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Ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, Jean-Didier Berger était l’invité de #LaGrandeInterview de Pierre de Vilno dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et en effet, l'invité de la grande interview sur CNews et sur Orvain, c'est Jean-Didier Berger.
00:04Bonjour.
00:05Bonjour.
00:05Vous êtes ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur.
00:08Nous avons tous vécu un 14 juillet très festif avec un défilé militaire absolument génial,
00:15avec toutes les forces armées qu'on a pu voir.
00:18Et pourtant, alors qu'on s'attendait à avoir une belle fête en communion avec toute la nation,
00:23le communiqué du ministère de l'Intérieur est tombé.
00:28Vous parlez d'une soirée du 13 au 15 notamment, sur plusieurs jours, sans incident majeur.
00:36Il y a quand même 533 interpellations, 403 gardes à vue, 327 usages d'artifices contre des policiers, 183 villes
00:44marquées.
00:45On ne peut pas donc faire une fête du 14 juillet tranquillement en France aujourd'hui sans violence ?
00:49Mais on ne s'habitue pas à ces violences, on ne s'habituera jamais à ce que des policiers soient
00:54abîmés dans leurs fonctions,
00:57simplement à ce que des villes soient l'objet de ce type d'incivilité.
01:02Mais ce que je constate, c'est que grâce aux moyens que nous avons mis en place,
01:05nous avons pu contenir ce type de phénomène, faire en sorte qu'ils soient moins nombreux, heureusement, que l'année
01:12passée.
01:13Je dirais deux fois moins nombreux, c'est ce que nous avons constaté dès la nuit du 13 au 14
01:17juillet.
01:18Et puis, ce que je constate aussi, c'est que beaucoup de ces infissibilités font l'objet de la loi
01:23Riposte qui vient d'être adoptée à l'Assemblée nationale.
01:25Je pense en particulier aux tirs de mort qui sont par centaines constatés dans ce type de moments qui sont
01:33des prétextes.
01:34Ce n'est pas parce que c'est la fête nationale ou parce que c'est un match de foot,
01:36parce qu'on peut avoir ce type d'incident le 31 décembre en plein hiver.
01:40Donc, ces prétextes et les outils qui sont utilisés pour, je dirais, pourrir un peu la vie de nos compatriotes,
01:48nous y luttons contre pied à pied et notamment dans ce type de loi qui vient d'être adopté.
01:53Pour qu'un jour, on puisse faire la fête tranquillement en France sans violence ?
01:57Oui, je crois que c'est le cas dans l'essentiel des communes de France,
02:00mais il faut que ça puisse être le cas absolument partout.
02:03J'ai vu que dans ma commune de Clamart, les choses se sont parfaitement bien déroulées.
02:08183 villes touchées par ces incidents.
02:10Oui, bien sûr, mais ça veut dire aussi sur les 35 000 communes de France,
02:13une immense majorité de villes.
02:15Vous serez d'accord pour dire que c'est 183 villes de trop quand il est hébergé ?
02:18Absolument, toujours un phénomène et toujours un phénomène de trop,
02:21mais je pense qu'il faut aider nos compatriotes à prendre un maximum de hauteur,
02:26à dézoomer pour comprendre la réalité.
02:28Autant on ne s'habitue jamais aux moindres faits,
02:31autant il faut aussi avoir le courage de le dire.
02:35Quand des dispositifs fonctionnent, grâce au travail, au courage,
02:38et à l'abnégation des forces de police, des forces de l'ordre et de secours,
02:42on arrive à obtenir de bons résultats comme ceux que nous avons obtenus ces derniers jours.
02:46Il faut aussi le mettre à l'heure actif et c'est ce que je viens faire aussi ce matin.
02:50Jean-Didier Berger, vous connaissez le slogan de CNews,
02:52« Vive la liberté d'expression ». Vous êtes pour la liberté d'expression ?
02:54Je suis comme tous les gens de droite pour la liberté d'expression.
02:58Tous les gens de droite, à l'exception peut-être de certains sénateurs qui veulent lutter contre la désinformation au
03:03travers d'un rapport sur les zones grises de l'information.
03:07Ils préconisent la création d'un observatoire indépendant de la désinformation, un renforcement des pouvoirs de l'ARCOM.
03:12C'est quoi ? C'est un ministère de la vérité ?
03:14J'ai vu la polémique autour de ce rapport.
03:18Je vois d'ailleurs que la polémique, elle est surtout sur les termes d'ingérence intérieure,
03:24des termes qui ne sont pas a priori dans le rapport, mais j'aurai l'occasion de certainement…
03:28C'est intéressant d'avoir justement le point de vue de l'intérieur là-dessus.
03:32Est-ce que vous avez, vous, des signes d'ingérence intérieure sur des plateformes ?
03:36Vous savez, les questions de fausses informations, CNews est pour la liberté d'expression,
03:40mais je suis sûr que CNews est aussi pour la lutte contre la désinformation,
03:44parce que c'est ce qui fait la qualité de journaliste.
03:47C'est pour ça qu'il y a des cartes de presse, c'est pour ça que certaines personnes sont
03:50habilitées à divulguer de l'information
03:53et d'autres, lorsqu'elles donnent leur opinion, ça doit être considéré uniquement comme une opinion.
03:58Donc la liberté d'expression, elle est garantie par la Constitution et chacun d'entre nous y est très attaché,
04:04mais chacun d'entre nous est aussi attaché, en fait, de pouvoir discerner le vrai du faux.
04:09J'observe que le Parlement est dans ce rôle, et le Parlement, il est là pour contrôler le gouvernement,
04:13donc ce n'est pas moi qui vais pointer du doigt le Parlement,
04:17mais simplement, j'observe que c'est un rapport, ça n'est pas un projet de loi ou une proposition.
04:22Pas encore, pas encore. Ça commence toujours par un rapport.
04:25Vous savez, c'est un peu vieux comme le monde.
04:27Il y a déjà des lois pour protéger contre la divulgation de fausses nouvelles.
04:31La loi 1881 existe déjà.
04:33Absolument. Et il y a des lois pour nous protéger contre le négationnisme, le révisionnisme.
04:39Donc qu'on soit obligés tous les uns et les autres de constater qu'avec l'intelligence artificielle,
04:44avec le développement des réseaux sociaux, il peut y avoir non pas simplement des divulgations de fausses nouvelles,
04:51mais une sorte d'accélération, une sorte de, je dirais, d'industrialisation de la fausse nouvelle.
04:58Chacun d'entre nous le constate bien en regardant simplement son téléphone.
05:01Donc vous diriez que ce rapport n'est pas nécessaire ?
05:04Vous diriez que ce rapport a mal choisi les mots parce que la polémique est arrivée tout de suite ?
05:08Votre collègue David Lysnard dit que c'est orwellien.
05:11Il dit que la liberté d'expression est la condition de la démocratie,
05:15ce qu'il a dit sur CNews hier soir. Vous êtes d'accord avec lui ?
05:17Non, je ne suis pas d'accord avec ceux qui, je dirais, essaient de mettre de l'huile sur le
05:25feu sur la base d'un rapport.
05:26C'est mettre de l'huile sur le feu, de dire que la liberté d'expression est importante ?
05:29Non, pas du tout. La liberté d'expression est importante.
05:32Il faut regarder vraiment ce rapport pour ce qu'il est.
05:35Je crois que d'ailleurs Agnès Évren, qui est l'une des co-rapporteurs,
05:38a eu l'occasion de faire un communiqué de presse pour bien préciser les choses.
05:42Et si on fait un communiqué de presse, c'est que ça n'était pas clair ?
05:45En tout cas, ce que je crois, c'est qu'on est dans un monde où il y a beaucoup
05:48de polémiques,
05:49parfois des polémiques qui ne sont pas toujours utiles.
05:52Je crois qu'il faut que le Parlement continue à être dans son rôle.
05:55Son rôle, c'est de réfléchir, puis éventuellement de voter.
06:01Ça n'est pas une tentative de réguler la campagne présidentielle ?
06:03Non, je ne crois pas. Il y a eu des ingérences numériques étrangères.
06:09Et ça, je pense que ça fait un assez large consensus pour dire qu'il ne faut pas que des
06:13puissances étrangères
06:14puissent décider de ce qui se passe dans une démocratie, et en particulier dans notre pays.
06:19Je pense que tout le monde est aussi attaché au fait qu'il faut qu'il y ait un équilibre
06:22entre la liberté d'expression et la lutte contre les fausses nouvelles.
06:28Ça ne date pas d'hier.
06:29Et il faut qu'aujourd'hui, ces dispositions puissent s'adapter à la réalité de ce qu'est l'intelligence
06:35artificielle
06:36et ce que sont les réseaux sociaux, et qui peuvent être instrumentalisés pour de mauvaises fins.
06:41Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur,
06:46950 pompiers mobilisés encore contre le feu de forêt à Fontainebleau.
06:49Emmanuel Macron se rend sur place ce matin.
06:51L'autoroute A6 est toujours fermée encore ce matin.
06:54A-t-on de l'espoir, Jean-Didier Berger, avec les informations que vous avez au ministère de l'Intérieur,
06:58de voir ce feu éteint dans les prochaines heures, ou est-ce que ça va durer encore plusieurs jours ?
07:02Je pense que ça va durer encore plusieurs jours, mais ce n'est pas quelque chose d'anormal.
07:06Ce qui a été important, c'est de parvenir, comme l'ont fait les pompiers, à fixer le feu,
07:10c'est-à-dire d'arrêter sa progression, mais fixer un feu, ça ne veut pas dire l'avoir éteint.
07:15On se souvient qu'il y a eu déjà en forêt de Fontainebleau, par le passé, il y a plusieurs
07:19décennies,
07:20un incendie qui a mis plusieurs jours, même plusieurs semaines, à être totalement éteint.
07:26C'est pour ça qu'il faut rappeler à tous la nécessité de la plus grande prudence dans les pratiques,
07:32et parce qu'on voit bien que des pratiques accidentelles peuvent conduire à de grands drames,
07:41même si évidemment les enquêtes sont toujours en cours et que les actes intentionnels ne sont pas éteints.
07:47C'est ça, c'est-à-dire qu'il y a un pompier volontaire de 18 ans qui est revenu
07:51depuis sur ses aveux,
07:52il est mis en examen, quels que soient les coupables, est-ce qu'ils seront punis sévèrement ?
07:56Je crois qu'il faut que nos compatriotes aient bien conscience de la sévérité de la loi en matière d
08:01'incendie.
08:02Je rappelle que ça peut être...
08:03Il y a une loi, mais après, il y a l'applicabilité des lois, vous le savez.
08:05Bien sûr, mais en tout cas, la loi telle que le législateur l'a conçue dans sa grande sagesse
08:09est quand même particulièrement forte et sévère, puisqu'on peut aller même jusqu'à la perpétuité
08:14dès lors qu'il y a un décès lié à cet acte criminel.
08:18Donc voilà, la loi, elle est là, elle est sévère, les Français ne le savent pas toujours, mais elle est
08:25bien là.
08:25Un aspect pratique en ces vacances d'été, l'autoroute assise, je le disais, est encore fermée,
08:30Emmanuel Macron, certains médias disent qu'il se rend notamment pour rouvrir l'autoroute assise.
08:37Est-ce que vous avez des informations là-dessus ?
08:39Non, je crois que surtout ce qu'il faut retenir, et je crois que le président de la République,
08:41il va se rendre sur place surtout pour saluer l'excellent travail de nos pompiers
08:47et des forces de sécurité intérieure aussi qui sont très impliquées,
08:51qui sont là avant pour prévenir ces phénomènes,
08:54qui sont là pendant pour gérer les évacuations et puis faire les premières constatations.
08:58Et puis après, pour aller dans le sens de l'élucidation.
09:02Il y a eu une communion, une communion générale des habitants aussi,
09:05des agriculteurs qui eux-mêmes ont voulu sauver leur forêt.
09:08Absolument, des agriculteurs qui se sont mobilisés,
09:10des chefs d'entreprise qui ont aussi libéré et rendu disponible
09:14un certain nombre de volontaires sapeurs-pompiers.
09:18Donc c'est, je pense, tous les Français qui voient bien
09:21l'importance d'être solidaires face à ce type de situation.
09:24Hier, les députés ont adopté la loi sur la fin de vie, 291 pour, 241 contre.
09:30Chacun a voté en son âme et conscience.
09:32Certains parlent de rupture anthropologique. Et vous ?
09:36Au-delà de ma position personnelle,
09:38puisque j'étais parlementaire avant de devenir ministre
09:39et chacun peut consulter ma position,
09:42ce que je constate, c'est qu'il y a eu énormément de débats
09:45depuis plusieurs années maintenant,
09:47avec beaucoup de lectures, beaucoup de votes,
09:50dans les deux assemblées. Et puis, désormais,
09:55un processus démocratique qui va continuer son chemin
09:59avec la saisie par le Premier ministre du Conseil constitutionnel
10:02pour vérifier que toutes les mesures qui ont été prises
10:04sont bien conformes à la Constitution
10:10et à nos valeurs, tout simplement.
10:11Mais vous comprenez cette saisine du Conseil constitutionnel
10:13par le Premier ministre alors qu'Emmanuel Macron
10:15s'est limité à saluer cet engagement tenu ?
10:18C'était une promesse de campagne ? Est-ce qu'il n'y a pas un cafouillage
10:20au sein de l'exécutif ?
10:21Non, pas du tout. Je pense que chacun est absolument dans son rôle.
10:25Chacun, y compris au sein de l'exécutif,
10:27il peut y avoir deux positions différentes ?
10:28C'était un engagement fort du Président de la République.
10:31Le Premier ministre, qui est là aussi
10:33et qui a ce pouvoir de saisie du juge constitutionnel,
10:37utilise ce pouvoir qui lui est conféré par la Constitution
10:40pour vérifier que, que ce soit sur les délais,
10:42que ce soit sur la vulnérabilité des personnes,
10:44que ce soit sur la nature des établissements
10:47qui vont être tenus d'appliquer aussi cette loi,
10:52que chacun dispose bien des garanties constitutionnelles
10:56nécessaires pour que tout soit respecté.
10:59Est-ce que c'est un argument économique,
11:01comme certains le soulèvent ?
11:02Certains disent qu'il s'agit de faire du tri
11:05entre les pauvres qui sont un fardeau pour leur famille
11:07et les riches qui peuvent payer très cher des soins palliatifs ?
11:10Moi, à ce stade, je ne suis pas là pour...
11:11Mais vous-même, vous étiez député, vous l'avez dit ?
11:14Est-ce que vous auriez voté cette loi ?
11:15Mais aujourd'hui, je ne suis plus député, je suis ministre...
11:18Mais est-ce que vous auriez voté cette loi aujourd'hui ?
11:19Je suis là, non pas pour commenter, pour juger ce qu'a voté le Parlement.
11:24Je vous pose une question simple, Jean-Didi Berger.
11:25Est-ce que vous auriez voté la loi ?
11:26Vous le savez, moi, j'ai voté contre cette loi
11:29lorsque j'étais député.
11:30Mais aujourd'hui, ça n'est pas mon avis.
11:31Merci de le rappeler aux auditeurs et téléspectateurs.
11:33Bien sûr, non, mais moi, je suis très clair avec ce que j'ai porté.
11:36Mais aujourd'hui, je suis dans un rôle différent.
11:39C'est le Parlement qui est là pour contrôler le gouvernement.
11:41Mais le Premier ministre, je dirais, saisit le Conseil constitutionnel.
11:45Et je suis sûr que, lui aussi, dans sa grande sagesse,
11:48le Conseil constitutionnel sera à dire
11:50si toutes les garanties sont réunies ou pas.
11:52Et si, par extraordinaire, elles n'étaient pas réunies,
11:56de prendre les mesures pour faire en sorte que ça le soit.
11:59Il y a beaucoup d'actualités à l'Assemblée nationale
12:01puisqu'hier, on adoptait aussi le projet de loi Riposte
12:03dont vous venez de parler avec la création de délits
12:05d'organisation de participation à une free party,
12:08un durcissement des sanctions contre les rodés urbains,
12:10la création d'un délit pour usage détourné du protoxyde d'azote.
12:14On a parlé des violences lors du 14 juillet.
12:17Est-ce que c'est une baguette magique, cette loi Riposte ?
12:19Non, je crois que c'est tout sauf une baguette magique.
12:22C'est un arsenal très précis de mesures
12:26qui viennent cibler tous les petits problèmes
12:30ou tous les gros problèmes
12:32qui parfois sont apparus assez récemment,
12:34comme le protoxyde d'azote,
12:35et qui pourrissent la vie de nos compatriotes.
12:38Ceux qui nous disaient finalement
12:41qu'on n'y comprend rien
12:42parce qu'il y a plein de choses à l'intérieur,
12:44mais qui croit aujourd'hui
12:45qu'une mesure magique peut régler
12:47tous les problèmes de sécurité de la France ?
12:49Plus personne.
12:50Tout le monde voit bien qu'il faut des mesures
12:51qui soient adaptées.
12:52Je reformule la question.
12:53Est-ce que ce sont des baguettes magiques
12:55et est-ce que c'est action-réaction ?
12:56C'est-à-dire qu'effectivement,
12:58vous comptez sur cette loi
12:59pour ensuite compter sur la justice
13:01pour appliquer cette loi à juste titre ?
13:03En tout cas, je crois que le terme de magique
13:05n'est pas adapté.
13:07Ce sont des outils concrets
13:08sur les tirs de mortiers
13:09pour venir sanctionner,
13:10pour pouvoir saisir les mortiers
13:12beaucoup plus facilement.
13:12Et punir, sanctionner et punir.
13:14Pour pouvoir fermer les commerces
13:16qui parfois sont complices,
13:18voire à l'origine
13:19d'un certain nombre de ces phénomènes,
13:21sur le protoxyde d'azote,
13:22nous venons créer trois délits.
13:24Le délit de conduite sous emprise,
13:26le délit de transport
13:26de quantité irrégulière,
13:29le délit de consommation
13:33pour faire en sorte
13:34qu'il n'y ait pas de trou dans la raquette,
13:38qu'il y ait un resserrement
13:39des mailles du filet.
13:41Alors, la sécurité, vous savez,
13:44c'est comme la propreté,
13:45c'est quelque chose.
13:46C'est la sécurité de tous.
13:47C'est la sécurité du bien.
13:48Ça devrait être transpartisan.
13:49C'est la sécurité de tous.
13:50Et puis, ce sont aussi
13:51des moyens un peu plus technologiques
13:54apportés aux forces
13:55de sécurité intérieure,
13:57notamment le lecteur automatisé
13:58de paquet d'immatriculation
13:59qu'on va pouvoir utiliser
14:00beaucoup plus,
14:01la vidéoprotection assistée
14:03pour faire en sorte
14:04qu'on puisse reconnaître
14:05les situations,
14:06notamment les départs de feu,
14:08notamment les mouvements de foule,
14:10les circulations à l'intérieur
14:11de périmètres protégés,
14:13les caméras piétons
14:14pour les agents de sécurité privés
14:16dont on parle peu,
14:16mais qui sont très importants aussi
14:18pour la sécurité du quotidien
14:20de nos compatriotes.
14:21Et puis, des moyens
14:21pour les forces de sécurité intérieure
14:23un peu plus haut de spectre encore
14:24avec un certain nombre
14:25de prolongations
14:27de cas de garde à vue,
14:29avec les techniques
14:30de renseignarisation,
14:31la communication des procureurs
14:33au service de renseignement
14:35pour faire en sorte
14:36que les informations
14:37soient bien développées.
14:38Donc, des moyens extrêmement...
14:39À ce titre, qu'est-ce que vous répondez
14:40à Jean-Luc Mélenchon
14:41qui veut dissoudre la brave M ?
14:43Jean-Luc Mélenchon est toujours
14:44dans la provocation
14:45à l'égard des forces de l'ordre.
14:46Il est toujours opposé
14:48aux forces de l'ordre.
14:49Il est pour une forme
14:51de dissolution de la police,
14:52de désarmement de la police.
14:55Bon, on voit bien
14:55à qui s'adressent ces propos.
14:58Et je pense que l'essentiel
14:59de nos compatriotes
15:00voit bien qu'il y aurait
15:01un grand danger
15:03à désarmer nos policiers,
15:05à démanteler
15:06les forces de sécurité
15:08les plus opérationnelles.
15:09Et donc, il n'est pas question,
15:11évidemment,
15:12de céder à ce type de provocation.
15:14La loi riposte, c'est une chose.
15:15L'immigration en est une autre.
15:16Dernier exemple en date.
15:17Il y a 48 heures,
15:18un OQTF s'est pointé
15:19à la piscine de Nantes,
15:20armé d'un couteau.
15:22Qu'est-ce qu'on fait concrètement
15:23contre les OQTF,
15:25Jean-Dietti Berger ?
15:26Vous avez vu que la PPL
15:28Rodwell-Barnier
15:29a été adoptée
15:31et qu'elle nous permet
15:31de disposer
15:32d'outils juridiques supplémentaires,
15:35notamment pour
15:36cibler les OQTF
15:37les plus dangereux
15:38et avoir davantage
15:39de temps
15:40pour les renvoyer
15:42dans leur pays doré.
15:43En attendant,
15:44le visa consulaire
15:44qui permet ce renvoi ?
15:46Absolument,
15:46parce que c'est un travail
15:47de négociation
15:48pied à pied,
15:50bilatéral.
15:50Il est là peut-être
15:51le nœud gordien,
15:52c'est le travail
15:53de négociation
15:53avec les pays ?
15:54Bien sûr,
15:54mais on le sait,
15:55ce sont des choses
15:57extrêmement difficiles
15:58à réaliser,
15:59mais j'observe
16:00que nous obtenons
16:01quand même
16:02de bons résultats.
16:04Vous obtenez de bons résultats ?
16:05Les choses progressent.
16:06Vous avez des chiffres ?
16:07Il faut le faire.
16:07Non,
16:08et je ne donnerai pas
16:09de chiffres
16:10pour une raison
16:11très simple,
16:11c'est que j'observe
16:13que la discrétion
16:14avec laquelle nous menons
16:15ce travail
16:15nous permet d'obtenir
16:16des résultats,
16:18des résultats plus importants
16:20qu'auparavant.
16:20Et ce qui intéresse
16:21nos compatriotes,
16:22ce n'est pas la communication,
16:23ce sont les résultats.
16:24C'est pour ça que vous avez
16:25fait demander au préfet
16:27d'enlever la banderole
16:28sur la mairie de Fréjus
16:29où David Racheline disait
16:31une OQTF non exécutée
16:32est un danger pour les Français.
16:33La ville de Fréjus
16:34demande à l'État
16:34d'agir vite.
16:35Je n'ai pas vu
16:36l'existence
16:37de cette banderole.
16:38Suite à un meurtre
16:40le 27 juin dernier
16:41en bord de mer de Fréjus,
16:43c'est ce qui a conduit
16:43David Racheline
16:44à faire cette banderole.
16:44Tous les Français
16:45ont à cœur
16:46que la loi soit respectée
16:47et en particulier
16:48s'agissant
16:49de l'exécution
16:50des OQTF
16:51et le ministère
16:53de l'Intérieur
16:54au premier rang
16:56de ceux qui souhaitent
16:57que ça soit bien appliqué.
16:59Et j'observe qu'avec
17:00cette loi Rodelot
17:00qui maintenant
17:01va être devant
17:02le Conseil constitutionnel,
17:05nous avons un outil
17:06qui nous permet
17:07d'être plus efficaces,
17:08passer de 90 jours
17:09à 210 jours
17:10dans un certain nombre
17:11de cas.
17:11Ça va nous permettre
17:12d'éloigner plus.
17:13Et encore une fois,
17:14vous l'avez dit,
17:14le problème,
17:15c'est la négociation
17:16avec les pays.
17:17Mais nous y reviendrons.
17:18S'il n'y avait qu'un problème,
17:19ça serait plus.
17:21Il y a beaucoup
17:22de problèmes à régler
17:23et nous sommes là pour ça.
17:24Est-ce que vous apportez,
17:25Jean-Didier Berger,
17:26votre soutien ce matin
17:27à Luc Adigne,
17:28qui est cible
17:29d'attaques racistes
17:30après le match
17:31contre l'Espagne ?
17:32Je vous en cite
17:32quelques-unes.
17:33Je vais éviter
17:34de citer les plus
17:36blessantes
17:37et surtout
17:37les plus scandaleuses
17:39et les plus familières.
17:41Je ne veux plus
17:41un blanc dans l'équipe
17:42de France.
17:43Éloignez ce blanc.
17:44On a mis un blanc
17:45pour faire plaisir
17:46aux Français.
17:47Qu'est-ce que vous répondez ?
17:47Je les ai vus,
17:48ces attaques racistes.
17:49Qu'est-ce qu'on fait
17:50dans ces cas-là ?
17:50Moi, je soutiens
17:51tous les joueurs
17:52de l'équipe de France
17:52qui sont victimes
17:53d'actes racistes.
17:54Je soutiens
17:55tous les Français
17:55qui sont victimes
17:56de discrimination
17:58et je sensibilise
18:00et j'alerte
18:02tous les Français
18:02sur le fait
18:03que chacun d'entre nous
18:04peut être victime
18:04de discrimination,
18:06de racisme
18:06ou d'autres types
18:08de discrimination.
18:09Personnes qui sont
18:09en situation
18:10de handicap.
18:11C'est un exemple
18:12de racisme anti-blanc,
18:13Jean-Didier Berger.
18:14Bien sûr,
18:15mais c'est en fonction
18:16de la religion,
18:16en fonction de la couleur
18:17du peau.
18:17Parce qu'il y a beaucoup
18:18de gens qui disent
18:18que ça n'existe pas
18:20comme je viens
18:21de vous le dire,
18:22chacun d'entre nous,
18:23quelle que soit
18:24sa couleur de peau,
18:25quelle que soit
18:25sa religion,
18:26quelle que soit
18:27sa condition,
18:27peut être victime
18:28de discrimination
18:29et au ministère
18:30de l'Intérieur,
18:31au gouvernement
18:31de Sébastien Lecornu,
18:33nous luttons
18:33contre toutes les formes
18:34de discrimination.
18:35Dans l'affaire Liana,
18:37on a vu le rappel
18:38de 70 000 dossiers
18:39plus 15 000 nouvelles plaintes.
18:41Ça prouve quand même
18:42qu'il y a des dossiers
18:42qui n'ont jamais été ouverts.
18:45675 personnes
18:45ont été incarcérées
18:47depuis le début
18:48du mois de juin.
18:49On a dit toujours
18:49qu'il n'y a pas
18:49de place.
18:50dans les prisons,
18:50mais quand on veut,
18:51on peut.
18:52D'abord,
18:52j'observe que
18:54dans notre pays,
18:55le nombre de détenus
18:56n'a jamais été
18:56aussi important.
18:57Donc,
18:58la sévérité de la justice,
18:59c'est quand même
19:00qu'elle est au rendez-vous.
19:01Deuxième observation,
19:04parmi les dossiers
19:06que le garde des soins
19:07et le ministre
19:07de l'Intérieur
19:07ont demandé
19:08au nom du Premier ministre,
19:10aux équipes
19:10de la police
19:11et de la justice
19:12de réexaminer,
19:14c'est des dossiers
19:15qui sont réexaminés.
19:16Ce ne sont pas forcément
19:17des dossiers
19:17qui n'avaient pas été
19:19ouverts
19:19ou qui étaient sous un coup
19:21en train d'attendre
19:22d'être...
19:23Là, on n'a rien attendu.
19:24On n'a rien attendu du tout.
19:26On a mis 675 personnes
19:27en prison,
19:28alors qu'on nous répète
19:29tous les jours
19:30qu'il n'y a pas de place
19:30en prison.
19:30Ça prouve que ce réexamen
19:32était utile
19:33et qu'il a permis
19:33de prioriser
19:36les individus
19:36les plus dangereux.
19:38Et là,
19:39le fait qu'il y ait eu
19:39ce réexamen,
19:40ça permet de sécuriser
19:41au maximum,
19:42et c'est ça
19:43qui est le plus important,
19:45les victimes
19:45ou les victimes potentielles.
19:47Et donc,
19:47je crois que ce travail
19:49qu'il faut saluer,
19:50qui a été fait
19:51en urgence
19:52par les équipes
19:53de la police
19:53et de la justice,
19:54il permet de sécuriser
19:56un maximum
19:56de nos compatriotes.
19:57Merci beaucoup Jean-Didier Berger
19:59d'avoir été l'invité
20:00de CNews et d'Europe 1.
20:01Très bonne journée.
Commentaires
1
LePasteurChristJe suis le chemin, la vérité et la vie
il y a 4 semaines

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