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  • il y a 6 semaines

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00:00Europe 1 et CNews, 9h-10h, l'heure des pros.
00:04Eliott Deval.
00:07Bonjour à tous, il est quasiment 9h.
00:10Merci d'être avec nous sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur CNews jusqu'à 11h.
00:16A la une de l'heure des pros, un mot, merci.
00:19Merci à nos bleus de nous offrir le droit de rêver.
00:21Merci à nos bleus d'alimenter les discussions en famille, entre amis,
00:25ces prochains jours avec cette question, n'est-ce pas la meilleure équipe de France de notre histoire ?
00:31Si on refuse d'y répondre par l'affirmative, c'est d'abord par superstition,
00:36ensuite parce que ce n'est qu'à la fin du bal que l'on paie les musiciens.
00:40Mais rarement, rarement on avait vu un tel niveau de domination,
00:44une telle emprise sur son adversaire, une telle qualité technique.
00:48Didier Deschamps est un magicien.
00:50En 2012, il récupère une équipe de France en lambeaux.
00:5314 ans plus tard, elle brille de mille feux.
00:55Quel intérêt qu'il quitte l'équipe de France dès cet été ?
01:00Deschamps, sélectionneurs, avis, that is the question.
01:03Fait majeur, l'équipe de France entre encore un peu plus dans l'histoire du ballon rond,
01:07puisque seul le Brésil et l'Allemagne ont réussi à se hisser à trois reprises consécutives
01:12dans le dernier carré d'un mondial.
01:14La route est encore longue, mais mon Dieu que c'est bon !
01:18Qui n'a pas eu une pensée pour cette odieuse sénatrice paraguayenne
01:21qui déverse sa bille contre le capitaine français depuis plusieurs jours
01:24au moment où Mbappé a ouvert le score.
01:28Autre fait majeur et sous réserve d'un recensement officiel,
01:31la nuit a été plutôt calme hier sur l'ensemble du pays.
01:35Notre société s'est tellement habituée aux violences émeutières
01:39qu'une soirée sans heure après un match de football relèverait presque de l'exceptionnel.
01:45Irrésistible, l'équipe de France rayonne, les Français savourent,
01:49plus que deux marches avant de retrouver le toit du monde.
01:53Coco Rico !
01:54Et on va en parler dans cette émission.
01:56On sera peut-être avec un champion du monde 98 !
01:58Ah oui !
01:58Et sa parole est rare !
02:00Je ne dis rien !
02:01Ça sera peut-être dans quelques instants.
02:02Qui ?
02:03Zidane !
02:05Écoutez, pourquoi pas ?
02:06Peut-être, peut-être, je ne vous dis rien.
02:08Et on sera surtout avec François-Xavier Bellamy dans quelques instants dans l'heure des pros.
02:12Le point sur l'information, c'est avec Marine Sabourin.
02:16C'est l'une des capitaines de cette équipe de CNews.
02:20Marine Sabourin, bonjour !
02:21L'heure des pros, 9h-10h, Elia Deval sur CNews et Europe 1.
02:27Au revoir !
02:33Bonjour Eliott, bonjour à tous.
02:359 départements sont placés en vigilance rouge, canicule.
02:38La situation devrait perdurer jusqu'au 14 juillet au moins dans tout le pays.
02:42D'ailleurs, demain, 24 départements sont placés en rouge.
02:45Un suspect en garde à vue après un départ de feu à Perpignan.
02:48L'homme de 49 ans avait été observé par des témoins jeudi avant de prendre la fuite.
02:52L'incendie a parcouru 2 hectares.
02:54L'individu est déjà connu des services de police pour des faits de droit commun.
02:58Et puis en Syrie, les responsables des deux attentats à la bombe survenue mardi à Damas pendant la visite d
03:03'Emmanuel Macron ont été arrêtés.
03:05Selon les autorités, ils sont affiliés à l'organisation État islamique.
03:09Voilà pour les dernières informations à 9h, Eliott.
03:12Merci Marine Sabourin pour le point sur l'information.
03:16On est avec Rachel Kahn.
03:18Cher Rachel, bonjour.
03:19Bonjour Eliott.
03:19Ravie de vous retrouver.
03:20Stanislas Godon, déléguée nationale Alliance.
03:23Bonjour Eliott.
03:24Merci d'être avec nous.
03:24Vous avez le sourire.
03:25La nuit, je le disais, était plus calme que les nuits précédentes lorsqu'il y avait des grands événements sportifs.
03:32Et tant mieux.
03:33Tant mieux qu'il n'y ait pas autant de policiers de blessés.
03:36Après, il y a quand même ce drame dans cette ville du Nord.
03:40On en parlera dans un instant justement avec Tanguy Hamon, effectivement, qui est du service police-justice de Seigneuse.
03:45Georges Fenec est avec nous.
03:48Thomas Bonnet est avec nous.
03:49Bonjour Eliott.
03:49N'en déplaise à André Valigny.
03:52Ravie de vous retrouver, cher André Valigny.
03:54Moi aussi, cher Eliott.
03:55Je pensais que c'était une fake news quand il a été interpellé sur les réseaux sociaux.
03:59J'ai vu quelqu'un mettre.
04:01Merci André Valigny.
04:03Oui.
04:03Parce qu'il y a quelques jours, vous avez dit, Eliott coupe trop la parole, plus que vous en parlant
04:08à Pascal Praud.
04:09Exactement.
04:09Vous l'aviez dit, ça, là ?
04:10À vous de démontrer le contraire.
04:13Je me tais.
04:14Je me tais.
04:14Prenez ma place.
04:16Vous êtes un homme heureux ce matin ?
04:17Oui, bien sûr.
04:18Vous avez regardé le match ?
04:19Oui, jusqu'au bout.
04:20Quel match extraordinaire.
04:22Oui, ça a été long à démarrer.
04:23La première mi-temps, elle a été un peu laborieuse.
04:24Ça a été un rouleau compresseur.
04:26Quelle domination.
04:28Quelle domination.
04:29Mais ça fait plaisir de voir ces images, surtout.
04:31On est satisfait.
04:32On est fier d'être français.
04:34On est fier de cette équipe de France.
04:35Est-ce que c'est la plus grande équipe de France, selon vous ?
04:38Je ne suis pas assez connaisseur pour le dire.
04:41D'après ce que certains spécialistes disent, oui.
04:43Alors, je me tourne vers un spécialiste.
04:44Thomas Bonnet, je pose la question.
04:46Est-ce que c'est la plus grande équipe de France de ces 30 dernières années, quasiment ?
04:52Je pense qu'il y a une question de génération.
04:54Certains vous diront que l'équipe de Platini, dans les années 80, était la meilleure de tous les temps.
04:59Moi, j'ai longtemps pensé.
05:00Je suis encore en train.
05:01Je pense que c'est encore un peu la réalité.
05:03C'est que l'équipe de l'Euro 2000 était une équipe très, très forte aussi.
05:06Mais là, force est de constater que nous avons une équipe ultra dominatrice.
05:09Avec des joueurs irréprochables sur le terrain, en dehors du terrain.
05:13Et c'est vraiment, ils emportent tout le pays avec eux.
05:15Donc, on espère qu'on ira jusqu'au bout.
05:17Demi-finale, le 14 juillet, en plus, ça ne s'invente pas.
05:19Donc, on espère vraiment que ce sera la suite d'une belle aventure.
05:22Revoyons ensemble les images, puisque vous le savez, la France s'est imposée en quart de finale contre le Maroc.
05:27La joie du banc parisien, j'allais dire, du banc de l'équipe de France.
05:31À la 25e minute, pénalty pour les Bleus.
05:34Et on s'inquiète, puisque Mbappé, qui en rate rarement des pénaltys, le manque.
05:3960e minute, à l'heure de jeu, regardez cette frappe.
05:41Moi, quand il y a eu ce but, j'ai tout de suite pensé à la sénatrice paraguay.
05:44Et puis, tiens, voilà ce qu'il fait qu'il y a un Mbappé.
05:47Et puis, à la 65e, c'est Dembélé, le ballon d'or, joueur parisien, qui permet à l'équipe de
05:54France de souffler.
05:55On connaîtra l'adversaire de l'équipe de France ce soir.
06:00C'est soit l'Espagne, soit la Belgique.
06:03Et on va se tourner vers un grand spécialiste, un expert.
06:07Vous avez parlé de cette équipe, l'Air Platini.
06:09On est avec Alain Giresse.
06:11Le carré magique.
06:12Alain Giresse, merci d'être avec nous.
06:15J'ai deux questions pour vous.
06:16D'abord, est-ce que c'est, selon vous, la plus grande équipe de France ?
06:20Et deuxième question, est-ce que Didier Deschamps doit être sélectionneur à vie ?
06:23Voilà, c'est les deux questions que je dois vous poser ce matin.
06:26Je ne sais pas par lesquelles commencer.
06:29Non, je dirais, les comparaisons, évidemment, que c'est une très grande équipe de France, fatalement.
06:34Bien sûr que oui, nous avons eu la chance d'en avoir.
06:37J'en ai fait partie.
06:38Il y a eu 58.
06:39Il y a eu maintenant, bien sûr.
06:40S'ils sont champions du monde, quand on est champion du monde, évidemment, on domine tout le monde.
06:46Non, mais on est heureux et content d'avoir une équipe comme celle-là.
06:50Quel plaisir elle le donne.
06:51Alors qu'on pensait que ce Coupe du Monde allait partir, n'allait pas tellement être apprécié.
06:56Ben si, c'est eux qui nous font ce grand plaisir.
07:00Et après, on est tout heureux.
07:04Bon, mais en fait, ce qui est impressionnant avec cette équipe, c'est cette manière de dominer son adversaire, d
07:13'avoir cet impact sur son adversaire, comme si son adversaire était sidéré.
07:19C'est comme dans un match de boxe, si vous voulez, sur un ring entre deux poids lourds.
07:24Il y a un éditorialiste de sport qui parlait de Mike Tyson.
07:28C'est comme quand Mike Tyson arrivait sur le ring, il y avait déjà, si vous voulez, un rapport de
07:32force qui s'engageait et qui était déjà gagné par lui.
07:36Alors si vous voulez, qu'est-ce qui se passe dans ce genre de compétition ?
07:39On part avec un potentiel que l'on sait, un potentiel qui a la dimension pour être champion du monde.
07:45Et au fur et à mesure de la compétition, on s'aperçoit que tout d'un coup, ça monte en
07:49puissance.
07:50Ça monte en puissance parce qu'après chaque match, il y a la confiance qu'elle a et on voit
07:54une dimension extraordinaire.
07:57Voilà, vous avez dit, c'est un rôle de compresseur.
08:00Et cette équipe-là, face au adversaire, elle écrasse tout le monde.
08:04Vous l'avez dit aussi également, première mi-temps difficile.
08:07Mais après, la différence est là.
08:09Et puis cette équipe-là, elle emporte tout sur son chemin.
08:12Et on voit qu'elle vit bien.
08:14On voit qu'elle vit bien.
08:17Autre question, Alain Giresse, et après je vous laisse, cher Alain.
08:21Il faut parler de Didier Deschamps, c'est un magicien.
08:25C'est-à-dire, il récupère le Titanic en 2012 et il en fait la plus grande équipe aujourd'hui
08:32au monde.
08:33C'est la troisième fois consécutive que les Bleus seront en demi-finale de Coupe du Monde.
08:38Seuls l'Allemagne et le Brésil ont réussi cet exploit.
08:43Pourquoi Didier Deschamps quitterait l'équipe de France cet été ?
08:46Il faut qu'il soit sélectionnaire.
08:47Avis Didier ?
08:49Non, mais au bout d'un moment, certainement, c'est d'abord son choix, c'est sa décision.
08:55Au bout d'un moment, vous vous en êtes compte de ce que ça représente que de diriger une équipe
08:58de France.
08:59Les pressions énormes que l'on vit, maintenant il veut passer à autre chose.
09:02Il faut respecter, mais vous l'avez dit, ce qu'il a fait est admirable.
09:05Et pourtant, Dieu sait s'il a été un petit peu chahuté quelquefois.
09:10Mais se rendre compte qu'il est capable, et surtout, de diriger au-delà d'une équipe de football,
09:15des hommes.
09:16Des hommes, une gestion humaine qui est parfaite.
09:18Et qui fait que justement, on voit, ça se traduit après, sur le terrain,
09:22où un ensemble vit, un groupe qui vit très bien dans sa bulle.
09:25Et voilà, il a été parfait dans sa fonction.
09:30Bon, si je résume, il récupère le Titanic, il en fait le plus beau des paquebots.
09:34C'est vrai, peut-être pas sélectionneur à vie, président de la République, pourquoi pas ?
09:37Vous savez qu'en 2027, le président ou la présidente va récupérer le Titanic.
09:42Alain Giresse, un grand merci.
09:44On reviendra vers vous dans les prochains jours,
09:47pour commenter évidemment la demi-finale de Ligue des Champions.
09:51Je suis sûr que les auditeurs d'Europe 1 sont heureux d'entendre votre voix.
09:56Et les téléspectateurs sont ravis de vous voir,
09:59parce qu'il y a un lien charnel avec cette génération,
10:02champion d'Europe 84.
10:04Et puis c'est là aussi un plaisir de pouvoir échanger avec vous, cher Alain Giresse.
10:10On sera peut-être avec un champion du monde 98 dans les prochaines minutes.
10:16Eliott, un petit coup de chapeau quand même pour cette belle équipe marocaine,
10:21qui a fait un très beau parcours, combat dans les mêmes circonstances,
10:24puisqu'il y a 4 ans, c'était aussi 2-0 contre le Maroc.
10:27Ce n'est pas du tout le même match.
10:29Ce n'est pas le même match.
10:30Mais elle a été emmenée par Hakimi,
10:31et elle a déjà annoncé qu'elle reviendrait plus forte en 2030.
10:34Moi, j'avais envie de tirer un petit coup de chapeau.
10:36Mais vous avez raison.
10:37Sauf que, par exemple, en 2022,
10:40le rapport de force, le match était complètement différent.
10:43Le Maroc avait fait beaucoup plus de mal à l'équipe de France que cette place.
10:47La prochaine Coupe du Monde qui se déroulera en partie au Maroc, d'ailleurs.
10:51Et donc, ce sera aussi l'occasion pour eux de jouer devant leur public.
10:54Et donc, ça, à quel point c'est important ?
10:55Alors, ça, c'est pour l'aspect joyeux, heureux.
11:00Tanguiamon, revenons sur l'aspect sécuritaire,
11:02parce que tout le monde s'inquiétait.
11:04Hier, on a commencé avec ces images qui sont insupportables.
11:07C'est-à-dire, on voit des commerçants qui se sont barricadés.
11:10On s'est tellement habitués, d'ailleurs, aux violences émeutières
11:14que, ce matin, le fait qu'il y ait moins d'interpellations,
11:18moins de voitures brûlées, moins de policiers blessés,
11:20on a presque envie de faire une eau-là.
11:22Voilà la société dans laquelle on vit aujourd'hui.
11:24C'est vrai, fort heureusement, on peut s'en satisfaire.
11:26Une soirée plutôt festive que violente.
11:29Dix interpellés dans la région parisienne
11:31pour des faits de vol de téléphone sur des supporters.
11:34Violence avec arme ou tir de mortier contre les policiers.
11:37Alors, quelques détails.
11:38Il y a une bagarre à Paris à minuit 30.
11:41Un individu qui a été blessé légèrement
11:43après avoir reçu un coup de couteau.
11:45Dans le 93, à Ville-Tanneuse,
11:47deux femmes interpellées pour avoir tiré au mortier
11:49contre les forces de l'ordre.
11:50Une caserne de pompiers à Saint-Denis
11:52qui a été prise pour cible.
11:54D'ailleurs, un mortier d'artifice a fait s'embraser
11:56une partie de la toiture.
11:58Aux Ulysse, un commissariat a été pris à partie.
12:00À Grenoble, à Maubeuge, à Lyon.
12:02Là aussi, des tirs de mortiers d'artifice.
12:05À Annemasse, nous dit-on, un policier a été légèrement blessé.
12:08Et le drame de cette soirée,
12:10c'est cette adolescente âgée de 17 ans
12:13qui est tragiquement morte.
12:14Elle est montée sur un camion avec des amis
12:16pour célébrer la victoire de la France.
12:18Le camion était en marche.
12:20Elle est tombée.
12:20Elle s'est fait percuter.
12:22Elle est morte sur place.
12:23Le conducteur du camion a été placé en garde à vue.
12:26Ça s'est passé à Aulnois-Emery, dans le Nord.
12:29Il a été placé en garde à vue.
12:30Pourquoi, Stanislas Godon ?
12:32Parce que...
12:33Merci, Tanguyamon.
12:34Et puis, allez, c'est de votre place à François-Xavier Bellamy.
12:36En fait, évidemment, quand il y a une mort sur la voie publique,
12:39il y a forcément une enquête qui va être diligentée.
12:42Donc, il faut procéder notamment aux analyses.
12:44Est-ce qu'il y a une histoire d'alcoolémie ?
12:46Ça, ce sont les analyses qui vont le montrer.
12:48Mais en tout cas, c'est pour préserver, en fait,
12:49les premières mesures, notamment dans le cadre de l'audition,
12:53puisque je rappelle que c'est une enfant de 17 ans qui est...
12:56C'est un drame absolu.
12:57C'est un drame absolu qui vient ternir toute la partie qu'on vient d'évoquer
13:01sur la partie festive, même s'il y a eu quelques éléments.
13:04Après, j'ai remarqué qu'il y avait quelques individus
13:06qui avaient compris que les mortiers, de temps en temps,
13:09il fallait les tirer en l'air et pas seulement sur les forces de sécurité.
13:11Écoutez, tant mieux.
13:13Si aujourd'hui, le délinquant commence à avoir la trouille,
13:16mais tant mieux, vraiment.
13:17L'inversion de la charge de la peur ou de la preuve,
13:21on pourra en débattre sur l'histoire de l'ALD, notamment.
13:23C'était intéressant.
13:24Bon, et que vous ont dit vos collègues sur le terrain cette nuit ?
13:29Alors, d'abord, je les salue parce que je rappelle qu'il y a eu des rappels,
13:32des congés qui ont été supprimés,
13:34qu'ils étaient aussi dans une certaine chaleur sur la plaque parisienne,
13:38notamment et dans les grandes villes,
13:39avec un attirail, parce qu'on a du matériel, évidemment,
13:42de plus en plus lourd, notamment sur notre dos.
13:46Donc, les heures n'ont pas été comptées.
13:49Ça a été difficile, mais ça a été moins difficile que,
13:51par exemple, une finale de la Ligue des Champions,
13:53puisque, tant qu'il y a, on l'a dit,
13:5610 interpellations au lieu de 491 sur la plaque parisienne.
13:59Donc, on est effectivement dans une soirée qui s'est plutôt bien passée,
14:03même si je mets de côté avec ce drame du Nord, évidemment.
14:05Bien sûr. Et puis, on aurait pu faire le parallèle avec le précédent match France-Maroc en Coupe du Monde.
14:11C'était en 2022, en demi-finale,
14:14où là, il y avait eu plus de 200 personnes interpellées,
14:18des violences, des heurts.
14:19Et je le disais, et merci d'être avec nous, François-Xavier Bellamy.
14:23Merci à vous.
14:23Je vais prendre un peu de hauteur.
14:25Dans notre société qui s'est ensauvagée,
14:28une nuit festive plutôt calme,
14:31avec, malheureusement, ce drame qu'on vient de relater,
14:36mais on s'est tellement habitués aux violences émeutières
14:39qu'aujourd'hui, on souffle.
14:41On se dit, ah ben, tant mieux.
14:42Tant mieux, on n'a pas eu tant de violences que ça.
14:45Qu'est-ce que ça dit de notre société, François-Xavier Bellamy ?
14:47Je peux même vous partager une petite expérience personnelle.
14:49J'étais toute la semaine à Strasbourg
14:51pour la session plénière du Parlement européen.
14:53Et ces derniers jours,
14:55les collègues que je croisais de tous les pays d'Europe
14:57me disaient, alors, vous avez un match jeudi,
14:59est-ce que vous allez encore brûler Paris ?
15:01Et aujourd'hui, cette image qui est renvoyée de la France,
15:03elle touche aussi le reste du monde.
15:05Et elle dit, effectivement, la gravité d'un problème de société.
15:08Heureusement, on ne s'est pas manifesté la nuit dernière,
15:10grâce en particulier à la mobilisation des policiers et des gendarmes
15:13qui étaient sur le terrain.
15:14Mais c'est vrai que ça dit l'ampleur du travail
15:17que nous allons devoir faire dans la durée
15:18pour reconstruire une sécurité,
15:20une unité de notre société
15:23qui permette d'éviter que la fête ne rime
15:25presque quasiment systématiquement avec la violence.
15:29Oui.
15:30Stanislas Godon, est-ce que c'est vrai
15:31que les renseignements territoriaux
15:33espéraient une victoire de l'équipe de France
15:36parce qu'en cas de victoire du Maroc,
15:38ils imaginaient plus de heurts ?
15:41Oui.
15:41En fait, il y avait une note des renseignements territoriaux
15:43où ils avaient élaboré plusieurs scénarios.
15:45notamment, rappelez-vous, ça a été évoqué sur votre plateau, je crois, hier,
15:50avec des supporters algériens
15:52qui auraient mis des t-shirts des supporters marocains
15:55pour s'infiltrer justement au cas de victoire
15:57et puis peut-être mettre le bazar.
15:59Bon, voilà, ça, c'était des projections.
16:00Les renseignements, ils le font en fonction de ce qu'ils collectent,
16:03évidemment, sur la toile, par rapport à leurs sources.
16:07Et bon, ils sont obligés d'anticiper.
16:10Voilà, maintenant, ça n'a pas été le cas.
16:13Voilà.
16:14Eh bien, tant mieux, mais tant mieux.
16:15Tant mieux, mais effectivement, ça devrait être la normalité, on est bien d'accord.
16:17André Valigny, tant mieux.
16:19Non, mais j'ai l'impression que vous jubilez ce matin.
16:21On ne peut pas repasser l'émission d'hier soir.
16:23Qu'est-ce que vous pouvez dire par là, André Valigny ?
16:25Eh bien, hier soir, on s'inquiétait des émeutes et des violents.
16:28Il y avait un sujet très, très long sur la France qui se barricade,
16:31la France qui a peur, Paris qui est en l'état de siège.
16:34C'est vrai.
16:34Et moi, très modestement, j'ai dit, attendez, il ne s'est encore rien passé.
16:38Il ne faut pas trembler avant d'avoir la fièvre.
16:40Peut-être que tout se passera bien et tout s'est bien passé.
16:42Mais tant mieux.
16:43Et là, maintenant, je suis en train d'entendre que,
16:45ah oui, mais alors si le Maroc avait gagné, il y aurait eu...
16:47Mais qu'est-ce que vous en savez ?
16:49Mais c'est les renseignements territoriaux.
16:50Oui, c'est les renseignements territoriaux.
16:53Ah d'accord, donc vous êtes sombré dans le complotisme.
16:55Vous avez un côté Donald Trump.
16:56Non, là, c'est les renseignements territoriaux qui sombrent parfois dans le complotisme.
17:01Ça s'est bien passé, réjouissons-nous, ça s'est très bien passé.
17:05Vive la France, vive le Maroc, vive le football.
17:07Mais puisque vous interpellez effectivement le travail, notamment des renseignements,
17:11heureusement qu'on fait un peu d'anticipation.
17:13Si on ne faisait pas d'anticipation dans tous les domaines,
17:16eh bien ça poserait un sérieux problème.
17:17Y compris d'ailleurs en matière de terrorisme.
17:19Vous voyez par exemple.
17:20Ah sur le terrorisme, c'est un peu chaud.
17:21Non, mais bien sûr, la filière du renseignement, c'est une doctrine,
17:26c'est une manière de faire.
17:27Et en fait, on collecte des infos et on fait de l'analyse,
17:31de l'introspection, de la prospection sur ce qui peut se passer.
17:33Parce que sinon, vous vous retrouvez à faire du commentaire sur ce qui s'est déjà passé.
17:38C'est bien ça le problème.
17:39Et si vous voulez mettre des forces en présence,
17:41à la fois sur le tandem police-justice d'ailleurs,
17:44parce qu'il faut qu'il soit effectivement sur le terrain
17:47et qu'il soit à pied d'œuvre
17:48lorsque il est potentiellement possible que des choses arrivent,
17:52eh bien moi je pense que c'est bien d'anticiper, vous voyez.
17:53Et alors quand il y a eu la finale de la Ligue des Champions,
17:57avec 400 interpellations, des émeutes partout,
18:00Paris à feu et à sang d'après ce qu'on a pu voir ici ou là,
18:03ce qui n'était pas le cas d'ailleurs.
18:05Mais le renseignement territorial...
18:06Il y a eu 300 policiers blessés, quasiment.
18:08Le renseignement territorial n'avait pas prévu ça du tout alors.
18:11Le renseignement territorial n'avait pas prévu.
18:13Oui, mais bien sûr que si,
18:14puisqu'il y avait des notes comme quoi il y avait des risques de débordement,
18:17bien évidemment.
18:18C'est pour ça qu'on a mobilisé 8000 policiers sur la plaque parisienne,
18:2122 000 sur l'ensemble du...
18:23Mais vous voulez en mettre combien ?
18:24150 000 des policiers ?
18:26Est-ce que la doctrine de maintien de l'ordre était la même hier soir ?
18:29Je pense que ce n'est pas le sujet.
18:30Le sujet c'est peut-être si on réinstaurait l'autorité de l'État,
18:34et j'interpelle notamment un député,
18:36un homme politique qui notamment est engagé.
18:39Eh bien voilà, ça c'est peut-être le sujet de demain.
18:42C'est réinstaurer l'autorité de l'État avec un tandem police-justice
18:45qui soit efficace et qui applique les lois déjà existantes.
18:48Si on faisait preuve juste d'un peu de fermeté,
18:51peut-être que ça changerait un peu la donne.
18:52Cher André, le 31 mai, sur la finale de Ligue des Champions,
18:56il y a eu 230 policiers et gendarmes blessés.
18:58Donc quand vous dites, soi-disant à feu et à sang,
19:02alors que vous avez 230 policiers et gendarmes qui sont blessés dans une soirée
19:06qui se voulaient festives, ça me surprend de votre part.
19:09Alors peut-être que ce n'est pas ce que vous vouliez dire et que vous voulez...
19:13Je sais très bien ce que je voulais dire.
19:14C'est exactement ça.
19:15Je suis évidemment très embêté quand des policiers sont blessés, évidemment,
19:21mais la France n'était pas à feu et à sang.
19:23Il y a eu quelques quartiers, quelques débordements très violents ici ou là,
19:28mais la France n'était pas à feu et à sang.
19:30André Valigny, je reviens à ce que je disais tout à l'heure,
19:32c'est toute l'Europe, c'est le monde entier qui sont sidérés
19:35de voir les images de Paris après des moments comme cela.
19:38Vous croyez que je les apprécie, ces images ?
19:40Vous voulez dire que ce n'était pas si grave que ça,
19:42que ce n'était pas assez grand-chose ?
19:43Vous avez même expliqué que c'était de la faute des policiers et des gendarmes
19:45puisque vous mettez une loi sur la doctrine de maintien de l'ordre.
19:48Sous-entendu, si ça s'est bien passé hier,
19:50c'est parce que les policiers n'ont pas provoqué les emmètes, c'est ça ?
19:52C'est ce que vous voulez dire ?
19:54C'est stupéfiant comme réaction.
19:55C'est une question que je pose.
19:56C'est beaucoup d'estime pour vous, mais j'ai du mal à comprendre.
19:57C'est une question que je pose.
19:58J'entends des spécialistes dire qu'il y a parfois des doctrines
20:02qui ne sont pas les mêmes d'un événement à l'autre.
20:04Attendez, André Valigny, si des magasins sont pillés sur les Champs-Elysées,
20:07si vous avez des boutiques entières qui sont dévalisées,
20:10si des gens sont blessés, si des gens se font agresser,
20:12c'est parce que les policiers et les gendarmes gèrent mal le maintien de l'ordre ?
20:16Non mais attendez, c'est incroyable.
20:17J'ai pas dit ça, je dis qu'il y a des accusatoires à des limites quand même.
20:19Je n'ai pas dit ça.
20:20C'est ce que vous ne me faites pas dire, par exemple.
20:21C'est ce que je n'ai pas dit.
20:22Mais c'est ce que vous avez dit.
20:22Mais non, je dis qu'il y a des doctrines qui sont différentes d'un événement à l'autre.
20:26Et alors qu'est-ce que ça veut dire du coup ?
20:27Je ne sais pas, je ne suis pas spécialiste.
20:29Mais il faut assumer ce que vous dites quand même.
20:31Mais j'assume ce que je dis.
20:32J'entends des spécialistes qui disent que les doctrines ne sont pas toujours les mêmes.
20:38Que la police fait son métier différemment selon les préfets de police,
20:42selon les consignes qui sont données.
20:43Je parle sous le contrôle d'un professionnel.
20:44Non, parce que le schéma du maintien de l'ordre, il est établi.
20:47Puisqu'il y a une doctrine, il y a des règles qui sont établies,
20:50notamment pour les compagnies républicaines de sécurité et pour les escadrons de gendarmes mobiles.
20:55Enfin, l'événement, il fait que vous gérez d'une manière différente un événement sportif.
21:01Et vous le faites en fonction de quoi ?
21:03En fonction justement des remontées des renseignements.
21:05Parce que vous êtes obligés d'adapter les forces en présence, la mobilité.
21:09Ça, c'est très très important dans le cadre du maintien d'ordre.
21:11Parce que rappelez-vous notamment l'épisode des Gilets jaunes.
21:13L'épisode des Gilets jaunes, c'était des manifestations qui n'étaient pas autorisées.
21:16Très mobiles, ça partait dans tous les sens.
21:19Et vous ne déplacez pas une compagnie républicaine de sécurité aussi facilement.
21:22Donc on s'est adapté et on a créé notamment les braves M.
21:25Je dis aux auditeurs d'Europe 1, c'est Stanislas Godon que vous entendez actuellement, délégué national à Alliance.
21:31Je suis plutôt surpris par votre analyse, cher André Valigny.
21:35Valigny, parce que j'avais quand même l'impression que face à un tel niveau de violence...
21:40Il n'y a pas eu de violence hier soir.
21:43Laissez-moi terminer.
21:44Il n'y a rien eu hier soir et vous continuez à parler des violences.
21:46Hier soir, ça s'est bien passé.
21:48Je n'ai pas fini ma phrase.
21:48Soyons heureux quand même.
21:49J'ai commencé en disant, enfin on a pu parler de football et on n'a pas parlé de ces
21:55heurts.
21:55Et on a tellement basculé dans une société où la violence émeutière devient une habitude
22:00qu'on se félicite qu'il y ait une nuit plus calme que les autres malgré certains drames
22:06et notamment ce qui s'est passé pour cette gamine de 17 ans.
22:08D'accord ?
22:09J'ai commencé comme ça.
22:10En revanche, ce qui me surprend, c'est que vous nous expliquiez que le 31 mai, c'était
22:15pas à feu et à sang.
22:17Quand vous avez 230 policiers et l'endarmes blessés, que dans plus d'une dizaine de villes,
22:22vous avez des émeutes, que dans plus d'une dizaine de villes en France, vous avez des pillages
22:27et que vous me dites, écoutez, le problème c'est peut-être aussi la doctrine qui change,
22:31etc.
22:33Ça explique peut-être pourquoi, sur ces 30 dernières années, vous avez aujourd'hui
22:39une délinquance qui avance et finalement des Français honnêtes qui avaient peut-être
22:45envie de faire la fête qui reculent, qui se disent, au lieu d'aller dans un bar, je vais
22:49peut-être rester chez moi.
22:50Il est 9h22, on revient dans quelques instants, on a 1000 questions à vous poser François-Xavier
22:55Bellamy, on parlera de la présidentielle, des questions judiciaires, on parlera de la fin
22:59de vie avec vous également.
23:02Il est 9h22, on revient dans un instant.
23:129h28 sur CNews et Europe 1, le point sur l'information avec Sommayal Abidi.
23:19On commence par ce drame en marge des célébrations de la victoire de la France hier face au Maroc.
23:24Une adolescente a été tuée à Aulnoy, à Emery, dans le Nord, après être tombée
23:28d'un camion sur lequel elle était montée pour célébrer la qualification des Bleus
23:32en demi-finale.
23:34A la une également camouflée pour Olivier Faure, le PS choisit une primaire fermée pour
23:38désigner son candidat à la présidentielle, alors que le premier secrétaire souhaitait
23:42faire valider par les adhérents une primaire de la gauche ouverte aux sympathisants socialistes.
23:47Et puis la péninsule ibérique aussi en proie à de violents incendies.
23:51Un feu de forêt a fait 12 morts près d'Almeria, dans le sud de l'Espagne.
23:55Un bilan dramatique dépasse largement celui de l'ensemble de l'année 2025.
24:00Pedro Sanchez, le Premier ministre, a fait part de son immense tristesse et a appelé
24:04à faire preuve de beaucoup de prudence.
24:07Merci Sommayal Abidi pour le point sur l'information.
24:10On est ensemble sur Europe 1 jusqu'à 10h, sur CNews jusqu'à 11h.
24:14On est toujours avec Thomas Bonnet, avec Rachel Kahn, Stanislas Godon, secrétaire national
24:19du syndicat de police Allianz, François-Xavier Bellamy, eurodéputé français.
24:26On est avec Georges Fenech et André Valigny.
24:29Je voudrais qu'on écoute Maude Brejean, la porte-parole du gouvernement,
24:32qui s'est félicité ce matin que la soirée, sous réserve des premiers recensements,
24:38se soit passée dans le calme.
24:40Et c'est pour ça qu'on dit que c'est une nuit de fête sans émeute, enfin !
24:44Et c'est la question qu'on se pose.
24:46Ça, c'est dans l'ensemble bien passé.
24:48Et le rôle de l'État, c'est de s'assurer qu'un événement festif reste un événement festif.
24:53Et tant mieux s'il n'y a pas de heurts, tant mieux s'il n'y a pas de
24:56débordements.
24:58Encore une fois, ça n'exclut pas de prévenir.
25:01Et donc, c'est ce qu'on fait, c'est ce que fait le ministre de l'Intérieur.
25:04Maintenant, voilà, je constate que les Français sont massivement unis autour de leur équipe,
25:09autour de cette Coupe du Monde, qu'ils suivent avec attention, encore une fois,
25:12dans la joie et la bonne humeur.
25:13André Valény, certains auditeurs et téléspectateurs ont été marqués
25:17par ce que vous avez dit, notamment sur les renseignements territoriaux.
25:19En revanche, en toute transparence, regardez, par exemple, un auditeur me dit
25:23André Valény n'a pas fait de commentaire.
25:25Il a demandé si la doctrine avait changé.
25:28Il aurait été intéressant qu'on lui réponde,
25:29puisque ça semble avoir été un peu plus efficace hier que lors de la victoire du PSG.
25:34Et là, personne n'a répondu.
25:36Mais vous voyez, je suis en toute transparence et j'essaie d'être le plus honnête possible.
25:4030 secondes, ce que j'ai dit, c'est que j'ai entendu des spécialistes que je ne suis pas
25:45dire qu'il y avait plusieurs façons de prévoir un maintien de l'ordre face à des émeutes éventuelles, potentielles.
25:51Et j'ai entendu des spécialistes dire que lors de la finale du PSG,
25:55gagnée par le PSG, la doctrine n'avait pas été très efficace.
25:59Est-ce que le nouveau préfet de police a changé les choses ? Je ne sais pas.
26:01Stanislas Godon, est-ce qu'il y a eu un changement de cap ou de doctrine
26:04entre le 31 mai 2026, finale de Ligue des Champions, et ce qu'on a vécu hier ?
26:10Mais en fait, on ne parle pas de la même chose.
26:13La finale de la Ligue des Champions, dès 18h05, ça commençait déjà aux abords du parc.
26:19Parce qu'il y en avait qui voulaient entrer dans le parc
26:21et qui ont déjà pris à partie les forces de sécurité.
26:23Il y avait des individus qui, en groupe, en masse, ont déferlé,
26:28et je pèse mes mots, sur la plaque parisienne, pour mettre le chaos.
26:32D'ailleurs, vous avez relayé sur cette antenne des interviews qui ont été réalisées,
26:36des micro-trottoirs, où il y avait très clairement des mineurs qui disaient
26:40« Bon, nous, le match, on s'en fiche, on est là pour tout casser, tout brûler, voilà. »
26:45C'est ça. Et donc, effectivement, vous vous adaptez.
26:47Donc, ça veut dire que vous mettez les cordons de sections de CRS
26:50et de compagnie républicaine de sécurité et d'esquadron de gendarmerie
26:53en disposition, vous utilisez la mobilité des Bravem,
26:57et puis, vous allez au contact, forcément.
26:59Vous allez au contact, vous n'allez pas laisser mettre Paris à feu et à son.
27:02Là, on a fait 491 interpellations à la finale, on a 233 blessés.
27:06Je veux dire, on n'est pas du tout dans le même contexte.
27:09Donc, la doctrine, elle est la même.
27:11On rétablit l'ordre public, on maintient l'ordre.
27:13Mais quand il faut aller au contact,
27:14et bien, effectivement, si on a des ordres très clairs,
27:17nous allons au contact, bien évidemment.
27:19Voilà ce qu'on pouvait dire sur cette soirée.
27:22Et une nouvelle fois, tant mieux.
27:25Qu'on puisse parler de football, qu'on puisse avoir des policiers
27:28qui sortent sains et saufs de cette soirée, tant mieux.
27:31Ce n'est pas compliqué à dire.
27:33Sauf que quand il y a des émeutes, ne comptez pas sur moi pour parler de débordement.
27:37Nous non plus, d'ailleurs.
27:38Ça, c'est sûr.
27:39François-Xavier Bellamy est avec nous pour cette émission.
27:43Je vous ai pressé, monsieur l'eurodéputé.
27:45Donc, j'aimerais qu'on arrive à aborder quelques thématiques majeures avec vous
27:51dans les prochaines minutes.
27:52Première thématique, c'est évidemment l'actualité politique et judiciaire.
27:55La présidentielle, on est à neuf mois tout pile du premier tour de la présidentielle.
27:59Et il y a une candidate officielle.
28:02C'est Marine Le Pen.
28:04Elle l'a annoncé cette semaine dans un contexte judiciaire, là aussi, inédit.
28:09Quel regard vous portez sur la Cour de cassation qui annonce vouloir rendre sa décision,
28:15son pourvoi, avant le premier tour de la présidentielle ?
28:20En un sens, c'est légitime que les décisions judiciaires soient prises
28:23avant que les Français n'aient un choix à faire.
28:26Maintenant, ce que j'espère, c'est que cette présidentielle va être l'occasion
28:28de parler d'autre chose que d'un feuilleton judiciaire.
28:31Il faut qu'on parle de la France.
28:32Il faut qu'on parle des Français.
28:33Il faut qu'on parle de tous les problèmes du pays qui sont si grands.
28:36Et 2027 doit être un moment démocratique déterminant
28:39pour relever ce pays qui a tellement besoin d'action.
28:42Et si on doit parler de justice, c'est d'abord, je parle sous le contrôle de Georges Fenech,
28:46mais pour parler, et dans les Valignies, de la reconstruction de notre appareil judiciaire.
28:50Ce dont les Français ont besoin, c'est d'être sûrs que leur justice sera au rendez-vous
28:54pour assurer cette continuité entre le travail des forces de l'ordre,
29:00le travail de la justice pour assurer que l'État fonctionne.
29:04Et ma crainte, ce serait qu'on passe des semaines maintenant à parler d'un feuilleton judiciaire
29:10qui a bien sûr son importance, mais qui ne doit pas éclipser le sujet majeur
29:14de cette élection présidentielle, qui est le grand choix démocratique.
29:17Question politique toujours, vous êtes un soutien assumé, affiché de Bruno Retailleau.
29:22Je regardais les premiers sondages, ça reste une photographie de l'instant.
29:26Le sondage du mois de juillet ne peut pas forcément dire que ce sera le résultat du mois d'avril.
29:31Je ne peux pas dire du tout le résultat du mois d'avril.
29:33Bien sûr, mais il est parfois question de dynamique.
29:37Sondage Opinion Web pour les échos et radios classiques réalisé le 8 et 9 juillet dernier.
29:428% des Français voteraient pour Bruno Retailleau.
29:44Ils étaient 10% fin juin.
29:47Comment vous expliquez que cette campagne, pour l'instant,
29:49ne prenne pas forcément autour de votre candidat ?
29:53Je pense que tous les Français qui nous regardent savent que la campagne n'a pas encore commencé.
29:57Les Français ne sont pas encore dans l'élection présidentielle et c'est parfaitement normal.
30:00Nous en parlons beaucoup, mais la vérité, c'est que le moment de la campagne,
30:03il commencera sans doute à l'automne prochain,
30:05quand nous allons vraiment rentrer dans cette ligne droite vers l'élection présidentielle.
30:09Et je suis heureux que d'une certaine manière, au moins cette semaine,
30:11on voit le paysage se dessiner plus clairement.
30:13Le Rassemblement National a désormais une candidate.
30:16On attend que chacun fasse ses propositions.
30:19Bruno Retailleau, lui, avec constance, il déroule son projet déjà depuis des mois.
30:23Et nous avons, je crois, le programme le plus avancé aujourd'hui.
30:27Nous attendons de voir ce que les autres camps vont proposer
30:30pour pouvoir faire en sorte que les Français se prononcent
30:32d'une manière qui soit vraiment libre et vraiment éclairée.
30:35L'idée, c'est aussi de la grande clarification,
30:37savoir où les candidats veulent aller et faire avancer le pays, bien sûr,
30:43mais avec qui ils pourraient s'allier.
30:45Et quel regard vous portez sur la candidature d'Edouard Philippe ?
30:50Bruno Retailleau disait, c'est en quelque sorte le copier-coller de la Macronie.
30:57Est-ce qu'aujourd'hui, vous dites,
30:58jamais nous nous rallierons à Edouard Philippe ?
31:02Pour moi, la grande question de 2027, c'est est-ce qu'on veut continuer
31:05ou est-ce qu'on veut tout changer ?
31:07Et je pense que les Français, elles savent bien,
31:09aujourd'hui, dans ce pays, après dix ans d'en marche,
31:12il n'y a plus rien qui marche.
31:13Et donc, il faut une alternance.
31:14Donc, jamais vous allez rallier Edouard Philippe ?
31:17Vous savez, moi, j'ai été, comme Bruno Retailleau,
31:20un opposant pendant dix ans au macronisme.
31:22Et même quand Bruno Retailleau a été au ministère de l'Intérieur
31:24seulement pour empêcher la gauche et l'extrême gauche
31:26de prendre le pouvoir en France,
31:29il continuait de dire que le macronisme était terminé,
31:32qu'il fallait sortir du macronisme.
31:34Et je pense que nous n'avons plus le droit d'attendre,
31:37en même temps qu'il y a mis la France dans le mur,
31:39doit enfin trouver une conclusion,
31:41parce que la France a besoin de choix clairs et courageux
31:44dans tous les domaines.
31:45On pourrait parler de budget, on peut parler d'école,
31:46on peut parler de sécurité, on en a parlé.
31:48On peut parler, bien sûr, de justice.
31:50Tous ces sujets-là vont supposer maintenant
31:51d'affronter des choix courageux
31:53et de sortir des ambiguïtés qui ont marqué les dix dernières années.
31:56Cette position, peut-être les auditeurs d'Europe 1
31:59et les téléspectateurs de CNews la trouveront plus claire
32:03que Laurent Wauquiez.
32:04Je n'ai pas compris si Laurent Wauquiez était votre allié,
32:08votre partenaire ou votre adversaire,
32:10c'est-à-dire un soutien de M. Édouard Philippe.
32:14Moi, je vais vous dire les choses très franchement.
32:16Je n'ai pas bien compris, c'est pour ça que je vous pose la question.
32:17Moi non plus, je n'ai pas bien compris, pour être très honnête.
32:19Je n'ai pas bien compris ce que Laurent Wauquiez avait voulu dire.
32:21Laurent Wauquiez, je le connais depuis longtemps,
32:23j'ai mené bien des combats avec lui au moment, par exemple,
32:26des élections européennes de 2019.
32:28Je l'ai toujours connu très dur sur le bilan du macronisme.
32:32Lui aussi, il a fait le choix de rester un opposant.
32:35Et aujourd'hui, je ne m'explique pas qu'il puisse considérer
32:37qu'Édouard Philippe peut relever le pays.
32:39Moi, je ne crois pas qu'on réparera les problèmes de la France
32:42avec ceux qui ont contribué à les causer ou à les aggraver.
32:44Et je ne dis pas ça par animosité personnelle.
32:46Vous savez, la politique, ce n'est pas une question de combat entre des individus.
32:49Par quoi un peu ?
32:50Non, ce qui compte d'abord, c'est la France et les Français.
32:52Et je crois profondément que,
32:54quand j'écoute d'ailleurs ce que dit aujourd'hui Édouard Philippe,
32:57quand je vois ce que font ces parlementaires,
32:59à Bruxelles, à Strasbourg,
33:00on vient de voter un texte très important contre l'immigration illégale,
33:03le règlement retour sur ce texte.
33:05Les députés d'Édouard Philippe se sont abstenus.
33:07Les députés macronistes ont voté contre
33:08en expliquant qu'on était en train d'attaquer les droits fondamentaux
33:11seulement parce qu'on porte un projet
33:13qui est soutenu aujourd'hui par 35 pays sur 27.
33:15On voit une incompatibilité idéologique
33:18et avec, visiblement, ce que vous dites,
33:21avec Horizon dans votre discours.
33:24Vous savez, on a parlé de football.
33:25On va filer la métaphore.
33:27Il y a ce qu'on appelle l'avare en télé.
33:30C'est-à-dire, ce que vous venez de me dire,
33:31je pourrais vous le ressortir dans quelques semaines.
33:33Ah non, mais moi, vous savez, on va être très clair.
33:35Oui, c'est à la continuité.
33:36Moi, vous me connaissez, Elie de Deval,
33:37je n'ai jamais changé de discours.
33:38On peut être d'accord ou pas avec moi.
33:39Mais Bruno Retailleau ne changera jamais de discours, lui non plus.
33:42Mais lui non plus.
33:43Et d'ailleurs, c'est ce que même ses adversaires lui reconnaissent.
33:46Bruno Retailleau, là encore, on peut être d'accord ou pas avec lui,
33:48c'est la beauté de la démocratie.
33:50Mais tous ceux qui le suivent depuis longtemps
33:52savent que Bruno Retailleau n'a jamais changé de cap ni de ligne.
33:55Question très importante, j'en ai deux.
33:56Et après, je vous laisse, François-Xavier Bellamy.
33:59Oui, première question sur une question qui est existentielle,
34:03un choix civilisationnel.
34:04Le 15 juillet prochain, il y aura ce vote définitif
34:07à l'Assemblée nationale sur la fin de vie.
34:10On a vu cette polémique notamment naître ces dernières heures
34:14avec un ministre des Relations avec le Parlement et le CESE
34:18qui voulait se réunir autour de...
34:22Pour célébrer la mort, administrer.
34:24Un cocktail.
34:25Alors, il nie l'aspect cocktail dinatoire
34:29avec les membres du CESE au sortir de ce vote.
34:33Mais allons plus profondément,
34:35que pensez-vous de cette loi
34:38qui sera très certainement votée le 15 juillet prochain ?
34:41Je ne dirais pas qu'elle sera très certainement votée.
34:44Et moi, je crois à l'avis démocratique.
34:46Je crois que le débat parlementaire a permis de montrer
34:48la gravité de cette décision qui nous est proposée aujourd'hui.
34:52Vous savez, vous l'avez dit, c'est un choix de société majeur.
34:55En fait, la question qui se pose pour nous, c'est
34:58qu'est-ce que signifie soigner celui qui est dans la détresse ?
35:01Bien sûr, on vit tous la détresse, l'épreuve, la dépendance, la vieillesse.
35:06On vit celle de nos proches.
35:08On vit cette expérience de la dépendance aussi,
35:12chacun d'entre nous, dans nos propres existences.
35:14Et la question qui se pose, c'est comment est-ce qu'on répond
35:16aujourd'hui à l'épreuve ?
35:17Est-ce qu'on y répond par le soin ?
35:19Est-ce qu'on y répond par la mort ?
35:20Et c'est aujourd'hui ce choix qui nous est proposé,
35:23qui consiste pour la première fois à considérer que tuer peut-être un soin.
35:27C'est la première fois, y compris dans l'histoire de la médecine,
35:31le serment d'Hippocrate qui est très ancien,
35:32dit que jamais le médecin ne doit administrer la mort.
35:35Et aujourd'hui, ce que voudrait célébrer M. Panifou,
35:38ce que voudrait célébrer tous ceux qui ont orchestré cet agenda,
35:41ce que manifestement Emmanuel Macron est très pressé de célébrer lui aussi,
35:44c'est le fait que le suicide puisse devenir un droit
35:48auquel l'État, c'est-à-dire chacun d'entre nous, contribue.
35:51Moi, vous savez, c'est très simple,
35:52si un jour je devais me trouver dans une situation de souffrance telle
35:57que je demande à un ami de m'aider à mourir,
35:59j'espère que cet ami me dira,
36:00mais non, la vie a un sens et je vais t'aider à y retrouver goût.
36:04Et aujourd'hui, en particulier dans le moment où nous sommes,
36:06nous avons tous les moyens de soulager la souffrance.
36:09Nous vivons dans une époque où la médecine n'a jamais été aussi efficace
36:12dans le fait de protéger les Français de l'expérience de la souffrance,
36:17y compris de la souffrance physique ou de la souffrance psychologique.
36:20Et donc, la vraie question, c'est est-ce qu'on veut se donner les moyens
36:22de soulager la souffrance ou est-ce qu'on veut dire à quelqu'un
36:24qui demain demandera la mort qu'on va l'aider à partir,
36:27qu'on va lui garantir les conditions du suicide ?
36:30Moi, je ne crois pas à ces sociétés-là.
36:31À 9h41, François-Xavier Bellamy est l'invité de l'heure des pros.
36:35Dernière question, on en parlera en longueur, bien évidemment,
36:39dans cette émission, mais ça m'intéresse d'avoir votre regard.
36:43C'est vrai que c'est rare comme parole,
36:45quand ça vient du monde culturel, artistique,
36:48j'ai souvent tendance à dire que la gauche croisette
36:51est plutôt consensuelle quand il faut attaquer la peste brune,
36:55l'extrême droite, et rarement pour condamner l'extrême gauche.
37:00Il s'avère qu'Élysée Moune a pris la parole pour dire
37:02qu'il considérait que la France insoumise était plus dangereuse
37:05que le rassemblement national.
37:07Et vous, vous diriez quoi ?
37:09Moi, je dis la même chose depuis très longtemps, pour le coup,
37:11donc ça n'est pas nouveau.
37:13Et d'abord, je crois que ça n'est pas tellement une hiérarchie des dangers,
37:16mais je crois qu'il faut regarder la menace existentielle
37:19pour notre vie démocratique que représente la France insoumise,
37:21parce que la France insoumise, depuis des mois,
37:23nous le voyons bien, nous en avons malheureusement
37:26eu bien trop de confirmations légitimes,
37:28le retour de la violence politique.
37:30La France insoumise veut contourner l'exercice de la démocratie.
37:33On entendait encore tout récemment des militants de la France insoumise
37:38nous expliquer que si les Français blancs s'inquiètent pour leur avenir,
37:43ils ont bien raison et qu'ils sont lucides,
37:45et qu'on doit leur reconnaître le droit d'avoir peur pour leur avenir.
37:48Cette racialisation du débat, cette communautarisation,
37:51il est absolument incroyable, vous l'avez dit à l'instant,
37:54que nous ne soyons pas tous unis pour la dénoncer aujourd'hui.
37:57Tous, que nous soyons de gauche, de droite,
37:59ça devrait être pour tous les responsables politiques aujourd'hui
38:03un devoir que de dénoncer ce risque majeur qui pèse sur notre vie démocratique.
38:06Je vous reconnais votre constance sur le sujet,
38:09il n'y a aucun débat.
38:09En revanche, on a l'impression qu'Elise Emoun est un peu plus courageux
38:12que certains membres de votre propre famille politique,
38:15qui eux ne font pas le choix aussi clair que le fait Elise Emoun.
38:18Il y a certains responsables LR qui n'ont pas envie de trancher
38:21entre la France Insoumise et l'ERN.
38:23On pourrait parler des désistements aussi qu'il y a pu avoir
38:25lors des élections législatives.
38:27Si vous les cité, vous pensez à Xavier Bertrand, Jean-François Gauppé, par exemple.
38:31Je sais que vous ne partagez pas la ligne avec...
38:31Il n'y a eu aucun désistement dans les dernières élections législatives
38:34et nous, à la différence de M. Attal par exemple,
38:37nous n'avons jamais appelé à sauver la démocratie avec un bulletin LFI.
38:40Ça fait une différence majeure parce que moi, je ne crois pas
38:43que le barrage républicain consiste à s'allier avec un parti
38:46qui est si profondément contraire à l'esprit de notre pays.
38:49Mais vous savez, à la fin de ce débat, évidemment, il faudra le trancher.
38:54Je crois que notre devoir, et je le redis, il y a un mois encore à Strasbourg,
38:58lors d'un vote au Parlement européen,
38:59information que je partage avec vous sur ce plateau,
39:02nous avons voté un amendement déposé par des députés libéraux
39:07qui demandait le désarmement du Hamas.
39:10Tout le Parlement a voté cet amendement.
39:12Tout le Parlement, sauf les députés de la France Insoumise.
39:14Eh bien ça, vous voyez ça, je crois que tous ceux qui croient
39:18qu'on peut mettre un signe égal entre la France Insoumise
39:21et n'importe quel autre parti politique en France aujourd'hui
39:23devraient répondre de la manière dont ils considèrent un vote comme celui-là.
39:27François-Xavier Bellamy, chose promise, chose due,
39:29avec quatre minutes de retard malheureusement.
39:32Merci d'être venu nous voir.
39:33Merci à vous, merci infiniment.
39:36Je pourrais dire un mot ?
39:38Vous allez en dire même plus,
39:39mais permettez-moi de dire au revoir à François-Xavier Bellamy qui est pressé.
39:43Non, mais à François-Xavier Bellamy.
39:44Lui dire que le sujet de la fin de vie est le sujet par excellence
39:49qui transcende les clivages politiques.
39:51Parce qu'en ce qui me concerne, de gauche, progressiste entre guillemets,
39:55je partage mot pour mot ce que vous avez dit sur la loi fin de vie.
40:00Eh bien nous en parlerons dans cette réunion.
40:01Je suis très touché et je crois que je suis très marqué
40:04de ce que vous venez de dire, de votre courage aussi.
40:06On connaît tous votre courage et votre liberté de parole.
40:10Ce qui me marque beaucoup dans ce débat,
40:11c'est qu'il n'est pas réductible à des clivages politiques.
40:14Et je vois aujourd'hui, comme d'ailleurs dans d'autres pays du monde,
40:18que la gauche sait se mobiliser quand elle est fidèle à son identité politique
40:23pour défendre les plus vulnérables et le devoir de les soigner.
40:26Et j'espère, c'est pour ça que j'espère que ça n'est pas joué d'avance
40:28et que ceux qui ont voulu organiser ce petit cocktail de l'indécence
40:31seront démentis bientôt.
40:32Le cocktail de l'indécence, avez-vous dit, nous en parlerons dans quelques instants
40:36et Claire Fourcade sera notre invité, évidemment d'un courage absolu.
40:41Claire Fourcade qui travaille dans les soins palliatifs,
40:44qui a pris la plume justement pour parler des soins palliatifs.
40:47François-Xavier Bellamy, merci.
40:49Merci à vous.
40:49Claire Fourcade sera notre invité, vous voyez son livre aux éditions Fayard,
40:52Fin de vie manuelle de résistance.
40:54Revenons sur cette déclaration d'Elie Semoun qui a du courage, dirait certains,
41:02et je n'ose imaginer la pluie d'attaques, de menaces et pourquoi pas d'insultes
41:08qu'il a dû recevoir depuis hier et cet entretien sur RTL
41:13lorsque le journaliste lui pose la question du Rassemblement National,
41:17de la condamnation de Marine Le Pen, et il y a une sorte de bascule
41:20puisqu'ensuite il va dire, je suis désolé de décevoir les auditeurs,
41:24mais moi le plus grand danger, ce n'est pas le Rassemblement National,
41:27c'est la France Insoumise. Écoutez.
41:29Je vais vous répondre comme un homme politique,
41:32je suis surtout un imposant à LFI, je suis vraiment désolé pour les auditeurs
41:37qui nous écoutent et qui m'aiment bien,
41:40mais là franchement je ne peux pas supporter cet antisémitisme affiché,
41:46donc j'ai vraiment beaucoup, beaucoup de mal avec ce parti.
41:51Vous dites ce matin, vous trouvez la France Insoumise plus dangereuse
41:54que le Rassemblement National ?
41:56Oui.
42:00Écoutez, oui.
42:03Oui, oui, oui.
42:04S'il faut répondre à votre question, et je vous réponds sincèrement,
42:07j'ai vraiment peur du bordel organisé par LFI.
42:13Pour moi, ce n'est pas une démocratie, ça ne ressemble pas à une démocratie.
42:17Et lorsqu'il parle de bordel, on aurait pu citer ce qui s'est passé cette semaine
42:21à l'Assemblée Nationale avec Assa Traoré,
42:24qui est soutenu par la France Insoumise au moment de la loi
42:26sur la présomption de légitime défense.
42:28On va en dire un mot.
42:29On va en dire un mot, mais surtout on va écouter Sylvain Maillard,
42:32il ne fait pas partie de l'International Réactionnaire,
42:34Sylvain Maillard, député Renaissance, il dit en dix ans,
42:37je n'avais jamais vu un tel niveau de violence à l'Assemblée Nationale.
42:39Écoutez.
42:41Avant-hier, j'étais à l'Assemblée Nationale au moment où il y a eu ces événements
42:45avec Mme Traoré, la violence, parce qu'on parle de la faim,
42:49on était hors séance, c'était très violent.
42:51Contre les huissiers.
42:52C'était très violent, c'était très violent.
42:53Mais la séance en elle-même a été extrêmement violente.
42:56Pourquoi ? LFI, ce qu'on n'a pas dit.
42:58On avait une vice-présidente, Rassemblement de la Porte,
43:04où d'un seul coup, Louis Boyard lui a dit « Vous êtes raciste, madame ».
43:07Ce n'est pas pourquoi, il lui a dit « Vous êtes raciste ».
43:10Elle a dit « Je vais le mentionner, ce que vous venez de dire,
43:12je vais le mentionner au bureau pour que vous soyez sanctionnés ».
43:14Et à ce moment-là, l'ensemble du groupe LFI,
43:16l'ensemble du groupe à Emmanuel Bompard,
43:18a hurlé « Raciste, raciste, raciste, raciste » contre la présidente.
43:22Honnêtement, c'était une violence.
43:24Je n'avais jamais, je suis député depuis presque dix ans,
43:26je n'avais jamais vécu une séance aussi violente.
43:28Reda Bellach, qu'on a reçue hier, qui est d'un autre syndicat,
43:31Stanislas Godon, me disait ce qui s'est passé cette semaine,
43:34donc c'était quelques heures avant la soirée France-Maroc,
43:38m'inquiète parce que le climat politique crée un terrain de violence,
43:44évidemment, contre les forces de l'ordre.
43:45On devient une cible privilégiée par des délinquants
43:49qui sont parfois « armés » par un discours anti-flic
43:54qui pullulent chez certains responsables politiques,
43:57notamment à l'extrême-gauche de l'échiquier.
43:59En fait, c'est l'évolution des slogans de la haine anti-flic,
44:03notamment de la France insoumise,
44:04qui maintenant se sont invités au sein de l'hémicycle.
44:07Et moi, j'ai vu les trois heures de débat
44:09sur la loi sur la présomption légitime défense.
44:12C'était insupportable, avec des affirmations du type
44:15« Demain, grâce à cette loi,
44:17les policiers vont tirer sur des Noirs et des Arabes. »
44:20« Vous allez valider le système raciste, systémique et ultra-violent
44:24de la police nationale. »
44:26Enfin, je veux dire, il y a eu des affirmations
44:28à l'encontre des policiers, mais qui sont insupportables.
44:31Alors, je ne vous parle même pas de l'invitation, effectivement,
44:33du clan Assa Traoré, qui a mis le bazar comme pas possible,
44:37qui a, je crois, insulté, qui a dit que le ministre était un assassin.
44:41Enfin, je veux dire...
44:43Il y a un huissier qui a failli tomber.
44:44Exactement.
44:44D'ailleurs, il y a le bret privé, excusez-moi, à la piscine en ce moment,
44:47ou elle va réagir à un moment ?
44:48Parce que je l'ai trouvé plus rapide, la présidente de l'Assemblée nationale,
44:51pour saisir le déontologue après une paparazzade,
44:54où vous avez des journalistes qui sont, des paparazzis,
44:57qui sont allés photographier Charles à l'oncle avec sa compagne.
45:04Et là, on saisit le déontologue.
45:06Par contre, pour ce qui s'est passé à l'Assemblée,
45:07Thomas Bonnet, je n'ai rien vu.
45:08Et pourtant, elle a été invitée de plusieurs médias.
45:10Malheureusement, la question ne lui a pas été posée.
45:11Silence radio.
45:12Non, elle n'a pas réagi publiquement, à ma connaissance en tout cas,
45:14elle n'a pas réagi publiquement.
45:15Donc il faut tendre un micro, poser les questions,
45:16avant que la présidente de l'Assemblée nationale réagisse.
45:19Vous savez, il y a eu une certaine période
45:20où certains affirmaient qu'ils étaient la République.
45:24Ce jour-là, Marie, voilà, ils ont déshonoré l'écharpe tricolore.
45:28Rachid Gann.
45:29Je suis très touchée, moi, par les mots d'Élie Semoun.
45:32Pourquoi ?
45:32Je suis très touchée parce qu'en réalité, il parle d'antisémitisme, oui,
45:37mais dans ce que j'entends, ça va beaucoup plus loin que ça.
45:40Élie Semoun, c'est un grand artiste.
45:42C'est quelqu'un qui crée, c'est quelqu'un qui doute,
45:45c'est quelqu'un qui n'hésite pas à se transformer en homme
45:49qui ne lui ressemble pas, même en femme,
45:52qui est dans l'auto-dérision, qui est dans la création pure.
45:54Quand on est un artiste, les artistes sont les législateurs de l'ombre.
45:58On se cogne forcément contre le dogme de LFI,
46:02qui ne parle qu'avec cinq mots.
46:05Génocide, apartheid, colonisation, extrême droite, racisme.
46:08Ils n'ont que cinq mots.
46:09Quand on est un artiste, on ne peut pas avoir que cinq mots.
46:12Je suis très touchée parce qu'on le sent heurté dans sa chair
46:15et on le sent aussi en volonté de préserver son travail.
46:20Pourquoi vous dites volonté de préserver son travail ?
46:23C'est-à-dire qu'en disant ce qu'il a dit hier,
46:27rares seront, entre guillemets, les propositions les prochains mois ?
46:31Il y a ça d'un côté, parce qu'il se met en danger,
46:34parce qu'on voit à quel point le boycott a irrigué notre société.
46:38Ça commence par l'antisémitisme,
46:41et puis après, c'est tous les autres qui ne pensent pas de la même manière.
46:44On voit comment certains artistes se protègent aussi
46:46en signant certaines pétitions, par exemple,
46:49en étant finalement meute compatible.
46:53Et là, en réalité, il est heurté profondément.
46:56C'est pour ça qu'il parle.
46:57C'est-à-dire qu'il ne peut pas faire autrement
46:59par rapport à son professionnalisme et par rapport à son art.
47:03André Valigny, vous, par exemple,
47:06c'est vrai que ça a été la ligne rouge, la France insoumise.
47:08Alors que vous étiez au Parti Socialiste,
47:10vous avez refusé cette alliance contre nature
47:13au moment des législatives.
47:15Oui.
47:16Et ce discours, par exemple, d'Élysée Moon,
47:20pourquoi il est exceptionnel au sens propre ?
47:22Quand je dis exceptionnel, c'est pas au sens figuré, c'est au sens propre.
47:24C'est-à-dire que dans ce monde culturel,
47:27dans ce monde des comédiens,
47:29dans cette gauche croisette,
47:31j'ai vu plus de comédiens soutenir Rima Hassan
47:35pour Apologie du terrorisme,
47:36cette semaine.
47:37On parlera de la tribune dans un instant,
47:39mais ce Benjamin Biolet qui signe la tribune
47:41en soutien à Rima Hassan,
47:43que soutenir Élysée Moon
47:46et s'inquiéter, par exemple,
47:48de ce climat ambiant, violent, bordélisant,
47:53avec cet antisémitisme d'atmosphère.
47:57Oui, ça revient à dire
47:59qu'Élysée Moon est très courageuse
48:00d'avoir pris la position qu'il a prise.
48:02Moi, j'aime beaucoup Élysée Moon,
48:03je le connais personnellement en plus.
48:04On sent qu'il est malheureux
48:06de devoir dire ça.
48:08C'est un homme plutôt de gauche,
48:09Élysée Moon, tout le monde le sait.
48:11Et il a le courage
48:12d'aller contre la doxa,
48:15si j'ose dire, ambiante
48:16dans les milieux culturels.
48:17Donc, il est très courageux,
48:18mais ça ne m'étonne pas de lui.
48:20Il est 9h53.
48:22Je salue les auditeurs d'Europe 1
48:24qui vont retrouver dans quelques instants
48:26Anissa Dady.
48:27Bonjour, Anissa.
48:28Bonjour, Élysée.
48:30Bonjour.
48:30Comment allez-vous ?
48:31Très bien.
48:32Ça y est, c'est le lancement
48:33du Club de l'été ce matin
48:34sur Europe 1.
48:36En plus, après une victoire des Bleus,
48:38vous imaginez que le Club de l'été
48:39va être très festif,
48:40de 10h à 13h.
48:41Et en plus, on sera avec Gilbert Montagnier.
48:43Vous savez qu'il a chanté,
48:44il a fait une chanson pour Mbappé,
48:45Gilbert Montagnier.
48:45Bien sûr, Gilbert Montagnier,
48:47mais c'est formidable.
48:48Il a bien longue vie au Club de l'été.
48:50Merci, Élysée.
48:51Anissa, pardonnez-moi.
48:52Bonne journée.
48:53On se retrouve dans quelques instants.
48:55Vous êtes bien sur Europe 1
48:57jusqu'à 13h.
48:58On est ensemble pour le Club de l'été.
49:00C'est parti, nouvelle saison.
49:02Et vous allez voir qu'on vous a prévu
49:03beaucoup de nouveautés.
49:05Il va y avoir une ambiance assez dingue
49:07dans ce studio.
49:08Une grande équipe,
49:09des curiosités
49:10et de nombreux cadeaux à gagner.
49:13Belle matinée avec Europe 1.
49:14A tout de suite.
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