- il y a 2 jours
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00:00Europe 1 et CNews, 9h-10h, l'heure des pros.
00:04Pascal Praud.
00:06Bonjour à tous et bienvenue sur l'antenne d'Europe 1 jusqu'à 10h et sur celle de CNews jusqu
00:12'à 11h.
00:13J'ai mauvais esprit sans doute, mais quand j'ai appris que la consommation d'alcool était interdite à pariore
00:21aujourd'hui à partir de 12h,
00:23j'ai pensé à ces interdictions mises en place au moment de la crise du Covid.
00:28Fais pas ci, fais pas ça, bois ton café debout, mange ton dessert dans la cuisine sans ta grand-mère
00:35ou au contraire avec, je ne sais plus.
00:37En même temps, il sera possible de consommer de l'alcool au restaurant ou dans un café.
00:42Donc, je n'ai pas vraiment compris la décision du préfet de police de Paris, d'autant qu'à Nuyi
00:47ou à Boulogne, ces interdictions n'ont pas cours.
00:51La vente d'alcool à emporter est interdite à partir de 18h jusqu'à demain matin, 7h.
00:59Je vois bien l'objectif.
01:01Empêcher le ravitaillement, si j'ose dire, de ceux qui seraient en manque de bière au cœur de la nuit.
01:08Je ne suis pas certain de l'efficacité d'une telle mesure, je crois qu'elle est difficilement applicable.
01:12Si ce soir vous longez les berges du canal Saint-Martin dans le 10e arrondissement, il est possible que tout
01:17le monde ne soit pas à l'eau minérale.
01:20Mais bon, le Covid est passé par là, les injonctions pleuvent et malheur à ceux qui contestent ces décisions.
01:27On leur répondra santé publique, hôpitaux saturés, principes de précaution.
01:33Pourquoi Paris et pas Marseille ou Lyon ?
01:36Pourquoi 12h pour la consommation et 18h pour la vente ?
01:40Les voies de l'administration sont impénétrables, mais au fond, tout ça n'a pas grande importance.
01:47Cela reflète l'époque comme un coup d'épée dans l'eau.
01:51L'important est que la canicule cesse et la baisse des températures est annoncée à partir de ce vendredi.
01:56C'est finalement la meilleure nouvelle de la semaine.
02:00Il est 9h. Pauline Tréveset.
02:03L'heure des pros. 9h-10h. Pascal Praud sur CNews et Europe 1.
02:14Bonjour à tous. La canicule se poursuit.
02:17Ce vendredi, 61 départements sont placés en vigilance rouge pour aujourd'hui et la nuit prochaine.
02:24Parmi eux, Paris, L'Eure-et-Loire, la Haute-Garonne ou encore le Lot-et-Garonne.
02:28La canicule qui va décroître au fil des prochains jours avec encore 13 départements qui quitteront la vigilance rouge dès
02:35demain matin.
02:36Et conséquence directe de la canicule, de nombreux services d'urgence sont déjà saturés dans les hôpitaux.
02:43Parmi les pathologies prises en charge, des hypothermies, des décompensations de maladies chroniques ou encore des arrêts cardiaques.
02:51Le gouvernement a activé le niveau 3 du plan Orsan.
02:54Il s'agit de la mobilisation sanitaire la plus élevée.
02:58Et puis plus de 850 000 collégiens passent ce matin l'épreuve écrite de Français du brevet des collèges.
03:05Une épreuve maintenue malgré la canicule.
03:08Des aménagements sont prévus pour aller se rafraîchir à tout moment si besoin.
03:12Le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, a précisé hier que de l'eau fraîche sera distribuée à tous
03:18les élèves.
03:22Heureusement que le ministre le dit.
03:24Rachel Kahn sera avec nous tout à l'heure.
03:27Georges Fenech est là, Olivier Delagarde, Joseph Massescaron, Thomas Bonnet.
03:31Monsieur Valigny n'est pas là et je le regrette mais on va essayer de le joindre parce que je
03:34crois que vraiment il n'est pas là à cause de la canicule précisément,
03:36à cause des trains et c'est bien dommage.
03:40Je vous parlais donc de cette décision de l'alcool à Paris.
03:43Ce qui est terrible dans les décisions qui sont prises, c'est pas tant ces décisions qui sont prises ou
03:48qui est prise, c'est celles qui ne sont pas prises.
03:52Voilà.
03:52Et on a toujours l'impression aujourd'hui que les choses importantes ne sont pas ou peu traitées et qu
04:00'on est sur des choses un peu de com'.
04:03Pensez vraiment que les hôpitaux sont saturés, c'est en enlevant la bière ou l'alcool entre 18h ce soir.
04:1218h ce soir, c'est-à-dire que tu peux acheter à 17h55 mais à 18h, tu n'as pas
04:16le droit d'acheter d'alcool.
04:17Jusqu'à 7h demain matin.
04:19Il y a le match ce soir.
04:21Le match, oui.
04:21Oui, mais j'ai bien compris.
04:23L'idée c'est quand même aussi de prévenir les abus d'alcool.
04:27Je vais vous dire, ce qui est terrible, c'est que c'est, allez vous balader ce soir, ce ne
04:35sera pas respecté.
04:36Bien sûr.
04:36C'est ça le pire.
04:38Donc c'est un état qui est d'une faiblesse XXL et qui ne fait que montrer sa faiblesse.
04:42Je ne sais pas si ça ne sera pas respecté.
04:44Parce que pour les magasins, attendez, attendez.
04:46J'espère qu'il y a des gens, attendez.
04:47Non, mais attendez.
04:48Qu'il y ait des gens qui consomment de l'alcool, vous pouvez me regarder.
04:51Vous pouvez me regarder avec cette terre-là.
04:53Qu'il y ait des gens qui consomment de l'alcool ce soir, c'est à peu près certain.
04:56Que des magasins s'autorisent à vendre de l'alcool alors que ce n'est pas permis,
05:01ça, ils se font choper, c'est une fermeture administrative.
05:04Moi, ce que je trouve le plus important à relever, c'est la façon avec laquelle c'est annoncé.
05:08C'est annoncé de manière tout à fait anodine, au détour d'un point presse du préfet,
05:12au fait, demain, voilà, l'alcool, c'est la prohibition à Paris, demain, pendant une soirée.
05:16Mais bien sûr, le Covid est passé par l'heure, moi, je n'ai pas souvenir d'avoir, en France,
05:24entendu un préfet interdire la consommation et la vente d'alcool à partir de 12h.
05:32Ah bon ? À partir de 12h ?
05:35À partir de...
05:36Non, bon, je ne sais pas qui...
05:37Alors, tu peux aussi boire dans les cafés et dans les bars.
05:39Donc, ça veut dire quoi de ne pas boire d'alcool à partir de 12h en soirée à Paris ?
05:43En fait, par en acheter dans un supermarché, en clair, aller sur les quais de Seine et boire d'alcool
05:46à Paris.
05:47Moi, je me souviens que pendant le road foot du monde,
05:52la consommation d'alcool était souvent interdite dans les environnements des stades.
05:58Oui, autour des stades, ça arrive.
05:59Oui, mais là, c'est dans Paris.
06:01Et alors, mais pas à Boulogne.
06:03Pas à Nui.
06:04Ah, mais ensuite.
06:04Qui jouxte Boulogne ? Qui jouxte Paris ?
06:06En fait, tout ça, c'est inapplicable.
06:09Mais c'est inapplicable.
06:10Je vous assure, c'est inapplicable.
06:12Il n'y a aucune cohérence.
06:14On passe son temps à créer des normes ou des directives qu'on ne peut pas appliquer.
06:18Mais évidemment.
06:19C'est ça, le problème.
06:20Parce qu'en faisant ça, évidemment, on déconsidère les normes, déconsidère les directives.
06:24Bien sûr.
06:25Et puis, je note quand même que la raison invoquée pour ces décisions,
06:27c'est quand même la même que pour le Covid.
06:29C'est les hôpitaux saturés.
06:30Mais bien sûr.
06:30C'est-à-dire qu'en fait, depuis le Covid, les hôpitaux, malheureusement, visiblement,
06:33n'ont pas les mesures nécessaires pour éviter d'être saturés.
06:37Je vous dis, moi, j'ai pensé immédiatement au Covid.
06:40Bien sûr, tout le monde, je pense.
06:41Tout le monde a pensé au Covid.
06:42Et surtout, c'est tellement grotesque.
06:46Puisque je le répète, à Boulogne, tu peux consommer et boire de l'alcool
06:52et un mètre plus loin ou ici, les Moulineaux, tu peux.
06:54Mais pas à Paris.
06:55C'est grotesque.
06:58Je ne sais pas où tu fais toute la région Île-de-France ou j'en sais rien.
07:01Mais tout ça est grotesque.
07:03Mais bon, c'est pour ça que c'est très révélateur de l'époque.
07:06C'est-à-dire que tu n'interviens mal que sur des choses qui sont des détails.
07:10Et les choses essentielles, là, il y a un truc qui se passe avec les gosses.
07:13Les gosses, si vous ne les prenez pas en main, c'est une bombe à retardement,
07:16a dit Stanislas Godon hier.
07:17C'est une bombe à retardement.
07:19Donc là, c'est des mesures.
07:21On peut avoir des mesures radicales.
07:23Les gosses, on les prend tous, 12, 13, 14 ans.
07:26Et maintenant, on les met, pourquoi pas, dans des unités qui vont...
07:31On appelait ça comment dans le temps ?
07:32Des maisons de redressement.
07:33Des maisons de redressement.
07:35Là, on est sur un truc.
07:36À Saint-Brieuc, il y a un jeune homme de 10 ans, en fait il en a 14 sans doute,
07:42qui est arrivé sur le sol de France, t'ouvre encore le capot,
07:44il a violé une femme de 22 ans.
07:46Il est arrivé sur le sol de France, on lui a demandé quel est ton âge ?
07:49Il a dit 10 ans, il en a 14.
07:52Ils ont fait bon.
07:53Sur l'honneur.
07:54Mais enfin, ce qu'on découvre, c'est invraisemblable.
07:57Dans tous les domaines, tous les jours, on découvre des choses, mais invraisemblables.
08:01Sa mère l'a renvoyé de Kinshasa, à Saint-Brieuc, il est arrivé pour rejoindre son père.
08:07Il rentre comme ça, il a 10 ans, il en a 14, il viole.
08:13Je veux dire, continuons, ce n'est que le début.
08:16Ce n'est que le début.
08:19C'est de pire en pire.
08:21On était avec Stanislas Godon, il nous a dit que 99% de tentatives d'homicide en plus en 10
08:27ans.
08:2899% de tentatives.
08:29Et vous aviez M. Eric Dumont-Mohedi qui parlait de sentiments d'insécurité.
08:33Et Emmanuel Macron qui dit « brainwash ».
08:3799%.
08:37Ce n'est que le début.
08:39Tout ce qui est compendu sur la criminalité, c'est de l'ordre d'à peu près 20%, celle qui
08:44est imputable aux mineurs.
08:46C'est-à-dire qu'un crime ou délit sur cinq, en France, c'est un mineur qui en est
08:50l'auteur.
08:50Vous voyez donc le fléau que ça représente.
08:52Donc tout ça pour dire que ça, c'est dérisoire.
08:55Donc les vrais sujets ne sont pas traités.
08:57Et ça fait 15 ans qu'on le dit.
08:58Mais évidemment.
09:01Le docteur Maurice Berger, ça fait 15 ans qu'il a l'air.
09:04J'ai relu un entretien ce matin qu'il avait accordé à Paul Sugy dans le Figaro en 2019.
09:10Tout est écrit, ce qui se passe aujourd'hui.
09:13Tout dans les détails.
09:13Il y a quelque chose, d'ailleurs, à l'instant, je viens de le découvrir et j'ai demandé à
09:18Héloïse Terretret peut-être de l'imprimer.
09:21Il y a un papier absolument incroyable dans le Figaro Magazine qui sort à l'instant.
09:24De Valéry Giscard d'Estaing à Emmanuel Macron.
09:27Les 50 décisions qui ont coulé la France.
09:29Comme ça.
09:30Ça s'appelle le suicide français.
09:31Éric Zemmour a écrit ça il y a 10 ans.
09:33Ça me fait sourire.
09:35Dans un rapport inédit, l'Institut Thomas More dresse l'inventaire des décisions politiques qui ont mis la France à
09:41genoux.
09:41Chute du niveau scolaire, 35 heures, chômage, déficit, dette, insécurité.
09:45Et si le déclin français avait pu être évité ?
09:48Bah oui, en fait, il aurait pu être évité.
09:50Il aurait pu.
09:52Et alors les dix dernières années, là, ça a été la semestre sur le gâteau.
09:57Rachel Gann.
09:58On était plus en joie, mais finalement...
10:00Mais non, mais...
10:01Pardon pour mon regard.
10:02On n'aura pas...
10:03Bah oui.
10:03Non mais...
10:04Alors, alerte sanitaire.
10:06Alerte sanitaire, je voulais vous montrer effectivement parce que les hôpitaux, on découvre...
10:10Dès qu'on a un souci, on découvre...
10:12Voilà, on découvre la France.
10:15C'est-à-dire la thermondisation de ce pays.
10:18Je ne peux pas dire autre chose.
10:19C'est une ancrée de Guillotel.
10:23Avec la canicule, les services sanitaires sont de plus en plus sollicités.
10:28Au niveau national, les autorités observent une multiplication par quatre des passages aux urgences
10:33pour des raisons liées à la chaleur.
10:35Pour faire face, le gouvernement a déclenché le niveau 3 du plan Orsan, le plus élevé.
10:40Dans les hôpitaux, il permet notamment de renforcer les effectifs et d'adapter l'activité.
10:45Moi, ce qui m'importe en tant que ministre de la Santé et ce qui doit tous nous mobiliser, soignant
10:51ou dans le système de santé, c'est de prévenir un excès de mortalité.
10:57On sait que chacune des canicules entraîne un excès de mortalité.
11:01On sait aussi que les mesures de prévention permettent d'éviter des décès.
11:05Selon le cabinet de la ministre de la Santé, 25 arrêts cardiaques ont été recensés à Paris mercredi, contre moins
11:11de 10 habituellement.
11:13Emmanuel Grégoire, le maire de la capitale, reconnaît une augmentation de la mortalité.
11:17Il appelle à la prudence et à adapter son quotidien.
11:21Les profils sur lesquels nous avons une alerte, ce sont les profils de personnes de 50 à 70 ans qui
11:25ne souffrent pas particulièrement de problèmes de santé,
11:28mais qui continuent à vaquer à leurs occupations habituelles comme si tout allait bien et en ne change rien.
11:34Ce sont eux, nous disent les pompiers, qui sont aujourd'hui, font les crises d'hyperthermie qui peuvent conduire jusqu
11:40'au décès.
11:40Ce vendredi, 61 départements sont toujours maintenus par Météo France, en vigilance rouge canicule.
11:47La bonne nouvelle, quand même, on l'a dit, c'est que ça semble, ça s'arrête à l'ouest
11:51plutôt aujourd'hui.
11:53Demain, il fera encore très chaud et dimanche.
11:54En l'est, c'est jusqu'à mercredi pour les régions cliques.
11:57Mais là, par exemple, si on regarde les températures annoncées, par exemple, à Paris,
12:04aujourd'hui, il y a encore 37, demain, il y a 36, dimanche, il y a 30 et lundi, il
12:08y a 26.
12:09Il faut quand même tirer notre chapeau à ceux qui travaillent dans les hôpitaux, dans les écoles.
12:13Franchement, ils travaillent dans des conditions très, très difficiles.
12:15Et on dit que ça tient, mais ça tient en grande partie grâce à eux, parce que c'est leur
12:19mobilisation.
12:20Ceux qu'on applaudissait à 20 heures pendant le Covid, qui sont toujours mobilisés,
12:25qui voient que les choses n'ont pas tellement évolué.
12:27C'est ça aussi qui est dramatique, c'est-à-dire qu'on ne tire pas les leçons de toutes
12:29les crises.
12:30Alors, il y a sans doute des évolutions qui ont été réalisées dans certains endroits.
12:34Mais on est quand même le pays avec le taux de prélèvement obligatoire le plus élevé au monde, je crois.
12:37Et pourtant, les services publics sont dans un état déplorable.
12:40Donc, il y a quand même un succès d'être un inspecteur des travaux finis, si vous dites ça.
12:43On n'a plus le droit de critiquer qu'il y a eu un manque d'anticipation réelle depuis 2003,
12:51même s'il y a eu des choses qui ont été faites.
12:53Et on voit bien le résultat.
12:55On n'est pas capable de traverser une période de quelques jours de canicule, parce qu'on n'est pas
12:59équipé.
13:00La seule chose de positive, c'est qu'on n'entend plus personne dire qu'on a le meilleur système
13:03de santé au monde.
13:04Parce que pendant longtemps, c'était cette ancienne qu'on répétait à l'envie.
13:07Depuis le Covid, tout le monde s'auto-congratulait, merci beaucoup, sur la sécurité sociale, l'hôpital, c'était merveilleux.
13:16Là, on voit que...
13:17Mais M. Lecornu...
13:19Quand on va aux urgences, par exemple en Italie, on a une surprise.
13:21Parce qu'on s'est nous aidé des peints comme un système de santé à volo.
13:25Et vous avez un... vous tombez sur... c'est arrivé, un système de santé extrêmement performant.
13:29Pardonnez-moi.
13:30Je veux être aussi très clair à dire, effectivement, M. Lecornu, et je rebondis sur ce que disait à l
13:35'instant Georges,
13:36je veux aussi être très clair face à ceux qui, depuis quelques jours, se transforment en inspecteurs des travaux finis
13:41et expliquent que la puissance publique n'aurait rien fait pour adapter le pays au changement climatique.
13:45Des écoles ont été rédovées, des cours ont été végétalisés, des espaces publics ont été désimpermémabilisés,
13:52des plans de prévention ont été renforcés, des réseaux d'eau ont été modernisés,
13:55des établissements accueillants des personnes fragiles ont été adaptés.
13:59Dire que rien n'a été fait revient à nier le travail du milieu d'élus et d'agents publics.
14:03Cela revient à nier la mobilisation des agents de l'État, de ces opérateurs et des collectivités.
14:07La vérité est donc simple et exigeante à la fois.
14:09Beaucoup n'a été fait, beaucoup reste à faire et nous devons désormais aller plus vite avec méthode et pragmatisme.
14:13L'avantage, c'est que ça, vous pouvez le faire à toutes les sauces et l'écrire tous les jours
14:18sur tous les sujets.
14:19Bien sûr.
14:19Donc c'est, voilà.
14:21C'était extrêmement...
14:23Non, non, les EHPAD, il y a des choses qui ont été faites.
14:25Et grâce au maire, d'ailleurs, très chouette, les élus, effectivement.
14:28Il y a eu un édito, j'ai recité Paul Sugy ce matin, remarquable,
14:32qui montrait qu'en fait, nous savons répondre à l'urgence, aux urgences,
14:38d'une manière extrêmement rapide, technique, c'est incontestable,
14:41mais que les solutions, ensuite après, il n'y a plus de solutions.
14:45Il n'y a plus de solutions qui sont apportées.
14:46Moi, j'ai regardé par curiosité, je me souviens du Conseil de Défense écologique.
14:55Peut-être que vous n'en souvenez pas.
14:57C'était le grand moment de l'écologie et de la prise de conscience du climat
15:01dans le premier quinquennat d'Emmanuel Macron.
15:04Voilà, c'était le moment qui était un moment phare avec 148 propositions.
15:09Elles devaient toutes être prises, il y en a 13 sur les 148, ce n'est pas grave.
15:12Mais ce Conseil de Défense écologique, qui existe toujours,
15:15qui ne se réunit plus, qui existe toujours,
15:18a ensuite été remplacé par le secrétariat général de la planification écologique.
15:23Et puis maintenant, c'était lui-même absorbé par une autre structure
15:27qui est le Conseil de Planification écologique.
15:31Et d'ailleurs, vous allez rire, qui est en effet qui traite du climat
15:34et justement des problèmes climatiques, et qui s'est réuni le mois dernier.
15:39Quelle conclusion !
15:40Mais de toute façon...
15:42Non, mais vous avez ça, vous avez l'ADEME.
15:44Vous voulez gagner 3 milliards d'un coup ?
15:47L'ADEME, agent de la transition écologique, un truc qui ne sert à rien.
15:50C'est l'histoire des slips, non ?
15:51Oui, c'est l'épine.
15:52Combien de fois il faut laver son...
15:54C'est enterre ton slip !
15:55C'est enterre ton slip !
15:563 milliards !
15:57500 personnes !
15:58Je vous assure, mais c'est tellement invraisemblable !
16:01C'est tellement invraisemblable !
16:03Pourquoi on est dans...
16:04À quoi ça sert ?
16:06Pourquoi il y a 500 personnes que vous payez pour l'ADEME pour enterrer ton slip ?
16:11Oui, je sais.
16:12C'est une caricature, mais c'est presque ça.
16:14Mais ce n'est pas une caricature, ça ne sert à rien !
16:17Oui, si, ils avaient dit combien de jours on a le droit de porter son slip avant de le laver.
16:20Je veux dire, ça ne sert à rien !
16:21C'est une agence.
16:23Les agences, de toute façon, les agences administratives, vous savez ce qu'on en pense,
16:26ça ne sert à rien.
16:28C'est 3 milliards.
16:29On n'a pas d'argent ?
16:30Moi, j'ai 4 milliards.
16:32Service public, ça coûte 4 milliards, service public du audiovisuel.
16:35Je récupère 4 milliards.
16:36Je vais vous en trouver de l'argent.
16:38Conseil économique et social.
16:39Etc.
16:40Mais pourquoi on dit ça ?
16:41Et le conseil de planification ?
16:45Le commissariat.
16:46Le plan.
16:46Le plan.
16:47Le plan plan.
16:48Qui est-ce que le président du plan, d'ailleurs ?
16:49Monsieur Clément Beaune.
16:50Mais Clément Beaune, j'ai rien contre Clément Beaune, j'ai rien contre personne.
16:54Mais tu enlèves Clément Beaune, tu ne le payes plus demain et il ne se passe rien pour l'État,
16:57évidemment.
16:58Il faut tenter d'expliquer pourquoi on est chafouin ce matin.
17:01C'est simplement parce que la chaleur, elle révèle, toutes les crises révèlent les problématiques d'une civilisation.
17:08C'est ça, en fait.
17:08Non, mais même quand il fait frère, on a chafouin quand même.
17:11Oui, mais là, particulièrement, parce qu'effectivement, sur le service public, on voit bien, effectivement, c'est grâce aux femmes
17:17et aux hommes qui sont dans les hôpitaux, dans les commissariats, etc., que notre société tient.
17:23Et le problème, c'est qu'on n'a pas eu d'anticipation, mais créatrice, qui construit quelque chose.
17:29Les Romains, à l'époque, c'était les aqueducs.
17:31On voit dans certains pays comment ils anticipent les questions d'environnement, la gestion de l'eau, etc.
17:35Et nous, on a un sentiment, aujourd'hui, qui est particulièrement lourd, parce que, comme vous le dites si bien,
17:41le capot, on ouvre le capot quand il fait chaud.
17:43Le Figaro, je le répète, de Valéry Giscard d'Esta à Emmanuel Macron, les 50 décisions qui ont coulé la
17:49France, c'est extraordinaire.
17:50D'ailleurs, c'est l'Institut Thomas More, mais tout ce que nous disons là.
17:53Alors, ça va de la régularisation des sans-papiers, 81, la fermeture de Fessenheim, 2020, l'instauration du collage unique,
18:01la loi habite 75, les lois de fer 83, la retraite à 60 ans, 82, le nouveau code pénal, 95,
18:0914, la fin de l'universalité des allocations familiales, en 2015.
18:13Je vous assure, c'est extraordinaire.
18:15Ça fait quand même écho à la série documentaire d'Éric Zemmour.
18:18La plupart des décisions que vous venez de citer, elles figurent dans ce...
18:21Mais ce qui est drôle, c'est que Zemmour a écrit ça il y a 10 ans, et tout le
18:27monde, aujourd'hui, s'aligne quasiment sur son constat, et les solutions, c'est autre chose.
18:34Sur le constat.
18:35Les solutions, bon.
18:36Mais avant, on niait le constat.
18:38Par exemple, sur l'éducation nationale, on dit, mais non, le niveau ne baisse pas.
18:41Alors maintenant, ça va être de pire en pire, je vous assure.
18:44Parce que c'est tellement une catastrophe qu'ils ne peuvent pas dire ça.
18:47Donc ils se diront, ça marche bien.
18:49Ou ils diront, il n'y a pas assez d'Europe.
18:52Il en faut plus.
18:54Puisqu'ils ne peuvent pas dire, on est nuls.
18:57Donc ils ne peuvent pas dire ça.
18:59On accuse l'éducation privée.
19:00Donc ils vont dire, ça marche bien.
19:04Ça marche vachement bien.
19:05Vous ne comprenez pas, c'est le président de la République.
19:06C'est ce qu'il dit.
19:07C'est ce qu'a dit Édouard Philippe.
19:08Édouard Philippe, il dit, mais il n'y a pas de raison de ne pas être optimiste.
19:12Ok.
19:14Ok, il n'y a pas de raison.
19:15Comme il dit, il n'y a pas de raison.
19:16Maintenant, il faut écrire les 50 décisions qui vont relever la France.
19:19Est-ce que c'est quelque chose...
19:20Bonne remarque.
19:21Vous avez parfaitement raison.
19:23Est-ce que c'est une unique responsabilité de ceux qui nous ont dirigés ?
19:26Non, c'est les Français.
19:27Voilà, c'est ce que j'allais vous poser.
19:28Vous avez raison.
19:29Il n'y a pas un peuple qui se laisse un petit peu aller.
19:31Mais vous avez raison.
19:32Vous dire aux Français, vous allez bosser plus.
19:33Regardez ce qu'ont fait les Grecs.
19:34Vous avez raison.
19:35C'est quasiment leur finance.
19:36Et nous, on est avec 3500 milliards de dollars.
19:38Ce sont regroupes.
19:39Là, c'est un décret.
19:40Ils n'ont pas eu leur mot à dire.
19:40Vous avez parfaitement raison.
19:42Je pense que...
19:43Vous n'avez pas leur mot à dire.
19:44On réfléchit.
19:45Mais toutes les solutions qu'ont été...
19:46Tout ce qu'on a fait...
19:47Écoutez, c'est simple.
19:48Tout ce qu'on a fait, en gros, depuis 1981, on s'est planté.
19:52C'est extraordinaire de le dire comme ça, d'ailleurs.
19:55Toutes les décisions qui ont été prises, à quelques exceptions près...
19:59Oui, sûrement, on va trouver des choses qui sont positives.
20:02Vous avez raison.
20:02Oui, oui, bien sûr.
20:04La chose la plus positive, c'est la place de la femme
20:10qui est traitée aujourd'hui différemment d'il y a 50 ans.
20:12Des femmes.
20:14Des femmes.
20:15Donc ça, c'est vraiment une chose qui est positive.
20:17Et puis après, il y a eu des progrès naturels.
20:20La médecine, il vaut mieux aujourd'hui, effectivement, être malade
20:23que sans doute qu'on est mieux soigné sur certains cancers agressifs
20:28qu'on ne l'était...
20:29Parce qu'on a les meilleurs professeurs au monde,
20:30mais on a le pire système de santé.
20:32Les incivilités.
20:35Mais ce qui se passe, c'est effrayant, en France.
20:38C'est effrayant.
20:39Je ne vais pas vous dire autre chose.
20:40On va voir le sujet de Kylian Salé.
20:41Alors, comme vous avez raison, Rachel, ça illustre la chaleur.
20:46Les gens, ils se conduisent n'importe comment.
20:50Les pauvres gens qui habitent sur le canal Sass,
20:53c'est ça, je peux vous dire.
20:53C'était mon ancien quartier.
20:55J'y suis allé il y a deux jours.
20:56Waouh !
20:57Mais ils n'en peuvent plus, les gens.
20:58C'est vraiment...
20:59Tu n'as jamais vu ça.
21:00C'est le premier miracle.
21:01Tu n'as jamais vu ça, en France.
21:03C'est vraiment le fait qu'ils adaptent leur vote.
21:04Il faut peut-être qu'ils adaptent leur vote aussi.
21:05Parce qu'on parlait de la responsabilité des Français.
21:08Dans ce quartier-là, ça vote quand même très vite.
21:10Dans le dixième, oui.
21:11Écoutez le sujet de Kylian Salé.
21:14Sans qu'il n'ait rien demandé à personne,
21:16cet adolescent est arrosé par une bande de jeunes.
21:19Il est ensuite bousculé, encerclé et de nouveau arrosé.
21:23Ces scènes d'incivilité sont fréquentes au canal Saint-Martin
21:26depuis le début de la canicule.
21:28Des mineurs sans leurs parents qui se permettent tout,
21:31comme ici, ce jeune qui n'hésite pas à se jeter dans la scène avec un Vélib.
21:37Les commerces ne sont pas épargnés.
21:39C'est le cas de cette pizzeria du dixième arrondissement.
21:42Plusieurs adolescents dégradent le mobilier sur fond de bagarre
21:45avant de fuir.
21:46Mais l'incivilité la plus fréquente est l'arrosage
21:49avec des pistolets ou des bouteilles d'eau.
21:51Cet automobiliste est pris au piège.
21:53Il tente de les faire fuir avec sa béquille.
21:55Il est trop tard.
21:56Ce jeune saute sur son véhicule.
21:58Celui-ci tente de lui bloquer le passage avec un vélo.
22:02Personne n'est épargné.
22:03Les automobilistes, les piétons ou les cyclistes.
22:05Cette femme frôle même de peu l'accident.
22:08Jeter de l'eau sur quelqu'un peut être traité comme une violence sans ITT
22:11et passible suivant les circonstances d'une amende.
22:17Bien sûr.
22:19Ça aussi, c'est un affaire dans la rue.
22:20Mais qu'est-ce qu'on va faire ?
22:22Comment on va vivre ?
22:23Rien.
22:24Comment on va vivre ?
22:25Pour établir l'autorité dans ce pays.
22:27Dans les années, je parle sous votre contrôle,
22:29qui avait peut-être connu ces années-là,
22:30est-ce qu'il n'y a pas un adulte à un moment qui allait s'interposer
22:32et qui allait dire stop maintenant ?
22:34Peut-être un peu de manière véhémente.
22:36Mais l'adulte qui vient s'interposer, il prend un coup de couteau.
22:42Vous avez peut-être raison, mais ils ont l'air d'avoir 10-12 ans.
22:44J'ose croire que dans d'autres moments, on aurait dit un adulte, stop maintenant.
22:48Mais à Saint-Brieuc, c'est un gosse de 10 qui en avait 14
22:52qui a violé une jeune femme de 22 ans.
22:55Vous êtes là avec... Vous allez prendre le risque, vous ?
22:59Vous avez vu ce qui s'est passé avec Louis ?
23:02Les 4 jeunes ou 5 jeunes qui ont massacré Louis ?
23:06Écoutez Emmanuel Macron sur la canicule.
23:10Nous vivons, il faut avoir l'humilité de le regarder,
23:13une période totalement inédite.
23:15Nous nous sommes adaptés au réchauffement climatique.
23:18Mais on ne s'adapte pas à un pic qui n'a pas d'équivalent aujourd'hui en Europe
23:22et qui n'a jamais eu d'équivalent dans notre histoire.
23:24C'est-à-dire un pic caniculaire qui dure aussi longtemps
23:27et qui est à 15 degrés au-dessus des normales saisonnières.
23:30Mais nous continuons à être mobilisés
23:31et le gouvernement annoncera demain de nouvelles mesures.
23:34Je ne veux pas ici rentrer dans plus de détails.
23:37J'ai eu, juste avant de décoller tout à l'heure,
23:39le Premier ministre qui prépare la CIC de demain
23:40où il annoncera des mesures nouvelles.
23:42Donc il y a un gros travail qui a été fait
23:44et je pense que l'honnêteté conduite à le regarder
23:46à la fois de montants investis et de vraies transformations
23:48et qui ont changé beaucoup de choses.
23:50Qui ont d'ailleurs été accompagnés par l'engagement
23:52de beaucoup de nos fonctionnaires dont je veux saluer le rôle
23:55et d'élus qui ont vraiment fait un très gros travail.
23:57J'étais juste avant de vous rejoindre à Vélizy-Ville à Coublé
23:59où j'ai vu le travail remarquable
24:01des équipes municipales très engagées.
24:04Néanmoins, nous n'avons pas fini ce travail.
24:06Il faut avoir cette humilité.
24:07Et pour ma part, je regrette plutôt les choix
24:10qui ont été faits, mais je crois aussi dans la démocratie.
24:13Il se trouve que quand j'avais une majorité absolue,
24:15ces fonds ont été votés.
24:16Il y a eu ensuite des choix qui ont été faits
24:18et qui sont fruit de compromis de certaines formations politiques.
24:21Allez les voir pour leur demander
24:22pourquoi ils ont coupé ces fonds.
24:24Maintenant, on doit continuer le travail d'adaptation.
24:26Et qui c'est qui a fait la dissolution ?
24:29Qui est-ce qui a fait ça ?
24:30Il y a eu deux fois qu'il utilise le même argument.
24:33Il l'avait fait également dans l'interview à France et Lévision
24:36en disant que c'est la démocratie.
24:38C'est lui qui a dissous de manière totalement délirante.
24:45Et il est là dans les demandes
24:46que c'est la démocratie, ce n'est pas moi.
24:47Vous aviez qu'à me renvoyer une majorité.
24:50Et puis maintenant, la dette,
24:50il va falloir que mon successeur s'en occupe sérieusement.
24:53Il a creusé plus de...
24:55C'est fascinant, en fait.
24:57C'est fascinant.
24:578 milliards de dettes en plus.
24:58C'est des cerveaux.
24:59Surtout avec le mot humilité.
25:00Oui, c'est ça.
25:01Prononcé en permanence.
25:02J'adore ça.
25:03C'est des cerveaux.
25:04C'est tellement oxymorique.
25:05Non, mais là, c'est insupportable.
25:06C'est des cerveaux qui sont incapables de se remettre en cause.
25:09C'est sidérant.
25:11Parce que tout son discours, c'est le sous-texte.
25:14Ce n'est pas moi le responsable.
25:17Je n'y suis pour rien.
25:18Et c'est vrai en tout.
25:21Vous critiquez le gouvernement ?
25:22Ah oui, je critique le gouvernement.
25:23L'Arcôme, attention.
25:25Une petite chose positive, si vous pouvez.
25:27Non, mais il y a sûrement des choses...
25:29Personne ne l'a obligé à dissoudre.
25:31Non, remettez pas une couche.
25:33Non, mais attendez-moi.
25:34Bon, ça va.
25:35Il a ruiné la France.
25:37Non, arrêtez.
25:37Non, non, arrêtez.
25:38Arrêtez, je ne veux pas...
25:39Il y a quand même eu le rapport de la Cour des Comptes, hier.
25:42Non.
25:42Mais quand il avait la majorité absolue, il a fermé Fessenheim.
25:45Là, quand il était en pleine possession de capacités démocratiques, il avait...
25:49Alors, on ferme Fessenheim.
25:50Les cinq ans plus tard, on commande six nouvelles centrales.
25:54Je trouve que c'est très intéressant.
25:56Je suis assez fascinée aussi, parce qu'on était à Versailles la semaine dernière.
26:00C'est-à-dire, il y a moins d'une semaine, en tout cas, à Versailles, avec Donald Trump, etc.
26:05Versailles, c'est le roi soleil.
26:07Emmanuel Macron, il ne peut rien par rapport au soleil.
26:11C'est beau.
26:12C'est beau, c'est beau.
26:13Merci, Rachel, de donner cette...
26:15Ah ben tiens, je vous lirai tout à l'heure, Georges Sand.
26:17Parce que j'ai lu un petit texte de Georges Sand.
26:19Bien sûr.
26:20Remarquable.
26:21Bien sûr.
26:21Donc, je vous lirai ça.
26:23Georges Sand, qui parle de ses voyages.
26:25Et par 45 degrés.
26:27A tout de suite.
26:299h-10h, l'heure des pros.
26:31Pascal Praud.
26:329h30, c'est vrai que...
26:33Alors, la climatisation, nous, on a de la chance quand même dans notre société.
26:37Parce que la climatisation, nous vivons effectivement toute la journée à l'abri.
26:42Et tout le monde n'a pas cette chance-là.
26:45Donc, c'est bien.
26:46Sommeillé à la midi, à 9h30, nous rappelle les titres.
26:52Bonjour Pascal et bonjour à tous.
26:54Le coup près est tombé.
26:55Interdiction de la consommation d'alcool dans la rue et les espaces publics.
26:59À partir de midi, interdiction de la vente d'alcool à partir de 18h à Paris.
27:03Décision prise par le préfet de police face à la saturation des hôpitaux parisiens
27:07et son agglomération à cause de l'épisode de forte chaleur.
27:11À la une également, EDF débloque 80 millions d'euros pour équiper les établissements scolaires,
27:16les crèches et les centres de loisirs en système de rafraîchissement.
27:20Pour l'heure, seules 4 000 écoles sont rénovées,
27:22400 sont climatisées sur plus de 40 000 écoles primaires en France.
27:27Et puis, le bilan ne cesse de s'alourdir au Venezuela.
27:30Au moins 235 morts, des milliers de disparus et de blessés.
27:33Après le plus grand séisme que le pays ait jamais connu,
27:36les recherches se poursuivent dans les décombres d'immeubles effondrés
27:39pour tenter de secourir des personnes prises au piège.
27:42Les Etats-Unis, la France et la Suisse, entre autres,
27:44vont envoyer des renforts pour épauler les secouristes.
27:48Merci Somaïa.
27:49Je découvre le Figaro Magazine.
27:51Je vous assure, c'est génial.
27:52Les 50 décisions qu'ont coulées la France,
27:56simplement sous François Mitterrand.
27:57Et tout le monde sera d'accord aujourd'hui.
28:00Régularisation des sans-papiers, 81.
28:02Impôts sur la fortune, taxer la réussite et l'investissement.
28:05Les lois de fer, matrice d'une décentralisation confuse, coûteuse et instable.
28:09Retraite à 60 ans, première cause du déclin économique et social.
28:14Abrogation de la loi Perfitte, acte fondateur de la culture de l'excuse.
28:17Encadrement des quotas laitiers, la bureaucratie contre la compétitivité.
28:21Ratification de l'acte unique, l'Europe marché consacrée.
28:24RMI, symbole de l'extension sans fin de l'état social.
28:27Loi Jospin, l'élève devient roi du système éducatif.
28:30Foulard islamique de Creil, première capitulation française devant l'islam politique.
28:34Traité de Maastricht, l'Europe se déstructure en croyant se construire.
28:37Je vous assure, mais c'est génial.
28:38Et ce n'est que ça.
28:40Et ce n'est que ça.
28:41Jacques Chirac, quinquennat et inversion du calendrier électoral.
28:44L'équilibre de la Vème République, évidemment, est renversé.
28:47Jacques Chirac, toujours aide médicale d'État.
28:49La France soigne une immigration irrégulière qu'elle ne contrôle pas.
28:53Et puis, je peux vous parler du service militaire.
28:55Et sous Giscard aussi ?
28:56Alors, sous Giscard, il y en a trois, majeurs.
28:58Collage unique, instauration du regroupement familial et numerus clausus.
29:02Alors, Giscard avait reconnu lui-même que le regroupement familial,
29:06c'était la plus grande erreur qu'il avait commise.
29:09François Hollande, cession de la branche d'énergie Alstom,
29:12l'abdication industrielle, la loi Taubiral,
29:14démantèlement des derniers remparts de la sécurité des Français,
29:17nombre de fonctionnaires, point d'orgue, une folle envolée.
29:20Tout ça, c'est sur François Hollande.
29:21Je vous assure, c'est quand même...
29:24Le suicide français, je ne vais pas vous dire autre chose.
29:27On a tous ce sentiment, le suicide français.
29:30Alors, on est sur la calicule.
29:34Et alors, je vous parlais de Georges Sand,
29:35un été que je n'ai jamais vu,
29:36que je ne croyais pas possible dans nos climats tempérés,
29:39des journées où le thermomètre à l'ombre montait à 45 degrés.
29:42Plus un brin d'herbe, plus une fleur au 1er juillet,
29:44les arbres jaunis perdant leurs feuilles,
29:46la terre fendue, souvent pour nous ensevelir,
29:49l'effroi de manquer d'un jour à l'autre,
29:54l'effroi des maladies et de la misère
29:55pour tout ce pauvre monde découragé
29:57de demander à la terre ce qu'elle refusait obstinément.
30:00À son travail, la consternation de sa fauchaison,
30:03à peu près nulle,
30:04la consternation de sa moisson misérable,
30:06terrible, sous cette chaleur d'Afrique
30:08qui prenait un aspect de fin du monde.
30:10Et le Figaro a publié ça,
30:11parce que finalement, c'est en France aujourd'hui.
30:14Les ventilateurs, le ventilateur...
30:16Ah, on a un caviste qui me dit...
30:18Ah, alors, le ventilateur d'abord,
30:20avec Louisa Paris,
30:21parce que tout le monde se rue sur les ventilateurs.
30:24À chaque réassort,
30:25la même bataille.
30:27Les clients viennent chercher
30:29leur dernier espoir de fraîcheur.
30:31La réussir à trouver un ventilateur,
30:33c'est un miracle !
30:36Pour éviter les débordements,
30:38des policiers ont même été aperçus
30:40chez ce grossiste en appareil électronique.
30:42La course au ventilateur est bel et bien lancée.
30:45Sincèrement, c'était inespéré,
30:47parce qu'on a fait plusieurs boutiques
30:48qui sont en rupture de stock,
30:49donc on est ravis de trouver l'un des derniers.
30:52Il en restait quatre.
30:53Bon, il y avait toute une palette,
30:54et tout le monde en avait pris
30:55au moins deux, trois, voire six.
30:58Et nous, on a pris le dernier.
30:59Rupture de stock sur les climatiseurs.
31:01Cette famille est ressortie
31:03avec un ventilateur,
31:04une alternative qu'ils sont soulagés
31:06d'avoir trouvé.
31:07La température intérieure de leur logement
31:09avoisine les 30 degrés.
31:10Et c'est important quand même,
31:12de les soulager,
31:13donc je pense que c'est le moment.
31:15Enfin, il fallait avoir une ventilateur à la maison.
31:17Ah oui, je suis contente
31:18parce que je vais mourir
31:19si je n'ai pas un ventilateur.
31:21Vous êtes soulagée, là ?
31:22Là, oui, je suis soulagée.
31:23Je respire beaucoup.
31:25Alors que la canicule fait exploser les ventes,
31:27les stocks peinent à suivre.
31:29Les ventilateurs,
31:30majoritairement fabriqués en Asie,
31:32mettent plusieurs semaines
31:33à rejoindre la France.
31:34Un délai qui pourrait laisser
31:36certains clients sans solution
31:37face à la chaleur.
31:40Écoutez, on va en essayer
31:43de patienter encore quelques heures
31:44puisque la canicule, a priori, ça arrête.
31:45On a échangé nos trucs, là, pour...
31:47Oui.
31:48Trucs de grand-mère.
31:49Trucs de grand-mère.
31:50J'ai des bouteilles de congélés
31:52et je mets devant le ventilateur.
31:53Ça marche assez bien.
31:55Pardon ?
31:55Vous prenez une bouteille d'eau,
31:57vous mettez votre congélateur,
31:58vous la congelez,
31:59et puis quand vous la sortez,
32:00vous la mettez devant votre ventilateur.
32:02Et ça fonctionne assez bien.
32:03Ça rafraîchit assez bien.
32:04Dans le lit, on bouillotte glacée, en fait.
32:06Bouillotte glacée.
32:07Moi, je fais ça.
32:08Oui.
32:11Joanne Marcon est avec nous.
32:12Il est président des Cavistes de France,
32:15je crois, c'est bien ça.
32:15Bonjour, M. Marcon.
32:17Bonjour, oui, c'est bien ça.
32:18C'est un syndicat des Cavistes professionnels.
32:20Bon, alors, expliquez-moi.
32:22Dans Paris, j'ai le droit d'acheter
32:25aujourd'hui de l'alcool jusqu'à 18h chez vous.
32:28C'est bien ça ?
32:29Voilà.
32:30Et après, vous avez le droit
32:31d'aller dans des restaurants,
32:32d'aller dans des épiceries,
32:33dans des supérettes,
32:34mais pas chez le Caviste.
32:35Oui, mais des Cavistes après 18h,
32:37de toute façon, c'est de 18h à 7h du matin.
32:39Vous n'êtes pas ouverts, les Cavistes ?
32:41Vous ouvrez jusqu'à 19h, sans doute.
32:4320h, enfin.
32:4519h, 19h30 à la campagne,
32:47mais à Paris, 20h, 21h, voire 22h.
32:49Des Cavistes à 22h qui sont ouverts
32:51jusqu'à 22h ?
32:52Oui, mon cher Pascal.
32:53À Paris, oui, mais c'est pas...
32:57Le sujet, il est plus ailleurs, en fait.
32:59Il est qu'on est encore une nouvelle fois
33:00ciblés, nous, alors qu'on est
33:02les acteurs les plus responsables
33:03de la vente d'alcool.
33:04On est formés, on explique à nos clients
33:05comment boire, etc.
33:07On n'est pas les pourvoyeurs de l'alcoolisme.
33:09Au contraire, on est vraiment
33:10des gens responsables.
33:11Et on est encore une nouvelle fois
33:12nous seulement ciblés.
33:14C'est juste ce qui nous met en colère.
33:16On est évidemment conscients
33:17de la canicule.
33:18On est évidemment conscients
33:19des ravasses de l'alcool, etc.
33:21Mais pourquoi on est seulement
33:22nous ciblés, seulement notre...
33:23Mais c'est ça que je ne comprends pas.
33:24Pourquoi vous dites seulement vous ?
33:26Moi, j'ai compris que, par exemple,
33:28le proxy du coin qui vend de l'alcool,
33:30il a le droit d'en vendre
33:31après 18h ?
33:32Non, parce que lui,
33:33l'alcool n'est pas exclusif.
33:35Il a d'autres produits dans son rayon.
33:36Mais alors, qui a le droit d'en vendre
33:37après 18h ?
33:39Eh bien, les grandes surfaces.
33:41Les bars, les restaurants...
33:42Non, les bars et les restaurants,
33:43je suis d'accord avec vous,
33:44mais c'est une démarche
33:44d'aller dans un bar.
33:45Mais la grande surface
33:46a le droit de vendre...
33:47Bien sûr, moi.
33:47Je ne crois pas.
33:48La grande surface, théoriquement,
33:49la grande surface,
33:50elle n'a pas le droit.
33:52Alors, comme tout arrêté préfectoral,
33:53il faut avoir fait Sciences Po
33:54pour les comprendre.
33:55Oui, ça se fait.
33:56Mais honnêtement,
33:58honnêtement, nous,
33:58ce qu'on comprend,
33:59et ça nous est confirmé,
34:00c'est que parce qu'on est spécialisés
34:01et qu'on vend de l'alcool exclusivement,
34:03on est pénalisés.
34:03Alors, même que nous,
34:05on est responsables,
34:06on est formés...
34:06J'entends bien,
34:07mais tout le monde
34:08est à la même enseigne,
34:09je l'espère.
34:09Vous dites dans une grande surface.
34:12Non.
34:14Dans une grande surface,
34:16on peut le vérifier.
34:17Je demande à Marine
34:18de le vérifier aux équipes,
34:19mais à 18h,
34:20je pense que le préfet...
34:22Je pense que le préfet...
34:23On va passer à la caisse
34:24avec des bouteilles, des machines.
34:27La vente d'alcool à emporter
34:28est interdite
34:29à partir de 18h à Paris.
34:32Donc, ça a un concert,
34:33j'imagine, à emporter.
34:34A priori,
34:35tu ne bois pas sur place
34:36quand tu es dans une grande surface.
34:37Certains doivent le faire,
34:38mais ce n'est pas une bonne solution.
34:41C'est les commerciants spécialisés.
34:42C'est une ligne
34:43dans l'arrêté préfectoral
34:45qu'il faut savoir dire.
34:46Si on est spécialisé
34:47dans la vente d'alcool,
34:48on est ciblé expressément
34:51interdit.
34:51C'est ça qui n'est pas normal.
34:52Bon, écoutez,
34:53c'était bien en tout cas
34:54de vous avoir.
34:54Le troisième arrêté préfectoral
34:56qu'on fait sauter,
34:57pour les mêmes raisons,
34:58les arrêtés sont pris
34:59de manière arbitraire.
35:00On est encore une fois,
35:01nous, ciblés exclusivement
35:02et ce n'est pas normal.
35:03Bon, ben merci, monsieur.
35:05Marcon, je précise.
35:06Marcon.
35:07Marcon, oui.
35:08Le R est avant le C.
35:10C'est ça.
35:10Voilà.
35:11Il faut le souligner.
35:11Il faut le souligner.
35:13Comme vous dites.
35:13Merci beaucoup
35:14et bonne journée.
35:15Vous êtes à Paris, là, peut-être ?
35:17Non, je suis à Saint-Bonnet-le-Frois.
35:19C'est où, ça ?
35:21C'est dans le massif central.
35:23Ah, mais dites-donc,
35:24vous êtes bien, là ?
35:25Moi, je suis au l'air de se faire 20 heures.
35:27Alors là, dites-donc,
35:28vous êtes drôlement bien,
35:29je le dis pour les amis d'Europe 1.
35:30Moi, j'ai envie d'être avec vous
35:32parce que ça a l'air...
35:33Nous, à 1200 mètres d'altitude,
35:35l'air est encore frais.
35:36On est très bien.
35:36Les nuits sont fraîches.
35:37Ah, ben, écoutez, on y va, tiens.
35:38On va tout de suite partir.
35:40Parce que là, on va...
35:43Franchement, M. Marcon...
35:44Il y a un restaurant très célèbre,
35:45il y a un restaurant très célèbre,
35:46M. Marcon.
35:47Régis Marcon à Saint-Bonnet-le-Frois.
35:49Mais oui, mais vous êtes une fine gueule,
35:51comme on dit.
35:52Vous connaissez tous les restos.
35:53C'est la culture générale, M. Proulx.
35:54Mais c'est vrai, pas ?
35:55Là, je vais vous dire,
35:56c'est un restaurant
35:57qui est un des meilleurs restaurants du monde.
35:58Ah bon ?
35:58Oui.
35:59Mais alors, on y va deux fois, alors.
36:01Attendez, on y va.
36:02C'est ça, moi, j'entends Marcon.
36:04Saint-Bonnet-le-Frois,
36:04je sais que c'est la même famille.
36:05Comment vous dites Saint-Bonnet-le-Frois ?
36:08Saint-Bonnet-le-Frois.
36:09Bonnet.
36:10Saint-Bonnet, comme un bonnet.
36:11Comme un bonnet.
36:12Comme Thomas Bonnet.
36:13Saint-Thomas Bonnet.
36:15Bon, mais en tout cas,
36:16ça a l'air très sympa,
36:16le Massif Central.
36:18Bon, il n'y a pas trop de monde,
36:20manifestement,
36:20et ça, c'est agréable.
36:21Comment ?
36:21Non, mais c'est bien,
36:22il n'y a pas trop de monde,
36:23mais il y a assez de monde.
36:23C'est très bien.
36:24Ah oui, moi, je suis d'accord avec vous.
36:26Je suis bien sur cette ligne-là aussi.
36:28On pourrait peut-être construire une prison,
36:29là, il y a de l'espace derrière.
36:32Ah non, un centre pour migraine.
36:34Je veux dire, ça paraît,
36:37on dit souvent qu'on manque d'espace,
36:39mais là, on cherche,
36:40pourquoi pas,
36:41Saint-Bonnet-le-Frois.
36:44Bon, allez, justement.
36:45Justement.
36:46Bon, merci.
36:47On sourit, mais écoutez,
36:48qu'est-ce que tu voulais que je dise ?
36:49J'ai regardé l'arrêté, là.
36:50J'ai l'arrêté préfectoral.
36:50Merci, M. Marcon.
36:52J'ai l'arrêté préfectoral sous les yeux.
36:53Merci.
36:54Ce qui est interdit,
36:55c'est la vente à emporter.
36:56Donc, on imagine une boisson,
36:57par exemple,
36:58un gobelet en plastique de bière,
36:59vous ne pouvez pas l'emporter.
37:00Et sont concernés, en effet,
37:02les commerces de détail
37:03vendant à titre exclusif
37:05de telle boisson.
37:06D'accord.
37:07Mais c'est-à-dire que dans
37:08un franc prix du coin,
37:09je peux aller à 19h
37:11acheter un pack de bière ?
37:12En tout cas,
37:13ce n'est pas très explicite.
37:15Moi, je serais vous,
37:17je l'achèterais à 17h.
37:18Mais bon.
37:19Question essentielle.
37:20Question essentielle.
37:21Comment se chausser
37:24?
37:24Et là, on va voir un sujet.
37:25Là, j'ai vu,
37:26vous avez vu notre ami
37:28ce matin...
37:28Parce que vous êtes en basket,
37:29alors c'est pour ça que...
37:29Mais non, mais je suis en basket
37:30parce que je me suis fait une entorse,
37:31je suis tombé
37:32dans le studio hier
37:33et vraiment,
37:34on faillit mourir.
37:35Mais parce que la fatigue,
37:37sans doute,
37:37la chaleur...
37:38ça me va bien.
37:39Oui,
37:40j'ai une entorse...
37:42Jeune,
37:43un peu Zazou.
37:44J'ai eu une entorse...
37:45Zazou.
37:46J'ai eu une entorse...
37:48J'ai prévenu...
37:49J'ai eu une entorse,
37:49j'ai prévenu Guy Stéphan
37:50que je ne pourrais pas...
37:52Bon,
37:53il ne pouvait pas compter sur moi.
37:56Mais notre ami
37:56de la littérature
37:58sur Europe 1 ce matin...
37:59Nicolas Carreau.
38:00Vous l'avez vu comment il était...
38:02Vous avez vu les chaussures
38:02qu'il avait ?
38:03Non.
38:03Il avait des méduses.
38:05Non.
38:05Je suis assuré,
38:06il avait des méduses.
38:06Ça revient à la mode.
38:07Il avait des méduses.
38:08Mais la mode se trompe.
38:10On voit beaucoup de pieds nus.
38:12Vous avez vu ?
38:13Oui.
38:13Bon,
38:14alors comment se chausser ?
38:15C'est une vraie question.
38:15Là,
38:15vous avez quoi ?
38:16Des souliers ?
38:16Des souliers.
38:17Vous avez des souliers ?
38:18Georges,
38:18vous avez quoi ?
38:18Des souliers.
38:19Vous avez des souliers ?
38:20Ça,
38:21c'est des...
38:21Alors,
38:22je connais cette marque,
38:23mais on ne va pas la citer.
38:23C'est des petites ballerines
38:25en toile.
38:26Voilà.
38:27Et vous,
38:27vous êtes comment ?
38:28Moi,
38:34la cravate et...
38:38Question de cravate,
38:39excusez-moi,
38:39vous n'allez pas me donner
38:40des leçons aujourd'hui.
38:41Heureusement,
38:42Thomas Bonnet,
38:42lui,
38:42assure quoi qu'il arrive.
38:44Il a la cravate.
38:45Alors,
38:45voyez l'excellent sujet.
38:46C'est un modèle pour nous.
38:47Bon pied,
38:48bon oeil.
38:48C'est un modèle.
38:49Je suis d'accord avec vous.
38:50Louise à Paris,
38:51comment se chausser ?
38:52Parce qu'effectivement,
38:53c'est une question importante
38:55par ces temps de canicule.
38:57Gonflé,
38:57trop chaud,
38:58c'était la seule solution.
39:00Nos pieds détestent la chaleur.
39:02Alors,
39:03comment se sentir confortable
39:04en pleine canicule ?
39:05Nous sommes allés vous poser la question.
39:07Des tongs un peu chic.
39:08Des sandales fermées.
39:09Je porte des baskets.
39:10Moi,
39:10je porte des sandales.
39:11On s'est dit que ce matin,
39:12on allait mettre des petites tongs.
39:14Ah bah,
39:14j'ai mes crocs en bas là.
39:16Si vous avez décidé
39:17de chausser vos tongs cet été,
39:18sachez que c'est déconseillé.
39:20Elles n'absorbe pas le choc de la marche
39:22et créent de petites plaies
39:23à cause des brides.
39:24Mais alors,
39:25vers quoi doit-on se tourner ?
39:27Il vaut mieux prendre des sandales
39:29avec des matières
39:31le plus naturel possible
39:32tels que du cuir ou du lèche.
39:34Et pour ceux qui préfèrent
39:37utiliser des baskets,
39:38les chaussures permettent
39:39des chaussures de running
39:40parce que les chaussures de running,
39:41elles ont des éléments techniques
39:42en fait
39:43pour que la chaussure,
39:44elle puisse laisser
39:46passer l'air.
39:47L'été rime aussi avec festivité.
39:49Alors,
39:50si vous portez des talons,
39:51attention à bien choisir
39:52votre pointure.
39:54Par exemple,
39:54le pied a tendance à gonfler.
39:56Donc,
39:56ça peut faire créer des ampoules
39:57au niveau du pied.
39:59Et donc,
39:59c'est pour ça que
39:59si les gens,
40:00ils veulent porter des chaussures
40:01à tableau,
40:02ils devraient prendre
40:02des pointures,
40:04en fait,
40:04une pointure au dessus.
40:06Si vous ne trouvez pas
40:07chaussures à votre pied,
40:08sachez que marcher pieds nus
40:09dans l'air bout
40:10à la plage
40:11favorise la force du pied,
40:12l'équilibre
40:13et la démarche.
40:18Pourquoi vous me regardez
40:19comme ça ?
40:19Non,
40:20mais je regarde comme ça
40:21parce que c'est une question
40:23importante.
40:24C'est vrai que marcher,
40:25c'est un des grands plaisirs
40:26de l'été,
40:27c'est de marcher pieds nus
40:29dans les chaussures.
40:30Voilà.
40:30Dans les chaussures ?
40:31Dans les chaussures,
40:32dans les chaussures
40:32qui sont faites pour,
40:33voilà,
40:34des chaussures bateau,
40:35des...
40:36Vous voyez,
40:36vous savez...
40:36Les chaussures bateau,
40:37ça existe encore ?
40:38Oui.
40:39Oui,
40:40ça existe,
40:40les bateaux existent,
40:41les chaussures existent,
40:42les chaussures bateaux existent.
40:43Non,
40:44parce que,
40:44je ne veux pas...
40:46Le contact de la peau
40:47avec le cuir
40:48n'est pas forcément agréable
40:49dans un soulier,
40:50non ?
40:51C'est mieux d'avoir...
40:51On va pas rentrer dans les détails,
40:52vous mettez un peu de talc,
40:53etc.,
40:53et ça passe très bien.
40:54Donc, franchement,
40:54c'est très bien.
40:55Voilà.
40:57Chers amis,
40:57si vous souhaitez
40:58quelques conseils de podologie,
41:00Joseph Pince-Escarron
41:01vous reçoit à partir
41:02de 14 heures
41:03dans une cabinet.
41:04Ah, est-ce que j'ai au pied ?
41:05Oui,
41:05mais moi,
41:05j'aime bien symboliquement le pied.
41:06Vous avez quoi au pied ?
41:07C'est chic, ça ?
41:08Je ne peux pas le dire,
41:08c'est une marque.
41:09Ah bon,
41:09non,
41:10je n'ai pas vu.
41:10Ah oui,
41:10je connais.
41:11Oui.
41:12Ça,
41:12c'est chic.
41:15La République En Marche,
41:16elle a perdu pied,
41:17c'est peut-être ça le problème.
41:19Ce matin,
41:21oui,
41:21je suis enfant.
41:23Bon,
41:23alors,
41:24notre amie,
41:25qui ne l'est pas d'ailleurs,
41:26Yann Martez,
41:27s'est fait un peu retoquer
41:28parce que
41:30les ricaneurs,
41:31ils se sont moqués
41:32des gens qui vivent
41:33sous les toits.
41:34Ce n'est pas très sympa
41:34parce que les gens
41:35qui vivent sous les toits,
41:36c'est évidemment
41:37pas les plus fortunés.
41:39Et c'est vrai
41:39que c'est assez difficile.
41:41Mais là,
41:42ce qui est amusant,
41:43c'est que
41:43tout est écrit
41:44chez Barthez.
41:46Parfois,
41:46tu peux dire des bêtises,
41:47nous,
41:47on dit souvent des bêtises,
41:48moi,
41:49je dis des bêtises,
41:49mais bon,
41:50elles ne sont pas écrites avant.
41:51Parce que là,
41:51elles sont écrites,
41:52donc il y a des gens
41:53qui les écoutent
41:53et puis ça passe quand même.
41:54C'est ça qui m'a le plus étonné
41:55dans la séquence qu'on va voir
41:57parce qu'elle n'est pas drôle
41:58et puis elle est très bête.
42:00Comme on le disait hier,
42:01tout le monde a chaud.
42:01C'est rare d'ailleurs
42:02de vivre un événement
42:03universel.
42:04On est tous logés
42:06à la même enseigne.
42:07Si vous croisez
42:08Bernard Arnault,
42:09il aura chaud.
42:10Un ministre,
42:10il aura chaud.
42:11Il aura aussi chaud
42:12que vous
42:12ou que votre voisin
42:13du dessus
42:14ou du dessous
42:15et que vous habitiez
42:16dans le nord,
42:17dans le sud,
42:18enfin non.
42:19Il y a cette catégorie
42:19de personnes
42:20qui est plus concernée
42:22que tous les autres.
42:23Il y a...
42:24Il fait extrêmement chaud
42:26chez moi,
42:27évidemment.
42:27En plus,
42:28j'habite sous les toits.
42:29Il y a ceux
42:30qui vivent sous les toits.
42:32Et il le précise.
42:34J'habite au troisième étage,
42:36sous les toits.
42:37Donc ils se sentent
42:38autorisés
42:38à parler plus fort
42:39car j'habite
42:40sous les toits.
42:42Tout le monde s'en fout.
42:44C'est étonnant quand même.
42:46Je ne suis pas fan
42:47non plus de la cabale.
42:49Notamment,
42:49j'ai vu beaucoup
42:50des lus de gauche
42:51qui sont allés
42:51un peu en meute
42:53comme d'habitude
42:53contre le quotidien.
42:55On peut trouver ça
42:55pas drôle,
42:56on peut ne pas être d'accord.
42:57Après,
42:58je suis quand même adepte
42:59de...
42:59Non mais ça...
43:00Qu'il puisse dire aussi
43:01un peu l'ironie.
43:02Mais vous avez raison
43:03mais ça traduit
43:04des...
43:05Pour le coup,
43:06eux,
43:06ils sont déconductés.
43:07Voilà,
43:08c'est des ricaneurs
43:09qui vivent dans
43:09trois heures
43:09de l'arrondissement de Paris.
43:10Le principe de ricane
43:11est au fond de commerce.
43:12Voilà.
43:13Et tu ricanes.
43:15Mais surtout,
43:15en plus,
43:15aujourd'hui,
43:17il y a des personnes
43:17qui vivent dans la rue
43:18avec cette chaleur
43:20qui n'ont pas forcément
43:20accès à de l'eau potable
43:22et qui ne peuvent pas
43:23forcément se doucher.
43:24Donc non,
43:25tout le monde n'est pas
43:25logé à la même enseigne du sol.
43:27Vous voyez,
43:28moi je découvre cette chronique
43:29mais il y a quelque chose
43:31d'intéressant
43:31c'est qu'elle est fausse.
43:32Parce que justement,
43:33si on veut un peu
43:34élever le débat,
43:35on pourrait se dire
43:35qu'on n'est pas égaux
43:38devant la chaleur.
43:39On le voit bien.
43:40Il y a des gens
43:41qui vivent avec la clim.
43:43Il y a des gens
43:43qui vivent avec des enfants
43:45qui ne souffrent pas
43:46de la chaleur.
43:47Enfin,
43:47non,
43:48on n'est pas égaux
43:48devant la chaleur.
43:49C'est justement
43:50un des problèmes.
43:51C'est bien le problème.
43:53Vous avez parfaitement raison.
43:53Il y a des gens
43:54qui ont les moyens
43:56pourquoi pas de quitter
43:56leur appartement
43:57parce qu'il fait très chaud
43:58et ils ont la possibilité
43:59s'il y a un hôtel,
44:00un joli hôtel
44:01près de leur maison,
44:02ils vont passer deux nuits.
44:04Évidemment que tout le monde
44:04est...
44:05Les maisons qui sont
44:05climatisées,
44:06on n'est pas égaux non plus
44:08parce que si vous allez
44:10à l'hôpital,
44:11ceux qui ont les moyens
44:11ils iront peut-être pas
44:13dans l'hôpital public
44:13et ils iront dans une clinique
44:15pour une chose plus légère
44:17peut-être bien sûr
44:17pas une intervention importante
44:19mais il y a plein
44:20évidemment qu'on n'est pas égaux.
44:22C'est l'exact contraire.
44:23C'est pour ça que cette chronique
44:25c'est assez...
44:27Égaux pour rien de toute façon.
44:29Vous connaissez le drame
44:31de Louis, 17 ans
44:32qui a violemment été passé à tabac
44:34par plusieurs jeunes vendredis
44:36et c'est évidemment
44:38pas un fait d'hiver,
44:39c'est un fait de société.
44:41Pourquoi ?
44:41Parce qu'il combine
44:43beaucoup d'éléments
44:44qu'on retrouve
44:46dans beaucoup d'affaires.
44:47D'abord la jeunesse.
44:48Les gens qui ont 15 ans.
44:49Et je répète le mot
44:50de Stanislas Godon hier,
44:52c'est une bombe à retardement
44:53que cette jeunesse.
44:54Bon.
44:55Ensuite la violence
44:56évidemment de notre société.
44:58La mise en scène
45:00qui en dit beaucoup.
45:02C'est-à-dire que ces jeunes gens
45:02c'est absolument incroyable.
45:04C'est eux-mêmes
45:05qui ont donné aux enquêteurs
45:08la solution
45:09pour les retrouver.
45:11Puisqu'ils se sont filmés.
45:13Sans se dissimiler le visage.
45:15Exactement.
45:17Et cette société
45:19de jeunes gens
45:20qui paraît aujourd'hui
45:22censure-moi.
45:23On n'a plus d'explication d'ailleurs.
45:26Donc voyez
45:26ou écoutez
45:27et puis témoignage aussi
45:29pardon qui fait sens
45:30c'est la volonté
45:32de minimiser.
45:33Je crois que c'est
45:33le journal l'indépendant
45:34et c'est pour ça
45:34que la famille a pris la...
45:36Exactement.
45:37La famille a pris la parole.
45:38Au départ
45:39on parle d'une rixe.
45:41S'il n'y a pas d'image
45:42c'est une rixe.
45:43Non c'est pas une rixe
45:43c'est un assassinat.
45:44A 5 contre 1
45:45c'est pas une rixe.
45:46Est-ce qu'on peut ajouter
45:47moi ce qui m'a frappé
45:48je ne suis pas arrivé
45:49à voir la vidéo jusqu'au bout
45:50je le dis franchement
45:50mais la manière
45:52dont ils assènent les coups
45:54moi j'ai vu l'impression
45:55de revivre aussi
45:56la manière dont Quentin
45:57avait reçu les coups
45:57exactement de la même manière.
45:59Vraiment.
45:59c'est-à-dire
46:00c'est permis de tuer
46:01les Saint-Sockel
46:02c'est-à-dire la manière
46:03dont les coups
46:04sont envoyés dans les côtes
46:05pour les briser
46:07la manière dont
46:08les coups de poing
46:08sont envoyés
46:09dans la boîte crânienne
46:10pour la briser
46:12franchement
46:12c'est à chaque fois
46:13le même scénario.
46:14Alors écoutez
46:15la tente de Louis
46:16un premier témoignage
46:18qui rapporte
46:19ce qui s'est passé.
46:21Si vous voulez
46:21quand le premier article
46:22est sorti
46:23j'étais à l'hôpital
46:24évidemment
46:26et je vois l'article sortir
46:27et je vois ma sœur
46:28qui voit l'article
46:29et qui commence
46:30à éructer
46:32et elle dit
46:33mais qu'est-ce qu'il raconte ?
46:34C'est pas une rixe en fait
46:35mon petit garçon
46:36ce qu'ils l'ont fait
46:37parce que moi
46:38je l'avais à la vidéo
46:39je sais que c'est pas ça.
46:40J'ai pris mon téléphone
46:41j'ai appelé
46:43le journaliste
46:43je lui ai dit
46:44qu'est-ce que vous racontez ?
46:46Mais madame
46:46c'est les éléments
46:47qu'on m'a donné
46:47mais c'est pas ça
46:48les éléments.
46:50Et en fait
46:51j'ai pris la décision
46:52ce matin
46:53en accord avec ma sœur
46:54et le papa de Louis
46:56qu'on n'allait pas
46:57se laisser faire
46:58et qu'on allait faire
46:59savoir les choses
47:00on a publié sur les réseaux
47:02on a contacté les gens
47:03et aujourd'hui
47:05toute la presse
47:05est unanime
47:06c'est un guet-apens
47:07et c'est un assassinat
47:09mais on avait
47:10les leviers pour
47:11mais les gens
47:12qui n'ont pas les leviers
47:13combien
47:14il y a d'enfants
47:16peut-être
47:16Louis
47:17ce serait resté
47:18juste une page
47:18dans les faits divers
47:19à Perpignan
47:20ou à Narbonne
47:23honnêtement
47:23je crois que
47:24la seule chose
47:25qu'il faut
47:25c'est que les juges
47:26maintenant
47:28prennent en considération
47:30vraiment
47:30ce qui s'est passé
47:31ils ont les vidéos
47:33ils ont tout
47:34il faut
47:35que ces personnes
47:36soient jugées
47:37à la hauteur
47:38de ce qu'ils ont fait
47:38c'est-à-dire
47:39qu'ils ont
47:40arraché
47:40la vie
47:41à coups de poing
47:43dans le crâne
47:43d'un enfant
47:44de 17 ans
47:45il n'y a pas d'autre mot
47:46c'est cru
47:47c'est violent
47:47mais c'est ce qui s'est passé
47:49il est
47:519h51
47:52on va être
47:53dans une seconde
47:54avec le carillon
47:55d'Europe 1
47:56que vous entendez
47:59c'est gravissime
48:00effectivement
48:01et
48:02on ne peut être
48:03qu'en empathie
48:04avec cette famille
48:05avec cette mère
48:07avec cette tante
48:08et c'est toujours
48:09dans ces cas-là
48:10difficile
48:10d'enchaîner
48:13avec le carillon
48:14d'Europe 1
48:14et Thomas Hill
48:15qui est avec nous
48:16Thomas
48:17effectivement
48:17bonjour Pascal
48:19Thomas
48:19quel sera
48:20votre programme ?
48:21on va parler
48:22de l'audace
48:23ce matin
48:24avec Florence
48:25Servan-Schreiber
48:26qui sera avec nous
48:27pour son premier roman
48:28graphique
48:28Tentons l'audace
48:30ça s'appelle
48:30Chiche
48:31on en parlera
48:32avec elle
48:33on se demandera
48:34la différence
48:34entre l'audace
48:35et le courage
48:37et alors c'est quoi
48:38votre avis
48:39la différence
48:40entre l'audace
48:40et le courage ?
48:41c'est elle qui va
48:41nous l'expliquer
48:42mais dans ces mots
48:43j'avais l'impression
48:44que l'audace
48:45était encore plus courageux
48:45que le courage
48:46parce que le courage
48:46c'est quelque chose
48:47qui nous tombe dessus
48:48alors que l'audace
48:49c'est un choix
48:50voilà
48:51est-ce que vous êtes audacieux ?
48:53j'essaie de l'être parfois
48:54ça m'arrive
48:55ça m'arrive
48:57qui disait de l'audace
48:58encore de l'audace
48:59toujours de l'audace
49:01qui a eu cette formule célèbre ?
49:04de l'audace
49:05c'est pas Danton justement
49:06qui disait ça ?
49:08c'est curieux d'ailleurs
49:09de l'audace
49:10encore de l'audace
49:11toujours de l'audace
49:13bon
49:13la chance sourit
49:14la chance sourit
49:15et on sera aussi
49:16avec Chantal Goyen
49:17tout à l'heure
49:18ah oui
49:19elle a des petits soucis financiers
49:21elle a des petits soucis financiers
49:22effectivement
49:22mais voilà
49:23on parlera aussi de musique
49:24avec elle évidemment
49:25et de son parcours
49:26et de son histoire
49:27voilà
49:27bon bah écoutez
49:28merci Pascal
49:29merci à vous
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