00:00Malheureusement, j'ai envie de dire que c'est un petit peu trop tard,
00:02mais les solutions, elles existent.
00:03Ça fait très longtemps que je les appelle de mes voeux,
00:05ce que j'appelle la thérapie de choc bienveillante.
00:08Ça veut dire, effectivement, il faut aujourd'hui, c'est le premier point,
00:11baisser la dépense publique, et notamment baisser les dépenses de fonctionnement.
00:15Ça, c'est complètement fou, parce que les dépenses de fonctionnement,
00:18donc les salaires, les fonctionnements divers et variés,
00:21ont augmenté, tenez-vous bien, de 106 milliards d'euros depuis 2021.
00:26Ça veut dire qu'aujourd'hui, à peu près 32% de la dépense publique,
00:30ce sont uniquement des dépenses de fonctionnement.
00:33Donc là, aujourd'hui, ça c'est la première mesure à prendre,
00:35baisser ses dépenses de fonctionnement,
00:37et moi, je dirais même, ça va peut-être vous surprendre,
00:40il faudrait aussi baisser les impôts,
00:42parce qu'en baissant les impôts, évidemment, vous relancez la dépense économique.
00:45Si vous augmentez les impôts comme ce qu'on fait depuis des années,
00:48vous cassez l'activité économique, et on le voit,
00:50ça veut dire qu'il y a des faillites d'entreprises qui augmentent,
00:53il y a du chômage qui augmente, donc ça ne marche pas d'augmenter les impôts.
00:56Donc il faut les baisser, mais pour pouvoir le faire,
00:58il faut également baisser drastiquement la dépense publique.
01:01Et là, malheureusement, il n'y a personne.
01:04Depuis 2017, on avait justement élu, entre guillemets, M. Macron,
01:07qui nous avait promis qu'il allait réduire les dépenses publiques.
01:09C'est complètement faux.
01:11La dépense publique a augmenté de quasiment 60% depuis que M. Macron est là.
01:16Donc c'est ça qui est devenu très dangereux,
01:18c'est qu'on a cette augmentation permanente de la dépense publique,
01:21de la dette publique également, et sans impact concret sur l'activité.
01:26Ça ne fonctionne pas.
01:27Donc il faut aujourd'hui, parce que j'appelle de mes vœux,
01:30un grand soir de la dépense publique,
01:32ce n'est pas faire des appuisement à droite à gauche,
01:34un grand soir également de la fiscalité,
01:37repenser complètement la fiscalité française,
01:39mais pour ça, il faut être clair,
01:40il faut une majorité à l'Assemblée nationale,
01:42que le gouvernement actuellement n'a pas.
01:44Donc il est pris à son propre piège.
01:46Donc on sait comment ça va se terminer,
01:48il y aura des arrangements entre amis,
01:49peut-être même pas de budget,
01:50ou ce qu'on appelle une année blanche, etc.,
01:52ou une loi spéciale.
01:53On va gagner du temps, entre guillemets, jusqu'en 2027,
01:56et après, il faut espérer qu'il y aura des vraies mesures.
01:59Pour l'instant, quand on voit ce que proposent les candidats,
02:01on est quand même très très loin, je dirais,
02:04de ce grand soir que j'appelle de mes vœux.
02:07Alors il y a même pire, vous l'avez évoqué,
02:08M. Mélenchon qui nous dit,
02:09il y a même M. Pigas, pourtant qui est quelqu'un de sérieux a priori,
02:13qui dit, bah oui, on va supprimer la dette publique
02:15et tout ira bien.
02:16On n'y avait pas pensé.
02:17Bah oui, mais si vous supprimez la dette publique,
02:20à ce moment-là, évidemment,
02:21les taux d'intérêt qui ont déjà flambé,
02:22là, ils vont monter à 10-15%,
02:24et il faut tuer l'économie française,
02:26qui est déjà quasiment dans le cas de l'agonie.
02:28Donc c'est ça qui est aujourd'hui très inquiétant.
02:31Il faut vraiment poser les vraies questions
02:33pour cette présidentielle.
02:35Les bonnes mesures existent.
02:37Mais moi, ce qui m'inquiète,
02:37c'est que comme il n'y a pas beaucoup de culture économique des Français,
02:40comme d'habitude,
02:41les mauvaises idées vont passer,
02:43les fausses solutions vont passer,
02:45et ce qui fait qu'on va encore perdre du temps.
02:47On a déjà perdu 10 ans avec M. Macron,
02:49voire même 15 ans avec M. Hollande.
02:51Il faut peut-être arrêter maintenant
02:53et prendre les vraies mesures qui s'imposent.
02:55Ce qu'ont fait tous les pays au monde.
02:57Tous les pays au monde ont baissé les impôts,
02:59baissé les dépenses publiques.
03:00Il n'y a que nous qui ne l'avons pas fait.
03:01Et aujourd'hui, nous sommes les cancres de la zone euro.
03:03C'est là où il y a le moins de croissance,
03:05là où le chômage augmente le plus,
03:07là où la dette publique augmente le plus,
03:08là où il y a le plus de décès public.
03:10Voilà.
03:10Donc nous sommes les cancres.
03:11Donc ça suffit, j'ai envie de dire.
03:13Et aujourd'hui, la sanction, justement,
03:14elle va venir,
03:15elle vient déjà de cette augmentation des taux d'intérêt.