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  • il y a 1 semaine
Retrouvez l’émission le 18h Eco présentée par Antoine Larigaudrie du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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00:00FM Business présente
00:04Le 18h écho, Antoine Larigauderie
00:07C'est notre gros titre du jour, et oui, nouveau record estival, record absolu pour notre CAC 40
00:16qui a donc marqué 8 642,32, un indice parisien porté par un léger apaisement géopolitique à court terme,
00:27un relatif calme monétaire, ou pas si calme que ça, on verra ça avec Alexandre Baradès dans quelques minutes,
00:33mais alors surtout des résultats d'entreprises brillants, les trois ingrédients de l'étonnement de santé des marchés financiers
00:38pour lesquels on prévoyait du gros temps à l'origine pour cet été, cela dit c'est peut-être pas
00:42fini,
00:42on fera le point en début de journal.
00:44Énergie et santé, de grandes manœuvres en cours, ça explique une bonne partie de la belle santé des marchés,
00:51plusieurs secteurs en pleine recomposition, et notamment secteur de la santé et de l'énergie,
00:56tous les détails dans cette édition.
00:58Enfin, les investissements étrangers sont quand même sous l'œil très attentif du gouvernement,
01:04et peut-être du nouveau pour garder l'œil, un décret gouvernemental va abaisser drastiquement désormais
01:10le seuil de capital détenu pour éventuellement agir et bloquer au besoin une opération jugée problématique
01:16d'un point de vue stratégique pour le pays.
01:17On y revient dans quelques minutes.
01:25Mais on commence par ce chiffre, on est en plein milieu de l'été, on a des marchés un petit
01:28peu désertés,
01:29quoique les volumes d'échanges sur le CAC 40 étaient quand même consistants à un petit peu plus de 4
01:33milliards d'euros d'actions négociées,
01:35mais nouveau record absolu de quelques dixièmes de points pour le CAC 40, 8 642 points.
01:41Alors que se termine la saison des résultats, ça a été le principal catalyseur,
01:46alors que l'économie française semble avoir quand même beaucoup souffert,
01:50les six premiers mois de l'année marqués par la guerre au Moyen-Orient,
01:53la santé des entreprises du CAC 40 n'a jamais été aussi bonne selon les calculs de BFM Business.
01:58Au premier semestre, les bénéfices ont dépassé les 73 milliards d'euros en hausse de 35% sur un an.
02:05On exclut du compte quand même Eiffage et Pernod Ricard qui publient en décalé traditionnellement,
02:10mais ce bon, on le doit beaucoup à l'industrie énergétique.
02:14Les explications d'Evelyne Lefaou.
02:17Les revenus du secteur ont bondi de près de 43% sur un an.
02:22Au premier rang, le leader Total Energy et son bénéfice record de 10 milliards d'euros,
02:26le géant pétrolier qui a pu notamment profiter de la hausse des cours du pétrole avec la guerre en Iran.
02:31Autre secteur à tirer profit du conflit, celui des banques avec des bénéfices en hausse de 9%.
02:37Parmi les plus gros contributeurs du CAC 40, on retrouve aussi LVMH avec près de 6 milliards d'euros de
02:43bénéfices,
02:43même si le luxe dans son ensemble continue d'être pénalisé par la concurrence chinoise.
02:48Mais le grand changement de ces débuts d'année, c'est le retour en force des constructeurs automobiles.
02:53Renault par exemple, le groupe est passé d'une perte de 11 milliards d'euros au premier semestre l'année
02:57dernière
02:58à un bénéfice de 705 millions d'euros. Même constat chez Stellantis qui est passé lui d'une perte de
03:04plus de 2 milliards d'euros
03:05à un profit de 656 millions d'euros.
03:08Au global, la bonne santé des entreprises est unanime car aucun des géants du CAC 40 n'a enregistré de
03:14pertes lors de ce premier semestre.
03:16Dans l'actualité des entreprises aussi.
03:18Alors séance difficile, on a parlé il y a quelques minutes dans BFM Bourse pour AstraZeneca du côté de la
03:23Bourse de Londres
03:24qui a dégringolé de 9%. C'était la grosse info du jour.
03:28Le Financial Times a révélé que le laboratoire britannique était en train de discuter d'un rapprochement
03:32avec l'américain Bristol-Myers-Quibb.
03:36Rapprochement qui créerait un ensemble monstrueux de 400 milliards de dollars.
03:41Alors, c'est des rumeurs qui ont tendance à revenir par cycle régulier du côté des marchés, du côté du
03:46secteur de la santé.
03:47Et ça laisse clairement dubitatifs pour l'instant les analystes.
03:51Les explications d'Etienne Braque.
03:54A première vue, cette opération a de quoi effrayer les financiers.
03:58Avec plus de 130 milliards de dollars de capitalisation boursière,
04:01Bristol-Myers-Quibb est un poids lourd du secteur pharmaceutique.
04:05Certes, les portefeuilles sont complémentaires et BMS a une avance importante dans l'immunothérapie.
04:10Mais la force de frappe de ces deux acteurs obligerait le nouvel ensemble à céder des activités
04:15pour respecter les exigences des autorités de la concurrence.
04:19À cela s'ajoutent les contraintes de l'administration Trump, qui a multiplié les obstacles ces dernières années,
04:25que ce soit avec l'instauration de droits de douane ou encore avec les pressions permanentes sur le prix des
04:30médicaments.
04:31Autre risque majeur, celui de l'intégration.
04:33Par le passé, bon nombre de fusions acquisitions de cette ampleur se sont révélées longues et coûteuses à moyen terme.
04:38Le marché semble d'ailleurs privilégier des opérations de plus petite taille,
04:42d'autant que le portefeuille très diversifié d'AstraZeneca dans le traitement des cancers et des maladies rares
04:48lui offre une croissance confortable à moyen terme.
04:52Etienne Braque a noté qu'AstraZeneca a refusé de commenter ces informations du Financial Times.
04:57On passe au secteur de l'énergie, parce que ça fait partie aussi des énormes secteurs économiques
05:02qui sont en pleine transformation et surtout en ce moment.
05:05Double opération pour Total Energy qui accélère à nouveau dans l'électricité verte.
05:11Le géant pétrogazier va racheter les activités renouvelables terrestres du britannique Shell
05:17et revendre dans le même temps 50% d'un portefeuille d'actifs au fonds d'investissement KKR.
05:22Des transactions qui doivent être finalisées d'ici fin 2026 sous réserve de l'approbation des autorités compétentes.
05:28Un nouveau virage de Total qui semblait alléger justement un peu son activité dans le domaine des renouvelables,
05:34du moins sur le sol américain dernièrement.
05:36Les explications de Julien Thibault.
05:39Total Energy rachète à Shell l'ensemble de ses activités d'énergie renouvelable terrestre en Europe
05:45pour un montant qui n'a pas été dévoilé.
05:47L'opération comprend 500 mégawatts de parcs solaires et éoliens déjà en service ou en construction,
05:52principalement en Italie et aux Pays-Bas,
05:54ainsi qu'un portefeuille de 3,5 gigawatts de projets solaires, éoliens et de stockage par batterie
06:00au Royaume-Uni, en Espagne et en Italie.
06:03En parallèle, le groupe cède 50% d'un portefeuille de 1,2 gigawatts de parcs solaires et éoliens
06:09situés en France, en Allemagne, en Espagne et en Pologne.
06:12Une transaction conclue avec le fonds américain KKR sur la base d'une valorisation de 1,8 milliard d'euros.
06:19Derrière ces opérations, Total Energy poursuit sa stratégie de rotation d'actifs.
06:23Le groupe développe des parcs renouvelables, puis en revend une partie, une fois qu'ils sont pleinement opérationnels,
06:29afin de dégager des liquidités et financer de nouveaux projets.
06:32Selon Greenpeace, 97% de la production de Total Energy reste aujourd'hui issue des énergies fossiles,
06:38alors que le groupe a pour objectif de tripler ses capacités renouvelables d'ici 2030.
06:43Donc de grandes manœuvres, un relatif apaisement géopolitique à court terme,
06:48une belle moisson de résultats, mais il y a un feu orange qui clignote sur les marchés.
06:51C'est là en ce moment, une fois de plus en plein été, du côté du Japon.
06:54Avec, franchement, on ne sait pas trop.
06:56Intervention coordonnée, petite guéguerre d'échanges.
06:59En tout cas, on est en plein mode interventionniste sur les marchés,
07:02du côté de la Banque du Japon, mais aussi du côté américain.
07:06Et pourquoi faire pour soutenir visiblement le Yen ?
07:09Alexandre Baradès-Digé, bonjour.
07:11Bonjour Antoine.
07:12Alors, on se souvient qu'il y a quelques années, en pleine période estivale,
07:14c'est du côté du Japon, de la monnaie japonaise et du débouclage violent de positions de devises,
07:20qui avaient eu l'origine d'une tornade boursière estivale.
07:24Du coup, beaucoup de méfiance sur ce qui est en train de se passer.
07:26Est-ce que vous pouvez nous expliquer en quelques mots ?
07:28Oui, là, on a une devise japonaise qui, par rapport au dollar,
07:32est tombée il y a quelques jours, quelques semaines,
07:34à son plus bas niveau depuis 1986, donc en plus bas de quatre décennies.
07:39On rappelle que le Japon, donc un membre du G7, donc une économie majeure,
07:43une économie développée, ne peut pas voir dans un marché de change qui est flottant en plus,
07:48c'est-à-dire où normalement il n'y a pas beaucoup d'intervention de la part des banques centrales,
07:51contrairement à ce qu'on peut voir en Chine par exemple,
07:53eh bien c'est rare d'avoir une devise d'un pays développé qui glisse aussi vite
07:57face à une autre devise de pays développé.
07:59Et donc, à un moment donné, ça s'insigne de perte de confiance du marché
08:04par rapport à ce qui se passe au Japon.
08:05On sait que le Japon met en place des politiques de relance budgétaire assez dynamiques,
08:10on sait que le Japon est sorti de sa politique monétaire ultra-accommodante,
08:15mais on ne fait pas ça du jour au lendemain.
08:16On a vu quelques petites hausses de taux depuis 2024,
08:20il y a eu quatre à cinq hausses de taux, mais très modérées à chaque fois pour ne pas brusquer
08:23le marché.
08:23Et vous l'avez dit, il y a deux ans, une hausse de taux de 25 points de base a
08:27créé la surprise
08:27et en plein milieu de l'été, le Nikkei avait perdu,
08:30donc le gros indice actions japonais, 30% de sa valeur en quelques semaines.
08:34Donc c'est très sensible.
08:35Et là, c'est pour ça qu'on voit sur ce sujet-là,
08:38que pour contrer cette glissade du Yen, eh bien les banques centrales interviennent.
08:42Celles du Japon, on estime à pas loin de 100 milliards de dollars
08:46vendus la semaine dernière par la Banque du Japon pour soutenir le Yen,
08:49mais plus rare, on a vu les Etats-Unis rentrer dans la danse aussi,
08:53pour aider le Japon à ne pas voir sa devise continuer à glisser.
08:58Est-ce que ça peut être le pétard à Mèche-Lente qui va nous provoquer des migraines cet été ?
09:03En tout cas, c'est un risque parce que le fait de voir les Etats-Unis bouger,
09:07c'est qu'ils considèrent que le problème est sérieux.
09:08Sinon, il ne faut pas ça, encore une fois, même si Trump dit que c'est par amitié ou autre,
09:12il n'y a pas d'amitié à ce niveau-là.
09:15On sait surtout que l'administration est très affairiste du côté des Etats-Unis.
09:18On ne fait pas ça pour aider les Japonais, on fait ça surtout pour s'aider soi-même aux Etats
09:22-Unis.
09:22Pourquoi ? Parce que le Japon est un des plus gros détenteurs de stock de dettes américaines à l'étranger.
09:29Donc, quand vous voulez soutenir votre devise au niveau du Japon,
09:31vous vous êtes tenté de vendre des actifs libellants de dollars, donc des bons du trésor.
09:35Si vous vendez en grande quantité ces bons du trésor, ça fait grimper les taux américains.
09:40Et on sait que aux Etats-Unis, les taux sont déjà très élevés.
09:44C'est un problème pour l'administration américaine parce que ça renchérit le coût du crédit,
09:48ça freine le secteur immobilier.
09:49Et Trump voudrait que les taux baissent, il aimerait que la Fed baisse les taux,
09:53mais ne peut pas parce que l'inflation est trop élevée.
09:55Donc là, c'est un problème supplémentaire pour l'administration américaine
09:58et c'est pour ça qu'ils ont préféré aider le Japon à intervenir sur le marché des échanges.
10:01C'est moins coûteux, c'est moins, en tout cas, c'est une tectonique moins forte.
10:05Mais est-ce que ce sera suffisant ?
10:06Ça, c'est une vraie grosse question.
10:08Moi, je pense, pour m'arrêter là-dessus,
10:09que le Japon aura peut-être besoin de relever ses taux à nouveau,
10:13peut-être la fin de l'année, une ou peut-être, voire deux fois.
10:15Et ça, c'est plus risqué pour le marché.
10:18On l'a dit, il y a deux ans, quand ils ont procès à cette hausse de taux en plein
10:21milieu de l'été,
10:22ça avait vraiment très très fortement secoué sur les marchés.
10:24Il va falloir préparer ça avec beaucoup de précaution.
10:26Parce que, malgré tout, on a des marchés qui, pour l'instant, le supportent bien.
10:30Mais on va suivre ça avec attention.
10:32Merci infiniment, Alexandre Baradez.
10:34Dijé, on reste au Japon.
10:36Tiens, pour parler de Nissan dans le secteur auto,
10:38après plusieurs années absolument catastrophiques,
10:40marquées par de nombreuses fermetures d'usines, en plus, et de suppression de postes,
10:44le géant japonais publie un bénéfice d'exploitation étonnamment solide
10:48sur le premier trimestre.
10:50Valentine Adby.
10:52Le vaste plan de restructuration lancé par Nissan l'année dernière commence à porter ses fruits.
10:57Le constructeur japonais a dégagé au premier trimestre de son exercice décalé
11:02un bénéfice net de près de 4 milliards de yens, soit près de 21 millions d'euros,
11:06alors que les marchés anticipaient une perte de près de 9 milliards de yens.
11:10Même constat du côté du bénéfice d'exploitation,
11:13qui ressort 13 fois supérieur aux estimations.
11:16Le groupe assure avoir économisé près de 60 milliards de yens
11:19grâce au plan d'Ivan Espinoza.
11:22Son pari ? Produire moins de modèles, mais produire plus efficacement
11:25en concentrant les investissements sur les véhicules les plus prometteurs.
11:29Le géant japonais a aussi pu compter sur un sursaut de ses ventes aux Etats-Unis,
11:33où il a fait le choix de renforcer sa production locale
11:36afin d'échapper aux barrières douanières imposées par Donald Trump.
11:39Mais Nissan est encore loin d'avoir retrouvé sa stabilité.
11:42Le groupe subit toujours de plein fouet la concurrence des constructeurs chinois
11:46et voit ses ventes en Chine chuter de 15% sur le trimestre.
11:49Nissan reste donc prudent.
11:51Le groupe a abaissé de 5% sa prévision de vente annuelle,
11:55autour de 3 millions de véhicules,
11:56tout en maintenant son objectif de bénéfice d'exploitation
11:59pour l'ensemble de l'exercice.
12:01Avec une contribution, bien sûr, au compte de Renault.
12:03Parce que même si les groupes sont en train de décricoter leurs liens financiers,
12:07il reste toujours une part de Nissan détenue par Renault.
12:10Et ça participe aux bénéfices de Renault.
12:13Renault qui a bien réagi à la publication de ses chiffres de Nissan,
12:15qui gagne 4,3% à Renault, qui termine à 28,45% en clôture.
12:21La Bourse de Paris.
12:21On continue à parler auto, même plus spécifiquement,
12:24de l'activité de financement de crédits automobiles,
12:26malgré des ventes qui continuent de s'améliorer en juillet.
12:29Et on l'a vu avec les chiffres de ce matin,
12:31plus 9% après plus 11% en juin.
12:34Les voitures électriques qui constituent quand même 35% des ventes en France.
12:38L'activité de leasing, de location longue durée, est en souffrance.
12:42Le business, qui offre en aguer une forte rentabilité aux banques,
12:46aujourd'hui n'est plus vraiment le même,
12:48notamment à cause de la dévalorisation très rapide des voitures électriques.
12:52Les explications de Justine Vassaigne.
12:55Hier, c'était la poule aux oeufs d'or.
12:57Toutes les banques françaises se sont ruées sur le leasing automobile.
13:00Aujourd'hui, ils pèsent sur leurs comptes.
13:02Evans, filiale de la Société Générale et leader du marché,
13:05a vu son résultat net baisser de 9% au deuxième trimestre sur un an.
13:09L'activité de revente des véhicules a particulièrement souffert,
13:13avec une perte de 8 millions d'euros.
13:15Les banques doivent maintenant composer avec une nouvelle donnée,
13:18le boom des véhicules électriques.
13:19Avec une technologie qui évolue très vite,
13:22ces voitures se dévalorisent très rapidement.
13:24Elles peuvent devenir obsolètes au bout de 3-4 ans
13:26et leur prix à la revente baisse fortement.
13:28Arval, filiale de BNP Paribas,
13:31a vu également son résultat chuter de 21% ce trimestre.
13:34Quant au crédit agricole, arrivé plus tardivement sur le marché,
13:37son activité leasing a affiché une lourde perte de 100 millions d'euros l'année passée.
13:42La banque a dû passer une décote sur ses véhicules,
13:45notamment sur ses Fiat 500 électriques.
13:47Sur le marché de l'occasion, depuis le début de l'année,
13:49on observe la même tendance.
13:51Les achats de voitures électriques progressent quand le leasing, lui, recule.
13:55Allez, on se retrouve après la pub,
13:56avec notamment l'État qui veut garder l'œil sur les entreprises jugées stratégiques.
14:01Un décret viendrait de publier à ce sujet,
14:03et on vous explique ça dans quelques secondes.
14:04Restez sur BFM Business, le 18h éco continue.
14:13Il y a peut-être une prise de conscience du côté de la sphère politique.
14:21On ne fait pas n'importe quoi avec les entreprises
14:22qui peuvent se révéler stratégiques pour notre défense,
14:25pour notre économie, etc.
14:27Le gouvernement va renforcer son contrôle des investissements étrangers
14:31dans les entreprises jugées stratégiques.
14:33L'objectif, c'est quand même de pouvoir intervenir plus rapidement
14:36face à certaines prises de participation jugées sensibles.
14:40Valentina Adbine nous explique tout ça.
14:43L'État va désormais pouvoir agir beaucoup plus tôt.
14:46Jusqu'à présent, il ne pouvait intervenir qu'à partir d'une prise de 25% du capital
14:51d'une entreprise stratégique par un investisseur non européen.
14:54Désormais, ce seuil est abaissé à 10%.
14:56Concrètement, l'État pourra examiner, voire bloquer beaucoup plus tôt,
15:00une opération si elle est jugée susceptible de porter atteinte à la sécurité nationale.
15:05Néanmoins, pour ne pas freiner la capacité de ces entreprises à se financer,
15:09le gouvernement promet un examen des dossiers en 10 jours maximum.
15:13Cette décision intervient après plusieurs dossiers sensibles,
15:16comme le rachat de LMB Aerospace, fournisseur de composants pour le Rafale,
15:20par l'américain Loar Group.
15:22Elle répond aussi aux recommandations d'un rapport parlementaire publié mi-juillet
15:26qui appelait à renforcer la sécurité économique de la France face aux menaces géopolitiques.
15:31L'an dernier, la Direction Générale du Trésor a examiné près de 400 opérations,
15:36soit 25% de plus qu'un an auparavant.
15:39La France suit le mouvement, comme les États-Unis, l'Allemagne ou l'Italie,
15:42qui renforcent leur contrôle afin de protéger leur technologie et leur savoir-faire stratégique.
15:47Technologie, justement, on passe à la high-tech dans l'électronique.
15:52Quand même, la pénurie de dérames qui se confirment, les semi-conducteurs,
15:57les puces mémoires, l'intelligence artificielle en réclame de plus en plus.
16:01Les puces mémoires destinées aux ordinateurs grand public et aux téléphones mobiles
16:06deviennent de plus en plus rares et de plus en plus chers.
16:08On l'a vu avec Apple lors de la publication de ces résultats et d'autres.
16:11Ça a même provoqué des hausses de prix à terme.
16:14Et à Hong Kong, certains consommateurs repoussent leurs achats,
16:18tandis que les fabricants chinois tentent de profiter de la pénurie.
16:22Julien Thibault.
16:24L'IA ne fait pas seulement exploser les investissements dans les centres de données,
16:28elle bouleverse aussi le marché des ordinateurs grand public.
16:31Les fabricants de semi-conducteurs privilégient désormais les puces mémoires de nouvelle génération,
16:36utilisées pour entraîner les modèles d'IA.
16:39Résultat, les barrettes de RAM classiques se raréfient et leur prix flambent.
16:42Dans son magasin à Hong Kong, Wade Lam affiche désormais des articles de presse à côté de ses produits
16:48pour expliquer à ses clients l'origine de cette pénurie mondiale.
16:53Avant, un client qui voulait monter un PC de gaming dépensait 1 100 euros.
16:57Mais aujourd'hui, la même configuration coûte environ entre 1 400 et 1 700 euros.
17:04Selon le cabinet Trendforce, le prix des puces mémoires pour ordinateurs et smartphones
17:08a été multiplié par 5 à 6 en un an.
17:11Une situation qui ouvre aussi des perspectives aux Chinois CXMT.
17:15Introduit en bourse à Shanghai la semaine dernière,
17:17le groupe pourrait profiter des difficultés d'approvisionnement.
17:22La plupart des Hongkongais donnent la priorité au prix.
17:25Surtout que les grandes marques comme Samsung et Western Digital sont désormais trop chères.
17:30C'est une bonne chose d'avoir une option supplémentaire.
17:33D'après Samsung, les tensions sur le marché pourraient encore durer jusqu'en 2028,
17:38tant la demande liée à l'intelligence artificielle continue de mobiliser les capacités de production.
17:43Secteur de l'hôtellerie avec Accor qui cède son activité de co-working
17:47au plus grand opérateur mondial du secteur, le Suisse International Workplace Group,
17:52coté à Londres, et plus connu sous le nom de sa principale marque,
17:55vous savez, ça s'appelle Regus.
17:56Accor préfère développer le co-working en interne,
18:00mais décidément pas facile de valoriser ce segment correctement ces dernières années.
18:05Hélène Cornet nous explique ça.
18:08Ojo était jusqu'à présent détenu en co-entreprise par Accor et Bouygues,
18:12sa spécialité des espaces de travail flexibles haut de gamme au sein des établissements hôteliers.
18:18Plus de 800 adresses au départ un peu partout en Europe, 186 aujourd'hui.
18:22Les ambitions ont été fortement réajustées à la baisse après le retournement du marché
18:27et la faillite retentissante de WeWork il y a trois ans.
18:31Une activité jugée de moins en moins stratégique par Accor qui fait actuellement le tri pour gagner en souplesse,
18:37le groupe hôtelier continuera à proposer des espaces de travail à sa clientèle d'affaires,
18:42mais en partenariat désormais, et toujours avec Vaugeot d'ailleurs.
18:46La raison est sensiblement identique pour Bouygues,
18:48qui cherche à céder des actifs alors que le marché du bureau à Paris est à un niveau inédit de
18:54mètres carrés vacants.
18:55Pour le repreneur, l'idée est à l'inverse de se renforcer sur le marché européen
18:59et de nouer un partenariat privilégié du coût avec le réseau Accor.
19:04Méga incendies en série, ravageurs, réchauffement climatique.
19:07Le climat coûte de plus en plus cher à l'agriculture française.
19:10Après, les maraîchers et les éleveurs sont les céréaliers qui tirent la sonnette d'alarme.
19:14Les canicules et les sécheresses ont une nouvelle fois pesé sur les moissons
19:17qui viennent de s'achever avec deux semaines d'avance.
19:21Les explications de Clara Bido.
19:24Les céréaliers appellent le gouvernement à prendre sans délai des mesures d'urgence.
19:28Il en va, disent-ils, d'un enjeu de souveraineté alimentaire pour la France.
19:31La récolte française de blé est attendue cette année autour des 32 millions de tonnes,
19:35soit 4% de moins que l'an dernier.
19:37Mais c'est surtout le rendement qui inquiète.
19:39Il tombe à 70 quintaux par hectare, en baisse de 3% par rapport à la moyenne des cinq dernières
19:44années.
19:45Une moyenne qui cache d'importantes disparités selon les régions et les exploitations.
19:49En cause, un enchaînement de conditions météo défavorables.
19:52Un hiver très pluvieux dans l'ouest, puis un printemps sec,
19:55avant plusieurs épisodes de canicules au moment crucial de la floraison et du remplissage des grains.
20:00De quoi fragiliser encore un peu plus la filière.
20:02Après trois années de revenus négatifs,
20:05les céréaliers réclament des aides pour investir et s'adapter aux changements climatiques.
20:09Car la réponse est aussi politique.
20:11Certains de nos voisins l'ont bien compris.
20:12A l'échelle européenne, les rendements de blé sont attendus en hausse de 2% d'ici à 2035.
20:17Allez, on finit avec l'invité de ce matin dans Good Morning Business.
20:20Alors que les incendies font rage dans tout le bassin méditerranéen,
20:23Espagne, France, Italie, Grèce et Turquie.
20:26On le voit, l'urgence d'assurer la continuité des programmes d'équipement au bombardier d'eau
20:30a jamais été aussi pressante et en même temps aussi compliquée.
20:33En France, on se retrousse les manches.
20:35Il y a pas mal de projets, dont ceux de Positives Aviation.
20:38Son PDG Laurent Schmitt était avec nous ce matin.
20:42Mal équipé en France, je ne crois pas.
20:45La France, maintenant, ça fait plus de 6 ans que je travaille dans ce secteur de la lutte aérienne anti
20:51-incendie.
20:54Probablement un des meilleurs systèmes de lutte contre les feux.
20:59Je crois qu'on peut vraiment être fier de la technologie, du professionnalisme des équipes de la sécurité civile.
21:06Mais on parle d'équipements qui sont vieillissants, de la maintenance qui met du temps à se faire.
21:10Et on est au pied du mur en plein mois de juillet où les incendies sont partout en France.
21:16Vous pointez exactement, effectivement, le souci.
21:18La France a longtemps eu 16 canadaires.
21:21Aujourd'hui, il n'en a plus que 12.
21:22Et le canadaire, vous le mentionnez, est un avion vieillissant
21:25qui est de plus en plus compliqué à maintenir en service.
21:28C'est vraiment très difficile d'avoir des pièces de rechange.
21:31C'est un avion qui n'est plus fabriqué depuis presque 15 ans maintenant.
21:36Ce qui m'inquiète, ce n'est pas tellement le présent.
21:39C'est la suite, c'est l'avenir.
21:41Il y a un manque d'anticipation sur les équipements avec ces dispositifs.
21:47On se rend compte aujourd'hui qu'on n'a pas suffisamment de canadaires ?
21:49L'anticipation, elle a commencé en 2018,
21:53où on a commencé à s'inquiéter de l'avenir de cet avion qui n'était plus fabriqué.
21:56Et le problème en 2018, avec lequel tout le monde s'est confronté,
22:01c'est que le secteur aéronautique n'était pas au rendez-vous.
22:04Le secteur aéronautique fabriquait un avion du type du Canadair.
22:07C'est un avion de 20 tonnes, extrêmement compliqué,
22:10avec des missions extrêmement exigeantes.
22:12Mais en fait, c'est très compliqué.
22:14C'est très compliqué.
22:15Le secteur aéronautique est complètement chargé.
22:19Il y a une solution qui a été choisie par la France et par l'Europe.
22:23J'ai presque envie de vous dire, en absence de bonne solution,
22:27qui est la solution canadienne de refabriquer une sorte de copie d'un avion des années 60.
22:33C'est là qu'on va arriver à ça.
22:37Des gens en France se sont dit non.
22:38Il faut trouver une meilleure solution que ça.
22:40Et 2022, pour y penser, c'était il y a 4 ans, mais c'était effectivement un peu tard.
22:44L'industrie aéronautique, vous le disiez, qui est préoccupée aussi par d'autres sujets,
22:48la défense notamment.
22:49Il y a beaucoup à faire avec la situation géopolitique.
22:53Votre société, Laurent Schmitt, elle est installée à Toulouse.
22:56Vous travaillez sur votre appareil, le FF72, un bon barbier d'eau amphibie,
23:00assez proche du Canadair dans son fonctionnement ?
23:03L'objectif, c'était de faire un avion qui aurait exactement les capacités du Canadair.
23:07Et à la fin, c'est ce qu'on a.
23:08Un avion qui a la même taille, qui a la même masse, qui a les mêmes moteurs,
23:11qui a les mêmes distances de décollage, les mêmes capacités d'écopage
23:15sur les lacs, en rivières, en mer, les mêmes distances d'écopage.
23:17Donc pour les pilotes, ça sera à peu près la même chose ?
23:19Ce sera la même chose en un petit peu plus performant.
23:22Ça emmènera 8 tonnes d'eau, là où un Canadair emmène 6 tonnes.
23:25Mais surtout, l'énorme différence, c'est que c'est un avion moderne,
23:28disponible à 35 millions d'euros.
23:30C'est la moitié du prix d'un hypothétique nouveau Canadair.
23:34Et surtout, un avion qui est basé sur une plateforme
23:37qu'on va retrouver partout dans le monde.
23:38Donc, facile à maintenir, pas cher à maintenir.
23:42On va résoudre ces problèmes que vous avez mentionnés
23:44de disponibilité de maintenance.
23:47Et quand est-ce que vous arrivez sur le marché ?
23:49Alors, parce que les incendies, ils sont là,
23:51mais le temps que tout ça se mette en place,
23:52il va se passer encore plusieurs étés ?
23:54Eh bien oui, on a commencé en 2023.
23:57Ça fait maintenant, on est dans notre quatrième année de développement.
24:01L'arrivée de notre avion sur le marché,
24:03c'est la saison des feux 2029.
24:05Donc, j'ai envie de dire encore un petit peu de patience.
24:07Même si, dès la saison 2028,
24:10nos premiers avions seront livrés dans une version sans flotteur,
24:13en fait, des avions sur roue,
24:15qui ont un peu la capacité du DH-8.
24:17Le vrai moment où on va apporter une vraie différence,
24:20c'est quand on sera capable d'apporter des écopeurs à l'été 2029.
24:23Mais est-ce que vous avez déjà des commandes ?
24:25Oui, c'est ce qui a permis à la société...
24:27Des commandes fermes ?
24:27Oui, oui, les premiers à nous avoir fait confiance,
24:30ce sont des Américains.
24:31Mais en France ?
24:32Non, alors, en France, non pas encore.
24:35Comme je vous l'ai dit,
24:36la France, l'Europe a fait le choix du programme canadaire.
24:40C'est aujourd'hui à l'export
24:41qu'on a eu une extraordinaire dynamique.
24:44Des commandes fermes aux États-Unis.
24:46Beaucoup, beaucoup de commandes
24:48qui devraient arriver d'ici la fin de l'année.
24:49Vous avez de la concurrence, y compris française,
24:52le Kepler 72, le Freigat F100 de In Aero.
24:55Comment est-ce que vous vous positionnez aussi face à ces autres acteurs
24:58qui vont arriver sensiblement en même temps que vous sur le marché ?
25:01Là-dessus, je vous dirais qu'il y a quand même deux marchés de type de produits.
25:05Il y a les avions Ecoper,
25:06où effectivement, la concurrence, c'est la construction d'une copie du Canadair.
25:11C'est les projets très ambitieux de faire un nouveau Canadair,
25:14entièrement nouveau, par exemple la société In Aero.
25:18Et là-dessus, on apporte le FF 72.
25:20Et après, il y a aussi, je vous en ai mentionné, les avions sur roues.
25:22Et là-dessus, là, il y a énormément de concurrence.
25:25Il y a des Canadiens qui font des avions à partir d'H8,
25:28des Américains qui font des 737.
25:30Et aussi, vous l'avez mentionné, une société en France, Kepler,
25:34qui est en train de proposer cette version d'un ATR 72 sur roues.
25:39Rapidement, parce qu'on arrive au bout,
25:40mais cette petite question d'actualité,
25:42on a vu ces images ce week-end de deux hélicoptères en Grèce
25:45qui sont entrés en collision alors qu'ils intervenaient sur un incendie.
25:49Les appareils que vous développez, est-ce qu'ils sont aussi garants
25:52d'un renforcement de la sécurité ?
25:53On sait que ce sont des appareils différents.
25:55Là, on ne parle pas d'hélicoptères.
25:56Mais est-ce qu'à terme, on pourra aussi, avec les innovations,
25:58mieux éviter ce type d'accident regrettable ?
26:01Alors, ce type d'accident, j'ai envie de vous dire,
26:04il faut rester humble.
26:06La collision, c'est beaucoup, beaucoup, beaucoup de facteurs.
26:09On ne peut pas dire que ce soit la plateforme qui soit responsable.
26:12Mais est-ce qu'il y a des innovations aussi dans ce sens ?
26:14Par contre, l'idée du FF72, c'est d'arriver justement avec un avion
26:17beaucoup plus moderne qu'était le Canadair,
26:20d'arriver avec une configuration et un choix technologique sur flotteur
26:24qui permet typiquement à l'avion de ne pas être dans l'eau
26:27pendant la phase décopage et donc de pouvoir larguer son eau
26:30quasiment instantanément en cas de problème
26:32et donc de s'extraire de l'eau.
26:34Donc oui, l'idée du FF72, c'est d'arriver avec un avion
26:37qui amène des nouveaux standards de sécurité des vols.
26:42Sacré challenge pour Positive Aviation, son PDG Laurent Schmid,
26:47qui était donc l'invité d'Air One Maurice ce matin
26:48dans Good Morning Business.
26:49Je vous dis à demain pour un nouveau BFM Bourse
26:51et un nouveau 18h éco.
26:54Et d'ici là, vous retrouvez Marie-Cœur de Roi,
26:55les meilleurs moments des experts de l'IMO.
26:58À demain.
27:00Le 18h éco sur BFM Business.
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