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A la une de cette édition, Volodymyr Zelensky plus franchement prophète en son pays. Affaibli par son dernier remaniement, le président en CDI traverse une zone de turbulence.
Retour en France avec l’euthanasie définitivement adoptée par l’Assemblée nationale. Une prétendue liberté qui va passer devant le Conseil constitutionnel, grand spécialiste des restrictions de libertés !
Et enfin, responsable mais pas coupable, Gérald Darmanin gigotte cinq semaine après le meurtre de Lyhanna.
Retour en France avec l’euthanasie définitivement adoptée par l’Assemblée nationale. Une prétendue liberté qui va passer devant le Conseil constitutionnel, grand spécialiste des restrictions de libertés !
Et enfin, responsable mais pas coupable, Gérald Darmanin gigotte cinq semaine après le meurtre de Lyhanna.
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00:00Chers amis, je vais vous le dire le plus simplement du monde.
00:02Toute l'équipe de TV Liberté veut continuer à vous informer,
00:06à vous livrer des informations que les médias du système taisent.
00:09Nous voulons poursuivre nos décryptages de l'actualité
00:12pour vous livrer le dessous des cartes.
00:14C'est notre mission et elle sera d'une importance capitale dans l'année qui s'annonce.
00:18Alors reste à savoir si vous, vous voulez que tout cela continue,
00:21car c'est maintenant que nous avons besoin de votre soutien.
00:24A tous ceux qui nous ont déjà aidés, j'adresse nos plus sincères remerciements
00:28et à ceux qui veulent le faire, je vous le dis, ne tardez plus pour adresser vos dons.
00:32A ce jour, nous sommes encore bien loin de pouvoir boucler notre budget annuel
00:36pour poursuivre notre action.
00:38Mais je vous le dis aussi, plus que jamais nous sommes prêts à recevoir des coûts,
00:42plus que jamais nous sommes prêts à riposter, plus que jamais nous sommes prêts à ne pas reculer.
00:46Et vous, peut-on compter sur vous ?
01:10Madame, Monsieur, bonsoir à la une de cette édition.
01:12Volodymyr Zelensky, plus franchement prophète en son pays.
01:15Affaibli par son dernier remaniement, le président en CDI traverse une zone de turbulence.
01:21Retour en France, ensuite avec l'euthanasie définitivement adoptée par l'Assemblée nationale.
01:26Le texte va désormais passer devant le Conseil constitutionnel.
01:30Et enfin, responsable mais pas coupable, Gérald Darmanin gigote 5 semaines après le meurtre de Lyanna.
01:40Un remaniement qui provoque la colère en Ukraine.
01:43Volodymyr Zelensky, fraîchement revenu de France, a annoncé des changements dans ses équipes
01:48dans un contexte continental tendu.
01:50Un seul être vous manque, le limogé du très populaire ministre de la Défense ukrainien,
01:55Mikhailo Fedorov, a provoqué un vif émoi en Ukraine.
01:59Annoncé mercredi au cœur d'un remaniement gouvernemental majeur en pleine offensive ukrainienne en Crimée,
02:04ce changement de tête n'est pas anodin.
02:07Fedorov, âgé de seulement 35 ans, proche de Zelensky depuis la campagne de 2019,
02:12et ancien ministre de la Transformation numérique,
02:14a incarné l'innovation et la modernisation d'une armée encore marquée par l'héritage soviétique.
02:20Sous sa direction, depuis janvier, la production et l'utilisation de drones ont connu un bond spectaculaire
02:26avec plus d'engins acquis en quatre mois que durant toute l'année précédente,
02:30tandis qu'il avait joué un rôle clé dans l'obtention et la sécurisation des terminaux Starlink d'Elon Musk,
02:36y compris en neutralisant leur usage par les forces russes.
02:39Son départ, perçu comme lié à des tensions avec le commandant-chef Oleksandr Sierski,
02:45est vécu comme un recul par de nombreux Ukrainiens.
02:48Des manifestations de soutien rassemblant surtout des jeunes ont éclaté le 16 juillet
02:52dans plusieurs grandes villes, notamment à Kiev, devant le palais présidentiel.
02:56Pour la première fois, j'ai eu le sentiment qu'une réponse était enfin apportée à l'agression russe,
03:01car nous avions commencé à leur infliger de véritables pertes.
03:04Auparavant, ils nous détruisaient, ils nous pilonnaient.
03:07Je pense qu'il est regrettable d'écarter quelqu'un qui a enfin commencé à prendre des décisions porteuses de
03:12résultats.
03:13Il est douloureux de sentir que notre nation est, une fois de plus, ignorée.
03:17On a l'impression d'être tout simplement abandonnés.
03:22Des voix militaires et politiques, dont celle du chef des forces aériennes, Pavlo Yelizarov,
03:27ont publiquement regretté cette décision, craignant un impact sur l'efficacité au front
03:31dans une guerre qui dure et dans laquelle un grain de sable dans la mécanique peut avoir des conséquences mortelles.
03:37Cette affaire interne intervient alors que l'Ukraine cherche à consolider son soutien international.
03:42Le 14 juillet, à Paris, le nouveau Premier ministre bulgare roumaine, Radev,
03:47avait justement annoncé le retrait de son pays de la coalition des volontaires,
03:51initiée par Emmanuel Macron.
03:53Présent au dîner à l'Elysée et au défilé du 14 juillet,
03:56mais Radev plaide pour une solution diplomatique plutôt qu'à la poursuite de l'aide militaire.
04:02Je pense que la Bulgarie n'a pas sa place dans cette coalition,
04:05car nous ne participons pas à une alliance qui insiste sur une aide financière et militaire continue à l'Ukraine.
04:13Nous ne fournissons pas une telle aide, car j'estime que la solution à ce conflit
04:17ne réside pas dans sa prolongation par des moyens militaires,
04:20mais dans une mission diplomatique forte qui mettra enfin un terme à l'escalade.
04:26La Bulgarie reste toutefois engagée dans certaines mesures européennes,
04:30comme la production commerciale de munitions et le soutien aux prêts européens de 90 milliards d'euros.
04:35La coalition des volontaires, qui réunit une trentaine de pays, très majoritairement européens,
04:40autour d'un renforcement de la défense ukrainienne et de la sécurité collective face à la Russie,
04:45montre ainsi des signes de vulnérabilité.
04:47Si le soutien de la Bulgarie n'est clairement pas décisif, son départ est symboliquement fort.
04:53Le départ imminent également d'Emmanuel Macron, petit chef d'orchestre de la coalition,
04:58pourrait aussi affaiblir le regroupement d'États,
05:00d'autant que plusieurs pays membres ou observateurs pourraient connaître des changements politiques majeurs dans les prochains mois.
05:0711 pays de la coalition auront des élections dans les 18 prochains mois,
05:11sans compter les possibles dissolutions et élections anticipées.
05:15Ce double mouvement, turbulence interne à Kiev et fissures dans le soutien européen,
05:19intervient à un moment critique.
05:21Alors que l'Ukraine revendique des frappes réussies en mer noire et poursuit ses efforts d'innovation technologique,
05:26l'immogeage de figures réformatrices comme Fedorov risque d'alimenter le doute sur la cohérence de la stratégie de Zelensky.
05:34La rue ukrainienne, les réseaux sociaux et une partie de la classe politique expriment leur incompréhension.
05:38Dans une guerre d'usure, remplacer un ministre perçu comme efficace par des profils plus traditionnels pourrait coûter cher en
05:45vie et en terrain.
05:47Le risque pour le président Zelensky est également de voir ses détracteurs réclamer des élections,
05:52alors qu'un scrutin présidentiel aurait dû se tenir en avril 2024
05:56et que des élections législatives devaient avoir cours en octobre 2023.
06:00La diplomatie européenne, elle, semble entrer dans une phase de recomposition incertaine également,
06:05car dans le reste du continent, les parlementaires et les chefs d'État sont encore élus.
06:14L'Assemblée nationale adopte définitivement la mort programmée.
06:18L'euthanasie et le suicide assisté sont validés en vote solennel
06:21et les recours au Conseil constitutionnel devraient avoir une portée très limitée.
06:25Renaud de Bourleuf.
06:26C'est une aimante journée pour le Parlement et d'abord une aimante journée pour les malades.
06:30On les a entendus et on a voté pour eux un droit nouveau.
06:35Et ce droit nouveau, ils l'attendent depuis si longtemps.
06:37Ça honore le Parlement, vous voyez, des sensibilités politiques différentes.
06:41Et je suis heureux que ce 15 juillet soit un beau moment pour la République.
06:48Beau moment pour la République, peut-être moins pour beaucoup de Français.
06:52Mercredi, le vote solennel de la loi instaurant l'euthanasie et le suicide assisté a eu lieu à l'Assemblée
06:56nationale.
06:57Une courte majorité de 291 voix contre 241 opposants a validé la piqûre mortelle.
07:03A l'exception de l'Union des droites pour la République, l'UDR, qui a voté à l'unanimité contre
07:06l'euthanasie,
07:07tous les groupes ont été divisés.
07:08Ce qui n'a pas empêché la présidente de l'Assemblée nationale, Yann Brunbivet,
07:12de vanter la qualité des débats au Parlement.
07:13Et moi, je crois profondément qu'il ne faut jamais avoir peur de la démocratie
07:18et jamais avoir peur de l'Assemblée nationale et des représentants du peuple que nous sommes.
07:22Ne jamais avoir peur.
07:23Certaines peurs, quant à cette législation de la mort programmée, ont tout de même été soulevées par les députés.
07:28En amont du vote solennel, Olivier Fessa, Christophe Benz et Justine Gruet
07:32ont pris la parole pour les groupes Union des droites pour la République, Rassemblement national et Les Républicains.
07:37Nous découvrirons à posteriori des décisions hâtives obtenues sous l'influence de manœuvres successorales.
07:43sous la pression silencieuse d'intérêts financiers ou de contraintes budgétaires.
07:47Nous découvrirons des morts provoquées par négligence, par défaut d'écoute,
07:52par une erreur d'interprétation d'une volonté éphémère.
07:56Alors, nous saurons que nous aurons permis des mises à mort sur résignation suggérée.
08:01Mais ce sera trop tard.
08:03Nous serons responsables et coupables.
08:07Coupables parce que nous nous rappellerons qu'au moment de voter, nous avions pourtant un doute.
08:12Pour ma part, je refuse de m'endormir ce soir avec ce doute insupportable
08:15d'avoir permis la mise à mort de personnes fragiles,
08:19d'êtres humains qui ne voulaient pas forcément mourir,
08:22mais qui ont juste fini par accepter de renoncer à vivre.
08:27Alors, faisons preuve d'humilité. Ce texte est dangereux.
08:31Imaginez l'injustice irréversible des milliers de personnes qui demandent aujourd'hui à être soignées
08:36et qui demanderont demain la mort par défaut.
08:38Un acte létal organisé, en présence d'enfants mineurs qui n'ont pas le discernement
08:43pour consentir à y participer.
08:45Imaginez les conséquences désastreuses, les regrets, les remords,
08:50car nous aurions dû faire plus, nous aurions pu faire mieux,
08:56mais pas nous résigner au suicide.
08:58Cette loi va arracher des vies humaines, des vies soignables, des vies sauvables,
09:04des personnes qui demandent la mort, et c'est légitime quand on a trop mal,
09:08mais avec des doutes et des troubles dans le consentement, dans la douleur.
09:13Arrachez-moi de cette souffrance, je veux partir, même si j'aimerais rester.
09:18Cette loi est permissive et expéditive.
09:21Sans nul doute, elle va générer des déchirements sociaux, familiaux, affectifs et psychologiques
09:27pour ceux qui restent ici encore un peu.
09:30Si demain on vous apprend que votre mère est morte la veille suite à une injection létale,
09:34sans que vous ayez été prévenu, comment allez-vous réagir si vous apprenez en plus
09:39que votre frère ou votre soeur lui a fait sentir qu'elle devenait une charge ?
09:43Vrai problème de ce texte, qui ne dispose pas d'un contrôle des pressions indues par un juge.
09:49Et puis il y a aussi ce jeune voisin, en situation de handicap et majeur protégé, croisé la semaine dernière.
09:55Il luttait contre une maladie avec des moments d'espoir.
09:58Pourquoi peut-il décider d'une fin de vie en 48 heures,
10:01mais ne peut pas être autorisé à faire un simple chèque par mesure de protection ?
10:06Il y a aussi ce patient au fond du couloir, de service de gériatrie,
10:10qui n'avait jamais de visite, qui se sentait seul.
10:12Il ne connaissait pas le médecin qui a instruit sa demande, et oui, c'est permis.
10:16Et sa petite-fille est arrivée pour lui annoncer qu'il allait être grand-père,
10:20mais trop tard, malheureusement.
10:22Le cas des personnes adultes sous protection pouvant être euthanasiées
10:25montre un paradoxe induit par cette loi.
10:27Pour Jean-Marie Lemeney, président de la Fondation Jérôme Lejeune,
10:30c'est le résultat d'un long processus d'eugénisme enclenché en France il y a 50 ans.
10:33Il y a 50 ans, la France a ouvert déjà un premier chapitre de l'eugénisme
10:37en autorisant la suppression des enfants handicapés avant la naissance jusqu'à 9 mois.
10:41Ça, tout le monde a oublié tout ça.
10:43Enfin, la loi Veil, c'est également l'avortement jusqu'à la naissance des enfants handicapés,
10:46en particulier des enfants trisomiques, qui sont, dans la grande quasi-totalité d'entre eux, avortés.
10:50On a admis ce principe qu'il y a des vies qui ne méritent pas d'être vécues.
10:55Donc, on n'a pas cessé de dévaloriser ces vies qui ne méritent pas d'être vécues aux yeux du
10:58monde.
10:59Et en même temps, on n'a pas cessé de valoriser les intentions pures de ceux qui voulaient donner la
11:03mort.
11:04Et la loi sur l'euthanasie était contenue en germe dans cette loi sur l'avortement eugénique.
11:08La France est un pays eugéniste, très eugéniste.
11:10Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on ne veut pas comprendre ce mécanisme-là.
11:14Et on prend ça comme un événement, un réglage social.
11:16Oui, bon, il faut faire une loi consensuelle, sage, voilà, personne ne sera obligé.
11:22Non, ce n'est pas ça.
11:23C'est qu'on est dans un pays eugéniste qui prétend qu'il est bon que la démocratie décide de
11:27supprimer
11:28les pauvres, les malheureux et les malades qui nous encombrent et qui coûtent cher.
11:31Voilà, et ça, ça a commencé il y a 50 ans.
11:33Aujourd'hui, un adulte porteur de trisomie 21 pourrait demander la dite aide à mourir
11:38sans même que son tuteur puisse bloquer la procédure mettant en avant un discernement altéré.
11:43En fait, on a considéré qu'il ne fallait pas exclure les handicapés mentaux
11:47ou les gens qui avaient des problèmes de différence intellectuelle.
11:49Il les exclut à priori de pouvoir donner leur consentement libre et éclairé.
11:53C'est ne pas connaître le monde du handicap ou de la maladie psychique que de dire ça.
11:57Nous, on connaît particulièrement bien le monde de la trisomie 21.
12:01On sait très bien qu'une personne porteur de trisomie 21 est capable de comprendre ça.
12:06Et puis, si on lui dit « mais tu ne vas pas souffrir, c'est pour ton bien »,
12:09elle sera capable de dire oui, ne serait-ce que pour ouvert plaisir, pour aller dans votre sens.
12:12Donc, c'est évidemment une grande trahison.
12:15Et en plus, c'est la ministre des personnes handicapées qui a pris la parole sur ce sujet.
12:18Vous savez, il y a déjà des malades porteurs de trisomie 21 qui se trouvent à l'hôpital
12:21et menacés de subir une léonétisation, c'est-à-dire une application de la loi Léonetti
12:27que nous avons dénoncée, nous, depuis 15 ans en France,
12:29en considérant que c'était la première marche de l'euthanasie,
12:31c'est-à-dire qu'on considère à l'hôpital que cette personne trisomique,
12:34il y a 50 ans, 55 ans, elle a déjà bien vécu pour une personne trisomique
12:37et qu'au fond, sa situation et sa qualité de vie n'est pas suffisante
12:41et qu'au fond, on lui propose une sédation profonde et continue.
12:43Ce à quoi la personne trisomique ne comprend pas de quoi il s'agit.
12:45On lui dit « mais tu vas dormir pour, voilà, tu vas moins souffrir »
12:48et puis elle ne se réveillera jamais.
12:49La sédation profonde et continue, ça veut dire donner la mort
12:51en privant la personne de nutrition, d'hydratation
12:53et en l'endormant jusqu'à la mort.
12:56Ça s'appelle aussi une forme d'euthanasie.
12:58Mais c'était déjà dans la loi depuis 15 ans.
12:59Donc en fait, les arguments de ceux qui veulent l'euthanasie aujourd'hui
13:02ont le beau jeu de considérer que la loi Léonetti n'allait pas assez loin
13:06et qu'elle était hypocrite parce qu'au fond,
13:08elle faisait moins les gens en plusieurs jours,
13:09en les endormant et en les privant de nutrition et d'hydratation.
13:12Et ils disent avec raison, finalement,
13:14pourquoi faire en cinq jours ce qu'on peut faire en une heure ?
13:16Ben, ils ont raison. Alors ça, il n'y a personne pour parler de tout ça.
13:19Personne. Personne.
13:20De ces considérations, certains tentent de réagir
13:22après le vote solennel de la loi.
13:24Une semaine plus tôt, le président du Sénat, Gérard Larcher,
13:26annonçait la saisine du Conseil constitutionnel.
13:28Il lance l'alerte sur la protection des plus vulnérables
13:31ainsi que sur la clause de conscience des établissements.
13:34Rappelons en effet que si les soignants refusent tout acte euthanasique
13:37dans leur établissement,
13:37ils pourront se voir contraints d'accueillir un praticien
13:40pour pratiquer le geste à leur place.
13:41La veille du vote, le Premier ministre Sébastien Lecornu,
13:44après avoir pourtant accordé le dernier mot à l'Assemblée nationale,
13:47a annoncé la saisine du Conseil constitutionnel.
13:49Il pointe notamment la durée du délai de rétractation
13:51de seulement 48 heures,
13:53incompatible avec le respect de la liberté personnelle
13:55et de la dignité humaine,
13:56les dispositions concernant les majeurs protégés
13:59et leur consentement,
14:00ainsi que l'articulation avec la clause de conscience
14:02des établissements de santé.
14:03Concrètement, le Conseil constitutionnel peut
14:05déclarer la loi entièrement conforme,
14:08qui sera ensuite promulguée dans les jours suivants,
14:09ou la censurer et empêcher sa promulgation.
14:12Une troisième voie, ici la plus probable,
14:15est une censure partielle.
14:17Seules les dispositions conformes seront promulguées.
14:20Rappelons que certains des neuf membres
14:21ont déjà, dans le passé,
14:23pris position en faveur de l'euthanasie.
14:24On peut s'attendre à ce que les sages
14:26introduisent des garde-fous
14:28ou une véritable clause de conscience,
14:30mais le pied sera toujours dans la porte
14:32et les parlementaires reviendront par la suite.
14:34Et surtout, une fois qu'on aura mis le pied dans la porte,
14:37il faudra revenir tous les ans
14:39et dire qu'on veut étendre ça.
14:41Parce que, je ne vous apprends pas quelque chose,
14:44probablement, à la plupart de vous,
14:46dans la première loi, il n'y aura pas les mineurs.
14:48Dans la première loi, il n'y aura pas les maladies psychiatriques.
14:51Dans la première loi, il n'y aura même pas
14:53les maladies d'Alzheimer.
14:54Ça va être très difficile pour toutes les familles.
14:57On est tous concernés.
14:57En fait, ce que la loi dit, c'est que, voilà,
14:59un jour, vous serez éligible.
15:00Alors, voilà, madame, monsieur, vous êtes éligible.
15:02Éligible à quoi ? Vous êtes éligible.
15:03On ne vous retient pas.
15:04On ne peut plus rien faire pour vous.
15:05Il n'y aura pas de choix palliatif, il n'y en a pas assez.
15:07Pas de santé en tant que douleur, il n'y en a pas assez.
15:09Vous n'êtes répondant à aucun traitement.
15:10Vous êtes éligible.
15:11Ça veut dire, en gros, vous pouvez vous casser.
15:13Personne ne vous regrettera.
15:14Vous pouvez partir.
15:15Vous ne manquerez à personne.
15:16Et ça va toucher les plus fragiles,
15:18ceux qui sont isolés,
15:19ceux qui sont en rupture de famille,
15:21ceux qui sont pauvres,
15:22ceux qui n'ont pas les moyens de se faire soigner
15:23dans une clinique privée
15:24où, effectivement, on va prendre soin d'eux.
15:26C'est une loi dégueulasse.
15:27Il n'y a pas d'autre mot.
15:32Un drame qui aura peut-être permis d'enrayer un peu
15:35la misère judiciaire française face aux pédocriminels.
15:38Cinq semaines après la mort de Liana,
15:40le ministère de la Justice a enfin traité de nombreux dossiers
15:44utiles et nécessaires,
15:45mais aussi révélateurs d'un système qui s'est déjà
15:48effondré.
15:49Jérôme Barrella, principal suspect dans le meurtre de Liana
15:52il y a cinq semaines, a été mis en examen
15:54pour viol et meurtre sur mineurs mercredi.
15:56Une annonce qui coïncide avec les premiers retours
15:59de l'analyse des stocks de dossiers pédocriminels
16:01longtemps négligés et enfin traités
16:03à la demande de Gérald Darmen.
16:06Il y a eu exactement 69 626 dossiers d'affaires criminelles
16:11connus par les parquets et délictuels
16:13qui ont été absolument réétudiés.
16:16plus 15 000 plaintes découvertes, si j'ose dire,
16:20chez les services enquêteurs où les gens sont venus déposer plainte,
16:23ce qui porte à 85 047 plaintes aujourd'hui recensées dans les parquets de la République.
16:3083% des affaires, l'auteur a été identifié.
16:35Et donc 91% des affaires, malheureusement,
16:39non seulement il n'a fait l'objet d'aucune condamnation antérieure,
16:42mais pour trois quarts d'entre eux,
16:43ils font partie du cercle intime et familial des enfants.
16:47Il y a aujourd'hui 970 dossiers prioritaires,
16:50soit 1% du stock qui vont être réglés dans les prochaines semaines.
16:53Un nombre dérisoire par rapport à l'ensemble des affaires,
16:55mais un passage nécessaire pour une remise à niveau.
16:57Si l'on peut douter de la bonne volonté de l'appareil judiciaire,
17:00qui sera toujours mieux disposé à l'endroit de violeurs et de pédocriminels
17:03que pour les militants politiques de droite,
17:05le garde des Sceaux semble avoir enfin agi.
17:09Enfin, car si ces annonces montrent un travail qui a avancé,
17:12elles mettent aussi en lumière l'incurie crasse de la machine judiciaire et sécuritaire
17:17quand il s'agit de traiter de la défense des enfants.
17:20Les statistiques détaillées du ministère soulignent la gravité du phénomène.
17:2436% des victimes sont encore mineures aujourd'hui
17:27et l'ancienneté moyenne des dossiers s'élève à plus de 14 mois.
17:30Auprès des trois quarts des suspects évoluant dans un cercle intime ou familial,
17:34le non-traitement des dossiers veut très certainement dire
17:37que des actes criminels ont toujours lieu en ce moment.
17:40L'entourage des ministres parle sans trop de gêne d'un « pari réussi ».
17:45Une petite gloire un peu amère qui révèle cruellement l'impuissance accumulée
17:49pendant des années avant l'arrivée d'Emmanuel Macron,
17:52mais aussi depuis sa décennie au pouvoir,
17:54malgré les annonces répétées sur la protection de l'enfance.
17:57Les outils informatiques qui ne communiquent pas entre police,
18:01gendarmerie et justice, les services d'enquête débordés
18:03et les parquets sous tension ont permis que des affaires graves
18:06traînent dans les tiroirs.
18:08Certains magistrats redoutent une deuxième vague en septembre
18:11et mettent en garde contre des enquêtes précipitées
18:14qui pourraient aboutir à des résultats inaboutis.
18:16Il faut avoir ici à l'esprit que, comme pour la vague dite « Me Too »
18:21sur les violences faites aux femmes,
18:23le risque de voir des règlements de comptes opportuns
18:25avec des fausses accusations n'est pas nul.
18:28Reste désormais à voir la suite.
18:31Quelle sera l'attitude du successeur de Gérald Darmanin,
18:34à moins que celui-ci se maintienne en cas de succès d'Edouard Philippe ?
18:37Le prochain gouvernement se donnera-t-il les moyens de traiter le problème
18:40ou se cantonnera-t-il à des annonces démagogiques,
18:43comme la proposition d'imprescribibilité des crimes sur mineurs
18:46défendus par Gérald Darmanin.
18:52Passons à présent à l'actualité, en bref, en France.
18:56Laurent Nunez dégaine l'arsenal sécuritaire
18:59qui devrait se retourner contre les Français.
19:01Mercredi, l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi
19:03dit « riposte », réponse immédiate au phénomène troublant
19:06l'ordre public, la sécurité et la tranquillité.
19:07Le ministre de l'Intérieur a présenté cette loi
19:09comme un moyen de réagir plus vite et plus fort
19:11face à divers troubles à l'ordre public
19:12et forme de délinquance du quotidien.
19:14Concrètement, le texte « fourre-tout » comprend notamment
19:16un renforcement des sanctions contre les rodéos,
19:18une meilleure coordination des services face au trafic de drogue,
19:20ainsi qu'une prolongation de l'expérimentation
19:22de la vidéosurveillance algorithmique
19:24et un renforcement des interdictions administratives.
19:28Autant de mesures qui ne devraient pas affecter
19:29la criminalité organisée, mais bien plus les Français
19:31dans leur quotidien.
19:32Le texte, déjà adopté par le Sénat, doit passer devant
19:35une commission mixte paritaire de 7 députés et 7 sénateurs.
19:38Un pompier pyromane en prison, mercredi soir,
19:40un pompier volontaire âgé de 18 ans, suspecté d'un départ de feu
19:43en forêt de Fontainebleau, a été mis en examen
19:45et placé en détention provisoire.
19:47Il avait d'abord avoué avoir mis le feu à débrindille
19:49avec un briquet de l'essence, avant de revenir mercredi
19:51sur ses aveux.
19:52Un autre individu, âgé de 18 ans aussi,
19:55a été placé en détention provisoire.
19:56Il a admis avoir accidentellement mis le feu
19:58en jetant sa cigarette sur un autre lieu de départ de feu.
20:01Ces deux personnes, sans antécédent judiciaire,
20:03font l'objet d'une enquête pour destruction par incendie.
20:05Le feu a ravagé plus de 2000 hectares de la forêt de Fontainebleau.
20:09Des miettes pour les épargnants français.
20:11Le taux du livret A va passer à 1,7% à compter du mois d'août,
20:14a annoncé mercredi le ministre de l'économie Roland Lescure.
20:17Cette hausse proposée par la Banque de France
20:19s'explique par le rebond de l'inflation
20:21depuis l'agression américano-israélienne en Iran fin février.
20:24Avec une inflation moyenne à 1,52% sur les six premiers mois de l'année,
20:28le nouveau taux reste supérieur à la hausse des prix.
20:30Le ministre a également relevé le taux du livret de développement durable et solidaire
20:33au même niveau.
20:33En revanche, le livret d'épargne populaire reste à 2,5%.
20:36Ce produit, qui compte désormais 12 millions de détenteurs
20:39contre 7 millions en 2020,
20:40reste particulièrement prisé des ménages modestes.
20:46L'actualité internationale en bref.
21:17Une longévité impressionnante pour l'Italie,
21:19ayant une prime de majorité à 42% des voix,
21:21a exprimé sa déception sur les réseaux sociaux,
21:23dénonçant une occasion perdue et appelant à une réflexion au sein de sa propre majorité.
21:29Ce camouflet intervient après l'échec du référendum sur la réforme de la justice en mars
21:33et ravive les tensions entre Fratelli d'Italia,
21:36Forza Italia et la Lega.
21:38L'opposition de gauche, menée par Elie Schelin,
21:40réclame des élections anticipées.
21:42Malgré ce revers, le gouvernement a exclu une démission immédiate.
21:45Les discussions se poursuivent à la Chambre
21:47et devraient reprendre au Sénat,
21:49où le vote secret ne sera pas autorisé.
21:52Make America Rambou Again
21:54Mercredi aux Etats-Unis, le ministre de la Défense,
21:57Pete Exet, a annoncé que l'armée américaine
22:00allait mesurer le taux de testostérone de ses soldats
22:03pour identifier un éventuel déficit
22:05et leur proposer un traitement hormonal le cas échéant.
22:09L'idée est de leur permettre de retrouver et d'optimiser leurs capacités naturelles,
22:14de préserver leur longévité
22:15et de s'assurer qu'ils ont les bases biologiques nécessaires pour tenir au combat.
22:19Un test qui sera effectué lors de la visite médicale annuelle
22:23pour les militaires de plus de 30 ans.
22:25Reste à savoir si la testostérone est vraiment liée
22:28aux capacités militaires d'un soldat
22:30et si cela est la meilleure réponse
22:32après les fantaisies encouragées par les démocrates
22:34ayant promu des officiers transgenres.
22:36De plus en plus, la caricature démocrate
22:38semble avoir laissé la place à une caricature républicaine.
22:43Les Américains musclent aussi leur droit de douane
22:46et cette fois, contre le Brésil,
22:48Mercredi Washington a annoncé 25% de droits de douane
22:51sur un certain nombre de produits brésiliens.
22:53La présidence du Brésil a aussitôt rejeté
22:56ses droits de douane qualifiés d'illégaux
22:59promettant des mesures de réciprocité.
23:01En 2025, les Etats-Unis ont imposé
23:03des droits de douane au Brésil
23:05en représailles aux poursuites judiciaires
23:07contre l'ancien président Jair Bolsonaro.
23:09Désormais, Flavio Bolsonaro,
23:11fils de l'ancien chef d'État
23:12et candidat à l'élection présidentielle d'octobre prochain,
23:15affirme que ses droits de douane ont pour effet de renforcer
23:17la popularité de l'actuel chef de l'État
23:20Luis Ignacio Lula da Silva.
23:23Ce dernier s'érige en défenseur de la souveraineté de son pays
23:26face aux Etats-Unis.
23:29Ennemis, mais pas trop.
23:30La Russie et les Etats-Unis ont décidé de prolonger
23:32jusqu'en 2030 leur coopération
23:34sur la Station Spatiale Internationale, l'ISS.
23:37L'annonce a été faite mardi par le directeur de Roscosmos,
23:40Dmitry Bakanov.
23:42Cette extension est intervenue quelques heures
23:44après le décollage réussi du Soyouz MS-29
23:47en portant deux cosmonautes russes
23:49et un astronaute américain vers l'ISS.
23:51La NASA avait déjà estimé que la station
23:54pouvait fonctionner en toute sécurité jusqu'en 2030.
23:57Les deux agences travaillaient également
23:58à l'élaboration de normes techniques communes
24:01pour leurs futures stations spatiales respectives.
24:03Ce rapprochement technique s'inscrit
24:05dans un contexte géopolitique tendu
24:07en raison de la guerre en Ukraine,
24:08mais marque un geste diplomatique notable
24:10avec la présence du directeur de la NASA,
24:13Jared Isaacman, à Baïkonour.
24:15Malgré les tensions et les désaccords techniques,
24:17les deux pays maintiennent donc
24:18leur partenariat historique sur l'ISS
24:20dont l'exploitation initiale devait s'achever en 2024.
24:24Un programme commun prévoit la fin des vols
24:26habités vers la station à la fin des années 2030.
24:33C'est la fin de cette édition.
24:35Merci de votre fidélité.
24:36A demain.
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