- il y a 7 heures
Ce mercredi 1er juillet, l'annonce de 77 séquestrations, enlèvements, extorsions et tentatives liés au secteur des cryptomonnaies enregistrés depuis le début de 2026 par le ministre de l'Intérieur, les 200 personnes déjà interpellées pour criminalité crypto, les différentes manières de se protéger contre cette menace, la sécurité numérique de l'environnement des entreprises par Perimeter Lab, ainsi que l'importance de l'hygiène numérique en termes de crypto, ont été abordés par Gregory Raymond, cofondateur de The Big Whale, Marc-Antoine Caen-Poletti, journaliste chez Cryptoast, et Tony Largeaud, directeur des opérations chez BlackEyes France, reçus par Sandra Gandoin dans l'émission BFM Crypto, le Club sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:02BFM Business, BFM Crypto, Le Club. Sandra Gandon.
00:07Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver les 15h. On est en direct BFM Crypto, Le Club.
00:12On est ensemble pour une demi-heure et aujourd'hui spécifiquement, on va parler de sécurité, d'hygiène
00:17numérique, de sécurité numérique, de sécurité physique aussi. Vous le savez, c'est un très gros
00:21sujet dans le secteur de la crypto et on a les derniers chiffres. On va en parler avec Grégory
00:27Raymond, co-fondateur de The Big Whale qui est à distance. Bonjour Grégory.
00:32Bonjour à tous. Marc-Antoine Campoletti, journaliste chez Crypto, c'est également à distance, c'est
00:37votre sujet. Bonjour Marc-Antoine.
00:39Bonjour Sandra.
00:41Et Tony Larjo est avec nous également, directeur des opérations chez Black Eyes. Bonjour Tony.
00:46Black Eyes France, on va en parler dans un instant. Vous savez que vous pouvez nous poser toutes les
00:51questions qui vous intéressent sur le secteur crypto à cette adresse crypto-at-bfmbusiness.fr,
00:57le club BFM Crypto. C'est parti.
01:01Avec ces chiffres, donc, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, qui a annoncé 77 séquestrations,
01:06enlèvements, extorsions, tentatives liées au secteur des crypto-monnaies enregistrées
01:10depuis le début de l'année. Marc-Antoine Campoletti, c'est votre domaine, vous inquiétez
01:16beaucoup là-dessus pour Crypto, si tu n'en as jamais été aussi attaqué en France.
01:20Ça nous paraissait déjà énorme en 2025, mais c'était bien moins.
01:24C'était bien moins, mais la tendance n'était qu'accélérée, en fait, notamment avec les
01:30fuites de données qui nourrissent tous ces enlèvements. Donc, plus il y a de fuites de
01:34données, plus il y a d'attaques, plus ensuite on a de petites équipes ou d'espèces de start-up
01:41criminelles ad hoc qui vont mener des enlèvements, qui vont identifier des cibles. D'autant qu'on a eu un
01:49phénomène, en fait, au début, on avait surtout des VIP qui allaient être ciblés. Et en fait,
01:53petit à petit, le profil de la victime s'est démocratisé. Donc, on a un peu des gens très
02:00discrets, des gens qui pourtant font attention à ce qu'on appelle leur hygiène numérique,
02:05du moins en apparence, c'est-à-dire qu'ils ne se prennent pas en photo sur Instagram avec
02:09leur Rolex, mais qui apparaissent dans la fuite de données Ledger, Waltio, qui est
02:14ensuite recoupée avec d'autres suites de données et qui finit par être attaquée
02:18chez elle par un commando, par un commando pas toujours très professionnel.
02:24C'est intéressant ce que vous dites parce que, je l'ai lu aussi plusieurs fois, Ledger
02:27et Waltio, c'est vraiment les deux attaques qu'ont fait le plus de mal sur les dernières,
02:31finalement, attaques qui ont eu lieu ces dernières semaines. Ça a alimenté,
02:38ce phénomène-là, particulièrement, ces deux fuites-là, ces trois fuites-là.
02:43Oui, en fait, quand on parle aux victimes, systématiquement, ce qu'elles nous disent,
02:47c'est qu'elles ont été, parce qu'elles ont quand même reçu un mail, et elles savent
02:50qu'elles figurent dans les fuites Ledger ou dans les fuites Waltio. Il faut en plus
02:54savoir que, voilà, Waltio, c'est un service qui permet de déclarer ses revenus fiscales,
03:00faire sa déclaration fiscale par rapport aux cryptos. Donc, on est directement, en fait,
03:04dans le sujet du patrimoine crypto. Et Ledger aussi, voilà, c'est une information qui permet
03:08de savoir, pour les criminels, que la victime potentiellement détient chez elle un Ledger,
03:15ce qui fait qu'elle n'aura pas forcément les garde-fous que peuvent offrir d'autres
03:19plateformes centralisées. Non pas que ce soit toujours une protection efficace,
03:25mais voilà, elles savent qu'elles peuvent venir trouver le Ledger, torturer la personne,
03:29et ensuite repartir avec le butin.
03:31Grégory Raymond, vous travaillez aussi beaucoup sur ces sujets-là, sur la sécurité. Évidemment,
03:35Laurent Nunez a promis un renforcement de la sécurité des acteurs du secteur, avec
03:41trois axes, précisément, on va en parler bien sûr, mais est-ce que ça vous paraît être
03:46crédible ? Est-ce que ça vous paraît être important que le ministère se penche un peu
03:50sur la question ? Ça commence à faire beaucoup. On est les champions du monde, quand même.
03:54Oui, tout à fait, tout à fait. Après, le ministère de l'Intérieur prend les choses
03:59très au sérieux, quand même, depuis pas mal de mois. Je les ai approchées, moi,
04:03personnellement, en début d'année. Le sujet est vraiment pris très au sérieux. Mais
04:07il faut quand même aussi rajouter, il y a des nouveaux éléments qui sont à la
04:11disposition des équipes criminelles depuis quelques mois, en fait. C'est des outils qu'on
04:16appelle des searchers. Alors en fait, tout simplement, c'est des sites, il y en a à peu près
04:20une dizaine qui agrègent les données issues de toutes les fuites qu'on peut trouver sur
04:25Internet. Et en fait, ce sont des sites qui sont payants à l'usage. C'est plus ou moins
04:30sur le Darknet. Et en fait, on peut taper le nom de quelqu'un. Et en fait, on va voir
04:35tout ce qui est un peu rattaché à cette personne à travers les fuites. Et on voit même aussi
04:40les montants en crypto-monnaie. Alors bien sûr, il ne faut pas donner le nom de ces searchers.
04:44Mais ce sont des outils qui sont à la disposition aujourd'hui des équipes criminelles. Donc,
04:49il faut faire très attention. Et en termes de bonne pratique, on ne le redira jamais assez,
04:53il faut avoir des alias. Il ne faut pas avoir un email avec nom-prénom qu'on laisse traîner
04:59un peu partout parce que là, c'est le meilleur moyen de se faire identifier.
05:02Alors, on va parler évidemment de l'hygiène numérique que doivent avoir les investisseurs.
05:07Mais Marc-Antoine Campoletti, il y avait trois axes dans ce plan qu'a présenté Laurent Nunez.
05:12Renforcement des échanges de renseignements entre pays parce qu'on sait que les commanditaires
05:16sont dans d'autres pays. Renforcement du partenariat avec l'ADAN et renforcement
05:20de la coordination opérationnelle entre les services pour neutraliser les malfaiteurs.
05:24Est-ce que ça, pour vous, c'est un bon début ? On travaille sur les bons axes ?
05:31Écoutez, effectivement, je pense qu'un gros problème aujourd'hui,
05:36c'est le manque de collaboration. Comme vous l'avez dit, au niveau international,
05:39donc là, on a des obstacles qui dépendent de la géopolitique et des relations qu'il peut y avoir
05:44entre Dubaï, l'Algérie, le Maroc et la France, par exemple.
05:49On a aussi besoin de plus de collaboration avec les acteurs privés,
05:54donc l'ADAN, mais aussi d'autres entreprises, les plateformes,
05:57toute cette typologie d'acteurs.
05:59Et effectivement, il y a un troisième point très intéressant,
06:01c'est bien que le ministre de l'Intérieur en parle,
06:04parce que le manque de collaboration entre les services,
06:08nous, pour avoir parlé avec des victimes,
06:10pour avoir parlé avec des experts proches du ministère de l'Intérieur,
06:14beaucoup, en fait, disent que l'OFAC, qui dépend de la police nationale,
06:18et l'UNCyber, qui dépend de la gendarmerie,
06:20qui sont deux services cyber censés avoir juridictions en France,
06:25qui ont été créés au même moment, par le même décret en 2023,
06:29alors que c'était un décret qui était censé centraliser la lutte cyber.
06:32Et en fait, ces deux services sont, dans les faits, en compétition.
06:35Et on a même eu des témoignages, notamment de victimes,
06:38qui affirment que, pendant un enlèvement,
06:41un des services, au lieu d'enquêter sur l'affaire,
06:44vu qu'elle ne lui avait pas été confiée,
06:46enquêtait, en fait, sur le service concurrent
06:48pour savoir ce qu'il savait de l'affaire.
06:52Et ce manque de collaboration a été pointé du doigt
06:55par un rapport de l'Assemblée nationale dès 2024,
06:59puisque dans les prérogatives de l'UNCyber et de l'OFAC,
07:01en fait, on avait plus ou moins les mêmes champs d'action,
07:04les mêmes prérogatives, les mêmes missions.
07:07Et dès 2024, un an après la création,
07:10on sentait déjà qu'il y allait avoir potentiellement
07:12un risque de concurrence et de redondance des services.
07:16Et il y a un troisième service au niveau du ministère de l'Intérieur,
07:19qui s'appelle le ComCyber, je crois,
07:21qui a été créé également.
07:23Il y avait des rapports qui disaient
07:25que le ComCyber était rempli à 90 % de gendarmes.
07:29Donc, il y a eu des changements.
07:30Il y a le numéro 2, le numéro 3, je crois, récemment,
07:35qui ont fait une rotation, donc ils vont partir.
07:37Mais voilà, il y a encore beaucoup de choses à faire.
07:40Et on est un peu pris dans des guerres de chapelle,
07:42alors que derrière, les criminels, eux,
07:44sont dans une phase d'accélération exponentielle.
07:46Ils se diversifient, ils exploitent les ressources technologiques
07:51dernier cri, les failles juridiques internationales.
07:54Ils vont aller chercher comme une boîte
07:57qui fait de l'évasion fiscale
07:58et qui va aller trouver une faille juridique
08:00pour trouver le bon pays.
08:01Eux, ils vont aller se mettre au pays qui convient
08:04pour mener à bien leurs petites opérations.
08:07Alors, avant de revenir sur les solutions qu'on a
08:10pour se protéger numériquement, se protéger physiquement,
08:13on verra ça avec vous aussi, Tony, dans un instant.
08:16Laurent Dunez dit, huit heures après un fait,
08:19vendredi dans la Somme, les auteurs ont été interpellés.
08:22Ça veut quand même dire, Grégory,
08:24qu'il y a une réponse policière, judiciaire,
08:28assez rapide, malgré cette guerre de chapelle.
08:31Oui, tout à fait.
08:33Alors, le travail des enquêteurs,
08:34il est quand même d'excellente qualité
08:36depuis pas mal de mois.
08:38Il y a beaucoup de choses qui ne sont pas révélées publiquement
08:40pour ne pas gêner l'enquête.
08:42Moi, j'ai pas mal d'infos et je peux vous dire
08:43que ça bosse bien.
08:45Par contre, il faut vraiment se rendre compte
08:47que leur travail, il est lent,
08:50mais parce qu'en fait, il nécessite d'être méticuleux.
08:52En fait, si vous voulez, il faut réunir suffisamment de preuves
08:55pour que les interpellés, en fait, restent en détention
08:59une fois qu'ils sont arrêtés.
09:00Parce que vous savez, si le dossier n'est pas assez solide,
09:03en fait, même si ces gens-là, on a la conviction
09:05qu'ils ont commis ces crimes-là,
09:07en fait, il y a vraiment le risque
09:08qu'ils ne restent pas en prison très longtemps.
09:10Donc, il faut monter des énormes dossiers.
09:13Ça prend du temps.
09:13Et d'autant que, en fait, le profil des suspects,
09:16il est assez singulier parce que, en fait,
09:20beaucoup changent fréquemment de pseudonymes entre eux.
09:22Ils s'achètent et ils se les échangent entre eux
09:25via des boucles sur Telegram.
09:26Donc, c'est assez complexe, en fait, de monter ces dossiers-là.
09:30Mais les enquêteurs font partie quand même
09:33de la crème de la police et de la gendarmerie en France.
09:37Oui, ça tombe par grappe, effectivement.
09:39On le constate quand les affaires sont jugées assez rapidement.
09:43On va voir un petit peu ce qui se fait contre ces attaques.
09:46Alors, on parlera de l'hygiène numérique
09:47et de ce qu'on peut mettre en place tout à l'heure avec vous, Grégory.
09:50Il y a aussi les attaques physiques.
09:52On l'a dit, Tony Larjeau, les attaques physiques,
09:54elles arrivent après les fuites de données,
09:56après l'imprudence numérique.
10:00Ça se retrouve sur le terrain.
10:02Vous, vous êtes à la tête de BlackEyes.
10:04C'est quoi, BlackEyes ?
10:05Alors, BlackEyes, c'est une entreprise française
10:08spécialisée dans la sûreté des personnes.
10:09Donc, nous, on n'est pas sur la cybersécurité,
10:11mais vous allez voir que...
10:13Vous êtes en bout de chaîne, en fait.
10:14Quelque part, mais il y a quand même
10:16une étroite collaboration entre les deux domaines.
10:19On est avant tout fabricant de dispositifs innovants,
10:23anti-intrusion, qui ont été pensés
10:25par un membre actif d'unité d'intervention
10:28de la police nationale.
10:30Donc, vraiment, avec un retour terrain
10:32et une expérience des situations
10:34que vous avez évoquées,
10:36notamment d'enlèvement.
10:37Et on a un écosystème complet, en fait,
10:40qui permet de se créer une safety room
10:42en quelques secondes, chez soi.
10:44Parce qu'on parle des acteurs de la crypto,
10:46mais on peut en discuter.
10:47On est sur d'autres secteurs d'activité.
10:52Et donc, ça vous permet de créer une safety room chez vous
10:55avec un objectif principal,
10:58gagner un maximum de temps
11:00et faciliter le temps d'intervention des forces de l'ordre.
11:02Avant de voir comment ça fonctionne,
11:04exactement, concrètement,
11:06comment ça marche dans un cas de danger,
11:09vos clients, c'est qui ?
11:10Alors, c'est une très bonne question.
11:13Il y a quelques années, on a démarré,
11:15donc l'entreprise a un peu plus de 5 ans maintenant,
11:17on a démarré dans les collectivités,
11:20assez naturellement dans les salles de classe,
11:22parce que l'actualité fait qu'on est aussi sur ces sujets-là.
11:26Ensuite, le milieu hospitalier.
11:28Donc, on a la chance d'avoir le premier hôpital de France
11:31qui est capable de confiner patients et soignants
11:33en quelques secondes,
11:35parce que vous allez voir que le temps,
11:36c'est capital dans ce qu'on fait.
11:39Et puis, assez naturellement, les grands groupes,
11:42les dirigeants de ces grands groupes, Paris-Cochet,
11:45et plus récemment, effectivement,
11:47les problématiques rencontrées sur la crypto-monnaie.
11:49Vous avez eu une augmentation de ces profils-là, dernièrement ?
11:52Ah ben, totalement.
11:53Déjà, les situations de home-jacking
11:55ont fait que, forcément,
11:57il a fallu qu'on s'adapte à ces nouvelles menaces.
12:00On est dans un environnement
12:01où l'adaptabilité, c'est capital.
12:04Et je profite de cette tribune
12:06pour vous annoncer qu'on a développé
12:07un partenariat stratégique avec Red Square,
12:11qui est un acteur de la cybersécurité.
12:13Et avec cet objectif, encore une fois,
12:17commun de décloisonner cybersécurité
12:20et sûreté humaine,
12:22ce qu'évoquait un petit peu Marc-Antoine,
12:25le fait de vraiment travailler
12:27en co-construction ensemble.
12:28Et donc, derrière,
12:30ça permet de pouvoir répondre
12:31à l'ensemble des problématiques.
12:32Ça veut dire qu'on sécurise, finalement,
12:35on sécurisera son environnement numérique
12:37qui est cyber avec eux, avec Red Square ?
12:40Un peu comme un audit complet.
12:42D'accord.
12:42Imaginez un audit complet.
12:44Et derrière, on sécurise la maison en plus.
12:45Protection des données,
12:47cybersécurité, protection humaine, black ice.
12:49Parce que c'est vraiment ça qu'on constate,
12:51notamment chez les patrons crypto,
12:52même si là, les cibles, finalement,
12:54on l'a dit, se sont élargies,
12:56finalement, aux patrons lambda,
12:57aux plus discrets.
12:58Mais finalement, c'est ça.
12:59Il faut agir sur ces deux aspects-là
13:01pour garantir, au final, une sécurité.
13:04Exactement.
13:05Nous, notre créneau,
13:06c'est vraiment la sûreté humaine.
13:07C'est comment se protéger quand ça arrive.
13:10Oui ?
13:11Oui, oui, allez-y.
13:12Continuez, continuez.
13:13Et je pense que ce qui est capital,
13:16c'est vraiment de gagner du temps.
13:17Nous, on a mis en place,
13:19on a développé des solutions
13:20qui sont très opérationnelles,
13:23qui vous permettent de vous confiner,
13:25de vous protéger,
13:26quel que soit le lieu où vous êtes,
13:28que ce soit chez vous, à l'hôtel, etc.
13:30Ça m'intéresse, parce que là,
13:32ce qu'on dit, ce qu'on voit
13:33quand on voit les scénarios
13:34de ce qui se passe
13:36dans les enlèvements
13:37et les séquestrations cryptos,
13:38ça se passe en trois minutes,
13:40ils arrivent à choper leur cible
13:42entre deux portes
13:43parce qu'ils sortent de chez eux, tout ça.
13:45Comment on fait dans ces cas-là ?
13:46Qu'est-ce que vous avez mis en place
13:47pour gagner du temps
13:49et se protéger dans des situations comme ça ?
13:51Je vais vous montrer
13:52l'un de nos dispositifs,
13:54parce que je pense que le voir en visu,
13:56c'est quand même beaucoup plus parlant.
13:57Ce type de dispositif,
13:59alors déjà, il est médaille d'or
14:00au concours l'épine,
14:02prix du préfet de police,
14:04médaille d'or au trophée de la sécurité,
14:06c'est important de le dire également.
14:08Ce dispositif, en fait,
14:09il vient se positionner sous la porte.
14:11En quelques secondes,
14:12vous faites trois pressions
14:14et vous êtes capable
14:14de confider une pièce
14:16et donc de résister.
14:17On l'a testé
14:19avec un dispositif
14:20qui envoie sept tonnes de pression.
14:21On ne peut plus ouvrir la porte.
14:22On ne pouvait plus ouvrir la porte.
14:22Vous êtes dans une pièce protégée.
14:25Exactement.
14:25Et l'objectif principal,
14:27ne l'oublions pas,
14:27gagner du temps.
14:28Donc, si c'est 15 minutes, 20 minutes,
14:30c'est un délai incompressible.
14:32Vous allez devoir subir l'agression.
14:35Et donc, ce délai-là,
14:37ça permet aux forces de l'ordre
14:37de pouvoir intervenir
14:38le plus rapidement possible.
14:40Oui, c'est très intéressant.
14:41Il faut vraiment agir
14:42sur les deux leviers.
14:44Grégory Raymond,
14:45vous, vous avez rencontré
14:46les fondateurs
14:47d'une autre entreprise.
14:48Ça s'appelle Perimeter Lab.
14:50Là, on agit sur la sécurité numérique,
14:54en réalité.
14:55Comment ça fonctionne ?
14:56C'est quoi, cette boîte ?
14:58Alors, moi, je trouve ça très intéressant
14:59parce que déjà,
15:00ce sont des personnes
15:00directement appliquées par le secteur
15:02parce que ce sont des anciens de Ledger.
15:04Et en fait, le concept,
15:05c'est qu'on va créer des wallets crypto
15:08qui vont servir de leur.
15:09Et en fait, dès qu'il va y avoir des cryptos
15:11qui vont sortir de ces wallets,
15:13par exemple, pour payer une rançon,
15:15ce qui est le cas, en fait,
15:16quand vous vous faites agresser,
15:17en fait, même s'il y a un centime
15:19qui sort de ce wallet,
15:20ça déclenche, en fait,
15:22une alerte chez eux.
15:24Et ils vont essayer de vous appeler
15:26si jamais,
15:28enfin, pour vérifier
15:29que ce ne soit pas une erreur.
15:30Mais si vous ne répondez pas
15:31ou si vous donnez des indices
15:34comme quoi il y a une attaque,
15:36en fait, ça fait intervenir
15:40les brigades d'intervention
15:41les plus compétentes
15:42dans les minutes qui viennent.
15:44Donc ça, c'est quand même
15:46assez intéressant.
15:47Et aussi, votre téléphone portable
15:49est traqué par une puce GPS.
15:51Donc en fait, en permanence,
15:52on peut savoir où vous êtes.
15:54Il y a quand même quelques limites
15:55à ce genre d'outil.
15:56C'est que quand il y a une agression,
15:58souvent, les agresseurs
16:00finissent par se débarrasser
16:02du téléphone.
16:03Néanmoins, ça permet de savoir
16:05à l'endroit où vous avez été
16:07théoriquement enlevé,
16:08ou votre famille,
16:09parce que vos proches,
16:11vous pouvez mettre plein de gens,
16:12en fait, dans le cadre
16:13de ce système-là.
16:16Mais donc, oui, voilà,
16:17même si le téléphone
16:18est jeté,
16:20il y a quand même
16:20plein de caméras.
16:21Donc on peut quand même
16:22par croisement
16:23voir où vous êtes.
16:24Ce n'est pas l'outil parfait.
16:26Mais moi, j'estime
16:27qu'en cas d'agression,
16:29si l'agression se produit,
16:31c'est ce qui donnera
16:32le plus d'avantages
16:34aux équipes de la police
16:35pour vous retrouver
16:36le plus aisément possible,
16:38on va dire.
16:39Ça s'adresse à qui,
16:40concrètement, Périméter ?
16:42En fait, à tous ceux
16:43qui ont peur.
16:45Mais bon, moi,
16:46je vais plutôt vous parler
16:46de budget.
16:47Ça coûte,
16:48c'est à partir de 990 euros
16:51par an.
16:52Donc en fait,
16:52si vous estimez que c'est
16:54rentable par rapport
16:55à ce que vous avez,
16:58voilà, c'est un peu comme ça
16:59qu'il faut décider.
17:01Après, si vous rajoutez
17:02des membres de votre famille,
17:04voilà, ça fait grimper
17:04un peu l'addition.
17:06mais voilà comment ça fonctionne.
17:09En tout cas,
17:09ce qui est très important
17:11que les gens aient envie
17:12d'aller sur Périméter ou pas,
17:14c'est d'avoir un wallet
17:15qui pourrait servir qu'à ça.
17:17Ça peut permettre
17:18de gagner du temps.
17:20Par exemple,
17:21si vous avez 2000 euros
17:22sur un wallet,
17:23ça vous permet
17:25de gagner du temps
17:26en cas d'agression.
17:27Je ne sais pas
17:28ce que Tony en pense
17:29de ce genre d'outil,
17:31mais moi,
17:31ça m'a semblé
17:32assez pertinent.
17:33Tony Largeau ?
17:36Effectivement,
17:36c'est pertinent.
17:37On a régulièrement
17:38des interactions
17:39avec des acteurs
17:40qui développent
17:41d'autres solutions.
17:43Effectivement,
17:43on a la chance
17:44chez Black Ais
17:45d'être au quotidien
17:46avec des opérationnels,
17:48des membres actifs
17:49d'unités d'intervention
17:50qui concrètement,
17:52ce qu'ils nous disent
17:53à chaque fois,
17:54leur pire ennemi,
17:55c'est le manque de temps
17:56et d'information.
17:57Parce que quand vous arrivez,
17:58vous prenez un bâtiment
17:59comme celui-ci,
18:00quand vous arrivez
18:01sur un bâtiment
18:01comme celui-ci
18:02et qu'il y a une agression
18:03ou une attaque,
18:04le plus difficile,
18:05c'est de savoir
18:06ce qui se passe,
18:07combien de personnes
18:08sont dans la pièce,
18:09où ça se passe
18:10et ce type d'informations-là,
18:12en fait,
18:14si vous avez des outils
18:15qui peuvent vous permettre
18:16de gagner un maximum de temps,
18:17vous passez de
18:18« je déclenche l'alerte »
18:19à « il y a une intervention »
18:21dans un temps record.
18:22Et c'est l'objectif
18:23de ce type de solution,
18:24effectivement.
18:25On a parlé
18:25de l'abonnement de Périmeter.
18:26Vous,
18:27pour ce dispositif-là,
18:28pour créer
18:29une sorte de panic room,
18:30en fait,
18:31une pièce de sécurité ?
18:33Oui,
18:33tout à fait.
18:34Alors,
18:34on a un kit complet,
18:36Safety Room.
18:37Globalement,
18:37on est à un petit peu
18:38moins de 2000 euros,
18:39d'accord,
18:39sur la Safety Room.
18:41Et en fait,
18:42ce kit-là répond
18:43au fameux triptyque
18:44de la sûreté
18:45que vous retrouvez
18:45systématiquement,
18:46qui est
18:46« alerter,
18:48informer,
18:48agir »
18:49en se confinant
18:49avec ce dispositif.
18:51Et concrètement,
18:52vous pouvez,
18:52ce qui est intéressant,
18:53c'est que vous pouvez,
18:54sur votre lieu de vacances,
18:56créer votre Safety Room,
18:57à l'hôtel,
18:58peu importe où vous êtes,
19:00en quelques secondes,
19:01vous créez votre Safety Room.
19:02C'est hyper intéressant.
19:03Marc-Antoine Campoletti,
19:04c'est bien de créer,
19:06finalement,
19:06ses propres conditions
19:07de sécurité,
19:08physique et numérique,
19:10parce qu'il se peut
19:11que la situation
19:12de fuite de données
19:13ne s'améliore pas.
19:14Vous vous alertez,
19:16notamment,
19:16sur la fermeture de Binance.
19:18Il y a une menace
19:18derrière ça ?
19:21Tout à fait.
19:22Au niveau de Binance,
19:23ce n'est pas forcément
19:23sur de la fuite de données,
19:25mais en fait,
19:26un risque majeur
19:28qui est lié
19:28à la disparition,
19:30entre guillemets,
19:31officielle de cet acteur
19:32du paysage crypto-français
19:34et européen,
19:35c'est le risque d'arnaque
19:36et de phishing.
19:37Donc, phishing,
19:38on rappelle,
19:39c'est vous recevez un mail,
19:41quelqu'un qui se fait passer
19:42pour Binance,
19:43vous avez sur les réseaux
19:44un compte
19:45avec la coche bleue validée
19:47qui se fait passer
19:48pour un canal
19:49de communication officielle
19:51puisque maintenant,
19:52on peut les acheter,
19:53les coches.
19:54Et donc,
19:56le risque,
19:56c'est d'être contacté
19:57vu qu'il y a suffisamment
19:59d'informations
19:59qui circulent
20:00sur les détenteurs potentiels
20:02et vu qu'entre
20:043 et 4 millions
20:05de Français
20:06sont clients Binance,
20:08en fait,
20:09les gens n'ont qu'à envoyer
20:11un très grand nombre
20:12de mails,
20:12ils sont sûrs
20:13de tomber sur des clients.
20:14Et là,
20:14le risque,
20:15c'est de jouer
20:16sur la panique
20:17sur le manque
20:17d'informations
20:18parce qu'on est quand même
20:19passé il y a 15 jours
20:21de tout va bien,
20:22on a déposé le dossier
20:23à il y a un peu moins
20:25d'une semaine,
20:26en fait,
20:26on n'aura pas mis le cas,
20:27on va fermer au mai-juillet.
20:29Et en fait,
20:29dans cette panique,
20:30dans cette espèce
20:31de chaos,
20:33il y a des gens
20:34qui ne vont pas vraiment
20:34comprendre,
20:35qui n'ont pas vraiment
20:35suivi l'affaire,
20:36qui recevent un mail,
20:37ah oui,
20:38faites ceci,
20:39faites telle action
20:40pour sécuriser vos cryptos.
20:41Et ils tombent
20:42dans un piège,
20:43ils vont envoyer
20:44leurs clés privées,
20:45leurs informations
20:45à des pirates,
20:46qui vont ensuite
20:47aller siphonner
20:47leur compte.
20:48Donc ça,
20:49c'est le risque majeur.
20:51D'ailleurs,
20:51Binance a bien rappelé
20:52dans le mail
20:52qu'il a envoyé
20:53aux utilisateurs
20:54que l'entreprise
20:55ne contactera jamais
20:57par téléphone
20:58un client,
20:59qu'elle ne communique
21:00que par les canaux officiels
21:02et qu'il n'y aura
21:02évidemment jamais
21:03de demande de code,
21:04de two-factor authentication
21:06ou de clés privées.
21:08ça,
21:09c'est le premier risque
21:10avec Binance.
21:11Il y en a un second,
21:12un peu moins adressé
21:16aux utilisateurs,
21:17mais qui relève
21:17pas même
21:18de la sécurité,
21:19c'est que Binance,
21:20malgré tout,
21:21qu'on aime
21:21ou qu'on n'aime pas
21:22l'acteur,
21:23restait essentiel
21:25dans le paysage crypto
21:27français et européen,
21:28dans le sens surtout
21:29de la coopération
21:30avec les enquêteurs,
21:32que ce soit
21:32des entreprises privées
21:33ou que ce soit
21:34des enquêteurs,
21:35des juges d'instruction,
21:36de la police
21:36et de la gendarmerie.
21:38Et cette perte
21:39d'interlocuteur,
21:40mine de rien,
21:41bien qu'on ait vu
21:42dans certaines affaires
21:43Binance France
21:44renvoyer la balle
21:45à d'autres structures
21:46extra-européennes,
21:48cette perte d'interlocuteur
21:49va freiner la collaboration,
21:52va mettre des bâtons
21:53dans les roues,
21:54va ralentir tout effort
21:57de remonter
21:59d'éventuels criminels,
22:00d'interagir avec
22:01les forces de l'ordre,
22:03mais ça n'empêchera pas
22:04forcément les criminels,
22:05eux, d'utiliser Binance.
22:06Donc ça risque
22:07de compliquer les choses.
22:09Grégory Raymond,
22:11le contexte sécuritaire
22:13ne s'arrange peut-être pas,
22:15mais il y a un écosystème
22:17visiblement
22:18qui se crée
22:19en termes de sécurité
22:20numérique et physique
22:21et ça va peut-être
22:22faire partie aussi
22:23du développement
22:24du secteur.
22:25En tout cas,
22:26l'investisseur crypto
22:28doit faire attention
22:29à sa propre sécurité.
22:32Oui, oui, tout à fait,
22:33tout à fait,
22:34mais comme je le disais
22:35en début d'émission,
22:36le plus important,
22:37c'est de laisser
22:38le minimum
22:39de traces
22:41sur Internet
22:41et vraiment,
22:42je le redis,
22:43le premier réflexe
22:44à avoir,
22:45c'est d'utiliser
22:45des alias
22:46sur des adresses
22:47e-mails
22:48pour que vous ayez
22:50en gros une adresse
22:51par service
22:52que vous utilisez
22:53et que la présentation
22:55de l'adresse
22:56ne donne aucun indice
22:57sur qui se cache derrière.
22:59C'est vraiment
22:59le réflexe principal
23:01et je le martèle,
23:02tout le monde
23:03devrait faire ça.
23:04Oui, voilà,
23:05c'est noté évidemment.
23:06Vous voulez rajouter
23:08quelque chose, Tony ?
23:09Non, mais le...
23:10Enfin, juste pour rejoindre
23:12un petit peu,
23:12effectivement,
23:13on a cet écosystème
23:15qu'on crée
23:16avec Créts,
23:17sur avoir
23:19une vision 360,
23:21mais au-delà de ça,
23:22c'est surtout rappeler
23:24l'importance
23:25d'avoir
23:26à l'esprit
23:30des...
23:32Comment expliquer ?
23:33Pardon ?
23:34La possibilité
23:35d'avoir...
23:37Des outils ?
23:38Des outils,
23:39mais surtout
23:39des bonnes pratiques,
23:40pardon,
23:40je cherchais le terme.
23:41Des bonnes pratiques
23:42pour permettre,
23:43justement,
23:45on en parlait
23:45un petit peu,
23:46mais le fait
23:47d'être discret
23:49de ce qu'on peut relever.
23:51C'est souvent
23:52parce que la personne
23:53sur les réseaux,
23:54dans son cercle,
23:56dans son entourage,
23:57a communiqué,
23:58a donné trop d'informations
23:59et c'est comme ça
24:00que ça arrive.
24:02Exemple type,
24:03on a rencontré,
24:04alors,
24:05sans aller trop
24:05dans les détails,
24:06mais on a rencontré
24:07une personne
24:07il y a une dizaine
24:08de jours
24:09qui avait peur,
24:10qui avait peur pour lui,
24:11qui avait peur
24:11pour son cercle familial
24:14et qui avait peur
24:15que la menace
24:16vienne de l'interne,
24:17c'est-à-dire
24:17de son entourage
24:19qui possédait
24:20des informations
24:20et donc tout ça,
24:22c'est super important.
24:23En amont,
24:24chez BlackAce,
24:25par exemple,
24:25on fait des formations
24:28et il y a les outils,
24:30il y a les moyens matériels,
24:30c'est bien,
24:31mais sans formation derrière,
24:32forcément,
24:33ça ne permet pas
24:33d'avancer.
24:36donc avoir à l'esprit
24:37que ces bonnes pratiques-là,
24:39c'est capital,
24:41voilà.
24:41C'est un enchevêtrement,
24:43finalement,
24:43de bonnes pratiques,
24:44d'hygiène numérique,
24:46de discrétion aussi
24:47et aujourd'hui,
24:48la discrétion est extrêmement
24:49précieuse dans ce contexte.
24:50Il nous reste une minute,
24:52Grégory Raymond,
24:53et vous aviez une info à donner
24:55parce que vous y teniez.
24:57Oui, oui,
24:58parce qu'on parle beaucoup
24:58de sécurité
24:59et c'est un sujet
25:00très important
25:01mais il y a une nouvelle
25:01très importante
25:02qui est tombée aussi
25:03aujourd'hui
25:04dans le milieu
25:05des actifs numériques
25:06en France,
25:06c'est que le Crédit Agricole,
25:07donc l'une des plus
25:08grandes banques d'Europe,
25:09vient de lancer
25:10son stablecoin euro.
25:11Ça a été annoncé ce matin,
25:14c'est développé
25:14sur Ethereum
25:15et la première utilisation,
25:18ça va pouvoir être,
25:19enfin ça a été
25:19de pouvoir investir
25:20dans le fonds monétaire
25:22tokenisé de Amundi.
25:23Donc là,
25:24en fait,
25:24c'est un peu
25:25le All Star Game,
25:26on voit Crédit Agricole,
25:27Amundi
25:27qui avance sur la tokenisation,
25:29sur les actifs numériques
25:30ensemble
25:31et voilà,
25:32on en parle
25:32toutes les semaines
25:33presque,
25:34Sandra,
25:34ensemble,
25:35les choses sont en train
25:36de se faire,
25:36c'est en train d'arriver,
25:37c'est une très bonne nouvelle
25:38pour le développement
25:39de cet écosystème.
25:40Oui,
25:40ça va très très vite
25:41et notamment du côté
25:42du secteur bancaire,
25:43ça c'est très clair.
25:43Merci à tous les trois
25:44d'être venus
25:45dans cette émission
25:46consacrée principalement
25:47à notre sécurité
25:49numérique et physique
25:50dans le domaine
25:51de la crypto,
25:51c'est très important.
25:52Merci Grégory Raymond,
25:53cofondateur de The Big Whale,
25:55Marc-Antoine Campoletti,
25:56journaliste chez Crypto,
25:57c'est Tony Larjo,
25:58directeur des opérations
25:59chez Black Eyes France.
26:00Merci à tous les trois
26:00d'être venus
26:01dans cette émission.
26:03Je vous laisse entre les mains
26:04de BFM Bourse,
26:04émission à retrouver
26:05évidemment en podcast
26:06et en replay
26:07sur notre appli
26:08et notre site.
26:09Très bonne journée
26:10sur BFM Business.
26:13BFM Business,
26:15BFM Crypto,
26:16le club.
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