- il y a 38 minutes
Chaque week-end, Dominique Tenza vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Mais pour l'heure, c'est donc la canicule, Eléonore, qui continue de nous occuper ce soir.
00:05Il fait encore très chaud et les températures vont rester très élevées tout le week-end sur une grande partie
00:11du pays.
00:11On va voir la carte de Météo France.
00:13Ça, c'est la carte actuelle de Météo France.
00:1661 départements pour l'heure, pour l'heure, à l'heure où l'on se parle, en vigilance rouge.
00:20Mais ça va changer.
00:21Alors, ça va changer.
00:22Et dans un tout petit peu moins, si je regarde l'heure, c'est dans un tout petit peu moins
00:27de 10 minutes,
00:27on aura déjà 11 départements qui ne seront plus en rouge, qui vont basculer en orange.
00:33Et ça n'est pas fini, puisque demain, on va encore perdre, si je puis m'exprimer ainsi,
00:38des départements en rouge qui basculeront en orange.
00:40On va en perdre 13 à 6h et à 22h, on va encore en perdre 17.
00:45Donc, en gros, au résultat, demain soir, 22h, on n'aura plus que, entre guillemets, 20 départements en rouge.
00:52Même si, orange, ça reste très chaud et il faut continuer de faire attention.
00:56C'est les départements de la façade ouest, c'est ça ?
00:58Exactement. En fait, on a de l'air plus frais qui arrive par l'ouest et par le nord-ouest,
01:02notamment.
01:03C'est aussi ce qui va nous apporter des orages.
01:06Attention, demain, on pourrait avoir des orages assez violents.
01:09Bien souvent, on a ces orages un peu salvateurs en fin de canicule,
01:13puisqu'on commence à entrevoir la lumière au bout du tunnel.
01:16Mais, donc j'insiste, ça n'est pas fini.
01:17Des orages qui peuvent être violents en journée, demain, entre l'île de France et les Hauts-de-France, vers
01:23la Champagne-Ardenne.
01:24Et puis, en soirée, ça va s'activer davantage, et notamment au sud-ouest aussi, du côté du Pays Basque.
01:31Donc, ça va permettre aux températures de baisser un petit peu, mais vous l'avez compris, par l'ouest.
01:35Donc, d'abord, le littoral, puis un petit peu plus à l'intérieur des terres.
01:39Et enfin, cette bande centrale, mais l'est, ce n'est pas fini.
01:42Donc, petit à petit, la fraîcheur toute relative, je mets de gros guillemets, est en train d'arriver.
01:47Ça va nous faire du bien.
01:48Est-ce qu'on va pouvoir, la nuit prochaine, cette nuit, commencer à ouvrir les fenêtres, pour aérer un peu
01:52?
01:52Alors, ça va commencer à être un peu mieux.
01:54Si on prend l'exemple de Paris, où ça a été vraiment suffocant au cours des dernières nuits,
01:58il faut rappeler qu'on a connu cette semaine, là, ces jours-ci, vraiment la nuit la plus chaude que
02:04la France ait connue depuis le début des relevés.
02:06Là, ça va s'améliorer un peu.
02:07Pour vous donner une idée, on a des cartes de prévision un peu pour la nuit qui arrive.
02:12La région parisienne, on sera plutôt sur du 23, 24 maximum.
02:16Et dans de nombreuses régions, ça va commencer à se rafraîchir un petit peu la nuit,
02:19mais ça va rester quand même très élevé, selon les zones, parce qu'on a vraiment une inéquité de ce
02:24point de vue-là.
02:25Si vous nous rejoignez sur BFM TV, vous étiez peut-être en train de regarder, je ne sais pas, un
02:29match de football à tout hasard.
02:30Bonsoir, bienvenue, restez avec nous, vous avez un peu de temps, on va vous donner les dernières nouveautés concernant cette
02:37canicule.
02:37Les dernières informations, vous le voyez, nos équipes sont sur le terrain.
02:40On ira dans un instant à Paris, justement, Paris, chose assez étonnante.
02:45On n'a pas le droit aujourd'hui de boire de l'alcool, les barres n'ont pas le droit
02:47de vendre de l'alcool un soir de match, c'est assez particulier.
02:50Léonore, je reviens vers vous une dernière fois.
02:51Est-ce qu'on peut dire que cette canicule est en train d'être derrière nous ?
02:56À partir de quand pourra-t-on dire vraiment « ça y est, c'est terminé » ?
03:00Alors, il faut vraiment scinder l'Ouest, où on se dit « ça va aller mieux au cours de ce
03:04week-end »
03:04et les régions de l'Est, qui là vont encore connaître de très fortes chaleurs,
03:08et elles ne sont pas encore au pic, ces régions-là.
03:11Donc, il ne faut vraiment pas les oublier en se disant « ça va mieux pour tout le monde ».
03:13Non, les régions de l'Est, et notamment au Nord-Est, on a battu des records absolus aujourd'hui.
03:18Pour la première fois, 40 degrés à Strasbourg, c'est inédit dans cette station centenaire,
03:23et le mercure peut encore grimper, et il va encore grimper au cours de ces prochains jours.
03:28On va se dire qu'au début jusqu'au milieu de semaine, tout le monde sera un petit peu sorti
03:33de cette canicule,
03:35mais on va conserver des températures un petit peu plus basses,
03:38mais toujours au-dessus des normales de saison, et on va avoir une sorte de plateau à ce moment-là.
03:42Et ce qui se passe ensuite, on ne peut pas encore l'affirmer.
03:44On ne peut pas l'affirmer, on essaiera d'y voir plus clair tout à l'heure.
03:47On va partir justement à Paris, retrouver Théo Bacillana.
03:51Théo, on essaye de profiter de cette fraîcheur, encore une fois, toute relative,
03:55peut-être un peu plus frais que les soirées précédentes.
03:58En revanche, interdiction ce soir de vendre et de boire de l'alcool à Paris.
04:05Exactement, interdiction d'en consommer depuis tout à l'heure, midi jusqu'à demain, 7h du matin.
04:09Mais on a voulu voir si cette réalité, elle était celle du terrain.
04:13Et on a analysé un petit peu toutes ces personnes qui sont ici sur les quais de Seine.
04:16Et on peut vous dire qu'il y a quand même encore beaucoup de bouteilles de bière ou encore de
04:20bouteilles de vin.
04:21On va rejoindre justement des personnes qui, ce soir, bravent cette interdiction.
04:25Merci d'être avec nous.
04:27Bon, on le voit, il y a quelques petites bouteilles qui sont déjà finies, des bouteilles de bière.
04:31Vous bravez l'interdiction.
04:33Pour vous, qu'est-ce que vous pensez un petit peu de cette décision ?
04:37Alors braver, c'est un bien grand mot quand même.
04:40Nous, on est sortis, on n'avait pas trop calculé au quoi.
04:42On a pris peut-être une bière ou deux bières chacun.
04:45Il fait bon, il ne fait pas si chaud que ça, ça a un peu redescendu.
04:49Écoutez, voilà, on profite, on s'est...
04:51Voilà.
04:52Oui, parce que vous me le disiez, vous resteriez raisonnable ce soir, c'est ça ?
04:55Oui, oui, tout à fait.
04:56Et nous, notre objectif, c'était vraiment juste d'aller prendre un petit apéro bord de Seine.
05:00Et on n'avait pas vraiment réfléchi au fait qu'il y aurait des interdictions d'alcool avant d'acheter
05:04les bières.
05:04Et on a un peu découvert ça à la dernière minute.
05:09Cyprien, dernière question.
05:10Vous me le disiez, il n'y a pas encore eu de contrôle.
05:11Finalement, ils sont assez tolérants.
05:14Si jamais il y en a qui viennent et l'amende, c'est 135 euros,
05:17ça ne vous fait pas peur ?
05:19Effectivement, mais ça ne fait pas peur.
05:21C'est sûr que c'est toujours pénible.
05:22Mais je pense que cette prévention, elle est pertinente, voire même elle est nécessaire.
05:25Je suis tout à fait d'accord avec ça.
05:27Voilà, maintenant, c'est comme tout.
05:27Il ne faut pas en abuser.
05:29Il faut faire ça avec modération.
05:31Il faut trouver la bonne limite.
05:32Et c'est ça qui est important, je pense.
05:34Merci beaucoup.
05:35Vous passez une belle soirée entre amis.
05:37Voilà, vous l'avez compris.
05:38Donc, interdiction ici, normalement, de consommer de l'alcool.
05:41On a aussi testé.
05:42On est allé dans un magasin, un commerce juste à côté,
05:45pour voir s'ils allaient nous vendre de l'alcool.
05:47Alors que normalement, c'est interdit depuis 18 heures.
05:49Eh bien, ils ont bel et bien respecté.
05:51Ils nous ont dit, pas d'alcool pour ce soir, c'est fini.
05:53Si vous voulez, vous avez du jus de pomme.
05:55Voilà, ce n'est pas la même chose, mais ça désaltère aussi.
05:57Merci beaucoup Théo.
05:59Basilana, cette interdiction, c'est important, mais on la brave quand même,
06:03nous disait ce jeune homme.
06:04Bonsoir, Antonin Ménager, pour parler de la protection civile de Paris.
06:09Avec 34 degrés dehors, l'alcool, ça reste qu'un danger aujourd'hui ?
06:13C'est un danger.
06:14Le sens de cette interdiction, c'est quand même d'avoir un niveau de responsabilité
06:21en tant que société tous ensemble, qui est quelques personnes qui boivent une bière ou deux.
06:26Ce n'est pas ça qui est visé par cette interdiction.
06:28L'objectif de cet arrêté qui a été pris par le préfet de police de Paris,
06:31c'est de ne pas faire subir au service de secours un afflux d'appels plus importants,
06:37parce qu'il y aurait des soirées un peu plus importantes qui seraient organisées,
06:41des événements très festifs qui engendreraient des personnes qui boiraient trop d'alcool
06:45et qui termineraient à l'hôpital, dans un contexte où nos hôpitaux et les lignes d'urgence
06:49sont déjà largement surchargées.
06:51Et on le sait bien, puisqu'on a énormément d'équipes qui sont sur le terrain en ce moment même
06:55pour prendre en charge des personnes qui sont victimes de la canicule.
06:57C'est ça aussi qui explique qu'aujourd'hui, plusieurs rassemblements ont été annulés ce week-end.
07:02Je pense à la Marche des Fiertés, je pense à Solidays.
07:04Vous aviez pourtant installé des piscines, même des brumisateurs.
07:07Vous étiez venu installer des piscines.
07:08Ce n'était pas suffisant pour protéger les festivaliers ?
07:11Nous, on a travaillé avec les organisateurs de la Marche des Fiertés et de Solidays,
07:15puisque c'est la protection civile qui était le prestataire secours sur ces deux événements-là.
07:20On a travaillé pour faire en sorte de mettre au maximum les moyens pour permettre la tenue de ces événements,
07:25en renforçant les équipes secouristes, les équipes médicales,
07:28et vous en parliez, les moyens techniques de baignoire, de refroidissement.
07:32Après, les conditions, elles sont ce qu'elles sont.
07:34Il y a une pression qui est très forte sur le système hospitalier et le système de secours.
07:38Donc, on a pris acte de cette annulation-là.
07:40Et on a mis au service du SAMU et des sapeurs-pompiers l'ensemble des équipes secouristes
07:45qui étaient prévues sur ces grands événements et qui renforcent en ce moment même les services publics.
07:49Justement, le but étant vraiment de garder les hôpitaux en survie
07:53et ne pas les saturer davantage au cas où il pourrait se passer des choses dans ces grands rassemblements.
07:58Et l'honneur, un petit mot peut-être sur les records,
08:00puisqu'on parle de plus de 200 records, je le disais, qui ont encore été battus aujourd'hui.
08:03En effet, près de 200 records battus ou égalés.
08:06Alors, on parle à la fois de records mensuels, mais aussi de records absolus.
08:11Et on a notamment battu de nombreux records absolus.
08:15Ils sont au nombre d'une trentaine, quarantaine de records absolus.
08:18Beaucoup dans le nord-est du pays.
08:20Et si vous avez suivi, c'est vraiment l'épicentre de la zone la plus intense au niveau de la
08:25chaleur
08:26qui se décale progressivement vers l'est.
08:28Et donc, on l'a déjà senti aujourd'hui.
08:29Donc, au nord-est, on a atteint 40,7 degrés à Agnaux.
08:34C'est la première fois qu'on est passé les 40 degrés dans cette station.
08:37Et je vous parlais de Strasbourg, de cette station centenaire qui a vraiment battu son record absolu.
08:42Le précédent datait d'une canicule précédente dont on parle aussi régulièrement en ce moment, en 2019.
08:48Ça a été le cas aussi à Metz, 39,8 degrés.
08:51Donc, vraiment de nombreux records, des chaleurs encore extrêmes aujourd'hui
08:54et qui attendent encore au cours de ces prochains jours les régions de l'Est.
08:56Alors, face à cette situation exceptionnelle, l'État, effectivement, multiplie.
09:01On en a parlé, les mesures d'urgence.
09:02Daniel Cohn-Bendit, est-ce que l'État contrôle encore la situation ?
09:05Les hôpitaux sont saturés, les écoles sont fermées, ou en tout cas tournent au ralenti.
09:10On a l'impression que le pays est à l'arrêt.
09:12On ne pouvait pas le prévoir, ça ?
09:13Non. Enfin, moi, je trouve que c'est trop facile.
09:18D'abord, pour prévoir, il fait moins chaud dans le sud de la France que dans l'Allemagne, en Allemagne.
09:26Il fait 40 à Francfort et 27 à Montpellier.
09:30Oui, parce que cette vague de chaleur, elle touche également le nord de l'Europe.
09:33Non, mais pas également, moins le sud de la France.
09:37Regardez, le sud de la France, là, Bouches-du-Rhône, Gare, Héros,
09:43n'étaient jamais en zone rouge ces dernières semaines.
09:47Donc, il y a un phénomène qui est lié au réchauffement climatique, mais qu'on ne peut pas prévoir comme
09:55ça.
09:56Alors, est-ce que la politique contre le réchauffement climatique est suffisante ?
10:02On doit le discuter.
10:03Mais à chaque fois qu'il y a quelque chose qui arrive, qui est quand même, qu'on ne pouvait
10:09pas prévoir comme ça,
10:11il ne faut pas trop charger là-bas l'État.
10:13Sauf qu'on a vécu, pardon, on a vécu 2003.
10:16Patrick Peloux sera d'ailleurs tout à l'heure avec nous sur ce plateau.
10:19Il alerte depuis plus de 20 ans.
10:21On se rend compte aujourd'hui que des EHPAD ne sont pas climatisés, des hôpitaux ne sont pas climatisés,
10:24et des écoles n'ont même pas de ventilateur et sont obligés de fermer.
10:28On se dit, à un moment, il va falloir rien dire.
10:31On se dit, mais c'est pourquoi ça ?
10:32Pourquoi c'est comme ça ?
10:33Parce que la France n'est pas le seul pays, on vit dans une contradiction quand même terrible.
10:40Quand vous demandez dans les sondages,
10:43est-ce que vous êtes pour une politique conséquente contre le réchauffement climatique ?
10:4770% vous diront oui.
10:49Aujourd'hui, vous diront 95%.
10:52Mais si les mesures, c'est-à-dire si on prend l'argent là,
10:56mais on ne la met pas autre part, les gens disent qu'on n'est pas d'accord.
10:59Il y a un problème de fausse résilience à une nécessaire politique contre le réchauffement climatique de la société.
11:07C'est de ça qu'il faut parler.
11:08Alors on peut dire, oui, l'État est irresponsable.
11:11Oui, il y a un problème.
11:12Alors il y a un problème qui est responsable des EHPAD, des écoles.
11:16Je suis d'accord.
11:17Mais si je vous dis que ça coûterait un plan de 30 milliards,
11:21bon, ce plan de 30 milliards, vous les prenez où ces 30 milliards ?
11:26Et c'est là que la discussion de notre société, des partis politiques commence.
11:30Donc, moi je veux qu'on pointe les responsabilités.
11:34C'est vrai, c'est irresponsable que les EHPAD n'aient pas de volet.
11:38Je parle même pas de la climatisation, etc.
11:41Mais en même temps, il faut qu'on se demande ce qui ne marche pas.
11:45Et l'État, quand même, en interdisant l'alcool, il dit aux gens, calmez-vous, calmez-vous, il faut attendre.
11:52Et c'est responsable.
11:54Donc, je trouve qu'on charge trop la balle contre l'État au lieu de se poser pourquoi toute la
12:01société est irresponsable
12:05dans le fait qu'elle ne veut pas voir depuis des années les conséquences du réchauffement climatique.
12:1030 000 climatiseurs pour les hôpitaux, Ludovic Pingano.
12:14Ça, c'est une annonce ce soir du Premier ministre Sébastien Lecornu.
12:17Est-ce que c'est suffisant ?
12:18Est-ce que ça peut permettre à terme, peut-être à court terme, à moyen terme,
12:21puisqu'on prévoit peut-être même d'autres canicules d'ici la fin de l'été ?
12:24C'est la ministre de la Transition écologique qui le dit.
12:27Est-ce que ça peut permettre de sauver les hôpitaux ?
12:30Alors, ce n'est pas ce qui va sauver les hôpitaux, mais pour le coup, c'est ce qui peut
12:33sauver un certain nombre de malades.
12:34Et donc, c'est une mesure d'adaptation, il faut l'apprendre comme tel.
12:37Ce n'est pas le fait d'acheter pour X millions de climatiseurs ou de je ne sais quel appareil
12:43qu'on va régler le problème du réchauffement climatique.
12:46Ceci dit, aujourd'hui, dans la situation dans laquelle on est, c'est une excellente mesure.
12:51On peut toujours regretter qu'elle arrive tardivement.
12:54Ceci dit, c'est une excellente mesure.
12:56Il faut se souvenir de ce qui s'est passé en 2014.
12:58Il faut se souvenir de 2019.
12:59Il faut apprendre du passé.
13:01Et on sait pertinemment que, même si on arrive au pic ou à la fin,
13:06Eléonore, de la canicule, on sait pertinemment qu'on n'est pas au pic du nombre de malades et du
13:11nombre de décès.
13:12Parce que les corps sont éprouvés.
13:13Exactement.
13:14Les corps sont éprouvés.
13:15Et il y a toujours un décalage de plusieurs jours entre le pic de canicule et le pic de malades
13:20et de décès.
13:21C'est-à-dire que la charge, l'immense charge que va devoir supporter les services d'urgence, l'hôpital,
13:26les services de secours, ce n'est pas en ce moment.
13:28C'est dans les jours qui viennent.
13:29Ça ne fait que commencer.
13:30C'est aussi pour ça qu'on parle un peu d'amélioration.
13:33Mais déjà, ce n'est pas toute la zone.
13:35C'est géographique.
13:38Maintenant, Dominique, il y a des vrais problèmes structurels à mettre en place.
13:40Quand on parle de saturation des urgences, alors on a beaucoup parlé de Paris,
13:43où j'entends « non, mais les urgences ne sont pas saturées » ou « bientôt saturées ».
13:47Alors, on ne sait pas trop, mais ce sont des discours très rassurants ou qui se veulent rassurants.
13:51Moi, je n'entends pas du tout, d'ailleurs, le même discours de la part des médecins et urgentistes.
13:54Mais il faut aussi savoir ce qui se passe dans le reste de la France.
13:57Moi, j'ai discuté avec beaucoup de collègues directeurs de services départementaux d'incendie et de secours
14:01qui me disent « toute l'année, on rencontre des saturations au niveau des urgences.
14:05Quand on transporte des victimes, suite à un accident de la circulation, une blessure, etc.,
14:10qu'on arrive à l'hôpital, il nous arrive d'attendre une demi-heure, une heure, une heure et demie
14:15avant que la victime soit prise en charge par les services d'urgence.
14:19Donc, cette saturation, elle existe.
14:20Ne mettons pas tout sur le dos de la canicule.
14:23Il a des problèmes structurels et maintenant, il faut avoir le courage de les affronter.
14:28Quant à ce que vous disiez, M. Cohn-Bendit, il y a un point sur lequel je ne suis pas
14:32complètement d'accord.
14:32Effectivement, on ne peut pas tout prévoir.
14:33Mais aujourd'hui, on sait que ces épisodes caniculaires vont nous frapper de plus en plus souvent
14:39et sur des périodes de plus en plus longues.
14:41Et on le sait déjà, on le savait déjà précédemment.
14:43On a eu l'expérience des précédentes canicules.
14:45Et pour le coup, sur ce point, maintenant, il va falloir effectivement qu'on prenne collectivement nos responsabilités,
14:50mais que le gouvernement prenne les siennes ou que les gouvernements,
14:52moi, je tire sur personne, je parle de canicules qui se succèdent depuis 2003,
14:57sur lesquelles on n'a beaucoup appris.
14:58À un moment donné, il va falloir, je crois, assumer ses responsabilités.
15:02Autant la population doit assumer ses responsabilités.
15:03Mais c'est une prise de conscience, c'est ce que j'allais dire, de la population aussi.
15:06On a tous appris à se réchauffer.
15:08On a tous des radiateurs, on installe des poêles, des cheminées dans les maisons.
15:11On se protège du froid, on ne se protège pas encore de la chaleur.
15:16On n'a pas appris à se protéger de la chaleur, pas dans nos pays en tout cas.
15:18On parlait du sud de la France, mais il n'est pas forcément dans le nord de la France.
15:22Oui, mais parce que là, par exemple, c'est vrai que la canicule de 2003 touchait plus le sud de
15:28la France,
15:29et non pas le nord de la France.
15:31On a vu que les incendies remontaient, moi, je me souviens de l'été dernier.
15:34C'est autre chose, attendez, attendez, l'incendie, c'est la sécheresse.
15:39Je ne dis pas qu'il n'y avait pas de sécheresse dans le nord.
15:41La chaleur remonte aussi.
15:42Oui, mais c'était incomparable à ce qui s'est passé aujourd'hui.
15:46Enfin, je veux dire par là, là vous avez raison,
15:49le problème structurel de l'hôpital, des urgences,
15:54le réchauffement, disons, la canicule,
15:58renforce les problèmes structurels.
16:00Renforce les problèmes structurels, c'est comment est organisée la médecine,
16:04pourquoi beaucoup de gens vont aux urgences alors qu'ils ne devraient pas aller aux urgences.
16:09Non, c'est de ça qu'il faut discuter.
16:11Je ne dis pas que, et là, et c'est vrai, vous avez raison,
16:15est-ce qu'il y a eu assez d'investissement, disons, dans l'amélioration des structures de la médecine,
16:21donc de la protection des citoyens ?
16:23Si on dit qu'il n'y a pas eu assez, pourquoi ?
16:26Et qu'est-ce qu'on aurait dû remplacer ? Par quoi ?
16:29Prendre cet argent, c'est-à-dire de dire, il faut rajouter, rajouter, rajouter,
16:32c'est facile sur le plateau.
16:34Oui.
16:35On parlait, regardez, je vous montre ces images à l'instant,
16:37c'est les images en direct de la fanzone,
16:40c'est qu'il y a un match de foot en ce moment.
16:41La fanzone, c'est dans le 12e arrondissement.
16:43Non, manifestement, vu le nombre d'éventails et de solutions de fortune,
16:46ça n'a pas l'air d'être climatisé.
16:49Vous expliquez que c'était le sud de la France qui avait été touché en 2003,
16:51moi je me souviens, Paris notamment, les grandes villes,
16:54on parle du bitume dans les grandes villes,
16:56c'est un problème structurel qui revient à chaque vague de chaleur.
17:02Et on se pose les mêmes questions.
17:03Et quand on dit, il faut désartificialiser,
17:07non, attendez, quand un gouvernement veut désartificialiser les sols,
17:12il y a des protestations des populations de la région là où ça s'est fait.
17:18Donc, vous pouvez dire que le gouvernement est lâche face à ces protestations,
17:23mais il y a une responsabilité de la société.
17:25Moins de supermarchés, moins d'artificialisation des sols,
17:30c'est une lutte contre le réchauffement climatique.
17:31Il y aura peut-être un avant et un après canicule de 2026.
17:35Ça veut dire que nos sociétés sont capables d'apprendre.
17:37Covid peut-être une prise de conscience.
17:39Moi j'ai des doutes en ce moment.
17:40Allez, soyons optimistes.
17:42Antonin Ménager, quand on voit ces gens réunis dans cette salle,
17:44on a vu que des jeunes aussi pouvaient faire des organismes en bonne santé,
17:48pouvaient faire des malaises, pouvaient tomber.
17:49Le coup de chaud, on ne le sent pas venir.
17:51La canicule, elle concerne tout le monde,
17:53et le coup de chaud, il peut toucher n'importe qui.
17:55C'est pour ça que les messages de prévention,
17:56ils sont très importants à marteler auprès de vos téléspectateurs.
18:00Quand on voit également des personnes qui font des footings
18:03même à des heures encore chaudes en région parisienne ou ailleurs,
18:08tout le monde peut être concerné.
18:09On se dit que je suis en bonne santé.
18:10Et ce n'est pas parce qu'on est en bonne santé qu'on n'est pas concerné.
18:12On prend les services de secours, prennent en charge des jeunes également
18:15qui sont victimes de coups de chaleur.
18:17Donc il faut que l'ensemble de la population se sente concerné.
18:19Tout ça dans cet esprit de faire société ensemble
18:22et de collectivement se dire qu'on ne va pas surcharger
18:25les services de secours et les hôpitaux qui sont déjà largement mobilisés.
18:29– Et Léonore, on se projette un petit peu dans les jours allés,
18:33osons, dans les semaines qui viennent, même jusqu'à la fin de l'été.
18:35La ministre de la Transition écologique, Monique Barbu,
18:38a laissé entendre qu'une nouvelle canicule pourrait survenir avant le 14 juillet.
18:43Et puis maintenant, elle s'est reprise ce matin en disant
18:46probablement d'ici la fin de l'été.
18:47Elle ne se mouille pas trop.
18:48Est-ce que Météo France prévoit également un épisode caniculaire
18:52avant la fin de l'été ?
18:53– Alors, on en discutait un petit peu avant sur cette antenne
18:56avec Virginie Schwartz, qui est la directrice générale de Météo France.
18:59Il faut savoir que pour les températures,
19:02on ne peut pas avoir des valeurs certaines au-delà d'une semaine.
19:07D'accord ?
19:08On peut avoir des tendances.
19:09Météo France va travailler avec différents scénarios qui sont possibles.
19:13Elle va travailler avec différents modèles météorologiques.
19:16On a des modèles européens, on a des modèles américains.
19:20Les prévisionnistes de Météo France sont justement là
19:23pour arriver à pondérer et interpréter ces différents modèles.
19:27Pour travailler avec eux depuis un certain nombre d'années,
19:30on connaît ces modèles, on connaît aussi leurs atouts et leurs failles.
19:34Certains vont être très fiables sur quelques jours pour la neige,
19:37d'autres vont l'être davantage pour les températures,
19:40mais pas sur une longue période d'avance.
19:43Quoi qu'il arrive, on peut juste avoir des scénarios possibles qui vont se dessiner.
19:47On peut essayer de pondérer tout cela pour donner des statistiques,
19:51mais on ne peut rien affirmer aujourd'hui sur le reste de l'été.
19:55En matière de scénario dans la semaine qui vient ?
19:56A priori, pas de nouvelles canicules.
19:58Vous dites une semaine, ça nous mène au 3 juillet jusque-là ?
20:01Allez, prononçons-nous sur la semaine qui vient,
20:04le scénario le plus probable à ce jour d'après-météo France,
20:07c'est qu'effectivement on a ce « rafraîchissement »
20:11et de gros guillemets, puisqu'on passe de températures extrêmes
20:14à des températures qui vont rester au-dessus des normales de saison,
20:18mais dans quelque chose de beaucoup plus respirable.
20:20Donc ça, vous l'avez compris, progressivement, d'abord l'ouest, puis l'est,
20:23et ça devrait descendre au milieu de semaine prochaine.
20:26Ensuite, on a un plateau avec ces températures un petit peu au-dessus des normales.
20:29La suite, on ne sait pas encore.
20:30Écoutez, sur la responsabilisation, je voudrais dire sur la responsabilisation.
20:34Très rapidement, on fait jouer des matchs de football à 40.
20:38Et après, il dit qu'il ne faut pas courir quand il y a 35, 36.
20:42C'est-à-dire qu'on est complètement contradictoire.
20:44Complètement contradictoire.
20:46C'est-à-dire que tous les stades sont pleins,
20:50il fait 35, 38, 39 dans certains stades aujourd'hui aux États-Unis ou au Mexique.
20:56Donc, s'il n'y a pas une presse de conscience générale et qu'on donne d'autres exemples,
21:01eh bien, on sera toujours dans cette contradiction.
21:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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