- il y a 3 mois
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00:00Europe 1 et CNews, 9h-10h, l'heure des pros.
00:04Pascal Praud.
00:06Bonjour à tous et bienvenue ce matin sur l'heure des pros, sur Europe 1, jusqu'à 10h et sur
00:12l'antenne de CNews jusqu'à 11h.
00:14J'ai pensé ce matin à Sheila, qui a entendu comme chaque année, quand arrive la fin juin ou le
00:21début de juillet,
00:22sur les radios, à la télévision, l'école est finie, qu'elle chantait en 1963 ans, il y a 63
00:30ans.
00:31C'est un réflexe de Pavlov, qui dit grandes vacances, dit Sheila.
00:36Et allons-y, pour une sonnerie qui annonce la fin des cours et le retour des tongs.
00:41Les grandes vacances, à la mer, à la campagne, à la montagne, maison de famille ou toile de tente,
00:49bison futé ou chemin de fer, en France ou à Péta ou Schnock.
00:55Est-ce que tu viens pour les vacances ?
00:57Moi, je n'ai pas changé d'adresse.
00:59Je serai, je pense, un peu en avance au rendez-vous de nos promesses.
01:04Planche à voile, tennis, vélo ou bronzage et plage ?
01:10Guide du routard ou guide de Michelin ?
01:13Birkenstock ou Berlouti ?
01:16La valise, important la valise.
01:19Hier soir, mon amoureuse m'a dit, cette année je voyage léger.
01:23Il me semble qu'elle avait dit ça l'an passé.
01:26Et je crois aussi l'année d'avant.
01:27La valise, les romans qu'on emporte et qu'on ne lira pas.
01:33Les choses qu'on oublie et qu'on rachètera sur place.
01:36Il y a bien longtemps que l'école est finie, mais le temps des gaufres chantilly résiste.
01:41Les étés sont toujours de porcelaine.
01:43Il y a deux moments dans l'année où j'aurai toujours dix ans.
01:47Le 24 décembre et le 14 juillet.
01:50Avis ce matin aux écoliers, aux collégiens, aux lycéens.
01:53Sachez une chose, le temps des vacances est un temps retrouvé, qui revient et qui dure.
02:00Donne-moi ta main et prends la mienne.
02:02La cloche a sonné.
02:04Vive les vacances.
02:069h, Marine Sabourin.
02:20Bonjour Pascal, bonjour à tous.
02:22Le feu est désormais fixé dans les Pyrénées-Orientales.
02:25Au Canet-en-Roussillon, six personnes dont un enfant ont été blessés,
02:29ainsi que six sapeurs-pompiers et sept policiers.
02:31C'est plus compliqué dans l'eau.
02:33Le feu est toujours en cours.
02:35Les flammes ont ravagé 900 hectares.
02:37Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, se rend sur place cet après-midi.
02:41Et puis les décès ont augmenté de presque 30% en France la semaine dernière.
02:45Lors de la canicule, 2000 décès supplémentaires ont été recensés par rapport à la semaine précédente.
02:51Stéphanie Riste, la ministre de la Santé, l'a annoncé ce matin.
02:54Et le bilan pourrait s'alourdir, car ces données ne comptabilisent pas l'ensemble des certificats de décès.
03:00Voilà pour les dernières informations à 9h, Pascal.
03:03Merci Marine, Rachel Kahn, Georges Fenech, André Valigny, Joachim Leflochimade, Thomas Bonnet.
03:09C'est vrai que parfois on a envie de parler d'autre chose, de cette actualité.
03:13Beaucoup de légèreté.
03:14J'ai écouté la radio ce matin et c'est vrai, c'est pour ça que j'ai pensé à
03:16Chella.
03:18Bon, les journalistes, ils sont pavloviens, ils ne se creusent pas toujours la tête.
03:24Donc ils ont une chanson qui annonce les vacances et ils la mettent pendant 70 ans.
03:28Et ce matin, je l'ai entendu sur toutes les radios, c'était l'école EFITI.
03:33Alors bon, c'est frais, je ne suis pas sûr que dans 63 ans, on écoutera une chanson qui a
03:39été écrite maintenant.
03:40Mais c'est aussi ce temps-là de Chella.
03:43On aime bien, vous étiez tout avec cette légèreté.
03:46Oui, mais qu'est-ce que vous voulez dire ?
03:48Je suis d'accord avec vous, mais l'actualité, elle est rude et on va plonger dedans dans une seconde.
03:54Il y avait juste un petit truc, c'était les cahiers de vacances, Paul et Virginie, etc.
03:58Je suis d'accord, les cahiers de vacances.
03:59Les cahiers de vacances, on en faisait 5 pages et puis après c'était fini.
04:02Oui, c'est ça, ça durait 2 jours, mais il ne faut pas.
04:07Si je voulais apporter un peu de pesanteur dans l'émission, je demanderais si l'école a commencé, vu le
04:11butat scolaire.
04:12On était certaine.
04:13Bon, il y a une actualité, il y a l'actualité des feux, elle sera évoquée évidemment sur antenne de
04:20CNews.
04:20C'est vrai qu'il y a aujourd'hui une actualité qui n'est pas renouvelée.
04:25On rentre dans un rythme estival.
04:26La actualité n'a pas été renouvelée ce matin, mais demain soir il y a un événement important, c'est
04:30le match de l'équipe de France et Laurent Blanc a parlé.
04:33Alors pourquoi Laurent Blanc ? Parce qu'en 1998, d'ailleurs on va écouter la voix de Thierry Gillardi qui
04:39nous manque tant.
04:40C'est Thierry Gillardi qui commentait pour Canal, France-Paraguay, c'était à Lens.
04:45C'était le but en or qui n'existe plus d'ailleurs aujourd'hui, le but en or.
04:48Et écoutez la voix de Thierry Gillardi lorsque Laurent Blanc va marquer le fameux but qui permet à l'équipe
04:57de France d'aller en quart de finale, ça sera contre l'Italie.
05:01Il est dans la surface, le centre est très élevé, c'est fini, but de Laurent Blanc !
05:08La France est qualifiée pour les quart de finale de la Coupe du Monde, la lumière est venue de Laurent
05:17Blanc !
05:21La lumière est venue de Laurent Blanc !
05:23Thierry a évidemment des phrases qui sont passées à la postérité, ce qu'il avait dit de Zidane et également...
05:29Pas non, pas ça !
05:30Pas ça, pas toi, pas maintenant, pas tout ce que tu as fait !
05:33Vas-y mon petit aussi avec Franck Ribéry !
05:36La lumière est venue de Laurent Blanc !
05:39Et Laurent Blanc, alors, 36 ans après, non, 38 ans après, France-Paraguay, j'y étais à l'an, je
05:49peux vous dire que c'était...
05:50En plus, c'était un match charnière parce que tu pouvais t'éliminer en huitième de finale !
05:54À son gardien, c'était Chilaverte !
05:56Voilà, c'était un match coup près !
05:57Grand gardien !
05:57C'était un match coup près !
05:59Et c'était dur !
06:01Parce que cette équipe de France, elle n'avait pas que des amis à l'époque !
06:03Après, elle en a eu, mais à cette époque-là, elle n'avait pas que des amis !
06:07Donc écoutez ce qu'a dit Laurent Blanc !
06:09Souvenir de ce match, puisque demain, c'est France-Paraguay, qui sera le huitième de finale d'ailleurs !
06:14On en est au huitième de finale, et c'est pour ça qu'il y a ce parallèle-là avec
06:18la Coupe du Monde 2026, parce qu'on est à la même hauteur !
06:22Mais des matchs difficiles dans la dureté, dans l'adversité, je pense, durcit et regroupe vraiment l'équipe !
06:35Nous, ça nous a vraiment mis dans le bon chemin !
06:39Ça nous a fait prendre conscience qu'on pouvait arriver loin dans cette Coupe du Monde !
06:44Et surtout, de confirmer qu'on avait le potentiel pour gagner ce Coupe du Monde !
06:49Parce qu'imaginer qu'on ait eu un mauvais résultat en huitième de finale, ça aurait été très dur pour
06:53la suite !
06:54Ah mais non seulement ça aurait été très dur pour la suite !
06:56Lémi Jacquet disait, si j'avais été éliminé avant les demi-finales, j'étais obligé de quitter la France !
07:03Ah oui !
07:04Ah oui, il nous a dit ça !
07:05Alors, à l'époque, j'étais journaliste à TF1, c'est vrai que TF1 retransmettait les matchs,
07:09et était partenaire de l'équipe de France !
07:11Donc nous, on défendait beaucoup cette équipe de France, et on était beaucoup avec elle !
07:15C'est vrai qu'il y avait une animosité globale !
07:18L'équipe ?
07:19Oui, pas que l'équipe d'ailleurs !
07:20Il y a eu une réticence sur cette équipe de France,
07:24mais Jacquet avait dit, j'aurais été obligé de quitter la France !
07:27Laurent Blanc, qui s'est exprimé, c'était au micro d'RTL,
07:30et il s'est exprimé sur cette équipe de France du jour !
07:34Il ne faut pas avoir peur ! L'équipe de France ne doit pas avoir peur !
07:37Alors, ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas respecter, bien sûr, l'adversaire,
07:42mais on ne doit pas avoir peur !
07:43Je pense que pour le moment, c'est nos adversaires qui ont peur !
07:47A nous de ne pas être trop confiants, bien sûr !
07:49D'être très efficaces, comme on l'a été depuis le début !
07:52Et bien sûr, jouer ce match-là à fond !
07:56Oui, parce qu'aujourd'hui, Laurent Blanc...
07:58Sans réfléchir !
07:58Sans réfléchir !
07:59Et puis, sur Didier Deschamps, je vous assure,
08:01quand j'entends les critiques sur Didier Deschamps,
08:04et notamment sur le jeu,
08:05on expliquait que Deschamps était un entraîneur
08:07qui n'avait pas un jeu flamboyant !
08:10On ne les entend plus beaucoup aujourd'hui !
08:12Mais parce qu'un entraîneur s'adapte aux joueurs qu'il a !
08:14Quant à Olizé, Barcola, Mbappé et Dembélé,
08:19tu joues différemment que lorsque tu avais les autres
08:22attaquants qu'il avait !
08:24Et c'est toute l'intelligence d'un entraîneur
08:26de s'adapter, de mettre en place
08:28l'équipe qui sera la plus efficace pour gagner !
08:32Donc, les entraîneurs, ce n'est pas un idéologue !
08:34Il ne veut pas jouer à 10 derrière !
08:36Parfois, il a été obligé de le faire
08:37parce que c'était la seule manière de gagner !
08:39Donc, écoutez ce que dit Laurent Blanc sur Didier Deschamps !
08:44Moi, je l'ai rencontré dans les équipes de jeunes, etc.
08:47C'était quelqu'un qui savait bien analyser les choses !
08:51C'était quelqu'un qui jouait dans le cœur du jeu, comme on dit,
08:54c'est-à-dire au milieu de terrain !
08:55Donc, il était dans tous les bons coups, voire les mauvais coups aussi !
09:00En tant qu'entraîneur, il arrive de suite à comprendre les codes du jeu et les codes du match !
09:06Et c'est un plus pour ces joueurs aussi !
09:09Bon ! Alors, évidemment, ça ne veut pas dire qu'équipe de France va gagner la Coupe du Monde !
09:13Loin de là ! Un match, ça reste avec son incertitude !
09:16Mais c'est vrai qu'elle est largement favorise !
09:17Il faut rendre hommage aussi à Laurent Blanc !
09:19Parce que c'est lui aussi qui a remis l'équipe de France sur les bons rails en 2012 !
09:22Lorsqu'il reprend après Raymond Domenech !
09:25En 2010, d'ailleurs !
09:26C'est aussi lui qui a participé au succès futur des Bleus !
09:29Donc, il a sa part dans les succès actuels !
09:31Vous avez raison !
09:32Et puis, pour le connaître depuis si longtemps, c'est quelqu'un qui traverse aussi la vie
09:37avec beaucoup d'élégance et puis beaucoup de talent !
09:40Parce qu'au Paris Saint-Germain...
09:42Et à Bordeaux !
09:42Il avait fait... Et à Bordeaux !
09:45Et à Bordeaux !
09:46Oui, alors vos amis bordelais...
09:48Ça vous fait plaisir !
09:49Ah non !
09:51J'ai l'impression...
09:52Ah jamais, non !
09:53Ah non, non, non !
09:54Jamais, jamais !
09:55D'accord !
09:55Le derby de l'Atlantique !
09:56Non, non, jamais !
09:57Bordeaux, c'était une très grande équipe et ça fait de la peine !
10:00Bon ! André Valine !
10:01Je peux dire une chose sur le Mondial actuellement !
10:04On parle du foot business, de l'argent, de la publicité, en fait, de tout ce qui n'est pas
10:09très enthousiasmant !
10:12Mais il y a des très beaux gestes qui ont lieu dans ce Mondial !
10:15Mbappé qui va célébrer avec Deschamps !
10:18Deschamps qui a perdu sa maman !
10:20Et on a senti de l'émotion entre les deux !
10:22Ronaldo qui, hier soir, console Modric, le croate !
10:28Parce qu'ils ont beaucoup joué l'un contre l'autre, deux grands joueurs !
10:31Et les joueurs brésiliens qui vont embrasser, réconforter, consoler les Japonais !
10:39Dont l'entraîneur Ancelotti, d'ailleurs, du Brésil !
10:42Ce sont des très beaux gestes d'humanité !
10:44Oui, mais l'argent, vous dites l'argent, c'est...
10:47Qu'est-ce que vous voulez ? L'argent, ça permet aussi...
10:49Oui, bien sûr !
10:49Vous savez, la Fédération Internationale, elle redistribue, je crois, 85 ou 90% de ses recettes !
10:55Mais ça permet d'avoir des stats partout !
10:56Et notamment dans des lieux, parfois, où le football n'arrivait pas ou arrivait mal !
11:00Je pense à l'Afrique !
11:02Lorsque le président de la Fédération Internationale, il va en Afrique, il est reçu comme un chef d'État !
11:07Pourquoi ? Parce qu'il a beaucoup d'argent !
11:08Et il redistribue !
11:09Alors, bien sûr, je crois que le chiffre d'affaires de la Coupe du Monde, c'est 11 milliards !
11:1311 milliards !
11:14Donc, évidemment, c'est beaucoup d'argent !
11:16Mais sur ces 11 milliards, je ne sais combien seront redistribués !
11:19Donc, l'argent, oui, parfois, ça permet d'investir !
11:26Et il faut avoir un...
11:29Comment dire ? Il faut voir combien c'est positif !
11:31C'est positif, ces gestes d'humanité !
11:33Mais vous avez parfaitement raison !
11:35Qui, effectivement, eux, sont gratuits !
11:39La beauté du geste !
11:40Daniel Le Prince, on en a parlé hier !
11:42C'est vrai qu'à cette actualité, c'est un nouveau rebondissement dans l'affaire Daniel Le Prince !
11:45La Cour de révision a annulé sa condamnation à perpétuité et a ordonné un nouveau procès !
11:49Il a 69 ans, il clame son innocence depuis près de 30 ans !
11:52Il avait été condamné en 1997 pour un quadruple meurtre dans la Sarthe !
11:56La Cour de révision a annulé ce jeudi 2 juillet la condamnation à perpétuité !
12:02Vous en parliez hier, parce que c'est un sujet qui vous tient à cœur !
12:06L'erreur judiciaire vous hante !
12:08Et vous avez bien raison !
12:09Et je crois que c'est simplement la 13e fois dans l'histoire de la justice !
12:13Depuis 1945 !
12:15Et il y a qui demande une révision de l'affaire Sesnec ?
12:20C'est pas Allemand qui revient et qui revient !
12:24Sur l'affaire Sesnec, j'avais reçu d'ailleurs le petit-fils, Denis Sesnec,
12:29avec Jean-Denis Brodin, le grand avocat aujourd'hui décédé !
12:33Georges dira à quel point cette affaire le touche aussi pour des raisons...
12:36Bah vas-y, parlementaire !
12:37J'ai fait la réforme en fait !
12:40Vous avez fait la réforme !
12:41Avec la procédure de révision, qui était vraiment une réforme en profondeur, avec Alain Touré !
12:47Nous étions deux, gauche et droite, confondus, vous voyez !
12:50On a fait une réforme qui a été votée à l'unanimité,
12:52parce qu'on avait constaté que depuis 1945, effectivement à l'époque, c'était 8 révisions simplement !
12:58Pourquoi ? Parce que la justice n'aime pas reconnaître ses torts !
13:01Mais qu'est-ce que vous avez changé ?
13:02Alors ce qu'on a changé, on a d'abord transformé la cour, la cour de révision a été composée
13:06uniquement
13:07de 5 magistrats de la Côte de Cassation pénalistes !
13:10Il y a un effet de corporatisme entre pénalistes !
13:12On a ouvert à 13 magistrats de la Côte de Cassation, qui viennent de la Chambre sociale, de la Chambre
13:17civile...
13:17Et c'était en quelle année ?
13:19En 2014, on a fait cette réforme !
13:21Et depuis, il y en a eu qu'en 5 alors ?
13:23Et depuis, il y en a plus, parce qu'à l'époque...
13:24Il y en a eu plus depuis notre réforme !
13:26Bah oui, on en est maintenant à la 13ème, donc il y en avait 8 avant !
13:30Oui ! Donc si vous voulez,
13:32on l'a aussi permis à celui qui demande la révision de son procès
13:36de saisir le procureur d'appui, ce qui n'était pas possible avant !
13:38Et puis avec une procédure plus contradictoire !
13:42Et aujourd'hui, les choses évoluent un petit peu, si vous voulez !
13:46Mais ça n'a pas été simple !
13:47Et notamment la question du doute !
13:49Parce que la question du doute, il faut que le moindre doute en réalité,
13:54ou le doute raisonnable en tout cas, puisse permettre la réouverture d'un procès !
13:58Mais M. le Prince, il prend un risque !
14:00Nous sommes d'accord, parce que là, il va être jugé !
14:02Oui, j'ai entendu ce qu'a dit notamment M. Barigny, mais je ne pense pas qu'il soit...
14:05Non mais s'il est condamné, là il est libre depuis combien de temps ?
14:09Et il est bien au bout de 18 ans de réclusion criminelle !
14:12Donc 18, il est sorti je crois en 2012 ?
14:16C'est bien ça ?
14:17Oui !
14:17Je crois qu'il est sorti il y a très longtemps !
14:19Je ne crois pas qu'il prenne un risque, en réalité il y aura...
14:22Certes, théoriquement, il peut être condamné davantage encore !
14:24C'est possible, mais non !
14:27Après ça, vous dites non !
14:29Oui non, mais il y a un risque !
14:30Évidemment qu'il y a toujours un risque, il va passer libre !
14:33Donc lui, il était libre, au nom de son honneur, ce qui montre d'ailleurs qu'il est innocent !
14:37En tout cas...
14:39Je voudrais relier ce débat, si vous le permettez, Pascal, à la peine de mort.
14:42Parce qu'on reparle beaucoup de la peine de mort après le drame atroce de la petite Liana.
14:48Je vais citer l'exemple de Loïc Séché, ouvrier agricole, accusé de viol par une petite fille,
14:54condamnée à beaucoup, beaucoup, beaucoup de prison,
14:57innocentée au bout de 7 ans parce que la petite fille dit « j'ai menti ».
15:00Elle s'est rétractée.
15:02Loïc Séché aurait peut-être été condamné à mort et guillotillé, si la peine de mort avait existé.
15:07Patrick Dills, tout le monde se souvient de Patrick Dills,
15:09accusé du meurtre de deux jeunes garçons,
15:12condamnés à, je ne sais pas, 30 ans ou perpétuité,
15:15innocentés au bout de 15 ou 14 ans,
15:17parce que c'est Francis Holm qui avait tué les deux petits garçons.
15:20Aujourd'hui, Dany le Prince, qui aurait sans doute été exécuté aussi,
15:24si la peine de mort avait existé.
15:25Donc, moi je suis partisan de l'abolition, évidemment,
15:27comme la plupart d'entre vous, sans doute,
15:30mais pour des raisons religieuses, pour certains,
15:32pour des raisons philosophiques, parce qu'on est humaniste,
15:35oublions tout ça.
15:36Le seul argument, à mes yeux,
15:38qui fait qu'on doit être contre la peine de mort,
15:40c'est l'erreur judiciaire.
15:41Alors les gens vous disent « oui, mais maître,
15:43enfin, parce que je suis avocat,
15:44quand on est sûr que c'est lui qui a violé et tué la petite fille,
15:48d'accord, quand on est sûr, ok,
15:50mais parfois on n'est pas sûr.
15:52Or, tant que la peine de mort existe,
15:53on peut l'appliquer à quelqu'un dont on n'est pas sûr qu'il est capable.
15:56Je suis d'accord avec vous, mais bon, là, le cas d'Annie le Prince,
15:59bon, il est innocent, sans doute,
16:01et en tout cas, la justice le dira,
16:04mais il avait été condamné à perpétuité
16:08pour quatre meurtres, dont des enfants.
16:12Admettons, par exemple, qu'il ne fut pas innocent,
16:15il est sorti au bout de 18 ans.
16:17C'est ça que parfois on souligne aussi.
16:20Il est sorti au bout de 18 ans.
16:21Il n'y a pas de perpétuité réelle.
16:22Voilà, c'est-à-dire que, je vous le répète,
16:25ce cas-là, mettons Dany le Prince de côté,
16:28simplement, quelqu'un qui tue quatre personnes,
16:31dont deux enfants,
16:33qui est reconnu coupable,
16:35qui prend perpétuité au bout de 18 ans et dehors.
16:37Et c'est ça qui, parfois, peut choquer les gens.
16:40Mais je n'en fais pas, vous avez bien compris.
16:42Je pense que vous dites,
16:43mais est-ce que le tribunal d'application des peines,
16:44quand ils ont décidé de le remettre en liberté,
16:46n'a pas tenu compte, aussi,
16:48du fait qu'il y avait un procès en révision
16:50qui était en cours
16:51et qu'il était sans doute possible.
16:52C'est possible que,
16:53comme il a toujours clamé son innocence,
16:55c'est possible.
16:55Ce que je voudrais dire,
16:56c'est que l'erreur judiciaire,
16:57elle marque très très longtemps,
16:59à travers les générations,
17:00voire les siècles.
17:01Qui ne se souvient de l'affaire Calas ?
17:03Qui ne se souvient...
17:04Oui, l'affaire Calas,
17:05si vous allez dans la rue
17:06et que vous allez demander à l'affaire Calas,
17:08je ne suis pas sûr que...
17:09L'affaire Dominici,
17:10on est toujours dans l'idée
17:11est-ce qu'il n'y a pas eu une erreur judiciaire ?
17:13L'affaire, vous l'avez cité,
17:14l'affaire Césnec,
17:16mais l'affaire Omar Haddad,
17:17c'était à l'époque,
17:18en plus,
17:18on ne pouvait pas faire appel
17:19des décisions de progrès.
17:19L'affaire Omar Haddad est plus présente,
17:21mais l'affaire Dominici,
17:22il avait été condamné,
17:23Gaston Dominici.
17:23Gaston Dominici,
17:24avec le film,
17:24avec Jean Gabin.
17:25Voilà, et il est mort en...
17:27Il a été gracié par le général de Gaulle.
17:29Voilà, et il y a une interview extraordinaire
17:30de Pierre Desgroupe,
17:32dans sa prison,
17:33Gaston Dominici,
17:34qui est une interview...
17:35Jean Gabin fait un Dominici formidable
17:36dans le film.
17:38Bon, c'est vrai que c'est...
17:43Non, l'erreur judiciaire,
17:46ça hante.
17:46Ça hante.
17:48Alors, c'est Montecristo.
17:49Mais par exemple,
17:50Césnec, en Bretagne,
17:51tout le monde...
17:52Il y a des places,
17:53il y a des bateaux
17:53qui prennent son nom.
17:54Il a été réhabilité dans l'opinion,
17:56même si la justice
17:57est toujours arc-boutée
17:58sur la culpabilité,
18:00alors qu'on n'a jamais retrouvé le corps.
18:02Et il n'y avait pas...
18:03Le mobile n'était pas évident du tout.
18:06Écoutons l'avocat de Daniel Leprince,
18:08M. Olivier Maurice.
18:09Excellent avocat.
18:11C'est une grande victoire
18:13et une grande décision historique
18:15que la Cour de révision vient de rendre,
18:18puisque c'est la treizième fois
18:20qu'un condamné à une peine criminelle
18:23voit sa condamnation annulée.
18:27Vous savez qu'il avait été condamné
18:29à la réclusion criminelle à perpétuité
18:31avec une peine de sûreté de 22 ans
18:34et qu'il a effectué 18 ans de prison.
18:38Aujourd'hui,
18:40il n'y a plus de boucher de la Sarthe.
18:43Il demeure M. Dany Leprince,
18:48présumé innocent.
18:50Eh bien, écoutez,
18:52après le calvaire qu'a vécu cet homme,
18:54on ne peut qu'être satisfait
18:56de cette décision.
18:58Pourquoi la perpétuité réelle
19:00n'est-elle pas appliquée ?
19:01Et je salue notre ami Daniel Guichard
19:03qui nous écoute.
19:04C'est lui qui pose cette question
19:05parce qu'elle n'est pas dans les textes.
19:06La perpétuité réelle,
19:07ça n'existe pas en France.
19:08Elle est dans les textes,
19:09mais il y a toujours la possibilité,
19:12au bout de 30 ans au maximum,
19:14qu'un juge d'application des peines
19:16remette en liberté.
19:17C'est ça qu'il faudrait supprimer en réalité.
19:19D'accord.
19:19Et alors, s'il n'a pas tué,
19:21qui a tué ?
19:22C'est embêtant de le dire
19:24comme ça en micro,
19:24mais il y a des doutes très forts
19:25sur une personne, oui.
19:26Oui, de sa famille.
19:28Oui.
19:29Bon.
19:30Voilà ce qu'on pouvait dire
19:31sur ce sujet.
19:36Le sujet...
19:36C'est une victoire pour la justice,
19:37en tout cas.
19:38Oui, on va beaucoup parler de politique
19:40parce qu'effectivement,
19:42c'est intéressant d'ailleurs,
19:44Figaro en parle ce matin,
19:45il y a une défiance très grande,
19:46il y a également la question des sondages,
19:48j'ai vu,
19:48c'est là une, je crois,
19:49de Libération,
19:50qui dit est-ce que les sondages
19:50doivent disparaître
19:52parce qu'ils influencent,
19:53bien sûr qu'ils influencent,
19:55évidemment,
19:55mais on ne peut pas vivre
19:56dans un monde sans sondage.
19:57Mais juste un mot,
19:58parce qu'hier,
19:58on en a beaucoup parlé,
19:59on ne va pas en reparler aujourd'hui,
20:01certains même nous l'ont reproché
20:03de parler du chat.
20:04Certains nous disent,
20:05voilà, le monde est au bord
20:06de la troisième guerre mondiale
20:08et vous parlez d'un chat.
20:09J'ai entendu ça beaucoup.
20:10Et puis il y a d'autres gens,
20:11en revanche,
20:11qui comprennent que c'est un sujet,
20:14je n'avais pas prévu d'en reparler
20:15pour tout vous dire,
20:16mais Rachel,
20:16en entrant dans le studio,
20:18a dit,
20:18je veux quand même dire un mot.
20:19D'abord,
20:20on salue notre ami Ben Kémoun,
20:22qui a enterré son chat hier,
20:24et vous vouliez dire un mot.
20:25Donc, je vous laisse.
20:27Non, mais c'est simplement
20:27parce que je vois l'actualité,
20:30j'ai vu des images,
20:31beaucoup,
20:31cette semaine de violences,
20:33de notre jeunesse,
20:34on va reparler peut-être tout à l'heure
20:35de ce qui s'est passé à Lidl,
20:38avec les climatiseurs,
20:40etc.,
20:41l'absence de fraternité,
20:42de solidarité,
20:43et je me disais
20:44que j'aurais adoré,
20:45moi,
20:46voir des vidéos
20:47de la gare
20:49avec la récupération
20:50de ce chat vivant.
20:51Je trouve que ça aurait pu être
20:53merveilleux,
20:53et en chantant,
20:55dans une actualité
20:56qui est parfois un peu morbide,
20:57que la France
20:58ait cette humanité-là
20:59de récupérer ce chat.
21:00Voilà.
21:01Je trouve que c'était
21:02une super image.
21:05On en aurait beaucoup parlé
21:06à travers le monde,
21:07par ailleurs.
21:08Oui, oui, oui, oui, oui,
21:09c'est...
21:10Il faut que la SNCF
21:11revoie ses procédures.
21:12Oui, mais on ne va pas
21:13refaire le...
21:16Non, mais...
21:16Là, bon...
21:18On ne va pas recommencer.
21:19Non, mais bon...
21:21Parfois, le rayonnement
21:22de la France,
21:23ça tient à des petites choses
21:25comme ça.
21:26Oui, il y a peut-être...
21:27Ah oui ?
21:27Non, mais évidemment,
21:28il y a des choses...
21:29Il y a des choses...
21:30Oui, d'accord,
21:30mais ça raconte beaucoup,
21:31je trouve.
21:32Mais ça raconte beaucoup
21:32de choses,
21:33mais c'est...
21:34Bon, on a vu,
21:35c'est des citoyens,
21:36c'est la place de l'individu
21:37par rapport à la société.
21:40La responsabilité de l'homme
21:41par rapport à l'animal.
21:42Il y a ça,
21:43mais il n'y a pas que ça.
21:44Non, il n'y a pas que ça.
21:44Il y a aussi la société
21:46qui avance
21:46et qui, effectivement,
21:48doit ne pas forcément
21:50tenir compte
21:51des demandes individuelles.
21:53Et l'attitude de l'homme
21:54vis-à-vis de l'homme.
21:55C'est-à-dire ?
21:56On en est là.
21:57Je pense que les images
21:58de quasi-guerre civile
21:59comme vous dites à Lidl
22:02ternissent encore plus
22:03l'image de la France
22:05dans les affaires du monde
22:06que la mort d'un chat
22:07était tragique.
22:08C'est-à-dire que là,
22:09cette semaine,
22:10on a des actualités.
22:11Alors, avec notre jeunesse,
22:12la violence, etc.,
22:13Lidl et un chat qui meurt.
22:15Voilà.
22:15C'est-à-dire qu'en fait,
22:16on est perdant
22:16sur tous les tableaux.
22:17Bon, la droite
22:19la plus bête du monde
22:19ou pas, Thomas Bonnet ?
22:20Ça commence à y ressembler
22:23Alors, on en a parlé
22:25effectivement hier.
22:25Alors, ce qui était intéressant,
22:26c'est les réactions
22:27qui ont suivi.
22:29Laurent Wauquiez,
22:30donc, manifestement,
22:32ira travailler
22:33avec Édouard Philippe.
22:35Encore faut-il
22:35qu'Édouard Philippe accepte.
22:36Je ne l'ai pas senti
22:36très enthousiaste
22:37d'Édouard Philippe
22:38dans sa France.
22:38Oui, j'ai trouvé qu'effectivement
22:39la petite...
22:39Alors, il y a deux réponses.
22:41La première, effectivement,
22:42il prend un peu sa distance.
22:44Et la deuxième,
22:45bon, j'ai noté
22:45qu'il m'encourageait.
22:46Je ne suis pas sûr
22:47que ce soit un soutien.
22:48Je lui ai dit,
22:48c'est un piège pour lui.
22:49Oui, c'est un piège.
22:52De toute façon,
22:52je ne sais pas
22:53si c'est un piège ou pas.
22:54Mais bon.
22:55Et puis, alors,
22:55le deuxième, en revanche,
22:58la deuxième,
22:59quand vous êtes en campagne
23:00et que votre objectif,
23:01c'est de rassembler
23:01le plus largement
23:02cet espace
23:03qui va de la droite
23:04jusqu'au centre,
23:04vous réjouissez des soutiens.
23:06C'est quand même
23:06très mollassant
23:07comme enthousiasme
23:08alors qu'il reçoit
23:09le soutien d'un président
23:10d'un groupe de députés
23:11à l'Assemblée nationale.
23:12Je pense qu'en réalité,
23:13ça l'embête,
23:14Édouard Philippe.
23:14Ça l'embête ?
23:15En fait, ça peut braquer.
23:16Lui, Édouard Philippe,
23:17il veut pouvoir
23:18réfléchir sur...
23:19On fait des additions,
23:20pas quand on fait
23:21des divisions.
23:22Oui, mais le problème,
23:22c'est que ça peut braquer
23:24une partie de l'électorat
23:25de centre-gauche
23:25qui pourrait voter
23:26pour Édouard Philippe,
23:26qui se dit,
23:27attendez, Laurent Wauquiez,
23:28c'est le même
23:28qui a appelé à une primaire
23:29avec Sarah Acnafo
23:30il y a encore quelques semaines.
23:31Donc, ça peut participer
23:31à brouiller le message.
23:33Ça peut l'embêter aussi
23:34Édouard Philippe
23:34parce que s'il veut
23:35le soutien de Bruno Retailleau
23:36plus tard,
23:36il n'a pas trop intérêt
23:38à se brouiller
23:38avec Bruno Retailleau précisément.
23:40Alors, accepter un soutien
23:41de Laurent Wauquiez,
23:41c'est se brouiller
23:42avec Bruno Retailleau.
23:43Est-ce qu'il y aura sanction ?
23:45Est-ce que Bruno Retailleau...
23:46Alors, il faut dire
23:46qui est Laurent Wauquiez.
23:48Laurent Wauquiez,
23:48il est quand même président
23:49des LR
23:52à l'Assemblée nationale.
23:53Donc, c'est quand même
23:54compliqué de l'exclure.
23:55Tous les députés
23:56sont en soutien
23:58de Laurent Wauquiez.
23:59À la marge.
23:59Il y en a peut-être
24:00un ou deux
24:00qui ne sont pas d'accord
24:00mais la plupart
24:01lui sont fidèles.
24:03Donc, ça veut dire
24:04que si vous l'excluez,
24:05vous perdez aussi les députés.
24:06C'est comment les attrides,
24:08c'est ça ?
24:09La famille.
24:09Oui.
24:10Où ils se tuaient tous
24:11les uns les autres.
24:12Après, je pense que
24:12vous ne pouvez pas
24:13exclure tout le monde.
24:14Bruno Retailleau,
24:14il a vocation
24:15à élargir son socle,
24:17à aller granger
24:18de les électeurs.
24:19Je ne crois pas
24:19que c'est en excluant
24:20qu'on peut le faire.
24:20Après, il faut de l'autorité.
24:21Voilà, c'est-à-dire
24:22que quand tu veux
24:23diriger la France,
24:24c'est quelque chose
24:25que j'ai entendu,
24:25beaucoup de gens disent ça.
24:26Tu veux diriger la France,
24:28dirige déjà ton parti.
24:30Montre ton autorité.
24:32Cet argument
24:33peut s'entendre.
24:34Mais ça veut dire
24:35qu'il va falloir exclure
24:36Laurent Wauquiez.
24:37Pourquoi pas demain
24:38Xavier Bertrand ?
24:39Pourquoi pas demain
24:39Jean-François Copé ?
24:40Pourquoi pas Valérie Pécresse ?
24:42Ça fait le monde.
24:43On parle de président de région,
24:45notamment.
24:45Valérie Pécresse,
24:46c'est différent.
24:47Je pense que Valérie Pécresse,
24:48c'est différent.
24:49Puisqu'on les soutient
24:49de Bruno Retailleau à la fin.
24:50Mais Jean-François Copé,
24:52il n'est pas vraiment
24:53sur la ligne
24:56de...
24:57Il n'est même plus
24:57sur la ligne de départ d'ailleurs.
24:59Mais il n'a jamais été
25:01sur la ligne d'arrivée.
25:02Ce qui est sûr,
25:02c'est qu'ils handicapent
25:03la candidature de Bruno Retailleau
25:04et que ça devient vraiment un problème
25:06et que ça va continuer
25:07à l'être au fur et à mesure.
25:08Bon, on va marquer une pause
25:09et vous allez essayer
25:11de décrypter tout ça.
25:11Mais si les gens ne sont pas...
25:13Il faut quand même un parti
25:14qui ait une ligne cohérente.
25:15Mais en fait,
25:15c'est ça le truc.
25:16Moi, je trouve que là,
25:17on est passé du...
25:18La pause.
25:18Pardon.
25:19Non, mais...
25:20Peut-être après.
25:20Non, mais simplement,
25:21la politique, avant,
25:21c'était quand même
25:22d'avoir une vision.
25:23Là, j'ai l'impression
25:24qu'on est dans une politique
25:25justement d'apothicaires,
25:27d'addition.
25:27On ne cherche plus à convaincre,
25:29on cherche à agréger,
25:30à additionner.
25:30C'est presque la politique
25:31des followers.
25:32Mais c'est la faute
25:32de l'ouverture au centre
25:33à droite aussi.
25:35C'est le passage du RPR
25:36à l'UMP.
25:37Oui, mais l'UMP...
25:39Les contradictions
25:39de la droite actuelles,
25:40elles viennent de là.
25:41L'ouverture au centre.
25:42L'UMP n'était pas en soi
25:44une mauvaise idée.
25:45L'UMP, ça a été fait
25:45pourquoi ?
25:46Pour placer le candidat
25:47de la droite
25:48en tête
25:49à la fin du premier tour.
25:51Ça marchait
25:51parce qu'il y avait
25:51une autorité charismatique.
25:53Et nous étions
25:53350 députés,
25:54je le rappelle.
25:55Oui.
25:56Il y avait une autorité
25:57charismatique
25:57à la tête du mouvement.
25:58En 2002,
25:59on est arrivé à 350.
26:00Il y a un petit brin
26:01de nostalgie
26:01dans ce que vous dites.
26:02C'est la phrase
26:03de Ducide,
26:04mais à l'envers.
26:04Nous partîmes...
26:06Nous étions...
26:07Nous partîmes 4000
26:08et nous arrivions pour là.
26:09Vous êtes arrivés,
26:09vous êtes deux.
26:11Mais on ne le désespère pas.
26:12Mais vous avez raison,
26:13il ne faut jamais désespérer.
26:14La pause, à tout de suite.
26:16L'heure 12, 9h, 10h,
26:18l'heure des pros.
26:19Pascal Praud.
26:20Vous allez arriver
26:219h30, sommeil à la bidi.
26:22Bonjour.
26:26Bonjour Pascal
26:26et bonjour à tous.
26:27On attend un arrêt
26:28de la Cour de cassation
26:29sur la reconnaissance
26:30de l'affiliation
26:31entre les parents
26:31et un enfant né
26:32d'une gestation
26:33pour autrui à l'étranger.
26:35Décision qui pourrait
26:36raviver le débat ouvert
26:37par le candidat
26:38à la présidentielle
26:39Gabriel Attal
26:40alors que l'opinion publique
26:41se dit ouverte
26:41à une légalisation.
26:43À la une également
26:44l'OTAN à nouveau
26:45dans le viseur
26:46de Donald Trump.
26:47Le président américain
26:48estime, je cite,
26:49qu'il est ridicule
26:49que les Etats-Unis
26:50maintiennent une relation
26:51unilatérale
26:52avec l'organisation.
26:53Il n'était pas là pour nous
26:55a-t-il écrit
26:55sur son réseau
26:56Trove Social.
26:57Déclaration
26:58à moins d'une semaine
26:59du sommet
26:59qui va se tenir
27:00à Ankara
27:01en Turquie.
27:02Et puis l'ONU
27:03tire la sonnette d'alarme
27:04à un renforcement rapide
27:06du phénomène climatique.
27:07El Nino devrait atteindre
27:08une forte intensité
27:09entre juillet et septembre.
27:11soit le niveau
27:123 sur 4,
27:13niveau qui augmente
27:14la probabilité
27:15de phénomènes
27:15météorologiques
27:16extrêmes dans le monde.
27:18Merci Somaïa.
27:19Merci beaucoup.
27:31C'est formidable
27:32la variété
27:34parce que c'est Didier
27:35évidemment
27:36Barbe-Olivier
27:36qui a écrit ça.
27:38Bon,
27:39il faut se moquer
27:40de ces petites chansons.
27:41Il ne faut pas
27:41certains s'en moquent
27:42en tout cas.
27:43Moi pas.
27:44Je les adore.
27:45Moi aussi.
27:46Et j'adore...
27:46Je les connais par cœur.
27:48Mais tout le monde
27:48les adore.
27:49Et c'est en fait
27:50c'est la France.
27:51Les intellos de gauche
27:51n'aiment pas trop ça.
27:53En fait,
27:53vous n'avez rien.
27:54Plus ça va...
27:55T'en prie pour eux.
27:56Je veux dire,
27:56plus ça va,
27:57moins vous faites attention.
27:59Je ne comprends pas.
28:00On peut être de gauche
28:00et aimer la chanson populaire,
28:02la variété.
28:02J'adore la variété française.
28:04Je n'écoute que ça
28:05dans la voiture.
28:05Mais je suis d'accord.
28:06D'abord,
28:07vous avez raison.
28:08On peut tout.
28:08Mais tout.
28:09La manière dont...
28:11Les films que vous aimez,
28:13les chansons que vous écoutez,
28:15jusqu'à la manière
28:16dont vous vous habillez,
28:17rien ne rappelle
28:18l'homme de gauche.
28:19Donc je me demande
28:21pourquoi vous êtes de gauche
28:22et vous dites même
28:22que vous êtes gaulliste.
28:23Ah oui,
28:24je suis gaulliste.
28:24Ce n'est pas vraiment
28:25une marque de gauche
28:26d'être gaulliste.
28:28Mais de Gaulle
28:29transcendait les clivages.
28:30Oui,
28:30quand il transmet.
28:31De Gaulle méprisait la droite.
28:33Il détestait l'argent,
28:34il détestait la droite.
28:35Mais l'argent a tendu
28:36à la droite.
28:37Mais la droite,
28:37ce n'est pas l'argent.
28:38De Gaulle était au-delà
28:39de la gauche et de la droite.
28:40Par-delà,
28:40le bien et le mal.
28:43Mais la droite,
28:44ce n'est pas l'argent.
28:45C'est des fases du général.
28:47Il était pour la société
28:49de marché,
28:49pour l'économie de marché.
28:51Ce n'est pas la droite,
28:51la France.
28:52Ce n'est pas la gauche,
28:53la France.
28:53De Gaulle,
28:54c'est une tirade extraordinaire.
28:56Mais il a raison.
28:58J'ai été élevé
28:58dans le culte du général.
29:00Mais il a raison.
29:01Oui.
29:01Mais il est quand même
29:02pour l'économie de marché,
29:03il est pour l'autorité,
29:04il est pour la famille.
29:05Moi, je suis comme Jospin
29:06pour l'économie de marché
29:07mais pas pour la société de marché.
29:09Eh oui.
29:10C'est vrai qu'il était
29:10pour une troisième voie
29:11en matière économique
29:12et il avait beaucoup de mépris
29:13pour la droite bourgeoise
29:14qui lisait le Figaro
29:15et qui voulait continuer
29:16à dîner en ville à tout prix.
29:18Exactement.
29:18C'est ce qu'il avait dit
29:18au moment de...
29:19Exactement.
29:20C'est la droite pétiniste.
29:21Et il a reproché en 68
29:23à Pompidou
29:23de ne pas avoir assez
29:25fait de social,
29:26si j'ose dire.
29:26Parce que les événements
29:27lui ont sauté à la figure.
29:28Il s'occupait beaucoup
29:29de l'international.
29:30Et en 68,
29:31d'après ce qu'on peut lire,
29:32moi j'ai lu beaucoup
29:32sur De Gaulle,
29:33il a reproché à Pompidou
29:34qui lui était vraiment conservateur.
29:36J'aimais beaucoup
29:36Georges Pompidou.
29:38Immensément respectable
29:38mais qui était lui
29:39de la droite classique,
29:40de la droite traditionnelle.
29:42Moi je le suis pour
29:43David et Jonathan.
29:44Oui, voilà.
29:45Bon, enfin vous êtes
29:46un peu schizophrène.
29:47Pas du tout.
29:47Un petit peu.
29:48Mais non,
29:49mais j'aime Mozart aussi.
29:51Oui, Mozart,
29:52j'aime Givaldi.
29:52On ne peut pas
29:53dire de gauche,
29:54de droite.
29:54Mais quel est le rapport ?
29:56Parce qu'on a l'impression
29:57que quand on aime
29:58les choses populaires,
29:59la chanson populaire...
30:00Non, pas du tout.
30:00Ce n'est pas ça que je dis.
30:01Je dis que tous
30:02les signaux
30:03qui sont envoyés
30:04de votre personnalité
30:06marquent plutôt
30:07un homme de droite.
30:08Pas du tout.
30:10Un petit peu
30:10quand j'ai regardé
30:11mon passé,
30:12ma carrière,
30:13mon engagement.
30:14Vous êtes avocat,
30:15chef d'entreprise.
30:16Chef d'entreprise ?
30:17Non, non,
30:18mon père était chef d'entreprise.
30:19Oui, donc vous êtes...
30:20Non, mais je suis avocat
30:21et j'ai été socialiste.
30:22Ça tient aussi
30:22que la gauche officielle
30:23aujourd'hui n'a plus
30:24grand-chose à voir
30:25avec la gauche historique.
30:25Tout, mais moi...
30:26Et puis comme c'est
30:27la fin de saison
30:28que c'est l'occasion
30:29d'abord de vous saluer,
30:30de vous remercier,
30:32d'être avec nous
30:33et je pense que les gens
30:34apprécient que vous
30:35soyez avec nous.
30:36Je ne sais pas
30:37parce que je reçois
30:37beaucoup de messages
30:38de gens de droite
30:39qui ne sont pas très contents
30:40que je sois là.
30:41Les gens de droite ?
30:42Ah, mais incroyable.
30:44Hier matin,
30:44j'ai été apostrophé
30:45par une dame.
30:46Oui.
30:48Mais agressé,
30:49agressé par une dame
30:50rue royale,
30:52elle s'approche de moi
30:53avec des yeux comme ça,
30:54comme des revolvers.
30:55Elle me dit
30:55je vous déteste.
30:57Je vous déteste.
30:59Vous me dégoûtez.
31:00C'est sympathique.
31:01Bonjour madame.
31:02Oui, mais comment
31:03vous pouvez dire
31:04des choses pareilles ?
31:04La gauche,
31:05l'immigration.
31:06On n'a pas assez
31:07d'arabes en France.
31:08Je dis que madame,
31:09calmez-vous.
31:10En plus,
31:11elle a été de l'Isère.
31:13Elle était de l'Isère
31:14comme moi.
31:15Et elle avait
31:16les yeux revolvers.
31:18Les yeux bleus,
31:18les yeux glaciers
31:19comme ça,
31:20revolvers.
31:20Mais elle n'a pas chanté.
31:21Rassurez-moi,
31:22elle n'a pas chanté.
31:23Elle n'a pas dit
31:24les yeux revolvers.
31:25Et alors,
31:25qu'est-ce que je l'écoute
31:26ce matin ?
31:26Je la salue d'ailleurs.
31:28Elle me dit
31:28en plus,
31:29vous ne vous énervez jamais.
31:31Vous êtes toujours
31:31très calme
31:32sur les plateaux
31:33de Pascal Praud.
31:33Je dis,
31:36mes positions,
31:37que j'étais très calme
31:38avec elle.
31:38Je sens que ça l'énervait
31:39encore plus
31:39que je sois calme.
31:41Bon,
31:41la droite la plus bête
31:42du monde,
31:43disais-je.
31:44Monsieur Attal
31:45a pris la parole.
31:46On va l'écouter
31:47dans une seconde.
31:48Mais je crois que
31:48Jean-François Copé
31:49ce matin a dit
31:49quelque chose
31:49d'intéressant.
31:50Il disait qu'il trouvait
31:51que Gabriel Attal
31:52était de plus en plus
31:53à droite.
31:54Mais comme lui
31:55est de plus en plus
31:55à gauche,
31:56ils vont se croiser.
31:57Donc,
31:58c'est peut-être pour ça.
31:59C'est intéressant
32:00le chemin des uns
32:01et des autres.
32:02Mais il le regrettait.
32:04Il semblait le regretter.
32:05Il faudrait explorer
32:07ce qu'il a dit
32:07plus en détail.
32:08Je n'ai pas...
32:09Ce qui est incroyable,
32:10c'est qu'on a
32:11André Valigny
32:12qui nous martèle
32:13qu'il est de gauche,
32:13qu'il est de gauche.
32:14On a là,
32:16Gabriel Attal,
32:16Jean-François Copé
32:17qui sont en train
32:18de se donner des marqueurs
32:19de gauche et de droite.
32:20Moi, je ne crois plus
32:20qu'on soit du tout
32:21dans cette situation-là
32:22aujourd'hui.
32:23C'est bizarre.
32:23Il faut bien comprendre
32:23l'espace médiatique.
32:25Jean-François Copé,
32:26il était aux oubliettes.
32:27Le fait de se positionner
32:29comme il se positionne
32:30fait qu'il a une nouvelle tribune.
32:32Et c'est pour ça qu'il l'a.
32:33C'est-à-dire qu'il a invité partout
32:34parce que c'est...
32:36L'espace médiatique adore
32:37les gens de droite
32:38qui sont de gauche.
32:40Il adore ça.
32:41Donc,
32:41et en tout cas,
32:43qu'il penche un peu à gauche.
32:45Donc,
32:45c'est pour ça
32:46qu'il y a un intérêt personnel,
32:49parfois,
32:50qu'ont les uns et les autres
32:50au-delà des convictions,
32:51qu'ils disent
32:52« Ah, tiens,
32:53en marketing,
32:54c'est pas mal
32:54d'avoir ce positionnement.
32:55Donc, tu te positionnes,
32:57mais uniquement pour les médias
32:58parce que son livre
32:59n'a pas été un franc succès.
33:00Je pense qu'il n'en a pas vendu beaucoup.
33:02Mais dans l'espace médiatique,
33:03c'est une stratégie marketing
33:05et tu fais comme ça.
33:06Ben, pourquoi pas ?
33:07Il joue sa carte.
33:08Moi, je ne lui reproche pas.
33:10Il est venu ici,
33:11on avait passé un bon moment.
33:12On l'a chaleureusement reçu.
33:13Et vous ne pensez jamais
33:15qu'il pourrait avoir
33:15un peu de sincérité
33:16dans ce qu'il dit ?
33:17La sincérité de certains...
33:19Vous pensez que franchement,
33:20il vient sur un débat politique
33:21avec un livre
33:22pour retrouver des médias.
33:23Vous croyez que c'est suffisant
33:24comme motivation ?
33:25Je vous assure,
33:26je suis en défiance totale
33:27sur les hommes politiques.
33:28Total.
33:29Il n'y en a plus quasiment
33:31que je crois.
33:31C'est triste, ça.
33:33Oui, c'est triste.
33:34Mais...
33:35Alors, j'exagère.
33:36Il y en a quelques-uns.
33:37Je pense que, par exemple,
33:38David Lysnard a des convictions.
33:39Je pense qu'effectivement,
33:41Jean-Luc Mélenchon
33:42a des convictions.
33:44Je pense que des gens à gauche,
33:45parfois...
33:46Bruno Retailleau a des convictions.
33:47Bruno Retailleau a des convictions.
33:48Éric Zemmour a des convictions.
33:50Éric Zemmour a des convictions.
33:51Vous voyez,
33:52il est nombreux quand même.
33:53Oui, bien sûr.
33:54Mais ceux dont on parle,
33:56là,
33:57comme ils ont changé...
33:58Vous savez que Laurent Wauquiez,
34:00d'ailleurs,
34:00il sera sur l'antenne
34:00de CNews mardi.
34:02Laurent,
34:03on pourra l'interroger.
34:04Forcément,
34:04quand tu dis
34:05je ne vais pas travailler
34:05avec Édouard Philippe
34:06et qu'un an plus tard,
34:08tu dis je vais travailler
34:09avec lui,
34:11tu peux t'interroger.
34:12C'était vrai aussi
34:13pour Bruno Le Maire
34:14qui avait eu des mots
34:14très durs sur Emmanuel Macron
34:15et puis après,
34:16il va travailler avec lui.
34:17Donc forcément...
34:17Un mois d'intervalle.
34:18Bon, forcément,
34:19ça interroge.
34:20Ça, en l'occurrence,
34:20c'est l'histoire
34:21de la vie politique.
34:22Thomas Bonnet.
34:23Oui,
34:24c'est l'histoire
34:24de la vie politique,
34:25mais bon.
34:27Thomas Bonnet est avec nous,
34:29je le dis,
34:29il est 9h38,
34:30vous êtes sur Europe 1.
34:31Si vous arrivez à l'instant,
34:32je vous rappelle
34:33nos invités,
34:34Rachel Kahn,
34:35Georges Fenech,
34:36André Valigny,
34:37Joachim Le Floc,
34:38Kimad et Thomas Bonnet.
34:39Alors là,
34:39on va écouter,
34:39par exemple,
34:40Gabriel Attal.
34:40Gabriel Attal,
34:41il dit que tout est acheté
34:42depuis 40 ans.
34:44Mais qu'il le dise
34:45quand il était Premier ministre,
34:46il dit rien ne marche,
34:47il faut tout changer,
34:48tout ça.
34:49Il faut changer le logiciel.
34:50C'est marrant d'ailleurs,
34:51parce que maintenant,
34:51on est sur cette ligne-là,
34:52il faut tout changer.
34:53Je ne sais pas si vous avez...
34:54Il a peut-être été inspiré
34:55par quelqu'un, peut-être.
34:56Non, je n'irai pas jusque-là.
34:58Écoutons Gabriel Attal.
35:00Je dis depuis le début
35:01de cette campagne
35:03que l'enjeu de cette élection,
35:04ce sera de savoir
35:05si on prolonge
35:06un système politique,
35:08économique,
35:09institutionnel,
35:10qui depuis plusieurs décennies
35:11est en échec.
35:12Trouver qu'il fonctionne
35:13le système politique en France,
35:15trouver qu'il fonctionne
35:16le système économique en France,
35:18trouver qu'il fonctionne
35:18le système institutionnel en France,
35:20moi pas.
35:20Et donc, il faut assumer
35:21de vouloir changer
35:22et rompre avec ce système.
35:23Et moi, pour ça,
35:24j'ai choisi une voie
35:26qui est de porter
35:26un projet positif
35:27pour les Français,
35:29se fixer un objectif
35:30de redevenir
35:31la première puissance d'Europe
35:32en dix ans,
35:33pour que les Français
35:34se disent que leurs enfants,
35:35leurs petits-enfants
35:35pourront avoir
35:36une meilleure vie que la leur
35:37parce qu'on se battra
35:38sur l'école,
35:39sur les salaires,
35:40sur les frontières
35:41et sur l'IA.
35:42Voilà, d'autres ont
35:43d'autres projets.
35:43Et moi, mon objectif,
35:45ce n'est pas
35:46de collectionner autour de moi
35:48ceux qui ont été ministres
35:49depuis dix ou vingt ans.
35:51C'est plutôt
35:51de construire la France
35:52dans dix ans
35:53et dans vingt ans.
35:54Vous ne vous aimez pas,
35:55Gabriel Attal ?
35:56Non, mais je trouve
35:56qu'il est un peu ingrat.
35:57C'est peut-être son âge,
35:58encore jeune,
36:00qui veut ça.
36:00Mais le système politique,
36:02il en est issu directement.
36:03Quelle ascension fulgurante
36:04il a eu,
36:05grâce au système politique
36:06dont il dit maintenant
36:07qu'il faut l'abolir,
36:08le remplacer.
36:09Non, mais ce que je constate,
36:11la faillite de la classe dirigeante
36:13est tellement totale
36:14que le dégagisme
36:15est devenu un point de passage
36:16obligé de la totalité
36:17des discours politiques
36:19aujourd'hui.
36:20En l'espèce,
36:21Gabriel Attal
36:21a quand même été
36:22en cabinet ministériel
36:23pendant cinq ans
36:23sous François Hollande.
36:24Il a occupé
36:24tous les postes possibles
36:26et imaginables
36:26sous Emmanuel Macron.
36:27Et aujourd'hui,
36:28il parle quasiment
36:29comme s'il était un dissident.
36:30C'est un peu celui
36:31qui a vécu des décennies notaires
36:32et qui se réveille
36:33du jour au lendemain révolutionnaire.
36:34Je ne suis pas sûr
36:34que ça marche beaucoup
36:35auprès des Français,
36:36même s'il a des qualités
36:37et un vrai sens politique.
36:38Ça, on ne peut pas lui retirer.
36:39Il faut une impunité zéro,
36:41a-t-il dit ce matin
36:42dans Le Parisien.
36:43Il faut une impunité zéro
36:44pour ceux qui gèrent
36:45notre budget.
36:46Les ministres
36:47et les directeurs
36:48d'administration centrale
36:49qui n'auront pas tenu
36:50leur budget
36:50devront quitter leur fonction.
36:52Ça ne va pas rester grand monde.
36:54Non, mais surtout,
36:56si Emmanuel Macron
36:58lit cette phrase,
37:00c'est terrible.
37:02Pas totalement impossible
37:03que ça le vise un peu.
37:05En fait,
37:08ils sont radioactifs
37:10parce qu'ils ont travaillé.
37:11Bien sûr.
37:11Parce que lui,
37:12d'ailleurs,
37:12c'est vrai aussi
37:13pour Édouard Philippe,
37:14avec Emmanuel Macron.
37:16Bon.
37:17Le bilan n'est pas bon.
37:19Donc,
37:19ils vont absolument vouloir
37:21cliver.
37:23Oui,
37:23et puis s'échapper
37:24d'Emmanuel Macron.
37:25C'est Bruno Le Maire
37:26qui vient nous dire
37:27comment faire des économies
37:27après avoir fait
37:281000 milliards de dettes.
37:29C'est Édouard Philippe
37:30qui nous dit
37:30qu'il va être un homme de droite
37:31après avoir cédé
37:32face aux addis de Notre-Dame-des-Landes.
37:34Et c'est Gabriel Attal
37:35qui nous promet
37:36une règle d'or budgétaire
37:37après avoir été
37:38ministre du budget,
37:39premier ministre
37:40et en effet
37:40avec un bilan
37:41qui n'est pas bon.
37:41Donc,
37:42en effet,
37:42c'est très peu audible.
37:44Nicolas Sarkozy,
37:44à l'époque où il était
37:45ministre de Jacques Chirac,
37:46ensuite avait réussi
37:46à s'émanciper un peu
37:48du bilan de Jacques Chirac.
37:50Mais ce n'était pas déjà
37:50pas très simple.
37:51Mais là,
37:51le bilan est tellement mauvais
37:52qu'ils vont tous être
37:53entre nous,
37:55entre ce qui se passait
37:55Rachel,
37:56pardon.
37:56Non,
37:57mais c'est simplement
37:57que le problème,
38:00c'est qu'on est
38:01dans une séquence
38:02vraiment désastreuse
38:04où on a l'impression
38:04que le seul programme,
38:06c'est la carrière politique.
38:07Voilà.
38:08Et c'est ça qu'on ressent.
38:10C'est-à-dire qu'en fait,
38:10c'est...
38:11Ce n'est pas vrai
38:11de tout le monde.
38:12J'ai cité David Wisnard.
38:12Oui,
38:13non,
38:13mais là,
38:14je suis d'accord avec vous.
38:15Il y a des personnes
38:17qui ont une idée
38:18pour la France.
38:19Je suis d'accord avec vous.
38:19Bruno Retailleau
38:20et David Wisnard
38:22à droite
38:22ont une idée
38:23et puis Jean-Luc Mélenchon
38:24aussi à gauche.
38:25Je suis tout à fait d'accord.
38:26Et puis Marine Le Pen
38:27et Jordan Bardella,
38:28c'est-à-dire que c'est un peu
38:31plus flou peut-être
38:32parce qu'il y a
38:34des programmes
38:35qui vont un peu à droite,
38:37un peu à gauche,
38:37notamment sur la retraite,
38:38sur l'économie.
38:39Bon,
38:40les convictions
38:40sont plus...
38:42Oui.
38:43Plus larges,
38:43je dirais,
38:44ou plus nombreuses.
38:45Pour David Wisnard,
38:46il a en plus le terrain.
38:48Donc,
38:48c'est quand même
38:48un homme qui a...
38:50qui fait des choses
38:51pour sa ville,
38:51etc.
38:52Après,
38:52là,
38:53le sujet avec Gabriel Attal
38:54ou Édouard Philippe,
38:55c'est qu'on sent
38:56tellement la ficelle
38:58de vouloir cliver
38:59par rapport à Emmanuel Macron.
39:00On est plus dans
39:01des choses sur la réparation
39:03de ce qu'eux-mêmes,
39:05ils ont fait.
39:06On n'est pas dans
39:07une vision politique.
39:08On est comment
39:08on va réparer
39:09ce que nous avons fait.
39:11N'écoutez pas
39:12ce qu'ils disent
39:13comme disait l'autre
39:14et regardez
39:14ce qu'ils ont fait.
39:15C'est tout.
39:16On sort
39:17de dix ans
39:18de parole
39:19avec un homme
39:20qui était remarquable
39:21dans cet exercice
39:22mais qui a anesthésié
39:23la France,
39:24qui a endormi la France,
39:25qui a séduit la France
39:26mais qui à l'arrivée
39:27n'a pas fait.
39:28Elle n'a pas fait
39:29la réforme de l'État,
39:30elle n'est pas entrée
39:32dans tous les sujets
39:33dans lesquels
39:34il fallait entrer.
39:35Et la France
39:36est en difficulté.
39:36C'est pour ça
39:37que maintenant
39:37elle a besoin
39:37d'un bâtisseur,
39:38elle a besoin
39:38d'un faiseur,
39:39elle a besoin
39:39de quelqu'un
39:40qui mette les mains
39:41dans le cambouis.
39:41Mais qui ?
39:42J'ajoute que
39:44pour reprendre
39:45ce que disait Rachel,
39:46entre les macronistes
39:47qui font tout
39:48pour se détacher,
39:49se démarquer
39:50d'Emmanuel Macron
39:52au risque
39:52de déplaire
39:53à ceux
39:53qui restent fidèles
39:54à Emmanuel Macron,
39:55il y a quand même
39:55encore 20 ou 25%
39:56de Français
39:57qui font confiance
39:58à Macron.
39:58Donc entre
39:59Philippe et Attal
40:00qui ne cessent
40:01de se démarquer
40:02de Macron,
40:03entre la droite
40:03qui s'entretue,
40:05le PS
40:05qui s'entretue,
40:06on aura vraiment
40:07tout fait
40:07pour faire garder
40:08le RN.
40:09On fait tout
40:09pour les faire gagner.
40:10S'ils ne gagnent pas
40:11l'année prochaine,
40:12ils ne gagneront jamais.
40:13Écoutons Jean-François Copé
40:14qui s'est exprimé
40:16ce matin
40:16chez nos confrères
40:17de BFM.
40:20Ça fait plusieurs mois
40:21qu'Edouard Philippe
40:23jalonne
40:24un certain nombre
40:24d'idées
40:25que je crois essentielles
40:26autour du rétablissement
40:27de l'ordre
40:28dans ce pays,
40:28l'ordre dans les comptes
40:29et l'ancien ministre
40:30du budget
40:31ne peut pas vous dire
40:31à quel point
40:32il attend ça.
40:33Et puis deuxièmement,
40:35l'ordre dans la rue,
40:36l'ordre aux frontières,
40:37l'ordre à l'école.
40:37Donc ça,
40:38c'est le premier élément.
40:39Et puis deuxièmement,
40:39il faut incarner le progrès
40:40parce que la droite,
40:41elle n'est pas réac.
40:42La droite,
40:42elle est attentive
40:43au progrès économique
40:44parce qu'il faut
40:45des entreprises
40:45qui soient fortes.
40:46Progrès social
40:47parce qu'on a un modèle social
40:49qu'on doit sauver,
40:50donc réformer.
40:51Progrès environnemental
40:52parce que ça suffit
40:53de laisser les gauchistes
40:55dire n'importe quoi
40:56pour préserver l'environnement
40:57alors qu'il y a
40:57de temps à faire.
40:58Et puis aussi scientifiques,
41:00on n'est pas des anti-vax.
41:01Vous voyez,
41:02ça c'est formidable.
41:03Tout ce qu'il vient de dire,
41:05on est à 100% d'accord
41:06avec lui.
41:07On est à 100% d'accord.
41:08Il n'y a même pas
41:09de discussion.
41:09Mais on sait
41:10qu'il ne le fera pas.
41:11Donc c'est formidable
41:12puisqu'il a été,
41:13ils ont été,
41:15ils t'ont mis dans le mur.
41:17Donc pourquoi les croire
41:19puisqu'il ne le fera pas ?
41:20Je pense à Bruno Rutaillot,
41:21je me dis,
41:21ça ça compte
41:21en temps de parole LR.
41:23Là, son temps de parole,
41:24c'est du temps de parole LR.
41:25Oui, mais ce qu'il dit...
41:27Bruno Rutaillot,
41:28il dit tout le bien
41:29qu'il pense d'Edouard Philippe
41:30mais il ne le soutient pas encore.
41:31Oui, mais parce qu'il veut
41:32le faire à un moment
41:33pour embêter encore plus Bruno Rutaillot.
41:34Parce qu'il pense,
41:35il pense à tort ou à raison
41:38que Edouard Philippe
41:39est un meilleur cheval,
41:40si j'ose dire.
41:40Qu'il le dise clairement
41:41et qu'il le réalisez.
41:42Lui, qu'est-ce qu'il dit
41:43dans un an ?
41:44Je veux être ministre.
41:45C'est ça qu'il dit comme fait.
41:46Mais qu'il le dise clairement maintenant
41:47parce que là,
41:47il est encore officiellement
41:48et il est encore ministre
41:49dans un an.
41:49Non, mais il peut déjà
41:50réaliser Edouard Philippe.
41:51Il va aller à son meeting
41:51de l'an.
41:52Donc lui, ce qu'il veut,
41:53c'est...
41:54Donc vous allez tous les revoir.
41:55Ça fait un peu vieux chevaux.
41:57Alors Nathalie Cossu-Scomorisé aussi.
41:58Ah ben Nathalie,
41:59ils vont tous revenir.
42:00Elle a un soutien d'or.
42:01Ils se disent,
42:02on n'a plus les postes
42:02depuis 20 ans.
42:03Ils sortent des boîtes.
42:05Mais moi,
42:06je n'ai rien contre
42:06ce qu'ils disent.
42:08Mais ils ont eu le pouvoir.
42:10Ils n'en ont rien fait
42:12ou ils ont mal fait.
42:13Et aujourd'hui,
42:13ils t'expliquent
42:13qu'il faut faire l'école,
42:14tout ça.
42:15Moi, je suis d'accord avec lui.
42:16Mais sur les gauchis,
42:17sur les...
42:18Tout ça,
42:18on est tous d'accord.
42:19Mais ils ne l'ont pas fait.
42:20Et ils ne le feront pas.
42:22Parce qu'il n'y a pas
42:23à la la.
42:24Il n'y a pas à la la.
42:26Il n'y a pas à la la.
42:29Cha est chaudé.
42:30Cha est chaudé.
42:31Cha est chaudé.
42:31Cha est chaudé.
42:32Mais ils n'ont rien fait.
42:33Mais ça est chaudé.
42:35Cha est chaudé.
42:36L'eau froid.
42:37Vous reparlez du chat encore.
42:40Ce que je dis là,
42:41tout le monde pense à peu près.
42:42Tous les gens
42:43qui sont dourdous,
42:44ils se disent,
42:44voilà, bon...
42:45S'il faut repartir en 2027
42:47avec des gens qui...
42:49On peut avoir
42:49d'ambition politique.
42:51Oui,
42:51mais on peut avoir
42:52surtout le courage.
42:52Vous le dites,
42:53vous transformez ça
42:53en carriérisme.
42:55Mais on peut avoir
42:55de l'ambition pour son pays.
42:56Il y a aussi un massif.
42:58Moi, je me souviens
42:58d'Edouard Philippe
42:59déclarant au Conseil des ministres
43:00en 2018
43:01qu'il n'y a pas de demande
43:02d'autorité dans le pays.
43:03Donc, je trouve ça un peu fort
43:04de la part de Jean-Vosin-Gopé
43:05de déclarer
43:06qu'il s'apprête
43:07à rejoindre Edouard Philippe
43:08sur cet argument
43:09du retour de l'ordre
43:09dans le pays.
43:10Les sondages.
43:11Les sondages.
43:12Au premier tour
43:13de la présidentielle,
43:14vous êtes sûr
43:14de voter pour...
43:15Alors ça,
43:15c'est la première fois
43:15que je vois ça.
43:17Est-ce que vous savez
43:18par exemple
43:19pour qui vous allez voter ?
43:20On ne connaît pas
43:20les candidats.
43:21Ce n'est pas faux.
43:23Ce n'est pas faux.
43:24Si Hollande est candidat
43:25au premier tour,
43:25je vote pour Hollande,
43:26évidemment,
43:26en souhaitant
43:27qu'il soit au deuxième tour
43:27et qu'il reprenne en main
43:29les destinées de la France.
43:31Je suis d'accord,
43:32mais je vous ai posé
43:33la question hier.
43:33Où il en est ?
43:34Parce que ce courant,
43:35je pensais que son intelligence,
43:38son expérience...
43:39Oui, mais il attend
43:40que les choses
43:40se décantent un peu
43:41parce qu'actuellement,
43:41il y a une guerre intestine
43:42au sein du PS
43:44et entre le PS
43:44et Glucksmann.
43:45Donc tout ça va...
43:47Il attend que Glucksmann
43:48soit mis de côté,
43:49en fait.
43:50Oui.
43:50Franchement,
43:51s'il n'arrive pas
43:52à éliminer Olivier Faure
43:54et Glucksmann,
43:55franchement,
43:56François Hollande,
43:56il me fait de la peine.
43:57Attendant l'automne.
43:58Voilà,
43:58il est quand même
44:00les meilleurs candidats
44:03que ces deux personnages-là,
44:05me semble-t-il.
44:06Oui, largement.
44:07Bon,
44:08donc 12%
44:09au premier tour
44:10de l'élection présidentielle,
44:1112% des gens
44:11sont sûrs de voter
44:12pour Jordan Bardella.
44:13C'est le score
44:14le plus haut.
44:157%,
44:15il y a une vraie différence
44:16avec Marine Le Pen
44:17et Jean-Luc Mélenchon
44:18à 6%.
44:19Alors c'est curieux
44:20comme le son d'oeil,
44:20il n'y a que 6%
44:21des Français
44:21qui sont prêts de...
44:22C'est-à-dire qu'il y a
44:22une grande volatilité
44:24du vote
44:24et que ce que disent
44:25aujourd'hui les Français
44:26peut être amené à changer.
44:27C'est ça que ça veut dire
44:28et c'est très instructif
44:29je pense pour la campagne.
44:31Bon,
44:31Emmanuel Macron
44:31a remis ses lunettes
44:33de soleil
44:33et il a présidé
44:40le droit continue
44:40de progresser
44:41chaque jour.
44:44Non mais la question
44:45c'est la souveraineté.
44:46On peut intervenir.
44:47Oui,
44:47peut-être intervenir
44:48et peut-être prendre
44:50des lois d'exception.
44:51Oui.
44:51Peut-être.
44:52Quand le Conseil d'État,
44:53l'autre jour je faisais
44:53le Conseil d'État je crois,
44:55on avait imaginé
44:57que les narcotrafiquants
44:59volaient leurs biens.
45:00On leur volait leurs...
45:01C'est des saisies.
45:02On leur confisquait leurs biens.
45:04Le Conseil d'État a dit non.
45:06Oui mais c'est dommage
45:06parce que ça existe en Italie.
45:08Je suis allé moi sur place
45:10quand j'étais au Conseil de l'Europe.
45:11André l'a dit.
45:12J'ai fait un rapport
45:12sur la confiscation
45:13des biens d'origine criminelle,
45:16des avoirs criminels.
45:17Ça marche très très bien
45:18en Italie.
45:19Ils confisquent les biens
45:20des mafieux,
45:21des trafiquants de drogue,
45:22les Maserati,
45:23les Ferrari,
45:23les villas de luxe,
45:25enfin les bijoux.
45:25Ils confisquent tout.
45:26Ils les revendent
45:28et si par extraordinaire,
45:30ça arrive de temps en temps,
45:31c'est rare,
45:31si par extraordinaire
45:32le type est acquitté,
45:34on le rembourse.
45:35Mais ça arrive très rarement.
45:36Ce qui fait que l'État
45:37ne perd pas de temps
45:38et en poche comme ça
45:39et tant mieux pour l'État italien,
45:40des centaines de millions d'euros.
45:43Écoutez le Président de la République
45:45sur ce sujet grave.
45:49Le narcotrafic continue
45:50de progresser chaque jour
45:52et devient,
45:53enfin est véritablement
45:55un marché criminel
45:56qui pèse plus de 7 milliards
45:57d'euros par an
45:57et qui, on le sait,
45:59alimente la délinquance criminelle.
46:01Elle l'alimente dans nos quartiers,
46:02dans nos territoires ultramarins
46:03et chez beaucoup de nos voisins.
46:05C'est pourquoi il ne faut
46:05absolument pas lâcher
46:07cette action.
46:08D'abord,
46:09poursuivre les actions de terrain,
46:13mobiliser pleinement nos services,
46:14on y reviendra.
46:15Je veux vraiment qu'on ait
46:16là dans la priorisation
46:18de ce que font nos services
46:19de renseignement,
46:20une action renforcée
46:21sur le narco,
46:23l'action de la police,
46:25de la gendarmerie,
46:26en lien avec le continuum
46:27de sécurité,
46:28évidemment,
46:28les polices municipales
46:31et, évidemment,
46:32l'action justice derrière
46:33pour traquer partout
46:35sur le terrain
46:36et ne laisser aucune tranquillité,
46:38aucun répit
46:39à qui que ce soit.
46:40Là encore,
46:41les mots,
46:41ils sont parfaits.
46:43Mais ce n'est pas,
46:44il ne s'agit pas
46:44les mots,
46:45c'est les devoirs,
46:46les actions sur le terrain.
46:47La question est celle
46:48de la capacité
46:49à passer du diagnostic
46:50à l'action
46:50parce que le diagnostic
46:51que le président de la République
46:52formule,
46:52on l'a fait plateau après plateau,
46:54on sait déjà
46:55qu'il y a à peu près
46:5679% des communes françaises
46:57qui ont touché
46:57par le narcotrafic,
46:58on sait qu'il y a
46:597 milliards de chiffres d'affaires,
47:01on sait qu'il y avait
47:01une commission sénatoriale
47:03il y a presque deux ans
47:04où des magistrats
47:05nous avaient expliqué
47:06qu'on était en train
47:06de perdre la guerre.
47:07Le fait est que la guerre
47:08n'a pas été menée
47:09et que ce qu'Emmanuel Macron
47:10a décrit là,
47:11c'est son propre bilan aussi.
47:12Non mais là,
47:13il y a autre chose
47:13qui est dit.
47:14On a beaucoup parlé
47:15d'espace,
47:16de la souveraineté
47:16parce que c'est une question
47:17de souveraineté,
47:18ces histoires de narcotrafic,
47:19ils grignotent le territoire.
47:22Mais là,
47:22maintenant,
47:22c'est le temps.
47:24Ça veut dire
47:25qu'en réalité,
47:26cette souveraineté,
47:26on court après eux,
47:27on est toujours en retard.
47:30Le temps et l'espace.
47:31Non mais,
47:32Rachel a raison,
47:33on a un temps de retard
47:34sur les narcotrafiquants
47:35qui sont maintenant
47:37d'une sophistication
47:38dans leur organisation incroyable.
47:41Joachim,
47:41le floc,
47:41il m'aide,
47:42on ne peut pas dire
47:43que rien n'est fait,
47:44que rien n'a été fait.
47:45Nicolas Besson,
47:46le procureur de Marseille,
47:48explique régulièrement
47:48lors des points de presse
47:49qu'ils ont démantelé
47:50des réseaux,
47:51ils arrêtent
47:51des narcotrafiquants.
47:53Ça continue,
47:53ils ne vont plus vite,
47:54ils sont plus forts.
47:55Mais ne dis pas
47:56que rien n'est fait,
47:57ce n'est pas vrai.
47:58La police fait un travail
47:59considérable.
48:00J'ai dit qu'on n'avait pas fait
48:01suffisamment.
48:02On a créé un parquet national.
48:03On peut dire
48:04que rien n'est fait,
48:04que tout va mal,
48:05ce n'est pas vrai.
48:06La police agit,
48:06la justice agit.
48:08Pensez aussi
48:08que lorsque vous dites ça,
48:09aux policiers,
48:10aux magistrats...
48:11Il y a des fonctionnaires
48:12qui font un travail exceptionnel.
48:13Le fait est que les résultats
48:14ne sont pas suffisamment
48:15au rendez-vous
48:16et qu'on pourrait peut-être
48:16aller plus loin.
48:17Vous voulez tous venir
48:18les policiers ?
48:18Ils te disent
48:19on a fait un point de deal
48:20et il y a eu deux heures
48:20après, il y a eu des hermies.
48:22Mais parce qu'on ne prend...
48:24Vous ne voulez pas entendre
48:25qu'il faut des mesures radicales.
48:30Radicales.
48:31Simple.
48:32Prisons de haute sécurité
48:33de Darmanin.
48:34Mais ça va au-delà.
48:35Le dealer qui deal
48:37il est pris 10 ans.
48:39Boum !
48:40Et vous irez...
48:42Et le consommateur ?
48:43Et le consommateur ?
48:44Pourquoi pas ?
48:44La seule chose que je dois dire,
48:45André,
48:46c'est qu'à Dynamique Actuelle
48:47on va vers le point de non-retour.
48:48Je ne dis pas que rien n'est fait.
48:49Je marque un temps
48:50parce qu'aujourd'hui
48:51il n'y a pas de passation
48:52de paroles.
48:54Je marque un temps
48:54et je salue Thomas Hill.
48:55Il n'y a pas de passation
48:55Il n'y a pas de passation
48:56et je t'aime.