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  • il y a 6 jours
Aujourd'hui, dans « Les 4V », Alexandre Peyrout revient sur les questions qui font l’actualité avec Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national et député de la Moselle.

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Transcription
00:00les ors de Versailles. Est-ce que vous, au pouvoir, vous feriez la même chose ?
00:03Écoutez, les États-Unis sont un pays ami avec lequel nous avons des relations depuis très longtemps.
00:08Et au-delà d'Emmanuel Macron et au-delà de Donald Trump, c'est-à-dire des personnalités des présidents,
00:13il y a des relations à maintenir. On a beaucoup souffert de ces dernières années
00:16où les tensions entre la France et les États-Unis avaient un impact, notamment sur le commerce.
00:22Écoutez, je préfère qu'effectivement les deux présidents se parlent en relation bilatérale
00:28que la guerre à Fleuren-Moucheté qui avait lieu jusqu'à aujourd'hui.
00:31Les États-Unis sont un partenaire, un partenaire turbulent et difficile ces derniers temps,
00:36mais nous avons une longue tradition d'amitié.
00:38Je crois que ça montre aussi que les relations bilatérales ont du bon
00:42qu'Emmanuel Macron reprenne un dialogue direct avec le président des États-Unis.
00:46C'est quand même mieux que de donner les clés à Mme von der Leyen,
00:49qui, elle, mène une politique qui, parfois, n'est pas à l'avantage de la France.
00:52Il y a des gens que ça choque, malgré tout, qui estiment que la France, en faisant ça,
00:55Emmanuel Macron se couche un peu devant les États-Unis.
00:58Ce n'est pas un sentiment que vous partagez ?
00:59Non, je ne le crois pas. Je crois que, en tout cas, je ne l'espère pas.
01:02Je pense que les États-Unis sont un partenaire
01:04et que le fait que nous soyons braqués sur un certain nombre de choses
01:07a fait que ça n'a pas aidé la France, notamment sur les droits de douane.
01:10Mais on vous a connu plus ferme vis-à-vis de certains pays, par exemple de l'Algérie,
01:13dont vous estimiez qu'elle ne respectait pas assez la France.
01:16Là, est-ce que quand les États-Unis menacent la France de droit de douane sur les vins,
01:20ils respectent la France ?
01:21Non, mais vous avez raison. Il faut entamer un dialogue qui peut être un dialogue parfois un peu rude,
01:26mais pour ça, il faut un dialogue. Ce qu'il ne faut pas, c'est d'avoir trop d'intermédiaires,
01:29comme par exemple Mme von der Leyen, qui privilégie d'autres intérêts que les intérêts de la France.
01:34Qu'il y ait un rapport bilatéral entre le président de la République française
01:37et le président des États-Unis de l'Amérique est une bonne chose,
01:39ne serait-ce que pour se dire les quatre vérités face à face
01:43et qu'on règle les problèmes.
01:44C'est ce qui a un peu manqué.
01:45Et je pense que le fait que la France retrouve un dialogue avec les États-Unis
01:48est plutôt une bonne chose.
01:49Et il y a beaucoup de choses à revoir avec le président américain.
01:51Il y a un an, votre patron Jordan Bardella parlait de vent de liberté
01:54pour qualifier l'élection de Donald Trump.
01:56Ce qui ne s'est pas un peu emballé, est-ce que ce n'est pas devenu un allié un
01:58peu encombrant pour vous ?
01:59C'est un allié difficile, mais dans allié difficile, il y a allié.
02:03Les États-Unis d'Amérique sont aujourd'hui un partenaire.
02:06Pour autant, on ne doit pas être naïf, on ne doit pas leur donner les clés de notre défense,
02:10de nos relations internationales, mais on ne doit pas se braquer non plus.
02:13Je crois que le problème de la diplomatie française aujourd'hui,
02:16c'est qu'elle n'est plus écoutée dans le monde que quand Emmanuel Macron parle avec sa petite voix
02:20fluette.
02:20Je ne parle pas de la personne, mais je parle du poids de la voix de la France aujourd'hui.
02:24Eh bien, il n'est plus entendu.
02:25Le général de Gaulle avait monté une autre voix, une voix de l'équidistance,
02:29une voix de l'indépendance, mais une voix forte dans le concert des nations.
02:32C'est ce que nous devons retrouver.
02:32Il n'avait pas toujours été écouté non plus par les États-Unis à l'époque.
02:35C'est vrai, vous avez raison, mais il était ferme.
02:37Et il continuait d'avoir un dialogue parfois dur, mais franc.
02:40On parlait justement des effets de la politique de Donald Trump.
02:43On voit que ça a fait varier les prix des carburants.
02:45Il y a eu cet accord entre l'Iran et les États-Unis.
02:48Vous dites quoi ? Vous dites merci à Donald Trump de faire baisser les prix à la pompe ?
02:51Non, pas du tout.
02:51Je pense que le problème n'est pas chez Donald Trump pour les prix à la pompe,
02:54mais il est chez nous.
02:55On doit le régler.
02:56D'abord, trop de taxes.
02:57Vous savez qu'aujourd'hui, lorsqu'on paye 2 euros...
02:58Là, ça baisse.
02:59Le gouvernement, finalement, a peut-être eu raison d'attendre et de ne pas encore gréver les finances publiques.
03:02Oui, mais enfin, vous savez, quand on est au gouvernement,
03:04le but, ce n'est pas d'attendre, c'est d'agir.
03:06Aujourd'hui, les Français payent entre 1,90 et 2 euros le litre d'essence.
03:10C'est beaucoup plus que nos voisins européens.
03:12Pourquoi ? Parce qu'il y a trop de taxes dedans.
03:14C'est pour ça que nous, avec Jordan Bardella et Marine Le Pen,
03:17on veut baisser le poids de la TVA sur l'essence,
03:19le faire passer de 20 % à 5,5 %.
03:21Pourquoi ? Pour redonner du pouvoir d'achat aux Français.
03:24Et puis, au final, relancer aussi la consommation.
03:26Parce qu'il y a un vrai problème dans notre pays.
03:28C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les Français n'arrivent plus à boucler leur budget,
03:31même en gagnant leur vie, même en allant travailler.
03:33Et le poids de l'énergie, et notamment de l'essence,
03:36dans le coût des dépenses pensuelles,
03:38est aujourd'hui trop élevé, alors que l'État s'engraisse avec ses taxes.
03:41Mais est-ce qu'au lieu de faire baisser les taxes,
03:43là, le gouvernement n'a pas raison d'essayer plutôt
03:44de mettre la pression aux distributeurs,
03:46de leur dire, écoutez, vous vous êtes enrichi très vite
03:48au moment de la hausse du prix du baril
03:50et de la fermeture du Détroit d'Ormouz.
03:52Là, le baril baisse.
03:53Il faut maintenant faire baisser les prix très vite.
03:55Est-ce qu'il a raison de mettre la pression au gouvernement ?
03:57Tout le monde, oui, je vois le jeu.
03:57Les distributeurs, vous avez raison de le dire,
03:59qui sont très enclins à répercuter les hausses,
04:01mais qui ont beaucoup plus de mal à répercuter les baisses.
04:04L'État, qui prend beaucoup trop de taxes sur l'essence
04:08et même des taxes sur les taxes.
04:09Dès les taxes, vous le savez, on paye une TVA
04:10sur la taxe sur l'essence.
04:12C'est un monde de fous.
04:13Les seuls qui ont fait un effort pour l'instant,
04:15ce sont les consommateurs.
04:16C'est Françaises et ces Français
04:17qui doivent prendre leur voiture chaque jour
04:19pour aller au travail
04:20parce que le système ferroviaire n'est pas au niveau,
04:22parce que maintenant, l'emploi,
04:23il est de plus en plus rare,
04:24donc il faut aller les chercher de plus en plus loin.
04:26Les Français sont victimes de la situation,
04:28ils n'ont pas coupable.
04:29Or, c'est à eux qu'on demande de payer.
04:30Il faut que ça change.
04:31Vous parliez d'efforts, justement.
04:32Hier, on a eu le coup près de la Banque de France
04:34qui dit que la croissance, finalement,
04:36devrait être quasi nulle cette année.
04:38Est-ce que vous craignez
04:38qu'il faille faire plus d'efforts dans le prochain budget ?
04:40C'est ce que disait, à votre place,
04:42hier, le ministre des Comptes publics, David Amiel.
04:43Mais il faut faire des efforts dans le budget
04:45à partir du moment où le budget est déséquilibré,
04:47bien évidemment.
04:47Et à chaque fois, c'est déséquilibre.
04:49Qui les paye ?
04:49Les entreprises,
04:50qui sont normalement sources de création d'emplois,
04:52et les particuliers,
04:53qui croulent sous l'impôt.
04:54Donc, il faut que ça cesse.
04:55Il faut qu'on retrouve un budget bien géré,
04:57équilibré,
04:58avec des Français libres de les consommer
05:00et des entreprises libres de produire.
05:03Mais je veux vous dire,
05:03c'est l'ordre,
05:04la hiérarchie des dépenses
05:05qu'il faut revoir de fond en comble.
05:08La justice,
05:08et on va, j'espère en parler,
05:10doit être un axe d'investissement prioritaire.
05:13En revanche,
05:14la vie de migration
05:15doit arrêter de plomber les finances publiques.
05:18Il faut revoir philosophiquement
05:20la structure du budget
05:22pour avoir un budget à l'équilibre
05:23et qui favorise la vie des Français.
05:25Sur le budget,
05:26est-ce que vous craignez
05:27le recours au 49.3 ?
05:28Hier,
05:29le ministre des Relations avec le Parlement
05:31disait que c'était la solution privilégiée.
05:33Évidemment qu'il n'y aura pas de débat
05:35parce qu'on a un gouvernement en fin de vie.
05:36Vous censurerez s'il y a 49.3 ?
05:38Très probablement.
05:39Mais aujourd'hui,
05:40on a un gouvernement en fin de vie
05:41qui est incapable
05:41de prendre les bonnes décisions budgétaires
05:44pour les Français.
05:44C'est-à-dire que les Français
05:45doivent se serrer la ceinture
05:46et le budget est déséquilibré.
05:48Les impôts,
05:49le poids fiscal augmente
05:51et l'emploi et la croissance
05:53stagnent,
05:54voire régressent.
05:55On est dans une situation
05:56aberrante.
05:57Vivement 2027.
05:58Vivement qu'on change les priorités.
06:00Vivement qu'on fasse la chasse
06:01à la mauvaise taxe,
06:02à la mauvaise norme
06:03et qu'on relance l'activité.
06:05Il est temps de le faire.
06:06Ce qui devrait être une priorité
06:07de la campagne présidentielle,
06:08en tout cas,
06:09c'est les mesures concernant la justice
06:10après l'affaire de la mort
06:11de la jeune Liana.
06:13On voit qu'il y a eu
06:15beaucoup de manifestations
06:16pour demander cette loi intégrale
06:19pour plus de prévention
06:20et plus de prise en charge
06:21des victimes de violences sexuelles,
06:24les enfants et les femmes.
06:25Est-ce que vous,
06:26vous la voteriez,
06:27cette loi intégrale ?
06:27Il faut la voir,
06:28mais en tout cas,
06:28on ne peut pas rester
06:29dans la situation actuelle.
06:30Elle existe déjà.
06:31On ne peut pas rester
06:31dans la situation actuelle,
06:32mais vous savez,
06:32la loi existe aujourd'hui,
06:34je vous rassure.
06:34Il est interdit évidemment
06:35d'agresser et plus particulièrement
06:37des enfants.
06:38Le problème,
06:39c'est que notre justice
06:40n'a pas assez de moyens.
06:41Il faut à peu près doubler
06:42le nombre de magistrats.
06:44On est aujourd'hui à la traîne
06:45par rapport à nos voisins européens.
06:47Mais il n'y a pas
06:47qu'une question de moyens,
06:48même si elle est importante.
06:49Il y a une question de philosophie.
06:51Il faut qu'on remette
06:52la victime au centre
06:53de nos préoccupations.
06:54Est-ce qu'il y a eu
06:54des défaillances,
06:55notamment, par exemple,
06:56je pense là,
06:57à ces gendarmes
06:58qui ont rabroué
07:00une mère de famille
07:01dont la fille
07:01était victime de viol,
07:02qui ont même menacé
07:03de porter plainte
07:04pour harcèlement ?
07:05Sur le cas précis de l'IANA,
07:06toute la chaîne
07:07est à revoir.
07:07C'est un cumul
07:08de dysfonctionnements.
07:09Mais c'est un cumul
07:10de dysfonctionnements
07:11qui malheureusement
07:11n'est pas atypique,
07:12mais symptomatique
07:13de notre système aujourd'hui.
07:15Pas assez de moyens.
07:15On l'a dit,
07:17c'est un rapport
07:17de 1 à 2,
07:19voire 4,
07:19par rapport
07:20à nos voisins européens.
07:21Donc, ce n'est pas
07:21tout à fait normal.
07:22C'est même absolument anormal.
07:24Mais une question
07:24de philosophie
07:25et on n'y échappera pas.
07:26Tant qu'excuser le coupable
07:29sera plus important
07:30que d'indemniser la victime
07:32ou de protéger la victime,
07:33on aura un problème.
07:34Il y a une philosophie
07:35en France de la justice
07:36qui est d'essayer
07:38de trouver systématiquement
07:39des aménagements de paiement,
07:41systématiquement
07:41de l'explication
07:43pour le comportement
07:44des voyous.
07:44Ça doit cesser.
07:45La victime doit être au centre.
07:46Il faut punir
07:48sévèrement les coupables.
07:49Vous avez fait ressurgir
07:49un débat ce lundi
07:51en expliquant,
07:52je cite,
07:53que vous pourriez
07:54organiser un référendum
07:55sur le retour
07:56de la peine de mort
07:56si les Français le demandaient.
07:57C'est ce que vous avez dit exactement.
07:59Pourtant, Marine Le Pen,
08:00en 2022,
08:01elle avait expliqué
08:01que ce n'était pas constitutionnel.
08:02Vous avez changé d'avis ?
08:03Non, pas du tout.
08:04Ce n'est pas constitutionnel.
08:05Aujourd'hui,
08:05je répondais simplement
08:06à une question théorique
08:07sur le référendum
08:08d'initiative citoyenne.
08:09Vous avez dit
08:10que si les Français le demandent,
08:10on pourrait le faire.
08:12Vous voyez le conditionnel.
08:14Mais le fait
08:15que vous me posiez la question,
08:16ça montre bien
08:17qu'il y a quelque chose
08:17qui ne fonctionne pas aujourd'hui
08:19puisqu'on en est à imaginer
08:20le retour de la peine de mort
08:21contre lequel nous sommes.
08:23Mais ça veut bien dire
08:23aujourd'hui
08:24que la peine de perpétuité réelle
08:26n'est pas appliquée.
08:27Or,
08:27quelqu'un qui touche
08:28un enfant,
08:29qui agresse un mineur,
08:31doit rester toute sa vie
08:33en prison
08:34et ne jamais sortir.
08:34Et si on se pose
08:35la question aujourd'hui,
08:36c'est qu'il y a
08:36un dysfonctionnement
08:37dans l'affaire
08:40du périscolaire à Paris.
08:42Un individu
08:43qui a agressé sexuellement
08:44neuf enfants
08:45de moins de cinq ans.
08:46La peine
08:47qui est demandée...
08:47Vous avez estimé
08:48que ce n'était pas
08:48assez caractérisé.
08:49Oui, mais la peine
08:50qui est demandée,
08:51il y a eu deux cas.
08:52Sur un cas,
08:52c'est un an
08:53avec un bracelet.
08:54Tant qu'on aura
08:55une justice aussi laxiste,
08:57évidemment,
08:58on se posera des questions
08:58qu'on ne doit pas se poser.
08:59Je vais être très clair
09:00sur la position
09:01du Rassemblement national.
09:02Nous sommes pour
09:03la perpétuité réelle
09:05et incompréhensible.
09:07Contre la peine de mort.
09:07Et nous sommes
09:08contre la peine de mort.
09:09Merci Laurent Jacobelli
09:10d'avoir été notre invité
09:11ce matin pour les 4V.
09:12Bonne journée à vous,
09:13bonne journée à tous
09:14et à demain.
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