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  • il y a 6 semaines

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00:00Europe 1 et CNews, 9h-10h, l'heure des pros.
00:04Pascal Praud.
00:07Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros ce matin sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur
00:13CNews jusqu'à 11h.
00:14La coupe du monde est une émotion, un souvenir, une enfance qui traverse le temps
00:20et ramène des hommes et des femmes aux cheveux blancs à l'époque de leurs culottes courtes et de leurs
00:25jupes plissées.
00:26J'envie les écoliers, les collégiennes qui ont eu hier soir la permission de minuit.
00:32Ils n'oublieront pas cette nuit magique comme chantait Catherine Lara.
00:36Il est rare qu'une équipe de France marque autant de buts, 3 par match au minimum.
00:42Cette équipe est joueuse, talentueuse, vigoureuse.
00:45Elle est aussi irrésistible avec Kylian Mbappé qui file vers un ballon d'or
00:50et Michael Olizé dont le pied gauche fut enchanté, qui sait, dans son berceau par l'effet du football.
00:56Oui, il est rare qu'une équipe de France dégage autant de confiance, qu'elle soit aussi dominatrice, efficace.
01:02L'émotion de Mbappé dans les bras de Didier Deschamps dit long sur les ondes positives
01:06qui parcourent ce groupe de jeunes gens.
01:08Du banc de touche au terrain en passant par le vestiaire, on vit ensemble, on meurt ensemble.
01:13C'est la devise de la maison bleue.
01:14Didier Deschamps est l'architecte de cette victoire, je me souviens des critiques sur le jeu,
01:20qu'il essuyait il y a quelques années, trop ceci et pas assez cela.
01:24Mais Deschamps faisait avec ce qu'il avait.
01:26On ne joue pas de la même façon quand on a Mbappé, Dembélé, Barcola, Olizé.
01:32Aujourd'hui, l'équipe de France est flamboyante.
01:34Puisse-t-elle animer ce mondial jusqu'au 19 juillet, samedi soir à 22h.
01:38Retour vers le futur.
01:40France-Paraguay, souvenir de Laurent Blanc.
01:44Huitième de finale, comme en 1998.
01:47Oui, l'aventure continue.
01:50Il est quasiment 9h, Augustin, donne adieu.
01:54L'heure des pros, 9h-10h, Pascal Praud, sur CNews et Europe 1.
02:05Bonjour Pascal, bonjour à tous.
02:07Quatre nouveaux suspects ont été interpellés dans l'enquête sur l'assassinat à Marseille de Médic Estassi,
02:12dont le frère Amine est une figure de la lutte contre le narcotrafic.
02:16Fin mars, 6 personnes avaient déjà été mis en examen dans l'enquête sur la mort du jeune homme de
02:2020 ans,
02:20totalement étranger au trafic de drogue et inconnu de la police comme de la justice,
02:25tué de plusieurs balles en plein après-midi à Marseille.
02:27C'était le 13 novembre 2025.
02:30La prochaine élection présidentielle en France aura lieu les 18 avril et 2 mai 2027.
02:37Ce calendrier a été préféré à l'autre option qui plaçait le scrutin une semaine plus tôt,
02:41les 11 et 25 avril.
02:42En vertu de la Constitution, le scrutin doit se tenir de 20 à 35 jours avant la fin du quinquennat
02:48actuel,
02:48Emmanuel Macron ayant commencé sa seconde présidence le 14 mai 2022.
02:53Et à partir d'aujourd'hui, les jeunes parents peuvent profiter d'un nouveau congé de naissance.
02:58En plus du congé de paternité et de maternité, d'une durée d'un ou deux mois selon le choix
03:04de chacun,
03:04il peut être pris simultanément ou en alternance avec l'autre parent.
03:08Il est possible de le fractionner en deux périodes d'un mois.
03:12Eugénie Bastier, merci, Augustin est avec nous.
03:15Élodie Huchard, Éric Nolot, Vincent Hervouet, Georges Fenech.
03:18On parlera de cette date du 2 mai qui fait déjà polémique.
03:21Bruno Retailleau était en colère, disons-le, tout à l'heure.
03:24Mais c'est vrai que ne boudons pas notre plaisir.
03:28Cette vieille expression, ne boudons pas notre plaisir.
03:32D'abord, vous avez tous regardé ?
03:34Bien sûr.
03:34Moi, je me suis couché tôt quand même.
03:36Mon sâteau.
03:37Je ne suis pas allé jusqu'au bout.
03:39Mais attendez, il faut être en forme.
03:42Bon, mais peu importe.
03:43En revanche, Mbappé, d'abord il y a cette image de Mbappé
03:46dans les bras de Deschamps qui en dit long
03:48parce que chacun sait le malheur qui a frappé Didier Deschamps.
03:52Il a perdu sa mère.
03:53Et lorsque Mbappé qui fait vraiment une Coupe du Monde exceptionnelle,
03:58parce qu'il est attendu, il est attendu
04:00et il fait des choses, d'abord à une vitesse folle.
04:03Et regardez cette image, voilà, qui est émouvante.
04:06Qui est émouvante parce qu'il y a le football et puis il y a la vie.
04:10Et voilà, ils sont tous autour de Didier.
04:14Et ces images, elles sont particulières.
04:20Après le drame, je le disais, qui a frappé Didier Deschamps.
04:26La France a gagné 3-0, elle a gagné son premier match 3-1,
04:29elle a gagné le deuxième 3-0, elle a gagné 4-1.
04:32Mais pour ceux qui, comme vous, n'ont pas vu jusqu'au bout le match,
04:35il faut dire que les Suédois sont bien heureux de ne pas être rentrés chez eux
04:38avec 6 ou 7 buts dans la musée de CP.
04:40Incroyable !
04:41La deuxième mi-temps, j'ai l'impression que les Suédois jouaient
04:43contre un rouleau compresseur qui pouvait marquer à n'importe quel moment.
04:46Bon, après la Suède, ce n'est pas l'Espagne, ce n'est pas le Brésil, etc.
04:50Mais on a vu un football champagne.
04:52Il n'y a pas de mieux avec des artistes.
04:54Avec deux poteaux, la frappe d'Olizé.
04:58Mais l'équipe de France est à un niveau,
05:00je ne sais pas si elle va gagner ou pas,
05:02parce que dans le football, il faut toujours être prudent,
05:04mais il n'y a pas une équipe au monde qui a d'abord cette qualité de joueur.
05:07Les quatre que j'ai cités tout à l'heure,
05:09Olizé, Mbappé, Barcola...
05:12Le milieu de terrain, Rabiot, Chouameni, c'est très très fort.
05:15À un moment où les grandes équipes, les grandes nations disparaissent,
05:18l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Italie qui n'était pas qualifiée,
05:21et d'autres, on va se retrouver en position de favori.
05:25Nous le sommes.
05:26Écoutez Didier Deschamps.
05:29On a fait ce qu'il fallait,
05:30même si on a eu un premier quart d'heure un peu timide,
05:34mais après on a cette capacité à se créer des occasions.
05:42Le seul petit regret, c'est de ne pas avoir eu plus d'efficacité
05:45en première mi-temps, ça aurait pu déjà plier le match.
05:48Mais on les a tellement fait courir
05:50qu'en deuxième mi-temps, évidemment, il y avait plus de fatigue.
05:53Mais voilà, on les a tellement fait courir
05:55parce que cette équipe est performante sur le plan physique.
05:57Je vous rappelle la première question
05:59que Jean-Claude Soudeau, maître du football,
06:01posait aux joueurs qui arrivaient au FC Nord.
06:03Est-ce que tu aimes courir ?
06:04C'est la première question.
06:06Est-ce que tu aimes courir ?
06:09Alors que quand vous m'avez recruté,
06:10on m'a dit, est-ce que tu aimes parler ?
06:12J'ai dit oui, vous m'avez dit tant pis.
06:15Il dit tout, des gens.
06:17Évidemment, il faut des appels de balles,
06:19il faut des gens qui courent partout,
06:20il faut de l'animation.
06:22Ne me regardez pas comme ça.
06:22Comment ?
06:23Ne me regardez pas comme ça, je n'ai rien à dire.
06:24Vous avez regardé ou pas ?
06:25Je n'ai rien à dire sur le football.
06:27Pourquoi pas ?
06:28Vous avez regardé ou pas ?
06:29Non ?
06:30Vous avez trois garçons.
06:31Je regarde à partir des quart de finale.
06:32C'est à 11h du soir.
06:34Ah ben justement, il faut donner...
06:35Et à Noël, le Père Noël, il arrive à quelle heure ?
06:37Eh ben pareil.
06:38Il y a encore école cette semaine.
06:39Il y a encore école.
06:40C'est à 22h là, samedi, ça sera...
06:41Non, il faut leur donner la permission, au moins au grand.
06:44Il faut qu'il ait, il faut qu'il ait...
06:45Non mais oui, à partir de samedi, ça va devenir intéressant.
06:50Mais là, c'était d'arrêter, c'était formidable.
06:53Écoutez Kylian Mbappé.
06:56Je pense toute l'équipe.
06:57Toute l'équipe était là avec lui.
06:59Je pense que c'est important.
07:00Il y a des choses qui sont plus importantes qu'une Coupe du Monde,
07:02plus importantes que le foot.
07:04Mais comme je l'ai dit, c'est l'ADN de ce groupe,
07:06d'être tous ensemble, de vraiment être soudés.
07:09Et on est tous derrière le coach,
07:11peu importe ce qui se passe,
07:12peu importe ce qui va se passer,
07:13on est tous derrière lui.
07:15Et on voulait lui faire ressentir qu'il n'était pas tout seul.
07:17Je pense que l'objectif, comme je l'ai dit,
07:19c'est d'aller le plus loin possible,
07:21d'aller le 19 juillet, de revenir ici,
07:24et essayer de gagner.
07:25On va étape par étape.
07:27Après, bien sûr, plus tu mets des buts,
07:28plus tu montes dans le classement.
07:29Je pense que j'apprends ça à personne.
07:31Il marque deux buts par match.
07:34Le fameux record de Gézard Fontaine,
07:35nous, on a vécu quand on était enfant,
07:37c'était impossible d'imaginer le battre.
07:39C'est vrai qu'il y a plus de matchs aujourd'hui,
07:41en phase finale de Coupe du Monde.
07:42Il avait marqué 13 buts.
07:43C'est très imaginable,
07:45non seulement par Mbappé,
07:45mais peut-être par Messi, par exemple.
07:47En tout cas, ce qui est quand même plaisir,
07:49c'est ce comme un comeback de Mbappé.
07:52Il a traversé une période difficile,
07:54souvenez-vous.
07:54Vous-même, vous n'étiez pas toujours tendre.
07:57Il quitte le PSG,
07:58le PSG gagne la Coupe.
08:00Au Réal, ça ne va pas.
08:02Toutes ces histoires personnelles.
08:03Et là, il rétablit ce lien d'amour avec les Français.
08:07Ça, c'est formidable.
08:09Et il supporte qu'il y ait une autre star.
08:11Ça se passe très bien entre Lisée et Mbappé.
08:13Il est collectif.
08:14Voilà, il est formidable.
08:15C'est la seule nouvelle de l'émission.
08:18Donc, nous avons bien fait de la développer.
08:19Mais non, mais bien sûr.
08:20Vous voyez, je crois qu'il y a des vidéos aussi
08:22avec des supporters français.
08:23Il y a une colonie française.
08:24Je crois qu'il y avait 5000 personnes hier
08:25qui étaient dans les rues de New York.
08:28Et puis, vous allez entendre
08:29quelques réactions des supporters.
08:33Mbappé, le meilleur joueur du monde.
08:36Pichichi, la Coupe du Monde.
08:37Il va tout péter, ça va.
08:39Cette année, elle est pour nous.
08:40On veut les Argentins, par contre.
08:42On veut l'Argentina.
08:44Aujourd'hui, Mbappé est là pour marquer des buts.
08:45Donc, il en a marqué deux aujourd'hui.
08:47Il a rejoint Messi en tête,
08:48débuteur de l'histoire de la Coupe du Monde.
08:50Il a su mener son équipe à la victoire,
08:53comme d'habitude.
08:53Mais derrière, il a été aidé par un gros collectif.
08:55Let's go, les blés !
09:00Et vous allez voir ces images
09:02que je vais commenter également pour Europe 1
09:03sur l'Empirestedt Building.
09:06Regardez le bleu-blanc-rouge
09:07sur New York, New York,
09:09la ville qui ne dort jamais.
09:10On va recevoir le Paraguay.
09:11On va recevoir.
09:12On va jouer contre le Paraguay,
09:13M. Herbouet.
09:15Je ne vais pas vous demander une expertise.
09:17Sacré souvenir.
09:18Le Paraguay, en termes de football !
09:20Il n'y a absolument rien à l'équipe du Paraguay.
09:21Mais bien sûr, je le sais bien, d'abord.
09:24Mais le Paraguay, c'est quel régime politique ?
09:27C'est au milieu du continent,
09:29à peu près à mi-chemin,
09:30entre l'Atlantique et le Pacifique.
09:32Un pays enclavé.
09:33C'est le pays du général Tapioca.
09:35Et le général Alcazar.
09:36C'est le pays des coups d'État militaire.
09:39C'est un pays où on fait du soja.
09:41Mais aujourd'hui...
09:42Ce n'est pas un pays...
09:43En fait, c'est une sorte d'un free shop.
09:45Ce n'est pas un pays de lite.
09:46Ils font essentiellement de la contrebande.
09:47Soyez gentils, ne vous fâchez pas avec le...
09:50Et de la production de shit aussi.
09:51Ils font beaucoup de...
09:52C'est le premier producteur mondial.
09:54Vous êtes allé à Asuncion ?
09:55Ah oui.
09:56Et vous êtes allé à Asuncion ?
09:57Plusieurs fois à Asuncion.
09:58Plusieurs fois ?
09:59Oui.
10:00Avec Chirac ?
10:00Je suis allé à Asuncion avec le président Chirac.
10:03Pourquoi il était allé à Asuncion, le président Chirac ?
10:05Il avait fait une grande tournée,
10:07un peu sur les pas du général de Gaulle,
10:08au début de son premier mandat,
10:10où il avait fait pendant 20 jours,
10:11ça paraît incroyable aujourd'hui,
10:13de faire un voyage aussi long,
10:14une tournée de l'Argentine,
10:17de Paraguède,
10:19de la Bolivie,
10:20du Brésil,
10:21de l'Argent...
10:22Bref, c'était incroyable.
10:23C'était un très beau voyage.
10:24Et donc, c'est un régime aujourd'hui autoritaire,
10:26c'est ce que vous nous dites.
10:27Oui, c'est...
10:28Non, c'est mieux,
10:29parce qu'ils avaient le record mondial
10:31des coups d'État militaire,
10:32et là,
10:33c'est un régime semi-autoritaire,
10:35avec des civils.
10:36Bon, il y en a qui sont assassinés
10:37de temps en temps, quand même.
10:38Bon, c'est pas...
10:39Mais c'est le pays le plus diffamé au monde.
10:42Vous vous souvenez qu'il y avait un joueur...
10:43Je suis assez conformiste en disant tout ça,
10:44parce que c'est un pays qui est très méprisé,
10:46très diffamé.
10:48Pendant toute mon enfance,
10:49on me racontait que l'horrible Mengele,
10:51le docteur Mengele,
10:52était l'hôte du général Straussner,
10:56le dictateur local.
10:58Et donc, Mengele,
11:00on le cherchait au Paraguay,
11:01les équipes de télé,
11:02les reporters allaient là-bas.
11:04Et puis, en fait,
11:05Straussner vivait...
11:06Mengele vivait au Brésil,
11:09tranquillement, sous un faux nom.
11:11Dans une...
11:12Dans une sorte de ranch,
11:14parce qu'il y a un très bon livre
11:15qu'on avait lu et reçu,
11:17Olivier Guèze,
11:18qui avait écrit...
11:18Une adaptation au cinéma qui était remarquée.
11:19Exactement,
11:20qui avait raconté cette histoire de Mengele,
11:22et qui vivait dans une sorte de ranch,
11:25à l'abri des regards.
11:28Et soutenu par, quand même,
11:30des nostalgiques du nazisme,
11:32voilà, qui l'ont bien aidé.
11:33Bon, il est 9h09.
11:34Je vous disais l'actualité,
11:36la dernière actualité.
11:37Alors, tout fait polémique
11:38avec le président Macron.
11:39On a appris les dates de la présidentielle,
11:4318 avril et 2 mai,
11:45et le 2 mai et le lendemain du 1er mai.
11:47Dimanche 2 mai, samedi 1er mai.
11:49Alors, deux remarques.
11:50D'abord, à priori,
11:51on n'a plus le droit de parler politique
11:53à partir du vendredi soir à minuit.
11:54Il est clair que le samedi 1er mai,
11:57il y aura des discours politiques
11:58et ils seront peut-être relayés
11:59sur les antennes de télévision.
12:00Je ne sais pas comment ça se passera,
12:01mais c'est un mouvement politique
12:03que la manifestation du 1er mai.
12:05Deuxième remarque.
12:07Certains disent qu'on va avoir le droit
12:09au cortège antifasciste
12:12qui va défiler dans les rues.
12:15Et Bruno Retailleau est particulièrement
12:16en colère.
12:17Lui, qui est candidat à la présidentielle,
12:19il était avec Laurence Ferrari
12:20et il a pris la parole ce matin,
12:22il y a quelques minutes,
12:23sur l'antenne d'Europe 1
12:24et sur celle de Sénios.
12:25Écoutons-le.
12:27Ce choix des dates,
12:28puisqu'il y avait deux choix,
12:29nous avons été consultés en début de semaine
12:31au ministère de l'Intérieur,
12:33ce choix n'est pas neutre.
12:34Et vous avez raison de le souligner.
12:36Moi, je m'inscris totalement
12:38contre ce choix-là,
12:40qui n'est pas normal,
12:41parce qu'il y a une grande règle
12:42pour les élections,
12:44c'est qu'on termine la campagne
12:46à minuit,
12:47qui précède le premier ou le deuxième tour,
12:49le second tour,
12:50à minuit, le vendredi.
12:52Donc, évidemment,
12:53le 1er mai,
12:54ce sera le samedi.
12:55Qu'on ne me fasse pas croire
12:56que dans les cortèges,
12:57dans les prises de position,
12:59il n'y aura aucun écho politique.
13:01Donc, première chose,
13:03ça, ça n'est pas normal.
13:04Je pense qu'il peut y avoir aussi
13:05une stratégie du chaos,
13:07parce que, imaginez...
13:09Vous lui prenez Emmanuel Macron,
13:10Bruno Taillot ?
13:10Oui, sans doute,
13:12parce qu'on voit bien
13:13que le 1er mai,
13:14aujourd'hui,
13:15il y a peu de 1er mai
13:16qui se passent calmement.
13:17Donc, il y a toujours
13:18une montée en pression
13:19et avec parfois des débordements.
13:21Vous imaginez ?
13:22La veille d'un second tour ?
13:24J'espère que ce ne sera pas
13:25un second tour
13:25avec les deux ailes radicales.
13:27Mais on voit bien
13:28que, de toute façon,
13:29la gauche,
13:30dans cette réunion,
13:31ce que mon collaborateur
13:32qui assistait à cette réunion
13:33m'a rapporté,
13:34c'est que le choix de la gauche,
13:35c'était le choix
13:37qu'ont fait mon successeur
13:38Laurent Dunez
13:39et le président Emmanuel Macron.
13:41Une fois de plus,
13:41ce gouvernement
13:43a obtempéré
13:43et le choix du gouvernement,
13:45ça a été le choix
13:46de la gauche
13:47parce que la gauche pense
13:48qu'une second tour
13:49après le 1er mai,
13:51eh bien,
13:52ça l'avantagera.
13:53Eh bien, moi,
13:53je m'inscris en faux.
13:54Je veux dire ma colère ce matin.
13:56Ce choix
13:57n'est pas un choix neutre.
13:59Ça n'est pas normal
14:00sur le plan démocratique.
14:02Ce n'est pas un choix neutre,
14:03Élodie Richard,
14:05dit Bruno Retailleau.
14:06Oui, mais la raison,
14:07parce que sans parler
14:08des médias
14:08qui relaient
14:09les prises de parole,
14:11par exemple,
14:11de Jean-Luc Mélenchon,
14:12etc.,
14:12puisque ça sera interdit,
14:14comme le dit Bruno Retailleau,
14:15dans ces manifestations,
14:16premièrement,
14:16il y aura forcément
14:17des messages politiques,
14:19des revendications.
14:20Et le 1er mai,
14:21aujourd'hui,
14:21on sait à quel point
14:22il est politique.
14:23Donc, pour la gauche,
14:24c'est un moyen d'avoir
14:25la veille du second tour,
14:26un moment où ils peuvent exister
14:29sans forcément trop parler,
14:30d'ailleurs,
14:30mais où leurs revendications
14:31peuvent vivre.
14:32Et il a raison
14:33sur le deuxième côté aussi,
14:34sur les débordements.
14:34la veille d'un second tour,
14:37c'est quand même mieux
14:37d'avoir un tout petit peu
14:39d'apaisement,
14:39de parler d'un peu
14:40d'autre chose.
14:40Si vous avez un pays
14:41où à chaque fois
14:42on voit les débordements
14:43dans les manifestations,
14:44ça crée aussi une ambiance.
14:46Et forcément,
14:46pour la gauche,
14:47c'est un peu tout bénef,
14:48puisque eux,
14:48ils ne pourront pas parler,
14:49mais ils auront
14:50des revendications
14:51qui seront portées
14:51par les syndicats,
14:52des panneaux,
14:53des mobilisations
14:54qui forcément
14:55seront relayées.
14:56Donc, je ne sais pas
14:56si ça les avantagera,
14:57on ne va pas dire
14:58que ça va changer
14:58totalement le résultat,
15:00mais effectivement,
15:00ce n'est pas anodin,
15:01d'autant plus
15:01qu'il y avait quand même
15:02une autre option.
15:03Eugénie,
15:04oui, il y avait surtout
15:04une autre option.
15:05Et puis, c'est toujours pareil,
15:06on voit la psychologie
15:07d'Emmanuel Macron
15:08qui ne cherche jamais
15:10au fond à apaiser les choses.
15:11Oui, c'est vrai que c'est ça
15:12qui me frappe.
15:13C'est-à-dire que dès
15:14qu'il peut mettre le feu,
15:16il le met.
15:17Et il l'aura mis
15:18pendant 10 ans.
15:19Parce qu'il peut faire
15:19un autre choix
15:21que le 2 mai.
15:21Oui, il y avait l'option
15:22de faire plus peu.
15:22Je ne sais pas ce qui se passera,
15:23je ne sais même pas
15:24si vraiment ça sert ou pas.
15:26Parce qu'on peut aussi dire
15:26que si tout est cassé
15:28le 1er mai,
15:29ça peut servir
15:29le Rassemblement National
15:32si le Rassemblement National
15:33est au second tour.
15:34J'en sers pas.
15:35Mais à chaque fois
15:36qu'il a une solution à prendre,
15:38si entre l'apaisement
15:39et le feu,
15:40il préfère le feu.
15:41Et c'est ça que je regrette.
15:43Voilà.
15:44Eugénie Bastier.
15:45Vous avez dit
15:46ce que je voulais dire.
15:47Ah bon ?
15:48Non, pardonnez-moi.
15:49Dites-le,
15:49je préfère que vous
15:50qui le disiez.
15:51Parce qu'après,
15:51l'Arcom vient me chercher.
15:53Non, non, mais c'est vrai,
15:54vous avez raison.
15:54S'il y avait une autre option,
15:55je ne comprends pas
15:56pourquoi c'est celle-ci
15:57qui a été choisie.
15:58Après, c'est vrai que
15:58si le 1er mai se passe mal,
16:01ce qui est quand même
16:01souvent le cas,
16:02surtout dans un contexte
16:03d'entre-deux-tours
16:03avec parade antifasciste,
16:05etc.,
16:05qui a de la casse,
16:06ça peut se retourner aussi
16:08contre la gauche.
16:09Mais effectivement,
16:10c'est un choix qui interroge
16:11et on a le sentiment
16:12que oui,
16:13le président de la République
16:14ne veut jamais faire
16:15le choix raisonnable.
16:16On a l'impression
16:16qu'il veut toujours faire
16:17une espèce d'un pas de côté
16:18original,
16:19de vouloir se démarquer
16:20de ce qu'on attendrait
16:21de lui normalement.
16:23Or, parfois,
16:24on attend du président
16:25de la République
16:25un peu de raison,
16:26un peu de calme.
16:26C'est aussi le rôle
16:27de garantir des institutions.
16:29Écoutez, ce choix,
16:30il est attiré par le chaos.
16:31Je ne peux pas vous dire
16:32autre chose.
16:32Il y a quelque chose
16:33de l'ordre de la psychologie
16:35qui est inférieure.
16:35Ou alors, c'est tout simplement
16:36céder à la gauche
16:37et à une revendication
16:37de la gauche.
16:38Oui.
16:38Non, parce que
16:39quel est son intérêt ?
16:42Je ne sais même pas.
16:43Comment ?
16:44Un tropisme
16:45de plutôt plaire à la gauche.
16:46Mais pourquoi ?
16:48C'est peut-être profondément
16:50sa direction particulière.
16:51Il préfère...
16:52Il y a un autre choix.
16:54Pourquoi choisir le 2 mai ?
16:55Je vous assure,
16:56ça en dit beaucoup
16:57en psychologie.
16:58Pourquoi ?
16:58Peut-être que c'est pour
16:59rester une semaine de plus aussi.
17:00Oui.
17:02Évidemment,
17:02ce n'est pas ça.
17:03Donc, vous voyez,
17:04c'est évidemment...
17:05Accessoirement,
17:05c'est des vacances.
17:06Comment ?
17:08Accessoirement,
17:09les deux tours
17:09auront lieu
17:10pendant les vacances.
17:11Parce que les vacances,
17:12c'est entre le début avril
17:13et le début mai.
17:14Oui, mais ça,
17:15c'est le calendrier.
17:15Il y a toujours des vacances.
17:17Non, pas forcément.
17:18Vous pouviez tirer ça
17:19au 9 mai.
17:20Au moins,
17:21le deuxième tour,
17:21vous auriez eu les gens
17:22à domicile
17:22et pas éparpillés.
17:24Et pourquoi il ne le fait pas
17:25au 9 mai,
17:26Elodie Huchard ?
17:27Ce n'était pas une option
17:28qui était envisagée ?
17:29Non, l'autre option,
17:30c'était de le faire plus tôt,
17:31de décaler d'une semaine plus tôt,
17:33mais pas plus tard,
17:35en revanche.
17:35Mais il pouvait le faire plus tard.
17:36Parce que la date butoir,
17:39c'était,
17:39la date butoir est le 14 mai.
17:42Puisqu'il cesse,
17:44il perd effectivement,
17:46il fallait l'organiser
17:47avant le 14 mai,
17:49qui est le terme échou
17:51de son mandat.
17:53Bon, écoutez,
17:55ça va faire évidemment parler
17:56toute la journée.
17:57Et ce n'est pas à 23h,
17:59le match France.
18:01On me dit,
18:01c'est à 23h ou à 22h ?
18:03C'est à 23h ?
18:04Oui, 23h.
18:05Ah, j'ai dit 22h.
18:06Je pensais que c'était 22h.
18:07Vous avez confondu
18:08beaucoup avec la réalité.
18:09C'est France-Paraguay.
18:10Non, c'est 23h malheureusement.
18:12Ah oui, c'est 23h.
18:13Ah oui, c'est 23h.
18:15Bon,
18:17je vais vous parler
18:18du congé naissance.
18:19Parce que,
18:20vraiment,
18:21il y a de quoi aussi
18:22être en colère.
18:23J'ai appris.
18:24Alors, à partir d'aujourd'hui,
18:25les jeunes parents
18:25peuvent profiter
18:26d'un nouveau congé de naissance.
18:28On est d'accord.
18:29Bon, c'est un dispositif
18:30qui est présenté
18:30par le gouvernement
18:31comme une mesure
18:31de soutien à la natalité.
18:33Tu parles ?
18:34Bon.
18:35Évidemment,
18:35ce n'est pas du tout ça.
18:37Alors,
18:37ce que j'ai appris,
18:38je pense que je vais apprendre ça
18:39aux gens.
18:39C'est absolument incroyable.
18:41Donc,
18:42il est plus généreux,
18:43il est plus long.
18:43Un à deux mois,
18:45plutôt que les 15 jours rémunérés.
18:46Donc,
18:47on prolonge.
18:48Vous me suivez.
18:50Donc,
18:52les textes réglementaires
18:53de ce nouveau congé naissance
18:55nous ont donné
18:56les modalités d'indemnisation.
18:57Il y a 70%
18:58du salaire plafonné
18:59le premier mois.
19:0070% du salaire plafonné
19:02le premier mois.
19:02Après le congé classique
19:03des 28 jours,
19:05congé parental,
19:06congé pour l'opé.
19:0660% le deuxième mois.
19:07Et 60% le second
19:09entièrement financé
19:10par la Sécurité sociale.
19:11On n'a plus un centime.
19:12Je ne suis pas d'accord
19:13avec vous,
19:13mais bon.
19:13Mais évidemment
19:14que vous n'êtes pas d'accord
19:14avec moi.
19:15Je le sais bien,
19:16tout le monde veut son petit truc.
19:17Les efforts,
19:17c'est pour les autres.
19:18C'est toujours pareil.
19:19Vous ne voulez pas faire
19:20d'économie,
19:21Eugénie,
19:21donc je vous connais.
19:22Et personne ne veut en faire.
19:24C'est formidable d'ailleurs.
19:25Personne ne veut en faire.
19:26Et c'est la Sécurité sociale
19:28qui va payer.
19:28Ça coûte 300 millions d'euros.
19:31300 millions d'euros.
19:31Vous savez comment ça coûte
19:32les retraites ?
19:33Ça y est.
19:36400 milliards.
19:36Je vous dis juste
19:37parce que pour vous,
19:38il ne faut jamais faire
19:38un effort sur les retraites.
19:39Il faut toujours
19:39sur les familles,
19:40sur les gens
19:41qui font des enfants.
19:42Mais Eugénie,
19:43mais les retraités,
19:44ils ont cotisé
19:45pour son devoir.
19:45Et les gens ne cotisent pas
19:46pour les congés maternités.
19:48On ne cotise pas
19:48sur nos salaires
19:49pour la famille ?
19:50On cotise pas ?
19:51On cotise aussi
19:52pour la famille.
19:52Je suis désolée, Pascal.
19:53Il a fait 400 ans.
19:54Bien sûr aussi.
19:55Donc là,
19:55en fait,
19:56vous ne voulez pas
19:57d'économie dans ce pays.
19:58Et vous non plus,
19:59vous ne voulez pas.
19:59Vous vous défendez aussi
20:01votre...
20:01Non, je dis juste
20:02que...
20:02Mais moi, je ne défends pas
20:02d'entreprise.
20:03Je ne suis pas concerné
20:04par l'entreprise.
20:05Je vous dis juste
20:05d'ordre de grandeur.
20:06300 millions,
20:06ce n'est pas grand-chose
20:07pour la natalité en France.
20:09Personne ne fait plus
20:09d'enfants dans ce pays.
20:10Et vous croyez
20:10que ça, c'est...
20:11Sérieusement ?
20:12Si ça peut aider...
20:13Vous pensez vraiment...
20:14Moi, je connais en tout cas
20:14beaucoup de mères de famille
20:15qui sont très contentes
20:16d'avoir un ou deux congés de plus
20:18parce qu'on a un des congés maternités
20:20les plus faibles d'Europe.
20:21Enfin, on est dans la fourchette basse
20:23par rapport à plein d'autres pays,
20:23notamment les pays du nord de l'Europe.
20:25Je pense que si ça peut
20:27permettre à des gens
20:28d'aborder de façon plus sereinement
20:29la natalité
20:29et peut-être motivée...
20:30Et vous pensez vraiment...
20:31Mais ça, franchement,
20:32ce n'est pas là.
20:33Mais si, non,
20:33je suis désolée.
20:33C'est un choix de société, Pascal.
20:35Où est-ce qu'on met l'argent ?
20:36Est-ce qu'on met l'argent
20:37dans l'assistanat,
20:39dans la préférence
20:42pour la retraite
20:43dans notre pays ?
20:43Où est-ce qu'on met l'argent
20:44pour la natalité,
20:45pour les familles ?
20:46On a réduit
20:47les allocations familiales
20:48pour les adolescents
20:49dans notre pays
20:50au dernier budget.
20:51Moi, je trouve ça très bien
20:52le congé naissance.
20:53Et si ça peut redonner envie
20:54aux gens de faire des enfants,
20:55je suppose.
20:56Eugénie, qui va croire ?
20:57Sérieusement ?
20:57300 millions,
20:58ce n'est pas grand-chose
20:58par rapport au...
20:59D'abord, c'est 600 millions
21:00et on apprend que...
21:01Vous avez dit 300
21:01il y a deux minutes.
21:01Oui, mais c'est 600.
21:03En fait, le seul chiffrage
21:05qu'on ait dans la loi de finances
21:06serait à 600.
21:07J'ai dit 300,
21:08je me suis trompé, 600.
21:09Et on apprend que les caisses
21:10de sécurité sociale
21:11ont fait des recrutements
21:13spécifiques
21:13pour gérer ce nouveau droit.
21:15Bon.
21:16Qui va croire sérieusement
21:18qu'un ou deux mois
21:19de congés rémunérés
21:20s'y refieront
21:21à convaincre des couples
21:22de franchir le pas
21:23pour faire des enfants ?
21:24Mais qui va croire ça ?
21:25Et c'est un écosystème,
21:26évidemment, ça ne va pas suffire.
21:27Mais franchement, c'est...
21:28Mais qui va croire ça ?
21:29C'est un écosystème.
21:29Chérie, on fait un enfant ce soir
21:31parce que je vais pouvoir...
21:32Mais c'est un écosystème.
21:33C'est de grande société.
21:34C'est pas décisif.
21:36Parce que là, on ne fait rien.
21:37On ne fait rien pour relancer la natalité.
21:38On ne fait rien.
21:39On laisse les gens...
21:40Oui, on ne fait rien.
21:41Je ne dis pas que ça suffira.
21:42Il y a la question du logement.
21:44Il y a la question de la foi
21:45dans l'avenir.
21:45On laisse les pédophiles
21:46dans les crevères.
21:48Les jeunes...
21:49Ça dépend où on situe le débat.
21:51Est-ce que c'est en effet
21:53au niveau de la natalité
21:54ou est-ce que,
21:55j'ai l'impression que c'est ça chez vous,
21:56ça vous énerve un peu
21:57cette culture
21:58de toujours moins travaillé ?
22:00Voilà.
22:00Il y a les deux.
22:01Mais Pascal, l'argent que vous...
22:02Il y a les deux.
22:03Si vous mettez pas...
22:03Si les mères ne gardent pas
22:04leurs enfants chez elles
22:05ou les parents,
22:06chez eux,
22:06ils vont les mettre à la crèche.
22:07Ça va coûter aussi
22:08à la collectivité.
22:09À la crèche ou en nounou,
22:10c'est remboursé aussi
22:11quand vous prenez une nounou
22:12à moitié des vies de vos impôts.
22:13Donc de toute façon,
22:14ça coûte à la société.
22:15Il n'y a plus d'argent,
22:16Eugénie.
22:17C'est un choix de société.
22:18Il n'y a plus d'argent.
22:19Je préfère qu'on dépense
22:20dans la natalité
22:22et dans l'encouragement
22:23à la reproduction.
22:25Il y a plein d'autres possibilités
22:26d'économie dans notre pays,
22:27je vous assure.
22:28Franchement,
22:28il y a de la gâchée.
22:29En fait, c'est exactement...
22:30Pardonnez-moi,
22:31j'ai dit...
22:31C'est exactement ce que j'ai dit
22:33toujours et tout le temps.
22:33Les efforts,
22:34c'est pour les autres.
22:35Non, non.
22:36Si, c'est ce que vous venez de dire.
22:37Vous venez de dire
22:38il y a bien d'autres cas,
22:39mais les autres cas,
22:40quand vous allez les voir,
22:41les autres cas,
22:42comme vous dites,
22:42ils ne seront pas d'accord
22:43parce que ce seront
22:44leurs avantages à eux
22:45comme c'est l'avantage à vous
22:47parce que vous êtes en plein...
22:48Mais la natalité,
22:48c'est le cœur de la société.
22:50C'est une société
22:50qui ne se reproduit pas
22:52et c'est une société
22:52qui meurt, Pascal.
22:53Mais, Eugénie,
22:53sauf que je ne crois pas,
22:55je ne crois pas
22:57à ce que vous dites.
22:57Alors, ne faisons rien.
22:58Je ne crois pas
22:58que cet argument-là
22:59va faire une natalité.
23:01Alors, ne faisons rien.
23:02Je crois que c'est fallacieux
23:02de penser à ça.
23:03Ne faisons rien.
23:03Laissons les gens...
23:05Vraiment, je crois que c'est fallacieux.
23:12Je ne sais pas qu'elles en aient
23:13si c'est ça.
23:14S'il y a des mères
23:14qui refusent d'avoir des enfants
23:16parce qu'elles ne peuvent pas
23:16se les faire garder,
23:17ce n'est pas ça d'avoir un enfant.
23:18Si, si, parce que vous n'avez pas
23:19le mode de garde
23:20que vous êtes obligés
23:21de retravailler à trois mois et demi.
23:22D'ailleurs, si tu te poses la question
23:24d'avoir des enfants,
23:25généralement, tu n'en fais pas
23:25parce qu'évidemment,
23:27tu te dis,
23:28je vais projeter des enfants
23:29dans un monde
23:30dans lequel ils seront malheureux
23:31et ils vont souffrir.
23:32Mais c'est autre chose
23:33si vous ramenez
23:34d'avoir des enfants
23:35à l'argent que va toucher.
23:37Pascal, on a cessé
23:38de baisser les budgets
23:39pour la famille.
23:39Je suis désolée,
23:39dans les années 90,
23:40mes parents et 5 enfants,
23:41ils avaient des allocations familiales
23:4310 fois supérieures
23:44à cette que j'ai
23:45avec les enfants aujourd'hui.
23:46Donc, on a baissé les budgets
23:47de ce côté-là.
23:48Je suis d'accord avec vous.
23:49On a fait vieillissant
23:50et on a fléché les budgets
23:53vers...
23:54On va voir le sujet quand même.
23:55Pourquoi ne pas demander
23:56aux intéressés ?
23:57Est-ce que ce nouveau droit
23:59vous incite à avoir des enfants ?
24:00Moi, je serais pour demander
24:02aux jeunes couples.
24:03Non mais, moi,
24:04je n'ai pas la réponse.
24:05Je pense que ça participe,
24:06en effet,
24:06est-ce qu'a dit Eugénie
24:07d'un écosystème ?
24:08C'est toujours ça.
24:09Est-ce que c'est décisif ?
24:10Certainement pas,
24:11mais demandons aux intéressés.
24:12Par ailleurs,
24:12créer un enfant,
24:13si vous voulez pas...
24:14Créer un enfant,
24:15vous avez dit ?
24:15Créer un enfant.
24:16Faire.
24:17Recréer un enfant.
24:18Créer un enfant.
24:19Fabriquer.
24:19Eugénie.
24:20Créer un enfant.
24:22Pas vous.
24:22Pas vous.
24:23Ça vous avez le chouchement.
24:24Je veux dire...
24:25Non, mais c'est mieux
24:25que fabriquer et créer.
24:26C'est beau.
24:27Créer un enfant.
24:28Créer des enfants.
24:29C'est beau.
24:29Mettre au monde des enfants.
24:31C'est beau.
24:32La création, c'est beau.
24:32Créer un enfant.
24:34Je suis créé un enfant.
24:35Accueillir.
24:36Fabriquer, ça fait un peu
24:36un usine aussi.
24:38Fabriquer, oui.
24:39Voilà, vous m'avez fait perdre
24:40ce que je voulais dire.
24:40Non, je veux dire,
24:41si vous raisonnez
24:41en termes purement économiques,
24:42puisque c'est votre argument,
24:44produire un enfant,
24:46amener un citoyen français de plus
24:47dans la société,
24:49c'est aussi participer
24:50au renouveau de l'élément de société
24:50parce que c'est quelqu'un
24:51qui va grandir,
24:52qui va ensuite travailler,
24:53produire,
24:53créer des impôts,
24:54payer des impôts,
24:55etc.
24:55Donc, in fine,
24:58si on parle de purement économique,
25:00on a besoin
25:01que nos sociétés se renouvellent.
25:02Et nous financerons
25:02une retraite plus tard.
25:04Exactement.
25:04Et je veux dire,
25:05vous serez gagnants.
25:06Vous serez gagnants
25:06parce que le congé paternité
25:09en plus que vous aurez payé,
25:09vous le récupérez
25:10dans le financement
25:11de vos retraites plus tard.
25:12Écoutez,
25:12moi, je trouve ça formidable
25:13le débat qu'il vient d'avoir
25:14parce que,
25:16moi, peut-être que j'ai nia raison.
25:17Il faut une l'éthique familiale.
25:19qu'on a dit que j'ai raison
25:19à la fin de l'année.
25:20Mais non,
25:20moi, j'avais franchement
25:21c'est qu'Eugénie a raison.
25:22Vous partez bille en tête
25:23avec des arguments en béton.
25:25Eugénie parle deux minutes.
25:26Ah ben non,
25:27j'ai changé d'avis.
25:27Eugénie a raison.
25:28Moi, je trouve ça beau.
25:30Enfin, c'est inquiétant.
25:30Je dis que je ne crois pas.
25:33Je maintiens
25:34que je ne crois pas
25:36qu'un congé
25:38de deux mois rémunéré
25:40va convaincre des couples
25:41de faire des enfants.
25:42Voilà.
25:43Je ne crois pas ça.
25:44Maintenant,
25:44je n'ai pas de preuve.
25:45C'est une politique familiale globale.
25:46Oui.
25:47Universalité des allocations familiales.
25:49Moi, je remarque quand même
25:50il faudrait qu'il faut
25:51une politique familiale globale.
25:53Il faut relancer
25:53la politique familiale.
25:55Le seul problème,
25:56c'est que c'est
25:56on n'a même pas vu le sujet.
25:58Non.
25:58On n'a même pas vu le sujet.
26:00C'est passionnant,
26:01la preuve.
26:01C'est un sujet passionnant.
26:03Alors, je vois que
26:03dès que vous pouvez en mettre
26:04une autre retraité
26:05et puis après,
26:05vous me dites
26:07préservez-moi
26:08parce que les retraités
26:09mais c'est vous qui en parlez.
26:10Non, mais je...
26:10C'est vous.
26:11Vous voulez faire quoi
26:12avec les retraités au fond ?
26:13Non, mais vous voulez faire quoi ?
26:14300 millions, c'est énorme.
26:15Je le mets en rapport
26:16avec le chiffre des retraites
26:17dans le pays.
26:17Oui, je suis d'accord.
26:18Mais vous voulez faire quoi
26:19avec les retraités au fond ?
26:20J'adore cette question.
26:21Vous voulez diminuer leur pension ?
26:23C'est quoi votre truc ?
26:23Non, moi, je veux
26:24qu'on sorte du système
26:26par répartition
26:27qu'aujourd'hui grève les actifs.
26:28Ok, mais pour ceux
26:29qui sont en retraite aujourd'hui ?
26:30Non, mais moi,
26:31je ne veux pas baisser les retraites.
26:32Je veux qu'on arrête
26:33de les indexer sur l'inflation
26:34pendant un moment
26:34pour pouvoir faire des économies
26:36parce que là,
26:36il y a des vraies économies.
26:37D'accord.
26:37C'est plusieurs milliards,
26:38des dizaines de milliards.
26:39Mais il n'y a que ça.
26:40Et après,
26:41je pense qu'il faut
26:42qu'on change de système
26:42parce que sinon,
26:43il y a l'FMI qui va arriver
26:44et qui va baisser les retraites.
26:44Mais ça,
26:45nous sommes parfaitement d'accord
26:46sur le système
26:47de capitalisation.
26:48Je suis d'accord
26:49avec la première réforme,
26:50d'ailleurs.
26:50Mais autrement,
26:51vous voulez...
26:51Je ne me préhends pas
26:52à l'élection présidentielle.
26:52Moi, je pense à nos téléspectateurs
26:55qui nous écoutent
26:55et qui vous ont repérés.
26:57Je sais, je sais.
26:58Qui vous aiment beaucoup, par ailleurs.
27:00Moi, je les aime beaucoup aussi.
27:01Ils vous aiment beaucoup.
27:02Ils vous trouvent intelligentes,
27:04douées, cultivées.
27:09Et qui fait des choix de société.
27:10Et on a, pendant ces années,
27:12on a fait baisser le budget
27:14sur l'éducation,
27:15sur la jeunesse,
27:15sur la natalité.
27:17Et c'est normal.
27:17C'est aussi le fruit
27:18d'un bouleversement démographique.
27:19On a fait grossir la part.
27:20Quel est le taux de fécondité
27:21des femmes aujourd'hui en France ?
27:23Eh bien, il est de 1,8.
27:25Pas c'est romantique.
27:27Le taux de fécondité des femmes.
27:28C'est romantique.
27:29Je parle d'amour.
27:30Je parle d'enfants.
27:31C'est la politique familiale.
27:33C'est augmenter la fécondité.
27:34Et parce que là où ça devient dangereux,
27:35c'est quand on passe...
27:36Là, on est à 1,8.
27:37Si on passe en dessous de 1,4,
27:38ça devient très, très dangereux
27:39parce qu'on arrive dans un cercle vicieux.
27:41Et donc, il faut tout faire
27:41pour essayer de maintenir la barre
27:43autour de 1,8, 1,6.
27:44C'est peut-être pas romantique.
27:46Et ce genre de mesure
27:47peut y participer pour stabiliser.
27:49Je ne dis pas que ça va reverser la base.
27:50Je ne dis pas que les gens
27:50vont les procréer comme des lapins
27:51pour avoir de mois de plus de congés.
27:55Mais si ça peut stabiliser
27:56un peu notre troupé fécondité...
27:58Il est 9h25.
27:59On va marquer une pause passionnant.
28:01Ils ont bien de la chance,
28:02à l'heure de vérité,
28:03de vous avoir à la rentrée
28:04parce que ça va être passionnant.
28:07A tout de suite.
28:10Europe 1 et CNews,
28:129h, 10h, l'heure des pros.
28:14Pascal Praud.
28:17Il est 9h31.
28:18Sommeil à l'habit dit bonjour.
28:19Vous nous rappelez les titres.
28:23Bonjour Pascal et bonjour à tous.
28:25Le gouvernement rassure.
28:26Pas de risque d'approvisionnement en eau potable
28:28comme ça a pu être le cas
28:30lors de l'épisode de sécheresse de 2022.
28:33Déclaration ce matin
28:34de Mathieu Lefebvre,
28:35ministre délégué chargé
28:36de la transition écologique
28:37en amont de la réunion
28:39du comité d'anticipation
28:40et de suivi hydrologique.
28:42Réunion pour faire le point
28:43sur les conséquences
28:44du dernier épisode de canicule
28:46et préparer le prochain.
28:48Dans l'actualité également,
28:50le soulagement des habitants d'Eustin.
28:52Évacuation depuis ce matin
28:53de l'immense bidonville
28:55installée depuis 15 ans
28:56sur des jardins ouvriers de la ville.
28:58Opération sur laquelle
28:59la mairie et la préfecture
29:00travaillent depuis plusieurs mois.
29:02Des solutions ont été proposées
29:03à certaines familles,
29:04notamment celles dont
29:05les enfants sont scolarisés.
29:07Et puis à l'étranger,
29:09face au manque de nourriture
29:10et d'abri,
29:10la solidarité s'organise
29:12au Venezuela.
29:13Après le double séisme,
29:14les autorités craignent
29:16désormais des pénuries
29:17mais aussi des épidémies
29:18à cause d'une situation
29:20sanitaire dégradée
29:21alors que le bilan
29:22ne cesse de s'alourdir.
29:24Au moins 1700 morts
29:25et plus de 50 000 disparus.
29:28Merci beaucoup Somaïa.
29:29Michel Hamas est avec nous.
29:30Il est avocat spécialisé
29:31en protection de l'enfance.
29:32Vous l'avez entendu
29:32l'autre jour
29:33chez Laurence Ferrari
29:34et puis c'est vrai
29:35que vous êtes intervenu
29:36plusieurs fois sur Antenne
29:36de CNews
29:37et sur d'autres médias.
29:38Ce que vous dites
29:38est terrifiant.
29:39On est tous terrifiés.
29:41Vous alertez sur la prostitution
29:42des mineurs,
29:43les réseaux pédo-criminels,
29:44les défaillances
29:44de la protection de l'enfance,
29:46etc.
29:47Vous êtes avocat
29:47au Barreau de Marseille.
29:48Vous êtes spécialisé
29:49dans la protection de l'enfance.
29:50Plus particulièrement
29:51les dossiers d'enfants
29:52placés à zeux,
29:57et c'est pour ça
29:57que vous êtes devenu
29:58il y a 15 jours
29:58par exemple chez Laurence,
30:00mais rien ne bouge.
30:00On a l'impression
30:01que les pouvoirs publics
30:03ne vous entendent pas.
30:05Ce n'est pas
30:06qu'ils ne veulent pas m'entendre.
30:07Ils ne veulent pas m'écouter.
30:09Ce n'est pas la même chose.
30:11Ce qui se passe en France,
30:12tout le monde le sait.
30:12Nous, les acteurs
30:13de la procédure,
30:14les avocats,
30:15les magistrats,
30:15tous les magistrats,
30:16l'intégralité
30:17de l'aide sociale à l'enfance,
30:18on a en France
30:19280 000 enfants
30:20qui sont placés
30:22comme si toute Toulouse
30:23n'existait pas.
30:24Et sur ces 280 000 enfants,
30:26on a 20 000 enfants
30:28qui ne se prostituaient pas.
30:29D'ailleurs,
30:29elles ne se prostituent pas.
30:30Elles sont livrées
30:31à des réseaux
30:31de pédocriminalité.
30:3320 000 enfants
30:34qui n'étaient pas
30:35dans la pédocriminalité
30:36qu'on a transformés
30:38en prostitués.
30:39On le dit partout.
30:40On a travaillé
30:41avec des magistrats
30:42depuis maintenant un an.
30:44On a des propositions.
30:46On porte un projet de loi.
30:48On a fait une directive
30:49en disant
30:49il faut faire des trucs,
30:50il faut agir.
30:51Ça n'intéresse personne.
30:53Tous ces enfants
30:53sont vendus.
30:54La plupart du temps,
30:55il y a une vitrine.
30:55Ça s'appelle Sex Model.
30:56La plupart du temps,
30:57elles sont sur ce site.
30:58Tapez sur Google,
30:59c'est deux mots.
31:01Et dans la seconde,
31:01c'est un site d'escorte.
31:02Et lorsque vous savez
31:03décoder
31:04comment on achète un enfant,
31:06c'est-à-dire
31:06quand il y a une partie de corps,
31:07un bras, un sein,
31:08une fesse, une bouche,
31:09ou quand on a
31:10un visage d'enfant,
31:11on peut commander l'enfant.
31:13Alors, vous tapez.
31:14Il y a les mensurations.
31:16À ce moment-là,
31:17il y a le lien
31:17WhatsApp et Snapchat
31:19pour acheter l'enfant.
31:20Il y a le numéro
31:21de téléphone du Proxénète.
31:23Mais quand vous dites enfant,
31:24pardonnez-moi,
31:24on parle de quel âge ?
31:26Alors,
31:27c'est là où
31:28on n'est pas en colère,
31:29on a la haine.
31:32La plus jeune des petites
31:33que nous défendons
31:34a 11 ans.
31:36Elle a une MST.
31:38Il y a des enfants
31:39de 12, de 13, de 14, de 15 ans.
31:41À partir de 16 ans,
31:41lorsqu'elle se prend...
31:42C'est-à-dire qu'il y a des ancêtres
31:43jeunes filles de 11 ans
31:44qui étaient sur le site
31:45que vous avez cité
31:47il y a quelques instants
31:48et possiblement achetées
31:50comme escorte
31:51par des...
31:52Ah, possiblement.
31:53Elle faisait 10 passes par jour.
31:54On a travaillé
31:55avec Élise Lucet
31:56et son équipe
31:56pendant 8 mois
31:57en caméra cachée
31:59dans le foyer
32:00dans les foyers.
32:02Ils étaient en caméra cachée
32:03à Marseille,
32:03ils étaient en caméra cachée
32:04partout.
32:05Mais les clients...
32:06Mais les clients...
32:07Il y a deux problèmes en France.
32:09Les clients...
32:09Enfin...
32:09Il y a une donnée
32:12qui va choquer
32:13mais ça ne m'intéresse plus
32:16de choquer.
32:17L'aide sociale en France
32:18ne protège pas les enfants
32:19lorsqu'ils sont placés.
32:20Ce n'est pas vrai.
32:21Il y a des agressions sexuelles,
32:23des viols,
32:24des coups
32:24et il y a de la prostitution.
32:26Deuxième donnée
32:27qui est la nôtre
32:27et sur laquelle
32:28personne ne veut
32:29travailler.
32:30Il n'y a aucune politique
32:31en France
32:32de lutte contre la pédophilie.
32:34Il y a des effets d'annonce
32:35suite aux faits divers.
32:36Là, on avance un peu
32:37sur le corps
32:38de cette petite Lyanna.
32:39Mais vous n'avez pas répondu
32:40à ma question.
32:41Les clients...
32:42Il y a des clients
32:42qui ont été repérés.
32:45Pardon ?
32:45Pour les repérer,
32:46il suffit...
32:47Non mais cette jeune fille
32:48qui a 11 ans,
32:49cette jeune fille
32:49que vous défendez,
32:51elle a rencontré
32:53des clients.
32:53Elle a rencontré
32:54des centaines de clients
32:55qui existent
32:55et pour lesquels
32:56il n'y a aucune politique
32:57de...
32:57Mais c'est finalement...
32:58Et ces gens...
32:59C'est invraisemblable.
33:01Ce qui se passe qui est pire
33:02qu'on a découvert avec...
33:04Notamment...
33:04Nous, on l'avait découvert
33:05mais on a pu le faire découvrir
33:06au grand public
33:07avec notamment France Inter,
33:08un garçon qui s'appelle
33:09Antoine Gignot
33:10qui est un journaliste
33:10qui a fait 6 mois de travail
33:12et Élise Lucet.
33:13On s'est rendu compte
33:14de la chose suivante.
33:15Lorsqu'on arrête
33:16les hommes en train
33:17d'avoir des relations sexuelles
33:18avec nos gamins,
33:20payantes !
33:21Ils payent pour avoir...
33:22Ils vont les arrêter.
33:23Souvent, ils arrêtent
33:24le proxénède
33:25qui surveille.
33:25Souvent, une jeune femme.
33:27Et ils vont arrêter
33:281, 2, 3 types
33:30qui sont là
33:30pour avoir des relations sexuelles.
33:32Albi, il y en a 19.
33:3419 personnes
33:35qui attendent
33:35pour avoir un rapport sexuel
33:36payant avec cette fille.
33:38Ils n'ont eu qu'à dire
33:40je n'avais pas conscience
33:41que c'était un enfant
33:42et à ce moment-là,
33:43le parquet d'Albi,
33:44le parquet d'Ausser,
33:45les parquets en général,
33:46au lieu de regarder
33:49la téléphonie du bonhomme,
33:50au lieu de faire
33:51un travail de fond,
33:52il va renvoyer ses gens
33:53en CRPC,
33:54c'est-à-dire
33:54le plaidé coupable
33:55à la française,
33:56et ils vont se prendre
33:57500 euros d'amende
34:01exactement comme si
34:02on a une relation sexuelle
34:03avec une adulté.
34:04Mais à 11 ans !
34:06Comment à 11 ans ?
34:06Mais bien entendu !
34:07Je veux dire,
34:07il ne peut pas plaider
34:08qu'il ne savait pas
34:08que c'était une enfant.
34:09Mais là, on va...
34:10Sur le dossier d'Albi,
34:11la petite a 13 ans.
34:12Il y en a 19.
34:13Sur le dossier d'Ausser,
34:14la petite a 14 ans.
34:17Elle a 14 ans.
34:18Et je mets un truc en parallèle.
34:20Alors, je sais qu'on me dit
34:20que je suis polémique.
34:22À Marseille,
34:23il y a deux semaines,
34:23il y a un garçon
34:24qui a eu une relation sexuelle
34:25avec une chèvre.
34:27et on l'a condamnée
34:28à 30 mois de prison.
34:29Moi, elle est petite
34:30que je défends.
34:32Les hommes qui les consomment,
34:34ils prennent 500 balles d'amende.
34:36Tant que le ministère
34:37de la Justice...
34:38Non mais c'est effrayant.
34:38Et le problème est là.
34:39Tant que le ministère
34:40de la Justice
34:40ne va pas dire
34:41qu'il faudra...
34:43On a deux problèmes.
34:44L'absence de protection...
34:45On se cite,
34:45il faudrait le fermer déjà.
34:47Nous, on a demandé
34:48la fermeture en juillet.
34:50Et pourquoi on le ferme pas ?
34:50On a travaillé...
34:51Parce qu'on nous a enfumés.
34:53On a demandé...
34:53Pourquoi on le ferme ?
34:54Moi, je ne comprends pas.
34:54Si vous avez l'explication,
34:57il faut nous la donner.
34:58On l'a demandé en juillet.
34:59C'est un site français ?
35:00C'est un site suisse.
35:01On l'a demandé en juillet.
35:02Et le ministre...
35:03Alors, Rotaillot,
35:04quand on l'a rencontré,
35:05il était tout feu, tout flamme.
35:05Vraiment, il était bien.
35:06Mais bon, il a duré 15 jours
35:07après notre rendez-vous.
35:09Ensuite,
35:10on a eu des réunions
35:11par WhatsApp,
35:13par Zoom,
35:13avec...
35:14Ils ont monté une plateforme
35:16interministérielle,
35:16justice,
35:17femmes,
35:18enfants,
35:19intérieurs,
35:19dans lequel ils disent
35:20on va travailler ensemble.
35:20C'est ce qu'il faut faire.
35:21On a eu des relations téléphoniques.
35:23En décembre,
35:24le ministère de l'Intérieur
35:25savait déjà
35:26au moins 30 gamins
35:27sur ce site.
35:28On a redemandé en décembre
35:30la fermeture.
35:31On est en juillet.
35:34Non, mais c'est incompréhensible.
35:35Moi, je trouve que c'est absolument...
35:36Parce que là,
35:36on ne parle pas de prostitution
35:37dans des bas-fonds.
35:38Bien sûr.
35:39On parle d'une prostitution
35:40qui a pignon sur rue
35:41ou plutôt sur Internet.
35:42C'est du Uber.
35:42Donc, le site,
35:43comment se fait-il
35:44qu'il n'y ait pas
35:44des procédures d'urgence ?
35:45C'est...
35:46Mais ce qu'on ne comprend pas.
35:47C'est des sites dédiés
35:51Ce qui se passe,
35:52c'est qu'on n'a pas les mots
35:53en ce moment.
35:54Nous, les professionnels
35:55de cette activité,
35:57de l'enfance,
35:58on n'a qu'un seul allié,
36:00c'est Maud Petit,
36:01qui a dirigé la commission
36:02et nous, on l'a vu pleurer
36:03à la commission
36:04quand elle l'entendait.
36:05Mais c'est que, par exemple,
36:06on a le problème des prostituées
36:08qui est un gros problème.
36:09Mais on a d'autres problèmes
36:10de déplacement abusif.
36:12Je vous donne un exemple.
36:13Petite fille violée par son cousin
36:15pendant les vacances
36:15l'été dernier.
36:16Elle ne peut pas savoir...
36:17Personne ne peut savoir
36:18que ce type de 25 ans,
36:19il a violé cette petite de 13.
36:22Quand elle le sait,
36:24elle le dit au père,
36:25il va déposer plainte
36:26et la réaction de l'État français,
36:27c'est de placer ce gamin.
36:30C'est-à-dire,
36:30cette petite fille
36:31qui avait déjà perdu sa mère
36:32deux ans avant,
36:33elle a été violée
36:33et la réaction de l'État français,
36:35c'est de la placer.
36:37Michel Hamas,
36:38le recrutement
36:38de la prostitution
36:40se fait essentiellement
36:42là où les enfants
36:43sont placés.
36:44Nous sommes d'accord.
36:45Oui.
36:45Ce n'est pas possible.
36:48Il y a combien d'enfants
36:49qui sont placés ?
36:49Il y en a 280.
36:50280 000.
36:52280 000,
36:53ils sont placés
36:54à ce qu'on appelle
36:55l'AZE,
36:56l'aide sociale à l'enfance.
36:58Il y en a
36:59dans toute la France,
37:00j'imagine.
37:00Dans chaque département.
37:01Dans chaque département.
37:02ça dépend du département.
37:04Bon,
37:04donc c'est jeune,
37:05conseil départemental.
37:06Donc,
37:07il y a un encadrement,
37:08j'imagine ?
37:09Non.
37:10Non, non.
37:10Moi, je ne suis jamais rentré dans...
37:11Encadrement et aide sociale à l'enfance,
37:13c'est des mots qui riment pas.
37:16Pourquoi ?
37:17Parce que personne
37:18n'a pu prévoir
37:19ce qui nous arrive.
37:20C'est comme la taxe carbone.
37:22Personne n'a pu penser
37:23que quatre types
37:24du sentier
37:25allaient détruire notre pays
37:26au niveau financier.
37:27Là,
37:28où sont les foyers ?
37:29Dans les quartiers chauds,
37:30les quartiers chez vous,
37:32c'est jamais...
37:33Dans le marais,
37:34c'est toujours dans les quartiers
37:35pas bien.
37:35Nous, à Marseille,
37:36c'est dans les quartiers nord.
37:37Donc, les foyers...
37:38Il y a combien de personnes,
37:38par exemple,
37:38à Marseille,
37:39dans ce foyer ?
37:41Celui où on a eu l'enquête,
37:42il y en avait 22.
37:4322 jeunes ?
37:44Une fille sur deux
37:45qui se prostituait.
37:45Donc, 22 jeunes.
37:46Il y a combien de personnes
37:47pour les encadrer entre...
37:48Le problème est là.
37:49Le problème est là.
37:50L'encadrement,
37:51c'est walou.
37:51On peut en avoir un ou deux,
37:53mais souvent,
37:53on a des intérimaires.
37:54Et par exemple,
37:55pendant l'émission,
37:56moi, je suis content
37:56qu'il y ait eu cette émission,
37:57on voit le gardien
37:59laisser sortir les enfants
38:00et quand le journaliste
38:02lui dit
38:02« Mais qu'est-ce qu'ils font ?
38:02Elle va se prostituée.
38:03Comment tu veux que je la retienne ? »
38:04Et moi, je dis un truc.
38:06L'article 434 du Code pénal
38:07fait que n'importe lequel d'entre nous,
38:09lorsqu'on sait
38:10qu'il y a une agression sexuelle
38:11sur quelqu'un,
38:11on a l'obligation de dénoncer.
38:13C'est une obligation légale.
38:14On va en prison
38:15si on ne le fait pas.
38:16Cette obligation
38:18ne concerne pas
38:19ceux qui sont en responsabilité,
38:21les enfants.
38:21C'est-à-dire qu'on ne peut pas
38:22engager la responsabilité
38:23de ceux qui ouvrent la porte.
38:25C'est nouveau ou pas ?
38:26Il y a 20 ans.
38:27Ça existait...
38:27Ça a deux ans.
38:28En fait,
38:29on s'est laissé dépasser
38:30par les réseaux de stup.
38:31Le stup,
38:32c'est compliqué.
38:32Il faut acheter le produit
38:33en Amérique du Sud.
38:35Ça coûte du pognon.
38:36C'est dangereux.
38:36Il faut l'amener,
38:37le conditionner.
38:38Il faut des guetteurs.
38:39Il faut des vendeurs.
38:40Il faut des blanchisseurs.
38:41Il faut des nourrices.
38:41C'est un trafic
38:42dans lequel il faut du pognon.
38:43Là,
38:44les types viennent
38:46en voiture
38:46devant les foyers.
38:47Ils chargent la petite.
38:48Ils la mettent dans
38:48un Airbnb.
38:49Chaque petite ramène
38:501500 balles par jour.
38:51On en met neuf.
38:52C'est au niveau
38:53de l'engagement.
38:54Nous,
38:54ce que l'on dit
38:55avec les magistrats,
38:57il y a un trou
38:57dans la raquette
38:59dont on n'ose pas dire
38:59qu'on a un trou.
39:00Là,
39:00il faut dire
39:01qu'on est en train
39:02de se faire enfler.
39:02Il faut qu'on combatte.
39:03Qu'est-ce qu'il faut faire précisément ?
39:05Est-ce qu'on peut encore agir ?
39:07Bien évidemment.
39:08Il faut qu'il y ait
39:08une volonté politique.
39:09Nous,
39:10ce que l'on dit
39:10avec les magistrats,
39:11c'est que
39:11quand on sait
39:12que la petite est dehors,
39:13il faut une audience
39:13tout de suite.
39:14Chez le juge,
39:15ça coûte zéro.
39:16C'est gratuit le juge.
39:16Ça veut dire quoi
39:17quand la petite fille est dehors ?
39:18Quand on sait
39:18que la petite fille sort,
39:20qu'elle sort le soir,
39:22il faut tout de suite
39:23saisir le juge
39:24pour qu'on ait une audience.
39:25Deuxième truc qu'on dit.
39:26Et qu'est-ce que ça va faire
39:27cet audience ?
39:28On va prendre des décisions.
39:30Et quelles décisions ?
39:31Je voulais dire.
39:32Ce qui est important aujourd'hui,
39:33c'est qu'on ferme les foyers.
39:34Parce qu'il y a un principe
39:35de notre droit
39:36qui est que les foyers
39:38sont ouverts.
39:39C'est-à-dire,
39:39nous,
39:39on ne peut pas y rentrer adultes,
39:40mais eux peuvent en sortir.
39:41Donc les enfants sortent
39:42beaucoup plus
39:43que quand ils sont dans les maisons.
39:46Ils n'ont pas le droit
39:47de sortir quand ils sont
39:48en famille d'accueil.
39:49Comme chez vous,
39:49chez moi,
39:50les enfants ne sortent pas.
39:51En foyers, ils sortent.
39:52Donc nous, on dit
39:52première chose,
39:53fermer la porte des foyers.
39:54Arrêter ce principe
39:55du principe ouvert.
39:56Tout ça,
39:57ça ne prend pas d'argent
39:58à l'État de le dire.
39:59Deux, audience tout de suite.
40:00Trois,
40:01et c'est là où on rentre
40:02dans l'abomination,
40:03aucune de ces 20 000 enfants,
40:05je l'affirme,
40:05n'a de suivi médical.
40:0711 rapports sexuels par jour,
40:08certains n'ont protégé.
40:09On a des MST.
40:11Donc il faut une prise en charge.
40:12J'en ai pour une minute.
40:13Prise en charge médicale
40:14de la gamine tout de suite.
40:15Ensuite,
40:16prise en charge psy,
40:17quand on a 12 rapports sexuels
40:18par jour,
40:18il fait un psy.
40:19Prise en charge immédiate,
40:20ça n'existe pas.
40:21Ensuite,
40:21la dictologie.
40:23Ils les chopent
40:24avec la cocaïne.
40:25Il faut une prise en charge
40:26immédiate de la cocaïne.
40:27Il faut immédiatement
40:28donner au grand-père,
40:29à l'oncle,
40:29à la famille et à l'argie.
40:31Donc on a monté,
40:32on a écrit
40:33un projet de directive
40:34avec des magistrats,
40:35le magistrat de Lyon,
40:36des magistrats de Marseille,
40:38des présidents
40:38de tribunal pour enfants.
40:39Et on le porte depuis un an,
40:41mais c'est Satan
40:42qui conduit le bal.
40:43C'est un tableau apocalyptique.
40:44Qu'est-ce qu'il en est
40:45de l'autorité de tutelle,
40:46c'est-à-dire le conseil départemental ?
40:48Écoutez,
40:48quand c'est aussi massif,
40:50je suppose quand même
40:51qu'ils s'intéressent
40:51à ce qui se passe
40:52dans les centres
40:52dont ils ont la responsabilité.
40:54Ils doivent faire,
40:54pas des audits,
40:55mais des rapports.
40:56Non, monsieur.
40:57Non ?
40:58À Marseille,
40:59j'ai malmené
41:01le président du département
41:02des Boucherons
41:03et elle est venue
41:04sur un plateau télé,
41:05elle a dit
41:06qu'en France,
41:06il y a un avocat
41:07qui jette l'opprobe
41:08sur ce qui se passe.
41:09Au lieu de dire
41:10qu'on est des centaines
41:11à porter un projet,
41:12qu'on a un trou dans la raquette,
41:13là, il faut arrêter.
41:15Il faut dire
41:15qu'on a un trou dans la raquette.
41:17Il faut qu'on travaille ensemble.
41:19Bien sûr.
41:19Écoutez,
41:20vous étiez venus
41:21il y a 15 jours,
41:22trois semaines
41:22et vraiment,
41:23tous ici,
41:24on avait écouté
41:25votre témoignage
41:26avec Laurence
41:26et vous posez
41:27une question d'actualité
41:28au garde des Sceaux.
41:29Qu'est-ce qu'on attend
41:30pour qu'il y ait
41:31une impulsion
41:31au niveau de tous
41:32les parquets généraux
41:33pour voir ce qui se passe
41:34dans chaque ASEU ?
41:35On ne peut pas laisser
41:36comme ça cette affaire.
41:38J'imagine
41:38ceux qui nous écoutent,
41:39nous, nous sommes pris
41:40des froids.
41:41Ceux qui nous écoutent,
41:41qu'il y ait 20 000 enfants
41:42qui se sont prostitués,
41:43ce n'est pas possible.
41:44On est quand même
41:44dans une drôle de société.
41:45C'est pas possible.
41:46Quand on se dit drôle,
41:47vous prenez ce que je veux dire.
41:48C'est quand même
41:48une société qui est en...
41:50Est-ce qu'il y a
41:50des placements abusifs
41:52à l'ASEU ?
41:52Alors moi, j'affirme,
41:53il y en a 20%
41:54qu'il faut.
41:55Les fous furieux
42:02ne justifient pas
42:03ou peu.
42:03C'est-à-dire qu'on enlève
42:04l'État enlève
42:05les enfants
42:06et les place dans des foyers ?
42:0760% de mes dossiers,
42:08c'est le conflit
42:09entre le père et la mère.
42:10C'est-à-dire un dossier
42:11sur trois dans le divorce.
42:12Quand vous vous chopez un peu,
42:12qu'il y a des SMS injurieux,
42:14que vous arrivez le lundi
42:15au lieu du mardi pour...
42:16Pouf !
42:17On va avoir un signalement
42:18et là, ils disent
42:19qu'ils extraient l'enfant
42:21du conflit parental.
42:22Donc 60% des dossiers
42:24dans mon bureau,
42:24c'est des milliers.
42:25C'est des gens
42:26qui ne méritent pas.
42:27Mais votre question...
42:32Est-ce que de les mettre
42:32dans des foyers
42:33où ils peuvent avoir
42:34ce risque de prostitution
42:35qui est encore pire ?
42:36On a les assistantes sociales
42:38qui ont pas de plus sains,
42:39qui sont des nanas formés.
42:40Quand on a un couple en crise,
42:41il faut leur coller
42:41les assistantes sociaux
42:42au lieu des éduxpés
42:43qui sont formés en 20 mois.
42:44L'assistante sociale,
42:45elle accompagne,
42:46elle porte.
42:47On doit accompagner
42:47les gens en souffrance.
42:48Michel Hamas
42:49sur l'antenne d'Europe 1
42:50à 9h46.
42:52Si vous nous rejoignez
42:52à l'instant,
42:53il est avocat
42:54au bureau de Marseille
42:54depuis 30 ans.
42:55Il est spécialisé
42:56dans la protection de l'enfance,
42:57plus particulièrement
43:02sur nos émissions,
43:06sur nos antennes
43:06pour dénoncer
43:07la prostitution
43:08des émineurs,
43:09les réseaux pédro-criminels,
43:10les défaillances
43:11de la protection de l'enfance.
43:12Mais c'est quelque chose
43:13que je n'avais pas abordé
43:14et Eugénie Bastia
43:15a eu raison de l'aborder.
43:16J'entends dire effectivement
43:18que le placement
43:18est parfois
43:19complètement subjectif
43:20et c'est arrivé
43:21à certaines familles
43:22qui ont vécu l'enfer.
43:23C'est-à-dire qu'ils arrivent
43:24à 6h du matin,
43:25ils te prennent ton gosse.
43:26J'allais dire
43:27sans justification.
43:29Et c'est invraisemblable
43:31ce que j'ai entendu
43:31parfois.
43:32C'est un témoignage
43:33c'est invraisemblable.
43:34C'est un dossier sur quatre
43:35où on prend l'enfant
43:36pour rien.
43:37Je vous donne
43:38un exemple
43:39qui est tout simple.
43:40Notre société va mal.
43:42Un enfant qui part
43:43à une sortie scolaire,
43:44il vaut mis dans le car
43:45pendant une heure.
43:46Il arrive sur place,
43:47il vaut mis encore,
43:48l'école lui dit
43:48aux parents
43:49venez les chercher.
43:50Un infirmier,
43:51un boulanger,
43:52c'est des gens
43:52vous et moi.
43:53Ils vont chercher le gamin
43:54le lendemain
43:55quand ils vont poser
43:56le gamin à l'école
43:57on leur dit venez.
43:58Là, la maîtresse,
44:00la directrice
44:00et l'aide sociale.
44:02à l'enfance.
44:03Votre enfant vomit
44:03parce qu'il a à vous parler,
44:04il a à vous parler
44:05parce que vous êtes
44:05défaillant en placement.
44:07Ça, c'est possible ?
44:09C'est possible.
44:09Tous les jours,
44:10je vous donne
44:10un autre exemple.
44:10Il y a une semaine,
44:11une femme qui repasse,
44:13elle veut faire repasser,
44:14le petit rentre
44:15malheureusement
44:16dans la chambre,
44:16se brûle.
44:18Placement,
44:19c'est un accident domestique.
44:21Placement,
44:22c'est un accident domestique.
44:23Mais qui décide ?
44:25C'est l'aide sociale.
44:26En fait,
44:26le juge,
44:27moi,
44:27je n'ai rien contre les juges.
44:28Le juge désigne un sachant
44:30qui est l'aide sociale
44:31à l'enfance.
44:32Moi, je pense
44:32qu'ils ne savent pas
44:33sachez.
44:34Souvent,
44:34on touche l'incompétent.
44:35Ce n'est pas une insulte,
44:37c'est un constat.
44:40Le juge délègue au sachant.
44:42On a ces gens.
44:43On a ces gens
44:44qui vont donner leur avis.
44:46Mais il n'y a pas
44:46de contre-champ.
44:48Donc,
44:48le juge
44:49qui pense bien faire,
44:50il a demandé à un sachant
44:51le sachant.
44:51C'est une personne.
44:52Et puis après,
44:53il y a une théorie.
44:54Il y a un dogme
44:56qu'il faut placer.
44:58La première année,
44:59vous voyez votre enfant
44:59qu'une heure par mois.
45:00C'est-à-dire un épisode
45:01de TF1.
45:03La deuxième année,
45:04c'est deux épisodes
45:05et parfois un petit peu
45:06de sortie.
45:07Après,
45:07on a une sortie accompagnée.
45:09C'est-à-dire au bout
45:09de deux ans.
45:10C'est effrayant.
45:11Et ce qui est incroyable,
45:12c'est que l'enfant
45:13parce que personne
45:13ne sait ça.
45:14L'enfant est coupé,
45:15par exemple,
45:15des grands-parents,
45:16des oncles,
45:16des tantes,
45:17des copains de classe.
45:18On la déscolarise.
45:19Il n'a plus un copain.
45:20Notre institution fait.
45:22Il faut une résilience.
45:23Résilience de l'enfant.
45:24La première année,
45:24on ne pense pas
45:25à réintégrer l'enfant
45:26dans la famille.
45:27On pense à ce qu'il soit
45:28résilient.
45:28Ça dépend de quel ministère
45:29ça, le ministère de la santé ?
45:31La PJJ,
45:31que fait la PJJ ?
45:32On aimerait savoir.
45:34Est-ce que c'est
45:34la protection judiciaire
45:35de la jeunesse ?
45:36Non, mais tout cela
45:38dépend de la PJJ.
45:39Oui, mais ça dépend
45:40surtout de quel ministère ?
45:41La justice.
45:42Le problème,
45:43c'est que ça dépend
45:44de la justice,
45:44ça dépend de la santé,
45:45ça dépend de l'enfance.
45:46Et ce qu'il faut faire,
45:47c'est que ces gens
45:48arrêtent de travailler
45:49en silo,
45:49comme dit Maude Potti.
45:50Il faut qu'on travaille
45:51ensemble.
45:53Écoutez, vous écoutez,
45:54ce n'est pas réjouissant.
45:55Vraiment,
45:56je vous assure,
45:57ce n'est pas réjouissant.
45:58Alors, il faudrait évidemment
45:59que le débat puisse
46:00être contradictoire,
46:01ce qui n'est pas le cas
46:01ce matin avec des gens
46:03qui apportent des arguments
46:05pour...
46:05Et il n'y a jamais
46:06le débat contradictoire
46:07avec nous
46:07parce qu'il n'y a pas
46:08de contradiction.
46:09Peut-être qu'il n'y a personne
46:10en faisant des arguments
46:11qu'on entendrait
46:13qui défendrait
46:14cette institution.
46:15Ça fait un an
46:15qu'on fait tous les plateaux,
46:17on n'a jamais eu
46:18le contradicteur.
46:18Et politiquement,
46:19quel est votre contact ?
46:21Parce qu'on pourrait imaginer
46:22qu'Emmanuel Macron
46:22soit sensible à ça.
46:24Normalement,
46:25on est en relation
46:25avec les ministères,
46:26mais il ne se passe rien.
46:28On a rencontré
46:29tous les députés.
46:30Eux sont porteurs,
46:31mais le gouvernement actuel
46:33fait de l'effet d'annonce.
46:35C'est l'effet d'annonce,
46:36c'est ce qu'on a dit
46:37tout à l'heure,
46:37ce ne sont que des effets d'annonce,
46:38que de la com.
46:40Permettez-moi un mot.
46:41Permettez-moi un mot.
46:42Je vous en prie.
46:42Il y a 20 jours,
46:44Darmanin dit
46:45ça y est,
46:45on va tout changer,
46:46on va faire une liste noire
46:47des agresseurs sexuels,
46:48que ce soit en famille d'accueil,
46:49que ce soit dans vos familles,
46:50que ce soit partout.
46:51On va faire une liste noire,
46:52c'est vachement bien.
46:53Mais ça existe.
46:54C'est le fichier figeas.
46:56C'est-à-dire qu'il y a un fichier
46:57dans lequel sont inscrits
46:59tous ceux qui sont condamnés
47:01et ceux qui ne sont pas condamnés
47:03sur lesquels on a enquêté.
47:04Donc, le spectre,
47:05il est gigantesque.
47:06Mais le ministre, lui,
47:08il ne sait pas que ça existe.
47:10C'est embêtant.
47:11Merci Michel Amas.
47:13Merci.
47:14On avait prévu
47:15de vous écouter assez longuement
47:16parce que ça me paraît
47:17tellement important
47:18d'aborder tous ces sujets,
47:20d'aborder en plus
47:20un sujet qu'on n'avait pas abordé
47:22la dernière fois.
47:23C'est le placement des enfants
47:24et la subjectivité,
47:25ce que j'entends,
47:26ou le côté l'auto-abusif,
47:30effectivement,
47:31de placer des enfants.
47:32à 9h51.
47:34Il nous reste deux minutes.
47:35Je ne sais pas si
47:35Europe 1 est déjà prêt
47:37pour nous
47:39avec Thomas Hill
47:40qui va être là
47:42avec son émission.
47:43Je n'ai pas entendu
47:43le carillon d'Europe 1.
47:46Est-ce qu'il est là,
47:46le carillon d'Europe 1 ?
47:47Ah !
47:48Quand même !
47:49Le carillon est là.
47:50Ah !
47:51Et c'est Thomas Hill
47:52qu'on va retrouver
47:53pour son émission.
47:54Bonjour à tous.
47:54Bonjour, cher Thomas.
47:56On va parler du Tour de France
47:57ce matin.
47:58Je ne sais pas si vous êtes
47:58un téléspectateur
47:59du Tour de France.
48:00Mais je suis...
48:01Alors, c'est une bonne question
48:03parce que c'est quand même
48:04l'après-midi.
48:05Ben oui.
48:05Et l'été,
48:08l'après-midi,
48:08tu as plus envie
48:09d'être sur la plage.
48:11Vous, vous regardez le sport
48:12mais pas le soir
48:13et pas l'après-midi.
48:14Il faut tout mettre le matin.
48:16C'est entre 18h et 18h30.
48:17Non, non, mais je vais
48:18vous connaître,
48:19c'est intéressant.
48:19Vous savez que Thierry Roland
48:20m'appelait le 12 juillet.
48:23J'étais sur la plage,
48:24je disais
48:24Allô, monsieur pro ?
48:25Ah, vous ne regardez pas
48:26le Tour de France.
48:27Vous n'en avez rien à foutre.
48:28Et puis, il raccrochait.
48:29Alors, je disais
48:30non, Thierry,
48:30je suis sur la plage,
48:31là, il fait beau et ça.
48:32Et Thierry regardait tout
48:34à la télévision
48:35et notamment le Tour de France
48:36parce que ça dure des heures.
48:37Et c'est vrai que c'est merveilleux
48:38le Tour de France.
48:39on retransmettait
48:40toutes les preuves.
48:42Ben, c'est vrai tout le temps.
48:43Aujourd'hui, on retransmettait...
48:44C'est généralement
48:45les deux dernières heures
48:46de l'étape, quoi.
48:47Ah bon ?
48:48Oui, oui.
48:49Ah bon ?
48:49Et puis, il n'y a plus
48:50le village départ.
48:51Vous savez, il y avait ça aussi.
48:53Moi, ce que j'aimais beaucoup,
48:54c'est Jean-Paul.
48:56Vous savez,
48:57sur la moto.
48:59Qui commentait,
49:00c'était...
49:01Olivier ?
49:01Oui, mais avec Jean-Paul Olivier,
49:03c'était...
49:05Patrick, oui.
49:05Patrick ?
49:06Oui, Jean-Paul.
49:0712 secondes
49:08pour le peloton intermédiaire.
49:10J'adorais ça.
49:11Non, tu l'apprenais
49:12à connaître la France.
49:13Mais c'est merveilleux.
49:14Alors, qui vous avez
49:15pour parler de...
49:15On sera avec Alexandre Pasteur
49:17qui commente maintenant
49:17le Tour de France
49:18et puis Laurent Luillat
49:19qui fait le vélo-club.
49:21Le traditionnel vélo-club
49:22de débrief.
49:2376.
49:24Qui a gagné
49:25le Tour de France
49:25en 76, il y a 50 ans ?
49:27Par exemple.
49:28Thévenais.
49:30Thévenais.
49:30c'est 75-77.
49:31Je pense que c'est
49:32Henning Kuyper.
49:33Waouh.
49:34Je vais vérifier
49:35mais je ne suis pas sûr.
49:35En 76, il y a 50 ans
49:37sous la canicule.
49:38Ou Zottemelk.
49:39Mais je dirais,
49:40je crois que Kuyper
49:41a Henning Kuyper.
49:43À Merckx et à 76,
49:44il ne courait plus Merckx.
49:46Merckx, il arrête.
49:46D'ailleurs, il arrête en 75
49:48quand Thévenais le dépasse
49:49dans la montée.
49:5275-76.
49:53Sauf que l'image avait sauté
49:54et on ne voit pas
49:55Thévenais dépasser Merckx.
49:56Je vois que vous avez...
49:57On a les mêmes références.
49:59On me dit...
50:00C'est quand même dommage.
50:01Comment ?
50:01On me dit
50:02Lucien Van Impe.
50:03Ah, Van Impe.
50:04Oui, je ne dis pas Kuyper.
50:05Van Impe, effectivement.
50:06Le petit Lulu.
50:08Bien sûr.
50:08Il est tombé.
50:10Il y avait un commentateur belge.
50:11Un jour,
50:12Lucien Van Impe
50:13était en train de monter
50:14et puis il y avait
50:14un commentateur belge
50:16qui voit Van Impe
50:17qui a chuté
50:20et il commente.
50:21On dit
50:22le petit Lulu est tombé.
50:23Il est tombé
50:24le petit Lulu.
50:25Chut !
50:27Lucien Van Impe.
50:28Bien sûr,
50:29c'était un célèbre.
50:30Mais c'est une mythologie
50:32le Tour de France.
50:32C'est vrai.
50:33Et en fait,
50:33c'est la France.
50:34Et là,
50:35il n'y aura pas d'incident.
50:36Vous verrez.
50:37théoriquement, non.
50:38Il n'y a pas d'incident.
50:39Il n'y a pas de souci.
50:41Il y a quelques écologistes
50:42qui n'aiment pas
50:42le Tour de France.
50:43Oui.
50:43Ah oui.
50:43Oui, pourquoi ?
50:44Pourquoi ?
50:46Ah, la caravane.
50:47Ah oui.
50:47Oui, oui.
50:49Caravane cochonou.
50:51Bon.
50:52Merci, Pascal.
50:54Merci, Pascal.
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