger condamne
01:15:45son parti
01:15:45à être un parti croupion,
01:15:48à être un parti
01:15:48qui ne deviendrait pas
01:15:49un parti
01:15:50avec un destin national
01:15:52parce que ce parti
01:15:53devrait éventuellement,
01:15:57serait contraint
01:15:58éventuellement
01:15:59aux prochaines élections
01:16:00faire une alliance
01:16:01et trouver
01:16:02un Premier ministre
01:16:03hindou.
01:16:03Oui, certainement.
01:16:04c'est-à-dire redevenir
01:16:05un peu ce que fut
01:16:06le PMSD
01:16:08avec un PMSD
01:16:10rejoignant,
01:16:10bien évidemment,
01:16:12le parti travailliste
01:16:13ou éventuellement
01:16:14le MSM.
01:16:15Donc voilà un peu
01:16:16que la configuration
01:16:17qui s'annonce.
01:16:18Mais pour
01:16:19Valois du jour,
01:16:20je vais me faire
01:16:21insulter certainement
01:16:22sur les réseaux sociaux,
01:16:25le MSM
01:16:26aux dernières élections
01:16:28avait eu 28%.
01:16:29Oui.
01:16:31Est-ce qu'il a
01:16:31moins maintenant
01:16:32ou plus ?
01:16:34Est-ce que
01:16:35David Ramglam
01:16:36est capable
01:16:37de
01:16:39recruter,
01:16:40allez disons,
01:16:40oui, oui.
01:16:41Maintenant là ?
01:16:43On vous donne
01:16:44un ticket de travail,
01:16:44vous allez là vous ?
01:16:48Par contre,
01:16:49l'avenir,
01:16:50c'est peut-être...
01:16:50Ni au Travalliste,
01:16:51ni ailleurs.
01:16:52Non,
01:16:53c'est une boutade.
01:16:54Oui, bien sûr.
01:16:55Il est évident que
01:16:56pour l'instant,
01:16:57c'est le MSM
01:16:58qui engrange un peu
01:16:59les votes
01:17:00par rapport
01:17:01à ce mécontentement
01:17:02général.
01:17:03Je reviens
01:17:04sur la question.
01:17:05Par exemple,
01:17:05la décision
01:17:05de tenir
01:17:06son premier rassemblement
01:17:08à FLAQ
01:17:08numéro 9,
01:17:10c'est quand même...
01:17:11Non, mais elle est
01:17:11un peu bêtue.
01:17:12Oui.
01:17:12Il y a un message
01:17:13quelque part.
01:17:14Le message est bien ça,
01:17:16simple.
01:17:16Soit le 4-14,
01:17:18un remake,
01:17:19soit le 5-15.
01:17:22Alors là,
01:17:23nous allons retourner
01:17:24dans des...
01:17:26Logiques.
01:17:26Dans des logiques
01:17:28communalistes,
01:17:29castéistes,
01:17:31dont on s'en croyait
01:17:33débarrassés
01:17:33avec les 60-0.
01:17:35Voilà le naufrage
01:17:36du 60-0.
01:17:38Et là,
01:17:38on parle aussi,
01:17:39on n'a pas le temps
01:17:40manifestement,
01:17:42la réforme électorale.
01:17:43Vous croyez
01:17:44que ça va venir là-haut ?
01:17:46C'est encore plus compliqué.
01:17:47C'est très compliqué.
01:17:49Surtout que lorsqu'on dit
01:17:50que Ram Goulam
01:17:52est un excellent
01:17:53stratège politique,
01:17:55un chest payer,
01:17:56comme on dit,
01:17:57et là,
01:17:58c'est jour
01:17:58l'accord de la réforme.
01:18:00C'est pour couillonner un peu,
01:18:02c'est pour en fumer un peu
01:18:03tout le monde,
01:18:03tous ceux qui avaient demandé,
01:18:05y compris,
01:18:05donc,
01:18:07résistance et alternative.
01:18:08Bérangé,
01:18:09on s'en fout,
01:18:10maintenant,
01:18:10ça ne l'intéresse plus
01:18:11à la limite,
01:18:12peut-être,
01:18:13mais il va mettre la pression.
01:18:14Mais d'une manière générale,
01:18:17Ram Goulam fait stratège,
01:18:19ne rien faire aussi
01:18:20fait partie de sa stratégie.
01:18:22De sa stratégie, oui.
01:18:23La stratégie de la tortue,
01:18:25bon,
01:18:25on reste un peu tranquille,
01:18:27donc rien peut arriver.
01:18:29Je lui disais quelque chose
01:18:30d'autre jour,
01:18:31sans faire allusion
01:18:31à qui que ce soit,
01:18:33au risque de me faire insulter aussi,
01:18:35Dolce Fagnante,
01:18:36c'est The Sweetness of Doing Nothing.
01:18:38Le?
01:18:40Dolce Fagnante,
01:18:41The Sweetness of Doing Nothing.
01:18:43Oui,
01:18:44ça, c'est,
01:18:46c'est comme
01:18:47le effortless sense of superiority.
01:18:49Oui,
01:18:51on a un ami Bic
01:18:52qui nous écoute,
01:18:53j'espère.
01:18:54Oui,
01:18:54c'est,
01:18:54c'est le cocon du pouvoir,
01:18:59le cocon du pouvoir,
01:19:01c'est-à-dire que
01:19:01je suis précédé
01:19:02de cinq motards
01:19:03devant,
01:19:04dans la voiture
01:19:05où je suis,
01:19:07il y a deux
01:19:09gardes,
01:19:10derrière,
01:19:10dans les deux voitures,
01:19:12le président a neuf gardes du corps
01:19:14quand il se déplace,
01:19:15mais je suppose
01:19:16qu'il y a un grand gouvernement,
01:19:16un peu plus.
01:19:18Alors,
01:19:18il y a des signeux
01:19:20qui sont mal donnés,
01:19:20qui sont mal perçus,
01:19:22on ne recrute pas,
01:19:24on n'achète pas
01:19:24trois motocycles,
01:19:27de trois berlines,
01:19:28je ne sais pas trop quoi.
01:19:29On a permis à monsieur,
01:19:31mon ami encore,
01:19:33Maurice Allette,
01:19:34de faire l'acquisition
01:19:35d'une voiture
01:19:35de 6 millions.
01:19:37Est-ce que c'est le moment
01:19:38de faire tout ça ?
01:19:39Mais,
01:19:40finissez-laz,
01:19:40alors,
01:19:41j'ai vu ça de façon délibérée,
01:19:43vous avez remarqué,
01:19:44vous-même,
01:19:45qu'on n'a pas parlé
01:19:45du MMM,
01:19:46de l'équation.
01:19:48Ben,
01:19:48le MMM est devenu
01:19:49ce qu'il est devenu.
01:19:51Bon,
01:19:51un petit parti d'appoint
01:19:53au sein du pouvoir
01:19:55que le Premier ministre
01:19:56va manipuler
01:19:57comme un chat
01:19:58qui joue avec la souris.
01:20:00On a donné...
01:20:02Quel est le rapport
01:20:03de France aujourd'hui,
01:20:03je vois même,
01:20:04selon vous,
01:20:05vis-à-vis du Ramblum ?
01:20:06Nul.
01:20:08Ils sont obligés
01:20:09de subir.
01:20:10Ils ont eu
01:20:11un petit gâteau
01:20:14avec la nomination.
01:20:14député par le ministre.
01:20:16OK,
01:20:16c'est tout à fait justifié,
01:20:18mais vous êtes comme moi,
01:20:20vous entendez les rumeurs.
01:20:21Les rumeurs,
01:20:22les plus folles circulent
01:20:23que le MMM,
01:20:26certains vont quitter
01:20:26le gouvernement
01:20:27parce qu'il n'en peut plus.
01:20:29Notez ça,
01:20:29peut-être,
01:20:30on pourra ressortir ça
01:20:32dans quelques semaines.
01:20:33Bien entendu,
01:20:34une note.
01:20:35Quand on fréquente
01:20:36les cocktails,
01:20:37quand on va au cinéma
01:20:39pour cause avec des gens,
01:20:41il y a des gens
01:20:41qui vous disent des trucs,
01:20:42qui ne vous diraient pas
01:20:43au téléphone.
01:20:44Donc voilà un peu
01:20:45le feeling
01:20:47qui est prévalant,
01:20:49comme on dit.
01:20:50Et c'était pour ça
01:20:50que vous envoyez
01:20:51des journalistes
01:20:52au cocktail ?
01:20:53Ah ben,
01:20:53aussi.
01:20:54Ben bien sûr.
01:20:55Les journalistes,
01:20:57sauf que les journalistes
01:20:58qui utilisent
01:20:59le chat de GPT
01:21:00n'ont pas besoin
01:21:01d'aller au cocktail.
01:21:06Moi,
01:21:07quand on était
01:21:08à 5+,
01:21:09j'insistais
01:21:10pour que les journalistes
01:21:12aient un vêtement
01:21:13de rechange
01:21:14s'ils n'ont pas
01:21:15le temps
01:21:15d'aller à la maison
01:21:16et de partir
01:21:16au cocktail
01:21:17directement
01:21:18pour avoir
01:21:18ces informations.
01:21:19Et je le disais,
01:21:20vous revenez
01:21:20avec 5 informations
01:21:21et on avait créé
01:21:23à l'époque
01:21:23la rubrique
01:21:24de petites nouvelles,
01:21:26100 petites nouvelles.
01:21:27Et puis 200,
01:21:28et puis 300.
01:21:28c'était génial.
01:21:31C'était génial.
01:21:33On établissait ainsi
01:21:34des contacts.
01:21:36Alors,
01:21:36pour vous dire,
01:21:38on va dire
01:21:39à Ramoulam
01:21:40que
01:21:41Pravi n'a eu
01:21:42que
01:21:431000 personnes.
01:21:45Et il va croire
01:21:46parce qu'il a besoin
01:21:47de croire ça.
01:21:48Parce que
01:21:49sa garde
01:21:50prétorienne,
01:21:51sa garde
01:21:52rapprochée,
01:21:53va le rassurer.
01:21:55Et c'est comme ça
01:21:56que tout le monde
01:21:57reste dans
01:21:57le
01:21:59cocon du pouvoir
01:22:01jusqu'à ce que
01:22:02la réalité
01:22:03les frappe
01:22:03en pleine gueule.
01:22:05Ne me dites pas
01:22:06qu'il ne faut pas
01:22:06faire attention
01:22:07à ces manifestations
01:22:08qu'on a en ce moment.
01:22:10Des jeunes devant
01:22:11le Parlement.
01:22:13Ça ne vous rappelle rien,
01:22:14là ?
01:22:15Ce n'est pas
01:22:16le printemps indien,
01:22:17c'est le printemps
01:22:18mauricien.
01:22:19Modi a été obligé
01:22:21de battre en retraite
01:22:22en sacrifiant
01:22:24son ministre
01:22:25de l'éducation.
01:22:28Et là,
01:22:29on ne va pas
01:22:30gazer ou bastonner
01:22:32des jeunes
01:22:33qui disent
01:22:34pas tous
01:22:34nous pensions,
01:22:35pas tous pensions
01:22:35nos parents.
01:22:37Et il n'est pas
01:22:38exclu que ce mouvement
01:22:39prenne de l'ampleur
01:22:40parce que
01:22:40que va faire
01:22:41le syndicat,
01:22:42là,
01:22:43tant que cette situation
01:22:44n'est pas réglée ?
01:22:45Je ne vois pas
01:22:46M. Réal-Shutou
01:22:47et les autres
01:22:49lâcher prise.
01:22:50Et on ne voit pas
01:22:51la situation
01:22:51se régler,
01:22:52au fait.
01:22:53Justement.
01:22:53Donc,
01:22:54on va
01:22:54tourner en rond,
01:22:56on va
01:22:57recenser
01:22:57tout ça
01:22:58et jusqu'à ce que
01:22:59un gouvernement
01:23:00va dire
01:23:00ben,
01:23:02gaz à crémosagne.
01:23:03Ça va arriver.
01:23:04Ça va.
01:23:04Parce que
01:23:05ce mouvement social
01:23:06redit
01:23:07est condamné
01:23:09à s'amplifier
01:23:10parce qu'on a
01:23:11commencé
01:23:12des négociations
01:23:13ou
01:23:15les contacts
01:23:16un plus haut niveau
01:23:17de violence.
01:23:19Parce qu'on n'a pas
01:23:19discuté en bas
01:23:20pour dire
01:23:21ben,
01:23:21mettons-nous
01:23:22autour d'une table,
01:23:23voyons ce que
01:23:23nous pouvons faire.
01:23:25On est...
01:23:25on a...
01:23:26Ramboulin
01:23:26m'a dit
01:23:27mot papoukile.
01:23:28Ce n'était pas,
01:23:29si vous voulez,
01:23:30la formule
01:23:30à utiliser
01:23:31dans ce genre
01:23:33de contexte.
01:23:34Dans ce genre
01:23:34de contexte,
01:23:35on ne jette pas
01:23:36l'huile
01:23:36sur le feu.
01:23:38Et c'est ce qu'il a fait,
01:23:40malheureusement.
01:23:42Félix Sélès,
01:23:44il y a un événement
01:23:45qui s'est passé
01:23:46dans la campagne
01:23:47électorale de 2024,
01:23:49l'invité surprise.
01:23:50Alors,
01:23:51on en a parlé
01:23:52dans le briefing
01:23:53que nous avons eu hier.
01:23:55C'est l'apparition
01:23:56de M. Moustache.
01:23:58M. Moustache.
01:23:59Alors,
01:23:59c'est un compte anonyme
01:24:01avec les informations
01:24:03qu'on ne présente plus.
01:24:04Et aussi,
01:24:05il y a des autres
01:24:06comptes anonymes
01:24:07sur Facebook
01:24:08qui sont très influents.
01:24:09Alors,
01:24:13et justement,
01:24:14pour les prochaines élections,
01:24:15pour la prochaine campagne...
01:24:16Mais il y aura M. Barbu.
01:24:17Mais on ne sait pas
01:24:18ce qui va venir.
01:24:19Alors,
01:24:20c'est évident
01:24:21que M. Moustache
01:24:21a joué un rôle
01:24:24considérable
01:24:26dans la victoire
01:24:27de l'Alliance,
01:24:28du changement
01:24:28et dans la défaite
01:24:29du MSM.
01:24:31Parce que
01:24:31il était possible
01:24:35au gré
01:24:36des révélations
01:24:36de M. Moustache
01:24:39de vérifier
01:24:39parce que
01:24:40s'il disait vrai
01:24:42ou oui
01:24:42ou non.
01:24:43Et à chaque révélation,
01:24:45on pouvait
01:24:46correspondre
01:24:46à la réalité.
01:24:49Donc,
01:24:49c'est ça
01:24:50qui a donné
01:24:51la crédibilité
01:24:52à l'Alliance,
01:24:53à la campagne électorale
01:24:54de l'Alliance
01:24:55du changement.
01:24:55Il faut dire aussi
01:24:56que dans les élections
01:24:58souvent à Maurice,
01:25:00ce n'était pas
01:25:00un vote d'adhésion.
01:25:02Il ne faut pas
01:25:02se méprendre.
01:25:04On a voté
01:25:05contre
01:25:06Diagnac.
01:25:07Ça qui est important
01:25:08de le dire.
01:25:10Comme on avait voté
01:25:12à l'époque,
01:25:13bon,
01:25:13contrairement à ce qu'on avait fait,
01:25:15ce que la population
01:25:16avait fait
01:25:16en 82.
01:25:18D'ailleurs,
01:25:19c'est un des adversaires
01:25:20du MMM
01:25:21qui l'avait dit,
01:25:22dont Gaëtan Duval,
01:25:24que jamais
01:25:24il avait vu
01:25:25un peuple
01:25:26en une telle communion
01:25:28avec son parti.
01:25:29Donc,
01:25:30c'était
01:25:30un vote d'adhésion.
01:25:32Mais pratiquement
01:25:32tous les autres votes
01:25:33qu'il y a eu
01:25:33par la suite,
01:25:34c'était contre.
01:25:36BLB,
01:25:37c'est ce qu'on criait
01:25:38un peu,
01:25:39Boulidéo,
01:25:40etc.
01:25:41Et ça a pris
01:25:42de l'ampleur
01:25:42et avec
01:25:44une campagne électorale
01:25:47aussi catastrophique
01:25:48du MSM.
01:25:51cette tentative
01:25:53de couper Internet
01:25:54et de revenir,
01:25:55etc.
01:25:56Alors que tout le monde
01:25:57avait contourné
01:25:58le problème.
01:25:59On avait peur.
01:26:00On pouvait avoir accès
01:26:03à une autre plateforme
01:26:04pour avoir Internet.
01:26:05Donc,
01:26:06il y a eu
01:26:06tout ce cafillage-là
01:26:08à l'époque.
01:26:10Donc,
01:26:10on a voté contre.
01:26:12Donc,
01:26:12je ne sais pas
01:26:13qu'est-ce qu'ils vont inventer
01:26:15pour la campagne
01:26:17en 2029.
01:26:19mais il faudra
01:26:19s'attendre
01:26:20à mon sens
01:26:21de l'intrusion
01:26:23de l'intelligence artificielle
01:26:26en pleine campagne
01:26:27qui va certainement
01:26:29briser tout
01:26:29encore une fois
01:26:30et induire
01:26:31peut-être la population
01:26:32en erreur.
01:26:34Finissez-le,
01:26:35il nous reste une minute.
01:26:36On termine
01:26:37là où on a commencé,
01:26:38c'est-à-dire
01:26:38la plage de Mamsenaz,
01:26:40c'est-à-dire
01:26:41la pente
01:26:41de la plage
01:26:43de Mamsenaz.
01:26:44Je vous laisse
01:26:45le mot de la fin,
01:26:45c'est-à-dire que
01:26:47comment est-ce que
01:26:48l'a dit notre ami
01:26:49Jean-Michel Fontaine,
01:26:50un potentiel récupérable
01:26:51que vous êtes resté,
01:26:52un potentiel récupérable.
01:26:54En passant,
01:26:54je salue
01:26:55mon ami
01:26:55Jean-Marie Gangaram
01:26:56de 5 plus
01:26:57et Feu d'Hermanaec
01:26:59qui ont fait
01:26:59des belles années
01:27:00de 5 plus aussi.
01:27:00Jean-Marie Gangaram
01:27:01est toujours là-bas
01:27:01et un très bon ami.
01:27:04Donc,
01:27:04quel est l'avenir
01:27:05de Fini-Sales ?
01:27:07J'ai tendance à dire
01:27:08que son avenir
01:27:08est derrière lui.
01:27:10Forcément.
01:27:11Il n'est pas évident.
01:27:12J'aurai 80 ans
01:27:13le 6 octobre,
01:27:15la date de l'anniversaire
01:27:15d'ailleurs
01:27:16de la naissance
01:27:17de Rémi Ollier.
01:27:18Je m'en félicite,
01:27:19je m'en flatte.
01:27:20En passant,
01:27:21il est évident
01:27:21que mon avenir
01:27:22est derrière moi.
01:27:23Mais,
01:27:24compte tenu du potentiel
01:27:25que je peux,
01:27:26dont je dispose
01:27:27et que je peux transmettre
01:27:29en termes de...
01:27:30Ça va faire un peu
01:27:32prétentieux,
01:27:32de connaissances,
01:27:34d'expériences.
01:27:36Les Japonais disent,
01:27:38un ami m'a dit ça
01:27:39lors d'une randonnée,
01:27:41« Get a hobby job. »
01:27:44OK.
01:27:45C'est-à-dire que
01:27:45si Chris Conaille
01:27:46me dit,
01:27:47« Venez prendre
01:27:48la direction de... »
01:27:50Ça peut faire.
01:27:50Il était plutôt
01:27:51que je lui disais
01:27:51à nous.
01:27:51Je vais pas les m'emmerder
01:27:53à les contrôler,
01:27:54X, Y, Z, etc.
01:27:56Les emmerder.
01:27:56Moi, j'ai...
01:27:58« Hobby job »,
01:27:59comme on dit,
01:28:00et c'est ce que
01:28:00je vais certainement faire
01:28:02après quand j'aurai réglé
01:28:04tous mes problèmes
01:28:05de communication
01:28:06pendant les 15 prochains jours
01:28:09et attendre les résultats,
01:28:10les tests que j'ai faits
01:28:12pour savoir de quoi je souffre
01:28:14si je souffre de quelque chose.
01:28:16Ça dépend aussi de tout ça.
01:28:18On ne sait jamais.
01:28:19à mon âge,
01:28:20on peut avoir
01:28:21aussi toutes les maladies.
01:28:22Tout ce que je souhaite,
01:28:23c'est que, bon,
01:28:26tout le bonheur
01:28:27pour mon pays.
01:28:28Je crois que c'est ça
01:28:29qui est important de dire.
01:28:31Quelles que soient
01:28:31les différences politiques
01:28:33qu'on peut entretenir,
01:28:36il y a le pays
01:28:37avant tout.
01:28:39Et que tout cela
01:28:41se passe sans violence,
01:28:42on n'a pas eu l'occasion
01:28:42de parler,
01:28:43mais il faut condamner
01:28:44la violence,
01:28:45bien évidemment.
01:28:45mais je me permets
01:28:47de vous remercier
01:28:48de m'avoir donné
01:28:49la possibilité
01:28:49de parler depuis
01:28:515h30
01:28:51et de transmettre
01:28:54surtout.
01:28:55Mais c'est à moi
01:28:56de vous dire merci
01:28:57Finis-Solès
01:28:58d'avoir accepté
01:28:58notre invitation
01:28:59pour en parler
01:29:00en toute liberté.
01:29:01Justement,
01:29:02les sujets
01:29:03qu'on n'a pas abordés
01:29:03ce soir,
01:29:04c'est peut-être
01:29:04l'occasion
01:29:05d'une autre émission.
01:29:06Merci beaucoup Finis.
01:29:07Merci à Yashui
01:29:08à la technique.
01:29:09Merci chers viewers
01:29:10de Facebook.
01:29:11Retrouvez mon collègue
01:29:12Jimmy Jean-Li demain
01:29:13pour Zoom Extra.
01:29:14Moi, je vous retrouve
01:29:15la semaine prochaine.
01:29:16Merci et bonne soirée.
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