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Les invités d’Elodie Huchard débattent de tous les thèmes qui font la une de l'actualité dans #120MinutesInfoWE, tous samedis à 15h

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00:00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour ce 120 minutes info week-end.
00:00:05On va commencer nos débats dans un instant et pour m'accompagner aujourd'hui,
00:00:08Karim Abrique, bonjour.
00:00:10De la rédaction de CNews, Raphaël Saintville, bonjour.
00:00:12Bonjour Elodie.
00:00:13Journaliste au JDD et Olivier Vial, bonjour.
00:00:16Bonjour.
00:00:16Directeur du CERU, tout un tas de sujets à évoquer avec vous.
00:00:19Mais d'abord, c'est l'heure du journal d'Augustin Donadieu.
00:00:21Bonjour Augustin.
00:00:22Bonjour Elodie, bonjour à tous.
00:00:23Et on commence avec les Canaries qui se préparent à l'arrivée aujourd'hui
00:00:27du navire touché par l'antavirus, mais l'OMS s'évolue rassurante
00:00:31concernant les risques de propagation.
00:00:33Et rappelons que trois passagers sont décédés de ce virus,
00:00:36de quoi inquiéter les locaux.
00:00:38Évidemment, le directeur de l'OMS, Tedros Adhanon,
00:00:41Gabriel Yesus, va superviser personnellement l'évacuation du navire.
00:00:46Frédéric Traini, vous êtes notre correspondant sur place en Espagne.
00:00:49Où en sont les opérations ?
00:00:50Le directeur général de l'OMS est bien arrivé ?
00:00:55Oui, le directeur général de l'OMS doit rencontrer Pedro Sanchez
00:00:58cet après-midi à 17h, puis il s'envolera vers les îles Canaries
00:01:02en compagnie de trois ministres espagnols.
00:01:03Le ministre de la Santé, le ministre de l'Intérieur,
00:01:05le ministre des Territoires.
00:01:07Ensemble, ils vont superviser cette opération d'évacuation
00:01:10qui va débuter plus tôt que prévu dimanche matin,
00:01:12puisque le bateau arrivera entre 3 et 5h du matin
00:01:15dans la nuit de samedi et dimanche, et non plus à midi,
00:01:18comme attendu initialement.
00:01:20Les 88 passagers seront débarqués par des Zodiacs vers des bus
00:01:24qui les emmèneront directement sur le tarmac de l'aéroport de Ténérife Sud,
00:01:28où ils embarqueront aussitôt sur des vols spécialement affrétés
00:01:32vers leur pays d'origine.
00:01:34Cinq Français sont concernés,
00:01:36et ils seront mis en quarantaine plusieurs semaines
00:01:37dès leur arrivée en France.
00:01:39A noter que les bagages et le corps de la personne décédée du virus
00:01:43à bord du bateau resteront sur le navire,
00:01:45qui rejoindront ensuite son port d'attache aux Pays-Bas.
00:01:49Pas de contact donc avec la population civile,
00:01:52mais pourtant l'opposition conservatrice fustige le gouvernement socialiste,
00:01:57lui reproche un manque de transparence et une gestion chaotique,
00:02:01bref une crise sanitaire qui fait l'objet d'une joute politique rude ici en Espagne.
00:02:07La Russie qui a fêté aujourd'hui la victoire soviétique
00:02:09contre l'Allemagne en 1945, Vladimir Poutine,
00:02:12en a profité pour fustiger l'OTAN.
00:02:15Oui, le chef du Kremlin qui a affirmé que son armée affrontait en Ukraine
00:02:19des forces agressives soutenues par l'OTAN.
00:02:22Des mots prononcés lors d'un défilé de seulement 45 minutes.
00:02:24Aucun matériel militaire comme des chars ou des lance-missiles
00:02:27n'ont été présentés à cause d'une menace de drones ukrainiens.
00:02:31Je vous propose d'écouter Vladimir Poutine
00:02:32qui s'en prend directement à l'OTAN.
00:02:38L'exploit de la génération des vainqueurs
00:02:40est une source d'inspiration pour les soldats
00:02:42qui mènent aujourd'hui les opérations militaires spéciales.
00:02:47Ils résistent à une force agressive armée
00:02:49et soutenue par l'ensemble du bloc de l'OTAN.
00:02:53Et malgré cela, nos héros continuent d'avancer.
00:02:58Et dans le contexte de ce conflit,
00:03:00et malgré le feu de trois jours prononcé par Donald Trump vendredi soir,
00:03:04les frappes continuent entre la Russie et l'Ukraine.
00:03:06Des frappes russes dans la région de Soumy, au nord-est de l'Ukraine,
00:03:12ont déclenché un incendie.
00:03:13Il s'agit de la troisième trêve non respectée entre les deux pays.
00:03:16Un conseiller du Kremlin cité par les agences de presse russes
00:03:19a affirmé qu'il n'avait pas été convenu que cette trêve se prolonge.
00:03:24Et l'armée israélienne qui a mené ce matin des frappes
00:03:27dans le sud du Liban contre le Hezbollah de Sahl
00:03:29avait appelé auparavant à évacuer la zone.
00:03:31Là aussi, en dépit du cessez-le-feu,
00:03:34la tension monte à nouveau au nord d'Israël.
00:03:36Le Hezbollah a de son côté revendiqué plusieurs attaques
00:03:39contre les bases militaires avec des missiles et des drones.
00:03:42Selon les autorités, dix personnes ont été tuées.
00:03:45Toujours en Israël, on l'a vu, ce cessez-le-feu est donc plus que précaire
00:03:49et sur place, les drones sont de plus en plus présents.
00:03:51Oui, la guerre se joue plus que jamais dans le ciel.
00:03:54Depuis le début de la trêve, le Hezbollah a lancé trois fois plus de drones
00:03:57que de roquettes et comme à chaque fois,
00:03:59pour innover contre des armes d'un nouveau type,
00:04:01Israël fait appel à la Startup Nation.
00:04:04La technologie que vous allez voir permet de détecter instantanément les drones
00:04:08dès l'activation de leurs télécommandes et de les neutraliser.
00:04:11En quelques secondes, reportage de nos envoyés spéciaux,
00:04:14Olivier Benkemoun avec Olivier Gangloff.
00:04:19Voici un drone que l'on trouve dans le commerce.
00:04:21Il est énorme, il peut porter des charges de 2 kg à 2,5 kg
00:04:25et évidemment, il peut transporter soit de la drogue, soit des explosifs.
00:04:31Depuis le 7 octobre, les sociétés israéliennes ont accéléré
00:04:34le déploiement de solutions pour empêcher les drones de frapper le pays.
00:04:38Centrix a développé un système pour repérer, avant même leur décollage,
00:04:42les drones et les intercepter.
00:04:45C'est une solution qui va détecter les ondes,
00:04:49le signal de communication entre le drone et sa télécommande.
00:04:53Un système autonome qui tient dans une mallette,
00:04:55un système particulièrement performant,
00:04:57pour repérer, avant même leur décollage,
00:04:59les drones ennemis et les intercepter.
00:05:02À partir du moment où les drones ennemis ont été listés auparavant,
00:05:05que ce soit des drones qui appartiennent à la police, aux médias ou à notre client,
00:05:08ceux-là, on ne les touche pas.
00:05:09Mais à partir du moment où ils ne sont pas listés,
00:05:10on prend la main et on les récupère, on va dire, dans notre panier.
00:05:13Un système pour protéger des ports, des frontières et des lieux hypersensibles,
00:05:18comme les stades ou les prisons.
00:05:20Chaque valise comme ça, c'est un système, en fait.
00:05:22Les prisons sont devenues des aéroports.
00:05:25Le problème, c'est que les prisons ont peu de budget et peu de personnel.
00:05:28La solution est complètement automatique.
00:05:30Elle travaille jour et nuit.
00:05:31Le matin, on va récupérer dans notre panier
00:05:33les drones qui ont été récupérés, sur lesquels on a pris la main.
00:05:35Lors d'un sommet international,
00:05:36Emmanuel Macron a été protégé par la technologie Centrix,
00:05:40qui sera déployée également pour la prochaine Coupe du Monde aux Etats-Unis
00:05:44et dans le reste de l'Amérique, autour des stades.
00:05:48Et pour terminer un mot de sport,
00:05:49le circuit Bugatti du Mans accueille ce week-end le Grand Prix de France de MotoGP.
00:05:54Oui, et au programme du jour, les qualifications et la course sprint.
00:05:57Cette dernière a débuté il y a quelques minutes à 15h.
00:06:01Tout pile devant, 300 000 personnes.
00:06:03Alors, les conditions météo sont relativement clémentes.
00:06:05Mais demain, ça risque d'être un peu plus compliqué
00:06:07avec l'arrivée de la pluie sur le Mans.
00:06:09Le Français de 35 ans, Zarco, vainqueur l'année dernière,
00:06:12remet son titre en jeu.
00:06:14Il était, Elodie, le premier tricolore à remporter le Grand Prix
00:06:17depuis 1954, un exploit.
00:06:19Évidemment, cette course est à suivre en direct sur Canal+.
00:06:23Merci beaucoup, Augustin.
00:06:25On vous retrouve à 15h30 pour un prochain point complet sur l'actualité.
00:06:29Et pour commencer cette émission,
00:06:31on va revenir sur l'histoire de Karine Jambu.
00:06:34On vous en a déjà beaucoup parlé.
00:06:35Cette jeune femme a été violée sur le toit familial
00:06:38par un ami de ses parents.
00:06:40Les faits remontent à l'époque où elle était âgée
00:06:42entre 5 et 7 ans.
00:06:44Et en 2018, son violeur a été condamné
00:06:46à 30 ans de prison pour ces faits.
00:06:48Pourtant, il vient d'obtenir sa remise en liberté
00:06:51au bénéfice d'une confusion de peine.
00:06:53Une décision qui est évidemment incompréhensible pour Karine
00:06:56ainsi que pour sa famille.
00:06:57D'autant plus que son violeur va revenir s'installer à Rennes
00:07:00où elle-même réside.
00:07:02Comment fonctionne cette confusion des peines ?
00:07:04Comment cela est-il possible ?
00:07:05Les explications de Juliette Sadat.
00:07:08Comment expliquer que Roland Bloddy,
00:07:11violeur multi-récidiviste condamné en 2018 à 30 années de prison,
00:07:16soit libéré dès la semaine prochaine ?
00:07:18Pour le comprendre, il faut se plonger dans le code de procédure pénale
00:07:22et l'article qui concerne le principe de confusion des peines.
00:07:26En fait, Roland Bloddy, il avait déjà été condamné en 2007.
00:07:30C'était déjà pour des viols, en l'occurrence sur sa propre fille.
00:07:34Il avait été copé de 18 années de prison.
00:07:37Alors, quand il est condamné en 2018,
00:07:40il demande à la justice que les deux peines se confondent
00:07:44et que la plus longue absorbe la deuxième.
00:07:47Le juge accepte.
00:07:48Grâce à cela, sur sa peine de 30 ans prononcée en 2018,
00:07:53il en avait déjà effectué 11 derrière les barreaux.
00:07:56Et on arrive à aujourd'hui, grâce à ce principe de confusion des peines,
00:08:01après seulement 8 ans, sa peine de sûreté est achevée.
00:08:05Roland Bloddy est légalement en droit de demander un aménagement de peine,
00:08:10ce que la justice accepte encore une fois.
00:08:12Je voudrais qu'on regarde justement la réaction de Karine.
00:08:15Cette victime qui, vous l'imaginez, a bien du mal à comprendre cette décision.
00:08:19Une décision apprise par un simple courrier du tribunal.
00:08:22Elle dit ceci.
00:08:23« Mon violeur sort de prison et moi, je vais devoir me cacher. »
00:08:28Karima, effectivement, quand on entend les explications très précises de Juliette,
00:08:32on se demande de quel côté la justice, du coupable ou de la victime,
00:08:36qui apprend par une lettre du tribunal que finalement, il sort bien plutôt prévu
00:08:40et qu'en plus, elle va pouvoir le croiser potentiellement chaque fois qu'elle sort de chez elle.
00:08:43On regarde ça et on a l'impression que c'est une autre gifle, en fait, pour la victime.
00:08:48C'est quelque chose quand même d'assez grave.
00:08:50On parle d'un profil qui était extrêmement dangereux.
00:08:54On parle d'un multirécidiviste qui a agressé son propre enfant,
00:08:58qui a agressé Karine Jambu alors qu'elle était âgée entre 5 et 7 ans.
00:09:05Donc, il y a une incompréhension.
00:09:07On se dit, quand on regarde, par exemple, les lois françaises, l'application des peines,
00:09:12c'est la différence finalement entre ce qui peut être proposé
00:09:16et finalement ce que l'agresseur reçoit comme peine.
00:09:20Et il y a souvent ce décalage entre les années qui sont prévues à la loi
00:09:25et finalement, pour toutes sortes de raisons, manque de place de prison,
00:09:30il y a toujours une excuse de toute façon.
00:09:34Mais l'incompréhension, et je me mets aussi dans la peau des Français
00:09:37qui regardent ça, qui se disent, finalement, on fait beaucoup d'accommodements
00:09:41pour les agresseurs, mais combien d'efforts fait-on pour les victimes?
00:09:45Et on parle quand même d'un minimum.
00:09:47Et ce qui serait quand même intéressant, c'est les critères de savoir
00:09:49pour libérer quelqu'un avant-terme, c'est-à-dire son degré de dangerosité,
00:09:55est-ce qu'il a des risques de récidive aussi?
00:09:57On a l'impression que même si sur papier, c'est censé être très défini,
00:10:01en pratique, on voit maintenant des situations qui peuvent sembler,
00:10:05et pas seulement sembler, qui sont quand même aberrantes, qui font mal.
00:10:09Et je reprends vos mots, Karima, puisque vous disiez,
00:10:11les Français ne comprennent pas.
00:10:12Et c'est vrai qu'Olivier, quand on voit cette histoire,
00:10:15on a l'impression que finalement, c'est presque la prime aux récidivistes,
00:10:18puisque comme in fine, les peines se fondent,
00:10:21ce n'est pas si grave de récidiver.
00:10:23Si in fine, vous n'avez pas des peines qui s'accumulent,
00:10:25on a l'impression que finalement, le risque, il n'est pas si grave que ça de récidiver.
00:10:29Elle se confonde s'il n'y a pas eu de condamnation
00:10:33durant la période d'activité entre crimes criminels.
00:10:37Là, effectivement, il est accusé d'avoir commis plusieurs actes avant 2007,
00:10:42avant sa première condamnation.
00:10:43C'est pour ça qu'on n'a pas pu, qu'on a été obligé de confondre les peines.
00:10:47Ce qui est dommage pour la victime, c'est qu'en fait,
00:10:51on a quand même depuis amélioré un petit peu le système,
00:10:54notamment en 2008, avec la loi Dati sur la rétention de sûreté,
00:10:59sur la surveillance de sûreté, qui aurait permis, là encore,
00:11:02si ça avait lieu un peu après, puisqu'il n'y a pas de côté rétrospectif,
00:11:07ça aurait pu notamment donner des moyens de ne pas permettre à cet individu
00:11:12de revenir dans un endroit aussi proche de la victime.
00:11:16Il y aurait eu des conditions de sûreté.
00:11:18Malheureusement, ça, ça n'existait pas avant, et on a mis longtemps.
00:11:23Et ce que j'ai envie de dire, c'est que malheureusement,
00:11:25dans cette histoire-là, Karine Jambu a été victime d'un nombre incalculable
00:11:30d'erreurs, de difficultés.
00:11:33La justice a mis très longtemps à reconnaître ces failles.
00:11:37Il y a eu 14 signalements avant qu'il y ait eu une première action
00:11:40qui a été réellement entreprise.
00:11:41Il y a eu plusieurs enquêtes de police qui n'avaient pas abouti.
00:11:44et il y a eu un problème de placement aussi,
00:11:49puisqu'elle était dans une famille qui était quand même réellement dysfonctionnelle
00:11:52et qui n'a pas pu la protéger, parce que de toute manière,
00:11:54elle était dysfonctionnelle et on ne l'a pas placée.
00:11:56Et donc tout ça, effectivement, aujourd'hui, l'État le reconnaît.
00:11:59L'État a été condamné plusieurs fois dans cette affaire-là.
00:12:02Mais malheureusement, là, on voit effectivement que la loi s'applique,
00:12:07surtout une loi qui, même si elle a été modifiée et améliorée depuis,
00:12:11c'est encore l'ancienne loi.
00:12:13Et il y a des moments où il faudra peut-être se poser la question de savoir
00:12:15si quand ça bénéficie aux victimes, on ne pourrait pas avoir un caractère de rétroactivité
00:12:21pour notamment les lois qui, là, la sûreté,
00:12:24on aimerait qu'elle puisse être rétroactive pour pouvoir bénéficier aux victimes
00:12:29les avancées de la loi qui aura été adoptée.
00:12:31Et puis, justement, pour en parler, on est avec Pierre-Marie Sèvres.
00:12:34Bonjour et merci d'être avec nous.
00:12:35Je rappelle que vous êtes le directeur de l'Institut pour la justice.
00:12:38On vient parler de cette confusion des peines, de ce mécanisme.
00:12:41Et c'est vrai que, Pierre-Marie, on se dit, les téléspectateurs qui nous regardent
00:12:45ont sans doute autant de mal que nous à comprendre
00:12:47comment on peut anticiper une justice qui se dit
00:12:50quand il y a des faits de récidive au lieu d'ajouter des peines.
00:12:54Eh bien, en fait, on les confond et quelque part,
00:12:56on réduit la peine de ce violeur ou d'autres cas également.
00:13:01Oui, la confusion des peines est un principe très important
00:13:05dans la procédure pénale française,
00:13:06donc qui a pris une grande importance, on va dire.
00:13:08Et donc, effectivement, à la différence des États-Unis,
00:13:11où on peut avoir, il n'y a pas forcément de confusion des peines,
00:13:13on peut additionner les peines et finir avec 150 ans de prison.
00:13:16En France, ça n'existe pas.
00:13:18Il n'y a pas ça.
00:13:19Et effectivement, ça mène à des aberrations
00:13:21où, si vous voulez, en fait, en l'occurrence,
00:13:25ce monsieur a eu deux condamnations,
00:13:27une condamnation à 30 ans de réclusion criminelle
00:13:29pour les viols sur mineurs de Karine Jambu,
00:13:32et quelques années auparavant, 13 ans auparavant,
00:13:34il avait été mis en prison, il a été condamné depuis,
00:13:37entre-temps, pour les viols sur sa propre fille.
00:13:39Donc, au final, il a été condamné à 48 ans de prison,
00:13:42il en aura fait 21.
00:13:44Donc, bon, on ne peut pas dire qu'il est sorti
00:13:46au bout de 8 ans de prison, heureusement,
00:13:47mais ce n'est même pas la moitié de la peine,
00:13:51de l'ensemble des peines qui ont été prononcées.
00:13:53Et effectivement, vous avez raison de le souligner,
00:13:55ça crée un risque,
00:13:56c'est que dès lors qu'un criminel ou un délinquant
00:13:59commet un gros délit ou un gros crime,
00:14:02alors ensuite, il peut se permettre
00:14:03d'en commettre plein de petits ou de moyens,
00:14:05puisqu'il y a de fortes chances,
00:14:06ce n'est pas automatique,
00:14:07mais c'est quand même assez régulier,
00:14:10il y a de fortes chances pour que ces peines
00:14:12finissent par se confondre
00:14:13par le mécanisme de la confusion des peines.
00:14:15Donc, ça, c'est clairement un risque,
00:14:18c'est clairement un angle mort du droit pénal français,
00:14:21et la question doit se poser
00:14:23d'éventuellement réformer
00:14:25ce principe de confusion des peines.
00:14:28Puis la question aussi, Pierre-Marie Sèvres,
00:14:30et on l'évoquait déjà avec mes invités en plateau,
00:14:32c'est qu'on a l'impression dans ces cas-là,
00:14:34et on le dit malheureusement souvent,
00:14:36que la justice est plus adaptée
00:14:38aux suspects ou aux coupables qu'aux victimes.
00:14:40Je le rappelle, cette pauvre Karine
00:14:43qui apprend via une simple lettre
00:14:45que son violeur va être remis en liberté,
00:14:47qu'il habitera non loin de chez elle.
00:14:49On se demande qui la justice défend,
00:14:50en fait, dans ces cas-là.
00:14:53En fait, vous vous mettez le doigt
00:14:54sur le gros sujet,
00:14:55c'est que la procédure pénale française,
00:14:57depuis les années 80,
00:14:58n'a plus qu'un seul objectif.
00:15:00Ça n'est pas protéger le grand public,
00:15:01c'est réinsérer les coupables.
00:15:05Donc, ça date d'une philosophie pénale
00:15:07qui, elle, date des années 50,
00:15:09qu'on appelle la défense sociale nouvelle,
00:15:10dans laquelle, en gros,
00:15:13le grand principe de cette philosophie pénale,
00:15:15c'est la peine,
00:15:16donc la peine de prison,
00:15:18et si possible,
00:15:19en évitant la peine de prison,
00:15:20selon cette philosophie,
00:15:21a pour seul but de réinsérer dans la société.
00:15:24Vous savez, c'était cette idéologie 68 arbres
00:15:27dans cette mode à l'époque,
00:15:28mais elle a eu une grande influence en France
00:15:31dans les années 80
00:15:31et elle a été gravée dans le marbre,
00:15:34gravée dans le marbre par tout un tas de lois
00:15:35et notamment par l'écriture
00:15:36du nouveau code pénal
00:15:37qui est entré en vigueur en 94,
00:15:40donc le code BAD-Inter,
00:15:41puisque c'est lui qui a eu
00:15:42la plus forte influence sur ce code pénal,
00:15:44et donc ça a été gravé dans le marbre.
00:15:45Et effectivement, le système en lui-même,
00:15:48si ce n'est pas complètement
00:15:51la défense sociale nouvelle,
00:15:52mais dans les grandes lignes,
00:15:53il a subi la plus forte influence
00:15:55qu'il a subie,
00:15:55c'est celle de la défense sociale nouvelle,
00:15:57donc c'est celle qui aboutit au résultat
00:15:59où les victimes ont l'impression
00:16:00d'être abandonnées,
00:16:01comme le disait,
00:16:02j'ai vu la citation que vous avez évoquée
00:16:06sur Karine Jambu,
00:16:08qui a l'impression de devoir se cacher,
00:16:10et bien c'est le sentiment
00:16:11que partagent de très nombreuses victimes.
00:16:14Nous, à l'Institut pour la justice,
00:16:15on accompagne un couple
00:16:16qui a perdu son fils
00:16:17et dont un des assassins de son fils
00:16:21est sorti au bout de très peu d'années de prison,
00:16:24je vous rassure,
00:16:24et puis il est parti s'assoit,
00:16:26enfin habité à quelques kilomètres,
00:16:28à un ou deux kilomètres
00:16:29à la campagne
00:16:29des parents du jeune homme
00:16:32qu'il a assassiné.
00:16:33Et bien qu'est-ce qui s'est passé ?
00:16:34Les parents ont fui la France,
00:16:36ils n'en pouvaient plus,
00:16:37ils se sont dit
00:16:37ce système ne nous protège pas,
00:16:38et bien c'est malheureusement
00:16:39ce que des centaines,
00:16:41des milliers peut-être de victimes
00:16:43vivent tous les ans.
00:16:44Merci beaucoup Pierre-Maricef
00:16:45d'avoir été avec nous
00:16:46et Raphaël,
00:16:47on rebondit justement
00:16:48sur la fin de cette intervention
00:16:49parce que la mère de Karine
00:16:51et Karine disent la même chose,
00:16:53c'est-à-dire que le suspect
00:16:54peut retourner s'installer à Rennes,
00:16:57alors on explique que
00:16:58s'il ne s'installe pas là,
00:16:59il sera SDF,
00:17:00il sera difficile à suivre,
00:17:03mais ça rejoint ce que disait Pierre-Marie.
00:17:04Un instant,
00:17:04on se demande si ce n'est pas
00:17:05à la victime finalement
00:17:06de déménager pour être tranquille,
00:17:07c'est vraiment la réflexion
00:17:09totalement inversée en réalité.
00:17:10Et c'est comme ça
00:17:11que c'est perçu par la victime,
00:17:13par la mère adoptive
00:17:14de Karine Jambu
00:17:16qui aujourd'hui sont tétanisées
00:17:18bien évidemment à l'idée
00:17:19que ce prédateur
00:17:22qui a été condamné pour viol
00:17:23puisse se récidiver
00:17:25sur Karine Jambu
00:17:27ou sur d'autres personnes,
00:17:28en tout cas pour elle,
00:17:29d'un point de vue très personnel,
00:17:31parce qu'elle a été victime
00:17:32dans sa chair
00:17:33des agissements de cet homme,
00:17:34il y a une peur
00:17:36que l'on ne peut que comprendre
00:17:38lorsqu'elle considère
00:17:39que la libération de cet homme
00:17:42coïncide finalement
00:17:43presque avec son enfermement
00:17:45à nouveau,
00:17:46en tout cas une peur absolue
00:17:47de pouvoir vivre sa vie
00:17:49en femme libre.
00:17:51C'est une réalité
00:17:53parce que dans sa chair,
00:17:54les conséquences
00:17:55des viols qu'elle a subis,
00:17:57elle les vit encore
00:17:58et encore davantage
00:17:59maintenant qu'elle sait
00:18:00que son violeur
00:18:01est en liberté.
00:18:02Un dernier mot qui arrive à...
00:18:03Et qu'en plus,
00:18:04elle a un enfant,
00:18:05je crois,
00:18:05qui a le même âge
00:18:06qu'elle quand elle a subi
00:18:08ses atrocités.
00:18:09Donc effectivement,
00:18:10tout ça rajoute effectivement
00:18:12à l'angoisse,
00:18:12à l'inquiétude
00:18:13qu'elle peut avoir.
00:18:13C'est vraiment la double peine
00:18:14pour les victimes.
00:18:14D'autant qu'on ne peut pas
00:18:16faire absolument confiance
00:18:19à la justice
00:18:19lorsque la justice
00:18:20nous affirme
00:18:21qu'un certain nombre
00:18:22d'interdictions
00:18:25ont été formulées
00:18:28à cet homme
00:18:29comme le fait
00:18:30de pouvoir rencontrer
00:18:31en contact
00:18:32avec Karim Jambu
00:18:33ou de fréquenter
00:18:35des établissements
00:18:35où il serait des enfants.
00:18:37On sait que dans les faits,
00:18:38c'est très compliqué,
00:18:40très délicat
00:18:41de pouvoir,
00:18:42dans le temps,
00:18:43dans la durée,
00:18:43de pouvoir s'assurer
00:18:45que cet homme
00:18:46ne contreviendra pas
00:18:48aux interdictions
00:18:49qui lui sont faites.
00:18:49Vous voulez rajouter
00:18:50quelque chose,
00:18:51Karim a interdit.
00:18:52Je pense qu'on doit
00:18:52en faire plus
00:18:53pour les victimes
00:18:54et on peut en faire plus
00:18:55pour les victimes.
00:18:55On a parlé de cette idéologie,
00:18:57de cette idée
00:18:58de réhabilitation,
00:18:59réinsertion.
00:19:00Oui, c'est important.
00:19:01On a mis des ressources
00:19:02là-dessus,
00:19:03mais sur l'accompagnement
00:19:04des victimes,
00:19:05il y a quand même
00:19:05un chapitre
00:19:06où on peut aller
00:19:07un peu plus loin.
00:19:08J'ai un exemple,
00:19:08par exemple,
00:19:09au Canada,
00:19:10notamment au Québec,
00:19:11il y a eu sur les victimes
00:19:13d'agressions sexuelles,
00:19:14de viols,
00:19:15de violences sexuelles,
00:19:17l'ajustement,
00:19:18par exemple,
00:19:18des tribunaux spécialisés,
00:19:20même l'accompagnement,
00:19:20par exemple,
00:19:21la victime qui va aller
00:19:22faire une déposition
00:19:23à la police
00:19:24pour préparer,
00:19:26justement,
00:19:26qu'elle puisse se préparer
00:19:27à son dépôt de plainte.
00:19:29Donc,
00:19:29cet accompagnement aussi,
00:19:30je pense qu'on peut
00:19:31le réviser.
00:19:32On ne peut pas laisser
00:19:32des victimes dans cet état,
00:19:34un accompagnement psychologique,
00:19:37bref,
00:19:37quelque chose
00:19:37qui répond aussi à ça.
00:19:39On ne peut pas en donner plus,
00:19:40comme on disait,
00:19:40aux agresseurs
00:19:41et ne pas en donner
00:19:42davantage aux victimes.
00:19:44Évidemment,
00:19:44on pense à Karine Jambu,
00:19:46mais à toutes les victimes
00:19:47qui se sont retrouvées
00:19:48face à ce genre de nouvelles
00:19:49un jour via une lettre froide
00:19:51et administrative
00:19:52de découvrir
00:19:52que son violeur
00:19:53va vivre dans la même vie.
00:19:55On imagine, évidemment,
00:19:56le traumatisme
00:19:57que cela représente.
00:19:58On va marquer
00:19:59une première pause
00:20:00dans ce 120 minutes.
00:20:01Info,
00:20:01et puis avec mes invités,
00:20:02on reviendra
00:20:03sur les propos
00:20:04du maire de Saint-Denis.
00:20:05Il appelle
00:20:05à une insurrection populaire
00:20:07en cas de victoire
00:20:08de Marine Le Pen
00:20:09ou de Jordan Bardella
00:20:11en 2027.
00:20:12Et donc,
00:20:12un député de l'UDR
00:20:14a saisi le ministre
00:20:15de l'Intérieur
00:20:16et en appelle
00:20:16au président de la République.
00:20:18On en parle
00:20:18juste après la pause.
00:20:19Restez avec nous.
00:20:23De retour
00:20:24pour la deuxième partie
00:20:25de 120 minutes.
00:20:26Info,
00:20:26c'est l'heure
00:20:27d'un nouveau journal
00:20:27avec Augustin Donadieu.
00:20:29Rebonjour, Augustin.
00:20:29Rebonjour, Elodie.
00:20:30Rebonjour à tous.
00:20:31Et le chef de l'État
00:20:32qui commence aujourd'hui
00:20:33sa tournée en Afrique.
00:20:34Oui, tout à fait.
00:20:35Il est aujourd'hui
00:20:36à Alexandrie
00:20:36en Égypte
00:20:37où il doit inaugurer
00:20:38une université
00:20:39de la francophonie.
00:20:40Demain,
00:20:41il se rendra
00:20:41à Nairobi
00:20:42puis en début de semaine prochaine
00:20:43au Kenya
00:20:44où est organisé
00:20:45un sommet
00:20:46Afrique-France.
00:20:47Il terminera
00:20:48enfin son voyage
00:20:49officiel
00:20:49mercredi
00:20:50aux côtés
00:20:51du Premier ministre
00:20:52éthiopien.
00:20:53Le Royaume-Uni
00:20:54a indiqué
00:20:55qu'il allait envoyer
00:20:55un destroyer
00:20:56au Moyen-Orient
00:20:57pour une future mission
00:20:58dans le détroit d'Hormuz.
00:20:59Le ministre
00:21:00britannique
00:21:01de la Défense
00:21:01qui précise
00:21:02que ce déploiement
00:21:03est en vue
00:21:03d'une mission
00:21:04de sécurisation
00:21:04du détroit d'Hormuz
00:21:05conjointement menée
00:21:06avec la France.
00:21:07Le détroit d'Hormuz
00:21:08qui devient
00:21:09une arme internationale
00:21:11pour l'Iran.
00:21:12Selon un conseiller
00:21:12du guide suprême,
00:21:13c'est même
00:21:13une opportunité
00:21:15aussi précieuse
00:21:16qu'une bombe atomique.
00:21:17Les précisions
00:21:18de Kylian Saleh.
00:21:20Le détroit d'Hormuz,
00:21:22nouvelle arme
00:21:22majeure de l'Iran.
00:21:24Une partie
00:21:25des eaux territoriales
00:21:26appartient aux Iraniens.
00:21:27La République islamique
00:21:29y voit donc
00:21:29qu'un atout comparable
00:21:30à l'arme nucléaire.
00:21:35En ce qui concerne
00:21:36le détroit d'Hormuz,
00:21:37nous avons négligé
00:21:37cet atout
00:21:38pendant des années.
00:21:39En réalité,
00:21:39il s'agit d'un pouvoir
00:21:41comparable
00:21:41à celui
00:21:41d'une bombe atomique.
00:21:45Lorsque l'on occupe
00:21:46une position
00:21:46où une seule décision
00:21:47peut avoir des répercussions
00:21:48sur l'ensemble
00:21:49de l'économie mondiale,
00:21:50c'est un pouvoir
00:21:51extrêmement considérable.
00:21:52Dans ce passage
00:21:53stratégique maritime,
00:21:55de nombreux navires
00:21:56sont toujours bloqués,
00:21:57comme ces portes-conteneurs
00:21:58au large des Émirats arabes unis.
00:22:00Il y a quelques jours,
00:22:01l'Iran a mis en place
00:22:02un nouveau mécanisme
00:22:03pour gérer
00:22:04le transit des navires
00:22:05dans le détroit d'Hormuz.
00:22:07Il pourrait profiter
00:22:08finalement
00:22:09d'un péage,
00:22:10d'un droit de péage,
00:22:11s'obtroyer
00:22:12un droit de péage
00:22:13et donc le monde
00:22:13est piégé
00:22:14par la République islamique
00:22:16d'Iran
00:22:17à cause de cette nouvelle stratégie
00:22:18qui est effectivement
00:22:19bien plus payante
00:22:20que le fait d'avoir
00:22:21une bombe nucléaire
00:22:22qu'on n'utilise pas.
00:22:23Une nouvelle stratégie
00:22:24tout de suite dénoncée
00:22:25par les Etats-Unis.
00:22:26L'armée américaine
00:22:27a annoncé avoir neutralisé
00:22:29deux navires iraniens
00:22:30qui tentaient de rejoindre
00:22:31le Golfe d'Omane
00:22:32en violation
00:22:33du blocus américain.
00:22:35Et que se passe-t-il
00:22:36au large de l'île de Karg
00:22:37dans le Golfe ?
00:22:38Une nappe de pétrole
00:22:39a été repérée.
00:22:40Oui,
00:22:40selon l'observatoire
00:22:41CEOBS,
00:22:42il s'agit d'une des plus vastes
00:22:44nappes de pétrole
00:22:45repérées dans le Golfe
00:22:46depuis le début
00:22:46de l'offensive israélo-américaine
00:22:48contre l'Iran
00:22:49le 28 février dernier.
00:22:51Ces images satellites,
00:22:52vous les voyez,
00:22:53elles montrent
00:22:53une immense nappe de pétrole
00:22:55de près de 50 kilomètres carrés
00:22:57au large de cette petite île de Karg
00:22:59principale terminale pétrolier
00:23:01du pays
00:23:01où transitent 90%
00:23:03de l'or noir
00:23:03de la République islamique.
00:23:05De retour en France
00:23:06avec ce drame au Havre,
00:23:08c'est une sexagénaire
00:23:09qui a été retrouvée morte
00:23:10défenestrée hier
00:23:11au pied de son immeuble.
00:23:13Un homme d'une cinquantaine
00:23:14d'années alcoolisé
00:23:15au moment des faits
00:23:16a été placé en garde à vue.
00:23:17La victime était gravement blessée
00:23:20mais elle a succombé
00:23:21à ses blessures très graves,
00:23:22indique la procureure de la République.
00:23:25Toujours selon la magistrate,
00:23:26le voisinage aurait entendu
00:23:28les bruits d'une dispute
00:23:29et des insultes.
00:23:31Il vous est sûrement déjà arrivé
00:23:33de décrocher votre téléphone
00:23:34mais qu'au bout du fil
00:23:35personne ne vous parle
00:23:36et bien vous avez sûrement
00:23:37été victime d'escrocs
00:23:39à l'arnaque silencieuse.
00:23:41Eh oui, peut-être que vous,
00:23:42même Elodie,
00:23:42vous avez répondu
00:23:43allô, peut-être y a-t-il
00:23:45quelqu'un au bout du fil
00:23:45sans aucune...
00:23:46C'est ce que je dis en général
00:23:46quand je décroche,
00:23:47je vous confirme.
00:23:48C'est ce que vous faites aussi
00:23:48quand je vous appelle.
00:23:49Mais bon, bref.
00:23:51Sachez que ces escrocs
00:23:52se servent simplement
00:23:53de ces quelques mots
00:23:54pour copier votre voix
00:23:55via l'intelligence artificielle
00:23:57et l'utiliser
00:23:57pour demander de l'argent
00:23:58à vos proches.
00:23:59Les précisions
00:24:00sur cette arnaque silencieuse
00:24:01avec Sarah Fenzari.
00:24:09Allô ?
00:24:12Allô ?
00:24:13Personne au bout du fil
00:24:14et pourtant,
00:24:15ces appels silencieux
00:24:17se multiplient partout en France.
00:24:19Un numéro inconnu,
00:24:20parfois un simple 06
00:24:22pour un piège bien réel,
00:24:24celui d'enregistrer
00:24:25votre voix
00:24:26à votre insu.
00:24:27Le fonctionnement
00:24:28de ces IA
00:24:29qui clonent une voix,
00:24:30c'est la même génération
00:24:32d'IA
00:24:32que celle qui va
00:24:33vous générer une image.
00:24:34Quelques mots suffisent
00:24:35parfois pour recréer
00:24:36une intonation
00:24:37grâce à l'intelligence artificielle.
00:24:39Pour les arnaqueurs,
00:24:40cette pratique sert
00:24:41à vérifier
00:24:42que votre numéro
00:24:43est actif.
00:24:44Une fois validé,
00:24:45il peut être revendu
00:24:46à des réseaux frauduleux.
00:24:48J'ai validé un numéro,
00:24:49il a une valeur marchande
00:24:50donc je peux le vendre
00:24:51et si je mets en place
00:24:52un système
00:24:53qui va faire
00:24:53des millions de coups de fil
00:24:55automatiques
00:24:56pour valider
00:24:56des millions de numéros
00:24:57ou moins valider
00:24:58des millions de numéros,
00:24:59je vais très concrètement
00:25:00créer de la data.
00:25:02Depuis l'arrivée
00:25:03des intelligences artificielles,
00:25:04les experts
00:25:05vous recommandent
00:25:07la prudence.
00:25:08Vous êtes méfiants
00:25:10quand vous avez
00:25:11un numéro de téléphone
00:25:12que vous ne connaissez pas.
00:25:14Que ce soit un numéro
00:25:15masqué
00:25:15ou un numéro inconnu,
00:25:17partez du principe
00:25:18que de nos jours
00:25:18on peut cloner une voix
00:25:19et on peut essayer
00:25:20de vous arnaquer.
00:25:21Parce qu'aujourd'hui,
00:25:22derrière le silence
00:25:23d'un appel,
00:25:24se cache parfois
00:25:25une fraude
00:25:26très organisée.
00:25:27Allô ?
00:25:29Voilà pour le journal.
00:25:31Merci Augustin.
00:25:32On vous retrouve à 16h
00:25:33pour un prochain point complet
00:25:34sur l'actualité.
00:25:36Toujours avec moi,
00:25:37Karim Abric,
00:25:37Raphaël Stenguil
00:25:38et Olivier Vial.
00:25:39Et on va parler
00:25:40à présent
00:25:40des déclarations
00:25:41du maire de Saint-Denis,
00:25:42Bali Bagayoko.
00:25:43Il était interrogé,
00:25:45et on lui demande
00:25:45précisément
00:25:46ce qui pourrait se passer
00:25:47si Marine Le Pen
00:25:49ou Jordan Bardella
00:25:50remportent l'Elysée
00:25:52en 2027.
00:25:53On écoute sa réponse.
00:25:56En 2027,
00:25:57si on a Jordan Bardella
00:25:58ou Marine Le Pen
00:26:00élus au souvent tour,
00:26:02qu'est-ce qui se passerait ?
00:26:03On fait un peu de prospective.
00:26:04Selon vous,
00:26:04à votre échelle de maire
00:26:05de Seine-Saint-Denis ?
00:26:06Il n'est pas possible
00:26:07si l'on dit bien
00:26:08qu'il y a celles de ceux
00:26:09qui se rangent
00:26:10du côté,
00:26:10en fin de compte,
00:26:11de valeurs
00:26:11qui sont en opposition
00:26:12aux valeurs de la République,
00:26:13ce qu'est l'extrême droite.
00:26:15Et celles de ceux
00:26:16qui sont les tenants
00:26:16en fin de la République
00:26:17et donc des valeurs fortes,
00:26:18notamment y compris
00:26:18à gauche et chez les écologistes,
00:26:20avec l'ensemble
00:26:21de la force,
00:26:22de masse qu'il y a derrière,
00:26:23moi j'ai l'intime conviction
00:26:24que la population
00:26:25est capable de se lever.
00:26:26Et cette forme
00:26:26d'insurrection populaire,
00:26:27elle ne sera possible
00:26:28que si déjà
00:26:30on redonne en fait
00:26:30du pouvoir à la base.
00:26:31– Les mots sont importants
00:26:33parce que vous appelez
00:26:33à l'insurrection populaire.
00:26:34– Bien sûr,
00:26:34l'insurrection populaire
00:26:35au sens bien sûr
00:26:36lever la population
00:26:37de manière importante
00:26:38parce que malheureusement
00:26:40toutes les réformes importantes
00:26:42dans ce pays
00:26:43se sont faites
00:26:43par une insurrection populaire.
00:26:45La prise de la bastille,
00:26:46tous ces sujets-là,
00:26:46c'est des choses
00:26:47qui sont liées
00:26:48en fait à l'histoire de France.
00:26:49Et c'est bien parce qu'à un moment donné,
00:26:51il y a une forme
00:26:53d'indignation populaire
00:26:54qui se traduit
00:26:54par l'immobilisation de masse
00:26:55et qui fait qu'à un moment donné,
00:26:57on met tout le monde
00:26:57sur le trembleur
00:26:58et c'est comme ça
00:26:58qu'on arrive à avoir des victimes.
00:26:59– Alors attention
00:27:00parce qu'on va vous reprocher
00:27:01d'appeler à l'insurrection
00:27:02M. Bagayogo.
00:27:04– Oui mais en fait,
00:27:05ce que certains diront
00:27:06c'est qu'aujourd'hui
00:27:07Bali ce n'est pas un gourou
00:27:08et que les gens
00:27:09sont à la fois conscientisés
00:27:11et qu'en fait
00:27:12ils n'ont pas besoin d'appel.
00:27:14– Raphaël Stainville,
00:27:16ce qu'on entend dans cet extrait
00:27:17c'est que donc Bali Bagayogo
00:27:18explique que l'extrême droite
00:27:20comme il la qualifie
00:27:20est en dehors du champ républicain,
00:27:23ne devrait pas gagner les élections
00:27:25qu'elles soient présidentielles
00:27:26ou législatives
00:27:26mais en revanche,
00:27:27c'est bien lui
00:27:28qui appelle à l'insurrection populaire
00:27:29pour contester un vote.
00:27:31Du coup, on a du mal à le suivre.
00:27:33– Oui mais en fait,
00:27:34il y a une logique à tout cela.
00:27:36Les propos du maire de Saint-Denis
00:27:39sont les mêmes
00:27:40que ceux de Jean-Luc Mélenchon
00:27:41lorsque dès lors
00:27:42que vous nazifiez l'adversaire,
00:27:45que vous contribuez finalement
00:27:46à rendre infréquentable
00:27:48et impossible
00:27:49toute possibilité
00:27:51de voir le Rassemblement National
00:27:52arriver au pouvoir
00:27:53parce que c'est la nouvelle figure
00:27:56du nazisme ou du fascisme.
00:27:58ils en appellent à une résistance
00:28:00et donc toute cette rhétorique
00:28:01elle est ancienne,
00:28:05il la duplique
00:28:06quel que soit l'adversaire finalement
00:28:09qui leur est opposé.
00:28:10Aujourd'hui,
00:28:11c'est le Rassemblement National
00:28:12parce qu'ils sont le plus en mesure
00:28:13de pouvoir l'emporter en 2027
00:28:15mais si d'aventure
00:28:17un autre candidat
00:28:18dans un autre parti étranger
00:28:20à celui de la France Insoumise
00:28:22devait leur contester
00:28:23la possibilité de pouvoir accéder
00:28:26eux au pouvoir,
00:28:27ils le nazifieraient de la même manière.
00:28:29Donc d'une certaine manière,
00:28:31oui, cette logique,
00:28:32elle est ancienne
00:28:33et elle prend d'autant plus de force
00:28:36que cette perspective
00:28:37devient réelle
00:28:38pour le Rassemblement National.
00:28:39Et puis c'est vrai effectivement
00:28:40Olivier Vial,
00:28:41une rhétorique ancienne,
00:28:42on se rappelle que
00:28:43Jean-Luc Mélenchon
00:28:44et la France Insoumise
00:28:45quand ils ne remportent pas
00:28:46les élections,
00:28:47ils disent qu'ils les ont
00:28:48quand même remportées.
00:28:49Quand ils ne sont pas nommés
00:28:50à Matignon,
00:28:51on se rappelle de l'épisode
00:28:52de Lucie Casté,
00:28:53ils estiment que ce n'est pas normal.
00:28:55Donc si on suit
00:28:55la France Insoumise,
00:28:57soit ils remportent les élections,
00:28:58soit il faut aller dans la rue.
00:28:59Oui, en fait,
00:29:00ce qui est extrêmement intéressant,
00:29:02c'est qu'ils essaient
00:29:03de développer ce discours,
00:29:05ce narratif,
00:29:05mais ce qui est très intéressant
00:29:07dans cet extrait,
00:29:07c'est aussi pour ça que c'est bien
00:29:09que vous le montriez,
00:29:10c'est que ça fait des années
00:29:11qu'en fait ils utilisent
00:29:12pour pouvoir imposer ce narratif,
00:29:14ils ont des instruments
00:29:16qui permettent de faire
00:29:17de la propagande,
00:29:18ce qu'on appelle sous le radar,
00:29:19c'est-à-dire des médias
00:29:20qui ne parlent qu'à leur cible.
00:29:22Et là, typiquement,
00:29:23ils parlaient sur Ouma TV.
00:29:25Ouma TV, c'est le site internet
00:29:27créé en 1999
00:29:28qui a permis l'objectif,
00:29:31c'était la ré-islamisation
00:29:33des jeunes français
00:29:35ou issus de l'immigration
00:29:36qui vivaient dans nos quartiers.
00:29:37Et donc, on voit bien
00:29:38qu'en faisant ça,
00:29:39aujourd'hui,
00:29:40ils ont une galaxie
00:29:41de sites de ceux-ci-là
00:29:42qui leur permet
00:29:43effectivement de marteler
00:29:45un discours
00:29:45qui sera un discours
00:29:46effectivement insurrectionnel
00:29:48pour que si demain
00:29:51le Rassemblement National
00:29:52gagne,
00:29:53il y aura une partie
00:29:54de la population
00:29:55qui aura été
00:29:56totalement propagandée
00:29:58par ces messages-là.
00:29:59Oui, ça va infuser,
00:30:00ce discours.
00:30:00Il va infuser,
00:30:02il infuse déjà depuis
00:30:03bien plus longtemps
00:30:03qu'un an,
00:30:04ça fait des années
00:30:05qu'ils utilisent ça.
00:30:06La seule chose,
00:30:07c'est qu'effectivement,
00:30:08aujourd'hui,
00:30:08il faut que tout le monde
00:30:09se rende compte
00:30:10qu'on a ces réseaux-là,
00:30:12que vous avez,
00:30:12ou moi d'un côté,
00:30:13mais vous avez un nombre
00:30:14de médias écologiques
00:30:16et radicaux,
00:30:16vous avez un nombre
00:30:17de médias d'extrême-gauche
00:30:19comme Contre-Attaque,
00:30:20etc.,
00:30:20qui diffusent le même
00:30:22narratif
00:30:23dans différents circuits.
00:30:24Et bien,
00:30:25en faisant ça,
00:30:26effectivement,
00:30:26ils sont en capacité
00:30:27de demain
00:30:28de créer les conditions
00:30:29d'une insurrection.
00:30:30Et il ne faut pas
00:30:30le sous-estimer
00:30:31parce que clairement,
00:30:32c'est parce qu'ils ont
00:30:33à la fois un discours
00:30:34et une stratégie de discours,
00:30:35mais surtout parce qu'ils ont
00:30:36les moyens
00:30:36de le diffuser
00:30:37de façon ciblée
00:30:38qu'il y a un réel danger.
00:30:40Et vous voyez justement
00:30:41la réaction qui s'affiche
00:30:42à l'écran de Mathieu Bloch.
00:30:43Je vous en parlais
00:30:44avant la pause.
00:30:45C'est le député UDR
00:30:46qui s'est exprimé
00:30:47sur les réseaux sociaux.
00:31:01Mathieu Bloch
00:31:02a compris une révocation
00:31:03en Conseil des ministres
00:31:04compte tenu de la gravité
00:31:05des propos tenus
00:31:06par M. Bagayoko.
00:31:07On ne peut appeler au désordre
00:31:09en étant élu de la République.
00:31:10La République doit garantir
00:31:11le respect des scrutins
00:31:13de la démocratie
00:31:13et de l'ordre public.
00:31:15Par ailleurs,
00:31:15le ministère de l'Intérieur
00:31:16a justement été interrogé
00:31:18sur ce sujet
00:31:19sans être renu vers nous
00:31:20pour l'instant.
00:31:21Mais c'est vrai que Karima,
00:31:22c'est intéressant ce qu'il dit
00:31:23parce qu'il dit
00:31:24un élu de la République
00:31:25ne doit pas tenir ce discours.
00:31:27Mais ce sont les mêmes
00:31:28qu'on voit par exemple
00:31:28à l'Assemblée.
00:31:29Ce sont des élus
00:31:30qui ont profité
00:31:31de la République
00:31:32pour être élus
00:31:33à des mairies,
00:31:34à l'Assemblée nationale
00:31:34tout en refusant
00:31:36toutes les règles
00:31:37de notre Constitution
00:31:38et toutes nos lois.
00:31:39On se dit parfois
00:31:40pourquoi ils ont envie
00:31:41d'intégrer ce système
00:31:42sinon pour le détruire
00:31:43de l'intérieur finalement.
00:31:44Il y a peut-être
00:31:45un peu de ça
00:31:46dans votre question.
00:31:48Il y a aussi peut-être
00:31:49cette idée
00:31:49que ça fait partie
00:31:51de...
00:31:51En fait,
00:31:52ils sont dans une logique
00:31:53révolutionnaire.
00:31:54Donc,
00:31:54ils veulent entrer,
00:31:56ils veulent arriver
00:31:57mais en même temps
00:31:57c'est pour tout déconstruire.
00:31:59Donc,
00:31:59ça fait partie
00:32:00de ce logiciel.
00:32:01Et vous savez,
00:32:02il y a le fond
00:32:02et la forme.
00:32:04C'est-à-dire que
00:32:04sur la forme,
00:32:06il est beaucoup plus calme,
00:32:09il va être très posé,
00:32:11mais sur le fond,
00:32:12ça rejoint l'idéologie
00:32:14de Jean-Luc Mélenchon.
00:32:16Même dans le vocabulaire,
00:32:17on parle d'insurrection.
00:32:18Souvent,
00:32:19on va entendre
00:32:19André Maassane
00:32:20qui va parler de résistance.
00:32:22Donc,
00:32:22on est dans ces codes
00:32:23quand même révolutionnaires.
00:32:24On veut en appeler
00:32:25mais on joue encore
00:32:27sur les mots
00:32:27parce qu'après,
00:32:28on peut mettre
00:32:29ce qu'on veut dedans.
00:32:29Si on se fait accuser
00:32:31de dire,
00:32:32bon,
00:32:32vous appelez
00:32:32à l'insurrection populaire,
00:32:34on va dire,
00:32:35non,
00:32:35mais je veux dire
00:32:35au sens de la prise
00:32:36de pouvoir du peuple,
00:32:38il y a toujours moyen,
00:32:39comme on dit,
00:32:40de jouer un peu
00:32:40sur les lignes
00:32:41de ce que veulent dire
00:32:43les mots.
00:32:43Donc,
00:32:44ils jouent là-dessus,
00:32:45ils le savent
00:32:45et souvent,
00:32:46je pense que
00:32:47c'est un peu ça aujourd'hui
00:32:48quand on dit
00:32:48la meilleure technique,
00:32:49c'est l'attaque.
00:32:50Mais on peut le faire
00:32:51d'une façon très posée
00:32:53et c'est ce qu'il fait
00:32:54en ce moment.
00:32:54Un dernier mot,
00:32:55Raphaël,
00:32:55avant de...
00:32:56Oui,
00:32:56en fait,
00:32:56ce qui est vraiment
00:32:58dangereux
00:32:58dans ce narratif,
00:33:00c'est que face
00:33:00à un fascisme
00:33:02totalement imaginaire,
00:33:03on a la constitution
00:33:06de milices antifascistes,
00:33:08en tout cas,
00:33:08c'est comme ça
00:33:08qu'ils se désignent,
00:33:09qui, eux,
00:33:10pour le coup,
00:33:12se constituent en milices
00:33:13et ont une idéologie
00:33:15totalement totalitaire.
00:33:16C'est précisément
00:33:17ce que disait
00:33:17le rapporteur public
00:33:18pour justifier
00:33:19la dissolution
00:33:19de la jeune garde.
00:33:20On va,
00:33:21avant la pause,
00:33:22faire un pas de côté
00:33:23en évoquant
00:33:24les comparutions immédiates
00:33:25qui ont lieu aujourd'hui
00:33:26après les violences
00:33:27en marge
00:33:27des demi-finales
00:33:29de la Ligue des champions.
00:33:30On rejoint au tribunal
00:33:32Juliette Sadat.
00:33:33Bonjour et merci
00:33:33d'être avec nous
00:33:34accompagnée de Manon Varaldo.
00:33:36Où en sommes-nous, Juliette ?
00:33:39Oui, Elodie.
00:33:40Alors,
00:33:40plusieurs personnes
00:33:41comparaissent aujourd'hui
00:33:42pour des violences
00:33:44volontaires commises
00:33:45sur les forces de l'ordre
00:33:46le soir du match
00:33:47Bayern-PSG,
00:33:49parfois avec des circonstances
00:33:50aggravantes,
00:33:51avec des faits commis
00:33:52en réunion
00:33:53ou avec des armes.
00:33:55Je voulais vous parler
00:33:56d'une affaire,
00:33:57d'une affaire
00:33:58assez grave.
00:33:59C'est un jeune
00:34:00de 19 ans,
00:34:01un individu.
00:34:01Il est suspecté
00:34:02d'avoir tiré
00:34:03plusieurs fois
00:34:04des tirs tendus
00:34:05de mortier
00:34:06au visage
00:34:07d'une policière.
00:34:09Ce jeune homme,
00:34:09il est connu
00:34:10de la justice,
00:34:11il a été plusieurs fois
00:34:12condamné par le tribunal
00:34:13pour enfants,
00:34:15pour détention
00:34:16de stupéfiants
00:34:17ou encore
00:34:18vol avec violence.
00:34:19Le ministère public
00:34:20a requis à son encontre
00:34:22un an de prison ferme
00:34:23avec mandat de dépôt.
00:34:25Je rappelle
00:34:26qu'avec la circonstance
00:34:28aggravante
00:34:28de cette arme
00:34:29par destination
00:34:31utilisée
00:34:32sur les forces
00:34:32de l'ordre,
00:34:33il en court
00:34:33jusqu'à 10 années
00:34:34de prison.
00:34:36Merci beaucoup
00:34:37Juliette.
00:34:38On suivra évidemment
00:34:38avec vous
00:34:39et avec toute l'équipe
00:34:40du service
00:34:41police-justice
00:34:42de CNews
00:34:42les suites
00:34:43parce qu'on a vu
00:34:44aussi parfois
00:34:45dans d'autres affaires
00:34:46des peines sévères
00:34:47versus celles
00:34:49qui ont été prononcées.
00:34:50On va marquer
00:34:51une pause
00:34:51dans ce 120 minutes
00:34:53info week-end
00:34:54et puis on se rendra
00:34:54au canon français.
00:34:56Vous savez,
00:34:56ces fameux banquets
00:34:57dont on parle beaucoup,
00:34:58ils ont déjà rassemblé
00:34:59plus de 100 000 convives
00:35:01au total.
00:35:02Un banquet est organisé
00:35:03en ce moment
00:35:04à Montélimar.
00:35:04On sera sur place
00:35:05avec notre équipe
00:35:07Valentin Rouillon
00:35:07et Clémence Fournival
00:35:08et puis on sera aussi
00:35:09avec Géraud Delatour.
00:35:10Il est cofondateur
00:35:12du canon français.
00:35:13On en parle
00:35:14juste après la pause.
00:35:15Restez avec nous.
00:35:19De retour
00:35:20pour la suite
00:35:21de 120 minutes
00:35:21info week-end.
00:35:22On va parler
00:35:23dans un instant
00:35:23du canon français.
00:35:25On se rendra
00:35:25justement sur place
00:35:26à Montélimar
00:35:27mais d'abord
00:35:27le reste
00:35:28de l'actualité
00:35:28avec Augustin Donadieu.
00:35:30Rebonjour Augustin.
00:35:34Les Canaries
00:35:35se préparent
00:35:35aujourd'hui
00:35:35à l'arrivée
00:35:36du bateau
00:35:36touché par
00:35:37l'antavirus.
00:35:39Mais l'OMS
00:35:40s'est voulue
00:35:40rassurante
00:35:41concernant les risques
00:35:42de contamination,
00:35:43de propagation.
00:35:44Rappelons que
00:35:44trois passagers
00:35:45en sont morts
00:35:46de coin
00:35:46qui étaient les locaux.
00:35:47le directeur
00:35:48de l'OMS
00:35:48Tedros Adhanom
00:35:50Ghebreyesus
00:35:51va superviser
00:35:52personnellement
00:35:53l'évacuation
00:35:53du navire.
00:35:54Il est arrivé
00:35:55sur place
00:35:55et il s'entretient
00:35:56avec Pedro Sanchez
00:35:58à Madrid.
00:36:00Vladimir Poutine
00:36:01a reçu au Kremlin
00:36:02le premier ministre
00:36:03slovaque.
00:36:04Robert Fico
00:36:04le seul dirigeant
00:36:05européen
00:36:05à être venu
00:36:06assister aux commémorations
00:36:07du 9 mai
00:36:08à Moscou.
00:36:09Cette venue
00:36:09n'est pas anodine.
00:36:10Robert Fico
00:36:10est isolé
00:36:11sur la scène
00:36:12européenne
00:36:12en raison
00:36:13de ses positions
00:36:13pro-russes
00:36:14et il entend
00:36:15surtout continuer
00:36:15à s'approvisionner
00:36:16en pétrole russe.
00:36:18Vladimir Poutine
00:36:19semble avoir
00:36:19compris le message.
00:36:20Il a affirmé
00:36:21qu'il fera
00:36:22tout son possible
00:36:22pour répondre
00:36:23aux besoins énergétiques
00:36:24de la Slovaquie.
00:36:26Et la Hongrie
00:36:26a un nouveau
00:36:28premier ministre.
00:36:29Peter Magyar
00:36:30a été investi
00:36:31un peu moins
00:36:32d'un mois
00:36:32après sa victoire
00:36:33écrasante
00:36:34contre Viktor Orban.
00:36:35Une fois ses réjouissances
00:36:36passées,
00:36:37l'attente de la population
00:36:38est immense.
00:36:39Le nouveau premier ministre
00:36:40a promis
00:36:40un changement de régime
00:36:41pour mettre fin
00:36:42à la corruption
00:36:43et aux atteintes
00:36:44aux libertés
00:36:44qui ont marqué
00:36:45les saisons
00:36:45du règne urbain.
00:36:46Le président
00:36:47du Conseil européen
00:36:48Antonio Costa
00:36:48a salué samedi,
00:36:49je cite,
00:36:50un nouveau chapitre
00:36:51dans l'histoire
00:36:52de la Hongrie.
00:36:54Merci beaucoup
00:36:55Augustin Donadieu.
00:36:56Merci de nous avoir
00:36:57informés
00:36:58pendant tout ce
00:36:58120 minutes
00:36:59info week-end.
00:37:01On va parler
00:37:01à présent
00:37:02de ces fameux
00:37:03banquets du canon français.
00:37:04Ils ont déjà
00:37:05rassemblés
00:37:05plus de 100 000 convives
00:37:07un peu partout
00:37:08en France.
00:37:09On va se rendre
00:37:09sur place
00:37:10dans un instant.
00:37:11On sera notamment
00:37:11avec le cofondateur
00:37:13de cet événement
00:37:14mais d'abord
00:37:14à quoi servent
00:37:15ces banquets ?
00:37:16Comment sont-ils
00:37:17organisés ?
00:37:18Quels sont leurs buts ?
00:37:19Les détails
00:37:20avec Anaïs Bauchet.
00:37:23Musique,
00:37:24danse,
00:37:25vin rouge,
00:37:26cochon à la broche.
00:37:27Ce banquet
00:37:27du canon français
00:37:28organisé hier soir
00:37:29à Montélimar
00:37:30rassemble pour la soirée
00:37:31près de 1000 convives.
00:37:32Toutes générations confondues.
00:37:34On est des bons vivants
00:37:35et nous on aime
00:37:36la bonne nourriture
00:37:38et on aime faire
00:37:38la fête surtout.
00:37:39On est là pour manger,
00:37:40pour s'amuser,
00:37:41pour chanter,
00:37:41pour danser,
00:37:42pour faire des liens
00:37:43et puis voilà.
00:37:43Il y a toutes les générations
00:37:44qui sont là,
00:37:45on est là pour s'amuser,
00:37:45pour passer du bon temps.
00:37:47Voilà, on s'amuse,
00:37:48on s'éclate.
00:37:49Nous festoyons
00:37:50ce soir !
00:37:53Le béret fait partie
00:37:54intégrante du décor
00:37:55tout comme le drapeau français
00:37:56ainsi que la viande
00:37:57présente sur toutes les tables.
00:37:59L'objectif des banquets
00:38:00du canon français
00:38:01valorisait le terroir
00:38:02et le patrimoine du pays.
00:38:03Pourtant,
00:38:04ils sont accusés
00:38:05de véhiculer des idées racistes
00:38:06derrière une vitrine patriotique,
00:38:07une accusation réfutée
00:38:09par les organisateurs.
00:38:10On est apolitique justement,
00:38:12on considère que c'est important
00:38:14que le fromage,
00:38:16la charcuterie,
00:38:17la convivialité
00:38:17ne soient pas des sujets clivants
00:38:18et surtout politiques.
00:38:20C'est vrai que les personnes
00:38:21qui nous attaquent
00:38:22essayent de nous imposer
00:38:23leur débat idéologique
00:38:25et politique
00:38:26et on trouve ça extrêmement délétère
00:38:28pour tout le monde.
00:38:29Malgré les voix
00:38:30qui s'élèvent
00:38:30pour faire cesser
00:38:31ces rassemblements,
00:38:32organisateurs
00:38:33et participants tiennent bon.
00:38:34Une centaine de banquets
00:38:35du canon français
00:38:36ont déjà été organisés
00:38:37dans de nombreuses régions
00:38:38de France
00:38:38et à chaque fois,
00:38:39ils affichent complet.
00:38:44Et on se rend sur place
00:38:45à retrouver Valentin Rouillon
00:38:46et Clémence Fournival.
00:38:47Bonjour et merci
00:38:48à tous les deux
00:38:49d'être avec nous.
00:38:50Valentin,
00:38:51vous suivez ce banquet
00:38:52depuis hier.
00:38:53Quelle est l'ambiance sur place ?
00:38:54Je vous ai vu tout à l'heure
00:38:55entouré dans une ambiance
00:38:57pour le moins conviviale.
00:39:01Oui absolument Elodie.
00:39:02Alors pour tout vous dire,
00:39:03on s'est mis un petit peu
00:39:04à l'écart.
00:39:04On s'est caché en coulisse
00:39:05avec Clémence Fournival
00:39:06pour éviter de se retrouver
00:39:08un petit peu projeté en l'air.
00:39:09Mais en tout cas,
00:39:09ce qu'on peut vous dire
00:39:10c'est que par rapport
00:39:11à hier soir,
00:39:11l'ambiance elle est vraiment
00:39:13toujours là.
00:39:14Regardez tout ce monde
00:39:15qui vous salue.
00:39:17Elodie, regardez,
00:39:18950 personnes
00:39:19qui sont présentes
00:39:20pour danser,
00:39:21s'amuser.
00:39:22Parce que c'est ça
00:39:23ce qui est recherché
00:39:24ici au Banquet.
00:39:25Je vous disais,
00:39:26950 personnes
00:39:27qui ont pu manger
00:39:28pour 80 euros
00:39:30une barre de cochon
00:39:32sur l'entrée
00:39:32de la charcuterie,
00:39:33du fromage,
00:39:34enfin des produits
00:39:35du terroir
00:39:35parce que c'est ça
00:39:36qui est important.
00:39:36C'est ce que viennent
00:39:38rechercher les gens ici.
00:39:39Alors vous avez bien sûr
00:39:40entendu parler
00:39:41de cette polémique
00:39:42où ce qu'on peut vous dire
00:39:43ici c'est qu'on ne ressent
00:39:44pas du tout
00:39:44de débordements,
00:39:46pas de problèmes.
00:39:47Souvent des débordements
00:39:48d'ailleurs qui peuvent
00:39:49être liés à l'alcool
00:39:49et d'ailleurs les organisateurs
00:39:50depuis le début
00:39:51de leurs événements
00:39:53créés il y a 5 ans
00:39:55et bien ils militent
00:39:56la consommation d'alcool
00:39:57pour justement
00:39:58éviter tous les débordements
00:39:59et profiter
00:40:00comme vous le voyez
00:40:00derrière moi au maximum.
00:40:02Merci beaucoup
00:40:03Valentin Rouillon.
00:40:04Je vois que vous êtes
00:40:05sur la scène.
00:40:05Je connais votre passion
00:40:06pour la chanson.
00:40:07Si vous venez l'idée
00:40:08de pousser la chansonnette
00:40:09évidemment,
00:40:10on reviendra vers vous.
00:40:11Merci Valentin.
00:40:12Merci à Clémence Fournival
00:40:13et on vous retrouve
00:40:13dans un instant
00:40:14avec le co-organisateur
00:40:16de l'événement
00:40:16Géraud de la Tour.
00:40:18Olivier, vous-même
00:40:19vous avez déjà participé
00:40:20à ce type d'événement
00:40:22et justement
00:40:22on voulait vraiment montrer
00:40:23comment ça se passe,
00:40:25qui sont les personnes
00:40:25qui vont
00:40:26parce qu'on le verra
00:40:27dans un instant
00:40:27il y a tout un tas
00:40:28de contre-vérités,
00:40:30de polémiques
00:40:31qui sortent
00:40:31alors qu'en fait
00:40:32on voit des gens
00:40:33plutôt jeunes
00:40:34mais non plus
00:40:35extrêmement jeunes
00:40:35qui ont envie de profiter.
00:40:36Il y a effectivement
00:40:37tous les âges
00:40:39mais effectivement
00:40:40on a
00:40:40moi la première fois
00:40:41que j'ai participé
00:40:42à ce genre de banquets
00:40:44c'est vrai qu'on était surpris
00:40:45de voir autant de jeunes
00:40:46et l'esprit
00:40:47en fait
00:40:47c'est un esprit
00:40:49troisième mi-temps
00:40:50en fait
00:40:51c'est vraiment
00:40:51ce qu'on retrouve
00:40:52c'est un peu
00:40:52la France du rugby
00:40:54notamment quand c'est en province
00:40:55on retrouve un petit peu
00:40:56l'esprit
00:40:57effectivement
00:40:58de ces fins de soirée
00:41:00toujours avec
00:41:00beaucoup
00:41:02de variétés françaises
00:41:03c'est un peu
00:41:04les banquets d'Astérix
00:41:05avec une différence
00:41:06c'est que le barde
00:41:07il chante juste
00:41:07et il n'est pas pénible
00:41:09à écouter
00:41:09et il n'est pas pénible
00:41:10à écouter
00:41:10c'est même très simple
00:41:11et après effectivement
00:41:13ce qui est super intéressant
00:41:14dans le canon français
00:41:15c'est qu'ils font l'effort
00:41:16à la fois
00:41:17d'aller chercher
00:41:18des producteurs locaux
00:41:20donc selon l'endroit
00:41:21où ils sont
00:41:21ce n'est pas toujours
00:41:22leur même prestataire
00:41:23ils vont chercher
00:41:24des producteurs locaux
00:41:25notamment pour la charcuterie
00:41:26le fromage
00:41:26etc
00:41:27ils vont aussi chercher
00:41:28très souvent
00:41:29des employés
00:41:30qui sont des employés locaux
00:41:31parce que pour un très
00:41:33grand cabaret
00:41:34un très grand banquet
00:41:35comme ça
00:41:35avec autant
00:41:37une rapidité de service
00:41:38ils ont besoin
00:41:39de beaucoup de serveurs
00:41:40et donc tout ça
00:41:41ils le font
00:41:41avec à la fois
00:41:42des produits locaux
00:41:44du personnel local
00:41:45et ça donne finalement
00:41:47un vrai coup de dynamisme
00:41:49temporaire
00:41:50ça dure le temps
00:41:51d'un week-end
00:41:51mais ça ramène
00:41:52beaucoup de monde
00:41:52dans ces villes-là
00:41:53puisqu'il y a aussi
00:41:54et ça c'est peut-être
00:41:55le truc le plus surprenant
00:41:57il y a des personnes
00:41:58dans ces banquets
00:42:00qui font presque
00:42:01ils ne les font pas tous
00:42:02mais qui tournent en France
00:42:03pour vivre
00:42:04cette expérience-là
00:42:05qui est effectivement
00:42:06une expérience de communion
00:42:07autour effectivement
00:42:08de la gastronomie
00:42:10mais surtout
00:42:10autour de la convivialité
00:42:12parce que
00:42:12c'est encore plus
00:42:14un moment convivial
00:42:15qu'un moment vraiment gastronomique
00:42:16c'est vraiment l'ambiance
00:42:17je pense qui est
00:42:19la première chose
00:42:20que les gens recherchent
00:42:21c'est l'ambiance
00:42:21où on est tous ensemble
00:42:22où on partage
00:42:23et où on fait la fête
00:42:23Raphaël, chercher cette ambiance
00:42:25de convivialité
00:42:26ça n'est pas forcément étonnant
00:42:27on se rappelle
00:42:28quand on vient notamment
00:42:29un peu partout en région
00:42:30il y avait les fêtes de villages
00:42:31qui parfois se perdent un peu
00:42:33et peut-être que ces jeunes
00:42:34ils veulent retrouver
00:42:34ce qu'ont vécu
00:42:35leurs parents
00:42:36l'occasion de se retrouver
00:42:37un déjeuner
00:42:38un dîner
00:42:38un peu de musique
00:42:39française
00:42:40des bons produits
00:42:41ce sont aussi des choses
00:42:42qui peuvent manquer
00:42:43et c'est des traditions
00:42:44qui doivent perdurer
00:42:44vous avez raison
00:42:46mais c'est d'autant plus vrai
00:42:47qu'on vit dans une période
00:42:50extrêmement individualiste
00:42:51où entre nos écrans
00:42:54les occasions de se retrouver
00:42:57en communauté
00:42:58ensemble
00:42:58en famille
00:42:59ou au sens élargi
00:43:01sont de plus en plus rares
00:43:02et tout est fait presque
00:43:03dans notre société
00:43:04pour empêcher
00:43:05cette convivialité
00:43:07et que ces liens
00:43:08perdurent
00:43:09donc c'est pour ça
00:43:10je pense
00:43:11l'une des explications
00:43:12qui participe
00:43:14du succès
00:43:15du canon français
00:43:16ce besoin
00:43:17de se retrouver
00:43:18ce besoin
00:43:18de partager
00:43:19ce besoin
00:43:20de faire vivre
00:43:21une identité
00:43:22et un patrimoine
00:43:22qui est cher
00:43:23pour beaucoup
00:43:24et qui malheureusement
00:43:27périclite
00:43:27sous les assauts
00:43:29d'une sorte
00:43:30d'une uniformisation
00:43:31souvent américaine
00:43:33d'ailleurs
00:43:34et donc voilà
00:43:35c'est une sorte
00:43:35de fierté
00:43:37fierté retrouvée
00:43:38que de pouvoir
00:43:39vivre ce genre d'événement
00:43:40et justement
00:43:41cette fierté retrouvée
00:43:42on va en parler
00:43:42avec Géraud Delatour
00:43:43bonjour et merci
00:43:44d'être avec nous
00:43:45vous êtes le cofondateur
00:43:46justement
00:43:47du canon français
00:43:49on le disait
00:43:49avec mes invités
00:43:50à l'instant
00:43:51on imagine
00:43:52que les personnes
00:43:52qui viennent
00:43:53à ce genre d'événement
00:43:54ont envie de retrouver
00:43:55aussi un peu
00:43:55le sens des traditions
00:43:57les terroirs
00:43:58un moment de convivialité
00:43:59des chansons
00:44:00qu'on aime tous
00:44:01et qu'on connait tous
00:44:01par coeur
00:44:02c'est ça aussi
00:44:02que vous avez envie
00:44:03de faire perdurer
00:44:04avec ces déjeuners
00:44:05ces dîners
00:44:09l'idée c'est surtout
00:44:10en fait
00:44:11voilà
00:44:11de en effet
00:44:12proposer des moments
00:44:13de convivialité
00:44:14à toutes les personnes
00:44:15qui viennent
00:44:15il y a des plus jeunes
00:44:17des plus âgés
00:44:18donc c'est intergénérationnel
00:44:20et c'est vrai
00:44:20que dans une époque
00:44:22très digitalisée
00:44:23avec beaucoup de tensions
00:44:24ça fait du bien
00:44:25d'avoir ces moments
00:44:26on oublie un peu
00:44:27les soucis
00:44:27on vient faire la fête
00:44:28on mange de bons produits
00:44:29et on chante
00:44:30des chansons
00:44:31que tout le monde
00:44:31peut chanter
00:44:32dans la bonne humeur
00:44:33et dans la joie
00:44:34vous voyez une vidéo
00:44:35que vous aviez publiée
00:44:37cette semaine
00:44:37avec justement
00:44:38votre associé
00:44:39vous répondiez
00:44:40aux polémiques
00:44:40parce que malheureusement
00:44:41aujourd'hui en 2026
00:44:43quand il y a des gens
00:44:44qui ont envie de profiter
00:44:45de manger des bons produits
00:44:46et bien
00:44:47cela fait aussi polémique
00:44:48on imagine que ces polémiques
00:44:50vous agacent
00:44:50d'autant plus
00:44:51qu'elles sont très loin
00:44:52en réalité
00:44:52de ce qu'on voit sur place
00:44:54et de ce qu'a vu
00:44:54notre équipe
00:44:55qui vous suit depuis hier
00:45:00oui évidemment
00:45:01on déplore énormément
00:45:02cette campagne
00:45:04de harcèlement
00:45:04et de diffamation
00:45:05qu'on subit maintenant
00:45:06depuis plusieurs mois
00:45:07qui est à l'initiative
00:45:09notamment de députés
00:45:11de la France Insoumise
00:45:12et relayée par aussi
00:45:14certains journalistes
00:45:15et on déplore évidemment
00:45:17parce que ce sont
00:45:18des simples fêtes
00:45:18il y a suffisamment
00:45:19de tensions
00:45:20à notre époque
00:45:21pour en rajouter
00:45:21sur des fêtes
00:45:22et surtout
00:45:23beaucoup de mensonges
00:45:24il y a toutes ces personnes
00:45:26qui sont là par exemple
00:45:26derrière moi
00:45:27en train de faire la fête
00:45:28se retrouvent
00:45:29traînées dans la boue
00:45:30dans la presse
00:45:31par des députés
00:45:32qui viennent leur expliquer
00:45:34enfin qui viennent imposer
00:45:35en fait
00:45:36leur combat politique
00:45:37qui nous nous intéresse
00:45:38absolument pas
00:45:39peu importe
00:45:40les bords politiques
00:45:41de chacun
00:45:41ici on est là
00:45:42pour faire la fête
00:45:42célébrer le terroir
00:45:43et s'amuser
00:45:44donc évidemment
00:45:45on le déplore
00:45:46d'autant plus
00:45:46que maintenant
00:45:47ça commence à avoir
00:45:48des conséquences
00:45:48qui sont extrêmement délétères
00:45:50pour tout le monde
00:45:51parce que
00:45:52ceux qui nous attaquent
00:45:53s'en prennent à nos fournisseurs
00:45:55ils s'en prennent
00:45:55à nos artistes
00:45:57ils s'en prennent
00:45:57à nos salariés
00:45:58et donc ça installe
00:45:59un climat de violence
00:46:01extrêmement grave
00:46:02extrêmement dangereux
00:46:03donc évidemment
00:46:04on le déplore
00:46:05et maintenant
00:46:05ce qu'on appelle
00:46:06au calme
00:46:06il faut arrêter
00:46:07d'hystériser le débat
00:46:09de vouloir
00:46:09toujours politiser
00:46:11absolument
00:46:12les banquets
00:46:13des événements
00:46:14nos banquets
00:46:15le canon français
00:46:16justement
00:46:17vous le disiez
00:46:18aussi
00:46:19beaucoup de polémiques
00:46:20et puis qui sont
00:46:21très loin
00:46:21de ce que vous vivez
00:46:22parce que par exemple
00:46:23ce qu'on souligne
00:46:24à chaque fois
00:46:24c'est que
00:46:25vos banquets
00:46:25ramènent énormément
00:46:26de personnes
00:46:27mais qu'il n'y a jamais
00:46:28eu le moindre trouble
00:46:29en marge
00:46:30de ces banquets
00:46:30que quand les gens
00:46:32s'en vont
00:46:32il n'y a pas
00:46:33de casse
00:46:34comme on le voit
00:46:35parfois
00:46:35et on imagine
00:46:36aussi peut-être
00:46:37que ce succès
00:46:38que votre succès
00:46:39en énerve certains
00:46:40parce que les polémiques
00:46:41elles n'ont pas lieu d'être
00:46:42il y a peut-être
00:46:42un peu de jalousie
00:46:43aussi derrière tout ça
00:46:47peut-être
00:46:48honnêtement
00:46:49nous ça ne nous intéresse
00:46:49pas de savoir
00:46:51les pourquoi
00:46:51du comment
00:46:52nous ce qu'on veut
00:46:53c'est simplement
00:46:54qu'on nous laisse travailler
00:46:55qu'on laisse les gens
00:46:55faire la fête
00:46:56c'est vrai que le traitement
00:46:58qu'on subit
00:46:59est révoltant d'injustice
00:47:01parce que là
00:47:02encore récemment
00:47:02nous avons
00:47:03le service public
00:47:04avec France Inter
00:47:05qui a fait une enquête
00:47:06pour stigmatiser
00:47:08en fait
00:47:08l'ensemble
00:47:09de nos événements
00:47:10en essayant
00:47:11d'aller faire
00:47:11les poubelles
00:47:12de nos événements
00:47:13pour aller trouver
00:47:14le potentiel
00:47:15individu problématique
00:47:16parmi des milliers
00:47:17de personnes
00:47:17et comme vous venez
00:47:18de le dire
00:47:19ça fait 5 ans
00:47:19qu'on fait des événements
00:47:20partout en France
00:47:22on a réuni plus de 100 000
00:47:23personnes dans nos événements
00:47:24et il n'y a eu
00:47:24aucun incident notable
00:47:27aucune plainte
00:47:28ou quoi que ce soit
00:47:28donc voilà
00:47:30c'est encore une fois
00:47:30c'est une campagne
00:47:31de harcèlement
00:47:32extrêmement injuste
00:47:33et qu'on déplore
00:47:35évidemment
00:47:35parce que
00:47:36le canon français
00:47:36c'est une belle histoire
00:47:38humaine
00:47:39déjà pour tous les gens
00:47:40qui viennent faire la fête
00:47:40qui viennent se retrouver
00:47:41on a des anecdotes
00:47:43de réconciliation
00:47:43des rencontres
00:47:45des couples
00:47:45qui se sont formés
00:47:47et beaucoup de gens
00:47:48surtout qui travaillent
00:47:49qui ont grandi avec nous
00:47:50parce que
00:47:50évidemment
00:47:51aujourd'hui
00:47:51on rassemble énormément
00:47:52de monde
00:47:53mais on a commencé petit
00:47:54et tous les gens
00:47:55qui nous accompagnent
00:47:56depuis le début
00:47:57ont grandi aussi avec nous
00:47:59donc c'est extrêmement vertueux
00:48:00et on trouve ça dommage
00:48:02par pure idéologie
00:48:04politique
00:48:06et même haineuse
00:48:07venir en fait
00:48:08cacher tout ça
00:48:09pour vouloir
00:48:10encore une fois
00:48:11imposer
00:48:12ces combats politiques
00:48:13qui ne nous intéressent pas
00:48:14à nos événements
00:48:16Vous le disiez justement
00:48:17vous avez commencé petit
00:48:18aujourd'hui
00:48:19ces événements
00:48:20cartonnent
00:48:21vous êtes complet déjà
00:48:21sur un certain nombre
00:48:23de dates
00:48:23est-ce que c'est plus compliqué
00:48:24aujourd'hui
00:48:25vous me disiez tout à l'heure
00:48:26que certains essayent
00:48:27de s'en prendre
00:48:28à vos salariés
00:48:28à vos fournisseurs
00:48:29est-ce que c'est plus compliqué
00:48:30aujourd'hui pour vous
00:48:31de manière très concrète
00:48:32et pratique
00:48:33d'organiser ces événements ?
00:48:38Alors on a un énorme soutien populaire
00:48:41beaucoup de gens nous soutiennent
00:48:43en fait ça fait 5 ans qu'on travaille
00:48:45donc les gens nous connaissent
00:48:47les gens notamment
00:48:47du milieu événementiel
00:48:49dans lequel on travaille
00:48:50donc les parcs expo
00:48:52les différentes villes
00:48:53on a déjà fait des événements
00:48:54donc heureusement
00:48:55on va dire que le monde réel
00:48:57sait qui on est
00:48:58connaît la tenue de nos événements
00:48:59et c'est vrai que maintenant
00:49:01avec ces pressions
00:49:02que reçoivent certains fournisseurs
00:49:04qui ne plient pas
00:49:05pour l'instant
00:49:06et c'est vrai que c'est
00:49:07des conditions de travail
00:49:08qui ne sont pas agréables
00:49:09rien que même pour nos salariés
00:49:10qui reçoivent
00:49:11des mails d'insultes
00:49:12alors qu'on a des salariés
00:49:13de plein de sensibilités
00:49:15politiques différentes
00:49:16et qui se retrouvent
00:49:17voilà traités de nazis
00:49:18tout simplement
00:49:19de fachos
00:49:20de nazis
00:49:20donc on va dire
00:49:22que c'est une ambiance de travail
00:49:23un peu compliquée
00:49:24mais pour le moment
00:49:25heureusement
00:49:25on n'a aucune difficulté
00:49:27à continuer à faire nos événements
00:49:28et de plus en plus
00:49:29de monde
00:49:30viennent faire la fête
00:49:31avec nous
00:49:31et bien merci beaucoup
00:49:33en tout cas
00:49:33Géraud de Latour
00:49:34je rappelle que vous êtes
00:49:35le cofondateur
00:49:36de ces canons français
00:49:37de ces événements
00:49:38qui cartonnent
00:49:39un peu partout en France
00:49:40merci d'avoir pris
00:49:41le temps de répondre
00:49:42à nos questions
00:49:43c'est vrai que Karima
00:49:44malheureusement
00:49:45on voit donc des personnes
00:49:46qui ont envie de manger
00:49:48de la charcuterie
00:49:49du fromage
00:49:50des mères relativement français
00:49:51certes
00:49:52il y a des drapeaux français aussi
00:49:53il y a de la chanson française
00:49:54c'est sans doute
00:49:55quelque part
00:49:56un patriotisme
00:49:57et pour une partie
00:49:57de la France insoumise
00:49:58on va le voir dans un instant
00:49:59ce patriotisme
00:50:01cette envie de vanter nos racines
00:50:02en fait c'est devenu
00:50:03du racisme
00:50:04presque du fascisme
00:50:05pour certains
00:50:06oui et c'est
00:50:07en fait j'allais dire
00:50:08le mal est déjà fait
00:50:08parce que même si
00:50:10ces événements existent
00:50:12continuent d'exister
00:50:13il y a quand même
00:50:14cette idée
00:50:14pour les opposants
00:50:16du canon français
00:50:18c'est de dire
00:50:18on va marteler
00:50:20en mettant la pression
00:50:21ça va mettre tout de suite
00:50:22cette image
00:50:22ce saut finalement
00:50:23de lieux un peu
00:50:25infréquentables
00:50:26vous savez
00:50:27suspects
00:50:27un peu nauséabonds
00:50:29donc de créer
00:50:31artificiellement en fait
00:50:32cette aura
00:50:33une ambiance
00:50:34cette aura en fait
00:50:35de dire
00:50:36vous vous rendez
00:50:36à ces événements
00:50:37vous savez quoi
00:50:38ça sera louche
00:50:39et peut-être
00:50:40qu'il va y avoir
00:50:41des répercussions
00:50:42sur vous
00:50:42donc c'est de créer
00:50:43cette pression aussi
00:50:44pour mettre le saut
00:50:46finalement
00:50:46d'infréquentabilité
00:50:47des personnes
00:50:48qui décideront
00:50:49de se rendre là-bas
00:50:49et de criminaliser
00:50:51quelque part
00:50:51symboliquement
00:50:52le fait de vouloir
00:50:53tout simplement
00:50:54célébrer
00:50:54le côté effectivement
00:50:56peut-être
00:50:56cet aspect un peu
00:50:57patriotique
00:50:58le patrimoine français
00:50:59le terroir
00:51:00la chanson française
00:51:01comme si tout ça
00:51:02appartenait à cette idée
00:51:04d'une France
00:51:04qui serait rance
00:51:06donc le mal
00:51:07comme je vous dis
00:51:07est déjà fait quelque part
00:51:09tant mieux
00:51:09si ça continue
00:51:10parce que
00:51:11que ces événements
00:51:12continuent
00:51:13parce qu'au fond
00:51:14on voit que c'est
00:51:15une manipulation
00:51:16c'est un discours
00:51:17et il faut aussi
00:51:18résister à ça
00:51:19dans le bon sens
00:51:20du terme justement
00:51:20et de dire non
00:51:22on va pas se laisser
00:51:23avoir par ces espèces
00:51:24de déformations
00:51:25de ces symboles
00:51:27et tant mieux
00:51:27si les gens
00:51:28continuent d'y aller
00:51:28et peut-être
00:51:29je remarque au passage
00:51:30deux poids deux mesures
00:51:31on entendait
00:51:32certains élus politiques
00:51:34très très à gauche
00:51:35parler des free party
00:51:36pour les organisateurs
00:51:38qui ne respectent pas
00:51:38les lois
00:51:39on est dans l'illégalité
00:51:40on va saccager
00:51:41les territoires
00:51:42et bien ça
00:51:43c'est la jeunesse
00:51:43qui veut faire la fête
00:51:44quand vous voulez aller
00:51:45au canon français
00:51:46et bien là
00:51:46ce serait la France-France
00:51:47donc à un moment donné
00:51:48le deux poids deux mesures
00:51:49ça va aller
00:51:50et on va continuer justement
00:51:51sur ce deux poids deux mesures
00:51:52mais je dirais qu'on regarde
00:51:53un certain nombre de propos
00:51:54qui ont été tenus
00:51:55sur le canon français
00:51:56je rappelle un événement
00:51:57vous mangez du fromage
00:51:59de la charcuterie
00:52:00en buvant du vin
00:52:01avec modération
00:52:02évidemment
00:52:02et en écoutant
00:52:03de la musique
00:52:04et bien pour certains
00:52:05c'est surtout l'occasion
00:52:06de mettre en avant
00:52:07des idées racistes
00:52:08de l'extrême droite
00:52:09comme ils l'appellent
00:52:10on regarde les précisions
00:52:10de Kylian Salé
00:52:14les banquets du canon français
00:52:16dans le viseur
00:52:17d'une partie de la gauche
00:52:18et de l'extrême gauche
00:52:19comme Emma Fourreau
00:52:21eurodéputée
00:52:21de la France Insoumise
00:52:22pour qui ces rassemblements
00:52:24sont au service
00:52:25d'une idéologie nationaliste
00:52:26elle dénonce
00:52:27des moments festifs
00:52:28sur fond de propagande
00:52:29à Caen
00:52:30c'est 4000 personnes
00:52:31qui sont attendues
00:52:32avec un repas facturé
00:52:3380 euros par personne
00:52:34donc pour le côté populaire
00:52:35on repassera
00:52:36et avec la même recette
00:52:37s'approprier les traditions
00:52:39culinaires françaises
00:52:40fantasmer une identité
00:52:42populaire et campagnarde
00:52:43à milieu
00:52:44des réalités
00:52:45des classes populaires
00:52:45et du monde rural
00:52:46le tout au service
00:52:47d'un projet nationaliste
00:52:48masculiniste et raciste
00:52:50des célébrations
00:52:51de la convivialité
00:52:52et du terroir
00:52:53également dénoncées
00:52:54par le député insoumis
00:52:55Thomas Porte
00:52:56qui pointe du doigt
00:52:57quelques débordements
00:52:58d'une minorité
00:52:58le canon français
00:53:00outil de promotion
00:53:02des idées d'extrême droite
00:53:03financée par le milliardaire
00:53:05intégriste Stérin
00:53:06doit être définitivement fermé
00:53:08ce ne sont pas des banquets
00:53:10mais des rassemblements
00:53:11où des militants
00:53:12d'extrême droite
00:53:12viennent exprimer
00:53:13leur haine raciste
00:53:14appelant à commettre
00:53:16des meurtres
00:53:16le canon français
00:53:17est une cible de la gauche
00:53:19tout comme son actionnaire
00:53:20le milliardaire
00:53:21Pierre-Edouard Stérin
00:53:22à chaque nouvel événement
00:53:23les organisateurs
00:53:24font face à des demandes
00:53:25d'interdiction
00:53:26certains maires de gauche
00:53:27ont déjà interdit
00:53:28ces banquets dans leur ville
00:53:29c'est notamment le cas
00:53:30à Quimper
00:53:31en Bretagne
00:53:34je dois dire Olivier
00:53:35qu'il y a tellement de pépites
00:53:37dans ce sujet
00:53:37que je ne sais pas où
00:53:38commencer
00:53:39donc manger du fromage
00:53:40aujourd'hui
00:53:40ce serait masculiniste
00:53:43raciste
00:53:43on s'approprie
00:53:44les traditions
00:53:45on fantasme une réalité
00:53:46et ça va même
00:53:48visiblement
00:53:48jusqu'à des accusations
00:53:49de meurtre
00:53:50vous me direz
00:53:51plus c'est gros
00:53:51plus ça passe
00:53:52mais malheureusement
00:53:53en fait
00:53:55ce qu'on voit aujourd'hui
00:53:56avec le canon français
00:53:57c'est le moment
00:53:58de la révélation
00:53:58mais en fait
00:53:59c'est un courant
00:53:59qui existe en France
00:54:01déjà depuis longtemps
00:54:02il y a une dizaine d'années
00:54:04est apparue
00:54:04par exemple
00:54:05dans l'université
00:54:06la dénonciation
00:54:07de ce qu'on a appelé
00:54:08le gastronationalisme
00:54:09qui consistait justement
00:54:10à lutter
00:54:11contre le fait
00:54:12de vouloir
00:54:14sanctifier certaines recettes
00:54:15remettre en avant
00:54:16certains produits
00:54:17du territoire
00:54:19ça s'est développé
00:54:20maintenant depuis
00:54:20quelques
00:54:21depuis une vingtaine d'années
00:54:22on a un nouveau concept
00:54:23qui est venu
00:54:23et qui se radicalise
00:54:24qu'ils appellent
00:54:25le terroirisme
00:54:26ça donne bien
00:54:28quand même
00:54:28le niveau
00:54:29c'est le terrorisme
00:54:30du terroir
00:54:30c'est le terrorisme
00:54:31du terroir
00:54:31c'est effectivement
00:54:32d'utiliser le terroir
00:54:34comme un moyen
00:54:34terroriste
00:54:35pour imposer
00:54:36une idéologie
00:54:37et pour imposer
00:54:38finalement
00:54:38une identité
00:54:39et donc ça
00:54:40effectivement
00:54:40on voit la capacité
00:54:42qu'a cette gauche là
00:54:43à tout conceptualiser
00:54:44pour tout vouloir politiser
00:54:46ils ont du temps
00:54:46ces gens là
00:54:47on se rappelle
00:54:47qu'effectivement
00:54:48il y a quelques années
00:54:49c'était
00:54:51pas encore les filles
00:54:52mais c'était
00:54:52Sandrine Rousseau
00:54:53qui à l'époque
00:54:54n'attaquait pas
00:54:54le canon français
00:54:55mais les gueuletons
00:54:56parce qu'ils étaient accusés
00:54:57de faire des barbecues
00:54:58et que le barbecue
00:54:59était à la fois
00:55:00un outil masculiniste
00:55:02et qui était
00:55:03le symbole
00:55:04de ce qu'ils appellent
00:55:04le carnisme
00:55:05le carnisme
00:55:05c'est là encore
00:55:07le terrorisme par la viande
00:55:08c'est la lutte
00:55:10c'est le patriarcat
00:55:12de la viande
00:55:12c'est la combinaison
00:55:13entre les thèses
00:55:14féministes
00:55:15et les thèses
00:55:16sur la nourriture
00:55:17donc on voit
00:55:17effectivement
00:55:18et c'est ce que disait
00:55:19la personne du canon français
00:55:20est tout à fait
00:55:21juste
00:55:21c'est qu'à un moment donné
00:55:23il faut arrêter
00:55:23de se laisser polluer
00:55:24par tous ces concepts là
00:55:26qui en fait
00:55:27font que la gauche
00:55:28est capable
00:55:28de tout vouloir politiser
00:55:30c'est son grand fantasme
00:55:31tout est politique
00:55:32la fête est politique
00:55:33et quand c'est pas eux
00:55:34qui décident
00:55:35comment les français
00:55:36font la fête
00:55:36ça devient forcément
00:55:37quelque chose
00:55:38qu'il faut abattre
00:55:39mais malheureusement
00:55:40on voit que ça
00:55:41c'est aujourd'hui
00:55:42dans l'université
00:55:43on a des livres
00:55:44qui sortent
00:55:45on a des médias
00:55:46qui sont consacrés
00:55:46essentiellement
00:55:47notamment à cela
00:55:49et l'année dernière
00:55:51à Marseille
00:55:52au Mucem
00:55:53il y avait une exposition
00:55:54sur le terrorisme
00:55:55alors je ne sais pas
00:55:56si c'est génial
00:55:57ou très inquiétant
00:55:57ce que vous venez
00:55:58de nous raconter
00:55:59je vais réfléchir à ça
00:56:00et puis Raphaël
00:56:01il y a eu effectivement
00:56:02des tentatives
00:56:03de déstabilisation
00:56:04entre guillemets
00:56:04de la gauche
00:56:05aujourd'hui
00:56:06sur le même événement
00:56:07il y a notamment
00:56:07le service public
00:56:08qui est là
00:56:08avec France 3
00:56:09il y a l'AFP
00:56:10il y a ici
00:56:11qui est présent
00:56:11les trois ont rendu compte
00:56:12qu'effectivement
00:56:13il n'y avait
00:56:14ni problème
00:56:15ni trouble
00:56:15à l'ordre public
00:56:16et que toutes les histoires
00:56:17de débordement
00:56:19de salut nazi
00:56:19dont on a entendu parler
00:56:20eux-mêmes attestent
00:56:21que quand ils sont sur place
00:56:22ils ne les voient pas
00:56:23écoutez
00:56:24grand bien
00:56:25face au canon français
00:56:27qu'un peu d'honnêteté
00:56:29soit fait
00:56:30sur ces événements
00:56:31mais quand même
00:56:32il faudrait ajouter
00:56:33aux critiques
00:56:33qui ont adressé
00:56:34aux canaux français
00:56:35les propos du recteur
00:56:37de la bande de basket de Paris
00:56:38parce que
00:56:39à la fois
00:56:39nous avons
00:56:40des critiques
00:56:41venues de la gauche
00:56:42et des apôtres
00:56:44de la Nouvelle France
00:56:45et nous avons
00:56:46presque en appui
00:56:47de cette critique
00:56:50violente
00:56:51de ces banquets
00:56:52festifs
00:56:55qui sentent bon
00:56:56le terroir
00:56:57les propos
00:56:58du grand recteur
00:56:59qui finalement
00:57:00y voit
00:57:01une sorte
00:57:02de séparatisme
00:57:03ou en tout cas
00:57:04une volonté
00:57:05d'exclure
00:57:06une partie
00:57:06des français
00:57:08et donc
00:57:09d'une certaine manière
00:57:09demain
00:57:10il faudrait interdire
00:57:11le port
00:57:12parce que
00:57:12ça exclurait
00:57:13une partie
00:57:14de la communauté nationale
00:57:15et là
00:57:16on voit
00:57:17l'alliance
00:57:18presque chimiquement pure
00:57:20entre
00:57:22la France
00:57:24incarnée par LFI
00:57:25et ces français
00:57:26de confession musulmane
00:57:28qui sont
00:57:29de plus en plus
00:57:30islamisés
00:57:31et en tout cas
00:57:32tiennent un discours
00:57:33extrêmement politique
00:57:34et marchent main dans la main
00:57:35avec LFI
00:57:36pour combattre
00:57:37ce qu'ils pensaient
00:57:38être leurs adversaires
00:57:39et justement
00:57:40on va continuer aussi
00:57:41à parler de la France
00:57:42insoumise
00:57:43avec Jean-Luc Mélenchon
00:57:44juste après
00:57:45la pause
00:57:45quand on l'interroge
00:57:46sur le pays
00:57:47le plus dangereux
00:57:48au monde
00:57:49il répond
00:57:49Israël
00:57:50pourquoi
00:57:51et comment
00:57:51il se justifie
00:57:52on en parle
00:57:52juste après
00:57:53cette pub
00:57:53restez avec nous
00:57:54à tout de suite
00:57:58de retour
00:57:59pour la dernière partie
00:58:00de 120 minutes
00:58:01info week-end
00:58:02on va écouter
00:58:02à présent
00:58:03Mathieu Pigasse
00:58:04le président
00:58:05de Combat Média
00:58:06celui
00:58:06qui ne veut pas
00:58:07de la liberté
00:58:08d'expression
00:58:08pour les autres
00:58:09mais qui en revanche
00:58:10la conseille
00:58:11pour ses propres médias
00:58:12on écoute la séquence
00:58:13vous allez voir
00:58:14elle est assez longue
00:58:15on a volontairement
00:58:15laissé les questions
00:58:17du journaliste
00:58:17pour que vous compreniez
00:58:18bien la réflexion
00:58:19on l'écoute
00:58:21je vais vous faire
00:58:22entendre une chronique
00:58:24d'Akim Omiri
00:58:25vous vous la connaissez bien
00:58:26moi je vous avoue
00:58:27que cette chronique
00:58:29me pose problème
00:58:29on écoute un extrait
00:58:31de cet humoriste
00:58:33qui anime l'émission
00:58:34La Riposte
00:58:35sur Radio Nova
00:58:35comment ?
00:58:36qu'est-ce que j'apprends ?
00:58:38que vous voulez
00:58:38vous ne voulez pas
00:58:39qu'il y ait d'enquête
00:58:40parlementaire
00:58:40sur les pédocriminels
00:58:41complices de l'Etat ?
00:58:44après c'est un métier
00:58:45donc
00:58:47donc pour Yaël
00:58:49qui je le rappelle
00:58:50au passage
00:58:50a annoncé son soutien
00:58:51inconditionnel à Israël
00:58:53pour elle
00:58:54l'affaire Eif Stein
00:58:54agent du Mossad
00:58:56c'est pas important
00:58:57Yaël a la plus peur
00:58:58des musulmans
00:58:59que des pédocriminels
00:59:00apparemment
00:59:00je ne comprends pas du tout
00:59:02le début de cette chronique
00:59:03où je le comprends trop bien
00:59:04c'est-à-dire
00:59:05lorsqu'il y a une association
00:59:06entre
00:59:06Yaël Braun-Pivet
00:59:08le Mossad
00:59:09et
00:59:10Epstein
00:59:11quel est le sens
00:59:13de cette association ?
00:59:14c'est pas moi
00:59:14qu'il faut interroger
00:59:15sur le sens
00:59:16de cette chronique
00:59:18c'est Hakim Omiri
00:59:19Libé a fait
00:59:20une enquête
00:59:21sur
00:59:22votre radio
00:59:23sur Radio Nova
00:59:24et je lis par exemple
00:59:26qu'Hakim Omiri
00:59:27dans son émission
00:59:28dit qu'il n'est pas Charlie
00:59:29alors
00:59:30qu'est-ce que ça veut dire
00:59:31de dire voilà
00:59:31chez nous
00:59:32la liberté d'expression
00:59:33règne
00:59:34dans une émission
00:59:35où l'animateur principal
00:59:37dit qu'il n'est pas Charlie
00:59:38pour moi pas Charlie
00:59:39ça veut dire
00:59:39pas liberté d'expression
00:59:40on peut y passer des heures
00:59:42on peut trouver à nouveau
00:59:43une chronique
00:59:43de l'humour drôle
00:59:44ou pas drôle
00:59:45c'est pas que l'humour
00:59:47est drôle ou pas drôle
00:59:47ça je m'en fiche
00:59:48je ne fais pas
00:59:49de casting d'humoriste
00:59:50mais si vous voulez
00:59:52on voit très bien
00:59:54que cet humoriste
00:59:55joue avec
00:59:56la ligne jaune
00:59:57et apparemment
00:59:58la rédaction de Radio Nova
01:00:00s'est émue
01:00:00de cette chronique
01:00:02et explique
01:00:03qu'il a des propos
01:00:05antisémites
01:00:05homophobes
01:00:06c'est dans l'article
01:00:07de Libé
01:00:07donc je ne suis pas le seul
01:00:08à trouver ça
01:00:10Mathieu Pigasse
01:00:11mais ce qui est étonnant
01:00:12si vous voulez
01:00:13c'est que
01:00:14il sait lui-même
01:00:15qu'il est humoriste
01:00:16et qu'il a une sorte
01:00:17de protection par ça
01:00:18il dit
01:00:18je suis perché
01:00:19il le dit
01:00:20dans cette chronique
01:00:21écoutez
01:00:21j'ai été je pense
01:00:22d'une clarté totale
01:00:24sur l'antisémitisme
01:00:26à titre personnel
01:00:26mais vous en êtes convaincu
01:00:29et sur notre antenne
01:00:30je n'en suis pas convaincu
01:00:31pour Hakim Omiri
01:00:32eh bien
01:00:33d'abord c'est à lui
01:00:34qu'il faut poser la question
01:00:35à nouveau
01:00:36qu'on trouve ça drôle
01:00:36ou pas drôle
01:00:37moi je peux
01:00:38ne pas trouver ça drôle
01:00:39mais j'accepte
01:00:39la liberté d'expression
01:00:40écoutez
01:00:41n'y passons pas
01:00:41des heures
01:00:42je ne veux pas y passer
01:00:43des heures
01:00:43même si c'est un sujet
01:00:44qui
01:00:44c'est un sujet
01:00:45qui mène moi aussi
01:00:46très sensible
01:00:47au-delà de ça
01:00:48je suis sûr
01:00:49que vous avez
01:00:50une ligne politique
01:00:50très cohérente
01:00:51est-ce que c'est raisonnable
01:00:53d'avoir
01:00:54ce genre de type
01:00:55sur une radio
01:00:56sur ce sujet
01:00:57et je vais vous en donner
01:00:58une illustration
01:00:58c'est la liberté
01:01:00d'expression
01:01:01dans le respect
01:01:03de la loi
01:01:04je vais vous donner
01:01:05je vais vous proposer
01:01:06d'embaucher
01:01:08Gaspard Proust
01:01:09vous voulez Gaspard Proust
01:01:10je ne suis pas sûr
01:01:11non
01:01:12je ne suis pas sûr
01:01:12qu'il accepte
01:01:13de venir chez nous
01:01:14moi je peux vous trouver
01:01:15un Gaspard Proust
01:01:16d'extrême droite
01:01:17est-ce que vous l'embaucherez
01:01:18il faut vous accepter
01:01:19qu'un média
01:01:20a une ligne
01:01:23éditoriale
01:01:23mais alors donc
01:01:24ce n'est pas
01:01:24une liberté d'expression
01:01:25c'est votre ligne
01:01:25vous ne voulez pas
01:01:26embaucher un humoriste
01:01:28séfarade
01:01:28qui fasse des blagues
01:01:30parce que ça tape
01:01:31toujours sur les mêmes
01:01:31j'ai aussi un son
01:01:32absolument odieux
01:01:34sur Sophia Aram
01:01:36je veux dire
01:01:36c'est une radio
01:01:37qui vous avez le droit
01:01:39d'avoir une ligne éditoriale
01:01:40je vous en remercie
01:01:41je veux dire
01:01:42c'est évident
01:01:43on a tous
01:01:43des lignes éditoriales
01:01:45et donc vous
01:01:46vous en avez une
01:01:47mais elle tape
01:01:47toujours sur les mêmes
01:01:48non et puis
01:01:50Sophia Aram
01:01:50ne nous fait pas de cadeaux
01:01:51non plus
01:01:52il faut que vous le reconnaissiez
01:01:53j'ai vu
01:01:54lu un certain nombre
01:01:55de déclarations
01:01:55que je trouve
01:01:57ni drôle
01:01:58ni drôle
01:01:58non c'est pas la peine
01:01:59ni drôle
01:01:59ni agréable
01:02:00la bataille culturelle
01:02:01c'est pas celle-là
01:02:02celle qu'on mène
01:02:02il ne faut pas se tromper
01:02:03de combat
01:02:04vous l'avez dit
01:02:04je ne peux pas être
01:02:06accusé
01:02:07suspecté
01:02:08d'un quelconque
01:02:09antisémitisme
01:02:09à aucun moment
01:02:10d'accord
01:02:10à aucun moment
01:02:11bon
01:02:12j'ai une tolérance
01:02:13zéro
01:02:13moi ce qui m'intéresse
01:02:14ce sont les faits
01:02:15et à ce stade
01:02:16à ce stade
01:02:17il n'y a eu aucun signalement
01:02:18je le redis
01:02:18et je ne laisserai jamais passer
01:02:20de propos antisémites
01:02:23c'est celle que nous menons
01:02:24contre la droite radicale
01:02:25et contre l'extrême droite
01:02:26c'est quand même ça
01:02:27si vous voulez
01:02:27les antisémites
01:02:28ils sont à l'extrême droite
01:02:29il ne faut quand même pas
01:02:30se tromper
01:02:30très largement
01:02:31ils sont très largement
01:02:32j'ai dit
01:02:34magnifique démonstration
01:02:34Raphaël Steinville
01:02:35ça ne choque pas
01:02:36qu'il y a le Brune-Pivet
01:02:37Israël Epstein
01:02:37et le Mossad
01:02:38dans la même phrase
01:02:39de cette chronique
01:02:40la liberté d'expression
01:02:41pour lui ça marche
01:02:42en revanche
01:02:43jamais pour les autres
01:02:44oui mais parce qu'en fait
01:02:45Mathieu Pigasse
01:02:46a un brevet d'immunité
01:02:48il est de gauche
01:02:49il est progressiste
01:02:50il est contre
01:02:50le Rassemblement National
01:02:52et donc que sa radio
01:02:53et notamment Radio Nova
01:02:54soit une sorte de refuge
01:02:56pour tous les humoristes
01:02:59antisémites
01:02:59refoulés
01:03:00de l'audiovisuel public
01:03:02ça ne le dérange pas
01:03:03parce qu'ils sont de gauche
01:03:04et donc il y a une sorte
01:03:05d'antisémitisme toléré
01:03:07ou tolérable
01:03:08parce qu'ils combattent
01:03:10le seul
01:03:11le véritable ennemi
01:03:12qui est la droite
01:03:12et l'extrême droite
01:03:13et puis effectivement
01:03:14Karim Amri
01:03:15quand il dit
01:03:15moi ça ne me gêne pas
01:03:16qu'il y ait une ligne
01:03:17éditoriale dans les médias
01:03:19il faut cette liberté
01:03:19d'expression
01:03:20en revanche
01:03:21quand ça concerne
01:03:22notamment CNews
01:03:23ou notre groupe
01:03:24plus largement
01:03:24là nous on n'a rien
01:03:25le droit de dire
01:03:25il dit la liberté
01:03:26d'expression
01:03:27ça reste dans le cadre
01:03:28de la loi
01:03:29alors pourquoi lui
01:03:29il a des médias
01:03:30justement pour s'en prendre
01:03:31au nôtre précisément
01:03:32oui non non
01:03:33mais je veux dire
01:03:34on écoute
01:03:35et clairement
01:03:35il y a sa ligne éditoriale
01:03:37mais c'est toujours ça
01:03:38le combat de la liberté
01:03:39d'expression
01:03:39quand vous entendez
01:03:40chez certains
01:03:41ces problématiques
01:03:43quand la ligne
01:03:44devient un peu trop
01:03:45à droite
01:03:46ou simplement
01:03:46juste un peu
01:03:47à droite
01:03:47de l'extrême gauche
01:03:48oui
01:03:48ou en désaccord avec eux
01:03:50tout simplement
01:03:50oui voilà
01:03:50non mais moi
01:03:51ce que je trouve
01:03:51quand même
01:03:52extrêmement choquant
01:03:52on regarde quand même
01:03:54quand on écoute
01:03:54les propos
01:03:56imaginez dans n'importe
01:03:57quelle autre chaîne
01:03:59imaginez par exemple
01:03:59Marine Le Pen
01:04:00qui va prononcer
01:04:01la phrase de cet humoriste
01:04:02non non
01:04:03ça ne passe tout simplement pas
01:04:04donc encore une fois
01:04:05est-ce que c'est ce qu'on appelle
01:04:06le fameux privilège rouge
01:04:08on se ferme les yeux
01:04:09et dans ce cas-ci
01:04:10c'est laisser passer
01:04:11circuler
01:04:12il n'y a rien à voir
01:04:13encore une fois
01:04:14c'est toujours
01:04:14à géométrie variable
01:04:15donc dans ce cas-ci
01:04:16je pense qu'il n'assumait pas
01:04:17on voyait tout le malaise
01:04:18bien sûr
01:04:19il n'arrive pas
01:04:19extrêmement
01:04:20mais en même temps
01:04:21il veut que ça continue
01:04:22parce que sinon
01:04:22il aurait dit
01:04:23clairement
01:04:23je ne laisserai pas passer
01:04:26il y aura quelque chose
01:04:28donc clairement
01:04:28il y a le malaise
01:04:30mais en même temps
01:04:30le lendemain
01:04:31on a l'impression
01:04:32que ça va tout simplement
01:04:33continuer
01:04:33et ce n'est pas la première fois
01:04:34qu'on entend de telles choses
01:04:35aussi
01:04:35quand on écoute cette radio
01:04:37malheureusement
01:04:38et puis effectivement
01:04:39dès la fin
01:04:39de cet extrait
01:04:41on voit bien
01:04:41de toute façon
01:04:42lui ne peut pas être antisémite
01:04:43ni de toute façon
01:04:44les humoristes
01:04:45puisque les antisémites
01:04:46c'est l'extrême droite
01:04:47c'est lui qui le dit
01:04:47oui mais c'est effectivement
01:04:48c'est ce que vous disiez
01:04:50c'est qu'il est dans cette posture-là
01:04:51qu'il le protège jusqu'à présent
01:04:52il ne veut pas changer
01:04:53parce qu'en plus
01:04:54et c'est peut-être le plus grave
01:04:55c'est que cette ligne-là
01:04:57depuis qu'il l'a appliqué
01:04:58depuis qu'il l'a fait venir
01:04:59Guillaume Maurice
01:04:59qui a été exclue justement
01:05:00de France Inter
01:05:02après des propos
01:05:03qui ont été jugés
01:05:04par la direction de France Inter
01:05:05comme antisémite
01:05:07donc c'est quand même la preuve
01:05:08qu'on est sur quelque chose
01:05:09d'assez construit
01:05:11et bien malheureusement
01:05:12depuis que cette ligne-là
01:05:13est là
01:05:14il progresse en audience
01:05:15et effectivement
01:05:16c'est un peu ce qu'on disait
01:05:17tout à l'heure
01:05:17ça fait partie de ces médias
01:05:19qui ne sont pas suivis
01:05:20par une majorité de Français
01:05:21mais qui auprès
01:05:22d'une audience particulière
01:05:24est en train d'infuser
01:05:25un discours
01:05:26qui est réellement
01:05:27un discours qui est dangereux
01:05:28et malheureusement
01:05:28c'est sous le couvert de l'humour
01:05:31qu'on fait passer
01:05:32le plus de messages
01:05:33et là on a typiquement
01:05:34un message
01:05:35qui est antisioniste
01:05:38au minimum
01:05:38et qui est sans doute
01:05:40beaucoup plus grave que ça
01:05:41et qui est martelé
01:05:43puisque cette émission-là
01:05:44Larry Post
01:05:44c'est une émission
01:05:45qui est essentiellement
01:05:47sur ce genre
01:05:49de grammaire
01:05:50et de discours
01:05:51il ne peut pas se cacher
01:05:52il ne peut pas se cacher
01:05:53c'est un choix
01:05:54mais on voit l'embarras
01:05:55en tout cas de Mathieu Pigasse
01:05:56pour répondre
01:05:56même si comme vous le disiez
01:05:58il n'a pas évidemment
01:05:59puni ces humoristes
01:06:00ni appliqué
01:06:00aucune sanction
01:06:02on arrive au terme
01:06:03de ce 120 minutes info week-end
01:06:04merci à tous les trois
01:06:05d'avoir été mes invités
01:06:06merci à vous
01:06:07évidemment de nous avoir suivis
01:06:09tout de suite
01:06:09vous retrouvez Thierry Cabane
01:06:11et ses invités
01:06:11pour Punchline
01:06:12moi je vous dis rendez-vous
01:06:13demain à 11h
01:06:14bonne fin de journée
01:06:15sur CNews
01:06:16Sous-titrage Société Radio-Canada
01:06:18Sous-titrage Société Radio-Canada
01:06:18Sous-titrage Société Radio-Canada
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