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  • il y a 3 mois

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00:00Sur Europe 1.
00:01Europe 1 et CNews, 9h-10h, l'heure des pros.
00:05Pascal Praud.
00:07Bonjour à tous et bienvenue pour cette nouvelle semaine de canicule sur l'antenne d'Europe 1 jusqu'à 10h
00:14et sur CNews jusqu'à 11h.
00:15Je n'imaginais pas qu'on puisse avoir un débat sur la climatisation si les températures en France dépassent régulièrement
00:2135 degrés.
00:22Et je ne nie pas les inconvénients de la clim, mais il me semble que 40 degrés dans une chambre
00:28d'hôpital est plus dangereux que l'air conditionné.
00:31Je vous parle d'hôpital parce qu'à Nantes, par exemple, la plupart des chambres du futur CHU n'auront
00:37pas l'air conditionné.
00:39Il est vrai qu'on a aussi décidé de construire cet hôpital sur une île à Nantes.
00:43A ce niveau de bêtise, on reste confondus, mais à Nantes, c'est l'idéologie qui prime.
00:47D'ailleurs, la gare ferroviaire, toujours de Nantes, n'est pas équipée de climatisation.
00:51Résultat, le hall d'accueil des visiteurs sous un toit en verre est une bouilloire thermique, 50 degrés.
00:57Finalement, Nantes est l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire, imposer une idéologie contre le réel.
01:03Je sais bien que le bon sens est raillé ici et là par des beaux esprits qui récusent la clim
01:09sur des plateaux de télévision
01:10dont la température ne dépasse pas 22 degrés quand il fait 40 à l'extérieur.
01:14Madame Tondelier a expliqué qu'un drap mouillé sur un ventilateur ferait l'affaire.
01:22Nous n'avons pas de chance, nous sommes tombés dans une époque où les ulluberlus ont un mégaphone
01:26pour dispenser leur sornette.
01:29Aujourd'hui, la climatisation est de droite, demain elle sera d'extrême droite
01:32et après-demain, fasciste, j'imagine.
01:34La climatisation est une des réponses au réchauffement climatique.
01:39Ce n'est pas la seule sans doute, mais convenons qu'elle est évidente à l'hôpital, à l'école,
01:43dans les transports en commun ou au travail.
01:46Il est 9h, félicité Kine de Kine.
01:48L'heure des pros, 9h-10h, Pascal Praud sur CNews et Europe 1.
02:00Bonjour Pascal, bonjour à tous.
02:01Ce matin, la température monte d'un cran, c'est désormais la moitié de la France
02:07qui se trouve en vigilance rouge, soit 49 départements et pas moins de 35 millions de Français.
02:1240 autres départements ont été placés en vigilance orange canicule par Météo France.
02:16Au total, 90% des Français sont exposés à des chaleurs extrêmes,
02:20conséquences directes de la chaleur, des écoles fermées ou encore des trains supprimés.
02:25Une nouvelle cellule interministérielle de crise sur la canicule est attendue dans la journée.
02:29Hier, trois personnes âgées de 80 à 95 ans sont décédées en Gironde en raison de ces fortes chaleurs.
02:36Les trois victimes sont une femme et deux hommes.
02:38Elles sont toutes mortes à leur domicile respectif en périphérie de Bordeaux.
02:42Il a fait très chaud hier et encore cette nuit.
02:45Un drame qui rappelle celui de 2003.
02:48Première vague de chaleur intense lors de laquelle 15 000 personnes âgées avaient perdu la vie.
02:52Et puis, trois semaines après la découverte du corps de l'IANA,
02:55c'est un rapport d'inspection très attendu qui va être remis en fin de matinée au Premier ministre.
03:00Ce dernier confirmerait des dysfonctionnements et des erreurs individuelles dans le traitement de cette affaire
03:06qui pourraient aboutir à des enquêtes administratives et de possibles sanctions du côté des familles.
03:11La colère ne retombe pas.
03:13L'une d'entre elles va déposer plainte contre l'État pour faute lourde
03:16et saisir la cour de justice de la République contre Gérald de Darmanin.
03:20Merci beaucoup, félicité Gaëlle.
03:22Atlan Ackermann est avec nous.
03:24Vous l'avez découverte il y a quelques jours lorsqu'elle était venue présenter son livre
03:28Le féminisme d'atmosphère.
03:31Et atmosphère, atmosphère, on en parlera beaucoup.
03:34Aujourd'hui, Richard Millet est là.
03:37Georges Fenech, bien évidemment.
03:39Éric Nolot.
03:40Éric Nolot, vous êtes vraiment monsieur Scrognunieux.
03:43Je vous ai lu hier sur la fête de la musique.
03:46Vraiment, les gens qui sont joyeux, heureux, tout ça, ça ne vous n'aimait pas ?
03:50Non, c'était horrible.
03:52C'était une journée en enfer.
03:53Mais vous habitez dans le...
03:55La canicule plus la musac.
03:57Vous avez vu que maintenant, ce n'est plus le projet original,
04:00c'est-à-dire des musiciens amateurs.
04:01C'est des gens qui déposent d'énormes sonos sur le trottoir
04:03et qui passent de la musique d'autres.
04:06Avant, ce n'était pas très agréable à entendre,
04:09mais il y avait un projet.
04:09Là, c'est n'importe quoi.
04:10C'est vrai, c'est horrible.
04:12Vous êtes d'accord avec moi, donc pourquoi vous me cherchez d'emblée ?
04:14Parce qu'on est Scrognunieux.
04:17Mais il faut être Scrognunieux.
04:18Moi, je préfère être Scrognunieux que Ravi de la crèche.
04:20J'ai choisi mon camp.
04:22Mais je suis d'accord.
04:23Ravi de la crèche, comme vous dites.
04:24Oh, mal comme expression.
04:25Non, mais il fait frais dans la crèche, c'est déjà ça.
04:27Mais c'est vrai que cette fête de la musique...
04:30Bon, on verra tout à l'heure, d'ailleurs.
04:32Il y a eu des...
04:33On écoutera l'édito, l'excellent édito de Dimitri Pavlenko à 6h40,
04:37qui a rapporté ce qui s'est passé hier et c'est passionnant.
04:41Et puis Thomas Bonnet, je vois Thomas que vous avez tous...
04:43Je ne l'ai pas, moi, malheureusement, mais on rappelle que c'est pour le don d'organes.
04:48Il est recommandé d'en parler à son entourage pour savoir ce qu'on est capable de donner,
04:52qu'on a envie de donner.
04:53Bon, je ne sais pas si les uns et les autres vous avez fait ça.
04:56Et on n'est pas toujours sérieux parce qu'on devrait le faire.
05:00C'est-à-dire que si on ne donne pas de contraintes d'indication...
05:02Vous êtes présumé accepté.
05:03D'accord.
05:04Mais c'est la famille qui a le dernier mot.
05:05Parfois, la famille, en ne sachant pas ce qu'aurait voulu le défunt,
05:08dit qu'il ne faut pas donner.
05:09C'est important de le dire.
05:10Bon, la clim, puisque tout pose problème en France, c'est ça qui est sidérant.
05:14Alors, tout pose problème, c'est une chose, mais tout est politique.
05:16La clim est politique, c'est ça qui est quand même formidable.
05:19La clim est politique.
05:21Donc, je voyais la climatisation.
05:22En France, on a 25% des logements climatisés.
05:25Bon, en Espagne, ils sont à 41%.
05:27En Italie, ils sont à 56%.
05:28Aux Etats-Unis, comme toujours, l'Italie, c'est un pays pragmatique.
05:31Ce n'est pas un pays politique.
05:33Un pays pragmatique.
05:34Vous avez des gens que c'est une question de bon sens.
05:36Donc, ils ont tout climatisé.
05:42Marion Maréchal a dit qu'il y a une diabolisation idéologique de la climatisation.
05:46Elle n'a pas tort.
05:46Il faudrait 3 milliards d'euros pour climatiser toutes les écoles et tous les hôpitaux de France.
05:50C'est l'équivalent du budget annuel de l'agence de la transition.
05:54Qui protégera mieux les Français, cette agence, ou un million de climatiseurs ?
05:58Elle n'a pas tort.
06:00Écoutez Marine Tondelier, pour qui tout est politique.
06:02Mais c'est vrai, qui disait ça, tout est politique ?
06:05C'est une phrase célèbre, tout est politique ?
06:07La gauche dit souvent ça, tout est politique.
06:10La gauche dit tellement de choses.
06:11Écoutons Madame Tondelier.
06:14Je peux vous dire que non, que chez moi, ce n'est pas climatisé.
06:17En plus, je fais partie des gens qui ont isolé leurs combles.
06:19Et qui sont dans des combles qui, en fait, ne sont pas vivables quand même.
06:22Donc, qui est descendu.
06:24Je ne dors pas dans ma chambre en ce moment.
06:26Et au siège des verts, ce n'est pas tenable.
06:28Et pourtant, on a fait les travaux récemment.
06:29Et voilà, on voit bien que quand on est sous les toits avec des Vélux,
06:33en fait, c'est compliqué.
06:34Donc, j'ai vu la technique du blanc de Meudon.
06:35Mais j'ai un Vélux très, très haut.
06:37Donc, je ne vais pas, en ceinture de six mois, monter sur une échelle.
06:39Donc, on fait les draps mouillés sur les ventilateurs.
06:41Moi, je retiens une phrase de Madame Tondelier.
06:43Au siège des verts, ce n'est pas tenable.
06:45Ce n'est pas moi qui le dit.
06:46C'est elle qui l'a dit.
06:47Au siège des verts, ce n'est pas tenable.
06:48Donc, écoutez Marine Le Pen, qui, effectivement, réagit avec pragmatisme.
06:54Les écologistes, à partir du moment où ils ne veulent pas quelque chose,
06:56ils vous tordent des études, ils vous sortent des trucs,
06:59ils vous les coupent en petits morceaux,
07:01ils vous prennent des bouts de phrase pour réussir à vous convaincre qu'il ne faut pas le faire.
07:05Donc, je veux dire, l'absurdité, c'est de faire mourir les gens de chaleur.
07:08D'accord ?
07:09Ça, c'est l'absurdité.
07:10Donc, vous avez le droit d'avoir votre avis.
07:13Non, mais vous avez le droit d'avoir votre avis.
07:15Moi, j'ai le mien.
07:16Il se trouve que je suis candidate à la présidentielle.
07:18Donc, je viens vous dire que si je suis élue présidente de la République,
07:21je mettrai en place un plan massif de climatisation,
07:26en commençant par les espaces où il y a les gens les plus vulnérables,
07:30les hôpitaux, les EHPAD, les écoles.
07:33Thomas Bonnet n'a pas tort.
07:37Non, mais bien sûr, mais ce qui se passe est très intéressant.
07:39Très révélateur aussi parce que Marine Tondulier dit désormais
07:42qu'elle est favorable à la climatisation dans les lieux publics.
07:45C'est une réelle avancée.
07:46Pourquoi ?
07:46Parce que pendant des années, les écolos ont défendu l'inverse.
07:49C'est un peu comme si les écolos avaient voulu pendant des années
07:51qu'on ressente physiquement le réchauffement climatique,
07:54qu'on le subisse, ce qui est une forme de souffrance
07:56pour, espérait-il, que tout le monde prenne conscience.
08:00Donc, il y a eu ce passage-là où il fallait interdire tout progrès
08:03contre le réchauffement climatique.
08:04Ils sont un peu en train de changer parce qu'ils constatent,
08:06comme tout le monde, que c'est invivable.
08:08Et quand j'entends Marine Tondulier parler du blanc de Meudon,
08:10vous savez, c'est cette peinture.
08:11On met ça sur les Vélux, notamment, pour empêcher,
08:14pour faire une réverbération des rayons du soleil
08:16ou des draps mouillés sur des ventilateurs.
08:18Bon, ce n'est pas du tout adapté à la situation moderne de nos États.
08:23On l'a dit 10 000 fois, il ne s'agit pas de nier le réchauffement climatique.
08:26J'écoutais hier Luc Ferry sur une chaîne concurrente
08:29qui expliquait sur une chaîne concurrente, c'est d'ailleurs assez intéressant,
08:32il disait que les écologistes et ceux qui détestent notre société
08:36se réjouissent en ce moment.
08:38Ils sont contents comme tous.
08:39C'est lui qui le disait, ce n'est pas moi.
08:40Pourquoi ? Parce que c'est une manière de faire passer
08:43toutes leurs idées de décroissance à travers ça
08:46et d'instrumentaliser ce réchauffement climatique
08:50pour faire passer d'autres idées.
08:51En clair, ce qu'ils n'ont pas réussi à faire passer
08:54avec le communisme au XXe siècle,
08:56ils vont essayer de le faire passer avec le réchauffement climatique.
08:59Donc, en expliquant que c'est le capitalisme
09:01qui est le responsable du réchauffement climatique
09:03et qu'il faut moins produire.
09:04D'où la décroissance.
09:05C'est ça l'idée.
09:06Et c'est ce qu'il disait.
09:07Et ce n'est pas moi.
09:08Ce constat se heurte à une réalité.
09:10Mais j'ai trouvé que c'était intéressant.
09:12J'ai entendu moi aussi sur une chaîne concurrente,
09:14François Langlais, rappeler avec raison
09:17que le président de la cité-état de Singapour,
09:19on lui a posé la question,
09:20qu'est-ce qui explique l'essor économique de Singapour ?
09:22Il a dit, c'est l'air conditionné,
09:24c'est ça qui a permis à des zones tropicales de se développer.
09:27On pourrait parler des pays du Golfe aussi.
09:29Je suis d'accord avec vous,
09:30mais pour eux, c'est un drame.
09:32C'est les décroissants.
09:34C'est les heures que Marine Tandelier,
09:35plus je l'écoute,
09:36plus ça me fait penser à la petite maison dans la prairie.
09:39En fait, c'est ça.
09:40On revient à cette époque-là,
09:41les draps mouillés.
09:42C'est les amiches ?
09:43Oui, c'est les amiches.
09:44Les amiches ?
09:45C'est le modèle.
09:46Ce n'est même pas de la décroissance,
09:47c'est la régression.
09:48Là, c'est la régression.
09:49Les amiches de mes amiches sont mes amiches.
09:51Non, mais il y a des sujets.
09:54Il y avait un film avec Harrison Ford,
09:56ça s'appelait Witness, je crois.
09:57Il me semble.
09:58Oui, oui.
09:59Exactement.
10:00Witness, Harrison Ford,
10:01il y a des gens qui vivent comme ça.
10:04Bien sûr.
10:05Ça s'appelle les amiches.
10:07Mais vous parliez de Nantes tout à l'heure.
10:09Qu'en est-il des slips enterrés ?
10:13Ah oui, c'est vrai.
10:14Oui, pour le slip enterré.
10:15Il y avait eu une opération
10:16qui avait été lancée il y a 2-3 mois,
10:18à Nantes,
10:19où on avait dit
10:20enterre ton slip.
10:22Pour voir ce...
10:23Non, mais c'est un truc écologique.
10:26Dans l'école de mes enfants,
10:27ils l'ont fait, cette expérience.
10:28C'est-à-dire ?
10:29Oui, c'était une expérience.
10:30Il y aurait dans la terre,
10:31pardon,
10:32si je te plaît, honnête,
10:32un slip pour voir ce que,
10:342-3 mois après,
10:35il deviendrait.
10:36Et c'était écologique de constater
10:37le devenir slip.
10:39Non, mais...
10:41Et ces écoles, aujourd'hui...
10:43Non, et Kerman,
10:43parce que ça veut dire
10:44que les écoles, évidemment,
10:46ça passe par là.
10:47C'est-à-dire que la propagande,
10:48elle passe par là.
10:49Alors, je vous laisse
10:50le mot de propagande,
10:51mais c'est vrai qu'il y a un contrat.
10:53C'est que moi,
10:53j'ai des enfants
10:54qui sont en école primaire
10:55et c'est vrai qu'ils ont été
10:57plus que sensibilisés
10:59à la question de l'écologie
11:00et du réchauffement climatique
11:01qui s'avère aujourd'hui
11:03plus que réel.
11:05Mais c'est vrai
11:06qu'on les a sensibilisés,
11:07on leur fait plein d'ateliers
11:09sur la question de l'écologie
11:11et puis, bizarrement,
11:11en fait,
11:12ils n'ont plus école aujourd'hui
11:13et ils n'ont déjà pas eu école
11:15la semaine dernière.
11:16Dès qu'il y a eu des problèmes
11:18de pics comme ça caniculaires,
11:19on ferme les écoles.
11:20Donc, il y a à la fois
11:22la pédagogie
11:22et puis le pragmatisme
11:23et là où on ferme les écoles.
11:24C'est vrai que c'est à l'école,
11:26bien sûr qu'il faut en parler,
11:27sans doute,
11:27mais on demande à l'école
11:28d'apprendre à lire et à compter,
11:31peut-être pas d'enterrer son slip.
11:34C'est pas intéressant cette phrase.
11:36Il y a peut-être des prioris.
11:40On est obligé de prononcer
11:41des phrases comme ça,
11:42c'est extraordinaire.
11:43Il vaut mieux apprendre aux enfants
11:44à lire et à compter
11:45qu'à enterrer leur slip.
11:46Moi, j'aurais jamais cru
11:47en tant que phrase.
11:47Alors, ils vous diront
11:48que l'un et l'autre
11:49ne sont pas...
11:49Non, mais c'est cette phrase.
11:51Mais c'est vrai.
11:53Non, mais elle est véritable,
11:54malheureusement.
11:55J'ai l'art de la synthèse,
11:56comme vous le savez.
11:57Mais c'est beau.
11:57Et c'est une priorité.
11:58Alors, écoutez, Jean-Luc Mélenchon,
11:59mais on ne dit pas
12:00que c'est la panacée, d'ailleurs.
12:02Il faut faire attention.
12:02La clim, on le sait tous.
12:04En fait, quand on a accès
12:06à la clim,
12:06qu'est-ce qu'on fait généralement
12:07quand on a la chance
12:08d'être dans un hôtel
12:08avec la clim ?
12:09On laisse la clim toute la journée
12:11quand on n'est pas là.
12:12Et puis, quand on rentre la nuit,
12:13souvent, on l'éteint.
12:15Et puis, quand on est
12:17dans un pays chaud,
12:18souvent, c'est ce qu'on fait.
12:19Et puis, on se réveille
12:19à 3h du matin
12:20et puis, on la remet un petit peu.
12:21On sait très bien
12:28Écoutez, M. Mélenchon.
12:31C'est le truc qu'il ne faut pas faire.
12:33Il ne faut surtout pas faire ça.
12:35Climatiser partout,
12:36ça veut dire augmenter les dégâts.
12:38Bien sûr.
12:38Bon, ça ne m'étonne pas,
12:39il n'y connaît rien.
12:40Ça, c'est vous.
12:41Non, pas, il n'y connaît rien.
12:41Pardon, je retire.
12:42Il y a mille manières
12:43d'isoler un bâtiment.
12:45On pourrait en discuter.
12:46On peut les regarder toutes.
12:47Ce qui est sûr,
12:48c'est qu'il y a deux choses
12:49à ne pas faire.
12:50Laissez les choses dans l'État
12:51et deuxièmement,
12:52aggravez le mal
12:53en croyant soulagé.
12:54Alors, allez mettre
12:57où vous allez voir le résultat.
12:58Moi, je ne mets pas mon gosse
12:59ou ma petite fille
13:00ou mon arrière-petite fille
13:01là où c'est de la clim
13:02du matin au soir.
13:03Bon, et vous avez compris
13:04qu'il répondait à Marine Le Pen.
13:05Mais c'est faux ce qu'il dit
13:06parce qu'il se réfère encore
13:08à l'idée reçue
13:09qui consiste à dire
13:10que la climatisation
13:11aurait un impact
13:12sur le réchauffement.
13:14D'abord, en France,
13:15l'énergie est largement décarbonée
13:17grâce au nucléaire.
13:18Je sais que parfois,
13:19ils sont un peu contre à gauche,
13:20mais c'est ça qui nous permet
13:21d'avoir une énergie propre,
13:22une électricité relativement propre.
13:24Et beaucoup d'études
13:24ont montré que la clim
13:26ne rejette pas dans l'air
13:27suffisamment pour réchauffer
13:29une ville.
13:29Et ça, ça a été démontré.
13:31Et même au sein du GIEC,
13:32aujourd'hui,
13:32certains sont favorables
13:33à la climatisation.
13:34Après, vous avez montré le chiffre,
13:3625% des Français
13:37ont recours à la clim.
13:37C'est bien la preuve
13:38que ça ne fait pas l'unanimité,
13:39y compris dans les foyers.
13:40Parce que là,
13:40on ne parle pas
13:41des établissements publics.
13:42Les Français eux-mêmes
13:43n'ont pas forcément envie
13:43d'installer la clim partout.
13:45Non, mais juste une remarque.
13:46Moi, comme toutes les personnes âgées,
13:48je me souviens
13:48beaucoup plus du passé lointain
13:51que du passé récent.
13:52Pour moi, la référence
13:53est moins 2003 que 1976.
13:55Je me souviens beaucoup plus
13:55de 1976 que de 2003.
13:57Qu'est-ce qui s'est passé
13:58en un demi-siècle ?
13:59C'est extraordinaire
14:00de revivre mon adolescence
14:02en 2026.
14:04Ça avait exactement
14:04les mêmes problèmes,
14:06les mêmes réunions d'urgence
14:09qui vont aboutir à rien.
14:11En 50 ans,
14:11il n'y a pas eu grand-chose.
14:13c'est la fréquence
14:13des événements quand même.
14:14Oui, mais justement.
14:16Non, mais pardonnez-moi,
14:17il me semble
14:18qu'il y avait,
14:19dans ces années-là,
14:21une acceptation
14:24du temps,
14:28de la nature
14:29qui n'existe moins
14:31que l'on dit.
14:32C'est de plus en plus fréquent.
14:34Oui, mais ce rapport au monde
14:36était différent.
14:37C'est-à-dire qu'il y avait
14:39une épidémie,
14:39on ne fermait pas tout le monde.
14:42On n'enfermait pas tout le monde.
14:43Il y avait une sorte
14:43d'acceptation,
14:45alors qu'aujourd'hui,
14:47l'homme est tellement fou,
14:48parfois,
14:49qu'il pense pouvoir
14:51maîtriser,
14:51que ce soit une épidémie,
14:52le temps,
14:53le climat,
14:54etc.
14:54Donc, il y a un hubris
14:55peut-être différent.
14:57Peut-être.
14:57Je dis bien peut-être.
14:58Une sorte d'acceptation
14:59de dire,
14:59ben oui,
15:01on ne parle pas du temps.
15:02Par exemple,
15:02dans des familles,
15:03on ne parlait pas du temps.
15:04On ne parle pas du temps.
15:05Il fait froid,
15:05il fait chaud,
15:06etc.
15:07Aujourd'hui,
15:07ce n'est pas le cas.
15:09C'est un rapport au monde.
15:10Tout ça,
15:10c'est un rapport au monde différent
15:12sur lequel le philosophe
15:14que vous êtes,
15:14le littéraire que vous êtes
15:15pourrait réfléchir
15:17de manière plus profonde.
15:18Je partage entièrement
15:20votre avis.
15:21C'est-à-dire ?
15:21C'est-à-dire,
15:22je pense qu'il y en a
15:23qui pensent
15:24qu'ils peuvent régler
15:25la température de la planète.
15:26Et ça,
15:27c'est l'hubris.
15:29Moi,
15:29je crois aussi,
15:30surtout,
15:31au génie humain,
15:32à l'inventivité de l'homme.
15:33Je pense qu'on s'adaptera.
15:34Je pense qu'il y aura des solutions.
15:36La climatisation,
15:37ce n'est pas forcément
15:38la panacée,
15:38vous avez raison de le dire.
15:39Il en faut,
15:40dans les endroits
15:41où c'est absolument nécessaire.
15:43Mais,
15:43en même temps,
15:44il faut,
15:44ce que je disais d'ailleurs,
15:45il y a d'autres solutions.
15:47Tout ce qui est
15:47l'adaptabilité de l'habitat,
15:49l'isolation des habitats,
15:50tout ça,
15:51ça doit être pris en compte.
15:52Il n'y a pas que la climatisation.
15:53Et c'est vrai,
15:54Thomas Bodher me le dit,
15:56entre 76 et aujourd'hui,
15:58il y a eu 2003.
15:58Ça a changé le regard
15:59sur le risque de surmortalité.
16:01Évidemment.
16:01Vous avez passé une bonne nuit,
16:03vous qui êtes insomniaque,
16:04vous êtes douillet,
16:05il fait chaud chez vous,
16:06c'est climatisé.
16:07Je suis douillet à 3 heures du matin
16:08et puis tout va bien.
16:09Non,
16:09mais je réfléchissais
16:10à la logique
16:12de ce que disent les écolos.
16:14Donc,
16:14on a le droit
16:16de se chauffer,
16:18n'est-ce pas,
16:18mais pas le droit
16:19de se souffrir de la chaleur.
16:20Oui,
16:21vous avez parfaitement raison.
16:22C'est étrange,
16:23c'est illogique.
16:24Mais c'est illogique.
16:25C'est complètement illogique.
16:25Parce que là,
16:26les écolos,
16:27Marine Tondelier,
16:28qu'est-ce qu'elle va faire
16:29avec son ventilateur l'hiver ?
16:30Bien sûr,
16:31mais Marine Tondelier
16:31devrait l'hiver
16:32effectivement être à 11 degrés.
16:33Exactement,
16:34elle devrait filsonner.
16:35Si elle est logique
16:35avec elle-même,
16:36elle devrait être à 11 degrés.
16:37C'est une bonne remarque.
16:38C'est une bonne remarque.
16:40Alors là,
16:40elle va dire,
16:41sans doute,
16:41le froid est plus rude
16:43que la chaleur.
16:44Je suis désolé.
16:45Sans doute,
16:45c'est ce qu'elle dit.
16:46Je ne supporte pas la chaleur.
16:46J'imagine.
16:47Je ne supporte pas la chaleur.
16:49Donc,
16:49j'ai beaucoup de problèmes.
16:50Ah bon ?
16:51Mais oui.
16:52Et que vous faites ?
16:54Je reste immobile
16:55sur mon lit.
16:56C'est toujours immobile.
16:58C'est le principe
16:59d'un écrivain.
17:00Sauf quand je viens ici.
17:03Vous êtes un homme immobile.
17:05Mais alors,
17:05Marine Tondelier,
17:06le RER A est climatisé.
17:08Oui.
17:08C'est un scandale.
17:10Non ?
17:10Vous ne croyez pas
17:11si bien dire.
17:11C'est-à-dire que
17:11la généralisation
17:12de l'air conditionné
17:13dans les transports
17:14en Ile-de-France
17:14a été bloquée à l'époque
17:16quand la région
17:17était tenue par la gauche
17:18par la frange écologiste
17:20qui n'a pas voulu
17:20à ce moment-là
17:22généraliser la clim
17:23dans les transports.
17:24On a du retard.
17:25Les écoles fermées.
17:26Ce qui est drôle,
17:27si j'ose dire,
17:28il y a quelques jours,
17:29on nous explique
17:29que les élèves
17:30doivent travailler plus
17:32en juillet
17:32et les vacances raccourcies.
17:34C'est ce que j'ai en dit.
17:35C'est Emmanuel Macron
17:35qui est en train.
17:35Sur les rythmes scolaires.
17:37Voilà, les rythmes scolaires.
17:3815 jours plus tard,
17:38on ferme toutes les écoles.
17:40Vraiment,
17:40c'est la France d'aujourd'hui.
17:42Mais c'est vrai.
17:43Encore,
17:44je n'invente rien.
17:45C'est-à-dire qu'il y a 15 jours,
17:46il fallait travailler plus tard.
17:47Ils ont fermé
17:47toutes les écoles d'un coup.
17:48Donc comme ça,
17:49ils sont tous en vacances.
17:49Donc voyons le sujet
17:50sur les écoles fermées
17:52et c'est ancré de Guillotel.
17:56Canicule oblige.
17:57De nombreux élèves
17:58resteront à la maison ce lundi.
18:00Le ministre de l'Éducation,
18:02Édouard Geoffray,
18:02a annoncé que 845 écoles
18:05et collèges
18:05resteront fermées ce lundi.
18:071800 autres aménageront
18:09leurs horaires
18:09en libérant les élèves
18:11en début d'après-midi.
18:12Il y a une règle,
18:13c'est qu'il y a une continuité
18:14du service public.
18:15Ça, c'est le principe.
18:16Ensuite,
18:17il y a un certain nombre
18:17de dérogations.
18:17C'est-à-dire qu'à partir du moment
18:19où la sécurité des personnels
18:20ou des enfants
18:21est susceptible
18:22d'être mise en cause,
18:23il faut fermer.
18:24Maxime Repère,
18:26vice-président du SNALC,
18:27salue une décision de bon sens.
18:29Mais pour lui,
18:30ce n'est pas suffisant.
18:31Bien sûr que nous saluons cela.
18:34Mais nous déplorons aussi,
18:36si vous voulez,
18:37un manque d'anticipation
18:38qui fait qu'on a l'impression
18:41d'agir toujours dans l'urgence
18:43et de toujours bricoler.
18:45Et le souci,
18:46le fond du problème,
18:48si vous voulez,
18:48c'est l'état du bâti scolaire
18:50dans notre pays.
18:51Ce bâti scolaire
18:53est catastrophique.
18:54Pour faire face
18:55à la canicule,
18:56les collectivités investissent.
18:58À Paris,
19:00la mairie va doter
19:01les 620 écoles
19:02de plus de 1200
19:03climatiseurs d'appoint.
19:04La région
19:05Joëlle de France,
19:06elle,
19:06annonce débloquer
19:07une aide exceptionnelle
19:08d'un million d'euros
19:09pour équiper
19:10ses 500 centres d'examen.
19:12C'est intéressant,
19:13ça dit beaucoup
19:14d'une société
19:14de fermer les écoles.
19:16En 1976,
19:17aucune école n'a été fermée.
19:19Une école.
19:20Est-ce que c'est bien ?
19:21Est-ce que c'est pas bien ?
19:21Moi, je ne veux plus rentrer
19:22dans ces sujets-là
19:22parce qu'après,
19:23on se fait insulter,
19:24etc.
19:26Intuitivement,
19:27je me dis,
19:28c'est la vie.
19:29On s'adapte.
19:31On rentre.
19:31Ben oui,
19:31t'as 10 ans,
19:33c'est très chaud,
19:33bien sûr,
19:34c'est pas grave.
19:35Ça crée des souvenirs.
19:37Il ne s'agit pas
19:37de mettre les gens
19:38en plein soleil,
19:39etc.
19:39Non,
19:39mais vous voyez,
19:41aujourd'hui,
19:42la société est différente.
19:43Là,
19:43on est scrogneugneux
19:44tous les deux.
19:45On est différents.
19:46Donc aujourd'hui,
19:47t'as un principe
19:48de précaution.
19:49Si t'as un élève
19:50qui meurt dans une classe,
19:52le directeur de...
19:54Pas le directeur,
19:54le ministre de l'Éducation nationale,
19:56il va être pointé du doigt,
19:57dysfonctionnement.
19:58Donc c'est bretelles et ceintures.
20:00C'est pour ça.
20:00Si j'étais à la place du ministre,
20:02je ferais sans doute
20:02la même chose.
20:03C'est zéro risque.
20:05Mais en fait,
20:06le monde,
20:06il n'est pas sans risque.
20:09Donc après,
20:09c'est une société qu'on veut.
20:11Mais je sais bien
20:12qu'en disant ça,
20:14les gens de plus de 60 ans
20:15vont être d'accord.
20:16Comme toujours,
20:16avec ce qu'on dit,
20:17les gens de 25,
20:18on dirait
20:18il est fou,
20:18il est malade.
20:20Non mais c'est intéressant.
20:21Vous êtes plutôt d'accord
20:22avec ce que vous dites là.
20:23Non mais moi,
20:23je suis plutôt d'accord.
20:24Et nous,
20:25on est...
20:26Simplement,
20:26vous n'allez même pas
20:27encore assez loin.
20:28C'est que pour une grande partie
20:29de la population,
20:29les plus jeunes,
20:30ce que vous dites là,
20:31c'est même inaudible.
20:32C'est pas qu'ils ne sont pas d'accord.
20:33C'est qu'ils ne comprennent
20:34même pas ce que vous racontez là.
20:35Alors après,
20:35ils vont me dire
20:36oui,
20:36mais votre maison est climatisée.
20:38Votre travail est climatisé.
20:40Oui,
20:40notre plateau est climatisé.
20:41Et puis vous,
20:42vous avez les moyens,
20:42etc.
20:43Donc,
20:43tu ne rentres plus
20:44dans ces discussions.
20:45Tu dis,
20:45bah oui.
20:45Non,
20:46après,
20:46il y a peut-être une différence aussi,
20:47c'est l'état des salles de classe.
20:49C'est-à-dire que,
20:50je peux entendre ce que vous dites,
20:51aujourd'hui,
20:52les salles de classe,
20:53sans doute par manque
20:54de rénovation,
20:55etc.,
20:55sont parfois devenues
20:56des fournaises.
20:57Je vois qu'on installe
20:57des couvertures de survie
20:59sur les fenêtres.
21:00Enfin,
21:00on est quand même censé
21:01avec la septième puissance mondiale
21:02et on installe
21:03des couvertures de survie
21:04sur les fenêtres
21:04des salles de classe.
21:05C'est un problème quand même.
21:06Mes chers camarades,
21:06la tiers-mondisation du pays,
21:08elle est partout.
21:08On va parler de la fête de la musique.
21:10Vous voulez voir
21:10ce qu'ils ont fait
21:11de Paris cette nuit ?
21:13Voilà.
21:14Vous voulez voir
21:14les images au Japon
21:15après un...
21:16Comment ça se passe
21:17quand ils fêtent ensemble
21:18les choses
21:18où il n'y a pas un problème ?
21:19Nous,
21:20c'est le tiers-monde.
21:22Paris,
21:22ce matin,
21:23c'est la tiers-mondisation
21:24du pays.
21:25C'est...
21:26Tout est...
21:26Tout est n'importe quoi.
21:28Les gens font n'importe quoi.
21:29On va écouter
21:32aucune des règles
21:33n'a été respectée.
21:34Aucune des règles.
21:35On ne demande
21:35de ne pas boire d'alcool.
21:36Tout le monde s'en fout.
21:39Il y a une troisième voie
21:40entre laisser son enfant
21:41effectivement cramé
21:42dans une salle de classe
21:43où il fait vraiment...
21:44C'est plus que chaud.
21:46C'est quand même...
21:46Ça dépend des salles.
21:47Irrespirable.
21:48Mais c'est vrai
21:49qu'on attend aussi
21:50beaucoup de choses
21:50de l'État.
21:51Mais je pense que c'est
21:52l'occasion aussi
21:52pour les parents
21:53de prendre
21:53leurs responsabilités individuelles.
21:55On est aussi en mesure
21:57d'équiper parfois,
21:59de prendre nos responsabilités
22:00et d'équiper nos classes.
22:01On fait des cagnottes
22:02pour tout et n'importe quoi.
22:03Je pense que oui,
22:04on peut, je pense,
22:05en tant que parents,
22:06se cotiser
22:07même si c'est regrettable
22:08parce qu'on aurait tendance
22:09à dire que ce n'est pas
22:09aux parents de le faire.
22:10Mais si,
22:11c'est à la responsabilité
22:12des parents
22:12de prendre cette situation
22:14et d'équiper
22:16à leurs modestes moyens
22:18certaines classes.
22:18On peut se cotiser.
22:19Il y a des solutions
22:20plutôt que d'attendre
22:21et de déplorer
22:22et de se retrouver
22:23à ne pas garder...
22:24à ne pas aller
22:25mettre nos enfants en classe.
22:26Cette situation
22:27est insupportable.
22:28Gaëlle Atlan-Ackerman
22:29qui est journaliste
22:30et qui nous a rejoint
22:31ces dernières semaines.
22:33Je vous propose
22:34d'écouter
22:34Marine Tondelier
22:35qui parle là
22:36d'un congé climatique.
22:37C'est-à-dire
22:37quand il fait trop chaud,
22:38on ne travaille pas.
22:39Quand il fait trop froid,
22:41on ne travaille pas.
22:42On ne travaille plus.
22:42Quand on ne le...
22:43Voilà,
22:44on travaille de moins en moins.
22:45Écoutons Mme Tondelier.
22:47Évidemment,
22:48il y a des employeurs
22:49qui prennent les dispositions
22:50d'eux-mêmes,
22:50mais il y en a aussi
22:51qui ne le font pas
22:52et c'est pour ça
22:52que la loi est faite.
22:53Le congé climatique,
22:54c'est dire
22:55si les conditions climatiques
22:56vous empêchent
22:57d'aller au travail,
22:58c'est vraiment
22:59dans des situations extrêmes,
23:01alors ça ne doit pas être
23:02soit l'entreprise
23:03qui paye
23:03parce que,
23:04en gros,
23:04l'exemple,
23:05c'est s'arrêter de travailler,
23:06soit les salariés
23:07qui trinquent
23:07parce qu'on leur dit
23:08vous prenez vos congés
23:08et même si c'était
23:09pour cet été avec mes enfants,
23:10tu les prends maintenant.
23:11Donc nous,
23:12on veut que ce soit juste,
23:12ça fait partie
23:13d'une sécurité sociale
23:14écologique qu'on veut
23:15parce que les risques
23:16qu'on a assurés
23:17en 1945,
23:18c'était très bien de le faire
23:19mais en 2026,
23:19il y en a d'autres
23:20et donc on pense
23:21que 5 jours par an,
23:22tout le monde
23:23ne l'utilisera pas,
23:24notamment il y a des fonctions
23:25qui sont télétravaillables.
23:26Bon ben ça,
23:27voilà,
23:27mais il y a des fonctions
23:28qui ne le sont pas
23:29et on voit bien que là,
23:30quand il va faire 40 degrés,
23:31imaginez sur les toitures
23:32en zinc combien il fera,
23:34on ne peut pas laisser
23:35des gens les travailler
23:35sur le toit.
23:36Mais là,
23:36elle a raison,
23:37c'est une question de bon sens,
23:38bien sûr.
23:40C'est une proposition
23:40de personnes qui ne travaillent pas,
23:42pardon,
23:42parce qu'en fait,
23:42dans les faits,
23:43ça se produit déjà.
23:44Aucun couvreur va dire
23:44à ses salariés
23:45qu'il va travailler
23:46en plein milieu de l'après-midi
23:46quand il fait 40 degrés.
23:48Bon,
23:49on va marquer une pause,
23:50je voudrais rectifier quelque chose
23:51parce que c'est Paul Bougna
23:52et l'équipe d'Enrico Macias
23:54qui m'a appelé.
23:56Enrico est au Folie-Bergère
23:59et non pas jeudi
24:00comme nous l'avons dit
24:03ce matin dans la matinale
24:04mais mercredi.
24:06Uniquement mercredi,
24:07Enrico,
24:07alors on le salue,
24:08Enrico Macias
24:10et figurez-vous
24:11que la salle est climatisée.
24:14Donc ça,
24:15c'est important.
24:16Les salles qui vont être climatisées
24:18parce que j'ai vu
24:18des images de théâtre
24:20et des théâtres
24:20qui ne sont pas climatisés,
24:22c'est l'enfer.
24:23Donc,
24:23ils ne vont pas avoir
24:24beaucoup de chance
24:25et peut-être pas
24:25beaucoup de spectateurs.
24:27Donc,
24:28Enrico Macias,
24:29c'est mercredi
24:29au Folie-Bergère
24:30qui est un endroit merveilleux
24:32les Folies-Bergères.
24:33Des plus beaux
24:34des plus belles salles
24:36de spectacle de Paris
24:37qu'est
24:39rue Berger
24:40bien sûr
24:41près de la rue Richet
24:42et le 9e arrondissement
24:44vraiment,
24:45si vous ne connaissez pas
24:45cet endroit,
24:46c'est un endroit
24:46absolument merveilleux.
24:47Également,
24:48donc vous pourrez aller écouter
24:49Enrico
24:49qui est formidable aussi.
24:50On va marquer une pause
24:52et nous allons revenir
24:53avec Dimitri Pavlenko
24:56qui parlait
24:56de la fête de la musique
24:57et l'état de Paris
24:58ce matin
24:59et sans doute
24:59d'autres villes de France.
25:00On parlera
25:01de plein de choses.
25:02Il y a le foot ce soir
25:03évidemment
25:04et puis on pourra revenir
25:05alors l'affaire France-Pierron
25:07ça je la trouve formidable
25:08l'équipe
25:09lamentable
25:10qui lâche France-Pierron
25:11vraiment c'est
25:13incroyable
25:14et qui
25:15vraiment c'est des directions
25:16solides.
25:17On a envie de travailler
25:18avec eux.
25:19Non mais le niveau
25:19de la polémique
25:20en plein
25:20Oui
25:21alors eux
25:21ils l'ont lâché
25:22ils l'ont lâché
25:24franchement c'est pas bien
25:25bon même
25:26on peut contester
25:27ce qu'elle a dit ou pas
25:28mais bon
25:28tout ça n'est pas très grave
25:30et on parlera
25:31de France 86
25:31ils se sont réunis
25:33Guadalara
25:35Guadalara
25:35et on parlera
25:37vous savez ce qui s'est passé
25:38il y a 40 ans
25:39jour pour jour
25:39le 22 juin 1986
25:41Non
25:42La main
25:44Maradona
25:45Il a mis la main
25:46La main de Dieu
25:47Il a mis la main
25:48Monsieur Benassar
25:49et on réécoutera Thierry Roland
25:51qui nous parle de
25:52Monsieur Benassar
25:53Oh non
25:54Si on écoutera Thierry Roland
25:55Monsieur Benassar
25:57A tout de suite
26:00Europe 1 Essay News
26:019h-10h
26:02L'heure des pros
26:03Pascal Praud
26:05Et 9h30
26:06Sommayat
26:07La Bili est avec nous
26:07Elle nous rappelle
26:08l'éthique
26:08Bonjour Sommayat
26:12Bonjour Pascal
26:13et bonjour à tous
26:14Face à l'intensité
26:15de l'épisode de chaleur
26:17le gouvernement
26:18a déclenché
26:18une cellule de crise
26:19interministérielle
26:20l'objectif
26:21à s'assurer
26:22du bon fonctionnement
26:23de nos services publics
26:24et multiplier
26:25les messages de prévention
26:26à l'égard de la population
26:27et notamment
26:28les plus vulnérables
26:30A la une également
26:31Stéphanie Bonhomme
26:32la mère du jeune Elias
26:33tué à 14 ans
26:34dénoncé ce matin
26:35sur notre antenne
26:36je cite
26:36le mépris de l'institution judiciaire
26:39à son égard
26:40la mère endeuillée
26:41plaide pour un dialogue
26:42entre les familles de victimes
26:43et les magistrats
26:44car cette rencontre
26:45revêt un caractère
26:46réparateur et humain
26:47a-t-elle déclaré
26:48et puis
26:49Iraniens et Américains
26:50s'entendent sur une feuille de route
26:52deux points importants
26:53font consensus
26:54les mécanismes visant
26:56à faire cesser
26:56les affrontements
26:57en Liban
26:57et ceux à mettre en place
26:58pour sécuriser
26:59le détroit d'Hormuz
27:00c'est ce qu'ont annoncé
27:02ce matin
27:02les médiateurs
27:03pakistanais et qataris
27:04au terme de la première séance
27:05de négociation en Suisse
27:08merci beaucoup
27:09merci
27:10je regardais
27:11effectivement en 76
27:12ce qui est intéressant
27:14et j'ai envoyé
27:15cette petite vidéo
27:16qu'on pourra peut-être voir
27:17avant la fin de l'émission
27:19à la régie
27:21Roger Gickel
27:22disait quasiment
27:22les mêmes mots
27:23en 76
27:23vous savez
27:25les différences
27:26c'est qu'il y avait
27:27intervention de l'armée
27:28pour apporter du foin aux vaches
27:29il y avait des prières publiques
27:31à Saint-Simeon
27:33pour qu'il fasse pleuvoir
27:34mais il y a ça
27:36dans le formidable film
27:38de Claude Berry
27:40Manon des sources
27:42il y a des prières
27:43il y a des prières
27:44c'est-à-dire que
27:45pour que l'eau revienne
27:47dans le village
27:48et l'eau revienne
27:48alors c'est la fontaine
27:49qui a été bouchée
27:50mais ils font des prières
27:52et des processions
27:54on en est là
27:56non mais pourquoi pas
27:58hier soir
27:59il y avait la fête
27:59à l'Elysée
28:00c'est la dernière fête
28:01de la musique
28:02du président de la révélique
28:03dernière
28:06il a été mis à l'honneur
28:07par un DJ
28:08qui a remixé
28:09son for sure
28:10c'est formidable
28:10il est devenu
28:11un refrain de rengaine
28:12je veux dire
28:13la courtisanerie
28:14elle est partout
28:15en fait
28:16même chez les DJ
28:17c'est ça qui est formidable
28:19quand t'es président
28:20quand t'es président
28:21mais oui
28:21c'est les grands invariants
28:23bien sûr
28:23c'est le Saint-Simon
28:26qui le dit
28:27vous avez raison
28:28c'est-à-dire que
28:28même le DJ
28:30Sire
28:31j'ai remixé
28:34votre voix
28:35Sire
28:35c'est formidable
28:36ce monde est formidable
28:37j'ai remixé votre voix
28:38c'était bien
28:40c'était bien
28:41quel succès
28:42tout le monde a adoré
28:42Sire
28:43écoutons la fête
28:44à l'Elysée
28:44hier soir
29:00on se fait une vidéo
29:01mettez-moi les mains
29:02allez
29:02on se fait une vidéo
29:04mettez-moi les mains
29:04on se fait une vidéo
29:11c'est beau la fin de la civilisation
29:20non mais vous en avez quoi
29:21enfin moi je dis rien
29:22je dis plus rien
29:23parce que c'est comme tout à l'heure
29:24c'est ce crogneu-gneu
29:25mais il faut être ce crogneu-gneu
29:26non mais c'est de l'absence
29:27non mais moi
29:28imagine le général de Gaulle
29:32avec un DJ
29:33oui c'est vrai qu'on y met
29:34avec la fête
29:34on va entendre
29:36la fête du 18 juin remixée
29:37on va entendre Pavlenko
29:39il a fait un édito ce matin
29:41sur Europe remarquable
29:42où il parle
29:43où il convoque Philippe Muret
29:44sur Festivu
29:45etc
29:46vraiment
29:47c'est un condensé
29:48ce qu'on voit dans notre société
29:49et vous avez raison
29:51je ne sais pas si c'est la décadence
29:52mais c'est pas terrible
29:54donc écoutez Dimitri
29:56ce matin
29:57sur l'antenne d'Europe 1
29:58son édito est toujours formidable
29:59c'est à 6h40
30:01et vous vous êtes debout déjà
30:02au milieu de la journée
30:04pour vous 6h40
30:07la journée pour moi
30:08s'arrête à 10h du matin
30:09je ne peux plus rien faire
30:10je ne peux plus travailler
30:11donc après je fais autre chose
30:12c'est vrai ?
30:12je travaille depuis 6h
30:13ah oui
30:14ou 5h parfois
30:16bon écoutez
30:17Dimitri Pavlenko
30:18et Philippe Muret
30:19bon chacun le connait
30:20comment je le définis
30:22philosophe, sociologue
30:23littéraire, intellectuel
30:24sur notre société
30:25qu'il l'acte
30:27c'est plus que ça
30:27oui c'est plus que ça
30:28il a
30:30festivus
30:30il a à la fois
30:32analysé
30:32ce qui se passait
30:33de son temps
30:33et annoncé
30:34ce qu'on prend
30:35de plein fouet aujourd'hui
30:36c'est un prophète
30:37voilà
30:37c'est un prophète
30:38bon écoutez
30:39Dimitri Pavlenko
30:41ce matin
30:42alors on lisait dans les journaux
30:43hier matin
30:44que rarement
30:45une fête de la musique
30:46serait autant encadrée
30:47franchement
30:48abus de langage
30:49avant même le début
30:50des concerts
30:50hier la question
30:51n'était pas de savoir
30:52si Paris ferait la fête
30:53mais de savoir pourquoi
30:54à chaque célébration
30:56l'ordre désormais
30:57semble partir
30:57avant la fin du concert
30:58et ça n'a pas manqué
30:59hier soir
30:59il n'y a qu'à voir
31:00l'état des rues
31:01de la capitale ce matin
31:02on n'a pas encore
31:02de bilan consolidé
31:03mais enfin
31:04l'interdiction de boire
31:05de l'alcool
31:06hors des terrasses
31:07l'interdiction
31:08des contenants en verre
31:09l'interdiction
31:10des rassemblements
31:10non déclarés
31:11sur certains quais de scènes
31:12franchement
31:13vaste blague
31:13ce qu'on a vu
31:14c'est que la règle
31:16elle vole en éclats
31:17comme une bouteille de bière
31:18sur le bitume
31:18passé le cap
31:19de la présence
31:20de plusieurs centaines
31:21de milliers de personnes
31:22les autorités
31:23ont multiplié
31:24les arrêtés
31:24mais ça n'arrête plus
31:26grand monde
31:26ça c'est pour l'ordre public
31:28on va aussi parler
31:29de la tentative d'OPA
31:30de la France Insoumise
31:31sur cette fête de la musique
31:32transformée en meeting politique
31:34avec une place de la République
31:35privatisée
31:36pour la Nouvelle France
31:37de Jean-Luc Mélenchon
31:38on chante
31:39l'international remixé
31:40on applaudit
31:41le député militien
31:42Raphaël Arnaud
31:43qui s'est présenté en victime
31:44la République C'est Nous
31:46a lancé Louis Boyard
31:47et puis
31:47il y a un autre niveau de lecture
31:49c'est celui du regretté
31:50Philippe Muray
31:50qui n'aurait pas manqué
31:51de voir hier
31:52Homo Festivus
31:53dans toute sa splendeur
31:54vous savez Homo Festivus
31:55c'est l'adorateur de la fête
31:57comme nouvelle religion civile
31:58et même
31:59Festivus Festivus
32:00l'homme qui ne se contente plus
32:01de faire la fête
32:02mais qui fête la fête
32:03comme une sorte d'horizon
32:04politique indépassable
32:05seulement cette hyper festivité
32:07on voit qu'elle n'offre
32:08aucun supplément d'ordre
32:10ou de convivialité
32:11au contraire
32:11elle ruine la loi
32:13et toutes les disciplines invisibles
32:14qui permettent la coexistence
32:16la preuve en est
32:16qu'il a fallu déployer
32:18des milliers de policiers
32:18pour protéger une manifestation
32:20qui est censée
32:21célébrer
32:21la liberté
32:23et souvent
32:24moi je parle
32:25de la confiance sociale
32:26qui est vraiment
32:26un thème essentiel
32:28et on le voit
32:29dans d'autres pays
32:29comment ça se passe
32:30au Japon
32:31on a vu ces scènes
32:31pendant la coupe du monde
32:33de Japon
32:33où les gens font la fête
32:35et puis après
32:36elle nettoie
32:37il nettoie eux-mêmes
32:38exactement
32:39et on voit bien
32:40que cette société
32:40ne marche plus droit
32:41ça ne va plus
32:43quand vous allez voir
32:44regardez les quêtes scènes
32:45hier
32:45l'état
32:46des quêtes scènes
32:47hier
32:47mais c'est
32:49non mais ça va plus loin que ça
32:50il y a quelques expériences
32:51qui donnent à ressentir
32:53physiquement
32:53la fin du monde
32:54pour moi c'est la fête
32:55de la musique
32:56voilà
32:56où c'est une déambulation
32:58un samedi après-midi
32:59dans le centre commercial
33:00de Châtelet-Léal
33:00c'est la fin du monde
33:01c'est-à-dire l'abandon
33:03la déliquescence
33:05la décadence
33:06dans le consumérisme
33:06et la fête
33:07qui est plutôt une défaite
33:09d'ailleurs
33:09parce que là
33:09il n'y a rien de festif
33:11en réalité
33:12il s'agit de boire
33:13le maximum
33:14de causer le maximum
33:15de dégâts
33:16en plus
33:16le lendemain matin
33:17qui nettoie tout ça ?
33:19ce n'est pas ces gens-là
33:20c'est le prolo de base
33:21qui va nettoyer tout ça
33:23enfin tout ça
33:23il y a une forme de désordre
33:25qu'on n'arrive plus à endiguer
33:27qui moi me donne
33:28ce sentiment
33:29la question c'est
33:30pourquoi au Japon
33:30il y a de l'ordre
33:31du civisme
33:33de la confiance sociale
33:34comme vous le dites
33:36alors que c'est une démocratie
33:37j'ai la réponse
33:40mais je vais la garder pour moi
33:41et pourquoi en France
33:42c'est le désordre
33:43j'ai la réponse
33:44mais je vais la garder pour moi
33:45oui mais je devine votre réponse
33:47je la garde pour moi aussi
33:48mais oui mais je vais la garder
33:50on a un même intérêt à la garder
33:51sinon on peut dire
33:52qu'au Japon
33:53il y a une forme
33:53d'homogénéité ethnique
33:54qui commence à
33:57donner une explication
33:57je ne crois pas que ce soit la seule explication
33:59pour ce qui se passe
34:00moi ce qui m'a marqué
34:01parce que hier ça s'est quand même
34:02a priori
34:03relativement bien passé
34:04mais arrêtez
34:05même vous vous dites ça
34:06en fait c'est ça
34:07mais écoutez
34:07on n'a pas eu les mêmes images
34:09que l'an dernier
34:09mais on en est là
34:11alors je vais vous montrer
34:12c'est à dire que
34:13même vous
34:14Thomas Bonnet
34:15vous dites ça
34:15on se satisfait
34:17c'est invraisemblable
34:19les images qu'on voit
34:20en fait
34:20chacun devrait se dire
34:21c'est une sorte de déliquescence
34:23du rapport à l'autre
34:27et vous allez voir
34:28ce sujet
34:28qui arrive
34:29il y a eu des tirs de mortier
34:30quand même
34:30il y a eu des tirs de mortier
34:31je pense que ça dépend
34:32encore une fois
34:33des endroits
34:33et c'est ça là
34:33où je voulais en venir
34:34mais en plus
34:34sixième arrondissement
34:35dans un des gardes
34:36les plus chiques de Paris
34:36je pense que la sociologie
34:36était différente
34:37selon les endroits
34:38dans Paris
34:38et que ça s'est pas passé
34:40par Paris
34:40vous allez voir
34:40le sujet à Saint-Germain-des-Prés
34:42si ça vous convient
34:43moi je ne suis pas sorti
34:45je suis resté dans ma maison
34:46par rapport à l'an dernier
34:47on avait des craintes
34:48le ministre de l'Intérieur
34:49avait des craintes
34:49je constate quand même
34:50qu'il n'y a pas eu
34:51les mêmes images
34:52mais en fait
34:52c'est une grande campagne
34:53de civisme
34:54qu'il faudrait faire
34:55sur des années
34:55c'est à dire
34:56c'est le rapport à l'autre
34:58c'est foutu
34:59non le rapport à l'autre
35:01vous savez ce que ça veut dire
35:01le rapport à l'autre
35:02je ne suis pas tout seul
35:04l'autre existe
35:05donc voyez le sujet
35:06je ne sais pas de qui il est
35:07d'ailleurs ce sujet
35:08qu'on va voir
35:09il est François Tzisquet
35:10je me dis
35:11qu'abuse utile
35:16des tirs de mortier
35:17entraînent un mouvement
35:18de foule
35:19dans le quartier Saint-Germain
35:32ici
35:32deux individus
35:34déguisés en Mario et Luigi
35:35sont interpellés
35:36par la police
35:37après avoir roulé
35:38en scooter
35:39sans casque
35:40au milieu de la foule
35:44plus tard dans la soirée
35:45autre mouvement de foule
35:47cette fois-ci à Châtelet
35:50malgré la chaleur accablante
35:52plusieurs milliers de personnes
35:53ont célébré
35:54la fête de la musique
35:55dans les rues parisiennes
35:56il y a des visiteurs de Londres
35:58j'ai aussi appris
35:58qu'il y avait des personnes
35:59d'Australie
36:00on vit une bonne fête
36:02il y a beaucoup de mouvements
36:03il fait chaud
36:04mais on s'amuse
36:06dans toute la région parisienne
36:084800 policiers et gendarmes
36:09ainsi que 2500 s'appareils
36:11leurs pompiers
36:11ont été mobilisés
36:13toute la soirée
36:15certaines personnes
36:16devant leur poste
36:18qui sont comme moi
36:19ils ont passé 60 ans
36:21et je ne fais pas du tout
36:22le grief
36:23à François Tsitskevich
36:24ils entendent
36:25deux individus
36:26déguisés en Mario et Luigi
36:27mais je ne sais même pas
36:29qui est Mario et Luigi
36:30c'est un jeu vidéo
36:31c'est bien Mario et Mario Bros
36:33ah oui
36:33donc deux individus
36:35vous vous rendez compte
36:35deux individus
36:36déguisés en Mario et Luigi
36:38un résumé de l'époque
36:39c'est horrible
36:39mais je pense que
36:40Philippe Muret
36:41ne saurait plus
36:41où donner de la tête
36:42il serait débordé
36:43mais non mais je vous dis
36:44on est des scrogneugneux
36:46c'est comme ça
36:47bon
36:48oui
36:49où est la musique
36:49où est la musique
36:50dans cette fête
36:51et alors
36:52elle est dans
36:52les tirs d'eau mortier
36:54c'est les braillements
36:55on est en sixième
36:56on est en sixième
36:56on est dans plein sixième
36:57on est à deux pas
36:58de la place Saint-Sulpice
36:59à trois pas
37:00du café de fleurs
37:01là c'est vraiment
37:03un
37:04un des endroits chics
37:05de la capitale
37:07c'est un endroit
37:07apparemment chic
37:08en fait
37:09c'est un endroit
37:09tout aussi vulgaire
37:10que la banlieue
37:11je veux dire
37:12le café de fleurs
37:13c'est un truc pour touristes
37:14les demagos
37:14c'est un truc pour touristes
37:15il n'y a plus rien
37:16ce quartier
37:17c'est vidé de cet éditeur
37:18à part un peu plus loin
37:19Gallimard
37:20et la rue du Saint-Père
37:21c'est un quartier
37:22qui vouait au fric
37:23uniquement
37:24donc c'est pas normal
37:25c'est pas une idée
37:26non mais là
37:26vous avez raison
37:27parce que ça en dit beaucoup
37:28quand je suis arrivé
37:29à Paris en 90
37:30il y a 40 ans
37:31il y avait la une
37:32qui était à l'angle
37:34le divan
37:34la une
37:35et l'écume des pages
37:37qui est toujours là
37:38l'écume des pages
37:38est toujours là
37:39il y avait trois librairies
37:41sur 50 mètres carrés
37:43et l'écume des pages
37:44qui est une librairie
37:45magnifique
37:45à côté du fleur
37:47et on peut aller
37:48couvert jusqu'à minuit
37:48exactement
37:49et il y avait beaucoup plus
37:50de cafés
37:52qui sont remplacés aujourd'hui
37:53par des boutiques
37:54de luxe
37:55de fringues
37:55donc la vie intellectuelle
37:57du quartier latin
37:58est finie
37:59c'est la fête
38:00la fête c'est ça
38:01et il n'y avait pas
38:02la file d'attente
38:03ou la queue devant le fleur
38:05et vous avez remarqué
38:05aujourd'hui
38:06quand on passait devant le fleur
38:07il faut attendre
38:08pour prendre un café
38:09mais c'est fou
38:11alors vous avez
38:12des japonais
38:13avec leur
38:13comment dire
38:14leur ombrelle
38:15ils attendent
38:15c'est effectivement
38:16c'est un musée
38:17et moi
38:18c'est effrayant
38:19si c'est un musée
38:20c'est une civilisation
38:21qui est finie
38:23bonjour
38:23il y a une scène
38:24qui m'a peiné
38:27je dirais
38:27heurté même
38:28parce que j'habite
38:29dans le 16ème
38:30vers la place Victor Hugo
38:32et il y avait
38:33un stand musical israélien
38:35donc avec des drapeaux israéliens
38:37beaucoup de musique aussi
38:39de Tel Aviv
38:40et toute la place Victor Hugo
38:42était mais absolument
38:44fermée
38:45c'est à dire
38:46CRS
38:46véhicules
38:47barrières Vauban
38:49pour rentrer
38:50sur la place Victor Hugo
38:51en bas de chez moi
38:52c'est la fête
38:53il fallait montrer
38:53pas de blanche
38:54voyez-vous
38:55et ça en plein Paris
38:56et oui
38:57voyez
38:57c'est ça qui m'a aussi heurté
38:59on passe quand même
39:00pour des grincheux
39:01excusez-moi
39:01Gaël
39:02oui on est des grincheux
39:03ce matin
39:03on est des scronyeux
39:04c'est ce que je vous ai dit
39:05Gaël Atlan à Kerman
39:06on regarde cet événement
39:07voilà
39:08depuis ces images
39:09qui ont existé
39:09mais qui effectivement
39:10ne peuvent pas résumer
39:11toute la soirée
39:12il faut aussi écouter
39:13les plus jeunes
39:13qui pour eux
39:14cette fête est vraiment
39:15un événement attendu
39:16qui maintenant
39:17a un écho international
39:19certains viennent
39:20pour cet événement
39:20donc on ne peut pas non plus
39:22dire que cette fête
39:23était ratée
39:24parce que ça ne l'était pas
39:25certes on revoit
39:26nos exigences à la baisse
39:27maintenant qu'il y a juste
39:28un ou deux tirs de mortier
39:29on dit que ça s'est bien passé
39:30ce qui aurait été intolérable
39:31il y a encore quelques années
39:32mais cet événement
39:33est attendu
39:34pour les jeunes
39:35et il ne faut pas
39:36non plus balayer
39:37ça fait partie
39:38non mais Gaël Atlan à Kerman
39:39a raison
39:40moi hier soir
39:41j'ai eu des coups de fil
39:43de mes filles
39:44pour ne pas les nommer
39:44qui étaient
39:46effectivement
39:46et elle dit ça
39:47et c'est vrai
39:48je ne veux pas dire
39:49que j'en étais désolé
39:50mais elles étaient avec leurs amis
39:51et c'était
39:52c'est comme le 31 décembre
39:53c'est une grande soirée
39:55c'est le réel
39:55elle a raison
39:56je peux répondre
39:58à ce qu'elle dit
39:58moi à peine
39:59à peine
40:00vous avez raison
40:01peut-être théoriquement
40:03en réalité
40:03l'idée
40:04fête de la musique
40:05Eric l'a esquissé tout à l'heure
40:07c'était la fête de la musique
40:08c'est-à-dire
40:08toutes les musiques
40:09aujourd'hui
40:10c'est juste
40:11une espèce de machin
40:12hip-hop débile
40:14vous voyez
40:16c'est insupportable
40:17pour voir les gens
40:17sautiller sur place
40:18c'est pas vrai
40:19il y a aussi
40:20des concerts philharmoniques
40:21vous êtes plus que
40:22ce chronier
40:23j'entends ce que vous dites
40:24mais on ne peut pas
40:25à chaque fois
40:25balayer le réel
40:26et ne pas le voir
40:27il représente quelque chose
40:28on ne peut pas réduire
40:29la musique à ça
40:31il n'y avait pas que ça
40:32c'est un autre
40:33c'est un fait
40:33on ne peut pas
40:34aller contre le réel
40:35où est le jazz
40:35il y avait des concerts
40:36philharmoniques
40:37dans des villes en Provence
40:37où est la musique sacrée
40:40où est Monteverdi
40:41bien sûr
40:43où est Bach
40:43et pas le genre de clavecin
40:45ça n'a pas non plus
40:45fantastique
40:46ça n'a jamais non plus
40:46été un concert symphonique
40:48la fête de la musique
40:50bon
40:51LFI et la fête de la musique
40:52justement
40:52vous voyez le sujet
40:53de Sharon Camara
40:54avec l'intervention
40:55notamment de Raphaël Arnaud
40:57qui a été applaudi
40:59c'est ça qui est sidérant
41:00sidérant
41:01écoutons ce sujet
41:02voyons ce sujet
41:05moi j'ai envie d'entendre
41:06la jeunesse en mer
41:08le front national
41:09des slogans
41:10scandés en français
41:11et aussi en italien
41:15qui annonce
41:16l'ambiance
41:17de cette soirée
41:17sur la place
41:19de la République
41:19à Paris
41:20le concert
41:21de la France Insoumise
41:22pour la fête de la musique
41:23avait bien des allures
41:24de meetings politiques
41:25à celles et ceux
41:26qui se disent
41:27que ce n'est pas possible
41:28regardez ce que nous avons
41:30accompli à Saint-Denis
41:31nous sommes forts
41:32et nous réincarnons
41:33ce soir
41:34dans ce moment
41:34de fête de la musique
41:35qui est
41:36une fête politique
41:38c'était une fête
41:39de la musique
41:39mais c'est aussi
41:40une fête
41:41qui est éminemment
41:42politique
41:43une fête politique
41:44qui a aussi été
41:45l'occasion
41:46pour la France Insoumise
41:47d'invectiver
41:48ses adversaires
41:49ils ont voulu
41:50nous interdire
41:52parce qu'ils ont peur
41:53de nous
41:54et votre nombre
41:56est comme un signal
41:58aujourd'hui
41:59oui
42:00ils ont raison
42:02d'avoir peur
42:03de nous
42:03discret depuis le meurtre
42:05de Quentin Deranc
42:06en février dernier
42:07le député
42:08Raphaël Arnaud
42:09a fait sa première
42:10apparition publique
42:11sur cette scène
42:11je ne vais pas parler
42:12longtemps juste
42:1330 secondes
42:14c'est la première fois
42:15que je reprends
42:16la parole sur scène
42:17comme vous avez pu voir
42:19il y a eu des grosses
42:20zones de turbulences
42:21ça a été dur
42:22mais ce qui fait
42:23qu'on tient
42:23c'est le collectif
42:24les amis
42:25le concert
42:26avait été interdit
42:27dans un premier temps
42:28par la préfecture
42:29de police de Paris
42:31vendredi dernier
42:31le tribunal administratif
42:33a finalement suspendu
42:34cette décision
42:35jugeant les motivations
42:37insuffisantes
42:37ces gens gâchent tout
42:39même la fête de la musique
42:40pourrait être une fête politique
42:41moi j'adore
42:42les petites bourgeoises
42:42qui essayent de se raccrocher
42:44au train de l'histoire
42:45du progressiste
42:46panneau
42:46qui est là
42:47oh là là
42:47ne me jetez pas par dessus bord
42:48je suis de votre côté
42:50je suis blanche
42:50allez voir
42:51moi je peux rester à bord
42:52encore un peu
42:53non écoutez
42:53franchement
42:54c'est plus la fête de la musique
42:55pardonnez-moi
42:56ça aurait dû être interdit
42:57par principe
42:57c'est pas une fête politique
42:59ou alors c'est une fête politique
43:00faut changer alors
43:01la fête de la musique
43:02a été créée
43:03à des fins politiques
43:05il y a une OPA
43:06par un parti
43:07c'est pas la même chose
43:07c'est pas exactement la même chose
43:08mais c'était déjà un peu l'idée
43:09le politique et la politique
43:10c'est pas la même chose
43:11non il y avait une volonté
43:12dans cette fête de la musique
43:14je ne dirais pas
43:15alors on peut considérer
43:16que tout est politique
43:16mais c'était une fête conviviale
43:19on l'a dit
43:20où les amateurs de musique
43:22pouvaient descendre dans la rue
43:23produire avec leur instrument
43:25c'était ça
43:26il y a des arrières-pensées politiques
43:27ça correspond aussi à l'époque
43:28à SOS Racisme
43:29avec les concerts
43:29qui ensuite mènent
43:30à quasiment des meetings
43:31c'était déjà un peu l'idée
43:32donc le PS qui aujourd'hui vient pleurer
43:34en fait ils ont été avant
43:35eux-mêmes dans cette logique
43:36mais justement
43:36ce qu'il faut retenir
43:37cette fête
43:38voilà
43:38on a évoqué les débordements
43:40en fait il n'y a pas eu de débordements
43:42c'est quand même
43:42effectivement
43:43il y a un symbole
43:44dans cette fête
43:45de la musique
43:46organisée par
43:47la France insoumise
43:48et on peut aussi
43:49enfin
43:50on voit bien qu'il y a une conquête
43:51de l'imaginaire
43:52de la fête
43:53du rassemblement joyeux
43:54et on peut aussi voir
43:56un écho
43:57je ne sais pas s'il est conscient
43:58ou inconscient
43:58mais peut-être que vous avez vu
43:59ce film
44:00juste une illusion
44:00on voit bien qu'il a un peu
44:02chatouillé l'affect nostalgique
44:03la fin du film
44:04on revoit ses archives
44:06de grands rassemblements
44:07avec téléphone sur scène
44:08et on sort tous de ce film
44:10en disant
44:10c'était effectivement
44:11avant on savait se rassembler
44:12avant c'était la gauche
44:14c'était le parti socialiste
44:15qui organisait ce genre
44:16de rassemblement
44:17aujourd'hui c'est LFI
44:18et il y a toujours quand même
44:19ce coup d'avance
44:20où ils arrivent quand même
44:22à rassembler
44:23la politique
44:23c'est aussi l'espace public
44:25et force est de constater
44:26que hier
44:27ils ont réussi
44:28et après quelques semaines
44:30après le rassemblement
44:31à Saint-Denis
44:32qui s'est bien passé aussi
44:33il faut le dire
44:33c'est aussi le réel
44:34donc voilà
44:35il faut analyser
44:36cette conquête symbolique
44:37ils arrivent à conquérir
44:39l'imaginaire
44:39bien passé
44:40si c'est les débordements
44:41c'est exact
44:42mais si c'est la célébration
44:43sur scène de Raphaël Arnaud
44:45je n'appelle pas ça
44:46bien se passer
44:47quand je vois que la fête
44:48de la musique
44:49est prise en otage
44:50par un parti
44:51qu'il y a encore
44:52des drapeaux palestiniens
44:53c'est-à-dire qu'on parle
44:54d'autre chose
44:54que de la musique
44:55on parle d'autre chose
44:56que de la musique
44:56moi je dis
44:57que ça ne s'est pas bien passé
44:58après si c'est
44:59le maintien de l'ordre
45:00en effet
45:01on aurait dû effectivement
45:02porter le sujet sur ça
45:04sur tout ce qui se passe
45:06sur scène
45:07les messages politiques
45:08les soutiens
45:08et puis les personnalités
45:10mais comme on avait voulu
45:12l'interdire
45:13pour des risques
45:14de débordement
45:15il n'y en a pas eu
45:15on peut considérer aussi
45:17ce dont vous parliez
45:18tout à l'heure
45:19les drapeaux israéliens
45:21c'était aussi une volonté
45:23de marquer
45:24en l'occurrence
45:25place de Victor Hugo
45:25un message politique
45:28si je
45:29l'honnêteté
45:32LFI n'avait pas besoin
45:33d'être protégé
45:34par des CRS
45:35là
45:35ces gens
45:37qui disaient
45:37de la musique
45:38c'était très festif
45:39c'était vraiment
45:40ils sont obligés
45:42d'être protégés
45:42j'entends bien
45:43la place était
45:44mais il y avait aussi
45:45un message politique
45:46il y avait juste
45:46des petits passages
45:47pour pouvoir entrer
45:48il y avait sans doute
45:48un message politique
45:49la fête de la musique
45:50la plus politique
45:50non
45:51je dirais que
45:51moi je n'ai pas ressenti ça
45:52j'ai ressenti une volonté
45:54de se rassembler
45:55de faire la fête ensemble
45:57c'est pas autre chose
45:58pas de démonstration
45:59comme on l'a vu
46:00chez LFI
46:02notre ami de frontière
46:04et j'imagine
46:04Eric Tegner
46:05en parlera tout à l'heure
46:06avec Gauthier Le Bret
46:07il y a eu une agression
46:09et vous allez voir
46:10ces gens attaquent en meute
46:13puisque
46:13d'abord ils sont très courageux
46:14je le répète à chaque fois
46:16les journalistes de frontière
46:17parce qu'ils vont sur le terrain
46:18alors qu'ils sont
46:19d'ailleurs quand
46:20vous allez voir dans la séquence
46:21quand on lui demande
46:22vous êtes de quel média
46:23il dit frontière
46:23il assume
46:25donc alors qu'il couvrait
46:26le rassemblement de LFI
46:27deux journalistes de frontière
46:28ont été pris à partie
46:28et poursuivis par des individus
46:30sur son compte X
46:30le média frontière
46:31a indiqué qu'une plainte
46:32va être déposée
46:33ils ont bien raison
46:34mais par des gens
46:35qui les poursuivent
46:36qui attaquent en meute
46:37donc on sait comment ils sont
46:39bien évidemment
46:39mais c'est intéressant
46:41parce que ces gens
46:42vont sur le terrain
46:42ce que ne font pas
46:43tous les journalistes de France
46:44ils donnent à chaque fois
46:45une leçon de courage
46:46et le courage
46:47c'est pas la vertu
46:48la plus partagée
46:49par tout le monde
46:49et ceux qui les poursuivent
46:51ils les poursuivent à 15
46:52bien sûr
46:52c'est tellement facile
46:53donc voyez cette séquence
46:58c'est pas bien le gâchis d'eau
47:00vous êtes de quel média ?
47:01sans bon sens pour dire
47:07c'est pas bien le gâchis d'eau
47:09c'est pas bien le gâchis
47:13hein
47:18allez cassez-vous
47:20allez cassez-vous
47:20viens te Viens te vent
47:21allez cassez-vous
47:24cassez-vous
47:26cassez-vous
47:48Le gâchido, monsieur, c'est pas très bien.
48:01À chaque fois que je vois ces jeunes gens dont j'imagine les vies personnelles ou les vies professionnelles,
48:08je pense toujours à la phrase de Bernanos, les ratés ne vous rateront pas.
48:12À chaque fois.
48:12Oui, mais là, ça prend une autre signification parce que ça finira par des morts.
48:17Oui, mais si on dit des gens qui sont fascistes, on peut tout dire.
48:21C'est exactement ça.
48:21Qui n'est pas d'accord avec moi est un fasciste, un fasciste, on peut le tuer.
48:24Et non seulement vous avez Quentin Durant, mais vous avez Raphaël Arnaud hier qui est plus ou moins associé.
48:29En tout cas, dont les collaborateurs sont mis en examen.
48:31Exactement.
48:32Pas de ma culpa, pas un mot pour la famille des victimes.
48:34Mais bien sûr, mais le pléri village rouge, on ne va pas dire les choses qu'on dit en permanence.
48:39L'indulgence dont bénéficie la France insoumise est assez invraisemblable.
48:43Et ce monsieur Arnaud peut prendre la parole tranquillement sans que personne ne s'en émeuve ce matin.
48:48Il est 9h52, vous avez entendu le carillon.
48:51Et alors là, monsieur Hill, vous avez fait la fête de la musique hier ?
48:55Non, pas du tout, je suis resté chez moi.
48:57Bon, pourtant vous avez une belle voix, m'a-t-on dit.
49:00Merci.
49:01Mais vous chantez.
49:02Ah, je chante, je peux vous chanter au Toulouse si vous voulez.
49:06J'ai passé un week-end merveilleux.
49:08Il paraît au Toulouse.
49:10C'était bien alors ce petit week-end à Toulouse ?
49:12C'était un week-end en amoureux.
49:14J'ai vu ça sur vos réseaux, magnifique.
49:17Salut, madame.
49:19Il ne manquerait pas.
49:20Bon, vous allez bien ?
49:22Très bien.
49:23Et alors ce matin, je reçois Cyril Hanouna, figurez-vous.
49:25Mais oui, j'ai vu ça.
49:26Alors vous le recevez au téléphone ?
49:27Au téléphone, oui, parce qu'il est déjà dans le sud.
49:29Parce qu'il est à YouDoYouSaint-Tropez ?
49:30Il est dans le sud, exactement.
49:32Il est déjà parti.
49:33Il est à la Belleville.
49:33Ah oui, il est à la Belleville, parce qu'il a arrêté, visiblement, pour des raisons de Coupe du Monde,
49:38je crois.
49:38Oui, c'est ça.
49:39Oui, oui.
49:41Sur W9, il l'a arrêté, parce que sur W9, M6, c'est le groupe Coupe du Monde.
49:46Voilà.
49:47Et il arrête le 1er juin.
49:48Voilà, mais il continue un petit peu la radio encore.
49:51Et donc, il est avec son équipe dans le sud.
49:53Et donc, je vais pouvoir lui répondre.
49:54Parce que vous savez que la semaine dernière, il s'en est pris pas mal à moi, dans une de
49:57ses émissions.
49:58C'est pas vrai ?
49:59Deux radios.
50:00Ah ben si, bien sûr.
50:01Pourquoi ? Qu'est-ce que vous voulez ?
50:02Parce que j'ai posé une question à Alexia Laroche-Joubert.
50:05J'ai posé une question à Alexia Laroche-Joubert sur le fait qu'il partait de Banijay.
50:09Voilà, ça n'a pas trop plu à Cyril Hanouna.
50:11Donc, on va pouvoir s'expliquer un peu ce matin.
50:14Bon, Cyril, il vient de faire une première année.
50:16D'abord, on le fait ici.
50:17On fera le bilan aussi de sa première année, bien sûr.
50:18Parce qu'il y a peu, évidemment, qu'il est attaqué et critiqué, mais par des gens, c'est toujours
50:22pareil, qui n'ont pas la racine carrée de son talent.
50:25Le seul talent, c'est de plaire, que je sache, dans notre métier, c'est le seul.
50:29Il n'y en a pas d'autre.
50:30Après, tout est tellement subjectif que, bon, je m'aperçois qu'il était sur C8 et qu'il a fait
50:36une chose très, très rare, c'est qu'il a déplacé son public.
50:40Que les gens le suivent, lui.
50:42C'est vrai.
50:42C'est-à-dire qu'il faisait 1,8 million régulièrement sur C8.
50:45On a fermé C8 et on peut le déplorer, bien sûr.
50:49Et qu'il est allé sur W9, eh bien, ils ont eu bien de la chance, W9.
50:53Beaucoup de chance, parce qu'ils ont récupéré une des vedettes de la télévision, qui est un des très, très
51:00rares à pouvoir déplacer son public, ses fidèles qui sont venus...
51:04Ceux qui ont récupéré la fréquence de C8 n'ont rien récupéré du tout.
51:08Ah oui, ça, effectivement, ils ont récupéré.
51:11Et ça, c'est sûr, il n'y a plus personne ou peu de gens qui écoutent.
51:14Enfin, on ne peut pas revenir là-dessus tellement ce n'était pas la meilleure des décisions possibles.
51:19Donc, vous le saluerez, c'est lui, Cyril, et à part Cyril, on parlera de Coluche aussi ce matin avec
51:28son fils, Marius Colucci, qui sera avec nous pour ce livre.
51:30Il est sur votre plateau, on en a beaucoup parlé vendredi.
51:32Coluche éternel.
51:32Voilà, Pascal.
51:33Eh bien, restez...
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