Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Aujourd'hui, dans « Les 4V », Gilles Bornstein revient sur les questions qui font l’actualité avec Louis Aliot, vice-président du RN et Maire de Perpignan.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00– Bonjour à tous, bonjour, Louis Alliot, le procureur général près de la Cour de Cassation,
00:07Rémi Haïts a répété que la Cour était en ordre de marge, je cite,
00:11pour rendre une décision avant le scrutin présidentiel. Est-ce que vous êtes satisfait ?
00:16– Écoutez, ils ont leur calendrier et je ne suis pas dans les arcanes de cette juridiction,
00:21mais on verra comment ça se passe au final.
00:25– Est-ce que vous allez déposer une question prioritaire de constitutionnalité ?
00:29– Écoutez, pour l'instant, on est encore à l'étude de cet arrêt de Cour d'appel,
00:32on a pointé un certain nombre de problèmes juridiques de fonds,
00:36et on répondra à ces questions au fur et à mesure, ce sont nos avocats qui répondront.
00:41– Voilà, mais donc cette décision n'est pas prise ?
00:42– Non, pas encore.
00:43– Vous souhaitiez, le Rassemblement national, l'inéligibilité à vie pour un élu condamné,
00:49et là, est-ce qu'on peut être président de la République, présidente en l'occurrence,
00:53quand on est frappé d'une très lourde condamnation pénale pour détournement de fonds publics ?
00:57– Écoutez, pour l'instant, Marine est en cassation, et elle est présumée innocente.
01:03– Absolument.
01:03– Voilà, donc on verra bien ce que dit la Cour de cassation.
01:06Je rappelle qu'on a eu d'autres présidents de la République
01:09qui avaient été frappés par des condamnations,
01:11et à ce moment-là, personne ne disait quoi que ce soit.
01:14– Jacques Chirac ?
01:14– Non, François Mitterrand, l'attentat de l'Observatoire, par exemple, entre autres.
01:19Voilà, il n'avait pas l'air de perturber les socialistes à l'époque.
01:22– Donc on peut être condamné pénalement, et président de la République, ça, ça ne vous perturbe pas, vous ?
01:26– Écoutez, il n'y a pas d'enrichissement personnel.
01:28On est sur une querelle de qualification de contrat de travail.
01:32Voilà, c'est une procédure longue, qui a duré 12 ans, qui a fait l'actualité pendant 12 ans,
01:36et aujourd'hui, on arrive dans cette fin de parcours.
01:39Mais si j'en crois les enquêtes d'opinion, et si j'en crois les élections,
01:42les Français ont bien compris qu'il n'y a pas d'enrichissement personnel,
01:45et qu'on n'est pas dans un cas où il y a, comme ce fut à l'époque,
01:49les marchés publics d'Île-de-France, ou des avantages personnels octroyés à certains, etc.
01:55Donc je pense que les Français savent faire la part des choses.
01:58– Vous n'avez eu de cesse de critiquer pendant des années,
02:01comment dirais-je, une justice politique aux ordres.
02:03Est-ce que vous le rediriez aujourd'hui ?
02:05– Mais dans une décision de justice, il y a toujours une part politique.
02:09Mais moi, ce que je constate…
02:10– Y compris dans celle de Mardi ?
02:12– Moi, ce que je constate, et qui est très inquiétant,
02:15c'est qu'on peut, en première instance, prononcer une peine de mort politique,
02:19et en appel, se retrouver dans une situation où finalement, cette peine…
02:23– C'est pour ça qu'il y a deux degrés de juridiction.
02:25– Exactement, mais c'est ce que certains, quand Marine a fait appel, critiquaient à l'époque.
02:30Et pourtant, heureusement qu'il y a ce double juridiction,
02:32et heureusement qu'il y a la cassation pour réétudier les questions de fond.
02:36– Vous ne m'avez pas répondu.
02:37Est-ce que vous avez très souvent critiqué une justice politique ?
02:41Est-ce que là, la justice a été politique ?
02:43– La justice est humaine, elle rend ses décisions au nom du peuple français,
02:48mais dans une décision de justice, il y a toujours une part de politique.
02:52– Vous, Louis Alliot, vous avez été condamné à un an de prison avec sursis
02:55et deux ans d'inéligibilité, là aussi avec sursis,
02:58donc vous pouvez rester maire de Perpignan.
03:00Est-ce que vous, personnellement, vous allez aussi vous pourvoir en cassation ?
03:03– Oui, parce que moi, j'ai regardé la partie du jugement qui me concerne,
03:06et je considère que la cour d'appel n'a pas répondu à un certain nombre d'arguments
03:11que mes conseils avaient apportés,
03:12donc je vais faire un pourvoi sur des questions bien précises.
03:14– Parlons de la campagne qui a commencé hier.
03:17Il y avait hier à la flèche des manifestants sur le passage de Jordan Bardella et Marine Le Pen
03:22criant par exemple « tête basse, main sale », renversant votre slogan,
03:26obligeant Marine Le Pen à abréger son déplacement.
03:30Comment allez-vous faire campagne pendant des mois dans ces conditions ?
03:34– Oui, enfin, ce n'est pas tout à fait exact,
03:36parce qu'elle avait rendez-vous à la mairie avec le maire de la flèche
03:38qui est désormais du Rassemblement National.
03:40Mais ces gens-là de la France insoumise s'exposent
03:43à ce que d'autres aillent faire la campagne de M. Mélenchon avec des pancartes
03:47« Mme Chikirou rendait l'argent »,
03:48parce que non seulement elle a été condamnée pour vol,
03:50elle, mais au mois de mai elle va passer pour escroquerie.
03:53– C'est une menace que vous leur faites ?
03:54– Ce n'est pas une menace, mais ils s'exposent à ça.
03:57La démocratie, c'est la liberté.
03:58Ils peuvent manifester et ils manifesteront sûrement,
04:01mais c'est aussi le droit des autres de manifester.
04:03– Mais ça ne va pas polluer votre campagne ?
04:05– Non, je ne crois pas, vous savez,
04:06les Français attendent des décisions de fond,
04:08ils attendent un programme sur le pouvoir d'achat,
04:10sur l'insécurité, sur l'immigration
04:13et ça c'est du parasitage politicien
04:16qui est mené par l'extrême-gauche, mais cette extrême-gauche
04:18elle est sur le terrain contre nous hier à la flèche,
04:20mais elle est aussi dans les tribunaux
04:22contre les juges et elle est aussi
04:24à l'Assemblée nationale comme il y a deux jours
04:26en train de vociférer au balcon
04:28avec la famille Traoré et Mme Rima Hassan.
04:31Donc vous voyez, voilà,
04:32ils veulent bordéliser
04:34la démocratie, c'est
04:36leur ADN politique,
04:39je pense que les Français ne sont pas dupes
04:40et ils répondront par les urnes
04:42d'une manière déterminée à ces provocations.
04:45– Juste après la décision,
04:47vous avez été vu, vous Louis Alliot,
04:48vous étiez dans la salle de la cour d'appel
04:50avec Marine Le Pen,
04:51vous avez été vu en discussion animée avec elle.
04:54Est-ce que vous essayez déjà
04:56de la convaincre à ce moment-là
04:57de se présenter ?
04:58– C'est-à-dire que le prononcé du jugement
05:02faisait qu'elle avait purgé
05:03son inéligibilité à l'audience.
05:05– Et donc vous lui avez dit tout de suite
05:06« Vas-y, tu dois te présenter » ?
05:07– Je ne lui ai pas dit ça,
05:08je lui ai dit « Il faut qu'on réétudie le cas »,
05:09mais je n'étais pas seul à lui dire,
05:10il faut qu'on étudie sérieusement
05:12désormais la décision du tribunal.
05:14– Vous étiez parmi ceux
05:16qui lui ont après conseillé de se présenter.
05:18– J'étais surtout celui qui,
05:21avec d'autres autour de la table,
05:23discutait de cet arrêt de la cour d'appel
05:26et effectivement…
05:27– Pourquoi vous ne voulez pas me répondre ?
05:28– Parce que je veux dire,
05:29oui, j'étais plutôt favorable
05:30à ce qu'elle soit candidate,
05:31mais pour autant,
05:32il fallait quand même étudier le jugement
05:33pour savoir exactement
05:35quelles étaient les conséquences
05:36des décisions qui seraient prises.
05:38– Une question de programme.
05:40Vous proposez dans votre programme,
05:41dans le précédent,
05:42l'interdiction pure et simple du voile
05:45dans l'espace public.
05:46Est-ce que vous allez maintenir cette mesure
05:48pour la campagne qui vient ?
05:49– Vous verrez bien.
05:50– Mais vous ne répondez à rien ?
05:52– Mais je ne peux pas vous répondre.
05:53– Vous ne savez pas si vous faites une QPC ?
05:55– Je ne peux pas vous répondre.
05:57– Est-ce que vous le souhaitez ?
05:58– Est-ce que vous louez à lieu ?
05:59– Je pense que dans un certain nombre d'endroits,
06:01le port du voile est un gros problème.
06:04Voilà, c'est tout ce que je veux dire.
06:05Et il l'est d'autant plus
06:06quand ce sont des fillettes qui le portent.
06:08Donc c'est des sujets qui seront
06:10dans notre programme politique,
06:12mais que vous connaîtrez au fur et à mesure.
06:13Je ne vais pas dévoiler le programme maintenant,
06:15c'est le cas de le dire.
06:16– Vous n'êtes pas sûr
06:16de la figure une interdiction générale
06:19du voile dans l'État ?
06:20– Je ne peux pas vous répondre aujourd'hui.
06:22– Qu'est-ce que vous souhaitez ?
06:23– On verra ce que la candidate
06:24développera à ce moment-là,
06:26parce que je pense que c'est un problème
06:27pour la France aujourd'hui
06:28et qu'une majorité de Français
06:29est contre le port du voile dans l'espace public.
06:31– D'accord, mais j'entends que vous êtes…
06:33vous n'affirmez pas aujourd'hui que…
06:35– Je ne peux pas affirmer,
06:35je ne peux pas prendre moi la responsabilité
06:36de vous dire quelque chose
06:37qui peut-être demain sera démenti.
06:40– Vous êtes maire de…
06:41en 30 secondes,
06:42vous êtes maire de Perpignan,
06:43les feux sont à une vingtaine de kilomètres
06:45de votre ville.
06:46– Oui.
06:46– Vous critiquez souvent
06:48le fonctionnement de l'État.
06:49Est-ce que là, l'État,
06:50la sécurité civile,
06:51fonctionne correctement ?
06:53– La sécurité civile fonctionne correctement
06:55avec l'aide déterminante des maires,
06:58notamment des villages.
06:59On a évacué plus de 10 000 personnes.
07:01Je remercie et je salue le courage
07:03et le travail des sapeurs-pompiers
07:05des Pyrénées-Orientales
07:07et des Canadaires
07:08qui sont venus aider les sapeurs-pompiers.
07:10Mais je peux vous dire
07:10que c'est une situation pas facile.
07:12Pour autant,
07:13la saison touristique
07:14commence dans les Pyrénées-Orientales,
07:16le littoral se remplit
07:18et il ne faut pas avoir d'inquiétude.
07:20– Merci Louis Alliot
07:21d'avoir été l'invité des 4V.
07:23Moi, je remercie l'équipe de Télématin,
07:25Maya, Damien, Ophélie
07:27pour leur accueil amical cette année.
07:29Merci à tous.
07:30– Merci à tous.
07:30– Merci à tous
Commentaires

Recommandations