Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 semaines

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:02Europe 1 et CNews, 9h-10h, l'heure des pros.
00:05Eliott Deval.
00:08Bonjour à tous et ravi de vous retrouver pour l'heure des pros sur Europe 1 jusqu'à 10h et
00:13sur CNews jusqu'à 11h.
00:15A la une de l'heure des pros ce matin, une question vertigineuse.
00:18Va-t-on trinquer à l'administration de la mort comme on fête un pot de départ ou un anniversaire
00:24?
00:24Philippe Juvin, député et médecin document à l'appui, révèle que le 15 juillet prochain, au soir de l'adoption
00:30définitive du texte sur l'euthanasie qui ne dit pas son nom,
00:33le ministre Laurent Panifou convie les membres de la Convention citoyenne sur la fin de vie pour un cocktail de
00:39célébration.
00:41Bien sûr, le CESE prendra en charge l'hébergement et le transport pour ses anciens membres au frais du contribuable
00:47français.
00:48Le ministre en question conteste formellement le mail d'invitation du CESE.
00:52Pas question de fêter quoi que ce soit, mais l'occasion de réunir ceux qui ont travaillé sur le sujet
00:57et d'échanger.
00:58On comprend alors que le problème ne viendrait pas du ministère, mais de ce machin appelé CESE.
01:04Le mal est fait. David Lysnard, le président des maires de France et candidat à la présidentielle, parle d'une
01:08réception à rebours de toute décence.
01:10Le CESE et ses 40 millions d'euros de coûts annuels, alors que les soins palliatifs manquent cruellement de moyens
01:17en France.
01:17« Afouera », prévient-il, s'il arrive au pouvoir.
01:21Quelles que soient les convictions des uns ou des autres sur ce texte, où est passée la retenue, l'humilité
01:26face à la mort ?
01:26Déplore Bruno Retailleau.
01:28Au-delà de cette polémique, la Macronie aura été marquée par cette incapacité à protéger les plus fragiles,
01:35nos enfants comme nos aînés, à magnifier la vie, à accompagner la mort, pourtant promesse faite depuis dix ans.
01:41Que les membres du CESE ne lèvent pas trop vite leur verre, ne trinquent pas trop fort le 15 juillet
01:48prochain,
01:49puisque fait extrêmement rare, le président du Sénat Gérard Larcher a décidé de saisir le Conseil constitutionnel sur ce projet
01:56de loi.
01:57L'histoire n'est pas terminée et nous en parlerons dans un instant.
02:00Mais avant cela, c'est le point sur l'information avec Marine Saboin, que je suis ravi de retrouver.
02:05Bonjour Marine.
02:06L'heure des pros, 9h-10h, Eliade Deval sur CNews et Europe 1.
02:18Bonjour Eliade, plaisir de vous retrouver également.
02:20Bonjour à tous.
02:21On commence avec ces bombardements iraniens entendus cette nuit à Bahreïn, au Qatar, au Koweït.
02:27Les sirènes d'alerte ont été enclenchées un peu plus tôt.
02:29Les Etats-Unis avaient lancé de nouvelles frappes contre l'Iran.
02:32Donald Trump a même promis de riposter 20 fois plus fort si Téhéran continue à viser les navires commerciaux dans
02:38le détroit d'Hormuz.
02:39Dans l'Oise, après la découverte d'un corps dans le coffre d'une voiture brûlée,
02:43deux hommes ont été mis en examen pour meurtre et placés en détention provisoire.
02:47Les deux suspects sont déjà connus de la justice, notamment pour des infractions routières ou de la consommation de stupéfiants.
02:54Tous les deux auraient eu un différent avec la victime très récemment.
02:57Et puis le parquet de Paris fait appel de la relaxe prononcée mardi d'un animateur périscolaire pour agression sexuelle
03:03sur des enfants.
03:04David G, 36 ans, a été relaxé, faute d'éléments matériels.
03:08L'accusation repose essentiellement sur des témoignages d'enfants de 3 à 5 ans qui faisaient état d'attouchement sur
03:14leurs parties intimes.
03:15Voilà pour les dernières informations à 9h, Elliot.
03:18Merci Marine Sabourin pour le point sur l'information.
03:21On est avec Laure Lavalette, députée du Rassemblement National du Var, porte-parole de la campagne.
03:26Madame la porte-parole, bonjour.
03:28Et ravie de vous retrouver, nous parlerons de Marine Le Pen, de la Cour de cassiation dans quelques instants.
03:32Charlotte Bornellas est avec nous, chère Charlotte, bonjour.
03:36Monsieur le ministre, Bernard Lelouch, nous parlerons de l'Iran avec vous, bien sûr.
03:40Thomas Bonnet est avec nous du service politique de CNews.
03:43Léonard Zerbib, avocat, spécialiste en droit public, spécialiste aussi de la Constitution.
03:49Donc on a besoin de savoir ce qui est en train de se passer, puisqu'on vit une séquence politico
03:53-judiciaire inédite.
03:55Et Mathias Leboeuf est avec nous, chère Mathias, ravi de vous retrouver.
03:59Vous êtes journaliste et docteur en philosophie.
04:01Je voulais impérativement commencer par cette actualité qui fait polémique et qui sera bien évidemment sous-traitée.
04:07Mais ça nous dit tellement long sur l'état de notre société.
04:10Le ministre délégué chargé des relations avec le Parlement, Laurent Panifou, organise le 15 juillet prochain une réception à l
04:18'occasion de l'adoption de la proposition de loi relative à l'aide à mourir.
04:22Déjà la formule, elle ne dit pas son nom, c'est l'euthanasie, mais il ne faut surtout pas prononcer
04:28ce mot.
04:29Après plusieurs réactions politiques, Laurent Panifou s'est exprimé sur X.
04:33Il déclare qu'il ne s'agit pas d'un cocktail ni d'une célébration, comme le prétendait le CESE
04:37dans son mail d'invitation.
04:38Parce que tout part, et heureusement qu'il y a des lanceurs d'alerte, de Philippe Juvin, qui est député,
04:45qui est également médecin,
04:46et qui dit mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
04:49Puisque dans le mail d'information du CESE, on parle de cocktail de célébration.
04:56Ça y est, on célèbre l'administration de la mort en France.
04:59Allez, on va trinquer.
05:00On va trinquer parce qu'on a réussi à imaginer comment on allait administrer la mort sur notre sol.
05:06Dans le cadre de la loi, dans la fiche de renseignement du CESE, relative à l'aide à mourir,
05:12vous êtes convié en tant que membre de la Convention citoyenne sur la fin de vie,
05:15à un cocktail de célébration le 15 juillet à 20h à Paris.
05:20Après cette alerte de Philippe Juvin, plusieurs responsables politiques de haut rang ont là aussi réagi.
05:27David Lissnard, Bruno Retailleau.
05:30J'ai vu également un ancien ministre réagir, je vous donnerai son nom dans quelques instants.
05:37Et puis vous avez donc Laurent Panifou, le ministre, qui a préféré préciser
05:42ni cocktail ni célébration dans mon ministère le 15 juillet.
05:46J'ai trop de respect pour le travail parlementaire, pour les différentes sensibilités sur un texte
05:49qui interroge nos convictions les plus profondes, pour organiser un cocktail ou une célébration.
05:54Il n'en a jamais été question, contrairement à ce que laisse penser le mail d'invitation.
05:58Thomas Bonnet, expliquez-nous un peu ce qui est en train de se passer.
06:00C'est affligeant bien sûr, mais ça a le mérite d'une chose, ça a le mérite de la clarté
06:04et de nous montrer ce que cette loi constitue pour ceux qui sont favorables,
06:09c'est-à-dire un trophée politique, c'est-à-dire une victoire politique avant toute autre chose.
06:14Parce que je vous rappelle quand même qu'on est passé par un texte d'équilibre,
06:17je vous reprends les termes qui avaient été employés, texte d'équilibre, texte de fraternité.
06:21Ça c'était l'idée qu'on allait aller avec la main qui tremble sur ces questions-là.
06:25Or, cette réception à minima et ce cocktail, comme il avait été d'abord annoncé,
06:29montre bien que ces responsables politiques voient ce sujet comme un progrès sociétal,
06:34un trophée politique et finalement ce...
06:37On considère assez peu le reste et le fond du sujet qui est pourtant vertigineux.
06:42Mais vous imaginez l'état de notre société, c'est-à-dire qu'on imagine du côté du CESE
06:48un cocktail de célébrations.
06:49Pour les auditeurs et les téléspectateurs, le CESE, parce que ça ne parle pas forcément à tout le monde,
06:54ça coûte cher, 40 millions d'euros par an.
06:56Mais qu'est-ce que c'est le CESE, Thomas ?
06:58Considéré comme une sorte de troisième chambre du Parlement,
07:01c'est le Conseil économique, social et environnemental et c'est en fait un peu un outil pour recaser les
07:08copains.
07:09C'est un peu comme ça qu'on peut le qualifier, c'est-à-dire que ceux qui n'ont
07:11pas trouvé de place ailleurs
07:12dans l'administration parfois sont recasés au CESE.
07:15Alors je sais que parfois on nous dit qu'ils produisent des rapports qui sont censés nous éclairer
07:18sur un certain nombre de sujets.
07:19En réalité, c'est une organisation qui a peu d'intérêt.
07:22Juste une chose pour M. Pannifou qui dit, nous on n'a jamais pensé à un cocktail ni même à
07:27ce qu'il y ait de la nourriture,
07:29c'est une maladresse du CESE.
07:31J'ai le mail du ministère chargé des relations avec le Parlement, je vous donne juste la première phrase.
07:36Nous vous remercions de bien vouloir confirmer votre présence par retour avant jeudi 9 juillet.
07:42Il faut le faire, c'est avant midi, messieurs les membres du CESE.
07:44Et le cas échéant, de nous indiquer vos éventuelles contraintes alimentaires.
07:48Donc à part si on fait un air dîner, vous savez, vous avez la air musique, un faux dîner.
07:55Je ne vois pas pourquoi vous iriez préciser vos contraintes alimentaires, Charlotte Dornelas.
07:59La question a été posée au ministère, voyez-vous.
08:02Et le ministère répond que c'est une formule habituelle pour des raisons de sécurité.
08:06Je vous assure que c'est la réponse qui nous a été faite.
08:10Ils nous prennent pour des imbéciles.
08:11C'est possible, je vous laisse rancœur à votre guise.
08:14Quel intérêt de vous demander des contraintes alimentaires ?
08:15Non mais c'est surtout qu'au-delà de ça, le vrai sujet c'est que le CESE n'a
08:19pas sorti de nulle part l'idée que c'était plutôt festif, si je puis me permettre.
08:22Évidemment que le CESE a échangé avec le ministère avant d'envoyer le mail.
08:26Parce que le CESE envoie le mail avec l'invitation du ministre, disant aux participants de la Convention citoyenne sur
08:32la fin de vie,
08:34qu'ils prendront en charge l'hébergement et le transport de ces personnes si elles veulent bien venir au ministère.
08:39Donc évidemment qu'il y a eu un échange avec le ministère et le CESE a compris de cet échange
08:43qu'il s'agissait de célébrer le vote de la loi.
08:46Ce n'est pas très étonnant dans la mesure où le ministre, en l'occurrence, milite très activement depuis deux
08:51ans en faveur de cette loi.
08:53Et de manière, je veux dire, c'est sa liberté.
08:57Mais il n'a jamais caché son engagement extrêmement favorable, non seulement à cette loi, non seulement sur le principe,
09:03mais également dans le détail d'un texte qui a été de plus en plus permissif au fil du temps.
09:08Donc il n'y a absolument aucun doute sur le fait qu'il s'agissait de fêter l'adoption de
09:14cette loi.
09:15C'est gênant de la part du ministre.
09:16Ça l'est encore plus de la part du CESE qui, je vous rappelle, à l'origine, était chargé d
09:20'organiser la Convention citoyenne avec des citoyens tirés au sort
09:24pour aboutir à peut-être ce qu'en pensent les Français.
09:27J'ai un petit doute, voyez-vous, sur l'organisation absolument transparente de cette discussion.
09:33Ce qui avait déjà été évoqué par certains participants, d'ailleurs, à l'origine.
09:37Mais là, on comprend que le but était apparemment très clair pour tout le monde.
09:40David Lissnard a réagi à rebours de toute décence.
09:42Le Conseil économique, social et environnemental et le ministère des Relations, avec le Parlement,
09:46organisent un cocktail pour célébrer l'adoption de la loi sur l'euthanasie.
09:49Champagne, petits fours, transports, hébergements sont pris en charge par les contribuables.
09:54Le CESE représente un coût annuel de près de 40 millions d'euros.
09:57Alors que les soins palliatifs manquent cruellement de moyens sur l'ensemble du territoire, nous les supprimerons.
10:04Bruno Retailleau a également régi.
10:06Je suis profondément choqué d'apprendre qu'un cocktail est organisé au sein d'un ministère
10:11pour célébrer le vote de la loi sur l'aide à mourir.
10:15Au-delà des convictions de chacun, ces sujets engagent notre conscience collective
10:18et notre conception de la dignité humaine.
10:21Ils les appellent le respect, l'humilité, la gravité.
10:24C'est à cette hauteur que les responsables politiques devraient tous toujours se tenir, monsieur le ministre.
10:30Comment vous réagissez, Pierre Lelouch ?
10:32Moi je suis écœuré, de plus en plus écœuré par le fonctionnement de cette équipe gouvernementale.
10:37D'abord, le ministre des Relations avec le Parlement, il doit respecter le Parlement.
10:42Aux dernières nouvelles, la loi n'est pas encore votée.
10:44Donc il est en train de sauter ce processus...
10:48Il n'a aucune importance qui s'appelle le vote.
10:52Deuxièmement, il y a un recours du président du Sénat.
10:54Donc cette affaire est lourde.
10:57Comme le dit justement Retailleau, elle appelle beaucoup de gravité.
11:00Elle touche à la conscience de chacun.
11:02C'est tout sauf un truc à célébrer ou pas célébrer.
11:05C'est une affaire gravissime qui oriente notre société.
11:09Moi j'observe que ce gouvernement protège moins les vivants que les morts.
11:15Et c'est ça qui l'intéresse, les morts.
11:17J'ai vu l'autre jour une vieille dame de 91 ans qui est morte derrière sa fenêtre
11:22parce que les volets avaient été supprimés et n'ont jamais été remis.
11:26Chers amis, il y a 32 minutes, je me permets de vous couper,
11:28mais c'est une information qui est essentielle.
11:30Afin de lever toute ambiguïté, dit le ministre Laurent Panifousse,
11:34sur la nature de cette rencontre, j'ai décidé de la reporter.
11:39Extraordinaire ! C'est tombé il y a 32 minutes, je ne l'avais pas vu.
11:42Mais signe que c'était là aussi problématique,
11:47choquant aux yeux d'une partie des Français,
11:49M. Panifou décide de reporter, Mathias Leboeuf, ce cocktail.
11:55Qu'est-ce qu'ils vont faire des petits fours ?
11:56Qu'est-ce qu'il va se passer avec les petits fours ?
11:58Ne pourront pas trinquer aux frais du contribuable français ?
12:02Alors, moi je vais déjà dire d'où je parle.
12:05Moi je suis plutôt favorable à cette proposition de loi.
12:07Donc je suis probablement le seul autour de cette table.
12:11Je tiens à le préciser, parce que je ne partage pas votre point de vue sur cette proposition.
12:18La deuxième chose qu'il faut rappeler, c'est que le fait qu'il y ait des cocktails sous les
12:22ordres de la République
12:23pour fêter soit l'adoption d'une proposition de loi, soit le vote d'une loi,
12:28ça se passe tous les jours.
12:30C'est-à-dire que chaque fois qu'il y a une loi qui passe, qui est votée,
12:32les gens qui ont travaillé à l'élaboration du texte de cette loi
12:37fêtent, avec plus ou moins de faste,
12:40l'adoption de la proposition ou de la loi.
12:43Oui, mais on ne parle pas de la 17ème, millième loi,
12:46alignée à 5, paragraphe 3,
12:48on parle juste de la mort.
12:50On parle juste de l'euthanasie, Mathias Leboeuf.
12:51Il y a un petit peu d'expérience parlementaire.
12:54Quand il y a effectivement des gens qui ont travaillé autour d'une loi,
12:56il y a un pot à la buvette, voire au groupe,
13:00mais on ne fait pas un cocktail, on peut en venir les quatre coins de la France.
13:03On peut discuter pour savoir s'il y a du champagne ou du champignol,
13:05mais toujours est-il que le fait que les textes,
13:08les gens qui ont travaillé sur l'élaboration d'un texte,
13:12fêtent ce texte,
13:14ce n'est pas en soi scandaleux, ça arrive tous les jours.
13:17Non, ça n'arrive pas tous les jours.
13:19Ce n'est pas juste les gens qui ont travaillé...
13:21Charlotte Gornelas.
13:22C'est eux, ça n'arrive pas tous les jours.
13:23C'est tous les Français qui ont participé à la Convention citoyenne.
13:25On a tous en même temps pour les auditeurs d'Europe 1.
13:27Charlotte, juste précisez ce que tu as dit.
13:28Non, non, mais je précisez juste qu'il y avait tous les invités,
13:30qui sont les participants à la Convention citoyenne,
13:32qui n'ont pas directement participé à l'élaboration citoyenne.
13:33Je veux dire, c'est que le principe en soi...
13:35Mathias Leboeuf.
13:36...me paraît pas forcément choquant.
13:38En revanche, effectivement, sur ce sujet,
13:41qui est un sujet délicat,
13:43qui est un sujet éthique,
13:44et qui est un sujet qui a divisé,
13:47le symbolique, et le symbolique est important,
13:50et je trouve que là, il y a une forme d'indélicatesse
13:53de parler de célébration,
13:55et effectivement, de se réjouir d'un texte
14:00qui divise déjà,
14:02et puis qui parle de choses très lourdes.
14:05Je trouve effectivement que c'est indélicat,
14:08et que du coup, le ministre fait bien
14:09de suspendre ces festivités,
14:12au moins pour apaiser les choses.
14:13J'aime votre mesure, Mathias Leboeuf,
14:16parce que vous parlez d'indélicatesse.
14:18Moi, je trouve ça proprement scandaleux.
14:19Lorsqu'on parle de cocktails de célébration,
14:21alors qu'on est sur le sujet de la fin de vie,
14:24de l'euthanasie, du suicide assisté,
14:26on parle de la mort,
14:29de l'administration de la mort.
14:31On a des soignants qui voient dans cette loi
14:33un bouleversement de leur objectif de vie,
14:37qui était d'accompagner jusqu'au bout les patients.
14:41Et évidemment, c'était de sacraliser au maximum
14:46les soins palliatifs.
14:47Et aujourd'hui, on trouve une alternative à cela,
14:49Mathias Leboeuf.
14:50Les soins palliatifs, aujourd'hui,
14:51sont dans un état déplorable en France.
14:54Et on passe effectivement dans cette loi
14:56d'une euthanasie passive,
15:00parce que quand on vous sédate à mort
15:02en vous mettant sous morphine,
15:04qu'est-ce que c'est sinon l'euthanasie passive,
15:07à une euthanasie active ?
15:09Très bien.
15:09Moi, personnellement, je ne suis pas pour.
15:12Vous savez, on a parlé de bouleversement
15:14de civilisation.
15:16Les stoïciens, sous la Rome antique,
15:19étaient pro-suicide.
15:21Donc, ce n'est pas un bouleversement civilisationnel,
15:24comme on veut bien le dire.
15:26Après, je comprends que ça choque.
15:28On a fait quelques progrès depuis les Romains,
15:30si je peux le permettre en civilisation.
15:31Je vous le précise à tout ça utile.
15:33Ce n'est pas si certain que ça.
15:35J'espère que si, sur la mort, précisément.
15:37J'espère que si, oui.
15:37La députée que vous êtes, Laure Lavalette,
15:40comment elle regarde, justement ?
15:41Alors, attention, ça a été, il faut le dire,
15:43la réception.
15:44Et heureusement, et vous voyez comme quoi,
15:46les médias peuvent avoir aussi un rôle.
15:48Vous avez un lanceur d'alerte qui est Philippe Juvin,
15:51qui fait un travail admirable sur la question
15:54de ce projet de loi.
15:56Il alerte sur les réseaux sociaux.
15:57Des politiques s'en mêlent.
16:01Très peu de médias en parlent.
16:03Très peu.
16:04Personne, ce matin, va vous expliquer ce qui s'est passé.
16:07On a imaginé un cocktail dînatoire
16:11pour célébrer, en quelque sorte,
16:13ou célébrer, je vais restérir ce mot,
16:15puisque ce n'est pas le mot du ministre,
16:16mais le CESE a imaginé célébrer,
16:19trinqué pour l'administration de la mort.
16:21Excusez-moi, on est chez les Mabouls.
16:22Laure Lavalette.
16:23Oui, on est chez les Mabouls,
16:25mais vous savez, les voeux de Yaël Braun-Pivé
16:27en janvier 2023 annonçaient clairement la couleur.
16:31Elle disait, la priorité de mon mandat,
16:33entre guillemets, sera de faire passer ce texte
16:35avec, j'allais dire, presque un fanatisme très étonnant.
16:38J'aurais préféré qu'elle me dise,
16:39la priorité de mon mandat,
16:40c'est de mettre des soins palliatifs
16:41dans tous les départements
16:42et qu'en France, en 2026,
16:44on puisse mourir pas dans la douleur.
16:47Moi, vous savez, j'ai été une fervente défenseure de la vie
16:51et j'ai voté contre ce texte.
16:52On a eu l'occasion de le faire plusieurs fois.
16:55L'ambiance à l'Assemblée était très particulière
16:57parce que quand même, ça ramène à l'intime.
16:59C'est des sujets très délicats.
17:01Philippe Juvin, pour le coup, a vraiment élevé le débat.
17:03Enfin, il a fait partie de ces députés
17:04qui ont vraiment élevé le débat
17:05et qui ont éclairé nos consciences, je pense.
17:08Et nous, c'est assez drôle.
17:09On avait la liberté de vote
17:12pour tous les sujets sociétaux.
17:13Et c'est vrai que, de texte en texte,
17:16le nombre de partisans de ce texte ont diminué.
17:18Donc, je me dis que de s'expliquer
17:21et d'éclairer les consciences, ça fonctionne.
17:22Moi, je suis très choquée des termes
17:24parce que célébration,
17:25je n'ai jamais vu ailleurs, pour autre chose,
17:27un cocktail de célébration.
17:28Enfin, vous êtes invité à un cocktail,
17:30mais moi, je n'ai jamais été invité à un cocktail de célébration.
17:32La bonne nouvelle, Eliott Deval,
17:33c'est que si nous gagnons l'élection présidentielle,
17:35ils auront le temps, rapide,
17:36de faire un tout petit cocktail
17:37parce que le CESE va mettre la clé sous la porte
17:39puisque ça fait partie des économies
17:41que nous voulons faire.
17:42Je crois que ça a un peu baissé
17:43ces 34 milliards d'euros cette année.
17:46Millions, millions.
17:46millions d'euros cette année.
17:48Je crois qu'on n'est plus à 40.
17:49Ils ont fait un tout petit peu serrer la ceinture
17:51et c'est encore beaucoup trop d'argent,
17:53évidemment, pour dépenser.
17:54Alors, on me prévient également
17:55qu'il y a des CESE dans les régions
17:58pour un coût moyen
17:59de 4 à 8 millions d'euros par an.
18:03Et ça, évidemment,
18:04quand on dit faire des économies,
18:05imaginez, c'est comme ça, petit à petit.
18:07Je peux faire 4 milliards d'économies très rapidement,
18:10mais je ne sais pas pourquoi je pense à 4 milliards.
18:11Charlotte Dornel.
18:12Je pense que dans la différence
18:14entre l'expression cocktail de célébration
18:16et la vôtre,
18:17à savoir d'y déceler une indélicatesse
18:19qu'eux n'ont pas décelée,
18:20je pense qu'il y a aussi
18:21une différence de vision sur cette loi.
18:23Je ne veux pas expliquer
18:27votre intention à votre place,
18:28mais vous allez directement
18:30sur la question de la souffrance
18:31et la réponse à la souffrance.
18:32Je crois que nous avons affaire,
18:34dans le gouvernement notamment,
18:36avec la présidente de l'Assemblée nationale,
18:38avec certains membres du CESE,
18:39avec la DMD,
18:41puisqu'ils ont mené les débats,
18:43de véritables militants.
18:44Et que vous le vouliez ou non,
18:46ils parlent eux-mêmes du basculement.
18:48Ils parlent eux-mêmes de ce changement,
18:51d'un homme qui se redéfinit lui-même
18:53jusqu'à choisir sa mort.
18:55Or là, la question,
18:56vous avez évoqué, vous,
18:57la question du suicide.
18:58Mais la question qui est posée aujourd'hui
19:00n'est pas la dépénalisation du suicide,
19:02ce qui est déjà le cas.
19:03Non mais,
19:04la question qui est posée par cette loi,
19:06c'est le comportement
19:07de la tierce personne,
19:08en l'occurrence,
19:08qui est la société,
19:09par rapport à la demande de suicide.
19:11Jusqu'à aujourd'hui,
19:13la civilisation,
19:14qui est la nôtre,
19:15répondait,
19:16nous allons trouver collectivement
19:17les moyens de vous convaincre
19:18que la vie vaut le coup.
19:20Et nous déciderons,
19:21si cette loi est votée,
19:23que pour certaines personnes,
19:24nous les accompagnerons au suicide.
19:26C'est un basculement,
19:27que vous vouliez ou non.
19:28Quand vous avez quelqu'un sur la vie
19:29qui est en phase terminale,
19:31qui souffre le martyr...
19:33Déjà, vous savez que ça,
19:33c'est pas dans la loi.
19:35Comment ça, c'est pas dans la loi ?
19:36Ah bah non,
19:37il n'y a pas la phase terminale dans la loi.
19:38Non, mais la phase terminale...
19:39Ah bah oui,
19:39mais c'est important, déjà.
19:40C'est moi qui le dis.
19:40Non, mais quand vous êtes
19:41dans une souffrance insupportable,
19:43qu'elle soit psychologique,
19:44ou...
19:45Et je...
19:45Encore une fois,
19:46moi, je ne dis pas
19:47qu'il n'y a pas de débat.
19:48Je ne dis pas
19:49que les choses sont tranchées.
19:50Et je vais même vous dire,
19:51je trouve que c'est l'honneur
19:54de la France
19:55d'avoir ce débat.
19:56C'est l'honneur
19:57d'une société
20:00mature
20:00de réfléchir...
20:01Michel, mais nous avions
20:02une loi Léonetti.
20:03Moi, j'étais au parlement.
20:05Pardon,
20:06on ne découvre pas
20:07la lune ce matin.
20:08Ce sujet est traité
20:10par l'Assemblée
20:11depuis au moins
20:12deux décennies.
20:13J'ai participé
20:14avec Jean Léonetti
20:15à son travail,
20:17qui était un bon travail,
20:18bipartisan,
20:19qui trouvait le bon équilibre.
20:20Là,
20:21pour des raisons politiques,
20:22on en rajoute une couche
20:24et qu'on veut célébrer.
20:25Mais c'est ça le sujet.
20:26Certains rajoutent
20:27la politique
20:28et l'économique.
20:29Permettez-moi de vous dire,
20:31je suis quand même
20:32au courant
20:33de la loi Léonetti
20:34et je n'ai pas
20:35la prétention
20:36de vous faire découvrir
20:36la lune.
20:37Donc,
20:38juste une chose,
20:39on passe d'une euthanasie
20:40passive
20:41avec la loi Léonetti
20:44qui,
20:44comment dire,
20:47soigne
20:48ceux qui vont mourir
20:50à une euthanasie active
20:52de ceux qui veulent mourir.
20:54Et accorder des droits.
20:56Il y a des gens
20:56pour qui,
20:57à un moment donné,
20:58la seule solution
20:59d'être dans la dignité,
21:01c'est de partir.
21:02C'est nous.
21:03Mais ces gens-là,
21:04vous voulez leur priver
21:05de ce moment.
21:06Vous savez pourquoi ?
21:07Je suis désolée,
21:08jusqu'à maintenant,
21:09vous n'êtes pas contre
21:10la prévention du suicide
21:11dans la société.
21:13Non,
21:13bien sûr que non.
21:14Donc,
21:14vous-même,
21:15vous voulez empêcher
21:16des gens qui veulent mourir
21:17de le faire.
21:18Non,
21:18Charlotte,
21:19vous ne pouvez pas laisser croire
21:20que cette loi,
21:21c'est factuel.
21:21Il ne suffit pas
21:22de vouloir mourir.
21:23Il y a des conditions
21:24qui sont extrêmement restrictives.
21:25Mais dis-en vous-même
21:26que vous voulez priver
21:27que je veux,
21:28enfin que nous voulons,
21:30les gens opposés
21:30à cette loi
21:31veulent priver
21:32les gens qui veulent mourir
21:33sur le droit.
21:34Je vous dis aujourd'hui,
21:35est-ce que vous assumez
21:36que nous arrêtons
21:37d'envoyer les pompiers
21:37quand quelqu'un
21:38est en train de sauter d'un coup ?
21:39Ce sont des gens...
21:41Quand vous avez quelqu'un
21:44qui est sur un lit,
21:45qui est son lit de mort,
21:46qui n'a aucune histoire...
21:48Mathias Lebeuf,
21:49pourquoi les médecins
21:50sont vends debout
21:51aujourd'hui
21:51contre cette proposition de loi ?
21:53Pourquoi les médecins...
21:54Parce que les médecins,
21:56vous qui êtes philosophe
21:57également,
21:58le propre du médecin,
22:00c'est de se battre
22:01jour et nuit
22:02pour aller au plus près
22:04du patient,
22:05le soigner
22:06et non le tuer.
22:07C'est comme ça
22:08que les médecins
22:09aujourd'hui
22:10font de leur métier
22:11leur boussole.
22:12Et ce n'est d'ailleurs
22:12pas un métier,
22:13c'est très souvent
22:14une vocation.
22:15Et vous qui êtes
22:15un homme de gauche,
22:16vous devriez être sensible
22:17aux logiques économiques
22:17aussi qui sont à l'œuvre
22:18quand on voit
22:19le lobbying des mutuelles
22:21sur cette question-là.
22:21ça devrait être un argument.
22:22Donc m'abonné.
22:24C'est encore un autre problème.
22:27Sur les médecins,
22:28c'est très intéressant
22:31votre remarque,
22:31je vais vous dire pourquoi.
22:32Moi, je suis très gêné.
22:34J'ai suivi de presse
22:35ces débats-là
22:35parce que philosophiquement,
22:36ils sont très denses.
22:37Et il y a une chose
22:38qui m'a frappé,
22:38c'est que tous les médecins
22:39qui montent au créneau
22:40montent avec la casquette
22:42de médecins
22:43en mettant en avant
22:45des arguments religieux.
22:46Et je pense notamment
22:47à un...
22:48Pas tous, Mathias.
22:50Et notamment...
22:51Pas tous, Mathias Leboeuf.
22:53Pas tous.
22:54On met au-delà
22:55des convictions religieuses.
22:56Justement,
22:57moi,
22:58j'ai été très frappé
23:00de voir
23:01que des gens intervenaient
23:02avec une double casquette,
23:04mais une qui était
23:05plus revendiquée
23:06que l'autre
23:06qui était celle des médecins,
23:08alors que derrière,
23:09il y avait
23:09un avis religieux
23:12qui se...
23:13Quel est l'argument religieux ?
23:15Qui se...
23:17On n'aide pas à mourir,
23:18ce n'est pas du ressort
23:19de l'homme
23:20de décider
23:20s'il doit partir ou pas
23:21en dernière instance.
23:22Un médecin qui a utilisé
23:23de cet argument...
23:24Il y a aussi des personnes
23:25qui se proposent...
23:25Léonard Zerbib.
23:27Léonard Zerbib, s'il vous plaît.
23:28Il n'a pas des motifs religieux.
23:29Moi, ce que je trouve
23:29doublement indécent
23:30dans cette histoire,
23:31c'est d'abord que,
23:32comme l'a dit Bruno Retailleau,
23:33mourir dans la dignité
23:34et on voit que là,
23:35on a un comportement
23:36qui est tout à fait indigne
23:37et surtout,
23:37la deuxième raison,
23:38c'est que ce texte
23:39n'est toujours pas adopté
23:40et que Gérard Larcher
23:42a indiqué que dans tous les cas,
23:43il le soumettrait
23:44au Conseil constitutionnel.
23:45Qu'est-ce que ça veut dire
23:45de le soumettre
23:46au Conseil constitutionnel ?
23:47Léonard Zerbib,
23:48je précise aux auditeurs
23:49d'Europe 1
23:49que vous êtes justement
23:50avocat en droit public
23:52spécialiste de la Constitution.
23:53Ça veut dire
23:53que la loi ne peut être promulguée
23:55tant que le Conseil constitutionnel
23:56ne s'est pas saisi
23:57de cette question.
23:58Il a un délai d'un mois
23:59pour examiner
24:00la constitutionnalité
24:01de ce texte
24:02par rapport à la Constitution.
24:03Donc, il va y avoir
24:04des arguments
24:04qui vont être invoqués.
24:05Par exemple,
24:06est-ce que ce texte
24:07est conforme
24:07à certains droits et libertés,
24:09aux droits à la vie ?
24:10Est-ce que la procédure parlementaire
24:11a été respectée ?
24:12L'égalité pour la loi ?
24:13Par exemple, aussi,
24:14à la question de l'égalité, etc.
24:16Donc, ça veut dire
24:16que le texte,
24:17on n'est pas du tout certain,
24:18même s'il est adopté
24:19le 15 juillet,
24:20et je rappelle à cette heure-ci
24:21qu'il n'est pas adopté
24:22par le Parlement,
24:23on n'est pas certain
24:24qu'il ressortira
24:25dans les mêmes conditions
24:26et il peut être purement
24:27et simplement abrogé
24:28par le Conseil constitutionnel.
24:29Donc, je trouve que c'est en plus
24:30non seulement indigne,
24:31mais très imprétente.
24:32Pourquoi, si je ne m'abuse,
24:34le Conseil constitutionnel
24:35a refusé que la question
24:38de l'euthanasie
24:39soit présentée par référendum,
24:41que la question soit posée
24:42directement aux Français ?
24:43Alors, sur le référendum,
24:45c'est un point particulier
24:46parce que le référendum
24:47est encadré
24:48par l'article 11
24:49de la Constitution.
24:50C'est-à-dire qu'en fait,
24:51on ne peut pas proposer
24:52un référendum
24:53sur tous les sujets.
24:54Ça pose des difficultés
24:54puisqu'on le sait,
24:55à l'élection présidentielle,
24:56il y a un certain nombre
24:57de candidats qui proposent
24:58par exemple un référendum
24:59sur l'immigration.
24:59Et aujourd'hui,
25:00ce n'est pas possible
25:01parce que la Constitution
25:01ne le permet pas.
25:02On se supposerait
25:03de réviser la Constitution.
25:06Alors non,
25:07ce n'est pas dans l'article 11.
25:09Là, on va sur le terrain technique,
25:10mais c'est parce qu'on ne peut pas
25:11poser des questions,
25:12si je ne m'abuse,
25:13sur des questions économiques,
25:14c'est ça ?
25:15Oui, voilà.
25:16Pardonnez-moi,
25:17mais le terrain
25:20de la fin de vie,
25:21c'est des questions sociétales,
25:23des questions existentielles.
25:24Malheureusement,
25:25et on l'a vu
25:25dans plusieurs pays,
25:27vient la question économique.
25:28Et Thomas,
25:29a eu raison
25:30de le rappeler.
25:31Laure Lavallette,
25:3230 secondes avant
25:33une courte pause.
25:3430 secondes,
25:34vous êtes gonflé,
25:35tout le monde a parlé
25:35pendant très longtemps.
25:36Mais c'est Mathias Leboeuf
25:37qui a beaucoup parlé,
25:38c'est Mathias Leboeuf.
25:38ni pour l'aide à mourir.
25:40Et je ne suis pas d'accord
25:41avec ce que vous avez dit
25:41en disant qu'il y a beaucoup
25:43de restrictions,
25:44mais c'est bien le problème.
25:45En fait,
25:45pas du tout.
25:46Le Parlement a voté la loi
25:48la moins restrictive d'Europe.
25:50Et on sait bien
25:50que dans tous les pays d'Europe
25:51où cette loi a été votée,
25:52le cadre a été élargi.
25:54C'est comme ça qu'en Belgique,
25:55on se retrouve avec
25:56des euthanasies d'enfants.
25:58Donc, ça pose quand même
25:59la vraie question.
25:59En Espagne aussi,
26:00vous avez raison.
26:02Et c'est vrai que
26:03les garde-fous n'y sont plus.
26:04Vous pouvez demander
26:05l'aide à mourir
26:05au cours d'un processus
26:06le lundi,
26:07mourir le mercredi.
26:08Quand vous achetez un truc
26:08sur Internet,
26:09vous avez 15 jours
26:09pour le rendre.
26:11Je sais bien que c'est
26:11un peu simpliste,
26:12mais ça pose quand même
26:13la vraie question
26:14de l'intensité
26:15qu'on a mis
26:16dans cette aide à mourir.
26:18C'est déjà aide à mourir,
26:19je trouve que là aussi,
26:20les mots intensants,
26:21c'est réfute.
26:23Et donc,
26:24le vote,
26:24ce sera définitif
26:25le 15 juillet prochain,
26:26normalement.
26:27Il est 9h25,
26:28on revient dans quelques instants.
26:29Je vous remercie
26:29pour ce débat
26:30parce que c'était
26:30absolument passionnant.
26:32Je comprends aussi
26:34en traitant ce sujet
26:35pourquoi certains
26:36veulent baïonner ces news.
26:38C'est-à-dire que
26:38c'est un sujet
26:39qui ne sera absolument
26:40pas traité ailleurs
26:40ou très peu
26:41dans la presse écrite,
26:43pourquoi pas.
26:45Mais vous ne le verrez pas
26:46sur des chaînes d'information.
26:48Il y a eu des débats
26:48intéressants à l'Assemblée
26:49pour une fois.
26:50Mais bien sûr !
26:50Ils ont étonné
26:51vu l'État de l'Assemblée.
26:51Mais bien sûr !
26:52Mais c'est un sujet
26:54tellement important.
26:54C'est vrai que c'est
26:55un sujet extrêmement important
26:56et la tenue
26:58et certaines interventions
26:59dans le débat
26:59contrairement à d'autres.
27:01Même M. Shishenstuhl
27:02on a dit mal
27:03à dire le nom
27:04mais a été
27:04à élever le débat.
27:09Je suis 100 fois
27:11d'accord avec vous Charlotte.
27:12Je m'étonnais parfois
27:13que lors de ce débat
27:15sur la fin de vie
27:17les bancs de l'hémicycle
27:18étaient parfois
27:19quasiment trop vides.
27:20En tout cas,
27:21il y a quand même
27:23une ambiance très particulière
27:24quand on touche
27:24avec ces textes-là
27:25comme la conditionnalisation
27:26de l'avortement.
27:27Finalement,
27:28les seuls
27:28sociétaux
27:29qui sont passés
27:30les seuls grands textes
27:30sont des textes sociétaux.
27:32Ça veut aussi dire
27:32beaucoup quand même
27:33de ce que
27:36le gouvernement
27:37d'Emmanuel Macron
27:37aura laissé
27:38dans l'empreinte
27:40du Parlement.
27:41Je pense qu'on aurait pu
27:42aussi légiférer
27:44sur comment mieux protéger
27:45les Français.
27:46et je vois Elliot
27:46qui me dit
27:47de me taire.
27:47Pas de vous taire
27:48mais j'ai fait un signe
27:50car il y a
27:51ce qu'on appelle
27:52la publicité.
27:53On va revenir
27:53dans quelques instants
27:56et nous parlerons de Marine Le Pen
27:59et des sondages
28:00qui sont à des années-lumière
28:01du système médiatique
28:02et politique
28:03qui laissaient entendre
28:04qu'elle serait en grande
28:05difficulté
28:06et puis aussi de la cour
28:07de cassation
28:08parce que le calendrier
28:10judiciaire
28:11vient une nouvelle fois
28:12interférer le calendrier
28:14politique.
28:14Restez avec nous
28:15pour la suite
28:16de l'heure des pros
28:17sur Europe 1
28:17jusqu'à 10h
28:18et sur CNews
28:19jusqu'à 11h.
28:22Europe 1 et CNews
28:239h-10h
28:25l'heure des pros
28:25Elliot Deval
28:309h32 sur Europe 1
28:32sur Europe 1
28:33on est ensemble
28:33jusqu'à 10h
28:34CNews jusqu'à 11h
28:36pour l'heure des pros
28:36on fait d'abord le point
28:37sur l'information
28:38avec Somaïa Labidi
28:39Bonjour Somaïa
28:42Bonjour Elliot
28:43et bonjour à tous
28:44malgré les nombreux efforts
28:45des 480 sapeurs-pompiers
28:48mobilisés cette nuit
28:49le feu dans la Drôme
28:49est toujours actif
28:51l'un d'entre eux
28:52a d'ailleurs été
28:52légèrement blessé
28:53durant les opérations
28:54opérations pour tenter
28:55de contenir cet incendie
28:57qui a déjà eu raison
28:58de 3000 hectares
28:59de végétation
29:00et en raison
29:00des épaises fumées noires
29:01qui se dégagent
29:02le bassin est du département
29:04a été placé
29:05en vigilance rouge
29:06pollution
29:07à quelques heures
29:08du coup d'envoi
29:09France-Maroc
29:09les autorités
29:10sur le qui-vive
29:11dans un télégramme
29:12envoyé au préfet
29:13Laurent Nunez
29:14appelle à la plus grande
29:15fermeté face au risque
29:16de tension
29:17lors de ce match
29:18éliminatoire
29:18aucun débordement
29:20ne sera toléré
29:21les interventions
29:22ne devront être menées
29:23rapidement à marteler
29:24le ministre de l'Intérieur
29:26et puis les dernières frappes américaines
29:28sont le résultat
29:29d'une violation
29:29par l'Iran
29:30de ses propres engagements
29:32déclaration ce matin
29:33du chef de la diplomatie française
29:34ce type de manœuvre
29:36doit absolument cesser
29:37pour que ces négociations
29:38si importantes
29:39puissent se poursuivre
29:40dans les meilleures conditions
29:41à ajouter
29:42Jean-Noël Barraud
29:43merci Somaïa
29:44nous sommes toujours avec
29:44Charlotte Dornelas
29:45Mathias Leboeuf
29:46Thomas Bonnet
29:47Pierre Lelouch
29:47Laure Lavalette
29:49députée
29:49Rassemblement National du Var
29:51et porte-parole
29:52de la campagne
29:52de Marine Le Pen
29:53et Léonard Zerbib
29:55avocat
29:55spécialiste en droit public
29:57et constitutionnaliste
29:59on va parler de Marine Le Pen
30:00à présent
30:01parce que
30:03j'ai lu
30:04écouté attentivement
30:05les éditorialistes
30:06les politiques
30:07à partir de
30:08mardi 20h
30:09et l'annonce
30:09de la candidature
30:10de Marine Le Pen
30:11malgré sa condamnation
30:12en appel
30:13et puis
30:14on avait la sensation
30:15qu'elle allait sombrer
30:16que
30:17cette
30:19condamnation
30:20était finalement
30:22dramatique
30:23entre guillemets
30:24pour elle
30:25politiquement
30:26patatras
30:27les premiers sondages
30:28montrent
30:29l'extrême inverse
30:30et c'est un coup
30:32de tonnerre
30:33c'est une photographie
30:34de l'instant
30:34toujours rester
30:35évidemment prudent
30:36sur les sondages
30:37mais
30:38quelle que soit
30:39la configuration
30:40sondage
30:41pour
30:42le Figaro
30:43de l'IFOP
30:43quelle que soit
30:44la configuration
30:45Marine Le Pen
30:46est en tête
30:46elle est en tête
30:47au premier tour
30:48avec plus de 20 points
30:49d'écart
30:50face au deuxième
30:52que ce soit
30:52Jean-Luc Mélenchon
30:53Édouard Philippe
30:54ou Gabriel Attal
30:55et puis
30:56elle est en tête
30:57et largement en tête
30:58au second tour
31:00Marine Le Pen
31:01Édouard Philippe
31:02c'est 54%
31:03pour Marine Le Pen
31:0446%
31:05pour Édouard Philippe
31:07c'est un différentiel
31:09de plus 6%
31:10pour Marine Le Pen
31:11donc les courbes
31:11se croisent
31:12Marine Le Pen
31:14Gabriel Attal
31:14c'est 55%
31:1645%
31:17effet encore plus important
31:19Marine Le Pen
31:20Jean-Luc Mélenchon
31:21c'est 70%
31:23pour Marine Le Pen
31:24et 30%
31:26pour Jean-Luc Mélenchon
31:27il faut dire
31:28aux auditeurs
31:28d'Europa
31:29et aux téléspectateurs
31:30de CNews
31:30que ces sondages
31:31ont été effectués
31:32après l'annonce
31:33de sa candidature
31:35et je vais me tourner
31:36vers Mathias Leboeuf
31:37parce que moi je ne comprends pas
31:38ces sondages
31:38j'avais l'impression
31:39que c'était la délinquante
31:40en col blanc
31:40la coupable
31:42à deux reprises
31:43celle qui ne pouvait pas
31:44moralement se présenter
31:46finalement elle a l'air
31:47d'être plébiscitée
31:48par les français
31:48que se passe-t-il Mathias ?
31:51il faut croire
31:51que les français
31:52on peut faire des questions
31:53d'éthique et de probité
31:55c'est les français le problème ?
31:57non c'est pas les français
31:58le problème
31:58les français ont le droit
31:59de penser ce qu'ils veulent
32:00moi je constate
32:02que voilà
32:03quelqu'un qui a été condamné
32:05deux fois
32:06alors elle est présumée
32:09innocente
32:10toujours
32:10puisqu'elle est
32:11en cassation
32:13mais
32:13elle a néanmoins été condamnée
32:15deux fois
32:16pour détournement
32:17de fonds publics
32:18ce qui n'est pas rien
32:19et manifestement
32:20ça ne pèse pas
32:22dans les intentions
32:23de vote
32:23des français
32:24donc Marine Le Pen
32:25commence une campagne
32:27tête haute
32:28mais mains sales
32:31et manifestement
32:32ça fonctionne
32:33mais ça veut dire quoi ?
32:34ça veut dire que les français
32:36n'ont aucune valeur morale
32:39Mathias Leboeuf ?
32:40ou alors les français
32:41ont compris
32:42ce qui était en jeu
32:43pour la présidentielle
32:44ont peut-être épousé
32:45un programme
32:46plutôt que d'entrer
32:47dans les considérations
32:48judiciaires
32:50l'affaire Le Pen
32:51peut-être considère-t-il
32:52que ça n'est pas
32:52l'affaire Cahuzac
32:53par exemple ?
32:55ah non l'affaire Cahuzac
32:56était bien moins grave
32:57bien moins grave
32:57bien moins grave
32:58que l'affaire de
33:00ah bah oui
33:00pourtant il y avait
33:01ça m'intéressait
33:02d'avoir l'avis
33:03pardonnez-moi
33:04là il y avait
33:04Pierre Lelouch
33:05j'y étais
33:05quand Cahuzac
33:06j'ai vu à l'oeuvre
33:07à l'assemblée
33:08il mentait
33:09de façon éhontée
33:11il était en charge
33:12des fonds publics
33:13et il avait
33:13planqué de l'argent
33:14c'était de l'enrichissement
33:16personnel
33:16que je sache
33:17l'affaire des assistants
33:18parlementaires
33:19on peut la regretter
33:20je le regrette
33:20mais elle était pratiquée
33:21cette affaire
33:22par plusieurs partis politiques
33:24dont les dirigeants
33:26n'ont pas été inquiétés
33:27donc moi je veux bien
33:28qu'on aille
33:28sur le terrain
33:30du détournement
33:31à des fins politiques
33:32et là il faudrait
33:33que tout le monde
33:33soit traité pareil
33:34ça n'a pas été le cas
33:35ni de monsieur Beyrouth
33:37ni de monsieur Mélenchon
33:38je le note quand même
33:39et puis
33:39on ne peut pas mélanger
33:41l'utilisation de fonds
33:43du Parlement européen
33:44pour des activités politiques
33:45avec l'enrichissement personnel
33:47de monsieur Cahuzac
33:48donc ne mélangeons pas tout
33:50vous n'avez pas tort
33:51de dire que ça n'a pas d'impact
33:52sur les gens
33:54ça n'est pas Cahuzac
33:55justement
33:56je ne mélange rien
33:57on ne va pas y racheter
33:59non mais
34:00libre à vous
34:01de considérer
34:02que c'était moins grave
34:04moi pour ma part
34:04je considère
34:05que tout homme politique
34:07qui est condamné
34:08ne devrait pas pouvoir
34:10se présenter
34:10notamment à la magistrature suprême
34:12donc je suis très clair
34:13c'est un sujet
34:14c'est le sujet
34:16et juste une chose
34:17pour vous répondre
34:17je crois
34:19alors pour vous répondre
34:20politiquement
34:21je crois que
34:23premièrement
34:24elle est
34:25la candidate
34:26qui est un peu
34:26anti-système
34:27et que les Français
34:29une partie importante
34:31des Français
34:31sont contents
34:32qu'elle puisse se présenter
34:33ça c'est la première chose
34:34et la chose
34:35qui m'a parlé
34:35qui a été à mon avis
34:36peu commentée
34:37c'est que
34:39elle présente
34:40un ticket
34:41avec Jordan Bardella
34:42et elle est la seule
34:43à faire ça
34:44et en faisant ça
34:45elle ringardise
34:46absolument
34:47tous les autres
34:48qui sont seuls
34:48en présentant un ticket
34:50et en plus
34:51ils ne sont pas
34:52exactement sur la même ligne
34:54donc ça va
34:54ils vont pouvoir
34:55ratisser plus large
34:58elle
34:58elle américanise
34:59encore un peu plus
35:01la politique française
35:02et ça je crois que
35:03je ne sais pas
35:04si c'est voulu ou pas
35:05mais c'est un effet
35:06de modernité
35:07extrêmement important
35:08on écoute Robert Ménard
35:09qui était l'invité
35:09ce matin
35:10de la matinale
35:11de CNews et d'Europe 1
35:12et qui dit
35:13c'est une bonne chose
35:14qu'elle puisse se présenter
35:16est-ce que
35:16en l'occurrence
35:17trois juges
35:18vont décider eux
35:20si vous
35:21si moi
35:21on peut voter
35:23ou pas pour quelqu'un
35:24écoutez
35:24si les gens
35:26pensent que c'est
35:27une faute morale
35:27que c'est pas bien tout
35:28ils auront l'occasion
35:29de le dire
35:30dans les urnes
35:30dans les urnes
35:31et je trouve que
35:32c'est une sage décision
35:33d'avoir remis au fond
35:34les clés à Marine Le Pen
35:35en disant
35:36vous décidez ou pas
35:37elle a décidé
35:38ensuite chacun
35:40en pense ce qu'il veut
35:41mais évidemment
35:42que c'est une bonne chose
35:43on peut pas
35:44ça a l'air des mots
35:46mais ça n'est pas
35:46on ne confisque pas
35:47le vote des français
35:49mais le terrain
35:51judiciaire
35:52va peut-être
35:52une nouvelle fois
35:53percuter
35:54la campagne présidentielle
35:56puisque l'autre
35:56élément majeur
35:58de la journée hier
35:59c'est le communiqué
36:00de la cour de cassation
36:02qui annonce
36:03qu'elle pourrait
36:04rendre la décision
36:05du pourvoi en cassation
36:06de Marine Le Pen
36:06avant avril 2027
36:08je rappelle juste
36:09que le 18 avril 2027
36:11c'est le premier tour
36:12de la présidentielle
36:13on est à neuf mois
36:14tout pile
36:14du premier tour
36:15et vous avez
36:16Rémi Eitz
36:17qui était l'invité
36:19de France Inter
36:21ce matin
36:21procureur général
36:22près de la cour
36:23de cassation
36:24qui dit
36:25nous avons toujours dit
36:26qu'on rendrait
36:27la décision
36:27avant la présidentielle
36:28et c'est confirmé
36:30oui c'est vrai
36:31mais il y avait juste
36:31un élément
36:32qui était essentiel
36:33c'était l'inéligibilité
36:35avec l'exécution provisoire
36:36d'accord
36:37mais ils n'avaient pas
36:38communiqué là-dessus
36:38j'entends
36:39mais ça change tout
36:40la question de l'inéligibilité
36:42juste Elliot
36:42ce qui est important
36:43c'est que le président général
36:44près de la cour de cassation
36:45ce matin
36:46a dit qu'il avait l'objectif
36:47qu'il y ait une décision
36:49avant 2027
36:49pourquoi c'est important
36:50parce que
36:51comme il l'a rappelé
36:52c'est pas lui
36:53seulement lui
36:53et la juridiction
36:54qui maîtrisent le calendrier
36:55ce sont aussi les avocats
36:57parce que les avocats
36:58par exemple
36:59questions prioritaires
37:00de constitutionnalité
37:01c'est-à-dire une question
37:02qui peut être transmise
37:03éventuellement
37:04au conseil constitutionnel
37:05s'il estime par exemple
37:06que la loi
37:06sur le détournement
37:08de fonds publics
37:08pose un problème
37:09de constitutionnalité
37:10si les critères sont réunis
37:11il va falloir transmettre
37:13au conseil constitutionnel
37:14ça ça prend du temps
37:14ça décale le calendrier
37:16donc il peut pas
37:17il n'a aucune garantie
37:18de dire
37:18avant l'élection présidentielle
37:20on aura une décision
37:21d'où l'utilisation
37:22du conditionnel
37:23mais je vous propose
37:24quand même
37:24d'écouter Rémi Hayes
37:25parce que
37:26c'est intéressant
37:27ce terme d'objectif
37:28la volonté
37:29donc de la cour
37:30de cassation
37:31la cour de cassation
37:32de rendre cette décision
37:34donc moi
37:35j'arrive pas à comprendre
37:36pourquoi
37:36la justice revient
37:38au centre
37:39du terrain politique
37:40alors que depuis
37:41hier
37:43tout le monde se disait
37:45enfin la campagne est lancée
37:46Rémi Hayes
37:46c'est quand même
37:47Marine Le Pen
37:48qui leur donne
37:49cette possibilité
37:49M. Lelouch
37:50écoutons M. Rémi Hayes
37:52nous nous avons
37:53toujours dit
37:54le premier président
37:55de la cour de cassation
37:56et moi même
37:56que la décision
37:57serait rendue
37:58avant le scrutin présidentiel
38:00nous sommes toujours
38:01sur cet objectif
38:03j'emploie un peu
38:03le conditionnel
38:04parce que
38:04c'est un objectif
38:06à la réalisation
38:08duquel
38:08pour la réalisation
38:09duquel
38:09nous ne sommes pas
38:10totalement seuls
38:11puisque
38:11la procédure
38:13est aussi
38:13à la main des partis
38:14tout cela
38:15c'est le fonctionnement
38:16normal des institutions
38:17et de la justice
38:18donc il y a un vrai risque
38:19que vous ne soyez pas
38:20en mesure
38:21de rendre cette décision
38:22avant l'élection présidentielle
38:23ce qui est important
38:24c'est que
38:24nous
38:25nous sommes
38:25en ordre
38:26de marche
38:27pour rendre
38:27cette décision
38:28avant le scrutin présidentiel
38:30franchement qu'il n'a pas dit
38:31en ordre de bataille
38:32est-ce que c'est une décision
38:35politique ou non
38:36réponse de Rémi Haït
38:39petit retour en arrière
38:41à la précédente
38:42ce que je vois
38:43c'est qu'on a une responsable
38:44politique de premier plan
38:45qui a été condamnée
38:47à deux reprises
38:48pour détournement
38:49de fonds publics
38:50à la prison ferme
38:52alors là pardonnez-moi
38:53vous avez entendu
38:54deux sonores politiques
38:55qu'on écoutera
38:57dans quelques instants
38:58Gabriel Attal
38:59et Richard Ramos
38:59du Modem
39:00je voudrais qu'on écoute
39:01Rémi Haït
39:02sur le choix
39:03est-ce que c'est un choix
39:05judiciaire
39:06juridique
39:06ou politique
39:07juridique plutôt
39:08juridique
39:09nos décisions
39:10et nos choix
39:11peuvent avoir
39:12des conséquences
39:13politiques
39:14mais nous
39:14nous ne prenons pas
39:16des décisions
39:17en fonction de critères
39:18politiques
39:18nous sommes dans un
39:19objectif
39:20et dans une attitude
39:21de neutralité
39:23d'impartialité
39:24la décision sera rendue
39:25par une collégialité
39:26et à la cour de cassation
39:28cette collégialité
39:29est importante
39:29parce que
39:30la section
39:31de la chambre criminelle
39:32qui sera amenée
39:32à statuer
39:33elle est composée
39:34quand même
39:34de dix magistrats
39:35donc
39:36vous voyez
39:37je pense que
39:38les choses
39:38peuvent très bien
39:39se passer
39:41comment
39:43vous voyez
39:43est-ce que vous avez
39:44l'impression
39:44de leur laver à l'aide
39:45vous êtes porte-parole
39:46de la campagne
39:47vous êtes député
39:47du rassemblement national
39:48est-ce que vous avez
39:49l'impression
39:49d'avoir été
39:49en quelque sorte
39:50prise au piège
39:51dans votre propre stratégie
39:52il faut aller très vite
39:53il faut aller très vite
39:53résultat
39:54la cour de cassation
39:55on vous dit
39:55ben banco
39:56on va y aller très vite
39:56sur les français
39:57je pense qu'il n'y a
39:57absolument aucun doute
39:58que Marine Le Pen
39:59ait son pouvoir
40:00en cassation
40:00avant
40:01en plus il parle
40:02de agenda ordinaire
40:03mais un pouvoir
40:04en cassation
40:05c'est entre 12 et 18 mois
40:06à d'habitude
40:06donc la cour de cassation
40:08avait dit
40:08plutôt janvier
40:09parce qu'il fallait trancher
40:10cette question d'éligibilité
40:11il faut savoir évidemment
40:12si le 18 avril
40:14Marine Le Pen
40:14était en capacité
40:15de se présenter
40:16il se trouve que la cour d'appel
40:17l'arrêt de la cour d'appel
40:18a rendu son éligibilité
40:20comme elle l'a fait d'ailleurs
40:21pour tous les prévenus
40:22vous avez vu que toutes les peines
40:23avaient été vraiment minimisées
40:25c'est là où je ne suis pas
40:27d'accord avec vous
40:28effectivement les français
40:29ont bien compris
40:29qu'il n'y avait pas
40:30d'enrichissement personnel
40:31qu'il y avait un désaccord
40:32avec le parlement européen
40:33sur ce que devaient faire
40:34nos attachés parlementaires
40:35qui ont travaillé
40:36il n'y a pas d'emploi fictif
40:37c'est intéressant
40:37ça a été rappelé
40:38en première instance
40:39étant en deuxième instance
40:40vous savez pour aller dans la rue
40:41venez avec nous
40:42vous allez voir les français
40:43ce qui les révoltent
40:44c'est qu'on n'est pas arrêté
40:45l'assassin de Liana
40:47de Lola
40:47de Philippe
40:48de Messi
40:49mais
40:49je ne vous assurez
40:52que c'est ce qui explique
40:53les 36%
40:54sinon on ne pourrait pas
40:55le comprendre
40:56les français
40:56on trouve en Marine Le Pen
40:5936% au premier tour
41:01selon les sondages
41:01aujourd'hui
41:02il va y en avoir
41:02mille des sondages
41:03et on a encore le tour
41:04vous parlez de procédures
41:06ordinaires
41:06de délais ordinaires
41:07de la cour de cassation
41:08or depuis le départ
41:09de cette affaire
41:09on est dans des délais
41:10extraordinaires
41:11la cour d'appel
41:11a rendu une décision
41:12bien plus rapidement
41:12que ce qui est normalement
41:14l'usage
41:14donc ce n'est pas étonnant
41:15non plus que la cour de cassation
41:16rend une décision en avance
41:17c'est parce qu'elle est cette question
41:17d'éligibilité
41:18il faut savoir
41:19si notre candidat
41:21pouvait évidemment
41:22se présenter
41:23alors on avait ce ticket
41:24qui effectivement
41:24est assez inédit
41:25sur la 5ème république
41:26et encore une fois
41:28c'est le peuple
41:29c'est finalement
41:29sous la 5ème république
41:30la cour suprême
41:31pour l'instant
41:32hier en tout cas
41:33à l'instant T
41:34le peuple a décidé
41:35qu'effectivement
41:36Marine Le Pen
41:36était la mieux placée
41:38pour représenter
41:38l'alternance
41:39après ses 10 ans
41:40de macronisme
41:40et c'est vrai que
41:41je pense qu'il va falloir
41:43laisser le peuple parler
41:44sauf que lors la valette
41:45ça change beaucoup de choses
41:47si vous arrivez
41:48dans les derniers mètres
41:49avant le premier tour
41:51de la présidentielle
41:52en tant que
41:53candidate
41:54présumée innocente
41:55dans l'affaire
41:56des détournements
41:57de fonds publics
41:58et candidate
41:59condamnée
42:00en première instance
42:01en appel
42:02et voyant son
42:04pourvoir rejeté
42:05par la cour de cassation
42:06pour détournement
42:07de fonds publics
42:08avec potentiellement
42:09même si les conditions
42:12paraissent très complexes
42:13avec un bracelet électronique
42:14ça change l'unité
42:15mais en fait
42:16c'est pas comme ça
42:17que ça se passe
42:17en fait on a
42:18quand le JAP
42:19mais quand le JAP
42:19vous convoque
42:20il y a des délais
42:21le JAP
42:22mais au-delà du délai
42:22mais non
42:23parce que le délai compte
42:24évidemment
42:24le JAP vous convoque
42:25après vous allez voir
42:26un agent administratif
42:27un agent de la pénitentielle
42:28du SPIP
42:29j'entends Laure Lavalette
42:30ça c'est pour le bracelet
42:31mais en revanche
42:32le statut
42:35ça peut changer
42:36beaucoup de choses
42:37vous pouvez avoir
42:37un débat d'entre deux tours
42:38où le candidat
42:38en face de vous
42:39vous dit
42:39à Marine Le Pen
42:40vous êtes condamnée
42:41définitivement
42:41par la justice
42:42dans le narratif
42:44ça change un peu
42:45j'espère évidemment
42:45que ça ne se passe pas
42:46comme ça
42:46mais encore une fois
42:47que notre adversaire
42:47le dise soit
42:48ce qui va compter
42:49c'est les français
42:49et pour l'instant
42:51les français
42:51nous ont suivis
42:52savent très bien
42:53que ces épreuves judiciaires
42:54font partie du combat politique
42:56c'est pas la première
42:56sûrement pas la dernière
42:57toute la classe politique
42:58comme le disait
43:00mon collègue député
43:02évidemment
43:02pourquoi est-ce que
43:03Jean-Luc Mélenchon
43:03n'a pas été inquiété
43:05pourquoi est-ce que
43:06Bayrou il a été relaxé
43:07ce ne sont pas
43:08les mêmes montants
43:08mais ce sont les mêmes faits
43:09ça peut aussi poser question
43:10et puis
43:11quand vous voyez
43:12la classe politique
43:12c'est pas les mêmes responsabilités
43:14François Bayrou par exemple
43:15disait
43:15à l'époque
43:16je n'étais pas député européen
43:17mais au-delà de ça
43:18je vais pas sur ce terrain là
43:20moi ce qui m'intéresse
43:21c'est également
43:22il y avait quelque chose
43:23plutôt de rassurant
43:24dans la démocratie
43:26mardi
43:26c'était que la cour d'appel
43:28en substance
43:29avait dit quoi
43:29on laisse aux français
43:32la maîtrise du vote
43:33le choix
43:34donc la justice
43:35s'était mise à l'écart
43:36était redevenue
43:37une autorité
43:38et non un pouvoir
43:39j'ai l'impression
43:40qu'avec ce communiqué
43:41de la cour de cassation
43:42les déclarations ce matin
43:43de Rémi Hète
43:44que la justice
43:45revient au coeur
43:46du jeu politique
43:47Charlotte Dornelas
43:48oui mais en effet
43:50la stratégie de Marine Le Pen
43:51permet à la cour de cassation
43:53d'avoir le rôle principal
43:54dans cette affaire
43:55ça c'est indiscutable
43:56c'est d'ailleurs
43:56la raison pour laquelle
43:57cette annonce
43:58a étonné
44:00a étonné dans la stratégie
44:01c'est elle qui a remis
44:02la pièce dans la machine
44:03on comprend
44:03on comprend que
44:04en effet
44:05pour des raisons de délai
44:06il y a toutes les raisons
44:07pour que la cour de cassation
44:08ne puisse pas se prononcer
44:09avant le second tour
44:11même si c'est l'objectif
44:12mais Rémi Hète
44:13c'est pas la première fois
44:14qu'il explique
44:16que la justice
44:17doit se protéger
44:18d'une éventuelle alternance
44:19il l'avait dit
44:19pendant ses voeux
44:20notamment sur la question
44:22vous savez
44:22du conseil supérieur
44:23de la magistrature
44:24et du rapport
44:25de la distribution
44:27des pouvoirs
44:28entre le ministre
44:29le conseil supérieur
44:29de la magistrature
44:30et les magistrats eux-mêmes
44:31donc c'est pas la première fois
44:32du tout
44:33qu'il évoque
44:34le rôle de la justice
44:35simplement la question
44:36qui est intéressante
44:38en revanche
44:38c'est la place de la justice
44:40même dans la vie politique
44:41c'est la différence
44:42de motivation
44:43entre la première instance
44:44et l'appel
44:45il y a une différence
44:48radicale
44:48il y a une opposition totale
44:49dans la lecture
44:50du rôle du magistrat
44:51mais c'est très intéressant
44:52parce que c'est un vrai débat
44:53qui est en réalité politique
44:55quand la présidente
44:56de la cour d'appel
44:58précise
44:58dans ses motivations
45:00elle précise
45:02à toute fin utile
45:03que depuis cette affaire
45:04le législateur
45:05et non pas les magistrats
45:06le législateur
45:07a rendu la peine
45:09d'inéligibilité
45:10automatique
45:10c'est à dire que
45:11jusqu'à maintenant
45:12jusqu'à maintenant
45:13le magistrat
45:14dans l'affaire de Marine Le Pen
45:15le magistrat doit motiver
45:16s'il prononce
45:17l'inéligibilité
45:18depuis
45:18le législateur
45:20a décidé
45:20que le magistrat
45:21devait motiver
45:21s'il ne la mettait pas
45:22cette peine d'inéligibilité
45:24donc on renvoie
45:25les responsabilités
45:26aux bonnes personnes
45:27en l'occurrence
45:28le politique
45:29ne cesse
45:29de renforcer
45:30le pouvoir du magistrat
45:31vous avez raison
45:32c'est important
45:33de le rappeler
45:34parce que c'est
45:35le législateur
45:35qui a donné
45:37ce pouvoir
45:37j'entends
45:38mais vous avez
45:39des magistrats
45:40je prends
45:41un cas très concret
45:42regardez
45:43un cas très concret
45:44les peines planchées
45:45à l'époque
45:46de Nicolas Sarkozy
45:47ce n'était pas
45:48une automaticité
45:48des peines planchées
45:49les magistrats
45:50avaient la possibilité
45:51de ne pas
45:51les mettre
45:53en vigueur
45:54sous condition
45:55bon
45:56les peines planchées
45:57étaient peu appliquées
45:59parce qu'à chaque fois
45:59le magistrat
46:00justement
46:00utilisé ces conditions-là
46:02ce qui me surprend
46:03c'est qu'en appel
46:05il y avait cette sensation
46:06que la justice
46:07faisait un pas de recul
46:08en disant
46:08voilà
46:09maintenant c'est la démocratie
46:10c'est la démocratie
46:11c'est au français de choisir
46:12mais c'est pas un pas de recul
46:14c'est une différence de vision
46:15la première
46:16mais non mais c'est important
46:17parce que c'est un vrai débat
46:18que le politique doit avoir
46:20on n'aura pas le temps
46:20de parler c'est vraiment
46:21avec Pierre
46:21qui nous quitte à 10h
46:22Madame la députée
46:23c'était quand même un peu
46:23un séisme
46:24aller à l'encontre
46:25de l'arrêt
46:25du conseil constitutionnel
46:28on a eu du mal à comprendre
46:29et cette décision
46:30pour le coup
46:30elle était plutôt politique
46:31l'arrêt de la cour d'appel
46:33mais fait souffler
46:35un vent de liberté
46:36quand même
46:37on en reparle
46:37de toute façon
46:38à 10h
46:41courte parenthèse
46:42mais très importante
46:43quand même
46:43parce que l'information
46:44de la nuit
46:45et vous en reparlerai
46:45en longueur
46:46entre 16h et 17h
46:47avec Julien Pasquet
46:48sur CNews
46:49Pierre Lelouch
46:49c'est ce qui s'est passé
46:50en Iran
46:51les Etats-Unis
46:51ont lancé de nouvelles frappes
46:52contre 90 cibles
46:53en Iran
46:54comme l'avait annoncé
46:55Donald Trump
46:56quelques heures plus tôt
46:57le président américain
46:57a menacé d'emmener
46:59des bien pires
47:00cité en Iran
47:00poursuit ses attaques
47:02et le bilan
47:04selon la république islamique iranienne
47:06est de 14 morts
47:0778 blessés
47:09qu'est-ce qu'il faut comprendre
47:11est-ce que ça veut dire
47:12que la signature
47:12au palais de Versailles
47:13au château de Versailles
47:15de Donald Trump
47:16sur les accords
47:17je peux le déchirer
47:19maintenant
47:19devant vous
47:20c'est plus compliqué
47:21c'est plus compliqué
47:23la négociation
47:24en fait
47:24elle continue
47:25même si
47:25Trump
47:26a traité
47:27les Iraniens
47:28d'ordures
47:29etc
47:29sans parole
47:30en fait
47:31la négociation
47:32continue
47:33mais elle est
47:34malheureusement
47:35extrêmement mal partie
47:36parce que
47:37ce qui a été signé
47:39c'est un fiasco
47:40c'est une défaite
47:41stratégique
47:42des Etats-Unis
47:43de facto
47:45et c'est ça
47:46qui est tragique
47:46dans cette affaire
47:47on ne parle plus du tout
47:48du nucléaire iranien
47:49on parle
47:49du contrôle
47:50à venir
47:51d'un détroit
47:53qui est normalement
47:54international
47:55c'est pas le canal
47:56de Suez
47:56c'est pas le canal
47:57du Panama
47:57ce sont des eaux
47:58internationales
47:59ouvertes
48:00or l'Iran
48:01grâce à Trump
48:02a découvert
48:03qu'elle avait
48:03avec cette affaire
48:04une deuxième
48:05bombe atomique
48:06qu'elle peut utiliser
48:07à tout moment
48:08elle peut couper
48:09le robinet
48:10c'est 25%
48:11de l'énergie
48:12dont le monde
48:12a besoin
48:13chaque jour
48:13donc vous coupez
48:14et vous tenez
48:16les choses
48:17la deuxième chose
48:18qui est simple
48:20c'est que les Iraniens
48:21n'ont pas changé
48:22de position
48:23et d'ailleurs
48:23c'est dans l'accord
48:24qui a été signé
48:25les 14 fois
48:26où on dit
48:27bon sur 60 jours
48:28on va rouvrir
48:30mais après
48:30c'est autre chose
48:31et cette autre chose
48:33c'est que l'Iran
48:34a privatisé
48:35la totalité
48:36du Golfe
48:37et du Détroit
48:38et donc elle considère
48:39que tous les bateaux
48:40qui rentrent
48:41et qui sortent
48:41doivent être homologués
48:43par les Iraniens
48:43doivent payer une dîme
48:45au passage
48:45qui est une dîme importante
48:462-3 millions de dollars
48:48par bateau
48:48ça fait plusieurs milliards
48:49à la fin de l'année
48:51et surtout
48:52vous choisissez
48:53les bateaux
48:53qui rentrent
48:53et qui sortent
48:54une minute
48:54Pierre Lelouch
48:55parce qu'on doit
48:55saluer les auditeurs
48:57d'Europe 1
48:57et c'est vraiment
48:58à la seconde près
48:58il nous reste une minute
49:01contrairement
49:01aux précédentes
49:02interventions américaines
49:03j'ai l'impression
49:04que cette fois-ci
49:04le Quai d'Orsay
49:05la diplomatie française
49:06est en soutien
49:07des Américains
49:08en disant
49:09c'est de la faute
49:09des Iraniens
49:10est-ce que c'est du bluff ?
49:11votre minute
49:12ne suffira pas
49:13bon bah écoutez
49:14regardez comme il me ronde
49:16non non
49:16franchement
49:17on parle de trucs
49:18c'est extrêmement lourd
49:19quand le président
49:20de la république
49:21envoie 80%
49:22de la marine française
49:23faire des ronds dans l'eau
49:23devant le détroit
49:24en disant
49:25on va aller nettoyer
49:27la paix finie
49:28et que
49:28le même porte-avions
49:30rentre cette semaine
49:31sur un tweet
49:32du président
49:33pas d'explication
49:34qu'est-ce qu'on a été faire
49:35quel est l'objectif stratégique
49:36qu'est-ce qu'on compte faire
49:37je
49:39monsieur Elliot
49:40je vous aime beaucoup
49:41mais c'est quand même
49:42gravissime de voir
49:42à quel point
49:43cette politique étrangère
49:45est devenue
49:45totalement illisible
49:47lamentable
49:49les Iraniens disent
49:50ne vous menez pas de ça
49:51vous allez compliquer
49:51les choses
49:52qu'est-ce que fait
49:52le président de la république
49:53avec ses lunettes de soleil
49:54et bien il remballe
49:55les ronds
49:56rentrent à Toulon
49:57on est où ?
49:58c'est ça la France du général
49:59on salue les auditeurs
50:00d'Europe 1
50:00puisqu'il est 9h54
50:02qui vont retrouver
50:03Clélie Mathias
50:04dans un instant
50:05pour Europe 1 Info
Commentaires

Recommandations