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Sylvain Maillard, membre de la commission défense de l'assemblée nationale, était l’invité de #LaGrandeInterview de Pierre de Vilno dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et l'invité de la grande interview en cette rentrée sur Europe 1 et sur CNews, c'est le député
00:03Renaissance de Paris.
00:04Bonjour Sylvain Maillard.
00:05Bonjour Pierre Devineau.
00:06Merci d'être avec nous hier soir au 20h de TF1.
00:08Raphaël Glucksmann a officialisé sa candidature à la prochaine présidentielle.
00:13Qu'est-ce que vous dites ce matin ? Un de plus ?
00:16Oui, un de plus et je crois surtout que ça permet de décanter d'un point de vue de la
00:22gauche sociale.
00:24Moi, le seul point qui me semble positif dans la candidature de Raphaël Glucksmann,
00:28c'est le fait qu'ils disent qu'il n'y aura plus d'accord avec Jean-Luc Mélenchon.
00:32Enfin, une gauche qui dit très clairement qu'elle ne s'alliera pas avec l'extrême gauche, avec Jean-Luc
00:37Mélenchon.
00:38Rien que pour ça, je tiens à saluer.
00:40Alors lui, il le dit, par exemple, un autre candidat à la présidentielle et qui est Philippe Brun, député socialiste,
00:46me disait qu'en cas de duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, il voterait sans hésiter Jean
00:52-Luc Mélenchon.
00:53Est-ce que vous comprenez cette attitude de Philippe Brun ?
00:57Je pense que la gauche, globalement, a toujours agi comme ça.
01:00D'ailleurs, Philippe Brun a été élu député parce que sur ses affiches, comme l'ensemble des autres élus de
01:07gauche,
01:07il y avait un regroupement avec la France insoumise.
01:10Il y a toujours une ambiguïté, et c'est un mot faible par rapport à la réalité,
01:15une ambiguïté avec l'extrême gauche et la gauche.
01:17Et donc, c'est pour ça que je me permets de saluer.
01:20Évidemment, je combattrai les idées de Raphaël Gluckman, mais je tiens à saluer le fait que, pour une fois,
01:25il y a un candidat qui dit très clairement, je veux me désolidariser l'extrême gauche.
01:28Il dit très clairement, mais est-ce que c'est pour autant une clarification ?
01:30Est-ce que si parce qu'aujourd'hui, Raphaël Gluckman, ou plutôt hier soir, dit qu'il n'ira pas
01:34d'accord avec Jean-Luc Mélenchon,
01:35est-ce que ça veut dire gravé dans le marbre, qu'il n'y aura jamais d'accord avec Jean
01:39-Luc Mélenchon ?
01:39Gravé dans le marbre, ce n'est pas moi qui vais vous le dire, c'est leur problématique,
01:43mais je dois reconnaître, et je le redis, le simple fait déjà de dire qu'il n'y aura pas
01:48d'alliance avec Jean-Luc Mélenchon,
01:50et pour moi, déjà une avancée, la gauche retrouve son honneur, c'est-à-dire d'avoir une vraie gauche
01:54qui ne s'allie pas avec l'extrême gauche.
01:56Et pour moi, cette fusion que nous avions, législative après législative, de députés qui disaient,
02:02finalement, l'extrême gauche, finalement, je ne suis pas vraiment d'extrême gauche, mais je peux m'allier à eux.
02:07En gros, je prends leur électorat, mais c'est moi qui suis à la place.
02:12Je trouve que ça rabaissait ce qu'est la gauche, et donc je tiens à saluer le fait que Raphaël
02:17Guzman, au moins, est clair là-dessus.
02:19Parlons d'alliance, justement, puisque les socialistes ont été des alliés du bloc central pour voter les budgets,
02:24ils sont des adversaires au demeurant, c'est compliqué à comprendre pour les Français.
02:27Alors, que la gauche soit des alliés pour voter le budget, ce n'est pas tout à fait le cas.
02:31C'est-à-dire que la gauche dit qu'elle ne votera pas la censure si on lui donne différents
02:38gages.
02:38Donc, c'est quoi, du chantage ?
02:40Bien sûr, c'est que du chantage.
02:42En attendant, le gouvernement Lecornu a procédé de cette façon.
02:45Oui, après, il y a une question de responsabilité.
02:48Sébastien Lecornu a raison en disant qu'il faut un budget pour la France, c'est ce qu'il y
02:51a de plus important,
02:52et donc cherche un accord à minima pour avoir un budget.
02:55Je rappelle que, la dernière fois, les socialistes ont laissé passer le budget de la Sécurité sociale,
03:01mais n'ont pas du tout voté le budget général.
03:05Donc, dire qu'il y a un accord, une alliance, la vérité, ce n'est pas ça.
03:09Il y a, sur certains points, du chantage de la gauche, pour ne pas faire tomber le gouvernement.
03:15Mais le gouvernement Lecornu est obligé de composer avec, c'est ce que vous dites ce matin ?
03:19Ou on veut un budget, ou on dit qu'on veut un chaos.
03:21Nous, on a décidé de faire en sorte qu'il y ait un budget, même si ce n'est pas
03:26un bon budget,
03:27même si ce n'est pas le budget dont je rêve.
03:31Mais, en tout cas, il y a un budget pour la France qui permet de payer, d'investir,
03:36de continuer à avoir une vie normale pour nos concitoyens.
03:39Je crois que c'est ce qu'ils attendent, et on est payés pour ça.
03:42Sinon, on est députés pour voter un budget.
03:43Et ce matin, à 10h, le Conseil des ministres de rentrée se réunit.
03:47Il sera bien sûr question du budget.
03:49Ça veut dire qu'aujourd'hui, on compte encore sur les socialistes pour voter le budget 2027 ?
03:53Vous devez trouver 289 députés.
03:57Le bloc central est loin d'avoir 289 députés.
04:02Donc, vous êtes obligé de trouver une majorité.
04:04Donc, il faudra forcément des accords avec les uns et les autres
04:08pour élargir que l'IOT, vous savez, qui est un groupe plus hétéroclite,
04:13que les socialistes, une partie socialiste, peut-être un peu de vert,
04:16votent un budget ou, en tout cas, ne fassent pas tomber le gouvernement Lecornu.
04:22Le budget, justement, le gouvernement se réunit, je l'ai dit.
04:25Une des pistes envisagées, c'est la désindexation partielle des pensions de retraite par rapport à l'inflation.
04:31Roland Lescure l'a évoqué dans la presse.
04:34Cela pourrait concerner les retraites supérieures à 2 000 euros par mois.
04:37Est-ce qu'à 2 000 euros par mois, on considère au gouvernement qu'un retraité est aisé ?
04:41Oui, moi, je suis opposé à cette mesure.
04:43Je l'ai dit très clairement, y compris à Roland Lescure,
04:45je suis opposé au fait de la nonne, d'une différenciation d'indexation
04:50entre les petites retraites et les grandes retraites.
04:53On disait que 2 000 euros...
04:54Est-ce que vous avez des petites et grandes retraites ?
04:55C'est exactement ce que je lui ai dit.
04:56Moi, je suis député de Paris.
04:59Est-ce qu'on est riche à Paris quand on a 2 000 euros ?
05:02Évidemment que non.
05:03Et qu'est-ce qui vous a répondu que Paris, ce n'est pas la France ?
05:05Qu'on continuait les discussions, qu'il fallait trouver des économies.
05:09Moi, je vais proposer des économies.
05:11On a proposé Renaissance, on a proposé des économies structurelles.
05:14Et d'ailleurs, nos difficultés, il n'y a pas que ça, évidemment, dans les réformes des retraites.
05:18C'est aussi parce que l'année dernière, on a accepté la demande socialiste,
05:22c'est-à-dire de geler les retraites.
05:23Et donc, évidemment, c'est de l'argent en moins qui va rentrer...
05:25Geler la réforme des retraites qui permettait un âge de départ à 64 ans.
05:30Exactement, qui était une mesure à minima en Europe
05:33par rapport à ce que font nos voisins allemands ou autres.
05:38Nous travaillons déjà beaucoup moins en France.
05:411864 heures contre 1800 en Allemagne.
05:43Et on a accepté la demande socialiste pour avoir un budget.
05:47La contrepartie, elle n'est pas que ça.
05:49Je sais bien que financièrement, le déficit est le plus important pour les retraites.
05:52Mais enfin, quel signal on en voit ?
05:53C'est-à-dire que l'année dernière, on bloque l'âge de départ à la retraite.
05:55Et cette année, on commence à geler les pensions.
05:59Mais ça ne fonctionne pas, ça.
06:00Mais ça veut dire qu'il y a de la friture sur la ligne entre Renaissance et le gouvernement.
06:03Ça veut dire que vous vous dites quelque chose à Roland Lescure, Roland Lescure vous répond aimablement, poliment.
06:08Oui, on va en discuter.
06:09Nous, on a Renaissance, on a des ministres au gouvernement.
06:13Et on soutient le gouvernement.
06:15On veut que le gouvernement puisse trouver un budget.
06:17Mais en même temps, on a envie de se faire entendre.
06:19Il est hors de question que les socialistes dont on a parlé,
06:22avec moitié moins de députés que nous, se fassent plus s'entendre que nous.
06:26Donc, on a une ligne qui est très claire.
06:28On a une politique qui est très claire.
06:30On a un président de groupe, Gabriel Attal, qui est notre président de groupe,
06:34qui porte une ligne très claire.
06:35Et entre autres, nous ne souhaitons pas une désindexation.
06:39Et moi, le député de Paris que je suis...
06:40Oui, mais vous allez suivre le gouvernement.
06:42Et le gouvernement le sait.
06:43Vous avez dit vous-même, il faut 289 députés pour une majorité et pour faire passer le budget.
06:47Le gouvernement sait très bien que vous autres, à Renaissance,
06:49vous allez suivre le gouvernement.
06:51Vous n'allez pas vous opposer au budget.
06:52C'est un bras de fer, Pierre Devineau, en disant ce point-là, ce point-là et ce point-là.
06:56Il y aura plusieurs points que nous mettrons dans la balance.
06:58En disant, nous, là-dessus, nous ne cèderons pas.
07:01Nous voulons absolument que ce soit dans la copie budgétaire.
07:03Oui, mais alors, vous menacez comment ?
07:04Vous allez dire, finalement, on ne votera pas le budget du gouvernement.
07:07Ça veut dire, vous vous désavouez du gouvernement,
07:09alors que vous êtes vous-même le parti...
07:11Vous savez, dans la discussion budgétaire, il y a plusieurs étapes,
07:14les unes après les autres.
07:15Et donc, dans ces étapes budgétaires, nous faisons passer des amendements
07:18qui envoient très clairement un signal que nous voulons cette inflexion.
07:21Moi, je le dis à titre personnel, je suis contre cette non-indexation,
07:25cette différenciation d'indexation entre ce qu'on dit petites retraites et grosses retraites,
07:29parce que les grosses retraites à Paris, les grosses retraites à 2 000, 3 000 euros,
07:33ce ne sont pas des grosses retraites.
07:35Voilà, à 3 000 euros, vous n'êtes pas riche à Paris.
07:37Et donc, il est hors de question de partir du principe
07:40qu'on serait riche quand on a une retraite à 2 500 euros.
07:43Vous avez salué Raphaël Glucksmann,
07:46comme quoi il se déloge de Jean-Luc Mélenchon.
07:51Lui-même est-il suffisamment armé, Raphaël Glucksmann,
07:55pour surpasser Jean-Luc Mélenchon,
07:57puisque ce sondage de l'Una Harris Interactive
07:59montre une tendance pour que Jean-Luc Mélenchon se qualifie au second tour,
08:02ce qui nous donnerait potentiellement un duel Marine-Le Pen-Jean-Luc Mélenchon.
08:07Vous, vous êtes un républicain, Sylvain Maillard,
08:10vous êtes un élu de la République.
08:12Vous allez donc voter au second tour.
08:14Voterez Le Pen ou voterez Mélenchon ?
08:17Moi, je suis persuadé que la société française des politiques
08:20est en trois blocs, durablement.
08:23D'ailleurs, ça posera une question
08:24pour avoir une majorité aux législatives d'après.
08:27On parle beaucoup de la présidentielle,
08:28et c'est évidemment essentiel.
08:30Enfin, il y a une législative juste après.
08:32Rien ne nous dit qu'il y aura une majorité
08:35différente de ce que nous avons à l'heure actuelle.
08:36Mais ce n'est pas une majorité RN ou LFI
08:39en cas de victoire de l'un ou de l'autre des extrêmes.
08:41On est très loin, mais je crois que ça va être
08:42beaucoup plus compliqué que ça.
08:44Et donc, on risque d'être dans la même situation.
08:47C'est parti.
08:48Moi, je crois qu'il y a trois blocs.
08:49Il y a trois blocs.
08:50Il y a un bloc central,
08:51il y a un bloc d'extrême droite
08:54et un bloc d'extrême gauche.
08:56Et en réalité, c'est pour ça que je pense
08:57que la candidature, une candidature socialiste,
08:59en fait, en réalité, n'a pas de chance de prospérer
09:02pour être au second tour.
09:03En tout cas, c'est mon analyse.
09:04Donc, la gauche, aujourd'hui, pour vous,
09:06ça reste incarné par Jean-Luc Mélenchon ?
09:08Malheureusement.
09:09Mais oui, malheureusement,
09:10elle est incarnée par Jean-Luc Mélenchon.
09:11Donc, Raphaël Glucksmann n'a aucune chance pour vous ?
09:13Pour moi, il n'a pas de chance d'être au second tour.
09:15Et c'est pour ça que pour moi,
09:17il est essentiel que le bloc central,
09:19qui est un bloc qui a été défini par Michel Barnier
09:21quand il était Premier ministre,
09:22c'est-à-dire des LR jusqu'au Modem,
09:24en passant par Renaissance, Horizon,
09:27et l'ensemble des blocs qui font une majorité,
09:33en tout cas autour,
09:34qui soutiennent Sébastien Lecornu,
09:37est un seul candidat.
09:38Et je crois que ce candidat-là sera évidemment au deuxième tour.
09:41Donc, vous refusez aujourd'hui de répondre à une question
09:45qui dirait qu'en cas de duel Mélenchon-Le Pen,
09:49vous voteriez ?
09:50Mais moi, je suis persuadé qu'en fait,
09:51nous serons au second tour.
09:53Je suis persuadé que...
09:53C'est bien d'être persuadé,
09:54mais enfin, il y a une réalité des choses qui montre que...
09:56La réalité des choses, je ne pense pas que la France,
09:59je ne pense pas que ce qui est le bloc central,
10:02ce qui gouverne, est minoritaire par rapport à Jean-Luc Mélenchon.
10:07Vous me permettrez de vous reposer la même question
10:09dans quelques mois quand les sondages s'affineront.
10:11Mais bien sûr.
10:12Mais bien sûr.
10:13Jean-Luc Mélenchon, pour parler de lui encore,
10:15a tenu un grand meeting hier dans la Drôme,
10:19aux universités d'été de la France insoumise.
10:22Il a notamment dit qu'il censurerait le gouvernement
10:25sur le budget 2027.
10:26Et puis, il s'en est pris au préfet.
10:28Laurent Nunez a immédiatement réagi en disant
10:30que les préfets n'ont aucune leçon à recevoir.
10:32Qu'est-ce qu'il fait, Jean-Luc Mélenchon ?
10:34Il remet en cause le fonctionnement régalien de l'État ?
10:38Oui, mais la pression sur le système.
10:40Vous savez, l'extrême-gauche,
10:41elle est là pour le chaos.
10:43Ce qu'ils veulent, c'est déstabiliser,
10:46déstabiliser un à un les différents échelons
10:48qui forment l'ossature française.
10:50Leur objectif, c'est évidemment de prendre le pouvoir.
10:52Vous parlez de ça en toute tranquillité, si je puis me permettre.
10:54Mais non, mais je suis devant vous
10:56et je regarde.
10:58Moi, je les vis au quotidien.
11:03Les insoumis, je vois comment ils se comportent
11:05à l'Assemblée nationale.
11:06Je vois ce qu'ils portent comme idée,
11:07les unes après les autres, sujet après sujet.
11:09Parfois des sujets majeurs, parfois des sujets mineurs.
11:12Je vois bien leur idée.
11:13Leur idée, elle est très simple.
11:14Il faut un chaos pour pouvoir faire en sorte
11:17de faire émerger une extrême-gauche qui arrive au pouvoir.
11:20C'est classique.
11:23Quand l'extrême-gauche est arrivée au pouvoir
11:25un peu partout, avec le monde communiste,
11:27c'est toujours ce qui s'est passé,
11:28c'est-à-dire une révolution par le chaos,
11:31par la rue,
11:32de faire en sorte que nous ne croyons plus
11:34en nos différents échelons administratifs.
11:36Qu'est-ce qu'on peut faire ?
11:37Qu'est-ce que vous faites à votre échelon,
11:39vous, Sylvain Maillet ?
11:39Renforcer le pouvoir des préfets.
11:42D'ailleurs, les différentes mesures
11:43que nous prenons les unes après les autres,
11:44c'est de renforcer plutôt les préfets.
11:47Quand on parle tout à l'heure,
11:49avant votre plateau,
11:50on parlait de la loi squat,
11:51faire en sorte que ceux qui viennent
11:52squatter chez vous,
11:53c'est la mission du préfet
11:55de directement,
11:56d'expulser dans un cadre précis,
11:58mais d'expulser directement,
12:00de faire en sorte que, par exemple,
12:01des permis de construire soient donnés
12:03plus rapidement par le préfet,
12:05donner plus de pouvoir au préfet,
12:06parce que le pouvoir du préfet
12:07permet d'aller beaucoup plus vite
12:09et c'est ce que nous demandent
12:10nos concitoyens,
12:11d'être plus efficaces.
12:12Une décision et qu'elle s'incarne
12:13directement sur le pouvoir.
12:15Donc, qu'est-ce que veut
12:15Jean-Luc Mélenchon, tout simplement ?
12:18C'est de faire en sorte
12:18que la décision politique
12:20ne s'incarne plus sur le territoire
12:22et d'attaquer le préfet,
12:24c'est ce qu'il y a de plus simple.
12:25Le préfet qui reste dans son bureau,
12:26qui ne fait rien,
12:27ça veut dire que le pouvoir n'agit plus
12:29et donc la parole politique
12:30n'a plus d'emprise
12:31et donc ça lui donne, pour lui,
12:33du souffle pour être élu au deuxième tour.
12:35Idem à ses universités d'été,
12:37Rima Hassan posait cette question
12:39aux débatteurs présents.
12:40Faut-il supprimer l'apologie du terrorisme ?
12:43Quel degré de gravité sommes-nous ?
12:45Rima Hassan, vous savez bien,
12:47c'est la porte-parole du Hamas
12:48et donc elle, elle part du principe
12:51que pour qu'elle puisse avoir
12:53une parole totalement libérée,
12:54d'ailleurs comme on l'a
12:55dans la plupart des pays anglo-saxons,
12:57ce qui n'est pas le cas en France,
12:58elle veut remettre en cause
13:00et avoir une politique plutôt,
13:01une mode anglo-saxonne.
13:03Et là, de la même façon, on regarde,
13:05on ne saisit pas l'article 40,
13:06on ne fait aucune procédure ?
13:08Alors, vous pouvez lancer
13:09des articles 40 tous les jours
13:10sur la France insoumise,
13:14force est de constater que
13:16dans leur expression,
13:17la façon dont ils s'expriment
13:19et qu'ils interviennent,
13:21ils sont rarement passibles de la loi.
13:23Ils sont toujours à la limite,
13:24ils flirtent à la limite,
13:26mais ils sont rarement condamnables.
13:28Vous voulez dire qu'ils sont suffisamment habiles
13:30pour ne pas être condamnés
13:31parce qu'ils utilisent des mots ?
13:32Tout est calculé.
13:34Parfois, il y a des dérapages
13:35et on les attaque.
13:36Le seul fait de dire
13:37« faut-il supprimer l'apologie du terrorisme ? »
13:39Ce n'est pas assez grave
13:39pour un article 40
13:40pour être condamné par la justice ?
13:42Non, ce n'est pas assez grave.
13:43En tout cas, de mon point de vue,
13:44de l'interprétation,
13:45ce n'est pas assez grave.
13:46Par contre,
13:47c'est d'un point de vue politique,
13:47c'est extrêmement grave
13:48et c'est très bien que vous le soulignez
13:50et c'est bien qu'on en parle
13:51en montrant à quel point
13:52le mouvement de la France insoumise
13:54est dangereux pour notre République,
13:56puisqu'il remet en cause tout,
13:59mais d'un point de vue strictement légal,
14:01ça ne me semble pas attaquable.
14:02Une réaction à ce phénomène nouveau
14:05pour vous qui, comme Édouard Philippe,
14:07misait beaucoup sur l'école,
14:08sur les réseaux sociaux,
14:09certaines influenceuses musulmanes
14:10appellent à délaisser des classiques
14:12de la littérature française
14:14jugées incompatibles
14:15avec leurs valeurs religieuses.
14:16C'est Europe 1
14:17qui a sorti cette information ce matin.
14:18À leur place,
14:19elles promeuvent une littérature halal,
14:22débarrassée de ce qui est considéré
14:23comme contraire au principe de l'islam,
14:26un des livres visés
14:27et boule de suif de Maupassant.
14:29Après avoir tenté de réécrire l'histoire,
14:31on tente de réécrire la littérature.
14:33Oui, c'est un comportement classique
14:35des frères musulmans
14:35de faire en sorte
14:37qu'on puisse,
14:39par des petits gestes,
14:41une éducation des jeunes,
14:44de faire en sorte
14:44de les tourner vers la religion musulmane
14:46et une religion très rigoriste.
14:48Il faut évidemment le combattre.
14:50Comment ?
14:50C'est bien.
14:51Déjà, c'est très bien de le dénoncer,
14:53de montrer ce qu'il faut mettre en avant.
14:57Et puis aussi l'école.
14:58L'école, c'est à l'école qu'on apprend
15:00ou qu'on lit souvent
15:02les premiers et les grands livres
15:04qui nous ont marqués à l'adolescence.
15:07C'est l'école qui nous pousse.
15:07Est-ce que vous êtes inquiet
15:08pour vos enfants,
15:09ce qui nous pousse ?
15:10Est-ce que vous êtes inquiet
15:10pour les enfants de France ?
15:11Je serais inquiet.
15:12Si à l'école, on disait
15:13finalement, on ne lit plus
15:15boule de suif
15:15parce que l'histoire
15:18ne correspondrait plus
15:20aux valeurs qu'on veut porter.
15:21Mais ce n'est pas le cas.
15:22L'école républicaine,
15:24quelles que soient d'ailleurs
15:25ses obédiences,
15:26qu'elles soient privées ou publiques,
15:28poussent l'ensemble
15:28des grands auteurs
15:31à être lus
15:32et sont obligatoires
15:33ne serait-ce que pour
15:34passer son bac.
15:37Et donc, je trouve ça très bien.
15:38Jusqu'à présent.
15:38Mais comme vous le dites,
15:39ce phénomène consiste
15:40à pousser, pousser de manière...
15:43Pierre Devineau,
15:44je ne mets pas sur le même plan
15:44des influenceurs
15:45sur des réseaux sociaux
15:47dont il y en a des milliers
15:49et l'éducation nationale.
15:50J'entends bien,
15:51mais vous constaterez comme moi
15:54qui connaissez les adolescents
15:56et les adolescentes
15:57qu'il y a effectivement
15:59des influenceuses
16:00qui marquent les esprits
16:02chez les jeunes.
16:02C'est pour ça que l'école
16:03est d'autant plus importante
16:04pour faire en sorte
16:05que dans cette école,
16:06on pousse les jeunes,
16:09on oblige les jeunes
16:10parce qu'ils ont des examens
16:11à la fin de leurs années
16:12à lire l'ensemble des classiques
16:14et c'est très bien.
16:15Et parallèlement,
16:16il y a des éditeurs spécialisés
16:18dans cette romance halal,
16:19appelons-la comme ça,
16:21qui aujourd'hui
16:22édite ce genre de livres.
16:23Qu'est-ce qu'on fait ?
16:24Ce n'est pas interdit
16:25d'éditer des livres
16:27avec...
16:28Je pense qu'il faut quand même
16:29une certaine liberté
16:30dans l'édition,
16:31ça me semble tout à fait normal.
16:33Ce qui me semble essentiel,
16:34c'est que l'ensemble
16:35des jeunes élus,
16:37les grands auteurs français,
16:39c'est la richesse française,
16:41c'est l'honneur français,
16:42c'est ce qui fait
16:42notre singularité dans le monde.
16:43Donc ce qui est essentiel,
16:44c'est que l'éducation nationale
16:45continue
16:46et elle continue,
16:48il n'y a aucun signe là-dessus
16:49qui change,
16:50a poussé à ce que nous lisions
16:52tous les grands auteurs.
16:53Sylvain Maillard,
16:54sur Europe 1 et sur CNews,
16:55ce matin,
16:56vous allez accompagner
16:57Gérald Darmanin à Tourcoing,
16:58dimanche prochain.
16:59Gérald Darmanin
17:00qui apporte son soutien
17:01à Édouard Philippe.
17:03Les amis de mes amis
17:04sont mes amis,
17:05ça veut dire que vous soutenez
17:06vous aussi,
17:07Édouard Philippe,
17:07clairement,
17:08aujourd'hui ?
17:08Moi, je suis proche
17:09de Gérald Darmanin,
17:10je suis toujours allé
17:10tous les ans à Tourcoing,
17:11j'y vais toujours
17:12avec grand plaisir
17:13et je serai très heureux
17:14d'être dimanche prochain.
17:16Je le redis,
17:17je veux un seul candidat,
17:18je l'ai dit à votre antenne,
17:20à chaque fois que vous avez
17:21la gentillesse de m'inviter,
17:22il nous faut un seul candidat
17:24et ce candidat,
17:25pour moi,
17:25doit être choisi
17:26le plus tôt possible
17:27à l'automne,
17:29après les sénatoriales.
17:30Édouard Philippe dit
17:31entre novembre et février,
17:33c'est un peu tard,
17:33entre novembre et février.
17:34Même ça,
17:34je trouve ça tard.
17:35Moi, je souhaite
17:36qu'à la fin de l'automne,
17:39c'est-à-dire que ça nous emmène
17:40jusqu'à fin novembre,
17:41on ait un seul candidat
17:42et qu'on puisse faire
17:43toute campagne
17:43derrière ce candidat
17:45pour faire en sorte,
17:46évidemment,
17:47d'être au second tour
17:47mais aussi d'avoir
17:48une vraie chance
17:49de battre
17:51le Rassemblement national
17:52qui, pour le moment,
17:53est largement en tête.
17:55Il faut que nous puissions
17:57nous unir
17:58et avoir le temps aussi
17:59de développer des idées.
18:00Moi, ce que je remarque
18:01dans les différentes campagnes électorales,
18:02c'est qu'elles sont
18:03de plus en plus tardives,
18:04c'est vrai,
18:05mais surtout,
18:06elles sont de plus en plus
18:07sur des slogans.
18:08Nous, ce dont on a besoin,
18:10je crois,
18:10c'est de prendre le temps
18:11pour pouvoir développer
18:12différentes idées,
18:14différents interlocuteurs
18:15et pour ça,
18:15il faut des semaines
18:16et des semaines
18:17et des semaines.
18:17Je note que
18:18la France insoumise
18:20a déjà son candidat,
18:21le Rassemblement national
18:22a déjà son candidat,
18:23c'est-à-dire qu'eux-mêmes
18:23ont déjà fait ce calcul
18:24en disant
18:25qu'il faut partir
18:25le plus tôt possible
18:26pour pouvoir imprimer
18:28pour pouvoir imprimer
18:30au-delà des slogans
18:31et au-delà des postures
18:32un message.
18:32Mais aujourd'hui,
18:32votre cœur bat plus
18:34pour Édouard Philippe
18:35ou pour Gabriel Attal
18:36qui sont toujours
18:36en concurrence ?
18:37Moi, je veux le meilleur
18:39candidat.
18:39Moi, je suis à Renaissance
18:41et j'ai un candidat,
18:42Gabriel Attal,
18:43qui s'est débattu
18:44tout l'été,
18:45qui a fait campagne
18:46tout l'été
18:46et qui a fait,
18:48je dirais...
18:48Mais vous ne l'avez pas suivi
18:49dans la municipale à Paris
18:50puisque lui avait
18:51un autre candidat
18:52que Rachida Dati.
18:53Oui, moi, j'avais une vraie différence
18:55avec...
18:56Donc, c'est la deuxième fois
18:57que vous vous déliez,
18:58j'allais dire,
18:59de Gabriel Attal
19:00puisque vous allez
19:01vers Édouard Philippe
19:02clairement en soutenant
19:02Gérald Darman.
19:03Je veux un candidat
19:04qui rassemble
19:05l'intégralité
19:06du bloc central
19:07pour pouvoir gagner.
19:09Alors, actuel,
19:10quand on regarde
19:10le baril centre,
19:12Édouard Philippe
19:12est plus au baril centre
19:14de l'électorat.
19:15Après, je note...
19:16Pourquoi est-ce qu'on n'accélère
19:16pas le mouvement ?
19:17Pourquoi est-ce qu'on n'accélère
19:17pas le mouvement
19:18en disant...
19:19Je me permets
19:20à votre micro
19:21de le redire.
19:22Je crois que cet objectif
19:24que j'entendais
19:25de fin janvier,
19:26fin février
19:26est trop tardif.
19:27Il faut plutôt décider
19:28d'avoir un candidat
19:30pour pouvoir se mettre
19:31tous derrière ce candidat.
19:33Et deuxième chose,
19:34ce qui m'embête toujours,
19:35c'est quand il y a
19:35plusieurs candidatures.
19:37C'est le cas des socialistes,
19:38d'ailleurs, à l'heure actuelle.
19:40C'est que vous avez
19:41toujours des croche-pieds
19:42les uns envers les autres.
19:43Et donc, au fond,
19:44votre concurrent est plutôt...
19:44Vous pensez qu'il y aura
19:45un croche-pied
19:45entre Gabriel Attal
19:46et Édouard Philippe ?
19:47Il y en a forcément
19:47des accroches.
19:48Et donc, ce qui est important,
19:49c'est de faire en sorte
19:50que votre concurrent,
19:52ce sera Marine Le Pen,
19:54ce sera Jean-Luc Mélenchon,
19:55ce ne sera pas celui
19:56qui est juste à côté de vous.
19:57Au contraire,
19:58c'est celui qui va vous aider
19:58à arriver à l'Élysée.
20:00Merci beaucoup,
20:01Sylvain Maillard.
20:01Bonne journée.
20:02Sous-titrage Société Radio-Canada
20:04Sous-titrage FR ?

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