- il y a 3 jours
Ce mardi 21 juillet, Christian Parisot, économiste et conseiller auprès d'Aurel BGC, Béatrice Guedj, directrice de la Recherche et de l'innaovation chez Swiss Life Asset Managers, Roland Kaloyan, responsable de la stratégie Actions Européennes chez Société Générale CIB, et Anthony Lapeyre, directeur gestion diversifiée chez Amplegest, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Nicolas Pagniez, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Good Morning Market, le club de la bourse.
00:02Le club de la bourse dans Good Morning Market avec Christian Parizeau, économiste et conseiller auprès d'Orel BGC
00:07qui est en direct avec nous et Béatrice Guedge, directrice de la recherche et de l'innovation chez Swiss Life,
00:12Facet Manager.
00:13Merci d'être avec nous ce matin dans la matinale de l'économie.
00:17On regarde beaucoup le pétrole en ce moment Nicolas, les niveaux du pétrole
00:23et la situation en plus qui s'ajoute au détroit de Babel Mandeb, Christian Parizeau.
00:29Les marchés restent étonnamment calmes.
00:34Oui, alors c'est vrai que c'est compliqué pour le pétrole parce que le gros problème qu'on a
00:38avec le pétrole,
00:39c'est que si on réouvre le détroit d'Hermouz, immédiatement on va se retrouver avec une offre largement excédentaire.
00:46Et donc l'équilibre est difficile à trouver aujourd'hui sur les cours du pétrole
00:50parce que d'un côté on pourrait se dire que la situation actuelle ça empire,
00:55mais on n'est pas face à une demande de pétrole qui explose
00:58parce qu'on a vu que les statistiques en Chine, notamment premier consommateur de pétrole mondial,
01:02n'étaient pas exceptionnelles et on voit que la croissance chinoise reste faible.
01:06Et puis de l'autre, à l'inverse, on voit que la situation peut très vite basculer dans un sens
01:12ou dans l'autre
01:13parce que si on réouvre le détroit d'Hermouz, on va se retrouver avec quelque part des stocks flottants
01:18qui vont être libérés et qui vont à ce moment-là alimenter les cours du pétrole, le marché du pétrole.
01:24Donc on a des investisseurs qui pourraient jouer très fortement la hausse des cours du pétrole
01:28mais qui sont toujours sur cette idée que si on réouvre, si la situation venait à s'améliorer brutalement,
01:34si on faisait un cessez-le-feu immédiatement, on aurait un marché, une offre qui serait à très court terme
01:39excédentaire.
01:40Donc on a le choix, est-ce qu'on joue véritablement une situation qui s'aggrave avec des tensions sur
01:46les stocks
01:46et avec un vrai problème d'une offre qui est inférieure à la demande ?
01:50Et dans ce cas-là, oui, les cours du pétrole pourraient aller à 120 dollars, 150 dollars
01:54mais d'un autre côté, si la situation s'améliore, si demain on arrête le conflit,
01:59on est tout de suite sur des cours du pétrole qui vont redescendre.
02:01Donc on est dans une sorte d'ajustement des cours qui est très progressif finalement.
02:07Plus ça dure longtemps, plus il y a des tensions sur les stocks,
02:09plus les cours du pétrole vont monter, mais on n'est pas sur une réaction aussi brutale
02:13qu'on était en droit d'attendre, vu la situation qu'on a actuellement.
02:16Donc on est sur des investisseurs qui progressivement tiennent compte de la situation,
02:20des impacts que ça peut avoir sur les stocks, mais qui n'ajustent pas brutalement les cours
02:24aussi brutalement qu'on était en droit d'attendre au regard de la situation au Moyen-Orient.
02:28Mais Atrice Gage, vous en pensez quoi ?
02:30Oui, effectivement, je pense que les investisseurs et les marchés sont en train de s'adapter.
02:35En revanche, ce qu'il faut ajouter, c'est que c'est surtout la volatilité des cours qui est importante.
02:39Donc évidemment, on a parlé d'ajustement en termes d'offres et de demandes.
02:42À ceci près que la Chine a moins consommé, mais la Chine a aussi quand même beaucoup de réserves.
02:47Donc ça, c'est la première remarque.
02:49Deuxième remarque, c'est vrai qu'on est aussi un peu attentiste, mais aussi très vigilant.
02:54À partir du moment où on sait que, quand on parle de volatilité,
02:58c'est effectivement l'écart-type par rapport au prix moyen, deux fois l'écart-type,
03:02qui fait qu'en cas de rebond massif, on sait très bien que les marchés vont dégainer finalement
03:10et qu'on va avoir une formation de correlation flash sur tous les types de marchés,
03:15actions, taux, pour reprendre ce que disait Christian.
03:18Certes, il y a un ajustement, mais quand on regarde rétrospectivement ce qui se passe,
03:22le marché pense quand même qu'en tous les cas, il peut y avoir un effet d'une hausse des
03:29prix de l'énergie
03:30sur une potentielle inflation plus durable.
03:33C'est en tous les cas ce que suggèrent les taux longs a priori.
03:37Donc, extrême vigilance.
03:39Autre thématique sur les marchés, peut-être avec vous, Béatrice Gage, la tech.
03:43Alors, on en parle effectivement depuis longtemps.
03:45On en parle plus récemment en lien avec l'impact de cette course à l'intelligence artificielle
03:50sur un certain nombre de secteurs, notamment les semi-conducteurs.
03:52Si je regarde les performances en bourse depuis plusieurs mois qui fonctionnent très bien,
03:57mais où il y a un certain nombre de questionnements, notamment la semaine dernière,
04:00on a vu que les deux indices phares, que ce soit le SOX ou l'indice Philadelphia,
04:03plutôt concentré sur les Etats-Unis, perdaient 10%.
04:05Comment est-ce que vous, vous l'analysez, cette tendance tech au global ?
04:10Vous la regardez plutôt du point de vue des data centers que des semi-conducteurs à proprement parler ?
04:14Est-ce que les questionnements sont les mêmes selon vous ?
04:18Alors, je pense qu'on arrive à une phase de marché
04:20où finalement les questions existentielles sont légitimes.
04:23Elles étaient déjà existentielles en 2025.
04:25Elles le sont encore plus aujourd'hui parce que finalement,
04:27on est un peu dans cette situation de permacrise au-delà des valeurs tech.
04:32Et effectivement, il peut y avoir un nouveau choc exogène
04:35qui ferait qu'à partir du moment où il y aura un impact sur la croissance,
04:39on pourrait avoir cet effet finalement, j'allais dire attendu et déceptif sur certaines valeurs.
04:48Alors évidemment, moi, j'approche ça plutôt par les data centers.
04:52Et en fait, ce qui est intéressant de voir, parce qu'en général, quand on parle de tech,
04:56on parle d'hyperscaler, on parle de semi-conducteurs,
04:59donc on voit bien qu'on est sur des marchés très spécifiques, très spécialisés.
05:04Évidemment, il faut des semi-conducteurs pour les hyperscalers, pour les data centers.
05:09Mais quand on regarde finalement une forme de corrélation entre les marchés actions
05:14et les marchés plutôt sphères de l'économie réelle, les data centers,
05:18et aussi par exemple les grandes foncières américaines qui sont les RIT,
05:22spécialisées dans les data centers,
05:24l'année dernière, quand il y avait eu ces questions existentielles,
05:27finalement, le marché avait beaucoup corrigé.
05:31Et paradoxalement, alors que les valeurs tech performaient relativement bien,
05:37celles des data centers étaient sous-performantes,
05:41elles étaient relativement négatives pour 2025.
05:43Et en fait, on avait pensé qu'il y a une forme de correction,
05:46puisqu'en fait, le marché s'adapte.
05:48Et ce qu'on voit aujourd'hui en 2026, c'est que les investissements ont bien repris,
05:53ils ont certes ralenti par rapport au niveau passé,
05:56mais encore une fois, en termes de construction sur les data centers,
06:00en particulier aux Etats-Unis,
06:02finalement, le marché tente à penser qu'a priori,
06:08selon le type de data center,
06:10qu'il soit métropolitain, urbain ou pas,
06:13selon le type de locataire sur ces data centers,
06:15a priori, on a encore un message relativement positif.
06:19Parce qu'il y a le phénomène d'écosystème de la tech,
06:21et donc, dans cet écosystème, finalement,
06:23on a des acteurs qui sont aussi très différenciés.
06:26Donc, pour revenir à un portefeuille, par exemple, d'actions,
06:28on peut aussi avoir un effet d'allocation,
06:30un effet plutôt tactique sur les sommets conducteurs,
06:34mais pas que, entre guillemets.
06:35Toute dernière question, Nicolas.
06:36Peut-être pour Christian Parizeau, même question,
06:38puis j'aborderai plutôt la réunion de politique monétaire de la BCE
06:41dans la deuxième partie de Good Morning Market.
06:43Christian Parizeau, sur cette thématique semi-conducteur,
06:45on voit quand même des questionnements sur les marchés aussi,
06:47en provenance de ce qui vient de Chine.
06:48Est-ce qu'on remet en cause le scénario central de grands hyperscalers
06:52avec des investissements absolument massifs
06:54qui viennent irriguer tout un pan de l'économie ?
06:56Ou est-ce qu'on se rend compte qu'avec DeepSeek ou Moonshot,
06:59il y a possibilité de faire tout aussi bien
07:01avec beaucoup moins d'investissements
07:02et du coup, moins de ruissellement d'investissements
07:07sur une chaîne de valeur aux États-Unis ?
07:11En un mot, c'est risque.
07:12C'est le mot risque qu'il faut retenir.
07:14C'est-à-dire que, jusqu'à présent, on était sur l'idée
07:16qu'investir dans l'IA, c'était sans risque.
07:20Et là, on commence à intégrer des risques.
07:22Alors, on intègre des risques technologiques
07:24et là, c'est ce que nous renvoient un peu les sociétés au niveau de la Chine.
07:29C'est-à-dire qu'on peut faire des modèles,
07:31des modèles assez performants,
07:33qui consomment moins d'énergie,
07:36et ça montre surtout que pour les OpenAI,
07:39pour les Anthropix,
07:40les barrières à l'entrée sur les modèles d'intelligence artificielle
07:43ne sont pas si élevées que ça,
07:45puisqu'on a aujourd'hui des modèles open source,
07:47et ça permet à la Chine d'avoir des concurrents très importants.
07:50Alors certes, vous n'aurez pas la même performance
07:52que le meilleur modèle d'OpenAI ou d'Anthropix,
07:56mais c'est peut-être suffisant pour vos besoins,
07:58pour faire un résumé de mail,
07:59vous n'avez pas besoin de la dernière technologie.
08:01Donc, d'une part, on s'aperçoit
08:03qu'il y a une partie de l'intelligence artificielle,
08:05ces modèles LLM,
08:07vont être des modèles très concurrentiels,
08:09sur lesquels on peut zapper un jour sur l'autre,
08:13en fonction du coût,
08:14en fonction,
08:14donc ça sera un marché très concurrentiel.
08:16Donc, ça casse un peu une partie de cette image.
08:18Après, on a les hyperscalers,
08:19les hyperscalers, eux, ils investissent,
08:21ils sont là,
08:21ils mettent de l'argent sur la table,
08:23parce qu'ils veulent construire ces data centers,
08:24mais on a aujourd'hui deux risques.
08:26D'une part, le problème de l'électricité,
08:28ce n'est pas la production d'électricité qui pose problème,
08:30c'est le raccordement entre les centrales
08:32et les data centers,
08:34et ça, ça pourrait ralentir les projets.
08:36Donc ça, c'est un premier point.
08:37Et puis, deuxième point qui pose naturellement problème,
08:41c'est finalement,
08:42est-ce qu'on ne va pas surinvestir dans ces data centers ?
08:45Donc ça, c'est une deuxième source de risque
08:47que doivent aujourd'hui intégrer les marchés
08:49avec une inflation du coût de ces data centers,
08:52puisqu'on a vu que les prix des mémoires explosaient.
08:54Donc, on est sur peut-être des business models
08:56qui seront là,
08:57qui seront peut-être rentables,
08:58mais on ne sait pas trop quelle est la rentabilité.
09:00Et finalement, cette inflation dans les composants électroniques
09:04peut remettre en cause le retour sur investissement.
09:06Donc, risque aussi sur les hyperscalers.
09:08Et puis, vous allez me dire,
09:09il vous reste les mémoires.
09:11Tous ceux qui produisent des capacités de calcul,
09:14eux, ils ont au moins l'investissement de ces hyperscalers.
09:16Mais on s'aperçoit que finalement,
09:18il y a un gros débat pour savoir
09:19combien de temps va durer cette phase d'expansion.
09:22Est-ce que finalement,
09:24on ne va pas avoir une concurrence
09:25qui va être de plus en plus forte ?
09:26Et puis, on voit que de plus en plus,
09:27on essaye de développer les propres modèles.
09:29On voit qu'on a aujourd'hui des hyperscalers
09:31qui développent leurs propres opus.
09:33Donc, aujourd'hui, on ne délaisse pas la thématique de l'IA,
09:37mais on est en train d'essayer de hiérarchiser le risque.
09:39Et on voit que ça fait des soubresauts sur les marchés.
09:42Et on voit aujourd'hui qu'on n'est plus prêt à investir
09:44n'importe comment
09:45et à des niveaux de valorisation très élevés.
09:47Donc, ça va faire que cet été,
09:49on va avoir beaucoup de volatilité autour de cette thématique.
09:52Le club de la bourse continue avec Good Morning Market dans un instant.
09:55Merci, Christian Parizeau, économiste et conseiller auprès d'Orel BGC.
09:58Et Béatrice Guedj, directrice de la recherche et de l'innovation
10:01chez Swiss Life, à cette manager d'être venue ce matin.
10:05On vous retrouve, je vous retrouve juste avant 7h demain.
10:08Bonne journée sur BFM Business.
10:10BFM Business présente
10:13Good Morning Market
10:15Nicolas Pagnès
10:17Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Good Morning Market.
10:20Nous sommes ensemble en direct sur BFM Business
10:23jusqu'à 9h15 pour commenter l'ouverture des marchés européens.
10:27Les marchés européens qui à 8h59 sont attendus à l'équilibre
10:31que ce soit pour le DAX ou pour le CAC 40
10:34dans un contexte d'attente,
10:36notamment en ce qui concerne la prochaine réunion de politique monétaire de la BCE
10:40dont le verdict sera donné jeudi
10:43mais dans un contexte aussi de hausse des cours du pétrole
10:45plutôt de stabilisation aujourd'hui après la journée d'hier qui a marqué la hausse.
10:49Le cours du baril de Brent est aux alentours des 88 dollars.
10:51Le WTI est lui aux alentours des 82 dollars.
10:55Il y a pourtant un certain nombre de questionnements
10:56avec cette dixième journée de tension au sein du Détroit d'Hormuz
10:58mais aussi ce blocus qui a été décidé par les outils
11:03notamment vis-à-vis de l'Arabie Saoudite
11:04au sein du Détroit de Babel Mandeb.
11:07On reviendra bien sûr sur ces deux thématiques
11:10dans le Good Morning Market.
11:12On essaiera de comprendre également comment investir sur les marchés européens
11:16avec Roland Calloyan, responsable de la stratégie actions européenne
11:19chez Société Générale CIB
11:20mais aussi avec Anthony Laper, directeur gestion diversifiée
11:23chez Amplégeste.
11:24Mais tout de suite, on commence comme d'habitude
11:26avec le flash de Léo Dumas.
11:32Et Andy Burnham dégaine sa première mesure.
11:35Ce matin, le nouveau Premier ministre britannique
11:38annonce la suppression de la TVA sur l'électricité des ménages
11:41pour l'hiver prochain.
11:42De quoi économiser 53 euros par an sur les factures.
11:47Je voulais donner aux gens un peu de répit,
11:49explique Burnham dans un communiqué.
11:51Son gouvernement financera cette mesure à un milliard d'euros
11:54par l'abandon du projet de carte d'identité numérique.
11:57En attendant, les salaires ont augmenté au Royaume-Uni
12:00entre fin mars et fin mai.
12:01Plus 3,4% selon les données officielles publiées aujourd'hui
12:05avec un taux de chômage toujours stable à 4,9% dans le pays.
12:11En France, l'Assemblée nationale a adopté
12:13le projet de loi d'urgence agricole
12:14après des heures de débat sous haute tension.
12:17Le texte a été approuvé à 296 voix pour, 224 contre.
12:22Avec la réintroduction de deux pesticides
12:24qui a déclenché la colère de la gauche,
12:26le texte doit maintenant être validé définitivement aujourd'hui au Sénat.
12:29Écoutez les réactions en attendant de la ministre Annie Gennevard
12:32et d'Aurélie Trouvé, la députée insoumise.
12:35Je suis très satisfaite et je remercie les 296 députés
12:40qui ont adopté cette loi d'urgence agricole
12:43dont je veux rappeler qu'elle est née des manifestations début d'année,
12:46qu'elle a été travaillée avec les agriculteurs,
12:48qu'elle est attendue, qu'elle est conséquente.
12:5068 articles dans cette loi qui vont répondre concrètement aux attentes des agriculteurs,
12:56qui vont mieux les protéger contre la concurrence déloyale,
13:00qui vont leur permettre un meilleur accès à l'eau
13:03parce que sans eau, on ne peut pas produire d'alimentation.
13:05Ce que nous allons faire, c'est déposer cette semaine un recours au Conseil constitutionnel
13:11puisque vous vous souvenez que l'été dernier, nous avions obtenu une victoire
13:14et que nous pensons obtenir à nouveau des victoires
13:17parce que nous pensons qu'une grande partie des mesures de cette loi d'urgence agricole
13:21qui est en fait une loi poison, une loi toxique,
13:24une grande partie de ces mesures sont en fait anti-constitutionnelles
13:27tout simplement parce que ce sont de véritables régressions environnementales.
13:31Et peu de suspense sur l'adoption de ce texte au Sénat aujourd'hui.
13:35Et puis c'était la dixième nuit consécutive de frappes américaines en Iran
13:39qui s'est achevé avec au même moment un nouveau front
13:43qui est peut-être en train de s'ouvrir du côté de la mer Rouge
13:45puisque les rebelles outils du Yémen soutenus par Téhéran
13:48ont annoncé hier soir un blocus maritime dans le détroit de Babel-Mandeb
13:53en ciblant précisément les exportations de l'Arabie saoudite
13:57qui répond être prête à défendre le passage de ces navires.
14:02Il est 9h02, toujours en direct sur BFM Business
14:05avec un CAC 40 qui ouvre en légère progression à plus 0,17% à 8354 points.
14:12Le DAX de son côté ouvre en légère progression également
14:15à plus 0,31% à 24 924 points.
14:18L'Eurostox lui est dans le vert également
14:20à plus 0,57% à 6262 points.
14:24Parmi les plus fortes hausses sur le CAC 40,
14:26on a toujours resté Microelectronics qui avait signé une hausse de 2% hier.
14:29Il est en hausse de 2% également aujourd'hui.
14:31Schneider Electric plus 1,57%.
14:33Société Générale plus 1,16%.
14:36Total Energy plus 1% et ArcelorMittal plus 1% également.
14:40Parmi les plus fortes baisses signées aujourd'hui,
14:42Eurofins scientifiques moins 1,55%.
14:44Publicis Group, Pernorica, Capgemini, LVMH ou encore Euronext.
14:48Le pétrole est toujours à 88 dollars à l'heure où on se parle.
14:5288,48 dollars très exactement.
14:54Le WTU est lui aux alentours des 82 dollars.
14:58On note toujours que sur les taux, la tension est toujours présente.
15:02Le 10 ans français est aux alentours des 3,95%.
15:07On est sous les 4%.
15:09On reste quand même sur des niveaux assez tendus.
15:11Mais on reviendra sur tout cela dans un instant avec nos deux invités dans Good Morning Market.
15:24Il est 9h05, vous êtes toujours en direct sur BFM Business dans Good Morning Market.
15:28Nous avons le plaisir d'avoir été rejoint par Roland Calloyan,
15:31responsable de la stratégie Action Européenne chez Société Générale CIB.
15:34Bonjour Roland.
15:34Bonjour Nicolas.
15:35Mais aussi par Anthony Laperre, directeur gestion diversifiée chez Amplégeste.
15:39Bonjour Anthony.
15:39Bonjour Nicolas.
15:40On va essayer de comprendre un petit peu cette tendance de ce matin,
15:42peut-être avec vous pour commencer Roland.
15:44On a un CAC 40 qui ouvre en très légère progression, plus 0,21%.
15:47Hier, on a eu une clôture presque à l'équilibre parfaite, plus 0,02%.
15:51Les contrats futurs laissaient entendre également une ouverture presque à l'équilibre.
15:55Finalement, on a une légère hausse, notamment sur le CAC 40, mais même tendance sur le DAX.
16:01Comment est-ce qu'on analyse cette ouverture des marchés européens dans le contexte que l'on connaît,
16:05à savoir d'un côté les questions géopolitiques,
16:07et notamment cette dixième journée de tension au sein du Détroit d'Ormouz,
16:11et de l'autre les attentes de la réunion de la BCE cette semaine Roland ?
16:15On a un marché qui est clairement dans l'attente, quand on voit effectivement une ouverture étale comme ça.
16:21On a d'un côté effectivement des nouvelles géopolitiques,
16:25on voit une sorte d'escalade et on voit un prix du pétrole qui ne fait que monter depuis quelques
16:30semaines.
16:30Mais qui reste au niveau de 90 dollars quand même.
16:32Pour l'instant, oui. Sachant que si on regarde, on est passé de 60 à 120 au plus haut cette
16:39année,
16:39et là on est redescendu à 70 et on remonte, on se rapproche des 90 effectivement.
16:44Donc on a quand même une tension qui vient du pétrole.
16:49Il y a la décision de la BCE, alors là-dessus, le marché n'attend pas forcément grand-chose, j
16:54'ai envie de dire,
16:54peut-être des indices, mais on n'aura pas de hausse de taux ou de baisse de taux a priori
16:59décidé cette semaine.
17:00Et puis on est en pleine saison des résultats. Ça aussi, ça peut avoir un impact sur la dynamique des
17:05marchés.
17:05Anthony Lappert, vous en attendez quoi de cette décision ?
17:08Enfin, pas de la décision de la BCE, mais plutôt du discours de Christine Lagarde à l'issue de la
17:12réunion de politique monétaire de la BCE.
17:13Est-ce qu'on va chercher des indices sur de potentielles hausses de taux plus tard,
17:17si jamais les cours du pétrole restaient à des niveaux élevés ?
17:21Oui, exactement. Je pense qu'il n'y a pas une énorme attente sur ce qui va se passer jeudi.
17:24C'est plutôt la tonalité du discours de Madame Lagarde qui va compter.
17:27Et tout élément d'indice qui pourra présager de septembre.
17:32Puisque les attentes, elles sont vraiment sur la réunion de septembre.
17:35Pour l'instant, on a 25 points de base de hausse de taux qui sont attendus.
17:39Bien sûr.
17:39Le marché, les investisseurs sont clairement à essayer de déceler des indices par rapport à ça.
17:44Je pense que dans les faits, Madame Lagarde, elle va comme souvent rester dans un discours de dépendance aux données.
17:51Et compte tenu du contexte géopolitique avec cette résurgence de tensions au Moyen-Orient,
17:56c'est certain qu'elle va être particulièrement attentiste par rapport à ce qui peut se passer.
18:02Donc, je ne vous attends pas quelque chose de marqué en termes d'événements pour les marchés jeudi.
18:08Je pense que le gros sujet actuellement, c'est quand même les flux de sortie sur les semi-conducteurs
18:13et la volatilité du marché sur le segment de la tech.
18:16Et ça, ça impacte des investissements sur les marchés européens, ces flux de sortie sur les semi-conducteurs.
18:22On a eu ASML qui a publié cette semaine.
18:23On avait plutôt des résultats très positifs, Anthony.
18:26La semaine dernière, oui.
18:26Malgré tout, on voit que la réaction aux résultats sur la tech dans un contexte de baisse des leviers globaux
18:33dans le marché,
18:33dans le segment de la tech, fait qu'on peut publier avec des très bons chiffres.
18:39La réaction du marché est particulièrement compliquée.
18:42Ce qui est important aujourd'hui, c'est qu'on a été dans une phase entre fin mars et fin
18:48juin
18:48avec un niveau d'encours investi, notamment dans des produits à effet de levier,
18:53via des options, via des ETF leveraged, qui étaient vraiment colossaux.
18:58La fameuse stratégie de « on va vers là où ça performe, on considère que ça va continuer à performer
19:02».
19:02Sur une forme de spéculation exacerbée.
19:05Et depuis le début du mois de juillet, on a 100 milliards de sorties sur les ETF listées aux États
19:11-Unis,
19:11sur tous les ETF leveraged, dont 63 milliards de sorties sur les ETF leveraged sur les semi-conducteurs.
19:17Ça, c'est un chiffre qui est colossal.
19:19C'est 40% des encours qui sont sortis depuis un peu moins de trois semaines.
19:22D'accord.
19:23C'est un signal qui témoigne de la violente rotation qu'on est en train de vivre,
19:28mais qui, en un sens, est quand même intéressant,
19:31parce qu'on a déjà une grosse partie des encours qui s'étaient accumulés qui sont déjà sortis.
19:36Donc, le choc de volatilité qu'on a vécu sur ce segment du marché
19:40est certainement en grande partie derrière nous désormais.
19:43Un choc derrière nous et puis du coup des encours sortis d'un côté,
19:46mais peut-être qu'on va voir rentrer d'un autre côté.
19:49À qui ou à quoi bénéficie cette rotation sectorielle, Roland ?
19:53Alors, effectivement, pour l'instant, moi, je trouve que c'est plutôt sain,
19:55parce que ce qu'on voit, effectivement, c'est que sur les ETF leveraged,
19:59on a aussi beaucoup de particuliers qui sont mis sur des segments très, très spécifiques du marché.
20:06Ce qui est intéressant aussi, c'est qu'on a quand même une dispersion dans les performances.
20:09Tout le monde n'a pas baissé fortement.
20:11Il y a des valeurs qui ont plutôt bien tenu.
20:13On a eu du Micron ou du SanDisk qui ont quand même perdu entre 30 et 40% de 1
20:16mois, pour le coup.
20:17Il y en a qui ont vraiment beaucoup baissé, d'autres qui ont mieux tenu.
20:20Donc, effectivement, on commence aussi à avoir des distinctions à l'intérieur des différentes valeurs.
20:25Là où, effectivement, ça peut bénéficier.
20:28Je pense que je ne suis pas sûr que ceux qui sortent et qui étaient investis sur des ETF à
20:33levier sur les semi-conducteurs
20:34vont forcément réallouer tout de suite.
20:36D'accord.
20:36On ne va pas aller sur la défense ou l'industrie demain.
20:39D'accord.
20:39En tout cas, si c'est de l'argent, on va dire, du particulier, du retail, américain ou Asie,
20:46effectivement, j'ai un doute là-dessus.
20:47Mais aussi, il faut rappeler aussi qu'on part sur des niveaux de valorisation qui étaient quand même très tendus,
20:51au-delà du fait qu'on avait des flux et beaucoup d'investissements sur ces produits-là.
20:56Et donc, ça, ça peut expliquer effectivement aussi qu'on ait un peu de respiration côté valorisation.
21:01Qu'est-ce que vous regardez, vous, dans les marchés européens, Roland, aujourd'hui ?
21:05Moi, je vais vraiment prêter attention au cycle bénéficiaire.
21:08Pour moi, il y a beaucoup trop d'attentes sur cette année 2026.
21:12On a eu le choc énergétique.
21:15On va avoir un petit peu les croissances.
21:18La croissance, elle n'est pas incroyable non plus en Europe.
21:20Et pourtant, les niveaux d'attente en termes de croissance bénéficiaire,
21:24de profits dégagés par les entreprises, sont très élevés.
21:27Donc, je pense effectivement qu'on pourrait avoir un petit peu de déception sur ce point de vue-là.
21:31Surtout qu'on payait à ça avec des valorisations assez élevées.
21:34Donc, je suis plutôt prudent sur la deuxième partie de l'année.
21:36Anthony, même question.
21:37Quand on regarde les marchés européens, au-delà effectivement de ces flux sortants sur les semi-conducteurs,
21:42qu'est-ce qu'il y a d'autres choses à regarder en Europe aujourd'hui quand on veut investir
21:45et quand on voit que le CAC 40 est à plus 0,08 où on se parle, donc complètement à
21:48l'équilibre ?
21:49Non, clairement.
21:50Alors, chez ample geste, ce qu'on essaye de faire aujourd'hui, c'est malgré tout,
21:53qu'on a eu des marchés financiers qui ont aspiré, on va dire, énormément de capitaux
21:59sur des segments très spécifiques, liés à la tech, au développement de l'IA,
22:03donc ça a touché l'électrification, etc.
22:05Aujourd'hui, ce qu'on essaie véritablement de faire, c'est de diversifier cette dépendance à l'IA,
22:12notamment dans un cadre de spéculation élevée.
22:14Et on aime beaucoup des secteurs, comme par exemple les utilities, services aux collectivités.
22:18Et on aime aussi la santé, la santé qui, si on regarde des métriques sur 10 ans,
22:22en termes de prix relatifs au marché, se paye très peu cher, en fait.
22:24Et c'est des secteurs qui ont peut-être des barres d'attente, justement,
22:28par rapport aux bénéfices, qui sont plus basses que le reste du marché.
22:32Donc, on aime bien...
22:33Donc, il peut y avoir des surprises positives pour la saison des résultats ?
22:37On a, oui, une structure d'attente qui est plus saine, selon nous.
22:41Et puis, surtout, on a des secteurs qui restent décorrélés par rapport à la dynamique de la tech.
22:45Ça, ça nous plaît beaucoup.
22:46Et donc, on considère que le marché a été tellement focalisé sur un segment
22:50qu'aujourd'hui, les opportunités, elles sont aussi un peu en dehors, en fait.
22:52C'est intéressant, parce que ça veut dire qu'en fait,
22:54ou on investit avec la tech, ou on investit contre la thématique, quelque part.
22:58Malgré tout, et juste en 10 secondes,
23:01ce qu'on est en train d'acheter sur le cycle de développement de l'IA,
23:04c'est quand même une diffusion économique profonde
23:05et le fait que ça va améliorer la productivité en beaucoup de secteurs.
23:08Donc, se positionner aujourd'hui sur certains de ces secteurs qui seront bénéficiaires demain,
23:11ça semble sain.
23:12Et de toute façon, si ça ne se matérialise pas d'un point de vue économique,
23:15ça n'ira pas pour l'IA.
23:18Merci beaucoup, Anthony Lappert, directeur gestion diversifiée chez Emplégest.
23:21Merci Roland Calloyan, responsable de la stratégie action européenne
23:24chez Société Générale CIB.
23:26On se quitte sur un CAC 40 qui est en légère progression,
23:30plus 0,1% à 8 350 points.
23:32Le DAX, lui, progresse de 0,09% à 24 871 points.
23:38Merci beaucoup de nous avoir suivis dans Good Morning Market
23:40et je vous donne rendez-vous demain en direct sur BFM Business,
23:44toujours dans Good Morning Market.
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