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  • il y a 6 heures
Le RN a sa championne 2027 : vers un duel Le Pen-Mélenchon ?
La justice a tranché : Marine Le Pen sera la candidate du RN, et non Bardella. Elle a l’expérience, la légitimité et le charisme pour mener la bataille. Scénarios probables : Le Pen vs Mélenchon au 2nd tour, le camp central étant en déroute et peu susceptible de se qualifier. Un seul bémol : les sondages à 9 mois du scrutin restent peu fiables. 2027 s’annonce comme un duel droite nationale vs extrême gauche.

14 juillet : La France peut-elle encore peser face aux conflits ?
Macron s’en va. Ouf ! Le 14 juillet reste un déploiement de force impressionnant. Pour autant, cet outil de communication nationale et internationale, reflète-t-il la véritable puissance militaire de la France ? Le pays serait-il encore capable de tenir son rang en cas de conflit ? Entre tradition et modernité, le débat sur l’utilité de ces démonstrations reste ouvert.

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00:00:00Chers amis, je vais vous le dire le plus simplement du monde.
00:00:02Toute l'équipe de TV Liberté veut continuer à vous informer,
00:00:06à vous livrer des informations que les médias du système taisent.
00:00:09Nous voulons poursuivre nos décryptages de l'actualité
00:00:12pour vous livrer le dessous des cartes.
00:00:14C'est notre mission et elle sera d'une importance capitale dans l'année qui s'annonce.
00:00:18Alors reste à savoir si vous, vous voulez que tout cela continue,
00:00:21car c'est maintenant que nous avons besoin de votre soutien.
00:00:24A tous ceux qui nous ont déjà aidés, j'adresse nos plus sincères remerciements
00:00:28et à ceux qui veulent le faire, je vous le dis, ne tardez plus pour adresser vos dons.
00:00:32A ce jour, nous sommes encore bien loin de pouvoir boucler notre budget annuel
00:00:36pour poursuivre notre action.
00:00:38Mais je vous le dis aussi, plus que jamais nous sommes prêts à recevoir des coûts,
00:00:42plus que jamais nous sommes prêts à riposter, plus que jamais nous sommes prêts à ne pas reculer.
00:00:46Et vous, peut-on compter sur vous ?
00:01:07Bonjour à tous, nouvelle émission de Tête à Clash.
00:01:09Quatre invités, deux sujets, des coups de gueule et des coups de cœur.
00:01:13Laurent-Arthur Duplessis, bonjour.
00:01:15Bonjour.
00:01:16Géopolitologue.
00:01:17Oui.
00:01:19Hilaire de Crémier, bonjour.
00:01:20Bonjour.
00:01:20Vous êtes, vous, le directeur de la nouvelle revue universelle.
00:01:24Jean-Pierre Colombiès, un ancien policier qui a commis un ouvrage qui s'appelle...
00:01:28La face obscure de la police.
00:01:30Exact.
00:01:31Toujours en vente.
00:01:32Ah, qui...
00:01:33Puisque jamais, puisqu'il est sorti le 5 mai, donc...
00:01:36Ça va.
00:01:36Tout cela est encore fait.
00:01:37La peinture...
00:01:38Il a commis, j'ai eu un petit instant d'inquiétude.
00:01:41Et François Martin, qui lui aussi a commis un livre, qui lui est sorti en mars.
00:01:45Voilà, c'est ça, voilà.
00:01:46Qui s'appelle, rappelez-nous...
00:01:47La France dans le chaos du monde.
00:01:49Oui.
00:01:49Je me suis pas trop trompé avec le titre.
00:01:52C'est bien l'actualité.
00:01:53Alors...
00:01:54On n'est pas très loin dans les thèmes, non ?
00:01:55Les deux sujets, messieurs, un peu de calme.
00:01:57Les deux sujets seront Marine Le Pen et Jordan Bardella, puisqu'on a quand même la candidate
00:02:03du Rassemblement National.
00:02:04On va quand même se demander si Jordan Bardella n'aurait pas été un meilleur candidat.
00:02:08Et on va aussi se poser une question sur le ticket, le fameux ticket qu'elle propose.
00:02:14Le Pen, présidente, Bardella, Premier ministre.
00:02:17Et puis, on va parler en deuxième sujet du dernier défilé, du dernier 14 juillet de Macron.
00:02:23On va revenir sur cette symbolique.
00:02:25On va revenir sur pourquoi on continue à défiler, ce que ça fait comme relationnel pour la France
00:02:30et les envieux aussi.
00:02:32Allez, on se retrouve dans quelques secondes pour aborder le premier sujet.
00:02:40Alors, la justice a tranché.
00:02:42Ce sera donc Marine Le Pen qui sera candidate.
00:02:45Il va falloir que Jordan Bardella attende son tour.
00:02:48Mais la question, c'est est-ce que finalement, c'est le bon choix pour le RN ?
00:02:52Entre une condamnée, même si c'est en suspens, et un jeune sans expérience,
00:02:58qui est-ce qui aurait eu les meilleures chances de franchir l'obstacle du deuxième tour ?
00:03:03Puisque le premier tour, à peu près, on sait qu'il y aura un candidat du Rassemblement national.
00:03:08Et puis, il y a quelque chose de nouveau dans ce que propose Marine Le Pen.
00:03:12Elle propose un ticket.
00:03:14Elle propose un ticket où il y a une présidente et un premier ministre.
00:03:18Ça ne s'est jamais fait dans la Ve République.
00:03:20Et on va parler de ça aussi.
00:03:22Et le premier à qui je vais céder la parole, c'est François Martin.
00:03:26Avec une promesse, François, c'est que vous ne commencez pas par un long tunnel, là, s'il vous plaît.
00:03:30Non, je commencerai par un court tunnel.
00:03:32C'est vrai, ok.
00:03:34Écoutez, je ne sais pas si c'est le bon choix d'être l'un ou l'autre,
00:03:37parce que je ne pense pas que c'est un choix du RN.
00:03:40Je pense que c'est un choix des juges.
00:03:42Et c'est un choix politique, au départ.
00:03:44Elle aurait quand même pu dire,
00:03:46vu le fait que, vu les attendus de la condamnation,
00:03:50même si elle est très en retrait par rapport à la première,
00:03:53dans ces conditions-là, je ne peux pas y aller.
00:03:55Mais elle n'a pas fait ça.
00:03:56Je ne pense pas que dans les cas de système, je dirais,
00:04:00de piège de Thucydide, avec un numéro 1 et un numéro 2
00:04:04qui veut prendre la place du numéro 1,
00:04:06le numéro 1 ne cède jamais sa place de numéro 1 de bon gré.
00:04:09Je pense que ça n'existe pas, ni en politique, ni en géopolitique,
00:04:13ni nulle part.
00:04:14Donc, ça me paraissait absolument évident
00:04:16qu'à partir du moment où Marine Le Pen
00:04:19avait la possibilité de se présenter,
00:04:21elle se serait présentée de toute façon.
00:04:23Je n'ai...
00:04:25Et son idée de ticket me paraît intelligente, du coup,
00:04:29parce qu'elle va essayer de rapprocher en même temps
00:04:32les partisans d'elle-même et les partisans de Bardella.
00:04:36Moi, je pense que...
00:04:37C'est une forme de synthèse.
00:04:39Bah oui, j'aurais été à sa place,
00:04:40j'aurais fait exactement la même chose.
00:04:42D'accord.
00:04:42Parce que, par contre, ce dont je suis persuadé aussi,
00:04:45c'est qu'entre la reprise justice
00:04:47qui s'est déjà plantée combien de fois ?
00:04:49Trois fois ?
00:04:49Alors, elle s'est déjà présentée trois fois,
00:04:51ça va être sa quatrième.
00:04:52Ouais, elle s'est plantée trois fois
00:04:54et qui a moralement un bracelet électronique à la jambe.
00:05:01Les pouvoirs politiques qui dirigent les juges
00:05:04ont évidemment décidé qu'elle avait plus de chances
00:05:08de se ramasser que le jeune et bon Bardella.
00:05:12Moi, j'ai le sentiment que tout le monde s'attendait
00:05:15à une décision de justice qui la sortait du jeu
00:05:18et que les juges, au contraire, l'ont remise dans le jeu
00:05:23et vous pensez, vous, que c'est un coup tordu, un coup de billard ?
00:05:27De toute façon, il n'y a que des coups tordus en politique aujourd'hui,
00:05:30surtout vis-à-vis du Rassemblement national.
00:05:32Donc, ça me paraît un coup tordu de plus, oui.
00:05:34Laurent-Arthur Duclessis.
00:05:35Il y a une chose dont on ne parle pas beaucoup,
00:05:37c'est le piège juridique.
00:05:39Oui.
00:05:39Quel est-il ?
00:05:40Il est terrible, ce piège juridique.
00:05:43Le président de la Cour de cassation a dit
00:05:45que la Cour rendrait son arrêt
00:05:49avant le premier tour de l'élection présidentielle.
00:05:53Et donc, la Cour peut...
00:05:55Début d'année 2027, hein ?
00:05:57Mars, peut-être, un petit peu avant.
00:05:59C'est François Mollins, non ?
00:06:00C'est François Mollins, oui.
00:06:01C'est celui qui a ordonné la mort du...
00:06:05Comment ça s'appelle ?
00:06:07Du jeune...
00:06:08Et alors, en tout cas...
00:06:09C'est un franc-maçon de la pire espèce.
00:06:11Oui, ils le sentent tous, là-dedans.
00:06:12Donc, en fait, le danger est le suivant.
00:06:16La Cour peut soit rejeter le pourvoi,
00:06:19ça a carrément cassé l'arrêt de la Cour d'appel,
00:06:24mais...
00:06:25Soit elle peut rejeter l'appel de Marine Le Pen, c'est ça.
00:06:28Mais ça renvoie, du coup, au jugement de première instance.
00:06:31Oui, bien sûr.
00:06:32Et donc, du coup, ça réactive la non-éligibilité.
00:06:38Et du coup, ça mettrait Marine Le Pen hors jeu.
00:06:42Oui, mais hors jeu.
00:06:44Alors, là, on peut imaginer que c'est inimaginable démocratiquement
00:06:48qu'une candidate à quelques semaines du premier tour soit sortie.
00:06:54On a le précédent Fillon où, pour des malheureuses petites histoires insénifiantes,
00:07:01on l'a mis hors jeu en précipitant le calendrier d'une manière éhontée
00:07:06pour le disqualifier électoral.
00:07:08C'est lui qui s'est retiré.
00:07:09Ce n'est pas la justice qui lui a été sous pression.
00:07:12Il y a quand même une grosse nuance.
00:07:13Il y a un autre...
00:07:15Pardon ?
00:07:16Fillon ne s'est pas retiré.
00:07:17Ah ben, c'est lui qui n'a pas pu aller jusqu'au bout.
00:07:19Il n'a pas été empêché.
00:07:21Non, non, d'accord, mais il n'a pas été élu, mais il ne s'est pas retiré.
00:07:23Il ne s'est retiré de la course.
00:07:23Il n'est pas au deuxième tour.
00:07:25Non.
00:07:25Non, il a été candidat.
00:07:26Il a été candidat.
00:07:29Il a été candidat.
00:07:29Ah ben non, c'est sûr, il a été candidat.
00:07:31Fillon a été candidat ?
00:07:31J'ai le sentiment qu'il n'a pas...
00:07:33Non, non, pas du tout.
00:07:34Il s'est parti, mais...
00:07:34Ah ok.
00:07:35Il s'est pas retiré.
00:07:36Non, non, il s'est pas retiré.
00:07:37Non, mais...
00:07:37On lui a plombé.
00:07:47Il s'est totalement sorti d'affaires, d'accord.
00:07:50On lui a plombé sa campagne.
00:07:52Et d'autre part, il faut une validation du Conseil constitutionnel des candidatures.
00:07:57Oui.
00:07:57Donc de toute façon, Marine Le Pen va repasser devant un Conseil constitutionnel dont on connaît la structure, la présidence,
00:08:06et quelle est la raison pour laquelle il a été littéralement institué et réinstitué par Emmanuel Macron.
00:08:15Pierre de Crémy, elle se passe quand, cette validation du Conseil constitutionnel ?
00:08:19Après la candidature, c'est le Conseil constitutionnel qui valide toutes les candidatures.
00:08:24Toutes les candidatures doivent présenter leurs 500 signatures, doivent dire leur patrimoine,
00:08:32doivent remplir un certain nombre d'obligations.
00:08:34Et le Conseil constitutionnel réexamine la validité de la candidature en elle-même.
00:08:41Et donc là, Ferrand et toute la bande qui est derrière, ils ont toutes les possibilités pour, de nouveau, empêcher
00:08:52Marine de se présenter.
00:08:54Et ça, ça pourrait intervenir à quel moment par rapport à la décision de la Cour de cassation ?
00:08:59On parle de deux astuces.
00:09:00C'est généralement, c'est généralement qu'un mois avant.
00:09:05Ah oui, aussi tard que ça ?
00:09:07Oui, oui.
00:09:07Ah oui, oui, oui, oui.
00:09:08Oui, mais ce qui veut dire, alors pardonnez-moi, on va refaire un tout petit peu de calendrier,
00:09:12si la décision de la Cour de cassation intervient en mars, la décision du Conseil constitutionnel intervient après.
00:09:18C'est ça que vous dites ?
00:09:20Oui, je ne peux pas vous dire exactement, parce que je ne l'ai pas dans l'esprit.
00:09:24Oui, il faudrait se reporter au texte, mais de toute façon, vous avez l'obligation d'une validation par le
00:09:31Conseil constitutionnel.
00:09:32Et avec un problème supplémentaire, c'est que si Marine Le Pen est invalidée tardivement,
00:09:37Oui, c'est ce qu'ils voudront.
00:09:38Bardella ne pourra pas entrer en piste, parce qu'il y a une date limite pour valider les candidatures par
00:09:45le Conseil constitutionnel.
00:09:46Là où il y a un piège juridique, c'est que la Cour de cassation peut très bien donner sa
00:09:52décision le plus tard possible,
00:09:55qui n'est tout simplement pas...
00:09:56Sachant que c'est la stratégie, pardon, c'est la stratégie des défenseurs de Marine Le Pen,
00:10:00qui veulent poser des questions prioritaires de constitution pour retarder au maximum,
00:10:05Mais alors ça peut se retourner, voire une décision après l'élection.
00:10:08Ça peut se retourner contre Marine Le Pen, contre le Rassemblement national qui risque de ne pas avoir de candidat
00:10:13du tout.
00:10:13C'est ça, et c'est la raison pour laquelle, en interne, sa décision de se présenter quand même est
00:10:18très critiquée,
00:10:19parce qu'ils auraient voulu que Bardella, dès à présent, qui lui, n'est visé par aucune procédure, soit...
00:10:25Déjà, déjà, on commence à le viser.
00:10:29Elle est pas mûre du tout.
00:10:31Vous connaissez l'affaire Fillon ?
00:10:33Oui, mais d'accord, mais elle n'est pas dans le même...
00:10:34Oui, pardon, mais je pense qu'elle n'est pas de l'ampleur...
00:10:37Elle n'est pas du même ordre.
00:10:39Et puis on a changé d'époque, maintenant, le ras-le-bol de l'opinion est tel que...
00:10:43Ça serait Fillon aujourd'hui, par exemple, ça marcherait plus, le plomb...
00:10:47L'intoxication vestimentaire, si je peux dire, qu'on lui a fait.
00:10:51Parce qu'il ne faut pas, si je peux me permettre, il ne faut pas perdre de vue quelque chose,
00:10:55quand même.
00:10:55C'est qu'elle n'est pas condamnée qu'une fois, elle est condamnée deux fois, et en appel.
00:10:58Et que la cassation ne rend une décision que sur la forme et pas le fond.
00:11:02Et c'est tout le débat, d'ailleurs, quand on parle du procès Sarkozy,
00:11:07dont la peine définitive sera prononcée à la rentrée.
00:11:10Et là, tout le monde claque des dents au LR, parce que ce sera définitif et exécutable.
00:11:15C'est-à-dire que s'il y a une peine de prison qui lui est assignée, par exemple, il
00:11:18ira en prison, tout simplement.
00:11:19Vous parlez de Sarkozy.
00:11:20De Sarkozy, oui.
00:11:21Oui, en l'espèce, ça n'a pas l'impact sur la campagne présidentielle.
00:11:24Non, ce n'est pas ça que je veux dire.
00:11:24Non, mais je le cite comme exemple.
00:11:25Oui, bien sûr.
00:11:26Mais ce que je veux dire par là, c'est que, oui, elle est condamnée, point barre.
00:11:29Quand j'entends les classiques du Rassemblement National dire, ah non, elle est présumée innocente.
00:11:33Non, c'est faux.
00:11:34Elle n'est pas présumée innocente.
00:11:36Elle est coupable, point barre.
00:11:38Après, on peut discuter sur la légitimité ou pas du fond de la procédure.
00:11:41Est-ce que c'est un complot politico-judiciaire ?
00:11:44C'est évident que c'est un complot.
00:11:45Casser, et à mon avis, on est plus là-dedans, pour casser la candidature et la dynamique Le Pen.
00:11:50Et c'est là où il y a des paradoxes à tous les niveaux.
00:11:53C'est que croire que Pascal est condamné peut l'empêcher d'être présidente, ça c'est une erreur.
00:11:57Parce que les Français ont ce petit côté un peu romantique de considérer que quand on s'acharne sur quelqu
00:12:02'un, ça le rend d'autant plus sympathique.
00:12:04Et les sondages le montrent.
00:12:05Pas que les Français.
00:12:07Et les sondages le montrent.
00:12:07C'est comme ça que Franck a été élu.
00:12:09Il y a aussi quand même quelque chose qui va dans son sens, Marine Le Pen, c'est que c
00:12:12'est une candidate qui s'est présentée plusieurs fois.
00:12:15Et rares sont les candidats qui sont élus à leur première candidature.
00:12:19Mitterrand s'est présenté plein de fois.
00:12:21Il y a autre chose, si je peux me permettre.
00:12:22Le candidat qu'elle aura en face d'elle, ce ne sera plus Macron.
00:12:25Ce sera une autre paire de manches.
00:12:26C'est-à-dire que si vous avez un Mélenchon, par exemple, il n'y aura pas photo.
00:12:30Il y aura une majorité pour Marine Le Pen.
00:12:33C'est ce que disent tous les sondages depuis sa déclaration.
00:12:36C'est évident.
00:12:3735% pour Mélenchon, 65%.
00:12:39Mais bien sûr, parce que toute la droite, je dirais classique, qu'on appelle le gouvernement,
00:12:43qui pour moi n'est pas plus de gouvernance qu'autre...
00:12:45Enfin bref.
00:12:46Mais le centre, les centristes bontins, la droite classique ne votera jamais pour la France insoumise.
00:12:52C'est un non-sens absolu, total.
00:12:53Mais est-ce que la France, pardon, est-ce que la France bontins, comme vous l'appelez,
00:12:57voterait pour Marine Le Pen alors qu'elle aurait eu l'occasion de voter pour Jordan Bardella ?
00:13:02Un Édouard Philippe est capable de voter Mélenchon, de retourner ses voix vers Mélenchon
00:13:07plutôt que vers Marine Le Pen.
00:13:08Quel intérêt ?
00:13:09Il l'a déjà dit, qu'il voterait plutôt communiste que pour un candidat du Rassemblement national.
00:13:14Pour lui, l'ennemi numéro un, c'est le Rassemblement national.
00:13:17Et d'ailleurs, vous croyez que c'est le cas de son électorat ?
00:13:20Alors, non.
00:13:21Heureusement.
00:13:22Et l'électorat suit moins les mots d'ordre.
00:13:24Oui, oui, oui.
00:13:25C'est vrai.
00:13:25Mais surtout à droite.
00:13:26C'est vrai, mais il ne faut pas se tromper sur ce qu'on appelle le centre.
00:13:33Le débat tel qu'il se dessine aujourd'hui, c'est deux thématiques.
00:13:36L'une, c'est l'ordre et la sécurité.
00:13:39Et le deuxième, c'est l'immigration.
00:13:42Donc, c'est là-dessus que ça va se jouer.
00:13:44C'est pour ça que les Français plébiscitent le candidat du front.
00:13:48Pardon, ça c'est les thématiques de qui ?
00:13:50Parce que les gens à gauche ou au centre ne sont pas sur ces...
00:13:53Non, mais c'est les thématiques de la majorité des Français.
00:13:56Je veux dire...
00:13:56Les sondages le montrent.
00:13:57Si, si, si...
00:13:58Les sondages le montrent.
00:13:59Si, si...
00:14:00Pardon, les premières préoccupations, c'est l'économie, c'est pas du tout...
00:14:04Et la deuxième, la sécurité.
00:14:05L'insécurité, en la sécurité.
00:14:07Et l'écologie aussi.
00:14:08Je voudrais finir ma phrase.
00:14:10Oui, François Martin.
00:14:11Quel que soit le candidat, le candidat du front fait 65%.
00:14:15C'est un plébiscite, ça s'appelle un plébiscite aujourd'hui.
00:14:19Donc, les peuples et une partie des bourgeoisies qui sont des passionnés, je dirais, de l'immobilisme en général,
00:14:27et qui attendent de savoir comment ça va se passer, à mon avis, ont commencé à se mobiliser.
00:14:32Quand ils voient un jeune qui se fait lâcher toutes les semaines, ils se sont dit, ça ne tiendra plus.
00:14:37Il y a un problème.
00:14:38On va perdre nos avantages, notre truc, donc il faut bouger.
00:14:41Pardon, François, on est à neuf mois du scrutin.
00:14:44Est-ce que vous croyez véritablement au sondage, alors que les candidats des deux centres, on va dire, le centre
00:14:50droit et le centre gauche, ne sont pas déterminés ?
00:14:53Au centre droit, il y a plusieurs candidats potentiels, dont Édouard Philippe, mais il y a aussi Gabriel Attal.
00:14:59Et à gauche, au centre gauche, on va dire…
00:15:01Quel centre droit ? Gabriel Attal au centre droit ?
00:15:04Ah oui, ça se discute.
00:15:06Mais dans tous les cas, il se…
00:15:07C'est la droite de gauche, comme dit Jean-Marie Le Pen.
00:15:09Oui, mais si, OK, bien sûr.
00:15:10Pardon, mais OK, c'est une petite…
00:15:13OK, c'est marrant de votre part.
00:15:14Mais globalement, je dis quand même qu'au centre gauche, il n'y a pas encore de candidats.
00:15:19Et au centre droit, même si vous mettez Gabriel Attal plutôt dans le Parti Socialiste, d'où il vient…
00:15:26Non, non, oui.
00:15:26Voilà.
00:15:27Moi, je le mets dans le Parti opportuniste.
00:15:29On n'est pas d'accord.
00:15:30Très bien, mais globalement…
00:15:31Il n'est pas discernible.
00:15:33Les candidats des extrêmes, on va dire, et les candidats des centres ne sont pas encore déterminés.
00:15:38Est-ce qu'à neuf mois, on n'est pas en train de quitter des candidats ?
00:15:41Oui, la règle, la règle, que celui qui triomphe un an ou neuf mois avant et ne sera pas élu,
00:15:48c'est fini.
00:15:49C'est fini, pourquoi ?
00:15:50Attendez, je n'ai pas compris votre raisonnement.
00:15:51Vous savez, jusque-là, on disait, celui qui est en haut dans les sondages un an avant, on est sûr
00:15:58qu'il ne sera pas élu.
00:15:59Oui, c'est le passé des précédents scrutins.
00:16:02Exactement.
00:16:03On pensait que ça change.
00:16:03C'est fini.
00:16:04Pourquoi ?
00:16:05Parce que maintenant, il y a un tel ras-le-bol populaire vis-à-vis des élites politiques.
00:16:10Tout à fait.
00:16:10Il y a un tel rejet de ces élites que, de toute façon, il y aura un vote rassemblement national
00:16:17massif.
00:16:18Autrement dit, la cristallisation, qui est le phénomène qui doit se passer dans les 15 jours précédant l'élection,
00:16:25voire même quelques heures, voire même dans l'endroit où l'on vote, se passe beaucoup plus longtemps avant, d
00:16:33'après vous.
00:16:33Oui, parce que la montée de la sécurité et la montée du chaos en France fait que cette fois-ci,
00:16:40l'opinion, la vox populi est fixée sur le rejet des élites.
00:16:47D'accord.
00:16:47Et la légitimité technocratique dont se réclame le centre.
00:16:52Le centre se réclame la légitimité démocratique.
00:16:55On va dire le bon sens.
00:16:57Oui.
00:16:57Non, non.
00:16:58La bonne gestion.
00:16:59La bonne gestion.
00:17:00La compétence.
00:17:01Le cercle de la raison.
00:17:02Et la compétence.
00:17:02Vous avez le cercle de la raison.
00:17:04Non, mais pas seulement le cercle de la raison.
00:17:05Oui, la compétence.
00:17:07On n'a vu que des voleurs.
00:17:08Ils n'ont que ça à la bouche.
00:17:09En disant que les autres sont des crétins illettrés, sous-diplômés et incultes.
00:17:14Et ils ne sont pas capables de gouverner.
00:17:16Ils ne sont pas compétents.
00:17:17Ça, ça ne marche plus.
00:17:18Ça, c'est l'argument numéro un du centre.
00:17:20Ça ne marche plus.
00:17:21Quand il y a 3 300 milliards de dettes, quand plus rien ne fonctionne.
00:17:263 000 milliards.
00:17:273 500 milliards.
00:17:283 700 milliards.
00:17:293 700, bien entendu.
00:17:30Il y a d'ailleurs une horloge absolument fascinante.
00:17:32L'horloge de l'endettement, c'est fascinant.
00:17:34Quand rien ne marche, quand tout déraille, l'argument de la compétence déraille aussi.
00:17:40C'est-à-dire que le centre est privé de son argument numéro un, la compétence.
00:17:45Et affibler.
00:17:47Attendez, je voudrais...
00:17:48J'ai fait une objection.
00:17:49Je suis complètement d'accord avec ce qu'il a dit.
00:17:52Mais je fais une objection.
00:17:53C'est le système.
00:17:55Le système, il fera tout, mais tout pour se défendre.
00:17:59Tout.
00:17:59Et on l'a vu faire à plusieurs reprises.
00:18:01Et est-ce que les gens, est-ce que Marine Le Pen, est-ce que Jordan Bardella sont à la
00:18:07hauteur d'une riposte possible en face des pièges du système ?
00:18:12Ce qu'on est certain, c'est que Marine Le Pen est plus aguerrie.
00:18:15Mais ce que dit...
00:18:16Plus couturée d'événements.
00:18:18Oui, mais enfin, souvenez-vous, en 2017 et en 2022, elle n'a pas été...
00:18:22Laurent dit qu'on n'arrête pas la mer, voilà, c'est ça qu'il dit.
00:18:24Oui, j'ai bien...
00:18:24On n'arrête pas la mer, voilà, c'est ça.
00:18:25Oui, je voudrais qu'on fasse...
00:18:26Les Menhans seraient élus, là.
00:18:28Pardon, je voudrais pas...
00:18:29Les Menhans, hein.
00:18:29Pardon, je voudrais qu'on parle un tout petit peu du ticket.
00:18:32Parce que j'ai entendu François Martin parler de ce ticket et de l'approuver.
00:18:39Jean-Pierre Colombias, qu'est-ce que vous en pensez de ce ticket Premier ministre ou Président de Premier ministre
00:18:44?
00:18:44Je suis navré de vous contrarier, mais c'est pas la première fois.
00:18:48Il y a quatre ans, elle avait proposé un ticket avec Dupont-Aignan.
00:18:52Je sais pas, personne s'en souvient, mais Dupont-Aignan avait apporté son soutien.
00:18:55Et il s'était proposé, il était proposé comme Premier ministre dans le cadre de l'élection de Marine Le
00:19:00Pen.
00:19:00Donc c'est pas une innovation.
00:19:01– Sans poids très élevé...
00:19:04– On est bien d'accord, on est bien...
00:19:05Non, mais pour moi, le vrai risque, et là, ce serait un risque d'explosion sociale,
00:19:09c'est si véritablement le RN était privé de candidature purement et simplement.
00:19:12– Ça, c'est une possibilité.
00:19:14– Oui, oui, bien sûr.
00:19:16– C'est une possibilité.
00:19:16– Pardon, j'en discutais avec quelqu'un d'autre ici,
00:19:19qui disait qu'il y a un risque d'explosion aussi.
00:19:22C'est que s'il y a un deuxième tour Mélenchon-Le Pen,
00:19:27avec Mélenchon qui chaufferait à blanc le partisan
00:19:29pour qu'il se soulève au cas d'élection.
00:19:32– On se souvient de 2002.
00:19:33On se souvient de 2002.
00:19:34C'est-à-dire que les instituteurs envoyaient les gosses dans la rue hurler
00:19:40alors qu'il n'y avait aucun...
00:19:41– Mais Mélenchon n'a pas cet objectif de toute façon.
00:19:43– Si je peux me permettre,
00:19:43si je peux me permettre, 2027 ne peut être que l'année du chaos.
00:19:47– Oui, oui, bien sûr.
00:19:48– Pour moi.
00:19:48– Mais là, on a changé là-dessus.
00:19:50– Ça veut dire quoi l'année du chaos ?
00:19:51Comment ça se passe ?
00:19:53Pour un ancien flic comme vous, ça se concrétise comment ?
00:19:56– C'est un citoyen, c'est pas simplement le flic.
00:19:59On a deux candidatures, deux pôles politiques qui se détachent clairement.
00:20:02On a le Rassemblement National et la France Insoumise.
00:20:05En dehors de ça, c'est une noria de médiocres
00:20:08qui essaie de surnager dans un océan de médiocité.
00:20:10– Mais pour le moment, c'est sûr que les sondages sont très clairs.
00:20:13– Non, mais il y a tellement, il y a une myriade de candidats
00:20:15tout aussi nuls les uns que les autres.
00:20:17Les deux seules forces politiques vraiment structurées
00:20:20et en ordre de bataille, de marche,
00:20:22sont le Rassemblement National ou la France Insoumise.
00:20:25– Qui s'entendent.
00:20:26– De toute façon, ils sont...
00:20:27Et d'ailleurs, ils s'entendent sur un point...
00:20:28– Ils s'entendent !
00:20:29– Parce que le chaos leur rend service.
00:20:31Ce qu'ils veulent, c'est détruire le centre.
00:20:33– Ils s'entendent sur un point essentiel, déjà,
00:20:35c'est qu'aucun des deux ne veut sortir de l'Europe, déjà.
00:20:37Donc, à partir de là, ils sont tous consensuels.
00:20:39– Oui, ça se discute.
00:20:40– Mais, là où je veux en venir, c'est que...
00:20:42– Avec des nuances.
00:20:43– Si la France Insoumise gagne, il y aura, contre elle,
00:20:47parce qu'il y a des radicaux et des fascistes...
00:20:49Moi, ce que je qualifie des fascistes rouges.
00:20:51Il y a des gens sympathiques, mais il y a aussi des fascistes rouges.
00:20:53Des gens qui veulent aller jusqu'au bout.
00:20:55Donc, de fait, il y aura une opposition sur pas simplement la droite.
00:20:58– Donc, l'année du chaos, c'est ça.
00:20:59– Oui, et c'est pas simplement le Rassemblement National
00:21:02qui sera son adversaire.
00:21:03– Mais c'est toute la classe politique.
00:21:05Vous voyez que les partis socialistes apprécient les frasques de la France Insoumise.
00:21:09Vous croyez que Glucksmann, Gage et Consor sont favorables...
00:21:13– Alors, Pierre, qui est l'ennemi, le véritable ennemi de Mélenchon, c'est qui ?
00:21:18– C'est lui-même.
00:21:18– Non, c'est pas Marine.
00:21:20– C'est qui ?
00:21:21– C'est la gauche centriste.
00:21:22– Oui, bah oui, c'est celui qui est cité.
00:21:23– Parce que votre ennemi en politique, c'est celui qui mange le même électorat que vous.
00:21:28– Mais alors, à ce moment-là, à ce moment-là, l'ennemi de Marine Le Pen, c'est Ciutti,
00:21:33ou c'est la France la plus à droite de ceux qui vont voter Édouard Philippe.
00:21:38– Je termine sur la deuxième hypothèse, la victoire du Rassemblement National.
00:21:41Si le Rassemblement National gagne cette élection, que ce soit Bardella ou Marine Le Pen,
00:21:46l'ensemble de la gauche, là, pour le coup, fera bloc et appellera au soulèvement populaire.
00:21:51Et là, on a un problème de sécurité intérieure réel, foncier, radical et même mortel.
00:21:57– Et ça, c'est le fruit du macronisme triomphant.
00:22:01– Et ce sera pire parce qu'à supposer que Marine Le Pen passe, qu'est-ce qui se passe
00:22:08le lendemain ?
00:22:09Est-ce que Bercy va obéir au Premier ministre de Marine Le Pen ?
00:22:13– Mais pas que Bercy.
00:22:14– Est-ce que Grenelle va obéir alors qu'elle n'obéit déjà pas ?
00:22:17– Pardon, n'oubliez pas les législatives qui s'ensuivent.
00:22:22Automatiquement, dans les semaines qui suivent, il y a les législatives.
00:22:24– Bercy est tenu par 400 technocrates énarques qui, d'ailleurs, vont avoir une énorme difficulté
00:22:32avec les affaires financières françaises dans les quelques mois qui viennent, incontestablement.
00:22:37Mais ce sont des gens qui sont prêts à désobéir à tous les ordres qui leur viendront,
00:22:41à un Élysée qui ne leur plaît pas.
00:22:43Il en est de même de la rue de Grenelle, il en est de même du ministère de l'Intérieur.
00:22:47– C'est ce que j'allais dire.
00:22:48– Oui, absolument.
00:22:49– Il y a des gens qui n'obéiraient pas.
00:22:50– Bien sûr.
00:22:51– Mais il n'y a pas des légitimistes, vous pensez, parmi ceux-là,
00:22:54des Républicains qui se plieront aux élections, comme aux États-Unis ?
00:22:58– On va parler de la République tout à l'heure.
00:23:00– Oui, on va parler de la République tout à l'heure, absolument.
00:23:01– Excusez-moi, mais tout ce qu'on est en train de dire…
00:23:04– Oui, François Martin, ce sera la dernière parole, on a dépassé le…
00:23:07– Ces questions, ils se les sont déjà posées, et ils ont déjà les réponses.
00:23:12Enfin, je ne peux pas imaginer que qui que ce soit du RN qui arrive au pouvoir n'a pas
00:23:18déjà les premiers décrets pour arrêter les hauts fonctionnaires qui ne veulent pas, etc.
00:23:26Ils ont au contraire intérêt, c'est pour ça que je dis que de l'autre côté de l'échiquier,
00:23:32ils sont d'accord avec Mélenchon,
00:23:35eux, ils ont besoin du chaos, ça va leur rendre service pour mettre un certain nombre de choses au carré,
00:23:40et pour prouver aux Français ce pourquoi ils ont été élus, l'ordre.
00:23:44C'est la première chose.
00:23:46Donc, s'ils arrivent pour être les turiféraires de l'ordre, et qu'ils s'arrivent en disant
00:23:51« Ah ben finalement, Bercy ne veut pas obéir, tel préfet ne veut pas et on ne sait pas quoi
00:23:57faire »,
00:23:57à ce moment-là, qu'ils aillent planter des choux-fleurs au fond de la Bretagne.
00:24:02– Vous pensez autrement dit qu'ils ont commencé à anticiper tout ça ?
00:24:06– Ils n'ont pas commencé, ils sont prêts depuis longtemps, tous les décrets sont prêts,
00:24:10enfin, si vous voyez, je ne comprends rien à la politique.
00:24:12– Ok, merci beaucoup, on se retrouve dans quelques secondes pour avancer sur,
00:24:18on va revenir sur le 14 juillet, le dernier de Macron,
00:24:20et un certain nombre d'éléments sur la République nous a teasé Hilaire de Crémier.
00:24:25A tout de suite.
00:24:26– Allez, le 14 juillet, ce dernier 14 juillet du président Macron,
00:24:46alors c'est une apothéose, on va dire, 6700 soldats, 35 pays invités,
00:24:51et des blindés, des avions à perte de vue. Mais est-ce que c'est vraiment encore le reflet d
00:24:57'une grande puissance ?
00:24:58Ou est-ce que c'est un peu les derniers feux ? Néanmoins, ça reste un outil de communication,
00:25:04à la fois national et international, puisqu'on voit des invités prestigieux.
00:25:10Ma question, c'est, est-ce que la France qui se montre, est-ce qu'elle impressionne toujours ?
00:25:15– Je crois que le message macronien, c'est surtout qu'il rêve d'une guerre avec la Russie,
00:25:24pour se maintenir au pouvoir, en faisant jouer l'article 16 de la Constitution,
00:25:29c'est-à-dire en reculant s'inédier la date de l'élection présidentielle,
00:25:34et des législatives consécutives, il en rêve. L'idée de quitter l'Élysée l'année prochaine le rend malade.
00:25:42Il ne peut pas supporter ça.
00:25:44– Sauf s'il devient président de l'Europe.
00:25:46– Bon, ce n'est pas qu'il est déjà passé à autre chose, Martin ?
00:25:49– Non, mais il voit bien que l'Europe telle qu'elle est, remplacer Van der Leyen,
00:25:55ça n'a pas grand intérêt. En ce moment, le vent ne souffle pas dans les voiles
00:26:00de la présidente de la Commission européenne. Et je dirais, cette commission commence à nouveau
00:26:05à apparaître comme ce qu'elle devrait être, c'est-à-dire une commission et rien d'autre.
00:26:11Une commission administrative.
00:26:12– Mais il défilait en lui-même, vous l'avez regardé peut-être ?
00:26:15– Oui, oui, je l'ai regardé.
00:26:16– Qu'est-ce que vous en avez pensé ? Parce qu'il était impressionnant.
00:26:18– Oui, mais c'est la multiplicité des troupes étrangères,
00:26:23c'est l'hommage appuyé rendu à Zelensky et à l'armée ukrainienne,
00:26:29le message est très fort. Il est tout à fait le même que le message
00:26:35du demandant le chef d'état-major général.
00:26:38– Qui, il y a quelques mois, disait qu'il fallait se préparer
00:26:41à ce que des jeunes Français meurent au front, en gros ?
00:26:45– Oui, alors le leitmotiv, c'est de dire que ça va être dans trois ans.
00:26:48Mais comme Macron, il est pressé parce que l'élection, c'est en 2027,
00:26:52il faudrait bien que ce soit avant.
00:26:54Et Macron fait tout, fait tout pour créer ce climat, pour attiser le feu.
00:27:01Et il rêve d'un incident qui puisse lui permettre,
00:27:07avant l'élection, de déclencher l'article 16.
00:27:11Je vois que c'est l'analyse que fait Philippot aussi.
00:27:14Moi, je suis absolument de cet avis.
00:27:16– La vente des rafales à l'Ukraine, ou la prétendue vente des rafales à l'Ukraine,
00:27:20c'est dans ce but. Parce qu'un rafale et un MiG se rencontrent dans le ciel ukrainien,
00:27:26qu'est-ce qui se passe après ?
00:27:27– Des rafales, on n'est pas prêts d'en livrer ?
00:27:29– Si, il y en a 16. 16 qui vont être livrés.
00:27:33– Donc combien de temps il faut les former ?
00:27:35– Mais justement, ce seront des pilotes français.
00:27:38– Ce sont des pilotes français.
00:27:40– Là, c'est une autre histoire.
00:27:42– On est aux limites, là.
00:27:43– Il est prêt à tout. Macron est prêt à tout pour créer l'incident qui va allumer le feu.
00:27:50– J'ai refait la liste de tous les invités des 10 ans de la présidence Macron.
00:27:56Le premier invité, vous vous souvenez, en 2017 ?
00:27:59– Non.
00:27:59– C'était Donald Trump.
00:28:00C'était sa première visite internationale.
00:28:03– Est-ce que je suis tellement heureux.
00:28:03– Et qui était tellement heureux.
00:28:05– Qui d'ailleurs était tellement heureux qu'il a voulu le reproduire aux États-Unis
00:28:09avec un succès mitigé, on va dire, et qu'il voudrait même qu'il y ait un arc de triomphe
00:28:15à Washington.
00:28:17– Avec son nom dessus, je pense.
00:28:18– Oui, sans doute avec son nom dessus.
00:28:21Mais on voit la liste chaque année, c'est en fait un outil de communication internationale.
00:28:27Thérèse Amer, Angela Merkel, Jair Bolsonaro, moi j'avais oublié,
00:28:31Mark Routte, Gutiérrez, Boris Johnson.
00:28:34Alors tous les, vu que les premiers ministres anglais ont beaucoup changé,
00:28:40ils arrivent tous les deux ans et c'est un nom différent, Boris Johnson,
00:28:44Narendra Modi, vous vous souvenez ?
00:28:46– Oui, oui, bien sûr.
00:28:47– Ce serait une démonstration de force si, en parallèle, nous avions une crédibilité internationale.
00:28:53Or, il n'échappe à personne qu'à ce niveau-là, on n'est plus nulle part.
00:28:57On a été chassés comme des malpropres de tous les pays d'Afrique.
00:29:00– Au niveau européen, je suis désolé, mais les véritables négociations
00:29:05entre les États-Unis, l'URSS et l'Ukraine se font en Turquie au mieux,
00:29:10en tout cas certainement pas en France.
00:29:11On est hors jeu, on est hors jeu.
00:29:13– Au Pakistan, le point, alors je rajoute quelque chose au point
00:29:15qu'il est allé, il y a huit jours, en Syrie.
00:29:19Il est allé rendre visite et proposer les services de la France
00:29:22à un homme qui est probablement le commanditaire des attentats
00:29:29qui se sont déroulés en France.
00:29:31Et il a eu le culot d'aller à Nice, huit jours après,
00:29:35alors que celui qui était à Nice était vraisemblablement un commandité du Syrien.
00:29:41Enfin, il y a quelque chose de criminel dans la pensée.
00:29:44– Il est psychotique.
00:29:45Non, mais il est malade, clairement.
00:29:48– Vous êtes psychiatre maintenant ?
00:29:49– Non, mais il ne suffit pas de l'aide pour voir que ce monsieur
00:29:51a des comportements complètement déréglés, clairement.
00:29:54Il n'y a pas de cohérence, il n'y a pas de ligne.
00:29:56Il a des propos qui sont paradoxaux, contraires, dans la même phrase,
00:29:59vous avez tout et son contraire, pas besoin d'être…
00:30:01– C'est drôle, j'ai l'impression que vous parlez de Trump, là, non ?
00:30:02– Oui, mais c'est un peu la même chose,
00:30:03sauf que Trump est à la tête de la première puissance mondiale
00:30:07et Macron n'est rien du tout.
00:30:08Voilà, c'est tout.
00:30:09Les négociations de tous les conflits se passent partout,
00:30:11sauf en France, et son dilemme, c'est qu'il est hors jeu en tout.
00:30:15Et la preuve en est, c'est que l'Allemagne…
00:30:16– Oui, vous rejoignez ce que dit Laurent-Arthur Duplessis.
00:30:19– C'est évident, et la preuve en est de l'échec même de tout ça,
00:30:22c'est que l'Allemagne nous renonce à faire des projets communs
00:30:25au niveau militaire, qu'elle réarme toute seule devant son coin,
00:30:28que tous les pays européens commandent quoi comme avion ?
00:30:30Pas à leur afale, mais des avions américains.
00:30:33Donc la messe est dite.
00:30:34– Nul Charles Leclerc.
00:30:35– La messe est dite.
00:30:36– Pour ceux qui commandent des avions américains,
00:30:38pour moi j'ai un motif d'étonnement total,
00:30:40c'est qu'on sait que la clé se situe aux États-Unis.
00:30:43– Oui, mais l'armement aussi.
00:30:44– Comment un pays qui veut être indépendant accepte…
00:30:46– Mais l'armement aussi !
00:30:48– Depuis quand la France veut être indépendante ?
00:30:50– Depuis toujours, la France essaie d'être indépendante.
00:30:52– On va dire depuis De Gaulle, on va dire.
00:30:54– Pendant De Gaulle plutôt, depuis De Gaulle.
00:30:57– Oui, pendant De Gaulle, oui.
00:30:57Et après c'est fini.
00:30:58Mais pourquoi ?
00:30:59Parce que l'armement, les munitions, l'entretien viendra des États-Unis.
00:31:03Or nous, en termes de logistique, on est à la rue.
00:31:05C'est tout, c'est simple.
00:31:07– Oui, c'est ça.
00:31:07On parle d'une armée bonsaï.
00:31:09Celle qui défilerait se serrerait l'armée bonsaï.
00:31:12Il y en a un qui n'a pas parlé, c'est François Martin.
00:31:14– Je ne fais pas cette lecture de cette cérémonie.
00:31:20J'ai commis un article en comparant la philosophie de ce défilé du 14 juillet
00:31:30avec le discours de Macron du 2 mars à Lille-Longue.
00:31:36Et il est excessivement intéressant et il faut le relire.
00:31:41Alors, je passe sur la démonstration de Macron qui est totalement foireuse,
00:31:45mais son idée, ce qu'il dit dans le dernier paragraphe,
00:31:48il dit, notre idée, c'est de archipéliser.
00:31:54L'Europe est un archipel et nous voulons disséminer la force nucléaire
00:31:59dans l'archipel de la, il appelle ça de la souveraineté européenne,
00:32:04qui est un mot totalement foire, la souveraineté européenne,
00:32:10comme le sous-marin, qui s'appelle le Neptune, je crois,
00:32:14qui est en dessous de lui, sera dans quelques semaines
00:32:17mis à l'eau pour se dissoudre, pour se diluer dans la mer profonde.
00:32:22– Ça, c'est le terme des sous-marinés.
00:32:24– Pour se diluer dans la mer profonde.
00:32:25Donc, ce qu'il veut, c'est diluer la dissuasion, l'Europe,
00:32:32le siège au Conseil de sécurité dans la mer profonde de l'Europe.
00:32:36C'est ça qui me semble...
00:32:37Alors, pour moi, il sait parfaitement,
00:32:41et s'il ne le sait pas, les militaires le savent,
00:32:44qu'il n'a pas les moyens de faire la guerre à la Russie,
00:32:47sauf si c'est la Russie qui l'attaque.
00:32:50Et je pense, pour ma part, que la Russie ne l'attaquera pas
00:32:54parce qu'elle ne rentrera pas dans le piège.
00:32:55Voilà ce que je pense.
00:32:56Mais, ça n'empêche pas que ce discours-là,
00:33:00il a besoin de ce discours-là,
00:33:02parce que son objectif, c'est la dissolution de la France
00:33:05dans la mer profonde européenne.
00:33:07C'est ça qui me paraît le plus grave dans son discours.
00:33:11– Est-ce qu'il n'y a pas quand même...
00:33:12– Tout ce qu'on a vu, en fait, c'est une...
00:33:14Il commence exactement comme dans le discours,
00:33:17en disant la France, la France, la...
00:33:19Mais derrière, il y a une dénaturation de la cérémonie,
00:33:22et la meilleure preuve, c'est cette histoire de QR code.
00:33:24Parce que c'est une cérémonie qui est populaire pour le peuple,
00:33:28mais on te met un QR code,
00:33:29et si tu ne penses pas comme il faut, tu n'as pas accès.
00:33:32– Pardon, vous savez que ce QR code
00:33:35a été annulé par le tribunal administratif l'avant-veille.
00:33:38– Non, il a été revalidé dans la nuit, dans la nuit.
00:33:43– Le Conseil d'État, le Conseil d'État, d'accord.
00:33:45– Et donc, pour aller au défilé...
00:33:47– Il fallait un QR code.
00:33:48– Sachant que c'est le défilé qui a eu le plus de présence populaire.
00:33:53– Comme pour le Covid, il fallait son QR code.
00:33:55– Ah oui, mais c'est pas des populaires, c'est pas nos peuples.
00:33:58– Mais je dirais tout ça.
00:33:59– Ah, c'est les gens qui avaient réussi à se munir d'un...
00:34:01– C'est un scandale.
00:34:02– Mais comment on se munissait à eux ?
00:34:03– C'est un scandale.
00:34:04– C'est les copains de Macron qui sont...
00:34:06– Mais oui, c'est une honte.
00:34:08– C'est difficile de l'obtenir, comme ça m'a échappé ?
00:34:10– Peu importe, difficile ou facile, la question n'est pas là.
00:34:12– C'est plus populaire.
00:34:13– Je veux dire, le propre défilé du 14 juillet,
00:34:16comme d'autres défilés militaires, c'est quoi ?
00:34:18– C'est un film de Disney qu'on a vu.
00:34:19– C'est un élément de fusion d'identité nationale,
00:34:23c'est le fondement de la nation.
00:34:24Chaque nation a sa date universelle,
00:34:26d'anniversaire, pardon.
00:34:27Les États-Unis, c'est le 4 juillet.
00:34:29Chaque pays a sa date fondatrice.
00:34:3114 juillet, qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas,
00:34:33qu'on aime ou qu'on n'aime pas la Révolution française,
00:34:35c'est une date fondatrice.
00:34:38– Je vais lancer Hilaire de Crémier,
00:34:40parce que je sais qu'il ne peut pas être d'accord.
00:34:41– À partir du moment où vous limitez ces accès,
00:34:45vous dites, le message il est clair,
00:34:46les gueux dehors,
00:34:47et ceux qui veulent me voir seront là.
00:34:48Et la preuve en est,
00:34:49c'est qu'on a entendu un slogan absolument sidérant,
00:34:53c'est Macron président.
00:34:55Non mais soyons sérieux, deux secondes,
00:34:56qui peut crier ça aujourd'hui dans la rue,
00:34:58Macron président,
00:34:59si ce n'est son fan club ?
00:35:01– Au théâtre, on appelle ça la claque.
00:35:02– Sur le 14 juillet,
00:35:03symbole de la République ou de la France éternelle ?
00:35:06– Moi, ne me demandez pas, moi…
00:35:08– Si, je vous demande justement,
00:35:09parce que je sais bien que ça ne vous plaît pas.
00:35:11– Ah ben non,
00:35:12on ne peut pas fêter la décapitation de M. Delonay,
00:35:15c'est la mise à mort de…
00:35:17– M. Delonay étant le…
00:35:18– Le gouverneur de la Bastille.
00:35:22– Il y avait sept prisonniers,
00:35:23c'est tout à fait dérisoire.
00:35:24– Oui, c'est tout ça, tout ça.
00:35:25– C'est un symbole.
00:35:26– Et Delonay, on l'a décapité pour rien.
00:35:28– Mais on sait très bien, la loi de 1880 ou 1886,
00:35:32je ne me souviens plus,
00:35:33qui établit la fête,
00:35:35on n'a pas déterminé si c'était la fête de la Fédération
00:35:37ou si c'était la prise de la prison.
00:35:39– Je crois que c'est la fête de la Fédération.
00:35:41– Mais ils ont laissé l'ambiguïté exprès
00:35:43pour pouvoir jouer sur tous les tableaux.
00:35:44– Sachant qu'aux États-Unis, tout le monde,
00:35:46enfin partout dans le monde,
00:35:47on appelle ça Bastille d'Air.
00:35:47– Pendant la fête de la Fédération…
00:35:49– Moyennant quoi, c'est incontestablement,
00:35:52aujourd'hui, dans le cadre des institutions actuelles,
00:35:54la fête nationale.
00:35:55– Mais ce qui me frappe,
00:35:57et je rejoins ce qui a été dit précédemment,
00:36:00c'est-à-dire que là, vraiment,
00:36:02on a une appropriation personnelle de la cérémonie
00:36:07uniquement pour la glorification d'une personne.
00:36:10– Emmanuel Macron.
00:36:10– Vous voulez dire plus de Macron que de Mitterrand ?
00:36:15Moi, je me souviens de Mitterrand qui…
00:36:17– Non mais c'est la première fois qu'on fait.
00:36:18– Qui se connaît un petit peu comme César à un défilé, non ?
00:36:21– Tous, à partir du moment où ils sont chefs de l'État,
00:36:25il y a un côté un peu…
00:36:26– Est-ce que c'est pour la France ?
00:36:27– Parce qu'ils sont chefs des armées, hein ?
00:36:28– Bien sûr, mais jamais on a eu un chef d'État
00:36:33qui s'est approprié à ce point-là la cérémonie,
00:36:37pour en faire une cérémonie qui n'est plus nationale.
00:36:40Comme l'expliquait tout à l'heure Laurent,
00:36:43maintenant c'est devenu une cérémonie européenne,
00:36:48internationaliste, et le discours de la veille est totalement…
00:36:51– Et le discours aux armées est un discours à la coalition des volontaires.
00:36:58– Le discours aux armées, je ne l'ai pas entendu.
00:37:00– Moi, je l'ai écouté.
00:37:01– Enfin, celui de…
00:37:02– J'en parlerai tout à l'heure.
00:37:03– D'accord, celui de Lillon est parfaitement clair.
00:37:07– C'est-à-dire que Macron se veut le messager
00:37:13du mondialisme occidental agressif
00:37:16qui prétend mater la Russie
00:37:21et ses 17 millions de kilomètres carrés
00:37:23bourrés de matières premières,
00:37:25s'il le faut, par la force.
00:37:27Jacques Attali avait dit il y a trois ans
00:37:30« De toute façon, il y aura un gouvernement mondial
00:37:32avec ou sans guerre mondiale ».
00:37:35Il l'a dit publiquement.
00:37:36Et c'est ça cette idée.
00:37:38– Oui, enfin, c'est le côté futurologue un petit peu druide
00:37:41de Jacques Attali qui n'est pas…
00:37:42– Non, non, non, ce n'est pas le druidisme du tout.
00:37:45Attali est en relation étroite
00:37:48avec les milieux oligarchiques, financiers, mondialistes.
00:37:51– Attali s'est au moins autant planté
00:37:53dans ses prévisions qu'il n'a eu raison.
00:37:56Donc, est-ce que là, on doit lui accorder plus fois ?
00:37:58– Mais là, ce n'est pas une prévision.
00:38:00Il se fait le haut-parleur de propos
00:38:04qui se tiennent dans les officines mondialistes
00:38:06à Washington.
00:38:07– Bien sûr.
00:38:08– Ce n'est pas une prévision.
00:38:09– C'est pour ça qu'on peut penser que Trump veut sa peau
00:38:12et que Trump veut sa peau aussi.
00:38:13– Il raconte ce qui se dit dans ces milieux-là.
00:38:16Et Macron est l'émanation de ces milieux-là.
00:38:19Et il y a un bellicisme des mondialistes qui est évident.
00:38:23– Alors, vous savez pourquoi le défilé du 14 juillet
00:38:27a été institué ?
00:38:28Je crois que c'est en 1880, le premier.
00:38:30Vous savez combien il y avait d'ailleurs de soldats
00:38:32qui avaient défilé à l'époque ?
00:38:33Parce qu'on se gargarise avec 6 000 et quelques soldats.
00:38:36Il y en avait 40 000.
00:38:38Et du temps du général de Gaulle,
00:38:40le dernier défilé du général de Gaulle,
00:38:41je crois que c'était 10 000.
00:38:43Ça n'est pas non plus un défilé…
00:38:45– On n'a pas la même armée.
00:38:45– On n'a peut-être pas la même armée.
00:38:47– Mais à l'origine, le défilé du 14 juillet,
00:38:49c'est une manière de dire à l'armée,
00:38:52vous vous soumettez au pouvoir élu…
00:38:54– Au pouvoir politique.
00:38:55– Au pouvoir politique.
00:38:56– Républicain.
00:38:57– C'était ça le signe.
00:39:00– D'où le fait que cette appropriation
00:39:02est pour moi purement et simplement scandaleuse.
00:39:03Mais on voit bien, je suis désolé…
00:39:05– C'est un dévoiement de…
00:39:06– En tant que flic, j'ai toujours bien aimé
00:39:10étudier le psychomorphisme quelque part.
00:39:12Et on voit que l'attitude de Macron,
00:39:14elle n'est pas normale.
00:39:16On a quelque chose de psychiatrique, mais total.
00:39:19C'est cette ère d'être habité.
00:39:20Les autres étaient mégalos.
00:39:21Il n'y a aucun souci.
00:39:22Mitterrand, Chirac, Sarkozy, n'en parlons même pas.
00:39:26Mais lui, on voit que…
00:39:27Et ce qui le rend dangereux,
00:39:29c'est qu'on voit qu'il y croit.
00:39:30Vous comprenez ce que je veux dire ?
00:39:32Et le problème, je crois que c'était Beaumarchais
00:39:34qui, en parlant de Robespierre, disait
00:39:35« Cet homme-là est dangereux, il croit à ce qu'il dit ».
00:39:38Et c'est un peu ça.
00:39:39C'est-à-dire que moi, je crois vraiment
00:39:40que Macron cherche un conflit.
00:39:42– C'était Mirabeau qui dit Mirabeau, oui.
00:39:44– Cet homme est dangereux, il croit à tout ce qu'il dit.
00:39:46– Et le problème, c'est que comme Macron a besoin
00:39:48d'un conflit qu'il ne peut pas avoir avec les Russes.
00:39:50Pourquoi ?
00:39:51– Parce que si le Russe voulait attaquer la France,
00:39:53mais même si le Russe voulait attaquer la France,
00:39:55vous m'accorderez qu'il faut qu'il traverse
00:39:56deux ou trois pays avant.
00:39:57Donc ça veut dire qu'il y aurait une guerre européenne
00:39:59et pas simplement France.
00:40:00– Mais surtout, la Russie n'arrivera pas
00:40:01à sortir du bourbier ukrainien.
00:40:03– Je ne vois pas la raison.
00:40:03– Je ne crois pas qu'il y ait grand-chose à craindre.
00:40:05– Quand la Russie a-t-elle à un moment donné quelconque
00:40:08montré des signes d'agressivité vis-à-vis de la France ?
00:40:10– Elle a sauvé la France à plusieurs reprises.
00:40:13– Exactement, c'est nous qui l'avons attaqué,
00:40:15la Russie, à plusieurs reprises.
00:40:16Enfin, à un moment donné, vous êtes tous historiens
00:40:18et si vous le savez, nous le savons.
00:40:20Nous n'avons jamais attaqué la France.
00:40:22– Les attaques sous faux drapeau,
00:40:23dont les Anglais sont des spécialistes avec le MI6,
00:40:26c'est là qu'il est le danger.
00:40:28– Bien sûr.
00:40:28– Il faut avoir la culture du renseignement.
00:40:30Il y a très peu de gens qui ont la culture du renseignement
00:40:31qui savent comment marchent les services d'enseignement.
00:40:33– Il n'empêche qu'il y avait,
00:40:35Kirstammer était là,
00:40:36le Premier ministre sortant Grand-Breton était là hier,
00:40:41alors que ni Trump ni Poutine n'avaient été invités.
00:40:44C'est quand même très symbolique.
00:40:45– C'est symbolique de cet Occident belliciste, bellico,
00:40:49qui tient absolument à entrer en conflit avec la Russie.
00:40:53Le charnier de Bouchard, par exemple,
00:40:56c'est le MI6 qui l'a organisé.
00:41:00Bon, il faut voir comment,
00:41:02avec un service de renseignement bien organisé,
00:41:05Dieu sait si le MI6 est bien organisé,
00:41:07on peut faire des attaques sous faux drapeaux,
00:41:10on peut faire des coups tordus.
00:41:12– Vous pensez que c'est ça qui risque d'arriver,
00:41:15le fameux incident que vous craignez ?
00:41:17– Le MI6 au Kosovo avait fait des faux charniers
00:41:20pour que l'OTAN puisse bombarder les Serbes.
00:41:24Il y a toute une histoire du renseignement
00:41:26qui échappe complètement à tout le monde.
00:41:28Les gens sont naïfs.
00:41:29– Alors qu'il suffit d'ouvrir certains livres,
00:41:31j'ai lu les mémoires de Peter Thomson,
00:41:34pilote de la Seconde Guerre mondiale,
00:41:36qui décrivait exactement ce qu'il y avait.
00:41:37– Peter Thomson, le prétendant de Margaret ?
00:41:39– Absolument, qui écrivait noir sur blanc
00:41:41que le premier ennemi de l'Angleterre,
00:41:43après la Première Guerre mondiale,
00:41:44était tout simplement la France.
00:41:46D'où le réarmement de l'Allemagne nazie,
00:41:48avec la bénédiction de la France.
00:41:50– Le pacte naval de 1935 entre les Anglais et les Allemands
00:41:57dans le dos des Français n'est pas prévenus.
00:41:59C'était pour contrebalancer les Français.
00:42:01– Vous êtes dans la perfide Albion,
00:42:05il y avait des invariants.
00:42:07– Mais il y a un invariant,
00:42:08l'Angleterre est fauteuse de guerre depuis deux siècles.
00:42:10– Bien sûr, une petite précision.
00:42:12– Mais dans ce cas-là, à ce moment-là,
00:42:13on a tout à craindre de l'Allemagne.
00:42:15– S'il y a ces invariants-là.
00:42:17– L'héritier Rothschild,
00:42:20qui s'appelle Nathaniel Rothschild,
00:42:23a écrit juste au début de la guerre d'Ukraine
00:42:26une lettre au Parlement britannique.
00:42:29– J'ai pas entendu qui Nathaniel Rothschild ?
00:42:31C'est un banquier ?
00:42:32– L'héritier de la famille Rothschild.
00:42:35– De la branche anglaise.
00:42:36– En disant, j'ai la lettre,
00:42:39donc je l'ai lue,
00:42:42en disant qu'ils avaient deux ennemis,
00:42:46deux ennemis absolus,
00:42:48c'était Xi Jinping et Poutine,
00:42:50qui étaient pire qu'Hitler, dit-il.
00:42:53Pire qu'Hitler, parce que si jamais
00:42:55ils triomphent, donc dans cette guerre nord-sud,
00:42:59qui était cette guerre d'Ukraine
00:43:01et qui est aussi la guerre d'Iran,
00:43:04s'ils triomphaient,
00:43:06c'en était fini du système libéral
00:43:09dans lequel eux fixaient les règles.
00:43:11C'était clair comme le jour.
00:43:14Ils conçoivent cette guerre nord-sud
00:43:16comme une guerre existentielle
00:43:18pour le système mondialiste et financier.
00:43:23– Et britannique.
00:43:24– Et britannique.
00:43:25– Parce que c'est exactement dans la suite
00:43:26de leur politique du XIXe siècle.
00:43:28– Et ce n'est pas moi qui le dis,
00:43:30c'est Nathaniel Rothschild qui le dit.
00:43:31– Messieurs, merci beaucoup.
00:43:34D'abord, François, je vous rends hommage,
00:43:36parce que normalement, il y a une sorte
00:43:39de petite tradition entre vous et moi,
00:43:42c'est vous surtout,
00:43:43qui me dites qu'une de mes questions est mal posée,
00:43:45j'y ai échappé pour le moment.
00:43:46Nous allons nous retrouver dans quelques secondes
00:43:49pour les coups de gueule et les coups de cœur.
00:43:50– On peut terminer sur l'Angleterre très rapidement.
00:43:51– Je ne dis pas que je ne l'ai pas pensé.
00:43:53– Deux détails pour l'Angleterre,
00:43:54pour ceux qui ont envie d'en savoir beaucoup plus.
00:43:56Les pilotes allemands s'entraînent
00:43:58avant la Seconde Guerre mondiale
00:44:00sur un aérodrome russe de Lippesk
00:44:02avec des moteurs Rolls-Royce.
00:44:05Et quand Rudolf Hess va en Angleterre,
00:44:08il atterrit dans la propriété du duc de Hamilton
00:44:11qui appartient à la même association
00:44:12qui s'appelle la Thulée.
00:44:14Je vous invite tous à vous renseigner là-dessus.
00:44:16– Alors Rudolf Hess, c'était un peu l'esprit perdu du…
00:44:19– Pas si perdu que ça.
00:44:20C'est le seul homme qui n'a jamais écrit ses mémoires
00:44:22et ce n'est peut-être pas pour rien.
00:44:24– Ok, merci.
00:44:25Alors on se retrouve dans quelques secondes
00:44:27pour les coups de gueule et les coups de cœur.
00:44:28Donc peut-être que nous verrons si ma question est mal posée.
00:44:32Normalement, j'interviens assez peu
00:44:33dans cette troisième partie de l'émission.
00:44:36Allez, à tout de suite.
00:44:38– Retrouvez et achetez les livres des invités de TVL
00:44:43dans la boutique de votre chaîne
00:44:44sur tvl.fr
00:44:46– Allez, on se retrouve pour les coups de gueule et les coups de cœur.
00:44:57Et c'est Laurent-Arthur Duplessis
00:44:58qui commence par son coup de gueule.
00:45:00– Oui, alors là, pour les pyromanes, parce qu'il apparaît
00:45:04qu'on a vu qu'un jeune pompier de 18 ans,
00:45:08volontaire chez les sapeurs-pompiers,
00:45:10avait allumé un feu à Fontainebleau.
00:45:14– C'est d'une tristesse, je trouve.
00:45:17– C'est très étrange en plus.
00:45:19Et d'autre part, ce matin, je crois,
00:45:24les gendarmes ont perquisitionné une camionnette
00:45:29qui avait forcé un cordon mis par la police,
00:45:32vous savez, ces cordons rouges et blancs.
00:45:34– Oui, la rubalise.
00:45:35– Et dans la camionnette,
00:45:36donc sur la lisière de la forêt,
00:45:38dans la camionnette, il y avait plein de papiers journaux.
00:45:41Donc c'était apparemment pour mettre le feu.
00:45:44– Pour continuer, oui.
00:45:45– Alors là, d'ailleurs là,
00:45:47est-ce que c'est uniquement le pyroman fou
00:45:50ou est-ce que c'est des agissements
00:45:53d'un service secret quelconque, etc.
00:45:57– Parce qu'il y a eu une tristesse,
00:45:59trentaine de départs de feu quasi simultanés.
00:46:01Donc ça, ça fait penser à une action concertée.
00:46:04– Et voilà.
00:46:07Alors, il est certain que des fous furieux
00:46:10qui allument des incendies, il y en a toujours eu.
00:46:12– Il y en a toujours eu, malheureusement.
00:46:13– Et c'est une espèce qui n'est pas en voie de disparition.
00:46:17C'est un cas de figure étrange
00:46:20pour des psychiatres, j'imagine.
00:46:23Mais il y a aussi, alors il faut bien le dire,
00:46:25les imprudents.
00:46:26Il semblerait qu'il y ait quelqu'un
00:46:28qui a l'oré de Fontainebleau
00:46:31et jeté son mégot de cigarette
00:46:33par la portière de sa voiture.
00:46:34– Alors, merci beaucoup.
00:46:37Juste un petit chiffre que j'ai entendu à ce propos,
00:46:40c'est que malgré le fait qu'on dise
00:46:42à tout le monde, ne jetez plus vos mégots,
00:46:44on continue à retrouver une centaine de mégots
00:46:46par kilomètre et par heure.
00:46:50C'est complètement fou.
00:46:51Les gens continuent à fumer à bord, d'accord,
00:46:54mais n'utilisent pas leur cendrier.
00:46:56– Il y a un autre phénomène dont on ne parle pas,
00:46:58je ne sais pas si je peux lui prendre quelques instants,
00:47:01mais qui est énorme,
00:47:02qui est celui du fait qu'avec l'emprise écologiste,
00:47:05on ne nettoie plus les subois,
00:47:07on ne fait plus d'éco-buage,
00:47:10on ne gère plus la forêt,
00:47:12parce que la forêt libre et seule
00:47:16avec des loups et des ours dedans,
00:47:19c'est le bonheur.
00:47:20Et cette forêt-là, quand elle brûle,
00:47:22il y a une biomasse énorme.
00:47:24Alors, ça permet de dire,
00:47:25regardez, c'est le réchauffement climatique,
00:47:26mais dans la réalité,
00:47:28c'était un paysan pyrénéen
00:47:30qui expliquait que quand on demandait
00:47:33une autorisation pour l'éco-buage,
00:47:35il dit, ça se fait le jour même,
00:47:36parce que c'est le jour où il n'y a pas de...
00:47:40de... comment ça s'appelle ?
00:47:42Pas de vent,
00:47:43mais on obtient un accord...
00:47:44François, vous devez faire bref,
00:47:45ça fait une minute que ça dure.
00:47:46Pardonnez-moi, je vous coupe,
00:47:48je lance Hilaire de Crémier.
00:47:49Je me suis fait comprendre.
00:47:51Oui, Hilaire de Crémier,
00:47:52votre coup de gueule.
00:47:53Il y a trois à deux fois la parole.
00:47:54Rien du tout, même.
00:47:56Mon coup de gueule,
00:47:57c'est le discours aux armées
00:47:58du lundi 13 juillet
00:48:02à l'hôtel de Brienne de Macron,
00:48:04qui est un tissu de mensonges,
00:48:07et de mensonges éhontés.
00:48:09Il annonce donc qu'il est parti
00:48:11de 37 milliards
00:48:12et qu'il arrive à 67 milliards.
00:48:15À peu près un doublage.
00:48:16Oui, un doublage.
00:48:17Un doublement, pardon.
00:48:18Mais ce n'est qu'en prévision,
00:48:21aujourd'hui, en 2025,
00:48:23le budget réel des armées
00:48:24est à 50 milliards.
00:48:25Donc il raconte...
00:48:26C'est les chiffres de 27, en fait,
00:48:28je crois qu'il a...
00:48:28Oui, c'est ça, mais bien sûr.
00:48:29Donc il trompe son monde,
00:48:31et il trompe son monde
00:48:33comme si on était des enfants
00:48:34incapables de faire
00:48:35un minimum de calculs
00:48:37et de nous apercevoir qu'en fait,
00:48:39nos armements n'ont pas été renouvelés.
00:48:42C'est d'une gravité extrême.
00:48:44On a le canon César, très bien,
00:48:46mais il n'est même pas dit
00:48:48qu'on ait les munitions
00:48:49pour le canon César.
00:48:51Il paraît que l'usine
00:48:52qui les fabrique
00:48:53est presque en état d'arrêt technique
00:48:57par manque de commandes.
00:48:59Donc il a menti,
00:49:01il ment siasmement,
00:49:02il fait croire que la guerre est possible,
00:49:04que la France va être la maîtresse
00:49:07du jeu,
00:49:08alors qu'il n'a en réalité aucun moyen.
00:49:11Et il prend les généraux
00:49:12vraiment pour des valets.
00:49:14Ils sont chargés
00:49:16de répercuter sa parole,
00:49:18mais c'est insensé.
00:49:20Je suis très en fureur
00:49:22contre un chef des armées
00:49:23qui s'est trouvé.
00:49:23Il est facile à trouver, ce discours ?
00:49:25Ah oui.
00:49:25Il a même été capté en l'endroit où...
00:49:27Sur le site de l'Elysée ?
00:49:28Très bien.
00:49:29Merci beaucoup.
00:49:30Jean-Pierre Colombiès.
00:49:31Tout à fait, parce qu'effectivement
00:49:32ce qui est navrant,
00:49:33c'est aussi l'armada de la quai.
00:49:35Mon coup de gueule !
00:49:35Mon coup de gueule va être rapide et net,
00:49:38mais un peu dans la continuité
00:49:39de ce qui vient d'être dit,
00:49:39le QR code.
00:49:40Ce QR code,
00:49:41quand j'ai entendu cette initiative,
00:49:44ça m'a mis hors de moi.
00:49:45Hors de moi.
00:49:46Un filtrage populaire
00:49:47pour assister à ça.
00:49:49Moi, je ne suis pas militariste,
00:49:50je me suis emmerdé
00:49:51comme ce n'était pas possible
00:49:52pendant mon armée,
00:49:52mais le problème n'est pas là.
00:49:54C'est effectivement
00:49:55cette privatisation
00:49:56d'un événement national
00:49:57qui m'a ulcéré
00:49:58et que les gens sont encore...
00:50:00Moi, ce qui m'épate,
00:50:01c'est qu'il y a encore des couillons,
00:50:02je suis désolé,
00:50:03de demander un QR code
00:50:04pour y aller.
00:50:05Mais moi, j'aurais boycotté.
00:50:06C'était ça qu'il fallait faire.
00:50:07C'était boycotter.
00:50:08On n'a pas le droit de faire ça.
00:50:10On n'a pas le droit
00:50:10de mettre les gueux de côté,
00:50:11mais ça fait neuf ans
00:50:12que ça dure.
00:50:13Ce serait bon qu'à un moment donné,
00:50:15le peuple se réveille.
00:50:16Mais pas seulement.
00:50:16Je n'ai pas entendu
00:50:17un seul parti politique
00:50:18s'élever contre cette mesure
00:50:21discriminatoire.
00:50:21C'est une lâcheté politique
00:50:23sans nom.
00:50:25Je les méprise tous universellement.
00:50:27C'est pour ça que quand on me demande
00:50:28si je veux faire de la politique,
00:50:28je vous réponds non !
00:50:30Merci beaucoup.
00:50:31François Martin.
00:50:32Alors, vous avez une minute courte,
00:50:33mais en réalité,
00:50:34je préférerais que ce soit une minute
00:50:35du temps que vous avez pris précédemment.
00:50:37Je voulais dire la même chose
00:50:38qu'Hilère,
00:50:39mais comme il l'a dit,
00:50:40je vais me mettre un peu en regard.
00:50:42Moi, ce qui me remplit
00:50:45de honte profondément,
00:50:47c'est l'attitude des militaires.
00:50:50Parmi lesquels j'ai des vrais amis
00:50:52qui sont des gens de qualité,
00:50:53qui sont des gens sincères,
00:50:55que j'ai vus à l'île longue,
00:50:57puisque j'ai regardé,
00:50:58j'ai lu le discours,
00:50:59mais j'ai regardé la vidéo
00:51:00de bout en bout.
00:51:01Je n'ai pas vu la vidéo
00:51:03de l'hôtel de Brienne,
00:51:04pareil.
00:51:05Personne ne bouge.
00:51:06Quand il dit
00:51:06on va liquider,
00:51:08par un espèce de tour de passe-passe,
00:51:10on va liquider la dissuasion nucléaire
00:51:12qui est le cœur de notre puissance.
00:51:14Et le jour où on va dire,
00:51:15parce que je suis persuadé
00:51:16que c'est dans la tête de Macron,
00:51:18il le fera peut-être les dernières,
00:51:19on va donner à l'Europe
00:51:21notre siège au Conseil de sécurité,
00:51:23c'est-à-dire qu'on va finir
00:51:24de tuer tout ce qui fait
00:51:26la solidité de la France,
00:51:28puisque quand Al-Chara
00:51:30reçoit Macron,
00:51:31on lui dit,
00:51:31écoutez, c'est quoi la France ?
00:51:32Al-Chara, c'est le président de la Syrie.
00:51:34Oui, il reçoit un des pays
00:51:36membres du Conseil de sécurité.
00:51:38Donc pour eux,
00:51:39ce n'est pas Macron,
00:51:40c'est la France a ça.
00:51:42Et ils dénaturent ça.
00:51:43Et enfin, ces hommes qui ont donné leur vie
00:51:46pour leur pays
00:51:47ne bougent pas.
00:51:49Je suis sidéré.
00:51:50Il reste au soleil
00:51:50pendant que lui est sous une ombrelle.
00:51:53Je suis sidéré.
00:51:54Merci, très beau coup de gueule.
00:51:56Allez, on va finir avec des coups de cœur.
00:51:58Laurent-Arthur Duplessis,
00:51:59votre coup de cœur.
00:51:59Alors, c'est le symétrique de tout à l'heure.
00:52:02C'est les pompiers
00:52:02que j'encense,
00:52:05et je crois qu'on leur rend pas
00:52:07ce hommage.
00:52:08Les trois quarts sont réservistes.
00:52:11Volontaires non payés,
00:52:12c'est impressionnant.
00:52:13Oui, ils sont sous...
00:52:16Ils sont en sous-effectifs.
00:52:19Leurs équipements sont largement insuffisants.
00:52:22On a très peu de Canadair
00:52:24et ils sont hors d'âge.
00:52:26Il y a un...
00:52:27On avait promis.
00:52:28Il avait promis.
00:52:29Le problème, c'est qu'il y a un problème
00:52:31de tuyaux de fabrication des Canadair.
00:52:33Donc on peut en commander,
00:52:34mais ils ne seront pas liés avant longtemps.
00:52:36Il y a longtemps que l'État aurait dû promouvoir
00:52:39la construction d'hydravions adaptés en France.
00:52:44Quand même, oui.
00:52:44On sait faire le rafale.
00:52:46Là-dessus, Mélenchon n'a pas tort.
00:52:47Là-dessus, je reconnais,
00:52:48alors que je n'aime pas Mélenchon.
00:52:49Mais on fait le rafale.
00:52:51On peut faire des hydravions en petit feu.
00:52:55On a la technologie pour ça.
00:52:57Franchement, on est à l'heure...
00:52:59On était un précurseur,
00:53:00il y a certaines années.
00:53:02Merci pour ce coup de cœur
00:53:03en faveur des pompiers.
00:53:04Peut-être avez-vous vu, comme d'autres,
00:53:07le Canadair atterrir sur la Seine ?
00:53:09Oui.
00:53:09C'est assez impressionnant.
00:53:11Et il faut rendre au moins,
00:53:12je le pilote.
00:53:13Parce que je veux dire,
00:53:15après de Fontainebleau,
00:53:16ils prennent des risques.
00:53:17Ils prennent des risques.
00:53:18D'ailleurs, il n'atterrit pas.
00:53:20C'est pas entre le pont 9
00:53:20et le pont Alexandre 3.
00:53:21Non, non, non.
00:53:22Il prend l'eau.
00:53:23Il n'atterrit pas.
00:53:23Il vient juste écoper.
00:53:25Et c'est des exercices très, très périlleux.
00:53:27Ils sont très extraordinairement périlleux.
00:53:28Et ensuite, ils arrivent en Rosemont
00:53:30sur les incendies.
00:53:31Il y a des tourbillons de chaleur
00:53:35et donc d'aérologie, etc.
00:53:38C'est des gars qui risquent de crash.
00:53:41C'est extraordinairement périlleux
00:53:42parce que l'assise et le poids
00:53:44se modifient en quelques secondes.
00:53:47Dès que quand tu vis ton eau.
00:53:48Pour ceux qui ont été pilotes,
00:53:50comme c'est mon cas,
00:53:52piloter un avion dont le poids
00:53:54est augmenté deux fois
00:53:58en l'espace de quatre ou cinq secondes.
00:54:00Et ils sont surmenés, ces gars-là.
00:54:02Parce qu'il faut voir le rythme
00:54:04qu'ils ont allant du sud au nord,
00:54:08du nord au sud, etc.
00:54:09Ils sont sur la brèche tout l'été.
00:54:12C'est des gars...
00:54:13Et surtout sur une période
00:54:14de plus en plus étendue
00:54:15puisque ça a commencé
00:54:16beaucoup plus tôt que d'habitude.
00:54:17Merci beaucoup pour ce très beau coup de cœur, Laurent.
00:54:20Hilaire de Crémier, votre coup de cœur.
00:54:22Ça va un peu dans le même sens.
00:54:23C'est plutôt sur une personne
00:54:26qui a été remise à l'honneur
00:54:27à l'occasion du dixième anniversaire
00:54:29de l'attentat du 14 juillet à Nice.
00:54:33Donc Franck Therrier, le motard,
00:54:36le chauffeur de scooter
00:54:38qui a couru...
00:54:39Qui a sauté sur le camion.
00:54:41Oui, qui a couru après le camion,
00:54:43qui a mis son scooter sous les roues du camion
00:54:46pour le forcer à s'arrêter
00:54:47puis qui est monté...
00:54:49Qui a essayé d'agripper la cabine
00:54:51et qui s'est battu avec le chauffeur
00:54:54alors que la police avait encore
00:54:56beaucoup de mal à intervenir
00:54:57et n'intervenait peu.
00:54:59Donc je trouve que...
00:55:00Il est reconnu cet homme-là ?
00:55:01Alors, il a reçu quand même
00:55:03une petite légion d'honneur.
00:55:05Évidemment, il n'est pas grand officier
00:55:06parce que pour être grand officier,
00:55:08il faut être copain de Macron.
00:55:09Mais en l'occurrence,
00:55:11il a été remis à l'honneur
00:55:12et je trouve ça bien.
00:55:13Tant qu'on aura,
00:55:14comme vous le dites tout à l'heure,
00:55:16des pompiers volontaires
00:55:17comme on a,
00:55:18tant qu'on aura des Franck Terrier,
00:55:21puisque c'est ainsi qu'il s'appelle,
00:55:23tant qu'on aura des Henri d'Anselme,
00:55:27qui en passant est un petit neveu pour moi,
00:55:30tant qu'on aura des Beltram,
00:55:33la France n'est pas perdue
00:55:34parce que quand on s'écoute nous-mêmes,
00:55:37on est par moments désespérés.
00:55:38Mais il y a encore en France des Français
00:55:40et des Français qui sont français.
00:55:42Et ça, ça fait plaisir.
00:55:43Merci beaucoup.
00:55:45– Je vais 100% dans votre direction.
00:55:47Jean-Pierre Colombiez,
00:55:48votre coup de cœur.
00:55:50– Eh bien,
00:55:51comme quoi,
00:55:52mes propos n'auront pas cessé
00:55:53de compléter les vôtres.
00:55:55Il est également au sujet
00:55:56d'une légion d'honneur.
00:55:57Mais une légion d'honneur
00:55:58qui a été refusée.
00:55:59– La nouvelle promotion, là ?
00:56:00– Refusée.
00:56:00– Ah, zut.
00:56:01– Absolument pas.
00:56:02Rachida Brackney,
00:56:04réalisatrice comédienne,
00:56:05qui l'accompagne,
00:56:06l'épouse de Eric Cantona,
00:56:08qui a refusé la légion d'honneur
00:56:10en disant que son échelle de valeur
00:56:12ne s'abaissait pas jusque-là.
00:56:15Considérant que, justement,
00:56:16la démagogie,
00:56:18enfin, je veux dire,
00:56:18je ne sais même pas
00:56:19comment on pourrait appeler ça,
00:56:20c'est-à-dire le dévoiement
00:56:21des dernières décorations
00:56:23était tel
00:56:23qu'elle n'y voyait certainement pas
00:56:25une image honorifique.
00:56:27Et je considère que ce refus
00:56:29l'honore mille fois plus
00:56:30que si elle l'avait accepté.
00:56:31C'était le Breton,
00:56:32je crois,
00:56:33Auguste Breton,
00:56:34qui disait
00:56:34« Quelle belle légion nous aurions
00:56:36si elle n'était composée
00:56:37que de ceux qui l'ont refusée. »
00:56:38Vous savez que quand on voit que…
00:56:40– C'est Marcel Aimé.
00:56:41– Mais pas que…
00:56:41– Marcel Aimé,
00:56:43vous pouvez vous la foutre dans le…
00:56:45– Oui, oui, oui,
00:56:46mais il y en a…
00:56:46Bernanos l'a refusée
00:56:48avec beaucoup de dédain.
00:56:49– Très jolie,
00:56:50cette histoire
00:56:51d'une légion imaginaire
00:56:53composée uniquement
00:56:54de ceux qui l'ont refusée.
00:56:55– Quand on voit
00:56:56ce dévoiement
00:56:57quand on voit
00:56:57que Chiappa l'a eu…
00:56:59Je n'oserais même pas la citer.
00:57:01– Il y a l'avant.
00:57:02– Voilà.
00:57:03– Toute la liste,
00:57:04toute la liste,
00:57:04c'est insupportable.
00:57:05– La liste est insupportable
00:57:06et ils ne valent vraiment pas
00:57:07le fait qu'on les nomme.
00:57:09– Oui, vous oubliez
00:57:09ceux qui sont décorés
00:57:10à juste titre.
00:57:11– Alors, il y en a quelques-uns.
00:57:12– Voilà.
00:57:13– Heureusement,
00:57:13quelques pompiers,
00:57:14quelques gendarmes.
00:57:15– Mais ce n'est pas normal.
00:57:16Ce n'est pas normal
00:57:16que justement,
00:57:17il y ait un tel dévoiement.
00:57:20Que délaquer…
00:57:21– C'est devenu pour tout le monde.
00:57:22– C'est devenu n'importe quoi.
00:57:24Et je considère
00:57:25que le refus,
00:57:25ce refus-là, l'honneur.
00:57:26Voilà.
00:57:27– Allez, François Martin.
00:57:29– Je vais vous étonner.
00:57:29– Dernière opportunité
00:57:31pour dire que…
00:57:32– Il est court.
00:57:32– Oui, coup de cœur.
00:57:33– Je vais vous étonner.
00:57:34Pour moi,
00:57:35moi, je donne aujourd'hui
00:57:37mon coup de cœur
00:57:39au gouvernement iranien.
00:57:44– Oui.
00:57:44– En tant que géopoliticien,
00:57:46je vois la façon
00:57:48dont ils se débrouillent,
00:57:49dont ils ont manipulé
00:57:51ce pays de 91 millions d'habitants
00:57:53avec des montagnes
00:57:54pour manipuler Trump,
00:57:56pour manipuler tout l'Occident,
00:57:58pour faire une fête
00:57:59de 12 jours
00:58:00pour l'enterrement
00:58:03dont personne n'a parlé.
00:58:05Il y a eu des dizaines
00:58:06de millions de personnes
00:58:07qui sont venues.
00:58:08Il y a eu 100 délégations
00:58:10de pays.
00:58:11100.
00:58:12On est combien de pays
00:58:13sur la Terre ?
00:58:14145 pays ?
00:58:15100 pays.
00:58:16– Donc, le monde entier
00:58:18pratiquement y est allé.
00:58:20Et c'est une des raisons
00:58:21pour lesquelles Trump
00:58:22a bombardé,
00:58:23parce qu'il lui bouffait
00:58:24la vedette
00:58:24et il fallait essayer
00:58:25de casser ce truc-là.
00:58:26Mais la façon
00:58:27dont ces types
00:58:28arrivent à résister…
00:58:31– A retourner la situation.
00:58:32– A retourner la situation
00:58:33et que je négocie
00:58:34et que je ferme le D3
00:58:36et que je fais remonter
00:58:37le pétrole.
00:58:38Là, il doit être
00:58:39aux environs de 90.
00:58:40Il va monter à 100.
00:58:42Et Trump va revenir
00:58:43comme un toutou
00:58:43en disant,
00:58:44oui, j'avais dit
00:58:44que c'était des pouritures,
00:58:45mais finalement,
00:58:46je vais bien discuter.
00:58:47Et ils le discréditent
00:58:49progressivement.
00:58:50Je trouve
00:58:50qu'il y a
00:58:51une forme de génie
00:58:52dans la façon
00:58:54dont ces types
00:58:54jouent à la fois
00:58:55aux échecs
00:58:56et aux go.
00:58:57Aux échecs
00:58:58pour prendre
00:58:58des positions dominantes
00:59:00et aux go
00:59:00pour étouffer
00:59:01leur adversaire
00:59:02avec un jeu
00:59:03dans le temps.
00:59:04Je me régale
00:59:06quand je les vois.
00:59:07– Merci beaucoup.
00:59:09Merci beaucoup.
00:59:09J'avais synthétisé ça
00:59:10une fois
00:59:11au début du conflit.
00:59:12J'avais dit
00:59:13que les Américains
00:59:13jouaient au bowling
00:59:14et les Iraniens
00:59:16aux échecs.
00:59:17Et je crois
00:59:17qu'on en voit
00:59:19une illustration
00:59:19parfaite.
00:59:19– Leurs opposants
00:59:21jouent avec la vie.
00:59:23L'admiration doit être
00:59:24quand même
00:59:24à géométrie variable.
00:59:25– Non, non, mais
00:59:25il y a énormément
00:59:27de rétits.
00:59:27– Je parle en tant
00:59:28que géométrie.
00:59:29– Je comprends le propos.
00:59:30– On parle
00:59:31de dizaines
00:59:32de milliers de morts
00:59:33d'exécution
00:59:34et tout ça.
00:59:35– J'ai pas oublié
00:59:35Salmane Regis quand même.
00:59:36– Bien sûr, bien sûr.
00:59:38Merci beaucoup messieurs.
00:59:40On va faire
00:59:41une émission
00:59:42à la fin du mois.
00:59:43Donc ce sera
00:59:44l'occasion
00:59:45de souhaiter
00:59:45un bel été
00:59:46un petit peu plus tard.
00:59:48Je l'anticipe
00:59:49un petit peu
00:59:49parce que je sais
00:59:50que beaucoup
00:59:50vont être sur les routes
00:59:51de départ.
00:59:52À très vite donc.
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