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Sébastien Chenu, vice-président du RN et député du Nord, était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview au CNews et Européens, c'est Sébastien Chenu.
00:04Bonjour à vous, vice-président du Rassemblement National, député du Nord.
00:08Il fait chaud, la France suffoque, épisode caniculaire sur tout le pays, plus de 300 records de températures battues hier.
00:14Aujourd'hui, ça sera encore plus chaud. L'alerte canicule vaut dans 8 départements, c'est du jamais vu à
00:19cette époque de l'année.
00:21Le gouvernement annonce 7 décès, donc 5 noyades.
00:23Il y a une réunion interministérielle, Sébastien Chenu, jeudi à Matignon, pour évaluer le risque sanitaire.
00:28Que faut-il faire ? Est-ce qu'il faut prendre des dispositions spéciales pour aider les populations les plus
00:32vulnérables ?
00:33D'abord, j'ai une pensée pour les professionnels qui vont accompagner en particulier les populations les plus sensibles,
00:39dans les EHPAD, dans les écoles, dans les hôpitaux. Pensez à eux.
00:44D'abord, il y a une prise de conscience qui doit être faite. Oui, le changement climatique est une réalité.
00:48Vous ne le niez pas ?
00:49Non, on ne remet pas en cause cette réalité factuelle. Il y a un changement climatique dont il faut prendre
00:55conscience.
00:55Et il faut, de l'autre côté, l'adapter à un discours qui soit pragmatique.
00:59Celui d'une écologie du réel. Une écologie pragmatique et pas une écologie punitive.
01:04Donc il faut de la croissance. Il faut être capable de stocker de l'eau.
01:07C'est aussi l'enjeu actuellement de la loi sur l'agriculture.
01:10Chez nous, c'est la députée du Lot-et-Garonne, Hélène Laporte, qui mène ce combat.
01:13Stocker l'eau pour permettre à nos agriculteurs de pouvoir continuer à travailler et à nourrir les Français.
01:18Et je pense qu'en cela, on est très éloigné, effectivement, des revendications de la gauche sur la décroissance, sur
01:24l'arrêt du nucléaire.
01:25Mais Eudis, vous êtes climato-sceptique, que vous ne proposez rien, en réalité, dans votre programme,
01:29qui aille dans un sens de la préservation de l'environnement, de la dépendance aux énergies fossiles.
01:33Vous voulez supprimer un certain nombre de taxes qui, justement, nous permettraient de nous libérer de cette dépendance aux énergies
01:37fossiles.
01:37Non, je viens de vous dire que nous avions tout à fait pris conscience de ces changements climatiques
01:42et que nous étions favorables à une écologie du pragmatisme.
01:46Quand je vous dis, par exemple, le stockage de l'eau, nous sommes évidemment en opposition avec la gauche
01:49qui refuse ce qu'ils appellent les méga-bassines.
01:51En réalité, ce n'est pas des méga-bassines, c'est des capacités à stocker l'eau qui tombe du
01:55ciel.
01:56Oui, mais alors précisément sur les carburants que j'évoquais, notre dépendance au pétrole,
02:00on a un prix des carburants très très haut aujourd'hui.
02:02Vous proposez de baisser des taxes, notamment la taxe CEE, Certificat d'économie d'énergie,
02:08qui permet la transition énergétique, qui permet la rénovation thermique des bâtiments.
02:12Ce n'est pas contradictoire avec ce que vous venez de me dire, Sébastien Chenu ?
02:15Non, là, en réalité, ce sont des cash-machines.
02:17En réalité, le gouvernement cherche de tous les côtés, et à travers ces certificats d'économie d'énergie,
02:22dont nous appelons effectivement à la fin, c'est Jean-Philippe Tanguy qui a levé ce lièvre quelque part.
02:27Là, c'est une cash-machine pour inquiéter les Français.
02:30En tous les cas, ce n'est pas efficace.
02:31Ça n'a pas démontré son efficacité.
02:33La seule efficacité que ça a démontré, c'est que ça remplit les caisses de l'État.
02:36Aujourd'hui, les Français, ils se retrouvent quoi ?
02:37Ils se retrouvent seuls face à leur pompe à essence.
02:40On leur promet, le gouvernement leur promet, quelques bricolages, quelques rafistolages divers et variés.
02:46Nous, on promet une politique, et on propose une politique qui soit pérenne.
02:49Parce qu'en cas de coup dur, quand vous avez des finances publiques aussi dégradées,
02:52si vous n'avez pas des politiques qui soient pérennes tout au long de l'année,
02:55et la baisse de la TVA sur toutes les énergies,
02:57parce qu'on ne peut pas vivre sans se chauffer, on ne peut pas vivre sans essence,
03:01sans pouvoir se transporter, vous vous retrouvez dans la difficulté.
03:05Les Français, en fait, sont confrontés à cette double difficulté,
03:08c'est-à-dire la situation au Moyen-Orient,
03:10et des finances publiques ici dégradées par la faute de ceux qui nous gouvernent.
03:13Nous, on propose des politiques pérennes, ça veut dire faire des choix aussi,
03:16ça veut dire faire baisser d'un côté la dépense publique,
03:19et permettre de rendre cet argent aux Français, rendre leur argent aux Français.
03:23Mais en baissant les taxes, Sébastien Chenu, encore une fois, ces taxes-là, elles sont fléchées,
03:27elles vont à la rénovation thermique, elles vont à la transition écologique.
03:30Comment vous compensez donc cette baisse de revenus, de recettes pour l'État, par d'autres recettes ?
03:35En changeant la dépense publique, en changeant l'organisation de la dépense publique.
03:39Nous, ça fait des années, vous savez, nous, on n'est pas pour mener la même politique que les autres.
03:43En réalité, eux, ils ne choisissent rien, ils ne sont pas capables de se remettre en cause.
03:49Ils disent qu'on continue de la même façon, c'est-à-dire qu'on continue sur la dépense publique,
03:53sur l'immigration, on continue sur l'éolien, à subventionner une énergie intermittente qui coûte très cher.
03:59Là, il y a des milliards à aller chercher aussi.
04:01Et à partir du moment où vous réorganisez votre dépense publique, vous faites d'autres choix,
04:06des choix qui bénéficient aux Français.
04:08Mais on est d'accord que vous êtes, pour le fait qu'on soit moins dépendant aux énergies fossiles,
04:12et que vous avez des mesures très concrètes dans votre programme.
04:14Oui, bien entendu. D'ailleurs, je viens de vous en citer quelques-unes.
04:17Mais par exemple, le nucléaire nous semble être effectivement non seulement une voie d'avenir,
04:21une voie sûre et une voie d'économie.
04:24Aujourd'hui, où la croissance...
04:25Il a été relancé en France par Emmanuel Macron.
04:26D'accord, mais enfin, il avait été arrêté, il avait reculé.
04:29Et ce sont finalement ces allers-retours sans cesse,
04:32ceux en même temps sur toutes les politiques, en particulier sur celle-ci,
04:35qui nous pénalisent et qui nous mettent en retard.
04:38Et puis, il y a des choix politiques forts.
04:39Moi, je vois qu'en Europe, les autres pays, un certain nombre d'autres pays,
04:43baissent la TVA, baissent les taxes.
04:45La France est comme une île dans laquelle on dit aux Français,
04:48débrouillez-vous, on va juste mettre des petits morceaux de scotch et vous rafistoler,
04:52et puis on va gagner du temps.
04:53Parce que le Premier ministre, il a cherché surtout à gagner du temps.
04:56Effectivement. Est-ce qu'il faut taxer les super-profits des pétroliers, Total ?
04:59Les super-profits, oui.
05:00Oui. Il ne s'agit pas d'essayer de nuire à nos super-champions.
05:04Moi, je crois que Total est un champion industriel français, il faut le préserver.
05:08Mais des super-profits, qu'est-ce que c'est ?
05:10Parce qu'il faut être clair, il ne s'agit pas des profits classiques.
05:12Les super-profits, ce sont des dividendes supplémentaires
05:15que les grands groupes font pour des raisons qui ne sont pas liées à leur stratégie.
05:18Le Covid, la guerre, ils font des super-profits.
05:21Il est normal de leur demander, parce qu'ils ont un rôle social aussi,
05:24une compensation, en tous les cas, un geste de solidarité.
05:28Ce qu'ils font déjà en plafonnant les prix.
05:32C'est une façon de contribuer.
05:33C'est une façon...
05:34Donc, on leur mettrait et la taxe, et le présonnement.
05:36Non, on ne va pas ajouter une taxe sur une autre.
05:39Mais si demain, ils ne plafonnaient plus les prix,
05:41alors il faudrait qu'ils puissent, évidemment, compenser à travers un sur-profit,
05:45une taxe sur un sur-profit, bien sûr.
05:46Et comment est-ce que vous compensez, vous, ces baisses de revenus pour l'État ?
05:51Où est-ce que vous allez chercher l'argent ?
05:52Vous savez, je vous l'ai dit tout à l'heure,
05:54je vous ai donné quelques sources d'économie réelle.
05:56Je vous donne, par exemple, un exemple.
05:58On parle souvent des agences d'État.
06:00Un exemple qui est très récent.
06:02Les agences, nous, on considère qu'elles coûtent beaucoup d'argent.
06:04Plusieurs milliards d'euros.
06:05La semaine dernière, le gouvernement se vantait d'une première femme,
06:09c'est toujours très bien qu'une femme prenne des responsabilités,
06:11à la tête du Conseil économique, social et environnemental.
06:14Ça coûte 35 millions d'euros par an.
06:16C'est une des nombreuses structures mises en place par l'État
06:20qui coûte de l'argent aux Français et qui ne sert à rien.
06:22Ça ne sert à rien.
06:23Ce sont des copains qui sont placés là, ils ne sont pas élus.
06:252 500 euros de rémunération mensuelle pour des gens qui rendent des rapports
06:29que personne ne lit, qui ne sert à rien.
06:31On supprime le CEDEF.
06:33Mais bien sûr, on supprime ce Conseil économique et social.
06:35Il y en a aussi un par région.
06:36La mesure que vous proposez, c'est des milliards d'euros.
06:39On est d'accord.
06:39Bien entendu, c'est pour ça que je vous ai dit.
06:40Voilà un exemple d'une structure.
06:42Mais des structures comme ça, vous en avez combien dans le pays ?
06:45Des structures qui coûtent horriblement cher.
06:47Les ARS et leurs coûts de fonctionnement,
06:49qui coûtent des milliards d'euros aux Français.
06:52Regardons comment on peut donner cet oxygène
06:54qui permettrait de rendre de l'argent aux Français.
06:57Moi, je crois qu'on est suradministrés, mal administrés
07:00et que tout ça coûte très cher aux Français.
07:02C'est une maladie française, la suradministration.
07:03Vous avez la baguette magique pour supprimer les normes,
07:06pour remettre les bourses de la bureaucratie.
07:09Non, pas la démocratie.
07:11On n'a pas de baguette magique.
07:12On a une volonté politique.
07:14Et je peux vous dire que cette volonté politique qui nous anime,
07:16c'est un niveau d'exigence très important que nous avons
07:20parce que nous savons que les Français, s'ils nous font confiance,
07:22ne nous pardonneraient pas d'aller au bout de nos propositions.
07:25Donc, effectivement, on a un niveau d'exigence très important.
07:28Sur les ZFE, les fameuses zones à faible émission,
07:30là, les Français sont ultérés.
07:32Le Conseil constitutionnel a censuré la suppression de ces ZFE.
07:35Qu'est-ce que vous, vous allez proposer ?
07:37Nous, on va proposer qu'un débat puisse avoir lieu à l'Assemblée nationale.
07:40À nouveau ?
07:41Bien sûr.
07:41On a déjà eu, mais bon, on commence.
07:42Avec un vote, oui, mais l'Assemblée nationale, c'est la voix du peuple.
07:45Elle doit être entendue.
07:46Et ça ne peut pas être rayé d'un trait de plume par une conception que pourrait avoir le Conseil
07:51constitutionnel,
07:52une lecture extensive de ce qu'est un cavalier législatif.
07:56C'est un peu technique, mais grosso modo, le Conseil constitutionnel a fait de la politique.
07:59Chez nous, le député du Gard, Pierre Merin, a permis qu'il y ait un vote sur les ZFE
08:04et qu'elles disparaissent purement et simplement.
08:07Le Conseil constitutionnel les remet dans le jeu.
08:10Donc, on dit à la présidente de l'Assemblée nationale,
08:12mettez ça à l'ordre du jour, faisons un débat et un vote.
08:15C'est la volonté populaire de voir les ZFE qui sont des mesures d'écologie punitive.
08:19C'est-à-dire que des Français ont des voitures anciennes.
08:20Mais tu as un impact quand même sur la pollution ?
08:22Non, parce que vous savez très bien que dans nos villes,
08:25non, ce n'est pas démontré que ça crée beaucoup d'embouteillages,
08:28qu'il n'y a effectivement pas de démonstration de la baisse de la pollution dans nos centres-villes
08:35à cause de ces ZFE.
08:36Mais en revanche, c'est un impact social fort,
08:38puisque des Français qui ont des vieilles voitures ne pourront pas,
08:41se trouveront exclus de l'entrée des centres-villes.
08:43C'est totalement inadmissible.
08:45Est-ce que le Conseil constitutionnel, pareil, vous avez quelque chose à proposer
08:48pour le réformer, ce Conseil constitutionnel,
08:49qui enlève un certain nombre de substances des lois qui sont amenées ?
08:55Mais d'abord, je pense qu'il faut que la loi française s'impose.
08:59Et pour cela, c'est pour ça qu'on propose un référendum sur l'immigration.
09:02Parce qu'une fois qu'un référendum sur l'immigration aura été voté,
09:06le texte, en tous les cas, aura été approuvé par les Français,
09:09il rentrera dans la Constitution et s'imposera à tous.
09:13Il n'y aura pas de lecture en seconde semaine de ce que peut être une loi sur l'immigration.
09:18Donc je pense qu'il faut toujours donner aux Français la possibilité de s'exprimer
09:21et faire entrer notamment ce qu'on veut dans la Constitution pour que ça s'impose à tous.
09:25Sébastien Chenu, vice-président du RN sur CNews et Europas,
09:28Gérald Darmanin, justement, a proposé dans le journal du dimanche
09:31un moratoire de trois ans sur l'immigration légale.
09:34Est-ce que vous lui dites banco au garde-fousseau ?
09:36Non mais Gérald Darmanin se moque des Français.
09:38Pourquoi ?
09:38Il a été ministre de l'Intérieur.
09:41Jamais nous n'avons, sous Gérald Darmanin, sous son autorité,
09:45délivré de droits d'asile, par exemple.
09:47Autant.
09:47Mais il a fait bien pire que les autres ministres.
09:51Vous savez, l'immigration, c'est plusieurs choses.
09:52C'est du droit d'asile.
09:53Sous Gérald Darmanin, il n'y en a jamais eu autant.
09:55C'est du regroupement familial, de la réunification familiale.
09:59Sous Emmanuel Macron, cette réunification familiale a été étendue.
10:04C'est des migrations économiques.
10:06En réalité, très peu des gens qui viennent sur notre territoire travaillent.
10:10C'est des étudiants.
10:11Plus 70% d'étudiants, ça coûte un milliard d'euros.
10:14Tiens, vous parliez d'économie.
10:15C'est du logement social et c'est des bourses.
10:17C'est un milliard d'euros, l'immigration et les studentines.
10:19Et puis, ces chiffres, évidemment, sont bien plus importants
10:23que ce que la gauche elle-même avait réalisé.
10:25Donc, Gérald Darmanin, qui demande de faire l'inverse de ce qu'il a fait lui-même,
10:29l'inverse de ce qu'il a fait lui-même, se moque des Français.
10:31Vous savez, au Canada, dans les périodes de forte activité économique,
10:35il faut entrer au maximum 300 000 personnes par an
10:39qui ont un métier, un compte bancaire et un rapport avec les besoins économiques.
10:44Nous, au pire de la crise, nous faisons entrer, sans aucun contrôle,
10:49600 000 personnes par an.
10:50Comment voulez-vous qu'on s'en sorte ?
10:51Tout le monde entre, personne ne sort.
10:53Donc, Gérald Darmanin se moque des Français.
10:55Mais il propose des choses que vous pourriez proposer.
10:57Ça fait longtemps qu'on propose ça.
10:58Mais heureusement qu'on n'attend pas Gérald Darmanin
11:02pour mener une politique efficace en matière d'immigration
11:04puisqu'il a fait pire que la gauche.
11:06Donc, nous, nous ne comptons ni sur Gérald Darmanin,
11:08ni sur Édouard Philippe, ni sur aucun de ces guignols
11:11qui ont mis la France dans l'état dans lequel elle est.
11:13Oui, parce que franchement, ce petit théâtre de marionnettes
11:16dans lequel ils viennent vous dire qu'il faut faire l'inverse
11:19de ce qu'ils ont fait lorsqu'ils s'agitaient eux-mêmes
11:22est insupportable pour les Français.
11:23Ils ont abîmé notre pays.
11:25Vous parlez de qui ?
11:26Alors, de Gérald Darmanin, de Gabriel Attal,
11:28qui est aussi candidat, d'Édouard Philippe,
11:30qui ont tous été dans les gouvernements successifs
11:32d'Emmanuel Macron.
11:33C'est eux les guignols dont vous parlez ?
11:34Mais écoutez, c'est un peu pour les présidentielles.
11:36J'allais dire, c'est le calendrier de l'avant.
11:38Tous les jours, vous ouvrez une case.
11:40Tous les jours, il y en a un nouveau.
11:41Sur Gabriel Attal, effectivement, bon, oui, tout sonne faux.
11:45Tout sonne faux chez Gabriel Attal.
11:46On a pu voir des images, cette façon de se déguiser
11:50en homme de terrain, alors qu'on voit effectivement
11:53les coutures de son pantalon qui montrent
11:55que c'est un techno parisien.
11:56C'est aussi une façon de se moquer des Français.
11:58J'ai un délit de sa gueule ?
12:00Non, pas du tout.
12:01C'est simplement que Gabriel Attal, il est la continuité.
12:03Donc, qu'il ne nous fasse pas croire à une sorte de rupture,
12:06il est la continuité du Macronisme.
12:08Je vous donne trois exemples.
12:09Gabriel Attal disait, le Mercosur, c'est non.
12:11Bon, le Mercosur, c'était oui, et il l'a voté.
12:13Le président de l'Édouard Philippe a l'acheté.
12:15Gabriel Attal disait, je vais dé-smicardiser la France.
12:17Le nombre de travailleurs au SMIC,
12:18quand il était Premier ministre, quand il arrive, 12%.
12:20Le nombre de travailleurs au SMIC, quand il part, 17%.
12:23Il a resté combien de mois, Premier ministre ?
12:25Oui, presque un an.
12:26Et troisième sujet, la dette qui a augmenté, évidemment,
12:30qui a explosé sous Gabriel Attal,
12:32c'est 200 milliards d'euros de plus de dette.
12:35Donc, il ne pourra pas se défaire du bilan
12:37de ce qu'il a fait, du bilan d'Emmanuel Macron ?
12:40Non, mais c'est normal que quelqu'un soit jugé
12:42à l'aune de ce qu'il a fait.
12:44Gabriel Attal, nous l'avons vu à l'œuvre,
12:46qu'il se fasse passer maintenant pour Oliver Twist,
12:49quasiment un enfant des rues,
12:50ou le lendemain, pour une sorte de Jacques Chirac de campagne.
12:53Chacun met en avant sa vie personnelle.
12:55Non, ou le lendemain, une sorte de Jacques Chirac de campagne.
12:59Sincèrement, personne n'est dupe, c'est de la com.
13:01Et je trouve que ce n'est pas respectueux des Français.
13:03Il ne faut jamais chercher à faire croire
13:05l'inverse de ce qu'on est dans la vie.
13:07Or, Gabriel Attal se déguise chaque jour.
13:09Mais en matière de déguisement, c'est vrai que
13:10Emmanuel Macron aimait bien les déguisements.
13:11Ça fait longtemps qu'on ne l'a pas vu se déguiser, d'ailleurs.
13:13Entre Edouard Philippe, Gabriel Attal, Gérald Darmonin,
13:15vous avez une préférence pour un candidat que vous pourriez affronter,
13:17l'ERN, au second tour de la présidentielle de 2027 ?
13:20Je pense que les candidats du Bloc central
13:22sont les plus intéressants à voir face à nous
13:25parce que ce seront des projets de société
13:27contre notre projet de société,
13:29des bilans contre un projet.
13:31Et je pense qu'effectivement,
13:32ce sera beaucoup plus valorisant
13:35comme débat démocratique.
13:37Si c'était la France insoumise,
13:39ça serait dévalorisant.
13:40Mais parce qu'il y a forcément un rejet de la France insoumise
13:43dans une grande partie de la population française
13:44qui fait que l'élection se jouerait beaucoup plus sur le rejet.
13:48Là, ce sera vraiment...
13:48Est-ce que vous voulez continuer
13:49avec le projet d'Edouard Philippe,
13:51la retraite à 67 ans,
13:53celui de Gabriel Attal,
13:55qui est à peu près le même,
13:56et le bilan et leur méthode que nous connaissons ?
13:58Ou est-ce que vous voulez
14:00le projet que porte Marine Le Pen,
14:02que les Français connaissent aussi, d'ailleurs ?
14:04Ce sont des choses très différentes.
14:05Et c'est pour ça que je pense que le choix de société,
14:07plus il est différent,
14:08plus on peut le défendre
14:10sans qu'on sombre dans le rejet,
14:12plus c'est intéressant.
14:13Ça voudrait dire que si l'URN était élu en 2027
14:15face à Jean-Luc Mélenchon,
14:18ce serait moins légitime comme élection ?
14:19C'est ce que vous nous dites ?
14:20Ce ne serait pas légitime ?
14:21Elle se construirait, cette élection,
14:22elle se construirait davantage sur le rejet.
14:24Et donc, c'est moins intéressant.
14:26C'est légitime parce que les Français,
14:27de toute façon, votent
14:28et qu'il faut respecter leur choix.
14:30Mais on sait très bien
14:31que le rejet de Jean-Luc Mélenchon,
14:32il est très fort
14:33et que le débat,
14:34ne serait-ce que le débat,
14:35serait moins intéressant.
14:37Face aux candidats du Bloc central,
14:38c'est intéressant de les confronter
14:39à leur bilan.
14:40Vous avez vu,
14:40j'ai parlé du bilan de Gérald Darmanin,
14:42j'ai parlé du bilan d'Edouard Philippe,
14:43j'ai parlé du bilan de Gabriel Attal.
14:45Leur bilan fait leur projet.
14:47Nous, je pense qu'on est capable
14:48de leur montrer que non seulement
14:49ils se sont trompés,
14:50mais qu'il y a d'autres voies possibles.
14:53Est-ce que vous ne pensez pas,
14:54Sébastien Chenu,
14:54qu'à force de sondages,
14:56de dire que l'URN,
14:56de toute façon,
14:57serait qualifié pour le second tour,
14:58vous ne jouez pas déjà une élection
14:59que vous pensez déjà avoir gagnée ?
15:01Non.
15:02C'est pas un peu le risque, le danger ?
15:03Nous considérons que cette élection,
15:04elle sera très difficile.
15:05Vous n'êtes pas sûr d'être au second tour ?
15:07Mais rien n'est jamais sûr.
15:08Vous savez,
15:09les sondages,
15:10un an avant la présidentielle,
15:11n'ont jamais donné le résultat.
15:12On ne sait toujours pas
15:13qu'ils seront les candidats.
15:15Donc, par conséquent,
15:16nous, on aborde cette élection
15:17avec beaucoup d'humilité,
15:18mais beaucoup de détermination.
15:20On est décidé à redresser le pays.
15:22On est décidé à appliquer
15:24notre programme.
15:26Vous savez,
15:26les Français ne nous pardonneraient pas
15:27s'ils nous donnent la chance
15:28de pouvoir gouverner demain.
15:30Ils ne nous pardonneraient pas
15:31de ne pas tenir nos promesses.
15:33Nous, nous n'aurons pas
15:33une seconde chance,
15:34une centième chance,
15:36une millième seconde chance.
15:37C'est la dernière chance, 2027 ?
15:38La seule chance que nous aurons,
15:39ce sera d'appliquer notre programme
15:41et d'être au rendez-vous
15:42de la promesse tenue
15:43vis-à-vis de nos électeurs.
15:44Quand est-ce que, Sébastien Chenu,
15:45vous allez dévoiler complètement
15:46ce programme qui est parcellaire
15:47pour l'instant,
15:48étant donné que vous n'avez pas
15:49le nom de votre candidat ?
15:50D'abord,
15:51on connaît des grandes lignes
15:52de notre programme.
15:53quand on parle du pouvoir d'achat,
15:55quand on parle de l'immigration,
15:57je pense que les Français
15:57sont très au clair
15:58sur ce que nous proposons.
15:59Mais effectivement,
16:00la première des choses,
16:00c'est savoir qui va porter.
16:02Est-ce que la justice va décider
16:04de nous priver
16:05de la candidature de Marine Le Pen ?
16:06Auquel cas,
16:07Jordan Bardella est celui
16:08qui est le mieux préparé
16:09pour reprendre ce programme,
16:11pour pouvoir le porter
16:11le plus loin possible.
16:12Sans doute un peu différemment
16:13de Marine Le Pen.
16:14Mais parce que ce sont
16:14des personnalités différentes.
16:16Avec une sensibilité plus libérale,
16:17je ne sais pas.
16:17Ce ne sont pas des clones.
16:18Ce ne sont pas des clones.
16:19Ils ont chacun leur personnalité.
16:21Donc il y a deux RN ?
16:22Non, il y a un programme
16:23et il y a deux candidats possibles.
16:25En tous les cas,
16:25il y a une candidate aujourd'hui,
16:26Marine Le Pen.
16:27Et si la justice
16:27nous privait de cette candidature,
16:29Jordan Bardella
16:31porterait ce programme.
16:32Il y a un seul programme
16:33et ils l'ont d'ailleurs
16:33tous les deux défendu.
16:34La dernière fois,
16:35c'était les législatives.
16:36La fois d'avant,
16:36c'était les européennes.
16:37Ils ont défendu le même programme.
16:38Mais est-ce que Marine Le Pen
16:39a vraiment envie d'être candidate ?
16:41Si jamais la justice
16:43lui mettait par exemple
16:44une peine
16:44avec un bracelet électronique,
16:46qu'est-ce qui l'empêcherait
16:47finalement de se présenter ?
16:49Vous savez, Marine Le Pen
16:50est une femme libre.
16:51Elle a toujours placé
16:52ses idées,
16:53sa liberté
16:53au-dessus de tout.
16:55Et je pense que
16:55si elle est candidate,
16:56elle veut pouvoir le faire
16:57librement,
16:57pas sous contrainte.
16:59Et donc par conséquent,
17:00elle a déjà annoncé
17:00que si elle devait être candidate,
17:02elle ne pourrait pas le faire
17:03en étant au sens propre
17:07entravé.
17:08Elle ne pourrait pas le faire
17:09donc par conséquent,
17:10elle en tirait
17:10un certain nombre de conséquences.
17:12Mais avec les moyens
17:12technologiques actuels,
17:13on peut faire des meetings
17:15à distance,
17:16on peut éventuellement
17:16faire des hologrammes.
17:17Jean-Luc Mélenchon
17:18l'avait fait en son temps.
17:18Mais Marine Le Pen,
17:19c'est le peuple.
17:20Marine Le Pen,
17:21c'est le rapport au peuple
17:22le plus direct qu'il soit.
17:23L'intelligence artificielle,
17:24vous vouliez nous parler
17:25du pape Léon XIV
17:26qui a publié
17:26l'encyclique
17:27Magnifica Humanitas.
17:28Il appelle notamment
17:29à désarmer
17:30l'intelligence artificielle.
17:31On sait que ça va jouer
17:31dans la campagne présidentielle.
17:33Il y a 16% des Français
17:34qui sont décidés au municipal
17:35en demandant à l'IA
17:36pour qui voter.
17:38Qu'est-ce que vous dites
17:38vous sur l'IA ?
17:39Non, j'ai trouvé ça intéressant
17:41l'encyclique du pape
17:41parce qu'en fait,
17:42finalement,
17:43elle est très politique.
17:44Il dit plus
17:45que certains politiques.
17:46Moi, je crois qu'il ne faut pas
17:47avoir peur de l'intelligence artificielle.
17:49Ça ne sert à rien.
17:49Vous l'utilisez ?
17:50Très peu, en réalité.
17:52Mais il va falloir
17:54que je m'y mette un peu.
17:55Et Marine Le Pen,
17:56on a déjà fait un sujet
17:57d'une tribune.
17:58Elle explique qu'il faut
17:58que la France devienne leader
17:59en la matière,
18:00qu'on n'a pas de raison.
18:01On en est loin.
18:02On en est loin.
18:03C'est aussi quelque chose
18:04qui n'a pas été anticipé.
18:06Pourtant,
18:06on nous avait vendu
18:07un président de la République
18:07très technophile,
18:09capable de prendre
18:10ses sujets à bras le corps.
18:11On en est loin.
18:12Donc, je pense qu'il ne faut
18:12pas en avoir peur.
18:13Mais ce que disait le pape
18:14et ce qui doit être aussi
18:15une source de proposition,
18:18c'est qu'elle doit être
18:18soumise à la dignité.
18:20Le contrôle de cette
18:20intelligence artificielle
18:21doit être soumise
18:22à la dignité humaine.
18:23Et Marine Le Pen
18:24proposait une régulation
18:25via l'ONU,
18:25en tous les cas,
18:26via l'Organisation des Nations Unies
18:28parce que c'est un domaine
18:29qui dépasse évidemment
18:30les frontières.
18:31L'ONU que,
18:31de temps en temps,
18:32vous décrivez là,
18:33vous lui redonnez...
18:34Ça pourrait lui donner du sens.
18:35Ça pourrait avoir du sens,
18:37justement.
18:37Donc, par conséquent,
18:38pas de raison d'avoir peur,
18:42une société technique.
18:44On veut une société
18:44de l'espérance.
18:46Et Marine Le Pen
18:46considère,
18:47et nous avec,
18:48qu'effectivement,
18:48la France a encore
18:49du chemin à faire
18:49dans le domaine.
18:50Du chemin à faire
18:51et avec des préoccupations
18:52des Français
18:53qui sont évidemment
18:53très quotidiennes.
18:56La sécurité.
18:56Le samedi prochain
18:57qui s'annonce
18:58avec les violences prévisibles
19:00autour éventuellement
19:01d'une victoire du PSG,
19:02on le souhaite
19:03en Ligue des Champions,
19:04ça vous inquiète ?
19:05Il y a un dispositif
19:06de sécurité qui sera majeur.
19:07On ne peut plus rien faire
19:08en France.
19:08On ne peut plus rien fêter.
19:09Si, regardez,
19:10Lens,
19:11les joueurs de Lens
19:12lorsqu'ils gagnent
19:13face à Nice,
19:13il faut les saluer.
19:15Il y a eu des débordements
19:16avec les supporters
19:17du PSG.
19:17Il y a eu en tous les cas
19:18dans le Pas-de-Calais
19:18aucune garde à vue
19:19pour des faits délictuels.
19:22Donc, aujourd'hui,
19:23il y a encore des gens
19:24qui montrent qu'on peut
19:25célébrer des victoires
19:26sans casse
19:27lorsqu'on n'est pas des voyous.
19:29J'ose espérer
19:29que pour dimanche prochain
19:30les choses seront gérées
19:32comme elles doivent l'être.
19:33Je pense que le fait
19:33de beaucoup en parler
19:34va pouvoir nous permettre,
19:36je l'espère,
19:36de faire baisser la pression.
19:38Mais oui,
19:39on peut encore
19:39dans notre pays
19:40lorsqu'on y met les moyens
19:41et lorsqu'on a en face
19:42des gens qui respectent
19:43la loi.
19:44On peut encore faire la fête
19:45quand on a de belles victoires.
19:46Donc, il ne faut pas avoir peur
19:46de descendre dans la rue
19:47si on le veut.
19:48On ne doit pas avoir peur
19:49dans notre pays.
19:50Merci Sébastien Cheneux.
19:51C'était votre grande interview
19:52sur CNews et sur Europe 1.
19:53Bonne journée.
19:54Sous-titrage Société Radio-Canada
19:54Sous-titrage Société Radio-Canada
19:56Sous-titrage Société Radio-Canada
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