- il y a 11 heures
Terres de Mission reçoit Marie-Lys Pélissier, porte-parole de la Marche pour la Vie, pour évoquer les dernières étapes de la discussion parlementaire sur l'euthanasie.
Puis, Françoise Breynaert, docteur en théologie, présente son livre sur l'Evangile de saint Matthieu dans l'Eglise de langue araméenne: "L'Evangile de saint Matthieu. Un collier d'oralité en pendentif en lien avec le calendrier synagogal" (Parole et Silence).
Puis, Françoise Breynaert, docteur en théologie, présente son livre sur l'Evangile de saint Matthieu dans l'Eglise de langue araméenne: "L'Evangile de saint Matthieu. Un collier d'oralité en pendentif en lien avec le calendrier synagogal" (Parole et Silence).
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NewsTranscription
00:00Depuis des années, ils cherchent à tuer, à faire taire TV Liberté.
00:04Ils veulent étouffer la presse alternative qui vient bousculer leur monopole.
00:09Censure, pression, attaque financière, tentative d'intimidation, tous les moyens sont bons.
00:15Et pourtant, la peur est en train de changer de camp.
00:18La caste médiatique et politique perd progressivement son emprise.
00:22Pour la première fois, les Français passent désormais plus de temps sur YouTube
00:26et les plateformes vidéo que devant la télévision de propagande.
00:29Le paysage médiatique bascule.
00:32Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour les médias mainstream.
00:35RMC BFM lance un plan de départ volontaire.
00:38Les producteurs de Quotidien de Yann Barthès suppriment des postes.
00:41Des licenciements massifs frappent le Parisien.
00:44Les Echos, Bayer Press, Sud-Ouest, Nice-Matin et tant d'autres, malgré le flot d'aides publiques.
00:49Et que dire de Nouveau-19 ?
00:51La chaîne TNT attribuée par l'Arcom aux copains du journal Ouest-France.
00:55C'est un naufrage.
00:56Déjà 33 millions d'euros de dettes en seulement 6 mois.
01:00C'est l'équivalent de 12 années de budget de TV Liberté.
01:03Oui, c'est la panique dans la presse conformiste.
01:06C'est précisément maintenant qu'il faut enfoncer le clou.
01:09Surtout ne pas ralentir, ne pas baisser les bras, ne pas abandonner.
01:13Au contraire, il faut amplifier le mouvement.
01:15Il ne tient qu'à vous de permettre à TV Liberté de continuer d'exister.
01:19Car c'est bien là l'enjeu d'aujourd'hui.
01:22Continuez d'exister, libres et indépendants.
01:25Ensemble, donnez à TVL les moyens de poursuivre son combat.
01:29Et faites progresser vos idées.
01:31TVL n'est pas comme les autres.
01:33Elle vous respecte.
01:34Aidez-vous.
01:47Sous-titrage Société Radio-Canada
02:22Bonjour, chers amis téléspectateurs.
02:24Très heureux de vous retrouver pour une nouvelle édition de Terre de Mission,
02:27l'émission religieuse de TV Liberté.
02:29Au programme aujourd'hui, deux séquences.
02:32Tout d'abord, nous allons discuter avec Françoise Brinert
02:36qui a publié un livre sur le Saint-Mathieu araméen,
02:43donc l'évangile de Saint-Mathieu avant la version que nous en avons.
02:47C'est une émission qui a été enregistrée il y a quelques mois
02:49mais que nous n'avions pas pu diffuser
02:52parce qu'il y avait un problème d'édition.
02:54Puis, nous recevrons Marie-Lys Pellissier,
02:57porte-parole de La Marche pour la Vie,
02:59pour parler du grand débat du moment,
03:01c'est-à-dire le débat sur l'euthanasie et le suicide assisté,
03:04ce qu'il est encore possible de faire,
03:06ce qui peut changer à la faveur du vote du Sénat
03:09puis à la faveur du dernier vote à l'Assemblée nationale.
03:12Voilà, deux séquences sur l'évangile et l'euthanasie.
03:33Eh bien, chers amis téléspectateurs,
03:35très heureux d'accueillir aujourd'hui Françoise Breiner.
03:38Bonjour Françoise.
03:39Bonjour Guillaume.
03:40Vous êtes docteur en théologie,
03:43vous êtes au-blâtre séculière,
03:44c'est-à-dire un peu comme une religieuse
03:47et dans le monde, c'est ça ?
03:49C'est ça.
03:50Au-blâtre séculière de la fraternité Notre-Dame-du-Désert
03:53et vous venez de publier,
03:55le livre est en cours de publication,
03:57l'évangile selon saint Matthieu.
03:59Alors derrière, il y a un sous-titre gigantesque,
04:01c'est l'évangile selon saint Matthieu,
04:03un collier d'oralité en pendentif,
04:05en lien avec le calendrier synagogal,
04:07« Traduction depuis la ptita ».
04:09Pourquoi un titre aussi long ?
04:11Eh bien, on va le voir.
04:12Alors ce que je vous propose,
04:14c'est, puisque l'une des préfaces a été faite
04:18par Mgr Dufour, qui est émérite
04:20et qui habite tout près de chez moi,
04:21ça s'est fait tout simplement,
04:22et qui connaissait Mgr Mirkis.
04:24Qui est l'ancien évêque d'Aix,
04:26on est d'accord, Mgr Dufour.
04:27Oui, oui.
04:28Eh bien, en quoi ça peut intéresser les Français ?
04:33Ça peut intéresser les Français pour deux choses,
04:36principalement.
04:37Tout d'abord, on va redécouvrir l'oralité.
04:41Nous qui sommes des cultures livresques,
04:43on va redécouvrir l'oralité.
04:47Par exemple, je vous donne un exemple tout simple,
04:50« Et ton père qui voit dans le secret,
04:52te le rendra ouvertement ».
04:55Les évangiles, c'est poétique.
04:57Le secret, ouvertement.
04:59– Oui, bien sûr, ça se renvoie.
05:00– Mais ce n'est pas bien traduit.
05:01Il y a souvent « ouvertement saute » en français.
05:04Donc, il faut une bonne traduction.
05:06Mais ce n'est pas seulement s'amuser à faire quelque chose qui est rythmé.
05:11L'Esprit Saint, en araméen, c'est « rorot kucho »,
05:15le souffle de sainteté, le souffle du lieu saint.
05:22Et donc, c'est important de respirer en parlant.
05:26Et les récitatifs, en plus, ils se font en marchant,
05:29en se balançant comme si on marchait plutôt.
05:32– C'est un peu comme feront les gifs au mur de la mentation.
05:34– Non, eux, ils ont changé.
05:37Mais anciennement, c'était simplement comme on marchait.
05:40C'est pas comme ça.
05:40– D'accord.
05:41– C'était comme ça.
05:42Je prends un autre exemple.
05:43– D'une jambe sur l'autre.
05:45– À peine.
05:47Un petit balancement léger, très léger.
05:50– Et ça, c'est pour mémoriser ?
05:52– C'est pour mémoriser de façon corporelle avec le corps.
05:57Et donc, si on incorpore la parole,
05:59on est prêt à la mettre en pratique beaucoup mieux.
06:02– D'accord.
06:02– Parce qu'on la ressent, parce qu'on la retient,
06:05parce qu'on va pouvoir la redire.
06:07– Mais on est d'accord que c'est fait pour la langue originelle,
06:11la traduction française, ça ne se balance pas comme ça ?
06:14– Tout à fait.
06:15« Prenez sur vous mon joue et apprenez de moi
06:18que je suis doux, ou clément, ou reposant, et humble de cœur. »
06:23Ça se balance.
06:23Alors, en araméen, ça se balance énormément,
06:26parce que « Prenez sur vous mon joue, c'est nir. »
06:31Et « Apprenez de moi que je suis doux, ou reposant, c'est nir. »
06:35Pas la même consonne.
06:36– D'accord.
06:36– Mais, ça rime.
06:37– D'accord.
06:38– Et humble de cœur.
06:40Et donc, si vous prenez un de mes livres,
06:42Jean, Pierre et Jean, ou Mathieu,
06:45vous voyez, les traductions, elles ont des césures.
06:48– Oui.
06:49– C'est-à-dire que je marque comment on se balance.
06:52Et alors, dans les manuscrits anciens,
06:54parfois, on a des marques pour montrer où se trouve la césure.
06:58Parfois, on n'en a pas du tout.
06:59– D'accord.
07:00– Donc, parfois, il faut un peu deviner.
07:02Et parfois…
07:03– Deviner, en fait, on le reçoit surtout.
07:05On l'apprend parce que d'autres l'ont chanté devant nous,
07:07ou récité devant nous, en fait.
07:09– Oui, mais nous, il y a une rupture de transmission.
07:11– Oui, ça, c'est clair, oui.
07:12– Donc, on est obligé de voir avec les rimes, avec le sens.
07:17Mais l'autre chose importante pour les Français,
07:19vous voyez, Mgr Dufour, il a souffert, il s'est dit,
07:22mais il y a des christianisations en France.
07:24Comment faire naître la foi ?
07:27Alors, dans une relation amicale, je lui ai dit,
07:31mais essayons de faire ce que les apôtres, eux, faisaient.
07:35Que faisaient les apôtres ?
07:37Eh bien, ils transmettaient des récitatifs dans des maisonnées
07:40aux enfants et aux nouveaux.
07:42Et puis, le samedi soir, ce n'était pas le groupe Alpha,
07:46mais c'était un repas.
07:48– Le groupe Alpha, chers amis tels spectateurs,
07:50c'est des groupes de recommençants,
07:51enfin des gens qui découvrent la foi
07:52et qui viennent déjeuner ou dîner plutôt
07:54et en même temps reçoivent un enseignement, en gros.
07:57– Oui, et alors, durant ce repas,
07:58on pouvait se réconcilier, etc.
08:00Mais on récitait par cœur ce qu'on avait appris en maisonnée.
08:06– D'accord.
08:07– Et donc, c'est une catéchèse, justement,
08:10qui passe par le cœur, de cœur à cœur,
08:13et où le rôle des femmes, des maîtresses de maison,
08:16aussi bien pour le repas que pour la transmission orale,
08:20est tout à fait spontanée et parfaite.
08:23Et le diacre reconnaît qu'il est prêt à être baptisé,
08:26tandis que la messe n'est pas le repas.
08:29La messe, les saints mystères, c'était le dimanche matin.
08:32Et là, les noms baptisés ne venaient pas.
08:34– D'accord.
08:34– Alors, retrouver ça, ça serait formidable.
08:37– Donc, votre idée, c'est, pour les catéchumènes,
08:39les gens qui s'intéressent à la découverte du Christ,
08:43on les fait réciter ensemble,
08:45on passe un moment convivial, en fait.
08:47– Oui.
08:47– On se balance, si je puis dire, ensemble.
08:50– Oui.
08:50– Et le lendemain, seuls ceux qui ont été initiés au Saint-Mystère
08:54peuvent se retrouver à la messe.
08:56– Oui.
08:56– D'accord.
08:57– Alors, comme on a perdu l'habitude d'apprendre par cœur,
09:00j'ai fait une expérience avec une famille et leurs amis,
09:04même les enfants, ce n'est pas évident.
09:07– Bon, soyons modestes.
09:08Si on ne sait apprendre que trois versets, apprenons que trois versets.
09:11Si on sait apprendre beaucoup plus, faisons beaucoup plus.
09:16Alors, je voudrais aussi vous expliquer ce qui s'est passé à Noël,
09:19il y a plusieurs années.
09:21Je faisais un cadeau à un prêtre congolais, il m'a dit, mais…
09:24– J'offrais ça.
09:25– Il m'a dit, mais je vais faire venir chez vous mon évêque.
09:29Je dis, il n'est pas possible qu'il vienne venir chez moi,
09:32dans ma petite maison, son évêque congolais.
09:34– Bah si.
09:35Et l'évêque, il m'a dit, mais je vous invite chez nous.
09:38– D'accord.
09:39– Qu'est-ce qui s'est passé ?
09:41Il s'est passé qu'en Afrique noire, en République démocratique du Congo,
09:47ils ont dit, mais cette civilisation orale des apôtres,
09:50c'est encore la nôtre.
09:51– Oui, bien sûr.
09:51– Les colliers d'oralité, j'ai dit que c'est des colliers d'oralité,
09:56ils savent ce que c'est.
09:58Les anciens dans les villages en ont, autour du cou, autour des mains,
10:01c'est des moyens mnémotechniques.
10:03On compte, comme le chapelet si vous voulez, pour ne rien oublier.
10:09Et donc, j'ai donné cours là-bas.
10:12– D'accord, et donc vous avez appris à réciter l'évangile avec des colliers ?
10:15– Oui, il montrera une photo des séminaristes qui apprennent à réciter
10:19sous les manguiers qui improvise des gestes.
10:21– D'accord, mais alors encore une fois, il y a un truc qui m'échappe un peu
10:23dans votre développement, c'est que si je comprends bien,
10:26vous récitez l'évangile en français, alors que les colliers sont en araméen,
10:30on est d'accord ?
10:31– Oui, il faut bien traduire, mais il faut bien partir de l'araméen.
10:36– Mais en fait, alors la césure, je peux comprendre
10:40comment on fait des césures en français, mais la sonorité,
10:44pour que les colliers fonctionnent, il faut que ça rime un peu.
10:47– Oui, oui, donc c'est pourquoi dans mes livres, je prouve les colliers,
10:53je les démontre, parce qu'effectivement, les mots « crochet »,
10:56c'est en araméen, c'est parfois, il n'y en a plus du tout en français,
10:59on a traduit par trois mots différents, un mot qui était le même.
11:02– D'accord.
11:03– Voilà, donc là, les livres sont épais,
11:06parce que je fais la démonstration de mes colliers,
11:08ce n'est pas une vue de l'esprit, voilà, c'est scientifique.
11:12– D'accord, et donc ça, c'est ce que, Mgr Dufour,
11:16c'est ce qu'on peut faire pour les Français, pour recatéchiser les Français.
11:20Mgr, je ne me souviens plus, il s'appelle Kazali, du Congo,
11:26c'est notre culture est orale, on a donc à apprendre quelque chose de la culture orale,
11:32enfin, on comprend la culture orale des apôtres,
11:34mais j'allais dire, en fait, c'est deux logiques quasiment antagonistes.
11:38D'un côté, nous, il faudrait qu'on réapprenne la culture orale,
11:42qui est un peu, j'allais dire, une forme de régression, en quelque sorte,
11:44puisque quand même, le livre, ça sert à quelque chose.
11:46– Oui.
11:47– Et de l'autre côté, le Congo se développe sur le même modèle que nous,
11:53c'est-à-dire, c'est un modèle qui passe de l'oralité au livre.
11:55– Oui, mais ne le voyons pas comme une contradiction,
12:00voyons-le comme un enrichissement réciproque.
12:02– D'accord.
12:03– Parce qu'on va continuer de faire des livres,
12:05mais on ne va jamais perdre notre corps, notre respiration, c'est-à-dire ça ?
12:08– Ça, c'est vrai, bien sûr.
12:09– Et alors, ce qui est extraordinaire, en plus,
12:11c'est qu'une fois que j'ai démontré que saint Matthieu,
12:14alors c'est subtil, il y a un collier-compteur,
12:18annonciation à Joseph, fuite en… enfin, Noël, enfin, nativité, fuite en Égypte,
12:23prédication de Jean-Baptiste, la voie céleste au Jourdain,
12:26les tentations du Christ au désert, cinq.
12:28Et puis, en dessous de chaque, il y a un fil.
12:31– Je vous donne un exemple facile, l'annonciation à Joseph, le premier,
12:36le deuxième, c'est Jésus-naît, l'adoration des mages, la fuite en Égypte.
12:42– D'accord.
12:42– Fuite en Égypte, il y a le mot fuir, Joseph s'enfuit.
12:47Mais dans le fil, il y a un des enseignements de Jésus qui dit,
12:51si l'on vous chasse dans une ville, prenez la fuite dans une autre.
12:57Donc, on a ce mot qui se retrouve.
12:59– D'accord.
13:00– Et voyons, parlons des vieilles syriaces.
13:04– Les vieilles syriaces, c'est des traductions…
13:05– Les vieilles syriaces, on dit qu'elles sont traduites du grec, effectivement.
13:09Elles sont plus tardives, pour moi, elles sont plus tardives.
13:11– Donc, c'est des bibles en araméen, mais traduites du grec ?
13:14– Non, les vieilles syriaces, ce sont des manuscrits,
13:17il manque plein de chapitres.
13:18– D'accord.
13:19– Il y en a un très important de ces manuscrits,
13:23on a réécrit par-dessus,
13:25donc il n'était pas du tout considéré comme sacré.
13:28– Mais ça, je voudrais le dire dans la deuxième partie.
13:31Mais ne nous désespérons pas.
13:34Mais dans les vieilles syriaces, il n'y avait pas ce mot,
13:38Joseph s'enfuit, mais Joseph s'en alla.
13:40– D'accord.
13:40– Donc, on est loin de la culture orale, il n'y a plus les échos.
13:43– D'accord.
13:43– On a perdu.
13:44– Mais à quoi ça sert d'avoir fait cinq fils ?
13:46Est-ce que c'est juste pour faire joli sur la couverture ?
13:48Pas du tout.
13:49Cinq fils, cinq livres de la Torah.
13:52– D'accord.
13:52– Donc, c'est le Pentateuch, le livre, le cœur de la foi juive.
13:56– Oui, oui.
13:59Or, les apôtres, ils n'ont pas attendu le cinquième siècle
14:03pour célébrer le dimanche.
14:04Ils n'ont pas attendu des siècles pour avoir un lectionnaire liturgique.
14:08Ils n'ont pas attendu que ce soit en grec.
14:11Dans les synagogues, partout on parle araméen.
14:15Donc, ils ont fait une liturgie en écho aux cinq livres de la Torah.
14:22– D'accord.
14:22– Les Juifs commencent en octobre-novembre au Shachana
14:27et puis ils font une année liturgique où ils vont tout lire.
14:30– D'accord.
14:31– Donc, ils commencent à Genèse en automne
14:33et puis on va lire toute la Torah jusque l'Exode.
14:39Le dernier, c'est quoi ? C'est Deutéronome.
14:42Deutéronome.
14:43Et puis, on recommence.
14:44– Mais les chrétiens, vous voyez bien qu'un évangile termine à Pâques.
14:48– Bien sûr.
14:48– Pâques, c'est au printemps.
14:50– Donc, si on recommence après avoir terminé,
14:53eh bien, on commence au Lévitique.
14:55– D'accord.
14:55– Et je vous donne des preuves.
14:58Le serment sur la montagne, c'est comme Matthieu,
15:02ça va tomber dans le premier fil.
15:05C'est comme une nouvelle loi de sainteté.
15:08Et le Lévitique, c'est une loi de sainteté.
15:11Et après le serment sur la montagne, il y a la guérison d'un lépreux.
15:14Et dans le Lévitique, les histoires de lépreux, ça occupe tout un chapitre.
15:18Mais dans le Lévitique, on isole les lépreux.
15:21Jésus le touche et le guérit.
15:23Je vous montre un exemple.
15:26Le serment sur la montagne.
15:28« Or, quand Jésus vit les foules, il monta sur une montagne.
15:33Et quand il se fut assis, ses apôtres, les disciples s'approchèrent de lui.
15:42Et il ouvrit la bouche et les enseignait.
15:46Et il dit, « Heureux les pauvres en esprit, le royaume des cieux est à eux.
15:55Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés au futur. »
16:01Vous voyez, le balancement est simple.
16:03Les gestes, ce n'est pas du théâtre, mais un peu de gestes.
16:06Et qu'est-ce qu'on a juste après les béatitudes ?
16:08Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde.
16:12Et tout ça, ça forme une perle.
16:14D'accord.
16:15D'accord ?
16:16On comprend qu'on est la lumière du monde quand on cherche la justice
16:19et qu'on est doux et miséricordieux.
16:21Mais le sel, le sel, c'est une histoire du Lévitique.
16:25« Tu accompagneras ton offrande avec une offrande de sel au Seigneur ton Dieu. »
16:32Eh bien, c'est un rapport au sacrifice.
16:34Mais oui, il faut faire un sacrifice pour être doux.
16:36Il faut faire un sacrifice pour la justice.
16:39Vous voyez, il faut avoir un esprit de sacrifice.
16:41– Merci beaucoup, c'est passionnant.
16:43On va revenir sur ce sujet-là la semaine prochaine.
16:46Mais voilà, je voudrais terminer juste en rappelant
16:49que le livre s'appelle « L'Évangile selon saint Matthieu »,
16:52un collier d'oralité en pendentif, en lien avec le calendrier synagogueal.
16:55– Parole et silence.
16:56– Parole et silence, c'est ça l'éditeur.
16:59Voilà, merci beaucoup, chère Françoise.
17:01On se retrouve la semaine prochaine pour revenir sur cette logique d'oralité dans l'armée.
17:06Merci Françoise.
17:06– Et bien, retour sur le plateau de Terre de Mission.
17:24J'ai le plaisir d'accueillir Marie-Lys Palissier.
17:25Bonjour, Aïs.
17:26– Bonjour, Guillaume.
17:27– Vous êtes porte-parole de La Marche pour la Vie,
17:29une association chère à mon cœur.
17:31Chers amis téléspectateurs,
17:32vous verrez un peu de connivence puisque je suis le président de cette belle institution.
17:40Marie-Lys, je voulais vous recevoir pour parler un peu de la fin,
17:44des dernières lignes droites de la discussion sur l'euthanasie.
17:47Donc on enregistre mardi 7 juillet.
17:51Normalement, ces jours-ci, le Sénat tranche la question de l'euthanasie et du justice assistée.
17:59On en est où sur le débat parlementaire ?
18:01– Alors donc aujourd'hui, le Sénat votera ou non une motion de rejet
18:06qui a été déposée et votée par la commission du Sénat.
18:09Je rappelle que le texte a donc été examiné en troisième lecture
18:12suite à l'échec de la commission mixte paritaire.
18:15Donc il a été examiné la semaine dernière et voté le 30 juin, la semaine d'avant.
18:20Et donc le 30 juin, on a à nouveau, entre guillemets,
18:24beaucoup de voix pour, mais tout de même plus de voix contre.
18:28– Plus le temps passe, plus la majorité s'effrite.
18:32– S'effrite, exactement.
18:33Alors c'est petit à petit, mais bon, en tout cas,
18:36on peut toujours maintenir depuis le début, en fait,
18:38de ce débat autour de cette loi,
18:41de plus en plus de personnes s'élèvent contre.
18:45– Parce qu'on est passé, par exemple, depuis février,
18:50on est passé de 232 voix contre à 295, attendez, il ne faut pas que je me trompe,
18:57on est passé aujourd'hui, le 30 juin, on a eu 232 voix contre
19:02et 295 voix pour, donc ils ont perdu 4 voix, on en a gagné 6.
19:07– D'accord, ça reste petit, mais il y a 32 députés encore à convaincre
19:11jusqu'au 15 juillet, puisque, rappelons,
19:14le gouvernement a décidé de donner le dernier mot à l'Assemblée nationale.
19:18– C'est fait ça la décision ?
19:20Parce que j'entends dire, en fait, le problème c'est que sur la procédure parlementaire,
19:24on entend tout le contraire de tout,
19:25j'entends dire que le Premier ministre pourrait encore
19:29ne pas donner le dernier mot à l'Assemblée, est-ce que c'est possible ça ou pas ?
19:31– Alors il le peut, pour l'instant ils ont annoncé
19:33qu'il donnerait le dernier mot à l'Assemblée, il le peut,
19:35et c'est d'ailleurs ce qu'a demandé la Commission du Sénat,
19:38ils ont fait appel au gouvernement, ils ont fait appel à la sagesse,
19:42en faisant notamment référence au Royaume-Uni,
19:44en disant, au Royaume-Uni, au vu des différentes oppositions
19:48et le non-consensus, ils ont décidé d'abandonner la loi,
19:52alors bon, il y a déjà une nouvelle loi qui a été proposée,
19:55mais la Commission du Sénat a donc appelé le gouvernement
19:59à abandonner et à remettre plus tard l'examen de ce texte.
20:03Donc c'est encore possible en soi, et effectivement…
20:07– Donc légalement, M. Lecornu peut dire, c'est pas possible ?
20:11– Oui, et j'abandonne, j'arrête le processus parlementaire.
20:14– Parce que par ailleurs, on entend dire aussi que Lecornu est catholique,
20:17est réservé, enfin beaucoup de gens disent que notre meilleur espoir,
20:21c'est que le Premier ministre est réservé sur l'euthanasie.
20:23– Eh bien, ce que j'aurais envie de dire à M. le Premier ministre,
20:26c'est qu'il faudrait qu'il fasse comme le roi des Belges, le roi Baudon.
20:28– Qui se démissionne.
20:29– Qui démissionne, et c'est comme ça qu'il rentrera dans l'histoire,
20:31si jamais il veut qu'on le retienne.
20:33À vrai dire, c'est pas en laissant passer ce texte,
20:35parce qu'effectivement, apparemment, il serait contre,
20:38selon ses positions personnelles, mais est-ce qu'il aura le courage
20:40de s'opposer à Macron ? C'est telle est la question.
20:43J'avoue qu'on met assez d'espoir, peut-être, en cette personne.
20:48– Donc, on en est à un vote à l'Assemblée nationale,
20:53de plus en plus serré.
20:54Le Sénat s'en saisit en dernière lecture, si je comprends bien.
20:58– Exactement.
20:58– Et normalement, ça repart en dernière lecture à l'Assemblée,
21:02sauf si le Premier ministre décide que ça n'est pas la dernière lecture.
21:05– Tout à fait. Et donc, c'est dans huit jours, en tout cas aujourd'hui.
21:10– Je précise, chers amis téléspectateurs, qu'on enregistre mardi 7 juillet.
21:14– Vous verrez cette émission dimanche suivant,
21:19donc évidemment, beaucoup de choses auront changé d'ici là.
21:21Mais, en tout cas, on enregistre mardi 7 juillet.
21:25Mardi 7 juillet, pour l'instant, ce qu'on sait,
21:27c'est que l'Assemblée a voté, avec une majorité plus faible
21:30qu'en deuxième lecture, qui était elle-même plus faible
21:32qu'en première lecture.
21:34Et le Sénat était sur la ligne de rejeter le texte en bloc,
21:40motion de rejet préalable.
21:42Et alors, si j'ai bien compris, Marie-Lise,
21:44vous étiez contre cette motion de rejet préalable ?
21:46– En fait, ce qu'on voudrait demander aux sénateurs,
21:49c'est de gagner du temps, puisqu'on sait que le temps
21:51est notre meilleur allié dans cette histoire.
21:53Et le fait de… Alors, le message qu'ils ont laissé
21:57suite à cette motion de rejet est assez clair.
21:59Ils ne veulent pas, je cite, donner l'illusion
22:01d'un dialogue parlementaire entre l'Assemblée.
22:05Et en fait, ils manifestent que toutes les tentatives d'accords
22:10et de consensus, et même, ils ont essayé de faire des compromis
22:14en adoptant des textes plus restrictifs,
22:16qu'ils soient dédiés qu'aux personnes vraiment en fin de vie,
22:19par exemple, avec une procédure plus stricte,
22:22tout ça a été rejeté.
22:23Et donc, en fait, ils montrent à quel point l'Assemblée
22:25veut absolument adopter son texte quasiment en l'état,
22:28puisqu'on pourrait y revenir,
22:30il n'a quasiment pas bougé depuis la première lecture.
22:33Et donc, au vu de ce refus de compromis,
22:39le Sénat veut manifester vraiment sa position.
22:42Mais simplement, c'est vrai qu'il aurait fallu que les…
22:45Enfin, je ne sais pas ce que vont choisir vraiment les sénateurs,
22:47mais il aurait fallu au moins, pour gagner du temps,
22:50adopter un texte, si possible, dépourvu de la substance létale,
22:54comme ils l'ont fait dans les deux premières lectures,
22:56mais l'adopter, parce qu'à la fin, ils l'ont rejeté, finalement.
22:59Donc, il faudrait adopter ce texte-là,
23:00parce qu'on sait que l'Assemblée n'accepterait pas.
23:02Et donc, il serait obligé d'à nouveau rediscuter.
23:05Et là, le texte serait peut-être repoussé en septembre,
23:08avec l'avenue du pape et tout ce qui est les présidentielles, etc.
23:11On pourrait espérer, donc, un abandon total du texte.
23:14– D'accord.
23:14Et donc, à vue humaine, évidemment,
23:18comme je disais tout à l'heure, avant de rentrer dans le studio,
23:21moi, je crois au miracle,
23:22mais à vue humaine, le Sénat rejette, l'Assemblée valide,
23:27et donc, normalement, fin juillet,
23:29on a le texte avec l'euthanasie légalisée.
23:31– Si rien ne vient arrêter le processus,
23:33effectivement, c'est ce qui arrivera.
23:35Et quel texte sera donc adopté ?
23:37Un texte qui a, comme je disais, très peu bougé.
23:40Les seules choses, entre guillemets, un peu positives,
23:44suite aux différentes lectures,
23:45c'est qu'il n'y a plus de libre choix
23:47entre l'euthanasie et le suicide assisté.
23:48En théorie, en tout cas,
23:50c'est que la règle, c'est le suicide assisté.
23:53Et si la personne n'est physiquement pas en mesure
23:55de prendre le produit…
23:55– Exception euthanasique.
23:56– Voilà, et c'est l'euthanasie.
23:57Mais je tiens à préciser que dans le texte,
23:59il y a juste marqué
23:59si elle n'est pas physiquement en mesure de le faire.
24:01En fait, ça peut être juste parce qu'elle stresse ou autre.
24:04Donc, en fait, ce n'est pas très précis.
24:05La souffrance psychologique seule ne peut pas suffire
24:09à demander l'euthanasie.
24:11Et il y a eu la possibilité, là, c'est nouveau,
24:14que la famille puisse faire un recours
24:16auprès du juge administratif,
24:18qui doit…
24:18Donc, sous forme de référé, en fait,
24:20qui doit donc répondre sous deux jours
24:22et ce qui arrêterait la procédure
24:23le temps que le juge réponde.
24:25Donc, c'est un petit plus, disons,
24:27pour que la famille puisse avoir un petit peu
24:28son mot à dire dans l'histoire.
24:31Mais pas de clause pour les pharmaciens.
24:33M. Philippe Ligier disait,
24:35donc le nouveau reporter du texte,
24:37disait qu'il ne l'avait pas demandé
24:38et que cela briserait la chaîne du soin.
24:41Donc, c'est quand même des arguments très faibles.
24:44Et aussi de dire que, en fait,
24:46leur participation à l'acte est très lointaine.
24:47C'est quand même ceux qui vont préparer le poison
24:51qui, aujourd'hui, est interdit dans le code pénal.
24:53Donc, évidemment, il y a des pharmaciens
24:55qui ont manifesté leur opposition
24:57et ont demandé cette clause de conscience.
24:58Mais ils ont été bafoués,
25:00comme plein d'autres soignants.
25:01Il n'y a pas de clause de conscience
25:03pour les établissements de santé.
25:04Donc là, encore une fois, les congrégations,
25:07je pense que les petites sœurs des pauvres
25:09ont vraiment pris la parole en disant,
25:10nous, on va essayer de continuer à soigner,
25:13mais jamais on franchira cette ligne
25:15de permettre que dans nos établissements
25:17soient pratiquées l'euthanasie sud-esté.
25:19Et si on nous fait des recours
25:20et si on nous empêche de continuer,
25:22parce que, notamment,
25:23elles n'auront plus de subvention de l'État,
25:24potentiellement,
25:25eh bien, elles seront obligées de partir et de fermer.
25:28– De fermer leurs établissements.
25:30Sachant que, par ailleurs,
25:31dans la situation de l'hôpital,
25:33qui est catastrophique financièrement
25:35et à tout point de vue,
25:37le retrait de plusieurs milliers,
25:38voire dizaines de milliers de lits
25:40est un mauvais signal, quand même,
25:41il faut dire les choses.
25:42– Exactement.
25:43Là, si on prend juste la congrégation des sœurs des pauvres,
25:45c'est 2500 patients, à peu près,
25:48mais il y a d'autres congrégations qui refusent,
25:50d'autres établissements.
25:50– Moi, j'ai lu, alors je ne sais pas ce que ça vaut,
25:53mais j'ai lu qu'il y avait à peu près 10 000 lits
25:56de congrégations religieuses,
25:57et donc qui disparaîtraient.
26:00si l'euthanasie rentre en vigueur
26:02sans clause de conscience pour les établissements,
26:05évidemment, ces lits-là sont obligés de se fermer.
26:07– Exactement.
26:08Et c'est ce qui montre encore…
26:09La seule réponse, en fait,
26:11qu'ils opposaient à cette clause de conscience,
26:13c'était de dire,
26:14il faut que tous les patients y aient droit, absolument.
26:17Moi, à chaque fois, j'ai envie de leur répondre,
26:18mais quand un patient vient dans cette congrégation,
26:21normalement, justement, il choisit…
26:22– Il choisit le soin palliatif.
26:24– Voilà, parce qu'il y a cette éthique-là.
26:25– L'accueil de cette éthique chrétienne.
26:28– Exactement.
26:28– Donc, en fait, il n'y aura normalement pas de demande,
26:30ou si ces demandes sont là,
26:32en fait, elles seront extrêmement rares,
26:34comme en règle générale,
26:35et donc, ce n'est pas une raison.
26:36Et donc, c'est vraiment idéologique de dire
26:38qu'il faut absolument que tout le monde ait accès à ce droit.
26:40Enfin, c'est assez effrayant.
26:42Donc, surtout, évidemment,
26:44il y a la question des délais de réflexion
26:45qui ne m'ont toujours pas rallongé.
26:46Il y a le sixième…
26:47Alors, moi, ça, ça m'a beaucoup marqué.
26:49Le sixième critère qui avait été proposé par des députés,
26:51à savoir le fait de s'assurer obligatoirement
26:53que le patient ait pu avoir accès,
26:55s'il souhaitait aux soins palliatifs, a été refusé.
26:58Donc, ça, c'est assez frappant aussi.
26:59Le recours à un psychiatre,
27:00si jamais on n'est pas sûr de la volonté libre et éclairée…
27:03– Juste un petit mot sur cette histoire
27:05de recours aux soins palliatifs.
27:06Je lisais…
27:07Alors, je ne suis en plus du pays,
27:09mais enfin, c'est un pays d'Europe du Nord,
27:10qui disait qu'ils regrettaient
27:12d'avoir légalisé l'euthanasie si vite
27:14parce que ça avait empêché le développement des soins palliatifs.
27:16Et donc, quand nous, nous disons
27:21laisser le développement des soins palliatifs
27:23éventuellement, dans 10 ans, dans 15 ans, dans 20 ans,
27:25légaliser l'euthanasie si vraiment il y a un sujet,
27:28ce dont je doute personnellement, mais enfin, admettons,
27:32quand nous, nous disons ça, ils ne nous écoutent pas,
27:34mais il y a des pays qui disent
27:36nous avons fait une erreur de légaliser aussi vite.
27:38– Oui, tout à fait.
27:39On le voit, en fait, dans quasiment tous les pays qui ont légalisé
27:41parce que l'Espagne, ils ont un accès aux soins catastrophiques.
27:44En Belgique, les médecins le disent,
27:46alors il n'y a pas de chiffre officiel,
27:48mais les médecins eux-mêmes disent
27:49bah oui, en fait, ça a freiné le développement des soins palliatifs.
27:52Et en France, on voit très bien que ça va être le cas dans tous les cas.
27:55Enfin, c'est inévitable.
27:56Et pourtant, en fait, je pense qu'ils le savent,
27:59les promoteurs du texte,
28:00et du coup, ils n'ont pas voulu rajouter ce critère
28:03qui sera peut-être, en fait, impossible à tenir.
28:05– Oui, c'est ça, qui freinerait délibérément
28:08l'entrée en vigueur de l'euthanasie,
28:10de soi-disant choix.
28:11– Et puis, quand on parle de choix,
28:14des personnes n'ont pas été exemptes du processus,
28:16à savoir les majeurs protégés sous tutelle et securatelle,
28:20qui, je le rappelle, parfois ne peuvent pas signer de chèques
28:22ou de contrats, mais qui pourraient demander librement la mort.
28:26Et ce qui est intéressant, c'est que je voyais dans le texte de loi
28:29que le médecin dans la procédure doit, je cite,
28:32donner des informations aux patients
28:35adaptées en fonction des capacités de la personne.
28:38Donc, ça voudrait dire qu'en fait,
28:39ils ne donnent pas les mêmes informations à tout le monde,
28:40et ça sous-entend qu'il y a des personnes
28:42qui auront une capacité de discernement différente que d'autres
28:46et, pour certains, altérées.
28:48Donc, ils reconnaissent, alors même que le premier critère,
28:51enfin, un des critères qu'ils présentent comme l'équilibre du texte,
28:54c'est de dire qu'on aura la volonté libre et éclairée.
28:56– Oui, c'est ça.
28:56– Donc, c'est quand même assez aberrant sur tout ça.
28:59– Et par ailleurs, il y a les majeurs protégés,
29:03mais il y a aussi les autistes, toutes les personnes
29:07qui ont un discernement altéré potentiellement,
29:10que ce soit de l'ordre de la psychiatrie, de l'ordre de la maladie,
29:14les personnes qui souffrent de trisomie 21 ou des choses comme ça,
29:17qui normalement sont protégées par leurs parents,
29:21ne pourront même pas demander la protection de leurs parents
29:23pour l'euthanasie, puisque leurs parents sont non désirés
29:27dans le processus de discernement, entre guillemets,
29:30qui ne vaut plus rien dire.
29:32– Alors, il y aura quand même un registre, en fait,
29:34qui n'existe pas encore, mais ils veulent faire un registre
29:37pour justement noter toutes les personnes qui sont sous tutelle
29:41et sous curatelle, afin qu'ils puissent quand même
29:44avoir l'avis du tuteur, mais ce registre sera fait
29:48dans X mois, en fait, et il ne sera pas effectif
29:51le moment où…
29:52– Le moment où l'euthanasie rentre en vigueur.
29:54– Voilà, donc il y aura quand même un flou pendant un certain temps
29:57sur ces personnes-là.
29:58– Merci beaucoup, Marie-Lise, pour ces précisions.
30:02Donc, chers amis téléspectateurs, il y a encore temps de se mobiliser.
30:06Il reste 32 députés à convaincre, ça n'est pas inaccessible.
30:1132 sur 577, c'est quand même… on a progressé.
30:15Donc, il reste 32 députés à faire changer d'avis.
30:20Donc, ça n'est pas inaccessible, il faut agir politiquement,
30:24il faut aussi prier.
30:25Je pense que le cœur du sujet, c'est quand même l'action spirituelle.
30:27Il y a une campagne de destitution du pape pour demander
30:31que le pape s'engage dans le dossier.
30:33Il y a plein de neuvaines de prières pour les députés.
30:38– De jeûnes.
30:39– De jeûnes, enfin voilà, on a plein d'actions spirituelles.
30:42Chers amis téléspectateurs, il est toujours temps,
30:45donc on est… quand vous verrez ça,
30:48nous serons le dimanche juste avant le vote
30:52en dernière lecture à l'Assemblée nationale,
30:53il est toujours temps de réclamer un miracle
30:56puisqu'il n'est pas du tout inaccessible.
30:58Le miracle peut arriver, c'est des choses qui arrivent.
31:01Merci en tout cas Marie-Lise.
31:03Rendez-vous dans 10 jours pour savoir ce qu'il en aura été.
31:07Merci Marie-Lise.
31:09– Eh bien, ainsi s'achève notre émission.
31:11Nous nous retrouvons dimanche prochain
31:13pour une nouvelle édition de Terre de Mission
31:15et d'ici là, que Dieu nous garde.
31:16– Sous-titrage Société Radio-Canada
31:19– Sous-titrage Société Radio-Canada
31:22– Sous-titrage Société Radio-Canada
31:22– Sous-titrage Société Radio-Canada
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