- il y a 2 mois
Dans le cadre d’un partenariat, TVLibertés a le plaisir de vous proposer cet été quelques programmes d’OPEN Box TV, la chaîne d’Alain Juillet, ancien patron du renseignement à la DGSE.
Dans cette nouvelle émission, Alain Juillet et Claude Medori reçoivent Elysabeth Benali-Léonard, spécialiste en intelligence économique et auteure du livre « Cheffe d’entreprise. Face à la guerre économique. ». À travers le cas concret d’une petite entreprise industrielle française et de sa production, nous explorons les enjeux de la guerre économique (lobbyisme, coups bas, normes …). Cette émission prouve encore une fois que la France est attaquée sur tous les fronts, même par ses pays « amis » les plus proches.
Abonnez-vous à la chaîne d’Alain Juillet, OPEN BOX TV : www.youtube.com/@OPENBOXTVfr
Dans cette nouvelle émission, Alain Juillet et Claude Medori reçoivent Elysabeth Benali-Léonard, spécialiste en intelligence économique et auteure du livre « Cheffe d’entreprise. Face à la guerre économique. ». À travers le cas concret d’une petite entreprise industrielle française et de sa production, nous explorons les enjeux de la guerre économique (lobbyisme, coups bas, normes …). Cette émission prouve encore une fois que la France est attaquée sur tous les fronts, même par ses pays « amis » les plus proches.
Abonnez-vous à la chaîne d’Alain Juillet, OPEN BOX TV : www.youtube.com/@OPENBOXTVfr
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:06Les premiers lobbyistes à Bruxelles, c'est les Américains.
00:09Il y a plus de 1000 lobbyistes américains à Bruxelles.
00:12Les deuxièmes, c'est les Allemands.
00:14Ils sont entre 700 et 800.
00:15Les Français ne sont pas une centaine.
00:17Non, mais la norme, c'est une arme de destruction massive,
00:20d'outil industriel et donc d'emploi.
00:27Bonjour, bienvenue sur Openbox TV,
00:28l'émission de Géopolitique d'Alain Juillet.
00:30Et merci de nous soutenir sur Tipeee
00:32pour maintenir cette ligne éditoriale indépendante.
00:35Vous pouvez aussi devenir membre de notre chaîne
00:37et avoir accès à du contenu exclusif
00:39sans avoir à supporter les coupures publicitaires de YouTube.
00:43Alain Juillet, bonjour.
00:44Bonjour, Claude.
00:45Alors, une émission, là où nous allons parler de guerre économique,
00:49on a souvent abordé ce sujet
00:52où on se rend compte que la France est attaquée souvent de toutes parts,
00:55à la fois soi-disant des pays lointains,
00:58mais aussi des pays plus proches.
01:00Et nous avons fait un certain nombre d'émissions déjà
01:02sur Alstom, sur Airbus, sur le nucléaire français.
01:07Et à chaque fois, la France était attaquée.
01:09Et là, aujourd'hui, on a le plaisir d'accueillir une chef d'entreprise
01:13et elle a écrit un livre passionnant
01:16sur son aventure, sa mésaventure,
01:19où, en rachetant une entreprise,
01:21elle est tombée de plein pied dans la guerre économique internationale.
01:25On parle souvent des grandes entreprises.
01:27On s'aperçoit que les États ont souvent organisé
01:32la bataille autour de leurs grandes entreprises.
01:35Et qu'à côté de ça, on a oublié les petites et moyennes entreprises,
01:39surtout les petites entreprises,
01:40qui doivent se débrouiller toutes seules,
01:43qui souffrent de la concurrence internationale,
01:45comme les grosses,
01:47et pour lesquelles on peut dire que, souvent,
01:50l'État passe à côté.
01:52C'est un livre, en définitive, un manuel
01:54qu'on devrait toujours lire lorsqu'on est jeune chef d'entreprise
01:57ou petit chef d'entreprise,
02:00ou qu'on a la vocation de le devenir,
02:01pour s'ouvrir les yeux.
02:03C'est un livre dans lequel on appuie
02:05sur des choses qui font mal.
02:07On fait un constat de réalité
02:09auquel on est confronté.
02:11Et à chaque fois, en même temps,
02:13ce livre apporte des solutions.
02:14Vous avez une carrière, on va en parler,
02:16puisqu'on va parler de vous,
02:17avant de parler du livre,
02:18pour bien vous connaître.
02:21Mais vous êtes une spécialiste de l'international.
02:24Et donc, lorsque vous parlez de la concurrence,
02:27lorsque vous parlez de ce qui se passe
02:29pour un chef d'entreprise,
02:32parlez de quelque chose que vous connaissez bien.
02:34Parce que pendant longtemps,
02:35avant d'être chef d'entreprise,
02:37vous étiez dans des entreprises au niveau international.
02:39Voilà, tout à fait.
02:40En fait, j'ai vraiment commencé ma carrière
02:43à l'international,
02:44donc dans l'industrie.
02:45Donc, à la fois des groupes d'une certaine taille,
02:50dans les secteurs de la plasturgie,
02:52du caoutchouc,
02:54et dans les secteurs un petit peu
02:56du textile technique,
02:58de produits, je dirais, à fonction,
03:02qui étaient des évolutions de produits
03:05à faible valeur ajoutée.
03:06Et donc, j'ai à la fois à l'intérieur de ces usines
03:11contribué et vu évoluer
03:13le repositionnement d'entreprises
03:15sur les marchés internationaux.
03:17Et par rapport à ces technologies,
03:20ces savoir-faire,
03:21donc, j'ai ouvert effectivement
03:23un certain nombre de marchés,
03:26puisque j'étais directrice export,
03:28pour le coup,
03:29dans ces différentes entreprises et groupes.
03:31J'ai été un international aussi,
03:33une partie de ma carrière.
03:33Donc, je me suis retrouvé en pays de connaissances.
03:36Vous avez fait ça,
03:38et ce n'est pas pour vous vieillir,
03:39bien au contraire,
03:40mais il y a eu une époque
03:42où on ne faisait pas ça par Internet.
03:45Il fallait y aller sur place.
03:46Il fallait aller sur le terrain.
03:47Ça coûtait très cher.
03:49Tout à fait.
03:49Parce que les billets d'avion coûtaient cher,
03:51les hôtels coûtaient cher.
03:52Et puis, ce n'était pas simple.
03:54Et ce qui fait que, si on y allait,
03:55il fallait qu'on ramène quelque chose.
03:57Donc, en plus, il y avait une obligation de résultat.
03:59Effectivement, une démarche
04:00qui impliquait une préparation,
04:02un déplacement à l'étranger en Asie
04:05sur 12-15 jours à l'époque,
04:08avec à la fois les cours du change,
04:10les parités monétaires,
04:12la nécessité d'avoir étudié
04:15à la fois la culture un petit peu du pays,
04:20la géopolitique,
04:21ne pas faire d'impair vis-à-vis des interlocuteurs,
04:25en même temps avoir étudié
04:27l'ensemble des points
04:28qu'aujourd'hui,
04:29on trouve facilement sur Internet,
04:31la position tarifaire,
04:34les droits de douane éventuels
04:35ou contingents à l'entrée,
04:36la réglementation sur place.
04:38Bien sûr qu'il y avait des missions économiques
04:40dans les ambassades.
04:41Mais, comme je disais,
04:42c'était quand même un tir à un coup.
04:44On prenait le fusil,
04:45il fallait arriver là-bas et se dire,
04:46bon, compte tenu du budget du déplacement,
04:50du coût par rapport,
04:51notamment à des petites entreprises,
04:52il faut avoir suffisamment préparé.
04:57C'est pour ça que j'aime bien
04:59cette phrase de Sun Tzu
05:00qui dit
05:01« Tout le succès d'une opération
05:03réside dans sa préparation ».
05:04Absolument.
05:05Quand vous avez préparé quelque chose,
05:07quand vous avez vraiment travaillé
05:08l'ensemble des points
05:10de façon à vous assurer
05:12que le niveau d'aléa
05:13est réduit au maximum
05:15ou qu'en tout cas,
05:16vous avez cerné les points d'aléa,
05:17les points de doute,
05:18les points de certitude,
05:20vous pouvez, d'une certaine manière,
05:22un peu partir à l'asso
05:23en se disant
05:24« Mes probabilités de réussite
05:27sont à tel niveau ».
05:29Là, on est en plein
05:30dans l'intelligence économique.
05:32Oui, oui, oui.
05:33On est bien d'accord.
05:33Effectivement, effectivement.
05:34Ça ne s'appelait pas comme ça
05:35à l'époque,
05:36mais on le faisait.
05:37Oui, mais c'est dur.
05:38Bien sûr.
05:38On va accumuler
05:40toute une série d'informations.
05:42On va rechercher des informations
05:43dans tous les domaines
05:45qui peuvent être utiles.
05:46Complètement.
05:46Il y a un point
05:47sur lequel vous avez mentionné
05:49qui m'a fait réagir
05:51très favorablement,
05:52c'est le problème
05:52de la culture.
05:53Parce que souvent,
05:54et dans les écoles de commerce,
05:56on apprend aux gens
05:57à regarder la concurrence,
05:59les prix,
06:00les normes,
06:01les lois et autres,
06:02et très peu
06:03s'intéressent à la culture.
06:06Alors qu'aujourd'hui,
06:07avec la multipolarisation
06:09du monde,
06:11la culture devient essentielle
06:12puisque chaque zone du monde,
06:14chaque pays,
06:15a ses habitudes,
06:16a ses exigences,
06:17sa culture,
06:18et donc demande
06:19qu'on lui apporte
06:20quelque chose
06:20qui correspond à ses attentes.
06:22C'est en premier lieu,
06:22je dirais,
06:23une forme de respect
06:24de son interlocuteur.
06:25C'est-à-dire,
06:26quand vous allez
06:27à l'autre bout du monde,
06:29c'est aussi un facteur
06:30de succès
06:31que de connaître
06:32un petit peu
06:32la psychologie
06:33de son interlocuteur,
06:34l'histoire culturelle
06:35de son interlocuteur,
06:37de ne pas heurter
06:38des sensibilités,
06:39d'avoir pris connaissance
06:41de certains points
06:42fondamentaux
06:43qui vont être facilitants.
06:45En tout cas,
06:45c'est un facteur
06:46qui fait que l'interlocuteur
06:47se sent compris
06:48et que,
06:50parallèlement,
06:50vous pouvez y arriver
06:51avec le sac à dos France
06:54en disant,
06:55voilà,
06:56la France,
06:56c'est quelque chose.
06:57Parce que ça aussi,
06:58c'est quelque chose
07:00dont je me suis
07:01beaucoup servi
07:03de dire,
07:03voilà,
07:04la France,
07:04et c'est pour ça
07:05que c'est important aussi
07:06qu'elle reste fidèle
07:07à elle-même
07:07parce que quand elle
07:08commence à s'égarer,
07:08c'est compliqué
07:09de la vendre,
07:11entre guillemets,
07:11mais je disais,
07:12la France,
07:12ce sont des valeurs
07:13culturelles,
07:14ce sont des valeurs
07:15de droit
07:16et donc,
07:17en même temps
07:17que votre produit
07:18ou votre entreprise,
07:20vous vendez aussi
07:21l'image,
07:21l'engagement,
07:22l'innovation,
07:23la qualité française,
07:25sans arrêt,
07:25les Allemands
07:26d'Assoto,
07:26les Allemands
07:27font très bien ça.
07:29Mais on a
07:30tous les outils
07:31pour le faire,
07:32on a tous les éléments
07:33pour le faire.
07:33Et vous avez évoqué
07:34tout à l'heure
07:35les ambassades.
07:37quand on est
07:38une petite entreprise,
07:41soyons honnêtes,
07:42vous avez beaucoup aidé
07:44par les ambassades
07:44comme petite entreprise ?
07:45Alors,
07:46lorsque,
07:47à l'époque des postes
07:48d'expansion économique,
07:50donc on ne va pas dire
07:50que c'est un noir et blanc,
07:52à l'époque des postes
07:53d'expansion économique,
07:56pour une bonne partie
07:57de celles que j'ai faites,
07:59donc on avait,
07:59on allait,
08:00trois semaines avant de partir,
08:02bonjour,
08:02je vais aller,
08:03mettons moins loin,
08:03en Tunisie,
08:06voilà,
08:06j'ai des clients à Tunis,
08:07à Sfax,
08:08j'ai besoin de,
08:09voilà,
08:09quelques éléments.
08:11Vous arrivez,
08:11vous avez un interlocuteur
08:12qui vous disait,
08:13voilà,
08:14attention,
08:15il y a un antagonisme
08:15entre Tunis et Sfax,
08:17attention à ce point de détail,
08:18c'est là
08:19qui vous donne les éléments,
08:19voilà,
08:20sur le pays,
08:20on en a,
08:21bon,
08:21globalement,
08:22il y avait peut-être
08:23des compétences inégales,
08:25je n'en ai pas gardé mémoire
08:27de compétences inégales,
08:28j'ai gardé en mémoire,
08:30parce que c'était
08:30le passage obligé,
08:31j'arrivais dans un pays,
08:33je passe à l'ambassade,
08:34bonjour,
08:35voilà,
08:35j'ai besoin,
08:35les infos étaient bonnes.
08:36La différence qu'il y a
08:37aujourd'hui,
08:38c'est que,
08:39on a mis en œuvre
08:40Business France,
08:41donc là,
08:42Team France Export,
08:43dont je fais partie,
08:44avec,
08:45donc,
08:45des équipes de Business France
08:47qui sont dans les pays.
08:48Et là,
08:48pour le coup,
08:49ce que moi,
08:49j'ai pu constater,
08:50en tant qu'exportatrice,
08:51d'abord,
08:52avant de partir,
08:52j'envoie un,
08:53bonjour,
08:54voilà,
08:54je viens au Chimine,
08:55par exemple,
08:56ou à New York,
08:59est-ce que vous pouvez
09:00me donner juste
09:01quelques éléments
09:01de tendance précis
09:02sur le thème ?
09:04Ok,
09:05alors,
09:05bon,
09:05on a à peu près compris,
09:06on vous envoie un devis,
09:09c'est on vous envoie un devis,
09:10donc déjà,
09:10c'est payant.
09:12Donc déjà,
09:13c'est un frein
09:14à l'entrée
09:15pour des petites entreprises
09:16de se dire,
09:16que devis,
09:17je vous parle d'un devis
09:18de 2000 à 4500 euros
09:19quand même,
09:20non,
09:20non,
09:20pas d'un devis de 500 euros
09:21pour, bon,
09:22heureusement qu'il y a
09:23finalement Internet
09:24en substitut.
09:25Mais il faut reconnaître
09:26qu'aujourd'hui,
09:27quand on compare
09:28à d'autres pays,
09:29là,
09:29parlons aussi de l'Europe,
09:30on est en train
09:31de parler d'international,
09:33quand vous avez les Allemands,
09:34moi,
09:34j'ai travaillé
09:35dans un groupe allemand
09:36à une époque de ma vie,
09:37quand j'allais voir
09:38les ambassades allemandes
09:40à l'étranger,
09:40j'étais complètement cornaqué,
09:42ils m'en avaient organisé,
09:43les rendez-vous,
09:43les trucs et tout,
09:44ce n'est pas du tout
09:45la même chose.
09:46Alors là,
09:46c'est sûr que c'est un problème,
09:48c'est la solitude
09:49du chef d'entreprise français
09:50dans ce genre de problème
09:52parce qu'il n'est pas aidé.
09:54La visibilité aussi,
09:55alors ça,
09:55c'est vraiment
09:57une opinion
09:59totalement personnelle,
09:59un point de jugement,
10:00mais je dirais
10:01qu'il y a quelques années,
10:03pour un chef d'entreprise,
10:04le guichet d'entrée,
10:05quand il avait une question,
10:06c'était la chambre de commerce.
10:07Aujourd'hui,
10:08les chambres de commerce,
10:09c'est pareil,
10:09en partie,
10:10on vous envoie un devis
10:11et puis il y a eu
10:12une perte de compétences,
10:14perte de moyens certainement.
10:15À l'époque,
10:16vous aviez dans la chambre
10:17de commerce,
10:17la chambre régionale
10:18de commerce
10:18sur l'international
10:19qui vous livrait,
10:21vous aviez le centre français
10:22du commerce ailleurs.
10:23Là,
10:23aujourd'hui,
10:24qui plus est avec la réforme
10:25des régions,
10:26mais là,
10:26c'est du vécu
10:26avec l'éloignement
10:29des points de décision,
10:31des points d'instruction
10:32des entreprises.
10:34Quand vous êtes
10:34en Nouvelle-Aquitaine,
10:35si vous êtes en Creuse,
10:36ce n'est pas rigolo,
10:38ni moins en plus,
10:38ces trois heures de route,
10:39ces six heures de route
10:40aller-retour
10:41pour les petits chefs
10:42d'entreprise,
10:42les petits patrons,
10:43je donne un caractère
10:45très noble
10:46à ce nom
10:47des petits patrons.
10:48C'est vraiment
10:49un facteur de difficulté,
10:51l'illisibilité
10:52de la politique
10:55d'accompagnement
10:56des entreprises.
10:57On vous dit
10:58vous avez un portail,
10:59vous avez un portail
11:00sur Internet.
11:01On pourrait préciser
11:02que vous avez donc
11:04racheté une entreprise
11:06de paratonnerre.
11:07Voilà.
11:08Et c'est à partir
11:10de cette expérience-là
11:11qu'on va pouvoir
11:12parler des normes.
11:13À partir d'un produit
11:14assez simple,
11:15excusez-moi,
11:17simple,
11:18on voit en haut
11:18des clochers,
11:20on rentre dans
11:20une dimension
11:23insoupçonnable
11:23de normes.
11:24Tout à fait.
11:25Je rachète
11:26puisque j'avais
11:27donc une entreprise
11:28de conseil export
11:28et je souhaitais
11:30vraiment mettre
11:30la main sur une usine.
11:32Les usines
11:32me manquaient déjà.
11:34et donc
11:35on me propose
11:37cette entreprise
11:38et conseil financier
11:39juridique
11:39en me disant
11:39voilà,
11:40elle a besoin
11:40de se développer
11:41à l'international,
11:42il faut quelqu'un
11:42avec votre profil,
11:43enfin,
11:43en tout cas,
11:44vous correspondez,
11:45bon.
11:45Et c'est une entreprise
11:47donc qui fabrique
11:47des paratonnerres
11:49à dispositifs
11:50d'amorçage.
11:50Paratonnerre à dispositifs
11:51d'amorçage,
11:53c'est une technologie
11:54qui a été mise au point
11:55par le CNRS
11:56en France donc,
11:58qui est une avancée
11:59technologique
11:59qui est même disruptive
12:00en ce sens que par rapport
12:02à la tige métallique
12:03dont vous parliez
12:03tout à l'heure,
12:04eh bien,
12:05le paratonnerre à dispositifs
12:06d'amorçage
12:07a dans sa conception
12:09un dispositif
12:11d'ionisation
12:12qui va amplifier
12:14le phénomène
12:15d'effet corona
12:16lors de l'irruption
12:18d'un orage.
12:19Lorsqu'un orage
12:19survient,
12:20donc vous avez
12:20une élévation
12:21du champ électrique
12:22donc,
12:23et en général,
12:24les éclairs
12:25ont tendance
12:25à toucher
12:26le point
12:27le plus haut.
12:28Ce sont les tiges
12:29métalliques
12:29dont on parle.
12:30C'est un paratonnerre
12:31à dispositifs
12:32d'amorçage
12:33posé sur un bâtiment
12:35à travers
12:36son capteur
12:37un phénomène
12:38d'ionisation
12:38qui fait
12:39qu'il va
12:40augmenter
12:41ce qu'on appelle
12:42les électro-germes
12:43autour de la pointe
12:45et favoriser
12:47un traceur
12:48ascendant
12:48qui va partir
12:49en avance
12:50de phase
12:51à la rencontre
12:52de l'éclair
12:52plus tôt
12:53qu'une tige simple.
12:54C'est démontré
12:55en laboratoire
12:55et in situ
12:56et donc
12:57va capturer
12:58la foudre
12:59plus tôt.
13:00Il va donc offrir
13:01un rayon de protection
13:02au-dessus du bâtiment
13:03plus large
13:04puisqu'il capte
13:05la foudre plus tôt.
13:06comme il a un rayon
13:07de protection
13:08plus large
13:08il va demander
13:09beaucoup moins
13:10de dispositifs
13:12de densité
13:13de dispositifs
13:14donc de temps
13:14de main-d'oeuvre
13:15donc il est
13:16disruptif
13:17en ce sens
13:18qu'il est
13:18plus performant
13:19outre le fait
13:20qu'il a un bilan carbone
13:21très inférieur
13:21il demande
13:22beaucoup moins
13:23de main-d'oeuvre
13:23et il est donc
13:24infiniment plus compétitif
13:26puisqu'il divise le prix
13:27par 5 à 8
13:28par rapport
13:29à cette technologie
13:31dont on en parlait
13:32les tiges métalliques
13:33les cages maillées
13:34cage de faraday
13:34qui est une technologie
13:36anglo-saxonne
13:37lidée par l'Allemagne
13:39et qui a eu
13:40un monopole mondial
13:41pendant 200 ans
13:42que comme on est
13:42sur un marché
13:43de sécurité
13:44notamment
13:45il est très encadré
13:46par des normes
13:46et des règlements
13:48il y a une norme
13:50donc qui est définie
13:51de ce produit
13:52définie par ceux
13:53qui étaient autour
13:54de la table
13:54j'y reviendrai
13:56et donc
13:57qui est définie
13:58la France
13:59a été un des pays
14:00précurseurs
14:01elle a construit une norme
14:02le ministère
14:03les autorités françaises
14:05ont mis en oeuvre
14:06différents arrêtés aussi
14:07pour en prescrire
14:08la sécurité
14:09et cette norme
14:10va se dupliquer
14:12dans un certain
14:12nombre de pays
14:13parce que
14:14effectivement
14:15à partir du moment
14:16où elle est créée
14:17une filière
14:18où le CADRS
14:19l'a créée
14:19une filière industrielle
14:20va dupliquer
14:21ce brevet
14:22et puis
14:23rentrer sur le marché
14:25mondial
14:26avec une technologie
14:28beaucoup plus facile
14:29à installer
14:29beaucoup plus rapide
14:30bien moins chère
14:31et va prendre
14:33des parts
14:33du marché mondial
14:34à l'Allemagne
14:35l'Allemagne
14:36notamment
14:36et d'autres pays
14:37ont une norme
14:38opposée
14:40celle de ce qu'on appelle
14:41le paratonnerre
14:41à tiges simples
14:42et là
14:43au bout de quelques années
14:44ils vont dire
14:44on ne va pas laisser
14:45les français
14:45venir nous manger
14:46de la laine
14:46sur le dos
14:47il va falloir
14:48qu'on s'en occupe
14:48il va falloir
14:49les sortir
14:49et comment on les sort
14:51et bien on les sort
14:52avec une norme
14:53comment
14:54et voilà
14:54c'est à dire
14:56que les allemands
14:57on parle souvent
14:58du couple franco-allemand
15:01où on se dit
15:01tiens l'Allemagne
15:02n'est pas toujours
15:02très sympathique
15:03dans l'histoire
15:04pas qu'elle soit
15:05pas sympathique
15:06ils défendent
15:06leurs intérêts
15:07ils sont très sympathiques
15:08on est dans le rapport
15:09de force
15:09chacun pour soi
15:12ils défendent
15:13leurs intérêts
15:13mais ils ont une méthode
15:15et toujours la même
15:16c'est à dire qu'ils avancent
15:17masqués
15:18ils s'appuient aussi
15:19sur la commission européenne
15:22on l'a déjà vu
15:23dans différents domaines
15:24et dès qu'ils sont prêts
15:27et par capillarité
15:29ils expliquent
15:29que leur norme
15:30est la meilleure
15:31par rapport
15:32à des études
15:33qu'ils financent
15:34auprès d'ingénieurs
15:35de chercheurs
15:36et ainsi de suite
15:36là le coup près tombe
15:38et la norme française
15:40est écartée
15:41écartée
15:42disparaît
15:43absolument
15:43au profit d'une norme allemande
15:45voilà
15:45et donc c'est ce qui
15:46c'est ce qui démontre
15:48l'Allemagne
15:49c'est très bien
15:50au niveau de la normalisation
15:52coalisée
15:53avec un certain nombre
15:54de pays
15:55elle occupe
15:57les premières passes
15:58elle est souvent devant
15:59elle est toujours devant
16:00la France
16:00même si
16:01l'AFNOR
16:02est vraiment
16:04combative
16:05maintenant
16:05on a quand même
16:06reculé d'une place
16:06au niveau mondial
16:08à l'IEC
16:09on est à la cinquième place
16:10mais
16:10on va dire que l'Allemagne
16:12a cette capacité
16:13à coaliser
16:14à fédérer autour d'elle
16:16les pays d'Europe de l'Est
16:17à fédérer certains pays
16:18ce qu'elle va faire
16:19donc dans notre technologie
16:20donc on a nos industriels français
16:22qui ont fait leurs normes
16:23qui ont deux trois pays
16:25avec lesquels ils dialoguent
16:26et puis l'Allemagne
16:27qui en fasse la norme
16:28de son produit
16:29et qui elle
16:30a mis en place
16:31avec ses distributeurs
16:32avec différents correspondants
16:34des fantasmes
16:36en normalisation
16:36et qui dit
16:37donc
16:38écoutez
16:38on va harmoniser
16:39les normes nationales
16:41on va faire une norme européenne
16:42et puis
16:43comme c'est un monde
16:44de consensus
16:44un monde démocratique
16:46de vote
16:47enfin c'est un mode
16:48de rapport de puissance
16:49et bien
16:51les entreprises
16:52qui sont sous-représentées
16:54dans ce type de combat
16:55vont voir
16:57leurs produits écartés
16:58puisqu'une norme
16:59façonne le marché
17:00elle oriente
17:01la technologie
17:03donc elle l'ouvre
17:04ou elle le ferme
17:05L'État en définitive
17:07est-ce que
17:07est-ce que l'État
17:08défend tout le monde
17:10ou est-ce que l'État
17:11tient compte
17:12de l'évolution
17:13des entreprises
17:14qui défend la norme
17:16en définitive
17:16qui défend les normes
17:17pour chez nous
17:18Alors je dirais
17:19en premier lieu
17:20il faut que
17:21les chefs d'entreprise
17:22vraiment
17:24adoptent
17:25cette culture
17:26de chasse en meute
17:27se fédèrent entre eux
17:28parce qu'ils sont
17:31régulièrement
17:31ou divisés
17:33il faut vraiment
17:34qu'ils regardent
17:35leur intérêt commun
17:36de façon à défendre
17:38déjà
17:38au sein de leur filière
17:40ce qu'on a fait
17:41au sein de la filière
17:42donc
17:42se réunir
17:43pour défendre
17:44la position française
17:45derrière
17:46l'État doit être
17:47offensif
17:48pour le coup
17:49nous à l'époque
17:50où on a
17:51à l'époque
17:52quand on a vécu
17:53le problème
17:54alors les services
17:55de sécurité économique
17:57étaient en
17:58courte
17:58sur structuration
17:59territoriale
18:01et
18:03heureusement
18:03s'installer
18:04à Bercy
18:04mais en 2008
18:05pour le coup
18:06enfin sous le premier ministre
18:07qui était différent
18:08de Bercy
18:09pour le coup
18:10l'État
18:12était
18:15trop absent
18:16trop absent
18:17clairement
18:17enfin à l'époque
18:18en 2008
18:19quand j'ai lancé
18:19l'alerte
18:19j'ai été voir le préfet
18:20il m'a dit
18:21oui oui
18:21si je reçois un règlement
18:22je mettrai ça
18:22dans le troisième tiroir
18:23je ferai durée
18:24vous inquiétez pas
18:25voilà
18:25mais on m'a pas dit
18:25attendez
18:26on va avertir
18:26le service de sécurité
18:27ah non non non
18:28du tout
18:30et
18:31l'intervention
18:32de l'État
18:33pour nous
18:34a eu lieu
18:35avec l'intervention
18:37de la DGSI
18:37dans notre entreprise
18:38qui a signalé
18:39à l'État
18:40avec
18:40après en 2013
18:42Claude Revelle
18:43qui
18:44donc pour le coup
18:45par bonheur
18:45était
18:47à la tête
18:47de la D2IE
18:49et à l'époque
18:50moi j'avais
18:51internet
18:52j'avais lancé
18:52une bouteille à la mer
18:53c'est remonté
18:54par la épine
18:54une bouteille à la mer
18:55sur le site
18:55de la D2IE
18:56à l'époque
18:57l'État
18:58n'a pas eu
18:58certains services
19:00de l'État
19:02pour le coup
19:02un organe
19:03du ministère
19:03de l'Environnement
19:05n'a pas eu
19:06cette notion
19:07de dire
19:08tiens
19:08s'il y a un sujet
19:09sur une filière
19:09on va la soutenir
19:11on a eu
19:11à un moment donné
19:12quand même
19:13une très forte
19:14pénétration
19:16notamment
19:17de l'Allemagne
19:18dans les services
19:20de l'État
19:21sur les acteurs
19:21principaux du marché
19:22les acteurs leaders
19:25les prescripteurs
19:26sur le marché
19:26et on a fait face
19:28à un dénigrement
19:30pour le coup
19:31planétaire
19:31de la technologie
19:32puisque quand on allait
19:33à l'autre bout du monde
19:34on a été traité
19:35de technoterroriste
19:36en Malaisie
19:36quand même
19:37on nous a dit
19:38attention quand vous y allez
19:39bon
19:40et en France
19:42on avait
19:43des français
19:44contre nous
19:45il n'y avait pas
19:47cette notion
19:48de soutien
19:48de dire
19:50attendez
19:51on a une question
19:51éventuellement
19:52on vous la pose
19:52non
19:54à la fois
19:54certains services
19:56de l'État
19:57et acteurs leaders
19:58n'ont pas soutenu
19:59la norme française
20:00à l'époque
20:00n'ont pas eu
20:02cette
20:04parce qu'il y a aussi
20:04une acculturation
20:05c'est le mot
20:06souveraineté
20:06il y a quelque temps
20:07c'est un gros mot
20:07enfin
20:09si c'était dans une dimension
20:12de norme européenne
20:14on devait
20:15s'aplatir
20:17et respecter
20:18et l'Allemagne
20:18avait mis ses vies
20:19elle était dans la norme
20:20européenne
20:21parce que
20:21l'Europe
20:22était
20:23concrètement
20:24pouvait être
20:25concrètement
20:25une force
20:26mais à condition
20:28d'y avoir
20:28défendu ses intérêts
20:30à l'intérieur
20:30de ce continent
20:32européen
20:32de l'Union Européenne
20:33il ne faut pas oublier
20:33vous vous en souvenez
20:34on avait évoqué ça
20:35dans une émission
20:35pour Bruxelles
20:37qu'à Bruxelles
20:38vous savez
20:38les lobbyistes
20:39à Bruxelles
20:40doivent se faire inscrire
20:41bon
20:41les premiers lobbyistes
20:43à Bruxelles
20:44c'est les américains
20:44il y a plus de 1000
20:45il y a plus de 1000
20:47lobbyistes américains
20:48à Bruxelles
20:49les deuxièmes
20:50c'est les allemands
20:51ils sont entre 700
20:52et 800
20:53les français
20:54ne sont pas une centaine
20:55alors il ne faut pas chercher
20:57comme ce sont les lobbyistes
20:59qui préparent les textes
21:00et qui influencent
21:01on est forcément
21:02on perd
21:03en ayant perdu
21:05on part
21:05en ayant perdu
21:07comme les lois européennes
21:08sont supérieures
21:10aux lois françaises
21:12la bonne nouvelle
21:13c'est
21:13la DGSI
21:14quand même
21:17a été informée
21:18de votre problème
21:19et est intervenue
21:20quel a été l'intérêt
21:22comment vous avez sensibilisé
21:24la DGSI
21:25à votre sujet
21:26en fait
21:26ils sont intervenus
21:27mais ils sont intervenus
21:28parce que dans notre filière
21:29il y avait un grand groupe
21:31parce qu'effectivement
21:32les entreprises
21:33passent sous les écrans radars
21:34les petites entreprises
21:35passent sous le passé
21:36sous les écrans radars
21:37et passent encore
21:39trop
21:39d'une certaine manière
21:40on a eu une démarche
21:42de la DGSI
21:43qui avait été saisie
21:44donc désormais
21:45de la défense
21:46des intérêts économiques français
21:47donc qui avait été saisie
21:49de notre problème
21:50et donc qui me dit
21:52voilà
21:52on sait que votre technologie
21:54est attaquée
21:55on sait qu'il y a
21:56certaines intimidations
21:57c'est ce que j'évoque
21:58un petit peu
21:58dans mon livre
22:01et la nécessité aussi
22:04de ne pas se résigner
22:06de ne pas capituler
22:08de passer à l'offensive
22:10puisqu'il y a des solutions
22:11vous savez
22:11c'est le moustique
22:12et l'éléphant
22:12c'est pas parce que
22:13vous êtes plus petit
22:14ou vous êtes plus fort
22:15que vous allez perdre
22:16et que vous avez perdu
22:19et donc il y a toujours
22:21il y a des stratégies
22:24à développer
22:24quand on les prépare
22:26quand on étudie le terrain
22:27quand on étudie les acteurs
22:28les rapports de force
22:29les liens
22:30les relais d'influence
22:33et les biais
22:34sur lesquels
22:36on va pouvoir s'appuyer
22:38pour mener une contre-offensive
22:40ce que je décris
22:41un petit peu
22:42dans le livre
22:43puisqu'on avait face à nous
22:44une conférence scientifique
22:45dans la foudre
22:46avec des gros moyens
22:48soutenus
22:48par des très gros acteurs
22:50financiers
22:50en gros
22:51qui disaient
22:52écoutez si vous pouvez écrire
22:53un papier en disant
22:54que là ce produit
22:55il est mauvais
22:55après une dizaine de papiers
22:57avec les papiers
22:57on les prendra
22:58on ira voir le ministère
22:59on ira voir les personnes
23:00en disant
23:00vous avez vu attention
23:01il y a un sujet
23:01là le produit est dangereux
23:04et nous on prenait ça
23:06en pleine figure
23:07pour le paratonnerre
23:09ce qui est intéressant
23:09c'est que
23:10les concurrents internationaux
23:11ne disaient pas
23:12que leur produit
23:13était meilleur
23:14que le vôtre
23:15ils disaient que
23:16votre produit
23:16était dangereux
23:17que notre produit
23:18ne fonctionnait pas
23:19dans la nature
23:19c'est ce qu'on m'a opposé
23:20dans cette conférence
23:23à un moment donné
23:23que j'interromps
23:24où je débarque
23:26dans cette conférence
23:26scientifique
23:27et au moment
23:28où il y a un vote
23:29qui a été organisé
23:31de 300 scientifiques
23:32pour dire
23:33avec ce vote là
23:34quand on aura 300 scientifiques
23:35qui vont voter
23:35on va enregistrer
23:36les noms
23:37on envoie ça
23:37à la commission européenne
23:38là les français
23:39l'industrie française
23:40voilà
23:41et donc effectivement
23:42il y a ce vote
23:43à 20 levés
23:44300 scientifiques
23:45je me retourne
23:46je vois toutes les mains
23:47bon ils disent
23:48et qui est contre
23:50je lève la main
23:51je suis toute seule
23:53je ne sais pas
23:54ce qui va se passer
23:54bon il me dit
23:55venez à la tribune
23:56je me dis
23:56qu'est-ce que je vais bien
23:57pouvoir dire
23:57mais moi je ne suis pas scientifique
23:59qu'est-ce que je vais bien
24:00pouvoir dire
24:00et les trois mètres
24:01qui m'ont séparé
24:02je me suis dit
24:02il dit la vérité
24:03il dit ce qui devient
24:04j'ai dit voilà
24:05nous sommes des industriels français
24:07on nous a
24:09indiqué
24:10que votre conférence
24:10était militante
24:11qu'elle n'était pas neutre
24:12nous sommes en mesure
24:14d'affirmer
24:15que les paratonnaires
24:15à dispositif d'amorçage
24:17marchent dans la nature
24:18si vous nous permettez
24:20de présenter
24:20une publication scientifique
24:24non c'est pas
24:24évidemment
24:25là il y a eu
24:25un tollé
24:26ah non non non
24:26c'est interdit par les statuts
24:27ah oui
24:28c'est interdit par les statuts
24:29effectivement
24:30donc nous avons créé
24:32notre propre symposium
24:33scientifique
24:34nous avons
24:35proposé
24:36des tests
24:37contradictoires
24:39à ces détracteurs
24:40en disant
24:40voilà
24:40on vous propose
24:41si on vous propose
24:42de mettre notre
24:43soumettre notre
24:44technologie
24:45un test in situ
24:45en condition réelle
24:47ce que vous voulez
24:49il m'a dit
24:49non non
24:50mais votre protocole
24:51ne nous convient pas
24:51je lui ai dit
24:52écoutez
24:52proposez votre protocole
24:53il n'y a pas de sujet
24:54proposez-le
24:56oui non mais
24:57nous on n'a pas le temps
24:58je lui ai dit
24:58proposez les techniciens
24:59qui encadrent
25:00on est ouvert
25:01oui mais non
25:02ce qu'aurait dû faire
25:03le ministère de tutelle
25:04qui a
25:04avant de faire ce rapport
25:06on a démontré
25:07puisqu'aujourd'hui
25:08on a plus de
25:10qu'on appelle
25:11500 000 années
25:12PDA
25:12de retour d'expérience
25:15sans sinistre majeur
25:16laissez-moi vous dire
25:17que dans les zones
25:18où on protège
25:19de la foudre
25:19les zones kéroniques élevées
25:21s'il y avait eu
25:22un incident
25:23on en aurait entendu parler
25:24depuis longtemps
25:24votre histoire se termine bien
25:26parce que
25:26vous avez développé
25:28votre entreprise
25:29vous avez eu
25:31un
25:32comment dire
25:33un produit phare
25:35et avec
25:35une image
25:36qui s'est fait connaître
25:37à l'international
25:38c'est-à-dire
25:38vous avez déposé
25:40un paratonnerre
25:41en haut de la tour Eiffel
25:42quand même
25:42la tour Eiffel
25:43c'est quand même un produit
25:44qui s'exporte bien
25:45et c'est une belle image
25:47on a été drôlement fiers
25:49je me rappelle
25:50c'était vraiment
25:51on s'est dit
25:52quand on a vu
25:52l'appel d'offre
25:53de la tour Eiffel
25:54outre le fait
25:54quand on était petit
25:55quand personne vient
25:57me voir de l'équipe
25:58Fabien qui me dit
25:58Isabelle
25:59oui je lui dis
26:00vous ne voulez pas faire
26:00aussi l'université
26:02de la Nazare
26:02aussi
26:03on a déjà fait
26:04je lui dis
26:05non non
26:05mais il me dit
26:05là c'est moins
26:07bon
26:07et puis
26:07et c'est pareil
26:08c'était des dossiers
26:10comme ça
26:10en fait on a mis
26:11votre vote
26:11j'ai dit
26:11si on prend un risque
26:13ce que je voyais
26:14qu'il me regardait
26:14j'ai mis du temps
26:15à répondre
26:15et puis qu'à un moment donné
26:16à poser tant
26:17ils me disent
26:17bon vous avez décidé
26:18si on répond
26:19à l'appel d'offres
26:19j'y regarde tous
26:20et j'ai dit
26:21bon allez on le met
26:21au voie là
26:21qui est pour qu'on réponde
26:23parce que c'est tous ensemble
26:25et c'était magnifique
26:26de voir mon équipe
26:27se faire un selfie
26:28sur la tour Eiffel
26:29je m'appellerais toujours
26:29bon ça c'est des choses
26:30qui font du bien
26:31un chef d'entreprise
26:32comme je disais
26:34mon compagnon associé
26:35je lui disais
26:35bon mais si au moins
26:36on se plaît
26:36en tout cas on a réussi ça
26:37on les a rendus heureux
26:38on aura au moins réussi ça
26:40et la tour Eiffel
26:41donc on avait des gros acteurs
26:43en face de nous
26:45mon compagnon associé
26:46est ingénieur
26:47c'est un ancien Thalès
26:49donc passionné mécanique
26:51de tout ça
26:52et donc j'ai dit
26:54au doctorant
26:55donc avec qui
26:56on répondait au projet
26:56j'ai dit bon
26:58mettez toute la partie technique
26:59et j'ai dit
27:00nous on va monter
27:00la tour Eiffel
27:01on va l'apporter le dossier
27:03les concurrents
27:04ils renvoient
27:04non non
27:04je dis nous
27:05on va prendre le dossier
27:06on va prendre notre voiture
27:06on va monter à Paris
27:07on va prendre rendez-vous
27:08on va aller voir la personne
27:09parce que c'est important
27:10c'est important pour nous
27:12c'est important pour nous
27:13de réussir
27:13c'est une très grande fierté
27:14qu'il faut qu'ils sachent
27:15que c'est important
27:16qu'ils sont
27:17importants aussi pour nous
27:18et on est monté
27:20ça a été magnifique
27:21cet échange
27:22entre
27:23mon associé
27:23donc André Mottin
27:24et l'ingénieur en chef
27:25de la tour Eiffel
27:26qui nous a fait visiter
27:27tous les sous-sols
27:28de la tour Eiffel
27:28là où il y a
27:29toutes les communications
27:30jusqu'au dernier étage
27:32et on a été supérieurs
27:34en prix à la concurrence
27:36et on a été retenus
27:37pour la qualité
27:38de notre solution technique
27:39et comme je me disais
27:40vous appuyez sur le bouton
27:41trois heures après
27:42on est là
27:43on n'est pas à Paris
27:43mais trois heures après
27:44on est là
27:44quoi qu'il y ait
27:45et donc c'est une
27:46oui c'est une grande fierté
27:47pour nous d'avoir protégé
27:48la tour Eiffel
27:50en définitive
27:50à certains moments
27:52on se retrouve très seul
27:53quand on est face
27:55à des concurrents
27:56qui ne reculent devant rien
27:57qu'on est face
27:58à un état
27:59qui ne vous défend pas
28:00parce que vous êtes trop petit
28:01ou parce que ça n'intéresse pas
28:03en définitive
28:04c'est la solitude
28:05du chef d'entreprise
28:07on est tout seul
28:08et pour aimer vous le dites
28:09mais quand on est tout seul
28:10et qu'on bouge
28:11c'est ça qui est intéressant
28:12aussi dans votre livre
28:13si on a le courage
28:14de bouger malgré tout
28:15quand on est tout seul
28:16on peut s'en sortir
28:18complètement
28:18alors moi je me suis sentie
28:21assez seule
28:22en ce sens que
28:23c'est vrai que d'autres personnes
28:25m'ont dit
28:25écoutez ne dites rien
28:26faites le dos rond
28:27si vous vous défendez
28:28vous allez passer un argent fou
28:30vous allez passer
28:32j'ai effectivement
28:34de ce fait
28:35pour passer à l'offensive
28:37dû déséquilibrer
28:38l'exploitation
28:39on a dû mettre au point
28:40un nouveau produit
28:41on a dû déposer
28:42un nouveau brevet
28:44et on a derrière
28:45tous les effets collatéraux
28:47qui arrivent à une entreprise
28:48avec les banquiers
28:51les financeurs
28:52qui vous disent
28:55finalement on avait dit
28:56oui mais finalement
28:57on dit non
28:57finalement on dénonce
28:58les lignes de découvert
29:00non non là on n'est plus d'accord
29:01on ne signe pas
29:02vous risquez de déposer le bilan
29:04c'est pas très grave
29:05de toute façon
29:08qui le disent
29:08et qui même l'écrivent
29:10finalement
29:12en tirant les garanties
29:14que l'on a
29:14pour le coup de BPI France
29:15ça va être plus
29:16à l'époque OSEO
29:17ça va être plus intéressant
29:19vous avez des adversaires
29:20qui vous disent
29:23les concurrents
29:24les règles du jeu ici
29:25c'est qu'il n'y en a aucune
29:26d'accord
29:27très bien
29:27maintenant on y va
29:28et vous avez
29:29votre équipe
29:30pour moi l'entreprise
29:31l'équipe c'était
29:32c'était quelque chose
29:33d'important
29:34on menait
29:36l'humain pour moi
29:37est très important
29:37dans l'entreprise
29:38c'est vraiment
29:40comme un peu
29:40une traversée
29:42une transat
29:43c'est l'équipage
29:45on va affronter
29:46des coups de vent
29:47on va affronter
29:47mais
29:49on est préparé
29:50j'ai préparé
29:51les collaborateurs
29:52expliqué
29:54consommer un temps
29:54très important
29:56que j'estimais
29:57nécessaire
29:58pour les acculturer
29:59pour organiser
30:02notre défense
30:03être aussi
30:04sur une organisation
30:06défensive
30:06mais malgré tout
30:07ce que vous mettez
30:08en oeuvre
30:09vous vous défendez
30:10vous vous battez
30:11avec des procédures
30:13vous vous battez
30:14contre les banquiers
30:15vous vous battez
30:15sur la norme
30:16vous vous battez
30:16sur le marché
30:17vous vous battez
30:17contre
30:18oui vous avez
30:18un sentiment de solitude
30:20et c'est aussi pour ça
30:21je voudrais que ce livre
30:22serve à ça
30:23parce qu'un chef d'entreprise
30:24m'a dit
30:24si je l'avais eu
30:26avant entre les mains
30:27je me serais peut-être
30:27plus battue
30:28et qu'aujourd'hui
30:28sa boîte a disparu
30:29et qu'il faut comprendre
30:32c'est difficile
30:34à faire comprendre
30:36à des gens
30:37qui n'ont pas été
30:38chef d'entreprise
30:39ou à des milieux
30:39que l'entreprise
30:41c'est le dernier bébé
30:42du chef d'entreprise
30:43en fait
30:45que pour un chef
30:46d'entreprise
30:47enfin en tout cas
30:48pour moi
30:50l'échec
30:50n'était pas une option
30:51l'échec
30:52n'était pas une option
30:53donc
30:55c'est trop lourd
30:56de conséquences
30:57c'est souvent lourd
30:57de conséquences
30:58on n'a pas le chômage
30:59chez l'entreprise
31:00on n'a pas
31:01les retraits de chapeau
31:03non non non
31:04là vous tombez
31:05vous avez tout
31:06l'endettement
31:07de l'entreprise
31:07même si vous gérez bien
31:08rien n'exclut
31:10que vous ne soyez pas
31:11appelé en comblement
31:12de passif
31:13enfin vous avez
31:14votre vie
31:14et celle de votre famille
31:15qui s'écroule
31:16parce que derrière
31:16vous êtes quotient
31:17parce que ci
31:17parce que là
31:19donc oui
31:19on est seul
31:20quand on se sent seul
31:22dans ce livre aussi
31:23c'est toute la complexité
31:26du chef d'entreprise
31:27c'est-à-dire
31:27on se rend compte
31:28que vous êtes attaqué
31:29par des concurrents
31:31internationaux
31:31bon ok
31:32c'est la vie
31:34professionnelle
31:35mais surtout
31:37vous n'êtes pas
31:38du tout défendu
31:39par l'écosystème français
31:41vous avez parlé
31:42des banques
31:42qui se retirent
31:43et ça
31:43ça arrive souvent
31:46où l'écosystème français
31:48ne soutient pas du tout
31:49son industrie
31:49et Alain Juil
31:50dit souvent d'ailleurs
31:51les banquiers préfèrent
31:52faire de la spéculation
31:54les banquiers
31:55vous perdent un parapluie
31:56quand il y a du soleil
31:57et vous l'enlèvent
31:58tout de suite
31:59à partir du moyen
32:00un nuage
32:00qui apparaît dans le ciel
32:02et quand on parle
32:03de réindustrialisation
32:04de la France
32:05c'est pas facile
32:06la première difficulté
32:07c'est effectivement
32:08de se faire financer
32:09quand on voit
32:09qu'il y a des boîtes
32:10qui tombent
32:10pour 30 000 euros
32:12de découvert
32:13quand on voit
32:14que notre entreprise
32:17était bénéficiaire
32:18qu'elle avait un résultat
32:21au minimum
32:22à un chiffre
32:22certaines années
32:23à deux chiffres
32:23que c'était la holding
32:24qui portait l'endettement
32:26qui était en cause
32:27et qu'un banquier
32:28quand on va
32:29pour se mettre
32:30sous mandat ad hoc
32:31ou sous sauvegarde
32:33alors qu'il avait
32:34donné son accord
32:34dire vous n'avez plus
32:35que 4 ans d'emprunt
32:36on le met 6 ans
32:37oui oui oui
32:37c'est super
32:38non non on le mettra 6 ans
32:39c'est super
32:40là ce que vous avez fait
32:40vous en sortez bien
32:41puis au moment de signer
32:43oui mais non
32:44finalement on ne signe plus
32:45et que l'administrateur
32:46me dit mais ça tient pas debout
32:48et au bout de quelques minutes
32:50on sort
32:50il me dit
32:51vous avez des cautions
32:51vous êtes garantie
32:52je dis ben oui
32:53il y a des cautions
32:53il regarde
32:54ils veulent vous faire déposer le bilan
32:56non mais je lui dis
32:57c'est n'a aucun sens
32:59on a l'avenir
32:59on a un carnet de commandes plein
33:00on a de la trésor
33:01on a tout ce qu'il faut
33:01c'est sur la holding
33:04et que quand il me dit
33:05on va dire qu'on vous place
33:07sous sauvegarde
33:07juste pour voir leur réaction
33:08les banquiers autour de la table
33:09et qu'il dit ça aux banquiers
33:11et que les banquiers
33:12écrivent
33:13écrivent
33:14non seulement disent
33:14mais écrivent
33:16monsieur l'administrateur
33:17en plaçant la société
33:19holding
33:19Verlimes
33:20sous sauvegarde
33:20vous nous privez
33:21du bénéfice
33:22d'un dépôt de bilan
33:23qui nous aurait permis
33:24de faire jouer
33:25les garanties
33:25BPI France
33:27vous entendez ça
33:28quand vous vous battez
33:29depuis huit ans
33:30pour sauver une entreprise
33:32ça
33:32mais je ne sais même pas
33:34comment ils peuvent
33:34se regarder dans la glace
33:35le soir
33:35voilà
33:36et alors
33:37et tout cet écosystème là
33:38il faut le dire
33:39quand un chef d'entreprise
33:41est en difficulté
33:43même le tribunal de commerce
33:45vous avez l'impression
33:46de passer en jugement
33:47mais vous passez en jugement
33:49on vous dit
33:49alors vous
33:50vous allez diviser par deux
33:51votre salaire
33:51excusez-moi
33:52il est inférieur
33:53à mon ingénieur
33:54mon salaire
33:55en fait on va pas
33:56il n'y a pas de sujet
33:57on n'est pas en train
33:58de parler au patron
34:00au grand patron
34:01du cash
34:02non non
34:03vraiment vous vous sentez
34:04alors ça
34:05il y a des petites choses
34:06qui se mettent en place
34:07mais
34:08il faut vraiment
34:10que les banquiers
34:11que les partenaires financiers
34:13que les partenaires
34:13en général
34:15se disent
34:15qu'une petite entreprise
34:17une entreprise
34:18une PME
34:19une ETI
34:19c'est la résilience
34:20d'un territoire
34:21c'est ce qui fait
34:23toute la richesse
34:24du pays
34:24qui contribue
34:27à la richesse
34:27du pays
34:27et que la fiche
34:28est par terre
34:29ça va coûter
34:30trois fois plus cher
34:30qu'il faut 15 ans
34:3220 ans
34:32pour créer
34:33un écosystème
34:34autour d'une entreprise
34:35il faut se rendre compte
34:36de la valeur
34:37que ça a
34:37c'est pas juste
34:38les 30 000 euros
34:39de découvert
34:40ou voilà
34:41non mais ils sont fiches
34:42ils sont
34:43vous savez
34:44alors là
34:44vous tombez
34:45aussi sur autre chose
34:47on parlait tout à l'heure
34:48de culture
34:49et d'habitude
34:49dans les pays
34:51la France
34:51est un pays
34:52dans lesquels
34:52les banquiers
34:53sont particulièrement
34:54frileux
34:54lorsqu'il s'agit
34:55de petites entreprises
34:56parce que si vous allez
34:57en Espagne
34:58ou en Italie
34:58c'est pas du tout
34:59comme ça
34:59les banquiers
35:01aident les petites entreprises
35:02les banquiers
35:03dans partout
35:04aussi bien en Espagne
35:05qu'en Italie
35:05mais nous on est dans
35:08une situation épouvantable
35:09pourquoi ?
35:09parce que nos banquiers
35:11les petites entreprises
35:12ça les intéresse pas
35:13ça rapporte pas assez d'argent
35:14qu'ils préfèrent sans poids
35:15faire du trading
35:16à grande vitesse
35:17qui rapporte des millions
35:19et des milliards
35:20enfin des millions
35:21des centaines de millions
35:23que de travailler
35:24avec des entreprises
35:25où il faut leur prêter
35:26de l'argent
35:26que ça prend du temps
35:27que c'est compliqué
35:28qu'il y a des risques
35:29ils veulent plus de risques
35:30le banquier
35:31il veut pas de risques
35:31on a abandonné l'Afrique
35:33vous qui avez travaillé
35:34à l'international
35:34les banquiers français
35:35ont abandonné l'Afrique
35:37aux banques marocaines
35:38et aux banques américaines
35:40et qui comme par hasard
35:42gagnent énormément d'argent
35:43en Afrique
35:43alors que nous
35:44on a abandonné
35:45pourquoi ?
35:46pas de risque
35:46c'est beaucoup plus simple
35:47pas de risque
35:48pas d'innovation
35:49pas de pensée
35:50vous le voyez
35:51quand vous voulez
35:52comment dire
35:53c'est la cofas
35:54qui a été récupérée
35:55par BPI France
35:57alors aussi
35:58facilité auparavant
35:59quand on avait un contact
35:59avec la cofas
36:00allo oui
36:01on a un acheteur
36:02au Rwanda
36:03on a un acheteur
36:06en Argentine
36:06voilà
36:07tenez
36:07vous avez le nom
36:08oui
36:09il est répertorié
36:10chez nous
36:11bon vous pouvez nous dire
36:12écoutez
36:12si vous y allez avec lui
36:14on peut vous couvrir
36:15on peut vous assurer
36:16à 100 000
36:18et là on se disait
36:18on engage le dialogue
36:20je disais
36:20tout bon client
36:21un client intéressant
36:21c'est quand même
36:22un client qui paye
36:23accessoirement
36:23c'est le premier critère
36:24donc
36:26maintenant
36:26ah ben non
36:27maintenant
36:28non non
36:28mais il n'y a pas
36:29alors vous ouvrez un compte
36:30alors attendez
36:31on vous envoie le lien
36:31sur internet
36:32vous allez ouvrir un compte
36:33déjà société
36:34voilà
36:34et puis ah non non non
36:35on ne donne plus de cotation
36:36on ne donne plus de
36:37oui on ne donne plus rien
36:38avant on avait des cotations
36:40on avait
36:40la cofas nous permettait
36:42d'avoir
36:42complètement
36:42une vision au niveau international
36:44d'un certain nombre
36:45de sécurité
36:45aujourd'hui il n'y a plus
36:47on ne peut pas avoir
36:48cette facilité de service
36:49donc non seulement
36:50il y a un problème
36:51de couverture aussi
36:52d'assurance
36:52on parle des banques
36:54du financement
36:54mais même avant
36:55le financement
36:56d'assurer des zones à risque
36:57c'est toute l'importance
36:58aussi quand même
36:59de ces structures
37:00d'intelligence économique
37:01qu'il y a
37:01qui vont auparavant
37:03vous faire des études
37:04des renseignements notoriétaires
37:06un petit peu baliser le terrain
37:07pour dire allez-y
37:08allez prenez le risque
37:09parce que si vous êtes
37:10une petite entreprise
37:13prenez le risque
37:13parce que nous
37:14on a balisé
37:15ce que ne peut pas
37:16faire une petite entreprise
37:17parce qu'elle n'a pas
37:17de correspondant là-bas
37:18parce qu'il n'y a plus
37:19tout ça
37:20et que ce sont en général
37:21des experts
37:22ils ne sont pas trop
37:23pas trop mauvais
37:24sur le sujet
37:26voilà
37:27et on a donc
37:28d'autres structures
37:28qui se dupliquent à ça
37:30mais qui doivent être payées
37:31alors qu'auparavant
37:31la COFAS
37:33il y avait
37:34voilà
37:34une flexibilité
37:36d'accès
37:37et une capacité
37:38des organismes
37:39à donner
37:40de l'information
37:41du renseignement
37:43de qualité
37:43précis
37:44pour qu'une entreprise
37:45parte à l'assaut
37:46avant de partir
37:47à l'assaut
37:47l'intéressant
37:48c'est qu'à chaque fois
37:49on met le doigt
37:49sur des choses
37:50qui posent des problèmes
37:51et nous savons tous
37:53en France
37:54que l'exportation
37:54va très mal
37:55on a des résultats
37:56catastrophiques
37:57on parlait d'Italie
37:58quatrième exportateur mondial
38:00c'est un petit pays
38:00et nous
38:01on s'effondre
38:02bon pourquoi
38:04parce que quand on regarde
38:05et qu'on gratte
38:06on avait des systèmes
38:07à l'époque
38:08on avait de bons résultats
38:09à l'exportation
38:09on avait des systèmes
38:11qui permettaient justement
38:12aux petites entreprises
38:13aux moyennes entreprises
38:14d'aller avec
38:16pas mal de possibilités
38:18offertes par l'État
38:19aujourd'hui
38:20il n'y a plus
38:20alors évidemment
38:21on revient à la solitude
38:23du chef d'entreprise
38:25on est tout seul
38:26on fait comme on peut
38:27et en plus
38:27personne ne nous aide
38:28alors c'est pas facile
38:29c'est juste inadapté
38:31c'est juste inadapté
38:32à l'entreprise
38:33il faudrait vraiment
38:34que les personnes
38:34changent de poste
38:35viennent passer un mois
38:36à côté d'un chef d'entreprise
38:38pour comprendre
38:39ce que tu es
38:40et comprendre
38:40que les aides
38:42à la limite
38:43il vaut mieux en donner moins
38:44de toute façon
38:45il doit y avoir un surplus
38:46à la fin
38:47parce que c'est juste inadapté
38:48on a couvert là
38:49une fois de plus
38:50beaucoup de sujets
38:51grâce à vous
38:52merci
38:53et c'est pas tous les jours
38:55qu'on reçoit
38:55des chefs d'entreprise
38:56on reçoit souvent
38:57des experts
38:58on est experts
38:59dans différents domaines
39:00vous êtes une experte
39:02vous êtes une experte
39:02en intelligence économique
39:04reconnue
39:05mais il n'y a pas que ça
39:06vous êtes aussi
39:07un vrai chef d'entreprise
39:08et un chef d'entreprise
39:10qui prend des risques
39:11et qui en a pris
39:12et c'est une magnifique
39:14démonstration en définitive
39:15alors à une époque
39:16vous savez
39:17où les jeunes
39:18moi je vois plein de jeunes
39:19aujourd'hui
39:19qui disent
39:20dans les sondats
39:21dans les études
39:22moi je ne veux pas
39:23être responsable
39:23parce que c'est trop
39:25contraignant
39:25c'est trop dur
39:26c'est trop pénible
39:27je pense qu'ils devraient
39:29lire des livres comme ça
39:30parce que ça leur donnerait
39:31peut-être enfin envie
39:32d'être chef d'entreprise
39:34et de savoir
39:34qu'avec de petits moyens
39:37mais beaucoup de volonté
39:38on peut y arriver
39:39moi ce livre m'a passionné
39:40je me suis replongé
39:42un peu dans
39:43et là aussi
39:45dans nos expériences
39:46où on partait
39:47avec notre baluchon
39:48en Chine
39:49au Japon
39:49tout seul
39:50à se battre
39:51et à essayer
39:51de gagner des contrats
39:53et on a vécu
39:55un peu
39:55la même chose
39:56que vous
39:58je dirais
39:59que
40:00personnellement
40:00entre
40:01les services
40:02de l'ambassade
40:04et
40:05la chambre de commerce
40:06dans les pays
40:07par exemple
40:08moi j'ai beaucoup travaillé
40:09en Chine
40:09et au Japon
40:10la chambre de commerce
40:11de Hong Kong
40:11française de Hong Kong
40:12était très performante
40:13par rapport aux services
40:15de l'ambassade
40:17et je me suis
40:18beaucoup appuyé
40:18sur le maillage
40:20des chambres de commerce
40:21à l'international
40:21c'est important
40:23un chambre de commerce
40:23vraiment
40:24on ne peut pas
40:24casser cet outil
40:26et en tout cas
40:27voilà
40:28je vous recommande
40:29si vous êtes étudiant
40:30si vous êtes chef d'entreprise
40:31si vous souhaitez
40:32vous lancer
40:33dans une belle aventure
40:34ce livre
40:35vraiment est intéressant
40:36parce que
40:36il décompose
40:38toutes les problématiques
40:39qu'on peut rencontrer
40:40qu'on rencontre
40:41de toute façon
40:41dans une entreprise
40:43et sur le développement
40:44commercial
40:45à l'international
40:45merci beaucoup
40:46c'était passionnant
40:47merci à vous
40:48et je vous dis à bientôt
40:49pour une prochaine émission
40:50sur Youtube
40:51tous les vendredis
40:52à 17h
40:53merci
40:53au revoir
41:07au revoir