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Député EPR des Yvelines, Charles Rodwell était l’invité de #LaGrandeInterview d'Alexis de La Fléchère dans #LaMatinaleEte sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00En interview Europe 1 C News avec aujourd'hui Charles Rodouel, député ensemble pour la République des Yvelines,
00:05membre de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale.
00:08Bonjour Charles Rodouel.
00:09Bonjour, merci pour votre invitation.
00:11Merci de l'avoir accepté.
00:12Un réveil de plus dans la chaleur des incendies.
00:15Les pompiers entament leur septième journée de lutte contre les flammes.
00:19Dans les Landes, c'est plutôt la bonne nouvelle du jour.
00:22Le feu est fixé en Gironde.
00:23En revanche, la situation est stable, mais l'incendie n'est pas fixé.
00:27Et tous les regards se tournent désormais vers la météo.
00:3037 degrés attendus demain en Gironde.
00:31Une chaleur qui ne va pas faciliter le travail des secours.
00:35Emmanuel Macron a pu mesurer hier l'ampleur du désastre.
00:38Il a survolé le chef de l'État, la Gironde.
00:41C'est des paysages absolument apocalyptiques.
00:4350 000 hectares ont brûlé dans le sud-ouest.
00:46Il a dit, le chef de l'État, il faut tenir.
00:48Nous devons rester unis.
00:50Mais cette unité, Charles Rodouel, depuis le début, on la voit.
00:53On voit des Français qui se serrent les coudes.
00:55On voit des pompiers qui donnent tout pour tenter d'éteindre cet incendie.
01:00Elle est déjà là, la solidarité, depuis le début.
01:02Et ça, c'est assez incroyable de voir que c'est une force française quand même.
01:05Dans les moments difficiles, on est là et on sait tenir ensemble.
01:08Je suis très heureux que nous commencions cet entretien par le point que vous venez de faire.
01:13Je ne peux pas commencer cet entretien sans rendre un hommage à tous les policiers,
01:18et tous les pompiers, pardonnez-moi, qui sont déployés pour éteindre ces feux
01:23et éteindre ces incendies avec une abnégation extraordinaire.
01:27Et qui sont accompagnés par des milliers de Français,
01:30des gendarmes et des policiers, justement,
01:33des bénévoles de l'association,
01:34des agriculteurs,
01:36des chasseurs,
01:38des maires,
01:39je pense évidemment aux maires de Bordeaux,
01:41avec qui j'ai siégé à l'Assemblée nationale,
01:43mais les maires de toutes les autres communes de Gironde et des Landes
01:47qui se battent avec leurs moyens municipaux,
01:50leurs moyens associatifs pour lutter contre les incendies
01:53et pour reloger plus de 200 000 personnes qui ont dû être déplacées,
01:57qui est quand même le plus grand exil depuis la Seconde Guerre mondiale,
02:00qu'on se le dise dans des contextes très différents.
02:02Oui, il y a des villages, notamment, où 13 000 habitants ont été évacués.
02:06C'est colossal.
02:07Colossal.
02:08Et donc, je voudrais vraiment commencer cet entretien en disant simplement
02:11à tous ces Français qui sont déployés.
02:13Merci.
02:14Merci, merci, merci.
02:16Et surtout, tenez bon parce que toute la nation est derrière vous.
02:19Et je crois que, comme ce que vous venez de dire,
02:22c'est dans ces moments aussi qu'on se rend compte
02:24qu'il y a un esprit français qui existe.
02:26Un esprit qui est souvent méprisé,
02:29qui est souvent même détesté par une part
02:31de la caste politicienne et médiatique progressiste parisienne,
02:36mais qui existe dans tout notre pays.
02:38et je tiens à lui rendre hommage ce matin en leur disant
02:41« tenez bon » et que nous sommes tous derrière eux
02:44pour stabiliser, puis pour éteindre cet incendie.
02:47On le voit, des gymnases ont été ouverts,
02:49des repas distribués, des logements proposés.
02:51Et c'est ce que vous nous dites ce matin sur CNews et sur Europe 1.
02:54C'est qu'il y a cette France dont on parle presque quasiment jamais.
02:58En tout cas, nous, on le fait.
02:59Ce sont des gens qui habitent dans les campagnes
03:01et qui ont encore cet esprit-là,
03:04celui de la solidarité,
03:05d'aller aider son voisin parce que sa voiture est en panne,
03:07parce qu'il est en train de subir justement un drame
03:10et on va aller aider l'autre.
03:12Et ça, c'est quelque chose d'important quand même.
03:14Et ça montre que notre société est capable aussi
03:16d'être unie dans la difficulté, on le disait.
03:19C'est vraiment important d'insister là-dessus.
03:21Absolument.
03:21Quand vous voyez les agriculteurs arriver
03:23avec des citernes d'eau pour accompagner les pompiers,
03:25quand vous voyez des maires et des associations
03:28qui ont installé en un temps record des gymnases
03:31pour pouvoir loger des familles entières
03:34qui ont dû être déplacées,
03:35quand vous voyez des citoyens ou des gendarmes,
03:38des policiers qui ont aidé des villages entiers
03:42à être évacués,
03:44quand vous voyez des agriculteurs, une nouvelle fois,
03:46qui acceptent de massacrer une part de leur récolte
03:50afin de limiter la progression des incendies,
03:54la mort dans l'âme, bien souvent,
03:56j'ai juste envie de leur dire merci à tous ces Français
03:58et à leur dire que le reste de la nation est derrière eux
04:01malgré toutes les critiques qui peuvent être...
04:03Charles Roel, est-ce que le politique,
04:05dans ces situations-là, à certains moments,
04:08je pense à Yael Brown-Pivet,
04:10notamment présidente de l'Assemblée nationale,
04:11ne doit peut-être se faire plus discret
04:14afin de laisser nos forces vives
04:16travailler dans de bonnes conditions ?
04:17Ce qui est sûr, c'est que vous avez deux attitudes possibles
04:19dans ces moments.
04:20Vous avez une attitude qui consiste à dire
04:21qu'on est en votre soutien.
04:23Et moi, vous voyez en tant que simple député,
04:26moi, ce que je peux faire en ce moment,
04:27c'est préparer le prochain budget.
04:28Je suis membre de la Commission des Finances.
04:30On va en parler.
04:30On est déjà au travail pour préparer le budget de l'État
04:34et le budget de la Sécurité sociale
04:35les mois qui viennent.
04:36Et donc, évidemment, moi, j'imagine dans ce moment-là
04:39que mon rôle, c'est de préparer,
04:40y compris le budget de la Sécurité civile,
04:42pour qu'on ait tous les moyens à disposition
04:44maintenant et dans les mois qui viennent.
04:46Et vous avez d'autres forces politiques
04:48qui préfèrent se votrer dans la polémique.
04:51On peut en citer plein,
04:53mais quand je vois, par exemple,
04:54Marine Tondelier hier,
04:55qui, sur le fond d'incendies quand même,
04:58appellent à adhérer aux écologistes
05:00dans une vidéo
05:01où elle ne cite même pas les pompiers,
05:05ce genre d'attitude me débecte
05:07et me donne envie de vomir,
05:10parce que vous avez ce type
05:12d'attitudes électoralistes
05:15qui sont juste délirantes
05:16et qui, je crois, illustrent très bien
05:18l'état d'esprit qu'anime
05:19ce type de forces politiques,
05:21une nouvelle fois bobos progressistes
05:23qui n'ont en fait que du mépris
05:25pour les Français
05:26qui se battent matin, midi et soir
05:28pour ces incendies,
05:29contre ces incendies.
05:30On va parler du budget,
05:32on va parler des finances de la France,
05:33plus de 3 500 milliards de dettes.
05:36La France est-elle encore
05:37une grande puissance ?
05:38Je voulais vous faire réagir
05:39à cette déclaration
05:41d'un simple pompier
05:42qui a dit ici,
05:44sur CNews et sur Europe 1 également,
05:46nous sommes la septième puissance mondiale
05:47et nous en venons à espérer
05:49qu'il pleuve,
05:51il y aura des comptes à rendre.
05:53Est-ce que la France
05:54a encore les moyens
05:56de ses ambitions ?
05:57Moi, je suis tout à fait d'accord
05:59avec ces déclarations
06:00et je pense que chacun
06:01aura des comptes à rendre.
06:03Dans le dernier budget
06:04qui a été adopté
06:06et qui a été préparé
06:06par Sébastien Lecornu
06:07et qui a été adopté
06:08par le Parlement,
06:09il y avait une hausse
06:10du budget de la sécurité civile
06:11de 16 % en autorisation
06:13d'engagement
06:14et de 6 % en crédit de paiement.
06:16C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
06:17si on a réussi à doubler
06:18le budget de la sécurité civile
06:20en 10 ans,
06:21ce mandat d'Emmanuel Macron,
06:22c'est notamment
06:22parce qu'il y a eu
06:23des budgets
06:24sur lesquels on a augmenté
06:26le budget de la sécurité civile
06:27comme celui pour l'année 2026.
06:29Il y a débat là-dessus.
06:30Il y a certains qui disent
06:31que le chef de l'État
06:33n'a pas fait assez
06:34sur la sécurité civile.
06:35Ottman Nassrou,
06:36secrétaire général des Républicains,
06:38hier à votre place,
06:39disait justement,
06:39à droite,
06:40on demande
06:41à ce que ce budget
06:41de la sécurité civile
06:42soit amélioré, amplifié.
06:44Et ils disent
06:45parce que les macronistes
06:47sur le sujet
06:48n'ont pas fait assez,
06:49en tout cas.
06:49Alexis Lepcher,
06:50dans le dernier budget,
06:52hausse de 16% du budget
06:53pour la sécurité civile.
06:55J'ai sous les yeux,
06:56je peux le montrer
06:57aux téléspectateurs
06:58et le décrire aux auditeurs,
07:00la motion de censure
07:01qu'avait déposée LFI,
07:03qui avait déposé
07:04les écologistes
07:05pour censurer le gouvernement
07:07et pour faire tomber
07:08ce budget.
07:09Qui avait voté
07:10cette motion de censure ?
07:11La France Insoumise,
07:12les écologistes
07:14et le Rassemblement National.
07:16Donc,
07:16tous ceux,
07:16aujourd'hui,
07:17qui donnent des leçons
07:18au gouvernement
07:19et qui tentent
07:19d'allumer des polémiques
07:21inacceptables
07:22sur le budget
07:22de la sécurité civile
07:23sont ceux
07:24qui ont voulu faire
07:25tomber le budget
07:26de la sécurité civile.
07:27Emmanuel Bompard
07:28accuse Gabriel Attal
07:29d'avoir signé
07:30en février 2024
07:30un décret
07:31annulant près de 53 millions
07:33d'euros de crédit,
07:35notamment destiné
07:35à l'acquisition
07:36de deux appareils supplémentaires.
07:37Emmanuel Bompard,
07:38il dit n'importe quoi ?
07:39Il dit n'importe quoi.
07:40Pourquoi ?
07:41Parce que,
07:41du coup,
07:42autre document,
07:42j'ai sous les yeux
07:43la loi de programmation
07:44du ministère de l'Intérieur.
07:46La loi de programmation
07:47du ministère de l'Intérieur,
07:47c'est 15 milliards d'euros,
07:49notamment des centaines
07:50de millions d'euros
07:51pour la sécurité civile,
07:53adoptée en 2023,
07:54que nous avons portée
07:56avec beaucoup d'abnégation,
07:57notamment pour financer
07:59l'achat de plusieurs canadaires
08:01et de plusieurs dash
08:02à hauteur de centaines
08:03de millions d'euros.
08:04Qui a voté contre
08:05la loi de programmation
08:06du ministère de l'Intérieur ?
08:07La France insoumise,
08:08Manuel Bompard en tête.
08:10À chaque fois,
08:11à chaque fois,
08:12Alexis Lafléchère,
08:13que nous avons voulu
08:14augmenter le budget
08:15de la sécurité civile,
08:17la France insoumise,
08:18et il faut bien le dire souvent,
08:19le Rassemblement national,
08:20était présent pour voter
08:22contre ces budgets.
08:23C'était le cas
08:24pour la France insoumise
08:25sur la loi de programmation
08:26du ministère de l'Intérieur.
08:27C'était le cas
08:28pour la France insoumise
08:28et le Rassemblement national
08:30sur le budget
08:31pour l'année 2026.
08:32Nous n'avons donc absolument
08:34aucune leçon
08:36à recevoir de ces gens
08:38qui préfèrent créer
08:39le chaos budgétaire
08:40plutôt que de financer
08:41concrètement le budget
08:42et la sécurité civile.
08:44Moi, pour moi,
08:45je suis très clair
08:45sur ce que je pense.
08:47Vous savez,
08:47je l'ai décrit souvent ici,
08:49j'ai des critiques
08:50à commettre
08:51vis-à-vis
08:51du président de la République.
08:53Mais sur la question
08:54de la sécurité civile,
08:55depuis 10 ans,
08:56il a été au rendez-vous
08:57et nous avons été au rendez-vous
08:58et nous allons continuer.
09:00Alors, Charles Rodwell,
09:01la France a
09:033 500 milliards
09:04d'euros de dette
09:06et justement,
09:07c'est un vrai sujet
09:08parce que
09:09comment on va faire
09:09dans les prochaines années ?
09:10Il nous faut d'autres Canadaires,
09:13il faut qu'on renouvelle
09:13nos flottes,
09:14il faut qu'on fasse plus
09:15et le sujet
09:17qui revient à chaque fois,
09:18c'est qu'on n'a plus d'argent.
09:19Alors, comment on va faire ?
09:21Est-ce qu'il n'y a pas
09:22des solutions finalement aussi ?
09:23Finalement, faut-il pas mieux
09:24dépenser votre argent ?
09:26Je suis bien d'accord avec vous
09:27mais regardez ce week-end,
09:29en parallèle,
09:29le Rassemblement national
09:30vient de valider
09:31la ligne politique
09:32sur les retraites
09:33qui sera une ligne politique
09:34fixée sur un âge
09:36du départ à la retraite
09:36à 60 ou à 62 ans.
09:38C'est-à-dire qu'en fait,
09:38vous avez tous les partis politiques...
09:40Oui, mais vous savez ce qu'il dit ?
09:41Oui, le Rassemblement national
09:42dit qu'il faut travailler plus tôt,
09:44on va allonger comme ça...
09:45Vous avez les mêmes forces politiques
09:47aujourd'hui qui disent
09:48qu'il faut plus de moyens
09:49pour la sécurité civile,
09:50plus de moyens pour la sécurité,
09:52plus de moyens pour lutter
09:52contre l'immigration,
09:53plus de moyens pour l'école,
09:55plus de moyens pour la transition
09:56écologique,
09:56et ce sont les mêmes
09:57qui proposent de faire exploser
10:00la dépense sociale
10:01et même la faire imploser
10:02en abaissant l'âge de départ
10:04à la retraite.
10:05Je le dis aux Français
10:05qui nous écoutent
10:06et qui nous regardent,
10:07et d'ailleurs,
10:07ils le savent très bien,
10:08vous le savez très bien,
10:09nous ne pourrons pas financer
10:11la sécurité,
10:12l'école,
10:13la justice,
10:14la lutte contre l'immigration,
10:16notamment clandestine,
10:17la sécurité civile
10:18et en même temps
10:19faire exploser
10:20les dépenses sociales
10:21en abaissant
10:22l'âge de départ
10:23à la retraite.
10:24Ces gens sont des pyromanes
10:25sans mauvais jeu de mots
10:26sur la dépense publique
10:27parce qu'en même temps
10:29ils veulent plus de moyens
10:29pour les fonctions régulaines
10:30de l'État
10:31et en même temps
10:32ils veulent faire exploser
10:33les dépenses sociales.
10:34Ça ne marchera pas.
10:35Moi, Alexis Lafléchère,
10:36la raison pour laquelle je me bats
10:37pour la retraite
10:38par capitalisation,
10:39je me bats sur ce combat
10:41pour une raison simple,
10:43c'est que c'est le seul moyen
10:44de sauver la retraite
10:46des Français
10:47et c'est le seul moyen
10:49de faire baisser
10:50la pression
10:51de toutes les dépenses
10:53sociales
10:54et pour récupérer
10:55des sous,
10:56des financements,
10:57pour financer
10:58toutes les autres missions
11:00de l'État,
11:00pour financer l'école,
11:02pour financer la justice,
11:03pour financer la sécurité civile,
11:05pour financer la sécurité
11:06des Français,
11:06nous n'avons pas
11:07d'autre moyen
11:08que de changer
11:10le modèle
11:10de protection sociale
11:11en France,
11:12notamment en passant
11:14sur un régime de retraite
11:15par capitalisation.
11:16Et la retraite
11:16par capitalisation,
11:17Marine Le Pen
11:19en trouve la porte,
11:20selon ses dernières déclarations,
11:24petit à petit,
11:25elle dit pourquoi pas.
11:26Je voulais vous interroger.
11:27Non, je ne veux pas,
11:28pardon, excusez-moi,
11:29Jordan Bardella avait ouvert
11:30la porte il y a quelques semaines,
11:31il a été contrecarré,
11:34manu militari,
11:34par Marine Le Pen
11:35ce week-end,
11:36qui a tranché la ligne,
11:37la retraite ce sera 60,
11:3962 ans,
11:40et je le dis aux Français,
11:41c'est peut-être un calcul
11:42de court terme
11:43pour les prochaines élections,
11:44mais c'est le meilleur moyen
11:45de faire imploser
11:47la protection sociale,
11:48de faire exploser
11:50votre facture,
11:50et surtout,
11:52surtout,
11:52d'être certain
11:53de ne jamais financer
11:54votre sécurité,
11:56votre école,
11:57la justice,
11:58la lutte contre les incendies,
11:59c'est, à mon avis,
12:01une irresponsabilité totale
12:03de trancher cette ligne ainsi.
12:04Et ce sera au cœur
12:06des débats de la présidentielle
12:07qui arrivent très vite.
12:08Absolument.
12:09Mais en septembre,
12:10on est sûr
12:10qu'on va y revenir
12:11très largement.
12:12Vous êtes membre,
12:12Charles Rodouel,
12:13de la commission des finances.
12:15Est-ce que la France,
12:16parce que c'est aussi
12:17le nerf de la guerre,
12:18va avoir un budget ?
12:19Parce que si vous voulez
12:20qu'on avance sur nos finances,
12:22sur la stratégie,
12:23il nous faut un budget.
12:25Et Sébastien Lecornu
12:26a mis la pression.
12:27Il a dit
12:28les candidats à la présidentielle
12:29doivent voter un budget
12:30parce que sinon,
12:31ils ne pourront pas mettre
12:31en place un programme,
12:33leur programme,
12:33quand ils seront élus.
12:35Vous pensez qu'on aura
12:36un budget pour 2027 ?
12:37Ça va arriver vite,
12:3811 semaines.
12:39Absolument.
12:40Et je m'inscris
12:41à 200%
12:43dans les mots
12:43de Sébastien Lecornu.
12:45Je adresse ce message
12:46à nos collègues,
12:47notamment socialistes
12:49et parmi d'autres.
12:50Est-ce que vous croyez
12:51que la France
12:51peut se permettre
12:52de ne pas avoir
12:53de budget
12:54pour ces canadaires
12:55et pour ces dash
12:56et pour la sécurité civile
12:57dans un an ?
12:59Est-ce que vous croyez
12:59que la France
13:00peut se permettre
13:00de ne pas avoir de budget
13:01pour la justice,
13:03pour la sécurité,
13:03pour la transition écologique ?
13:06Je pense que la réponse
13:07est non.
13:08C'est la raison
13:09pour laquelle ça fait maintenant...
13:10Je suis élu depuis 2022
13:11et depuis 2022,
13:13je vais vous dire
13:13que j'ai mal au cœur
13:14parce que chaque année,
13:15on tend la main
13:16aux autres forces républicaines
13:17et modérées,
13:17notamment aux socialistes.
13:18Je ne suis pas de socialiste
13:19pour un sou,
13:20mais je leur tends la main
13:21à chaque fois.
13:22Et à chaque année,
13:24le même scénario se répète.
13:25On a une force politique
13:26qui était jadis
13:27une force politique
13:28de gouvernement
13:29qui aujourd'hui
13:30se vautrent
13:31dans les pires compromissions
13:32avec la France insoumise.
13:34Je leur lance du coup
13:35un appel.
13:36Vous avez une dernière chance
13:40pour éviter de céder
13:42à cette alliance sinistre
13:43avec la France insoumise.
13:44Vous avez une dernière chance
13:45de travailler avec nous.
13:47Nous ne sommes pas d'accord avec vous.
13:48Vous ne serez jamais d'accord avec nous.
13:49Ce n'est pas grave.
13:50Nous avons la possibilité
13:51de boucler un budget
13:53qui ne sera pas parfait,
13:54mais qui nous permettra
13:55de financer
13:57les missions essentielles
13:59de l'État
13:59et c'est de ce dont
14:00nous avons besoin.
14:01Et on verra
14:02si les députés
14:02ont le sens du compromis
14:04sur le budget.
14:05Je voulais également
14:06qu'on parle ensemble
14:07Charles Rodouel
14:08ce matin
14:09de ce qui s'est passé
14:09à Paris
14:11puisque hier,
14:1324 heures seulement
14:14d'ailleurs,
14:14je le précise,
14:15après l'attentat de Berlin,
14:17attentat islamiste,
14:18en tout cas selon
14:18les autorités allemandes,
14:21eh bien en France,
14:21on a eu une attaque
14:22au couteau à Paris
14:23dans le 17e arrondissement.
14:25Trois femmes ont été
14:25grièvement blessées.
14:27L'enquête doit encore
14:28déterminer bien sûr
14:29précisément
14:29les motivations
14:30de l'assaillant.
14:32Vous avez voté,
14:33Charles Rodouel,
14:33la loi Riposte.
14:35Est-ce que c'est une,
14:36certains disent,
14:37une loi de plus ?
14:38Mais va-t-elle vraiment
14:39être efficace
14:40face à la violence
14:41du quotidien ?
14:42Un homme avec deux couteaux,
14:43des immenses couteaux
14:44de cuisine,
14:45à Paris,
14:46dans le 17e arrondissement
14:47qui menace des passants ?
14:48Qu'est-ce qu'on fait ?
14:49Déjà, je suis bien heureux
14:50de voir ce matin
14:52que les trois victimes
14:53de cette attaque
14:54sont hors danger vital,
14:57donc c'est-à-dire
14:57qu'elles vont vivre
14:58et j'en suis très heureux.
15:00On est sur le cas typique
15:02d'une personne
15:03qui sortait des radars
15:04jusqu'à présent
15:05et c'est d'ailleurs
15:06dramatique et inacceptable.
15:07Une personne notamment
15:08atteinte de troubles psychiatriques
15:09très graves
15:11qui lui permettait
15:12de passer à l'acte
15:13et ce qui en faisait
15:14du coup une personne
15:15à la fois très dangereuse
15:16pour elle-même
15:16comme pour le reste
15:18de la société.
15:18On a voté deux textes
15:20importants pour cibler
15:21spécifiquement ce type
15:22de personnes
15:22ces derniers jours.
15:23Lesquels ?
15:24Et je remercie infiniment
15:25mes collègues
15:26pour leur soutien.
15:26Un, la loi Ripoze,
15:27vous l'avez mentionné.
15:28Deux, la loi que nous avons
15:29portée en mémoire
15:30de Philippines.
15:31Pourquoi est-ce que cette loi
15:33touche spécifiquement
15:34ce type de personnes ?
15:34L'article 1
15:35de cette proposition de loi
15:37crée l'injonction
15:38d'examens psychiatriques.
15:39Qu'est-ce qu'on essaie
15:39de faire ?
15:40Aujourd'hui, vous avez
15:41des dizaines de personnes
15:42qui se baladent
15:43dans la nature
15:43que tous les services
15:45de renseignement
15:46de sécurité
15:47préfectoraux connaissent
15:48parce qu'ils sont
15:49atteints de troubles
15:49psychiatriques graves.
15:51Mais comme ils ne sont
15:52pas encore passés à l'acte,
15:53on ne peut pas les forcer
15:55à passer un examen
15:56psychiatrique obligatoire.
15:58Depuis l'adoption
15:59de cette loi,
16:00depuis sa validation totale
16:02par le Conseil constitutionnel,
16:04en septembre...
16:05La France insoumise
16:05vous a mis des bâtons
16:06dans les roues d'ailleurs.
16:07Elle m'a traité de raciste,
16:09de xénophobe.
16:10Elle m'a même traité
16:11de transphobe.
16:12Elle a tenté en tout cas
16:14d'invalider votre loi
16:16avec le Conseil constitutionnel
16:18qui finalement...
16:19A validé, non pas partiellement...
16:20Vous a suivi ?
16:21Totalement.
16:23Cette loi,
16:23ce qui prouve une chose,
16:25Alex Lefischer,
16:25c'est que jamais
16:27l'État de droit
16:27ne doit nous condamner
16:28à l'impuissance sécuritaire
16:29et migratoire.
16:30Ce texte n'est la preuve.
16:31Le cas que vous mentionnez
16:32concrètement,
16:33nous allons pouvoir
16:34le traiter dès septembre.
16:35Pourquoi ?
16:36Parce que nous allons pouvoir
16:38imposer des examens
16:39psychiatriques obligatoires
16:40à des personnes
16:41qui sont atteintes
16:42de troubles psychiatriques graves
16:44avant qu'elles ne passent
16:45à l'acte
16:46et non pas attendre
16:47qu'elles doivent passer
16:48à l'acte
16:48pour pouvoir leur imposer
16:49ces mesures-là.
16:50On était dans un non-sens
16:51jusqu'à présent.
16:52Cette loi va très concrètement
16:53pouvoir renforcer
16:55massivement
16:56la sécurité des Français
16:57tant sur le volet psychiatrique
16:59que sur le volet
17:00de la rétention administrative.
17:01Et sur les OQTF également
17:03puisque l'affaire Philippine,
17:04rappelons-le,
17:05Philippine,
17:06c'est absolument terrible.
17:07Elle a été tuée,
17:08violée,
17:09enterrée
17:09dans le bois de Boulogne
17:10et son meurtrier
17:15était d'origine marocaine
17:18et visé d'une obligation
17:20de quitter le territoire français
17:21d'une OQTF.
17:22Qu'est-ce que cet homme-là
17:23faisait sur notre sol
17:24et en quoi votre loi Philippine
17:25va permettre
17:26que ces hommes
17:27sous OQTF
17:28vont pouvoir retourner
17:29dans le pays
17:30dans lequel ils étaient ?
17:31L'homme concerné
17:32qui a tué Philippine,
17:34qui était une habitante
17:35de ma circonscription
17:36et ça fait que
17:36il y habite toujours.
17:38Je lui rends évidemment hommage
17:39comme à chaque fois
17:40que nous abordons le sujet.
17:44Non seulement
17:45on n'avait rien à faire
17:45sur notre territoire,
17:47avait déjà été condamné
17:48pour viol,
17:50récidiviste,
17:50avait fait la prison,
17:52était dans le centre
17:53de rétention administrative
17:54de Metz
17:55et a dû être relâché
17:57avant d'être envoyé
17:58dans son pays
17:59alors même que
18:00les autorités marocaines
18:01et je tiens à le dire,
18:02s'il allait coopérer
18:03avec l'État français
18:05pour pouvoir
18:06récupérer ce bonhomme
18:07chez lui
18:08et pour pouvoir
18:09le virer de notre territoire.
18:10Si la loi Philippine
18:10avait été
18:12à ce moment-là
18:13en vigueur,
18:14cet homme-là
18:14dont on parle actuellement
18:16n'aurait pas été
18:17sur notre sol ?
18:17Jamais je peux porter
18:18ce type de propos.
18:20J'aimerais pouvoir le dire
18:21aussi facilement
18:21mais la vie
18:22est plus compliquée que ça.
18:22La seule chose que je peux dire
18:24c'est que maintenant
18:24que la loi est adoptée,
18:26nous allons pouvoir maintenir
18:28en rétention
18:28plus longtemps
18:30des gens sous OQTF
18:31qui ont commis
18:32des actes graves
18:32avant de les virer,
18:34de les expulser
18:35du territoire français.
18:36Les gens qu'on vise
18:36dans notre texte,
18:37ce sont des terroristes,
18:39ce sont des personnes
18:40qui ont commis
18:41des actes de torture,
18:42de barbarie,
18:43des assassins,
18:44des violeurs,
18:45des gens qui ont commis
18:46des atteintes
18:47extrêmement graves
18:48à la personne.
18:48Ces gens-là,
18:49on va pouvoir les garder
18:50enfermés pendant 7 mois
18:52au lieu de 90 jours
18:53aujourd'hui
18:54afin d'assurer
18:55leur expulsion
18:55du territoire français.
18:57C'est une immense avancée
18:59pour la sécurité
19:00des Français
19:00et dans ce texte,
19:02jamais nous n'avons touché
19:04à l'une de nos libertés publiques
19:05mais oui,
19:06nous avons assumé
19:07de renforcer massivement
19:08la sécurité des Français
19:09et c'est ce texte
19:10que les socialistes
19:12ont refusé de voter,
19:13que les écologistes
19:14ont refusé de voter,
19:15que la France insoumise
19:16a refusé de voter.
19:17Ils ont refusé
19:18de voter d'autres textes,
19:19notamment aussi
19:20sur la pédocriminalité.
19:22Il est passé,
19:23mais de justesse
19:23parce que dans un premier temps,
19:24sur les récidivistes,
19:26les violeurs,
19:27sur les personnes
19:27de moins de 15 ans,
19:28les députés socialistes,
19:29beaucoup d'écologistes
19:30ont eu beaucoup de mal
19:31aussi à voter
19:33ce genre de texte.
19:34Je voulais qu'on parle
19:35aussi de la présidentielle,
19:35Charles Rodwell,
19:36parce qu'on parle
19:37de sujets très importants
19:38depuis le début
19:38de cette interview.
19:39Qui sera votre candidat
19:41pour 2027 ?
19:43Emmanuel Macron
19:43ne peut pas se représenter.
19:45D'ailleurs,
19:45souvent en vous écoutant
19:46en interview,
19:47j'ai l'impression
19:47que finalement,
19:48vous n'avez pas tellement
19:48de points communs
19:49avec Emmanuel Macron.
19:50Qui sera votre candidat
19:51en 2027,
19:52Charles Rodwell ?
19:52Alors déjà,
19:52sur le premier point
19:53que vous faites,
19:54je suis très fier
19:55d'une bonne part
19:56du bilan
19:56que nous avons porté
19:57depuis 10 ans.
19:58Moi, je suis député
19:58depuis 5 ans,
19:59depuis 10 ans,
20:00sur le volet européen,
20:01sur la politique
20:02de l'offre
20:02que nous avons bâtie,
20:03notamment pour réarmer
20:06économiquement la France.
20:07Et je souhaite
20:08que le candidat
20:09qui soit le candidat
20:10de notre camp
20:11continue à apporter
20:11de ces projets,
20:12tout en renforçant
20:14massivement
20:15notre politique sécuritaire
20:16et tout en assumant
20:17de réduire massivement
20:19l'immigration.
20:19Vous ne voulez pas
20:19vous prononcer
20:20pour l'instant
20:20sur le prochain candidat ?
20:21Justement,
20:21je vous le dis
20:22très sincèrement,
20:23moi je suis loyal
20:24et je suis fidèle
20:25dans ma vie politique.
20:26Si Bruno Le Maire
20:27était candidat
20:28à la présidence
20:28de la République,
20:29ce que je souhaite,
20:30je le soutiendrai
20:32quoi qu'il arrive
20:33parce que pour moi,
20:34notamment dans des moments
20:35de crise,
20:36la fidélité,
20:37c'est comme l'or,
20:37ça prend de la valeur
20:38en tant que crise.
20:38Il n'est pas candidat
20:39pour l'instant ?
20:39Et donc moi,
20:40ce que j'aimerais,
20:41c'est que le candidat
20:42qui portera nos couleurs,
20:44quel qu'il soit,
20:45un, nous rassemble,
20:46deux,
20:46proposer un projet politique
20:49de rupture,
20:50y compris en matière
20:52régalienne,
20:53vis-à-vis de ce que nous
20:53avons porté en disant
20:54parce que oui,
20:55nous avons besoin
20:56de rétablir la sécurité
20:57des Français
20:57et deux,
20:59il nous faut une politique
21:00de réduction massive
21:01de l'immigration
21:02et c'est ce candidat
21:04que je soutiendrai.
21:04On verra qui vous choisissez
21:06en temps voulu.
21:07Merci Charles Rodouel
21:08d'avoir été l'invité
21:09de CNews et d'Europe 1.
21:10Bonne journée à vous.
21:11Merci.
21:12Sous-titrage Société Radio-Canada
21:16Sous-titrage Société Radio-Canada
21:17Sous-titrage Société Radio-Canada