- il y a 9 minutes
Chaque week-end, Dominique Tenza vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00:00Bienvenue si vous nous rejoignez sur BFM TV. La France a gagné, c'est une très bonne nouvelle.
00:00:05Et la France a chaud encore, elle continue d'avoir chaud aujourd'hui.
00:00:09La France, et ça va continuer, la canicule n'est pas terminée.
00:00:12On va retrouver Théo Basilana à Paris.
00:00:14Théo, il y avait un match de foot je crois ce soir, ça y est, c'est terminé.
00:00:18Pas d'alcool non plus à Paris, interdiction de vendre et de consommer de l'alcool, on a quand même
00:00:22fait la fête.
00:00:26Exactement, on a fait la fête, surtout aussi pour ces personnes qui étaient à l'intérieur d'un restaurant ou
00:00:30d'un bar,
00:00:31parce qu'à l'intérieur des établissements, cette consommation est toujours autorisée.
00:00:34Et je vais voir des supporters qui ont suivi le match avec une grande attention.
00:00:38Victoire 4 buts à 1, comment vous réagissez un petit peu à cette soirée ?
00:00:41Alors on est super heureux de voir cette équipe de France s'imposer.
00:00:43Franchement, Ousmane Dembélé qui prend confiance dans cette compétition, un full kiff.
00:00:47Ils nous ont donné du plaisir, une deuxième mi-temps moins intéressante, mais plus dans la gestion.
00:00:51Mais franchement, on a kiffé.
00:00:52Un petit joueur du match, l'homme du match ce soir ?
00:00:55Ousmane Dembélé !
00:00:56Ousmane Dembélé !
00:00:59Ousmane Malondor !
00:01:01Ousmane Malondor !
00:01:02Ousmane Malondor !
00:01:03Vous avez prévu de faire quoi là, juste après ?
00:01:05Après boire, boire des bières, aller fêter ça dans Paris.
00:01:09On le rappelle, faites attention parce que la consommation d'alcool est interdite sur la voie publique.
00:01:13Alors on fait attention, si on veut boire, c'est soit dans un resto, soit dans un bar.
00:01:17Exactement.
00:01:17Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
00:01:19Super, bon voilà, vous l'avez compris.
00:01:20Il faut quand même rappeler les règles.
00:01:22Mais ils vont les respecter.
00:01:24Bien sûr, on écoute Théo Bacillana ce soir, pas d'alcool.
00:01:27On a compris qu'ils allaient boire des verres d'eau maintenant.
00:01:29On salue Patrick Pelou qui nous a rejoint sur ce plateau.
00:01:32Bonsoir, urgentiste évidemment.
00:01:34On parlera avec vous dans un instant de ce qui se passe dans les hôpitaux
00:01:36parce que la situation, elle est très compliquée.
00:01:39Ce soir, encore dans les hôpitaux, parce que cette vague de chaleur, elle n'est pas terminée.
00:01:43Anthony, on va faire un point sur ce qui nous attend dans les prochaines heures, dans les prochains jours.
00:01:49La fraîcheur, j'ai des gros guillemets, la fraîcheur arrive tout de même par l'ouest.
00:01:54Oui alors, la fraîcheur effectivement arrive par l'ouest.
00:01:57Mais d'abord, rappelons tout de même que nous avons ce soir à 22h50 départements qui sont toujours en vigilance
00:02:03rouge.
00:02:04Rappelons aussi, Dominique, que le pire n'est pas passé pour les départements de l'Est
00:02:10puisque c'est ce vendredi, mais aussi samedi et une partie de la journée de dimanche
00:02:15qu'ils vont connaître des températures allant par endroit jusqu'à 41 degrés.
00:02:19Et donc malheureusement, là, il va falloir rester très vigilant.
00:02:22À Nancy notamment, regardez, on voit les images en direct puisqu'on découvre les images.
00:02:26Là aussi, à Nancy, on fête la victoire des Bleus, peut-être dans un bar climatisé d'ailleurs
00:02:30parce qu'il fait certainement beaucoup plus chaud dehors.
00:02:32Et ça va continuer de bondir, ces températures, vous nous le dites,
00:02:36dans les heures et les jours qui viennent dans l'Est du pays.
00:02:39Voilà, dans l'Est du pays.
00:02:40Ben Nancy, par exemple, on a battu aujourd'hui le record mensuel pour cette ville.
00:02:45On a battu des records aussi à Metz, à Strasbourg.
00:02:47Il n'y avait jamais fait aussi chaud dans le Barin.
00:02:49On a atteint 40 degrés.
00:02:50Ça ne s'était jamais vu de toute notre histoire météorologique.
00:02:54Et donc effectivement, dans les prochaines heures, ça va être très dur.
00:02:57Ça va être très dur si vous habitez effectivement sur ces départements.
00:03:01mais vous l'avez dit, la fraîcheur arrive par l'Ouest.
00:03:05Plusieurs départements sont sortis de la vigilance rouge.
00:03:07Enfin, si je puis dire, vous allez pouvoir respirer si vous habitez en Bretagne,
00:03:11en Normandie et sur la façade Atlantique.
00:03:13En revanche, pour l'Île-de-France, il va encore falloir attendre,
00:03:16et pour les régions centrales aussi évidemment,
00:03:18il va encore falloir attendre au moins la fin de la journée de samedi
00:03:21pour voir le pire derrière nous.
00:03:23Encore 30 degrés ce soir à Nancy.
00:03:26Il est plus de 23h.
00:03:28On va retrouver Antoine Guillet en direct.
00:03:30Je vois qu'on fête là-bas aussi la victoire des Bleus ce soir.
00:03:35Et on se prépare, Anthony nous le disait,
00:03:37on se prépare à une grosse vague de chaleur
00:03:38qui arrive dans les heures et les jours qui viennent.
00:03:43Oui, grosse vague de chaleur dans les jours qui viennent.
00:03:45Mais ce soir, d'abord, ici à Nancy,
00:03:47on fête la victoire des Bleus.
00:03:48Je suis avec Maé.
00:03:49Maé, bonsoir.
00:03:50Match exceptionnel des Bleus,
00:03:52triplé d'Ousmane Dembélé,
00:03:53un but de Dignes Redway.
00:03:54La France a maîtrisé ce match ?
00:03:56Franchement, on s'attendait à un match erré.
00:03:58Au final, on a assez maîtrisé.
00:04:00Dembélé triplé, magnifique.
00:04:03Il fait quand même extrêmement chaud ce soir.
00:04:05C'était important quand même de venir ici,
00:04:07faire la fête dans un bar, dans une ambiance.
00:04:09Il fait quand même très très chaud dans ce bar-là,
00:04:10plus que dehors.
00:04:11Oui, il fait très chaud,
00:04:12mais ça ne nous empêche pas de célébrer,
00:04:14d'être là et de profiter de la Coupe du Monde.
00:04:16Allez les Bleus et Ousmane Ballon d'Or !
00:04:19Merci beaucoup, Maé, d'avoir été avec nous,
00:04:21malgré la chaleur.
00:04:23C'est la fête, ici, à Nancy,
00:04:24il faut encore très chaud.
00:04:25Vous l'avez dit que le 30 degrés noir,
00:04:27il faut encore plus chaud dans ce bar.
00:04:29Je ne veux pas qu'il y ait un sujet.
00:04:31Merci beaucoup, Antoine Guillet.
00:04:34Depuis Nancy, alors en plateau,
00:04:36Dominique Crisé, posez une question justement à Anthony.
00:04:38Il demandait depuis quand on n'a pas vu de telle chaleur ?
00:04:42À quand remontent les statistiques ?
00:04:42À quand remontent les statistiques ?
00:04:44Alors justement, Anthony,
00:04:46vous êtes venu avec des infos.
00:04:47On va citer Guillaume Séché,
00:04:49notre confrère que vous retrouverez d'ailleurs demain matin,
00:04:51dès demain matin sur BFM TV.
00:04:53Guillaume qui nous dit qu'il a échangé avec un ami de Météo France.
00:04:55Il paraît presque certain qu'aucune vague de chaleur d'une telle intensité
00:04:59n'a été observée en France depuis le début des mesures météorologiques,
00:05:02c'est-à-dire depuis le XVIIIe siècle.
00:05:05Ça, c'est ce que nous dit Guillaume Séché.
00:05:07Le mot historique, Anthony, n'est pas galvaudé.
00:05:10Absolument pas.
00:05:11Soyons clairs, nous venons de connaître cette semaine
00:05:14les trois journées les plus chaudes de toute notre histoire.
00:05:18Donc ça montre à quel point cette vague de chaleur est inédite.
00:05:21On a battu 2003, on a battu effectivement 2019.
00:05:24Mais ce qui est donc encore plus spectaculaire,
00:05:26c'est qu'il faut remonter au Moyen Âge,
00:05:29c'est-à-dire vers les années 1100,
00:05:31donc il y a plus de 900 ans,
00:05:33pour retrouver des valeurs qui sont similaires à celles que nous avons vécues.
00:05:38Mais au Moyen Âge, vous allez me dire,
00:05:39on arrivait à connaître les températures ?
00:05:41On a des relevés de température du Moyen Âge ?
00:05:43Alors, pour le savoir,
00:05:45vous avez déjà vu évidemment un glaçon,
00:05:48c'est un petit peu à la mode les glaçons en ce moment.
00:05:50À l'intérieur de votre glaçon, il y a des petites bulles d'air.
00:05:53Dans les glaciers des Alpes, c'est exactement la même chose.
00:05:56Alors comment est-ce qu'on peut connaître la température au Moyen Âge ?
00:05:59On va forer, c'est ce qu'on appelle des carottes de glace,
00:06:01on va forer la glace, on va la sortir,
00:06:04et on va analyser les petites bulles d'air à l'intérieur.
00:06:06C'est en fait de l'atmosphère du passé qui a été emprisonnée.
00:06:10Et on va étudier les gaz,
00:06:12et on va pouvoir savoir la quantité de gaz à effet de serre,
00:06:14et donc la chaleur qu'il pouvait y avoir.
00:06:16On va aussi étudier la glace en elle-même,
00:06:18puisqu'il y a des molécules à l'intérieur qu'on appelle les isotopes.
00:06:22Et en mesurant la concentration d'isotopes,
00:06:24on va pouvoir dire qu'au Moyen Âge,
00:06:26il faisait à peu près 7 températures.
00:06:28Alors évidemment, il y a des approximations,
00:06:29c'est bien moins fiable que notre thermomètre actuel.
00:06:33Mais si la canicule de 2026 bat les valeurs approximatives du Moyen Âge,
00:06:39et bien pour avoir des valeurs plus chaudes que celles que l'on vient de connaître,
00:06:43il faut remonter à la dernière période interglaciaire,
00:06:47c'est-à-dire au dernier moment où la Terre n'était pas entièrement glacée,
00:06:51donc une période comme celle qu'on connaît actuellement,
00:06:54et bien ça c'était il y a 120 000 ans.
00:06:57– Voilà Dominique Rizet, vous avez votre réponse.
00:06:59– J'adore.
00:07:00– C'était il y a 120 000 ans qu'il a faussi chaud.
00:07:02– J'ai l'impression d'entendre parler de police technique et scientifique.
00:07:06– En tout cas, c'est une canicule historique,
00:07:09et effectivement le mot n'est pas galvaudé,
00:07:11bien plus forte cette intensité, cette vague que celle de 2003, dit-on.
00:07:16En tout cas, c'est ce que dit Météo France.
00:07:17Patrick Pelou, vous étiez en première ligne pendant la canicule de 2003,
00:07:2123 ans plus tard, ce que vous constatez aujourd'hui,
00:07:24c'est une France mieux préparée, ou qui n'a pas su tirer les leçons du passé ?
00:07:28– C'est une question complexe, parce que les choses ne sont jamais les mêmes,
00:07:3423 ans après, les choses ont beaucoup changé.
00:07:39Ce qu'il y a de sûr, c'est que d'abord, vous en parlez,
00:07:42d'abord, le journalisme météorologique et climatique est devenu essentiel,
00:07:49il y a une conscience collective au niveau de la société
00:07:53du fait qu'il y a ce risque caniculaire,
00:07:56il y a de la prévention qui est faite.
00:07:58Là où ça ne va pas, on a perdu 23 ans sur les mesures qu'il fallait prendre,
00:08:03parce que ce n'est pas un problème, enfin, ça devient un problème de santé publique
00:08:09et d'urgence et de prise en charge des malades,
00:08:13mais la problématique, elle est médicale donc,
00:08:17mais elle est sociétale, écologique, politique, elle est extrêmement complexe.
00:08:22Nous, on est, au niveau des hôpitaux, il faut saluer le travail qui est fait
00:08:26et qu'on fait là au niveau de l'ensemble des personnels, des équipes,
00:08:31des hôpitaux, tant des directions que des personnels soignants,
00:08:36parce que c'est du jamais vu, c'est du jamais vu.
00:08:40C'est-à-dire, on se souvient de 2003, mais là, je pense qu'en effet,
00:08:43c'est quelque chose d'absolument historique,
00:08:45parce que là, il déclenche des plans blancs et d'afflux massifs un petit peu partout.
00:08:51Il y a une surmortalité qui est triste à constater,
00:08:56et tous ces constats, en fait, nous, on n'est là que pour soigner,
00:09:01parce que voyez, par exemple, la saturation et le manque de lits d'aval à partir des urgences,
00:09:06c'est juste qu'il y a des gens, certes, j'écoutais certains de vos invités dire
00:09:11« Oui, non, mais ils sont déshydratés, on peut les renvoyer chez eux »,
00:09:13mais on ne peut pas les renvoyer chez eux.
00:09:15Chez eux, c'est des fours.
00:09:17Et quand vous constatez que le monde du travail a su, en fait, climatiser ces lieux
00:09:22pour que vous puissiez travailler et produire de l'activité économique,
00:09:26quand on sait que, et vous le constatez toujours,
00:09:29tous les jours, vous allez dans les centres où vous achetez des choses,
00:09:32là aussi, c'est climatisé,
00:09:33en 23 ans, on a juste oublié de s'occuper des gens et de leur logement.
00:09:39De leur logement et des hôpitaux aussi, on en reparlera dans un instant.
00:09:4130 000 climatiseurs, annonce ce soir Sébastien Lecornoux.
00:09:44Vous nous direz si, dans un instant, c'est une solution de fortune,
00:09:49en tout cas, quand je vois votre visage,
00:09:50j'ai l'impression que ce n'est pas forcément la solution miracle.
00:09:53Mais je voudrais qu'on retourne à Paris parce que, justement,
00:09:55ça fait une semaine qu'on a chaud, ça fait une semaine qu'on transpire chez soi.
00:09:58Alors, on a peut-être envie de sortir ce soir aussi de son logement,
00:10:01de cette bouilloire thermique pour venir faire la fête après la victoire des Bleus, Théo.
00:10:09Exactement.
00:10:09Bon, je peux vous dire quand même qu'on avait extrêmement chaud à l'intérieur de ce restaurant aussi,
00:10:12surtout avec les différentes émotions de l'équipe de France de ce soir.
00:10:15Et on va justement rejoindre des supporters qui ont suivi ce match avec une grande attention.
00:10:19Je les rejoins.
00:10:21Bonsoir à vous.
00:10:23Allez, un petit résumé de ce match, un petit ressenti après cette victoire.
00:10:27Ben, en vrai, c'était le premier match un peu compliqué de ces phases de poules.
00:10:31C'est rassurant, en vrai, avant les phases finales.
00:10:34Moi, je trouve Dembélé énorme.
00:10:36Tout le monde énorme.
00:10:37On a vu Meignan quand même.
00:10:39Un bel arrêt sur pénalty.
00:10:41Voilà, moi, c'est tout ce que j'ai vu.
00:10:42Est-ce que c'est de bonne augure pour les 16e de finale ?
00:10:44Je pense que c'est pas mal.
00:10:46Après, ça ne veut pas dire grand-chose.
00:10:47La Norvège, elle a pu faire tourner déjà en début de match.
00:10:52Il n'y avait pas Alain qui était titulaire.
00:10:53Donc, je pense que ça met en confiance.
00:10:54Mais ça ne veut pas dire grand-chose pour les 16e.
00:10:56C'était aussi une manière de penser à Didier Deschamps, qui a connu un petit problème cette semaine ?
00:11:04Après, je trouve que justement, ça ne s'est pas senti sur le match.
00:11:08Moi, je ne sais pas l'avis de tout le monde.
00:11:12Honnêtement, c'est un bel hommage.
00:11:14Il est en France.
00:11:15Guy Stéphane a bien repris le flambeau.
00:11:17Dembélé, qui n'avait pas forcément beaucoup marqué en équipe de France, montre qu'il peut quand même être présent,
00:11:21qu'il est un joueur important.
00:11:22Et c'est un bon signal qui est envoyé à tout le groupe.
00:11:24Là, qu'est-ce qui va se passer après votre soirée ?
00:11:25Vous allez en profiter.
00:11:26Qu'est-ce qui va se passer ?
00:11:27On va profiter.
00:11:29Avec modération, quand même, pour l'alcool.
00:11:31Il est toujours temps demain aussi.
00:11:32Bon, parfait.
00:11:33Merci, Passez le même soirée.
00:11:34En tout cas, merci.
00:11:35Voilà, bon, nous avons compris des personnes qui continuent de profiter ici,
00:11:38des supporters qui continuent de profiter de cette soirée, avec modération,
00:11:41sachant qu'on le rappelle, consommation d'alcool interdite sur la voie publique,
00:11:45mais autorisée à l'intérieur des établissements.
00:11:48Merci beaucoup, Théo.
00:11:49Bacillana, consommation d'alcool interdite à Paris.
00:11:52Ça sert à quelque chose, ça, Patrick Pelou ?
00:11:53Ah oui, oui, oui.
00:11:54Ah oui, oui, oui, parce que le français boit, vous le savez.
00:11:58Surtout les soirs de match.
00:11:59Surtout les soirs de match, etc.
00:12:01Donc, ça fait une suractivité, en plus, au niveau des services des urgences.
00:12:05Là, les services de secours, on pense évidemment à nos collègues de la sécurité civile et des pompiers et tout.
00:12:11Bon, ben, quand ça picole, ça a souvent des accidents ou des bagarres, etc.
00:12:15Donc, ça se surajoute plus toutes les conduites à risque qui vont avec l'alcool.
00:12:19Je ne sais pas nager, mais je vais plonger, etc.
00:12:21Vous en parliez.
00:12:22Bien sûr, avec cette personne décédée aujourd'hui.
00:12:24Bon, il faut...
00:12:26Voilà, et c'est pour ça, si vous voulez, moi, j'accueille très favorablement le fait d'avoir reporté la
00:12:33Gay Pride, parce que, bon, ils ne consomment pas beaucoup d'eau.
00:12:37Et en plus de ça, il y a beaucoup de drogues de synthèse qui circulent maintenant.
00:12:40Mais il n'y a pas que la marge des fiertés, il y a aussi Solidaise, il y a trois
00:12:43concerts à Chambord, il y a beaucoup de grands événements qui ont été reportés aujourd'hui.
00:12:47Mais on ne pouvait pas. Ce n'était pas possible.
00:12:48Pourquoi ce n'était pas possible ?
00:12:49Mais les services d'urgence sont sursaturés, cher monsieur.
00:12:52Là, on ne peut pas travailler plus que ce qu'on fait.
00:12:54Il faut limiter ce qui se passe et sur les rassemblements de foules, etc., où on sait qu'il va
00:12:59faire extrêmement chaud, où ça va picoler, où ça va consommer X produits, et où on vous les retrouverait, ipso
00:13:05facto, au niveau des urgences.
00:13:07– Je vous ai entendu dire, la situation, elle est catastrophique aujourd'hui.
00:13:10Vous parliez d'arrêt cardiaque beaucoup plus que d'habitude.
00:13:13Vous parliez de gens qui venaient mourir aux urgences.
00:13:16C'est ça, la situation, aujourd'hui ?
00:13:17– Ils meurent beaucoup chez eux.
00:13:19On est entre deux fois et cinq fois le nombre de gens qu'on va ramasser chez eux le matin.
00:13:27Parce que les gens meurent beaucoup chez eux.
00:13:29Alors, c'est un triste scénario sur les canicules.
00:13:33C'est-à-dire, les personnes qui ont des maladies chroniques sont en train de s'épuiser chez eux
00:13:38parce que, justement, ce n'est pas forcément climatisé, ce n'est pas aéré, etc.
00:13:42Il y a une lassitude et vous avez les gens qui, en effet, perdent la vie à domicile.
00:13:50Donc là, il y a des chiffres.
00:13:52Alors, c'est très différent d'une région à l'autre parce que, si vous voulez,
00:13:55vous avez une population qui est plus dense dans certaines villes que d'autres.
00:13:59Il y a des villes qui sont plus proches de forêts.
00:14:03Donc, c'est un petit peu plus calme.
00:14:05Mais alors, les lieux urbains où il n'y a eu aucun travail de fait
00:14:09pour avoir des courants d'air ou des lieux rafraîchis ou de la végétalisation,
00:14:16comme à Paris où nous avons été incapables de changer les toits en zinc,
00:14:20bon, vous retrouvez des températures à 67 degrés là-haut.
00:14:24Et il n'y a aucun corps qui résiste très longtemps à des températures de ce type-là.
00:14:30Donc, du coup, vous avez une surmortalité.
00:14:32Mais ce n'est pas jouer les cassandres ou faire peur.
00:14:36C'est juste qu'il faut comprendre que l'effet du réchauffement climatique,
00:14:41la canicule, ce que j'ai l'honneur de vous dire depuis 23 ans,
00:14:45est quelque chose d'exploitant...
00:14:45C'est ce que j'allais dire.
00:14:46Ça fait 23 ans que vous alertez.
00:14:47Vous aviez vécu la canicule de 2003.
00:14:49Vous alertez depuis en disant, attention, on n'est pas prêts.
00:14:53Mais manifestement, vous n'avez pas été entendus en 23 ans.
00:14:55Non, mais de toute façon, on n'est jamais entendus.
00:14:57Vous savez, nous, on n'est pas grand-chose.
00:14:58Donc, tout le monde s'en fout.
00:14:59Mais le truc, c'est que là, ça saute au nez.
00:15:04Et que ce n'est pas...
00:15:05Alors, oui, soit on achète 30 000...
00:15:0830 000 climatiseurs, ça, c'est ce qu'annonce Sébastien Lecornu.
00:15:11Ils veulent, mais c'est normal.
00:15:12Il faut qu'ils fassent quelque chose.
00:15:13C'est très bien.
00:15:14Mais si vous voulez, je préfère l'appel de la ministre de la Santé
00:15:18et de la ministre des Solidarités et pour les personnes âgées
00:15:21qui disent, allez voir vos voisins, toquez à la porte,
00:15:24allez voir ce qui se passe pour avoir cette mobilisation.
00:15:27Au niveau des hôpitaux, en effet, il y a tellement de restrictions budgétaires
00:15:31depuis des années.
00:15:32Je vous rappelle que le financement qui a été voté à l'Assemblée nationale
00:15:35sur le plan de la Sécurité sociale, ça ne permet pas aux hôpitaux de fonctionner.
00:15:40Donc, qu'est-ce qu'ils font les hôpitaux ?
00:15:41Parce qu'en plus, vous avez eu l'augmentation de l'énergie qui n'a pas été compensée
00:15:44pour les hôpitaux.
00:15:45Donc, du coup, ça coûte encore plus cher.
00:15:47Bon, ben, ils ont un peu laissé traîner cette climatisation.
00:15:51Là, les appareils qui vont arriver, ils vont être tout de suite utilisés, bien sûr.
00:15:55Mais ce que je crains, c'est qu'une fois qu'on va arriver,
00:15:58quand ?
00:15:58J'en sais rien, quand ça va s'arrêter.
00:16:00Parce que nul ne sait quand ça va s'arrêter.
00:16:02D'accord ?
00:16:02Parce qu'on n'est même pas au début du mois de juillet.
00:16:04Enfin, presque.
00:16:05Mais vous allez voir, c'est ça.
00:16:07Je crains le pire.
00:16:09Bon, ben, il faudra poser un débat à long terme,
00:16:13une véritable planification pour avoir des hôpitaux
00:16:16qui soient avec des effets rafraîchis
00:16:20et des climatisations
00:16:23ou des systèmes qui nous permettent de mieux travailler.
00:16:26Et puis, derrière ça, c'est le capacitaire.
00:16:28On a fermé plus de 120 000 lits d'hospitalisation
00:16:32avec le personnel qui va avec depuis 2023.
00:16:37Ce qui manquait, c'est de pouvoir hospitaliser les gens.
00:16:41Parce que, comme je vous le disais,
00:16:42on ne peut pas faire repartir des gens
00:16:44qui viennent pour hyperthermie
00:16:45ou qui viennent pour des malaises à domicile
00:16:47et les renvoyer chez eux
00:16:48où leur logement est totalement inadapté au climat.
00:16:52Alors, justement, on va continuer d'en parler.
00:16:54Mais parce que les logements sont inadaptés au climat,
00:16:56parce qu'il fait très chaud,
00:16:57on tente de se rafraîchir.
00:16:58Et on l'a vu ces derniers jours à Paris,
00:17:00on a vu beaucoup de gens,
00:17:01notamment plonger dans le canal Saint-Martin.
00:17:04Malheureusement, ce n'est pas sans risque.
00:17:06Et ce soir, on dénombre une victime.
00:17:08On va retrouver Eliott Francombe,
00:17:10justement, sur les bords du canal Saint-Martin.
00:17:12Une personne qui est décédée.
00:17:15Le maire de Paris signale qu'elle s'est baignée
00:17:17en dehors des heures autorisées,
00:17:19en dehors des lieux autorisés.
00:17:22Oui, selon nos informations,
00:17:24c'est un homme majeur qui s'est noyé
00:17:26dans le canal Saint-Martin,
00:17:27ici au niveau du quai de Valmy,
00:17:29une zone qui est habituellement très fréquentée
00:17:31depuis le début de cette vague de chaleur.
00:17:33Et depuis qu'il y a l'autorisation
00:17:34de se baigner dans le canal Saint-Martin,
00:17:38ce sont les pompiers de la BSPP
00:17:40qui ont retrouvé le corps de cette victime.
00:17:44mais ils n'ont malheureusement pas pu le réanimer.
00:17:46Et la victime est décédée.
00:17:48Ce que l'on sait, c'est que la personne
00:17:49a été retrouvée en dehors,
00:17:50comme vous l'avez dit,
00:17:51de la zone de baignade surveillée.
00:17:53Un périmètre de sécurité est mise en place
00:17:55tout autour par les forces dehors,
00:17:57tout autour de cette victime
00:18:01pour sécuriser justement la zone.
00:18:03Eliott Francombe, 56 noyades.
00:18:06Boris Veliatchev, on le disait,
00:18:07depuis le début de cet épisode.
00:18:09Et en même temps, les gens ne peuvent plus
00:18:10de rester chez eux.
00:18:11Parce qu'il fait beaucoup trop chaud.
00:18:13Je m'adresse à l'architecte ici,
00:18:15mais on n'a pas tiré les mêmes.
00:18:16Je vais répéter un petit peu
00:18:19ce que mon voisin Patrick Pelleux a dit.
00:18:21Je suis tout à fait d'accord avec ça.
00:18:23On paye ici 25 ans d'inaction, c'est clair.
00:18:26Et on interdit les festivals.
00:18:27Alors, je suis tout à fait d'accord
00:18:28avec le fait qu'on interdise aujourd'hui
00:18:29parce que les urgences sont saturées, etc.
00:18:31Mais quelque part, ça me fâche
00:18:34dans un autre sens,
00:18:35parce que c'est un aveu d'échec
00:18:38de 25 ans d'inaction,
00:18:39le fait qu'on interdise ces festivals
00:18:42ou qu'on les reporte.
00:18:43Est-ce qu'il y a plein de festivals ?
00:18:45On a des festivals en plein été
00:18:47de plusieurs jours de semaine entière au Japon
00:18:49tous les étés par des canicules
00:18:51qui se passent très bien.
00:18:52Parce qu'ils savent organiser les choses
00:18:54et parce qu'ils se sont préparés
00:18:55à ce genre de situation.
00:18:56En France, c'est vrai qu'on a eu
00:18:58une inaction totale au niveau politique
00:18:59parce que je ne le dis pas au niveau...
00:19:01Je pense que dans les hôpitaux,
00:19:02même s'il y a moins de lits,
00:19:03moins de personnel,
00:19:04moins de financement,
00:19:05les gens se sont beaucoup mieux organisés
00:19:06au niveau des professionnels,
00:19:08un peu comme partout d'ailleurs.
00:19:09Par contre, c'est vrai qu'au niveau politique,
00:19:10on a une inaction complète
00:19:13et on le voit encore aujourd'hui.
00:19:14Et j'ai du mal à y croire pour l'avenir.
00:19:16J'ai l'impression que ce sera oublié
00:19:17encore dans deux mois.
00:19:18Regardez, je suis allé...
00:19:19Récemment, je suis allé à...
00:19:20Je suis retourné...
00:19:21On m'a demandé d'aller à Mayotte.
00:19:23Vous vous souvenez du Cyclone Chido ?
00:19:25Il n'y a pas si longtemps que ça.
00:19:27Tout le monde l'a oublié.
00:19:28Même le gouvernement n'en parle absolument plus.
00:19:30Et le conseil départemental
00:19:32par qui j'ai été invité là-bas,
00:19:34il déplore la situation.
00:19:35Ils sont complètement délaissés aujourd'hui.
00:19:37Et ça ne fait pas si longtemps que ça.
00:19:40Je crains que d'ici deux mois,
00:19:42on passe complètement à autre chose
00:19:43et que tous les baudis pour actuel
00:19:46ce soit encore la même situation.
00:19:48Alors face à cette situation,
00:19:49en tout cas exceptionnelle,
00:19:50l'État multiplie les mesures d'urgence.
00:19:52On le disait,
00:19:53on parlait de la marge des fiertés
00:19:54qui est reportée.
00:19:55Solidays qui devait rapporter
00:19:563 millions d'euros
00:19:57à l'association de lutte contre le sida.
00:19:59Pareil, annulé cette année.
00:20:01L'Ironman aussi à Paris.
00:20:02C'est un gros événement sportif.
00:20:04À Nice, pardon.
00:20:05À Nice, gros événement sportif.
00:20:07Ludovic Pergano,
00:20:08on n'était pas capable d'organiser...
00:20:09Je mets l'Ironman à part
00:20:10parce que c'était sur...
00:20:11Vraiment...
00:20:11Il y avait une course à pied à Versailles.
00:20:13Une course à pied à Versailles,
00:20:14une grande course.
00:20:14Ça, ce sont des événements sportifs,
00:20:16mais les événements festifs.
00:20:17On voyait que la protection civile
00:20:18avait mis en place des piscines,
00:20:19des brumisateurs.
00:20:20On ne pouvait pas organiser
00:20:21ces grands événements ?
00:20:22Non, pas dans ces conditions-là.
00:20:24Moi, je pense que c'est une mesure
00:20:26courageuse qui a été prise,
00:20:27même si je regrette
00:20:28qu'elle ait été prise tardivement,
00:20:29parce que, vous savez,
00:20:30ces décisions,
00:20:32ce sont décisions...
00:20:33Souvent, on dit...
00:20:34Ce matin, encore,
00:20:35l'organisateur de Solidays
00:20:36ne savait pas si ça allait se tenir.
00:20:37Souvent, on dit
00:20:38que ce sont des décisions
00:20:38difficiles à prendre
00:20:39parce que ce sont des décisions
00:20:40qu'on prend dans l'incertitude.
00:20:42Mais quelle incertitude ?
00:20:45Ça fait une semaine
00:20:46que la canicule a démarré.
00:20:47C'est extrêmement documenté
00:20:49et les retours d'expérience
00:20:50des canicules
00:20:50que nous avons vécues
00:20:52depuis ces 23 années
00:20:53nous permettent de savoir
00:20:54très exactement
00:20:54comment ça se passe
00:20:55et ce qui va se passer.
00:20:57La canicule,
00:20:57elle n'est pas terminée.
00:20:58Alors, au niveau météo,
00:21:01elle n'est pas terminée,
00:21:02mais sur le plan sanitaire,
00:21:03elle est encore moins terminée
00:21:04parce qu'on sait
00:21:05qu'il y a un décalage important
00:21:06entre cette vague de chaleur
00:21:08et les personnes,
00:21:10les malaises graves
00:21:11et les décès.
00:21:12Et Patrick Pelou
00:21:14le disait très justement,
00:21:16on va retrouver encore
00:21:18pendant de nombreuses semaines
00:21:19des gens
00:21:19qui ont été oubliés
00:21:20chez eux.
00:21:21Moi, en 2003,
00:21:22j'étais encore
00:21:22sapeur-pompier professionnel,
00:21:24je dirigeais un centre opérationnel
00:21:25départemental
00:21:26dans son lien de secours,
00:21:27un centre 18.
00:21:28D'abord, on n'a rien vu
00:21:29parce qu'il fallait croiser
00:21:30plein d'informations différentes
00:21:32pour arriver à se rendre compte
00:21:33qu'on est en train
00:21:33de vivre quelque chose
00:21:34de grave.
00:21:35Et ce sont les services d'urgence,
00:21:36les premiers et les morgues,
00:21:38effectivement,
00:21:39qui ont commencé
00:21:39à s'apercevoir
00:21:40de beaucoup de choses,
00:21:41mais les chiffres
00:21:41ont été consolidés
00:21:42des semaines
00:21:43et des semaines plus tard.
00:21:44Et on est dans la même
00:21:45situation cette année.
00:21:46Donc, on ne dise pas
00:21:47oui, on ne savait pas trop.
00:21:48Enfin, moi, quand j'entends
00:21:49qu'on a attendu
00:21:50le dernier moment
00:21:51pour annuler
00:21:51parce qu'on n'était pas sûr,
00:21:52on n'était pas sûr de quoi,
00:21:54on pensait qu'il allait neiger
00:21:56demain matin,
00:21:56enfin, à un moment donné.
00:21:57Vous trouvez qu'on a trop
00:21:58attendu, par exemple,
00:21:59à annuler les enjeux ?
00:22:01Il y a un autre enjeu de vie.
00:22:02C'est qu'on annule
00:22:05en termes de santé publique
00:22:06parce qu'on ne peut pas
00:22:06maintenir,
00:22:07mais si l'organisateur
00:22:08de Solidez annule,
00:22:10décide lui-même d'annuler,
00:22:11il s'agit de rembourser
00:22:12les places.
00:22:12Je crois que c'était
00:22:13130 euros la place
00:22:14pour trois jours
00:22:14et je crois qu'il y avait
00:22:15160 000 personnes.
00:22:17Je vous laisse faire le calcul.
00:22:18Je peux me tromper,
00:22:19mais je ne dois pas être très loin.
00:22:20Mais si c'est le préfet de police
00:22:21qui annule,
00:22:22si c'est un arrêté préfectoral,
00:22:23l'organisateur peut faire
00:22:25jouer les assurances
00:22:26et donc l'organisateur
00:22:27sera remboursé
00:22:29des sommes qui lui ont été versées
00:22:30et qu'il devra restituer.
00:22:31Cette position...
00:22:32Pardon, c'est un détail.
00:22:33Oui, mais cette position,
00:22:34cette posture prise
00:22:35par le préfet de police
00:22:36ce matin
00:22:36aurait pu être prise avant
00:22:38parce que cet événement,
00:22:40on savait exactement
00:22:41comment il allait évoluer
00:22:42et on en connaît
00:22:43déjà ses conséquences.
00:22:45C'est juste ce que je dis.
00:22:46Et pourquoi est-ce qu'on l'annule ?
00:22:47C'est bien sûr
00:22:48parce qu'il fait chaud,
00:22:49mais surtout,
00:22:49et ça a été dit très justement,
00:22:50parce qu'on sait
00:22:51que les services d'urgence
00:22:52vont être submergés.
00:22:54Et ça, c'est une réalité.
00:22:55Et les services d'urgence
00:22:56ne sont pas submergés
00:22:57à cause de la canicule.
00:22:59Là encore,
00:22:59essayons d'ouvrir un peu les yeux
00:23:01et d'affronter la réalité en face.
00:23:02Les services d'urgence,
00:23:03ils sont submergés tout le temps.
00:23:06Ils sont submergés tout le temps.
00:23:08Alors, on parle de Paris,
00:23:09mais par exemple,
00:23:09intéressons-nous aussi à la province.
00:23:11Moi, j'ai plein de collègues
00:23:14directeurs de services départementaux
00:23:16d'incendie de secours
00:23:16qui me disent que très régulièrement,
00:23:19quand ils ont des ambulances
00:23:20qui transportent des victimes
00:23:22aux urgences
00:23:24dans des structures hospitalières,
00:23:25les ambulances restent bloquées
00:23:27une demi-heure,
00:23:28une heure,
00:23:28parfois plus,
00:23:30en attendant que la victime
00:23:31soit prise en charge
00:23:32par les personnels des urgences.
00:23:34Et ça, c'est aussi une réalité.
00:23:36Et puis parfois,
00:23:36il y a deux, trois,
00:23:38huit ambulances privées
00:23:39ou sapeurs-pompiers
00:23:40qui sont bloquées aux urgences
00:23:41parce qu'on ne peut pas
00:23:42prendre en charge les victimes.
00:23:43Donc forcément,
00:23:45quand on rencontre
00:23:45des épisodes
00:23:46aussi exceptionnels,
00:23:48mais avec autant de conséquences
00:23:50que la canicule,
00:23:51bien sûr qu'il n'y a plus rien
00:23:52qui fonctionne.
00:23:53Et donc,
00:23:54à un moment donné,
00:23:55soyons courageux,
00:23:56on a un vrai problème
00:23:57de moyens en France.
00:23:57Au-delà des problèmes de moyens,
00:23:58on a un problème structurel.
00:24:00Et il va falloir,
00:24:01à un moment donné,
00:24:01ouvrir les yeux
00:24:02et tenter de trouver des solutions
00:24:04parce que tout ça,
00:24:04c'est un problème de se produire.
00:24:04On a quand même l'impression,
00:24:05pardonnez-moi,
00:24:06d'une sorte de pilotage à vue
00:24:08chaque jour.
00:24:09C'est vrai,
00:24:10vous dites qu'on a trop tardé
00:24:11à allumer les événements.
00:24:13Je pose la question
00:24:14pour les écoles aussi.
00:24:15On se retrouve avec des gens
00:24:16qui se retrouvent avec des gamins.
00:24:18On n'a pas fermé les écoles
00:24:19puis on les ferme un peu
00:24:22Est-ce que c'est de l'amnésie ?
00:24:23Est-ce que, pardon,
00:24:24est-ce que c'est de l'incompétence ?
00:24:26En tout cas,
00:24:26il y a un problème.
00:24:27Non,
00:24:28c'est parce qu'en fait,
00:24:31cette modification du climat
00:24:33remet tellement de choses
00:24:35en question
00:24:36par rapport à la gestion
00:24:38de notre pays
00:24:39et de l'Europe
00:24:40parce que ne nous arrêtons pas
00:24:42juste à la frontière française.
00:24:44C'est en train de surchauffer
00:24:45dans les pays voisins.
00:24:47C'est extrêmement complexe
00:24:49et alambiqué.
00:24:51Alors oui,
00:24:51vous avez raison.
00:24:52Il y a des conséquences économiques.
00:24:54Ça, c'est intéressant
00:24:55parce qu'en effet,
00:24:57on a arrêté un concert
00:25:00magnifique
00:25:01et qu'on aime beaucoup.
00:25:02On a arrêté
00:25:04la Gay Pride.
00:25:05Bon, ben d'accord.
00:25:06OK.
00:25:06Mais en fait,
00:25:07si jamais il y avait eu
00:25:08des décès,
00:25:11eh bien,
00:25:12on se serait retourné
00:25:13vers les pouvoirs publics.
00:25:14D'accord ?
00:25:14Donc,
00:25:15on ne peut pas prendre ces risques.
00:25:16Et d'autre part,
00:25:17alors tu as tout à fait raison,
00:25:19les services d'urgence
00:25:20sont toujours saturés.
00:25:21Je vais y revenir
00:25:22sur la raison
00:25:23de cette saturation.
00:25:24Mais là,
00:25:25on est obligé
00:25:26parce que là,
00:25:27on est vraiment
00:25:28dans un cataclysme.
00:25:30J'insiste sur le mot.
00:25:31C'est-à-dire qu'en effet,
00:25:32les VSAV,
00:25:33c'est-à-dire les véhicules
00:25:34de pompiers
00:25:34qui nous amènent
00:25:35des victimes
00:25:35ou les associatifs,
00:25:37etc.,
00:25:37ils font la queue
00:25:38parce qu'il n'y a plus
00:25:39de place.
00:25:40Il faut absolument
00:25:40qu'on puisse travailler
00:25:43pour prendre en charge
00:25:44les malades.
00:25:44Donc,
00:25:45il faut arrêter.
00:25:47Autant faire se peut
00:25:48parce qu'en plus,
00:25:49on est à la période
00:25:49où il y a toutes les fêtes
00:25:51de fin d'année,
00:25:52etc.
00:25:52Il faut arrêter ça
00:25:53parce qu'en plus de ça,
00:25:54on sait ce qui tue.
00:25:55L'hyperthermie tue
00:25:57malgré les espèces
00:25:58de mensonges
00:26:00que je vois
00:26:00sur des réseaux sociaux
00:26:01expliquant
00:26:02qu'il faut aller faire
00:26:02des jogging
00:26:04à la période
00:26:04la plus chaude
00:26:05parce que comme ça,
00:26:06alors ça,
00:26:06c'est du délire.
00:26:08Ça nettoie la peau,
00:26:09etc.
00:26:10Tu parles,
00:26:10ça nettoie la peau
00:26:11dans le cercueil,
00:26:12oui.
00:26:13C'est absolument terrible.
00:26:14Donc,
00:26:14en effet,
00:26:15la super course
00:26:16qui était organisée
00:26:17à Nice,
00:26:18il faut l'arrêter.
00:26:20Maintenant,
00:26:21sur les services
00:26:22d'urgence,
00:26:22on a créé
00:26:24la pénurie
00:26:25en fermant
00:26:26de plus en plus
00:26:26de services d'urgence,
00:26:27en les regroupant
00:26:28de plus en plus
00:26:28avec maintenant
00:26:30l'idée qui est de dire
00:26:31non mais maintenant,
00:26:32vous savez,
00:26:32avant d'aller aux urgences,
00:26:32il va falloir téléphoner.
00:26:34Alors,
00:26:34les SAMU,
00:26:35on est sursaturés.
00:26:36Moi,
00:26:37je pensais que c'était
00:26:38un service d'aide médicale urgente.
00:26:40Donc,
00:26:40maintenant,
00:26:40on fait de l'accompagnement
00:26:42et pourquoi pas ?
00:26:43C'est peut-être une évolution
00:26:44qui était nécessaire
00:26:45mais du coup,
00:26:46on a dilué
00:26:46ce qu'était l'urgence
00:26:47avec toujours
00:26:48cette accusation
00:26:49des personnes
00:26:50en leur disant
00:26:50ce qu'ils viennent,
00:26:52c'est de la biologie,
00:26:53il ne faut pas qu'ils viennent,
00:26:53etc.
00:26:55On a menti.
00:26:56On a menti.
00:26:57On a culpabilisé
00:26:59les personnes.
00:27:00Notamment,
00:27:01quand il y en a certains
00:27:02qui disent
00:27:02non mais les gens
00:27:03qui viennent,
00:27:04comprenez,
00:27:04ils ne boivent pas
00:27:05assez d'eau,
00:27:05etc.
00:27:06Mais non,
00:27:06ils sont dans des logements
00:27:07qui sont des passoires thermiques
00:27:08et ils ne peuvent pas.
00:27:09Donc,
00:27:10du coup,
00:27:10il y a une espèce
00:27:11de négligence
00:27:12mais voulue
00:27:14orchestrée
00:27:14de la population
00:27:15pour faire croire
00:27:16qu'on allait la rendre responsable.
00:27:18Mais responsable
00:27:18de quoi ?
00:27:19Ce qui nous tombe là
00:27:21par le réchauffement climatique,
00:27:24ce que dit le GIEC,
00:27:25c'est que c'est trop tard.
00:27:26Maintenant,
00:27:26ce qui arrive là
00:27:27va arriver tout le temps.
00:27:28Donc,
00:27:28on est fait.
00:27:29que le SAMU reçoit plus d'appels
00:27:31en ce moment
00:27:32que pendant certaines journées
00:27:33de Covid.
00:27:33Mais oui,
00:27:34mais alors,
00:27:35vous prenez ce parallèle
00:27:36intéressant.
00:27:37L'intensité de la crise
00:27:37que nous sommes en train de vivre.
00:27:38Le Covid,
00:27:40on pouvait éviter les choses.
00:27:42C'est pour ça
00:27:42qu'il y a eu des mesures
00:27:43qui avaient été prises
00:27:44par le gouvernement.
00:27:45On avait du gel hydroalcoolique.
00:27:47Essayer le gel hydroalcoolique
00:27:48contre les rayons du soleil.
00:27:49Ça ne marche pas.
00:27:49Bon,
00:27:50il y avait les masques.
00:27:51Essayer les masques
00:27:52avec le soleil,
00:27:53ça ne marche pas non plus.
00:27:54Donc,
00:27:54du coup,
00:27:54on a un ennemi invisible
00:27:55et qui tue en silence,
00:27:57qui use les corps
00:27:58en silence.
00:27:59Et en effet,
00:28:00la mortalité
00:28:01va continuer à augmenter.
00:28:03Nous avons plus
00:28:03d'infarctus,
00:28:04de myocardes,
00:28:05d'embolie pulmonaire,
00:28:05d'accident vasculaire,
00:28:06de cérébraux,
00:28:08etc.,
00:28:08etc.,
00:28:08etc.
00:28:09Et c'est vraiment
00:28:10une attaque massive.
00:28:12Et là,
00:28:13évidemment,
00:28:14il faut qu'on soit tous
00:28:15sur le pont.
00:28:16C'est-à-dire que,
00:28:17bien sûr,
00:28:17il peut y avoir des polémiques,
00:28:19ça je les entends,
00:28:20etc.
00:28:20Il peut y avoir
00:28:21des avis différents.
00:28:23Mais là,
00:28:24le problème,
00:28:24et c'est pour ça
00:28:25qu'il faut interdire
00:28:26ces grands rassemblements
00:28:27ou les reporter,
00:28:29on va faire élégant,
00:28:30ou les reporter,
00:28:31parce que sinon,
00:28:32on est sur sa grille.
00:28:33Moi,
00:28:33j'ai une question.
00:28:34Quand même,
00:28:35je suis le plus ancien
00:28:35autour de la table.
00:28:36Je me souviens
00:28:36de la sécheresse de 76,
00:28:38l'été 76,
00:28:39dans ma campagne
00:28:40de Saône-et-Loire.
00:28:41Comment est-ce
00:28:41qu'on en est arrivé là ?
00:28:42Moi,
00:28:43quand j'étais gamin,
00:28:43on allait à l'hôpital,
00:28:44il y avait toujours
00:28:44un médecin,
00:28:45une infirmière
00:28:46qui venait nous voir.
00:28:47On était tout de suite reçus,
00:28:49on se cassait un doigt,
00:28:50on était soignés tout de suite.
00:28:51Et aujourd'hui,
00:28:52j'ai eu l'an dernier
00:28:52un accident de moto
00:28:53dans Paris.
00:28:54Je suis resté
00:28:55de 2h du matin
00:28:55à 15h
00:28:56aux urgences à Cochin
00:28:57où je voyais des gens
00:28:58qui couraient dans tous les sens.
00:28:59C'était un soir de match
00:29:00du PSG,
00:29:01l'an dernier,
00:29:02il y a un an.
00:29:03Des gens qui travaillaient,
00:29:04qui couraient dans tous les sens
00:29:04mais qui n'y arrivaient plus.
00:29:06Des pompiers débordés,
00:29:07qui arrivaient avec des...
00:29:08Comment est-ce qu'on a pu
00:29:10en arriver là ?
00:29:11Figurez-vous,
00:29:11en 76,
00:29:13en fait,
00:29:14vous aviez un code
00:29:14de santé publique
00:29:15qui disait
00:29:16tout établissement de santé
00:29:19doit avoir
00:29:20un accueil
00:29:21au niveau
00:29:21de ce qu'on appelait
00:29:22le service porte,
00:29:23c'est-à-dire
00:29:23la porte de l'hôpital.
00:29:24Et c'est pour ça
00:29:25que dans tous les hôpitaux,
00:29:26vous aviez la possibilité,
00:29:27vous arriviez,
00:29:28vous aviez des établissements
00:29:30extrêmement nombreux,
00:29:31et bien il y avait
00:29:32des services d'urgence partout.
00:29:33Donc du coup,
00:29:34la fréquentation
00:29:35était un peu
00:29:36bien répartie
00:29:38sur le territoire.
00:29:39Et puis nous n'étions pas
00:29:40en 76
00:29:40sur la configuration
00:29:42qu'on a actuellement.
00:29:43Il y avait un monde rural
00:29:44beaucoup plus important,
00:29:46des villes
00:29:47de moyenne
00:29:49agglomération,
00:29:50préfecture
00:29:50et sous-préfecture
00:29:51qui étaient quand même
00:29:52mieux dotées
00:29:52avec un tissu économique
00:29:54beaucoup plus fort.
00:29:55Vous aviez
00:29:56moins de personnes âgées
00:29:57aussi,
00:29:58d'accord ?
00:29:59Donc vous aviez
00:30:00une figure différente.
00:30:02Et c'est
00:30:03à partir de 88
00:30:04et le rapport Steg
00:30:05où on commence à dire
00:30:06on va regrouper
00:30:07les services d'urgence.
00:30:08Alors là,
00:30:09évidemment,
00:30:09les économistes
00:30:10étaient contents
00:30:10parce qu'ils ont dit
00:30:11on regroupe,
00:30:12on ferme,
00:30:13on va regrouper,
00:30:14ça va être génial.
00:30:15Ben non,
00:30:15en fait,
00:30:16c'est une catastrophe
00:30:16parce que là,
00:30:18regrouper,
00:30:19regrouper,
00:30:20trier les malades
00:30:21où on a des tas
00:30:22maintenant
00:30:22de protocoles
00:30:23de triage,
00:30:24de triage
00:30:24et c'est exactement
00:30:26ce qui vous est arrivé.
00:30:26Vous vous êtes trié
00:30:28mais en fait,
00:30:28qu'est-ce qui se passe
00:30:29pour vous ?
00:30:29Ben rien en fait.
00:30:30Vous attendez.
00:30:31Et ça,
00:30:33ce n'est pas possible.
00:30:35C'est-à-dire,
00:30:35il y a eu,
00:30:35pour moi,
00:30:36il y a eu au cours
00:30:37de ces dernières années
00:30:38une négligence
00:30:39de santé publique
00:30:40à long terme
00:30:41avec une culpabilité
00:30:43des personnes
00:30:44qui a été organisée
00:30:46et surtout
00:30:46une machine
00:30:47à exclusion.
00:30:49C'est-à-dire,
00:30:49les plus pauvres,
00:30:50ceux qui ont pas
00:30:51l'information,
00:30:52j'ai mon voisin
00:30:52qui refuse maintenant
00:30:55de se soigner
00:30:55parce que le QR code
00:30:56lui sort par les yeux.
00:30:58Et je comprends.
00:30:59Il dit,
00:31:00on ne peut pas lire
00:31:00un QR code.
00:31:02Et ça ne l'intéresse plus.
00:31:03Donc,
00:31:03il se sort du truc
00:31:05et il faut aller voir,
00:31:07le soigner,
00:31:08etc.
00:31:08Et faire,
00:31:09alors après,
00:31:09on peut décliner,
00:31:10c'est peut-être hors sujet,
00:31:11mais c'est l'ensemble
00:31:13de l'organisation
00:31:14du système de santé
00:31:15qu'il faut revoir
00:31:16en écoutant
00:31:17les personnels
00:31:18de terrain
00:31:19parce que,
00:31:20alors là,
00:31:20je peux vous parler
00:31:21des strates
00:31:21et des strates
00:31:22de monticules
00:31:23de tissus administratifs
00:31:25qu'on a.
00:31:26Quand vous savez
00:31:26que dans les hôpitaux,
00:31:28deux tiers,
00:31:29souvent,
00:31:29certains spécialistes
00:31:30passent deux tiers
00:31:31de leur temps
00:31:31à coder
00:31:32leur activité
00:31:33pour décodage
00:31:34économique.
00:31:36Est-ce qu'un médecin
00:31:37est là pour coder ?
00:31:38Non,
00:31:39il est là pour se donner.
00:31:39Longue question,
00:31:40on y reviendra,
00:31:41on va y revenir évidemment
00:31:42tout à l'heure,
00:31:43mais j'aimerais
00:31:43qu'on parte à Nancy
00:31:44parce que si vous nous reveniez
00:31:45sur BFMTV,
00:31:47cette canicule,
00:31:48elle est loin
00:31:49d'être terminée.
00:31:50On commence à voir
00:31:50le bout du tunnel,
00:31:51Antoine nous dira
00:31:52dans un instant,
00:31:52ça y est,
00:31:52on commence à percevoir
00:31:53les premières fraîcheurs
00:31:55à l'ouest.
00:31:55En revanche,
00:31:55à l'est,
00:31:56la situation est beaucoup
00:31:57plus compliquée
00:31:58et il va continuer
00:31:59de faire très chaud
00:32:00dans les jours
00:32:01et dans les nuits
00:32:02qui viennent.
00:32:03Antoine Guillet,
00:32:03on vous retrouve
00:32:04à Nancy en direct
00:32:06où l'on tente
00:32:06de prendre
00:32:07un peu de fraîcheur
00:32:08en terrasse,
00:32:09mais il fait encore
00:32:0930 degrés
00:32:11à cette heure-ci.
00:32:14Voyons encore 30 degrés
00:32:15ici à Nancy
00:32:15et vous voyez,
00:32:16les terrasses sont pleines,
00:32:17les gens sont venus voir
00:32:18le match de l'équipe de France
00:32:19et justement,
00:32:20c'est le moment aussi
00:32:21pour se rafraîchir,
00:32:22pour commencer à sortir
00:32:23parce qu'il a fait
00:32:24plus de 38,7 degrés
00:32:25aujourd'hui à Nancy.
00:32:26Justement,
00:32:27on est avec Piotr.
00:32:28Piotr,
00:32:28bonsoir.
00:32:29On le disait finalement,
00:32:30il a fait 38 degrés
00:32:31aujourd'hui à Nancy,
00:32:31c'est le bon moment
00:32:32à cette heure-ci
00:32:32pour prendre le frais,
00:32:34pour sortir bon à un verre.
00:32:35Oui,
00:32:35parce qu'en fait,
00:32:36on est là plus
00:32:37pour partager un moment
00:32:38de joie,
00:32:38de festif
00:32:39et oublier tous les tracas,
00:32:41de la canicule,
00:32:42tout ce qui se passe
00:32:43dans la semaine,
00:32:45tout ce qu'on peut
00:32:46endurer au travail.
00:32:47Non,
00:32:47c'est le moment
00:32:48de se détendre
00:32:49malgré la température,
00:32:50malgré la chaleur
00:32:51et puis forcément,
00:32:52c'est la Coupe du Monde.
00:32:53On doit profiter
00:32:55et puis victoire des Bleus
00:32:57quand on passe
00:32:58vraiment un bon moment.
00:32:59On annonce encore
00:33:0038 degrés demain
00:33:01à Nancy,
00:33:01les mêmes températures
00:33:02qu'aujourd'hui.
00:33:03Ce sera quoi votre programme ?
00:33:04Ce sera de rester
00:33:04finalement au frais
00:33:05chez vous avant de sortir
00:33:06peut-être encore le soir ?
00:33:08Oui,
00:33:08ça sera principalement
00:33:10de rester au frais
00:33:11mais le soir,
00:33:12je pense que je profiterai.
00:33:14Merci,
00:33:14on vous laisse profiter
00:33:15encore un petit peu
00:33:16de la fraîcheur
00:33:17car on s'attend
00:33:17à une nouvelle nuit
00:33:19tropicale ici à Nancy,
00:33:20c'est-à-dire que les températures
00:33:21ne devraient pas
00:33:22descendre en dessous
00:33:22des 20 degrés
00:33:23alors que vous voyez,
00:33:24on fête encore
00:33:24la victoire de l'équipe de France
00:33:25ici à Nancy.
00:33:28On fête la victoire
00:33:29de l'équipe de France
00:33:30en essayant de trouver
00:33:31un peu de fraîcheur.
00:33:32Ce sera difficile,
00:33:33encore plus difficile
00:33:34dans les jours
00:33:35et dans les nuits
00:33:36qui viennent Anthony
00:33:36puisqu'on le disait,
00:33:37cette vague de chaleur,
00:33:39cette canicule
00:33:39que l'on a connue,
00:33:40elle se dirige
00:33:41vers l'Est.
00:33:43Exactement.
00:33:43Rappelez-vous,
00:33:44il y a une semaine,
00:33:45ici même sur ce plateau,
00:33:46nous nous disions
00:33:47nous allons vers
00:33:48un événement grave.
00:33:50Nous sommes dans
00:33:50cet événement grave
00:33:51et le problème,
00:33:53c'est que si vous regardez
00:33:54sur votre téléphone,
00:33:55vous allez me dire
00:33:55mais les températures
00:33:56vont bientôt baisser
00:33:57d'une dizaine de degrés.
00:33:58Oui,
00:33:59mais ce qui tue
00:34:00à petit feu
00:34:01les gens,
00:34:02ce ne sont pas
00:34:02les 40 degrés
00:34:03qu'on a mesurés hier
00:34:04ou qu'on mesurera
00:34:05peut-être demain
00:34:06à Nancy
00:34:06ou qu'on mesure même
00:34:07d'ailleurs,
00:34:08regardez aujourd'hui
00:34:09à Strasbourg
00:34:10avec des valeurs records
00:34:10jamais vues.
00:34:11Non,
00:34:12c'est l'accumulation
00:34:13de la chaleur
00:34:15sur ces journées
00:34:16que nous avons connues
00:34:17et que nous allons
00:34:18continuer à connaître
00:34:19puisque si lundi,
00:34:21quasiment tout le monde
00:34:22sera passé
00:34:23sous la barre
00:34:24des 30 degrés,
00:34:25nous serons encore
00:34:264 à 5 degrés
00:34:27au-dessus
00:34:28des normales de saison
00:34:29et donc malheureusement
00:34:30les impacts sanitaires
00:34:31seront énormes
00:34:32et la tension hospitalière
00:34:34sur la semaine
00:34:35qui arrive
00:34:35jusqu'à début juillet
00:34:36sera encore très importante.
00:34:38Mais alors,
00:34:38point positif,
00:34:39je termine dessus,
00:34:40vous l'avez dit effectivement,
00:34:42la vigilance rouge
00:34:43est maintenant
00:34:45rétrogradée,
00:34:45on est passé en vigilance orange
00:34:46voire jaune
00:34:47sur la façade ouest.
00:34:48Pourquoi ?
00:34:49Parce qu'effectivement
00:34:50ce dôme de chaleur
00:34:51se décale,
00:34:52les Bretons en ont terminé
00:34:53mais pour les Nancyens
00:34:55ça ne fait malheureusement
00:34:55que commencer.
00:34:56Vous parliez des journées
00:34:57effectivement excessivement chaudes
00:34:58et les organismes
00:34:59mis en rue d'épreuve,
00:35:00les nuits aussi,
00:35:01je ne sais pas autour de la table,
00:35:02je dors 4 heures par nuit,
00:35:03je n'arrive pas à fermer l'œil,
00:35:04c'est très compliqué.
00:35:05Et vous commencez
00:35:06à en avoir assez.
00:35:07Et ça c'est inquiétant,
00:35:08parce que d'un coup
00:35:09la lassitude par rapport
00:35:11à la crise
00:35:11c'est quelque chose aussi
00:35:12qui conduit à la solitude
00:35:14et à l'isolement.
00:35:14Et on est aussi plus irritable.
00:35:16Et bien sûr.
00:35:18Je ne sais pas si c'est vous Dominique
00:35:19qui nous disiez
00:35:20qu'il y avait,
00:35:20notamment en termes de crimes
00:35:21pendant ces parties-là
00:35:22où il y avait plus de gens irritables,
00:35:24plus de gens...
00:35:25C'était quelque chose
00:35:25ou c'était quelqu'un
00:35:26des forces de l'ordre
00:35:26qui nous expliquait
00:35:27qu'il y avait une reconnaissance.
00:35:27Les policiers disent souvent
00:35:29que pendant la période
00:35:29de pleine lune
00:35:30il y a plus de crimes
00:35:31et là quand il fait très chaud
00:35:33on voit bien dans Paris
00:35:34les gens s'énervent.
00:35:35Moi j'ai pris des taxis aujourd'hui
00:35:37et je vois des gens
00:35:38qui s'engueulent.
00:35:38Dans les villes
00:35:39c'est toujours ça.
00:35:40On perd s'énerve
00:35:40beaucoup plus facilement.
00:35:41Bien sûr.
00:35:42C'est le premier signe
00:35:43de la déshydratation.
00:35:43C'est vraiment particulier
00:35:44en ce moment.
00:35:52Mais par rapport
00:35:54à ce que vous disiez
00:35:56c'est très important
00:35:57c'est en fait
00:35:57les conséquences
00:35:58sur la nature
00:35:59et on le voit
00:36:01il y a une surmortalité
00:36:02aussi des animaux
00:36:03il y a une surmortalité
00:36:03des arbres etc.
00:36:04Donc c'est le vivant
00:36:05qui est touché
00:36:06dans sa globalité.
00:36:08Ça ne va pas s'arrêter.
00:36:09Alors je comprends
00:36:10qu'on dise
00:36:10non mais ça va aller mieux
00:36:12parce qu'on a besoin
00:36:13un peu d'espoir
00:36:14d'accord
00:36:15mais non non
00:36:16ça va continuer.
00:36:17Est-ce qu'on va pouvoir
00:36:18ce soir ouvrir ses fenêtres
00:36:20et aérer un peu
00:36:21son logement ?
00:36:22Tout dépend
00:36:23si vous avez la clim
00:36:24chez vous
00:36:24mais parce que
00:36:26tout simplement
00:36:26là on attend
00:36:27encore des températures
00:36:28qui malheureusement
00:36:29sont bien trop élevées
00:36:30pour la saison
00:36:31en fait c'est très simple
00:36:32ce soir à Paris
00:36:33Dominique
00:36:33il va faire au plus frais
00:36:34donc c'est-à-dire
00:36:35vers 4h30
00:36:365h du matin
00:36:3725 degrés
00:36:38c'est-à-dire
00:36:38la température
00:36:39qu'il doit faire
00:36:40en pleine après-midi
00:36:41au mois de juin
00:36:42en température maximale
00:36:43regardez ces températures
00:36:45elles seront encore
00:36:46bien trop chaudes
00:36:47pour votre nuit
00:36:48vous aurez
00:36:4925 degrés
00:36:50donc sur cette zone
00:36:51orangée
00:36:51que vous voyez
00:36:52alors ce sera
00:36:52un tout petit peu moins
00:36:53ce sera 24
00:36:54sur la zone
00:36:56ici en jaune
00:36:57mais effectivement
00:36:57les conséquences
00:36:58sont très importantes
00:36:59un chiffre simplement
00:37:01tout à l'heure
00:37:01on l'avait dit en plateau
00:37:02à partir de 20 degrés
00:37:04dès que vous gagnez
00:37:051 degrés
00:37:05le taux de suicide
00:37:06augmente de 6%
00:37:08donc ça vous montre bien
00:37:09l'impact
00:37:10de cette vague
00:37:10encore une donnée importante
00:37:1225 degrés
00:37:13à Paris
00:37:13au plus frais
00:37:14cette nuit
00:37:14on va y aller justement
00:37:15à Paris
00:37:16retrouver
00:37:17Eliott Francom
00:37:17puisqu'on arrive
00:37:18au bout d'une semaine
00:37:19j'ai envie de dire
00:37:20historique
00:37:21aussi tristement
00:37:22historique pour les Parisiens
00:37:23qui viennent de vivre
00:37:24plusieurs journées
00:37:26à 40 degrés
00:37:26on tente Eliott
00:37:27de se rafraîchir
00:37:28comme on peut
00:37:29on n'est pas avec Eliott
00:37:30pour l'instant
00:37:30me dit-on
00:37:31on va essayer de le retrouver
00:37:32dans quelques minutes
00:37:34peut-être un mot sur
00:37:35jusqu'à quand
00:37:36parce qu'on se pose
00:37:36tous la question
00:37:37ce soir
00:37:37quand est-ce que ça va
00:37:39vraiment se terminer
00:37:40quand est-ce qu'on pourra dire
00:37:41ça y est la canicule
00:37:41elle est derrière nous
00:37:43au moins en termes
00:37:43de température
00:37:44on a compris
00:37:45qu'avec les hôpitaux
00:37:46ce serait différent
00:37:47mais en termes de température
00:37:48alors distinguons deux choses
00:37:49la canicule
00:37:50sans sustricto
00:37:51c'est donc une vigilance
00:37:53la vigilance
00:37:53globalement
00:37:54elle devrait se terminer
00:37:55pour la très grande majorité
00:37:56de nos départements
00:37:58entre lundi
00:37:59et mardi
00:38:00sans trop mouiller
00:38:01maintenant parlons
00:38:02de la température
00:38:04donc vraiment
00:38:04ce que l'on ressent
00:38:05ça c'est la vague de chaleur
00:38:06et donc la vague
00:38:07de chaleur
00:38:08elle, elle se terminera
00:38:09officiellement
00:38:10lorsque à l'échelle nationale
00:38:12nous passerons
00:38:13sous une moyenne
00:38:13de 22,4 degrés
00:38:15rappelez-vous
00:38:16mardi, mercredi, jeudi
00:38:18on était à 30 degrés
00:38:19sur ce niveau
00:38:20d'échelle nationale
00:38:21et donc
00:38:22on estime
00:38:23que ce 22,4 degrés
00:38:24on devrait l'atteindre
00:38:25entre mercredi
00:38:27peut-être
00:38:27et jeudi
00:38:28donc entre mercredi
00:38:29et jeudi
00:38:29on devrait voir
00:38:31la fin de cette vague
00:38:32de chaleur
00:38:32maintenant
00:38:33est-ce que l'on va avoir
00:38:34comme on l'a pu l'entendre
00:38:35récemment
00:38:35de la bouche
00:38:36de la ministre de la transition écologique
00:38:38des températures extrêmes
00:38:40jusqu'au 14 juillet
00:38:43des chaleurs extrêmes
00:38:45jusqu'au 14 juillet
00:38:46non
00:38:47soyons très clairs
00:38:48on ne peut pas
00:38:48l'affirmer de cette manière
00:38:50Météo France
00:38:50est extrêmement claire
00:38:52les modèles
00:38:53ne montrent pas cela
00:38:54pour parler de température
00:38:55d'une manière fiable
00:38:57on ne peut aller
00:38:58que jusqu'à J plus 7
00:38:59c'est-à-dire
00:38:59en langage commun
00:39:00jusqu'à la semaine prochaine
00:39:01c'est bien trop loin
00:39:02pour nous
00:39:03pour vous indiquer
00:39:04que nous aurons
00:39:04des températures
00:39:05des chaleurs extrêmes
00:39:06jusqu'au 14 juillet
00:39:07la seule chose
00:39:08que l'on peut vous dire
00:39:09avec certitude
00:39:10c'est que la semaine
00:39:11qui arrive
00:39:11sera plus chaude
00:39:13que la normale
00:39:13mais 3 à 4 degrés
00:39:15au-dessus
00:39:16et non pas 15
00:39:17comme on vient de le connaître
00:39:18ce qui nous paraîtra
00:39:19presque frais
00:39:20mais oui
00:39:20mais voilà pourquoi
00:39:22il fallait déclencher
00:39:22les plans blancs
00:39:23dans les hôpitaux
00:39:23et les afflux massifs
00:39:24et là ils ont bien fait
00:39:26ça a été déclenché
00:39:27notamment à l'assistance publique
00:39:28hôpitaux de Paris
00:39:28mais dans d'autres hôpitaux
00:39:29en région
00:39:30ça a été déclenché
00:39:31parce qu'il faut faire face à ça
00:39:33parce qu'en plus de ça
00:39:34vous avez les départs
00:39:36en congé
00:39:36tout à fait légitimes
00:39:38des personnels
00:39:39des hôpitaux
00:39:40donc le potentiel
00:39:42la potentielle
00:39:43fermeture
00:39:43à nouveau
00:39:44de services en plus
00:39:45ce qui fait
00:39:46qu'on est en train
00:39:47il faut absolument
00:39:48arriver à
00:39:49éviter
00:39:50qu'il y ait une crise
00:39:51dans la crise
00:39:51et en fait
00:39:53on dépend tellement
00:39:54de ce que vous dites
00:39:56et nul ne sait
00:39:57ce que ça va donner
00:39:58cet été
00:39:59souvenez-vous
00:39:59c'était en
00:40:012016-2017
00:40:03qu'il y avait eu
00:40:03un phénomène
00:40:04caniniculaire
00:40:05au mois de septembre
00:40:06octobre
00:40:06et donc là
00:40:08c'est pour ça
00:40:09si vous voulez
00:40:10on peut en faire
00:40:10des heures
00:40:11sur tout ça
00:40:12mais tant que
00:40:12la classe politique
00:40:14et au plus haut niveau
00:40:15de l'état
00:40:16ils ne se regarderont pas
00:40:17dans la glace
00:40:18en disant
00:40:18mais pourquoi
00:40:19on en est là
00:40:20qu'est-ce qu'on n'a pas fait
00:40:21pourquoi on n'a pas fait
00:40:22une planification
00:40:23de transition
00:40:24de véritable transition
00:40:25on n'en peut plus
00:40:26des discours
00:40:27de transition énergétique
00:40:29blablabla
00:40:29puis après
00:40:30il ne se passe rien
00:40:31et bien
00:40:31c'est pas possible
00:40:33et d'un coup
00:40:34c'est la population
00:40:35parce que vous parliez
00:40:35des suicides
00:40:36c'est exact
00:40:37deuxièmement
00:40:38il y a un vrai problème
00:40:39avec les personnes
00:40:40atteintes de maladies chroniques
00:40:41et de neuroleptiques
00:40:42parce que ça perturbe
00:40:43en effet sans doute
00:40:44la thermorégulation
00:40:45donc ils meurent
00:40:46plus facilement
00:40:47et puis bien sûr
00:40:48vous avez une surmortalité
00:40:49des sans domicile fixe
00:40:50là
00:40:50dont personne parle trop
00:40:52mais qui est vraiment
00:40:53effrayante
00:40:54on a retrouvé
00:40:55on a retrouvé
00:40:56Elliot Francom
00:40:56à Paris
00:40:57Elliot est avec nous
00:40:58en ce moment
00:40:59je le disais
00:40:59les parisiens
00:41:00qui achèvent une semaine
00:41:03tristement historique
00:41:04qui ont suffoqué
00:41:05toute la semaine
00:41:05et qui tendent ce soir
00:41:06alors qu'on commence
00:41:07à ressentir
00:41:08le début
00:41:09du début
00:41:10d'une petite fraîcheur
00:41:11essaye de trouver
00:41:12un peu
00:41:13ce frais
00:41:14mais c'est compliqué
00:41:17oui c'est vrai
00:41:18qu'ici
00:41:18il fait plutôt
00:41:19assez frais
00:41:20pour entre guillemets
00:41:21assez frais
00:41:22au bord du canal
00:41:23Saint-Martin
00:41:24en tout cas
00:41:24il y a un petit vent
00:41:25et beaucoup de personnes
00:41:26sont encore présentes
00:41:27sur le canal
00:41:28pour justement
00:41:28essayer de profiter
00:41:29de cette légère fraîcheur
00:41:32et je suis avec
00:41:34Quentin
00:41:34Quentin bonjour
00:41:35bon vous
00:41:35vous me le disiez
00:41:36vous êtes un peu
00:41:37un habitué
00:41:37du canal Saint-Martin
00:41:39pourquoi vous venez ici
00:41:40bonsoir
00:41:41tout à fait
00:41:42le canal
00:41:42c'est vraiment super
00:41:43pour se rafraîchir
00:41:43là ça fait vraiment
00:41:44du bien
00:41:45donc là en plus
00:41:45on a quelques degrés
00:41:46en moins
00:41:46et de manière générale
00:41:47en fait
00:41:47on se rend bien compte
00:41:48qu'entre nos petites
00:41:49passoires thermiques
00:41:50et le canal
00:41:51moi je vois qu'il y a
00:41:515 voire 10 degrés
00:41:52de différence
00:41:53les soirs
00:41:53donc c'est vraiment
00:41:54ultra agréable
00:41:54de venir ici
00:41:56là on est au bord du canal
00:41:57il y a encore
00:41:58beaucoup de monde
00:41:59est-ce que
00:42:00vous vous êtes déjà
00:42:01baigné dans ce canal
00:42:02est-ce que parfois
00:42:03vous tentez de vous rafraîchir
00:42:04aussi dans le canal
00:42:05Saint-Martin
00:42:06ah oui tout à fait
00:42:07je suis complètement client
00:42:08des baignades
00:42:08donc j'en profite
00:42:09pour remercier
00:42:09la mairie de Paris
00:42:10pour cette initiative
00:42:11qui est absolument
00:42:11super et nécessaire
00:42:12surtout en ces temps
00:42:13de canicule
00:42:13donc moi je viens régulièrement
00:42:14quasiment tous les jours
00:42:15donc voilà
00:42:16je viens
00:42:16je me baigne
00:42:17voilà je prends aussi
00:42:18des photos
00:42:19des différentes personnes
00:42:20qu'il y a sur le canal
00:42:22et c'est extrêmement
00:42:23rafraîchissant
00:42:23et très agréable
00:42:24et est-ce que justement
00:42:26on peut se baigner
00:42:27mais évidemment
00:42:28avec des normes
00:42:29de sécurité
00:42:30il y a des zones
00:42:31de baignade autorisées
00:42:32vous avez entendu
00:42:33par exemple
00:42:34peut-être la noyade
00:42:35ce soir
00:42:36est-ce que vous en avez
00:42:37entendu parler
00:42:38et est-ce que pour vous
00:42:39il faut
00:42:40enfin j'imagine
00:42:41qu'il faut faire
00:42:41très attention
00:42:41oui c'est ça
00:42:42justement
00:42:43je viens juste
00:42:43d'avoir l'info
00:42:44c'est vraiment
00:42:45une tragédie
00:42:45je trouve ça
00:42:47absolument terrible
00:42:47donc oui
00:42:48il faut vraiment
00:42:48faire attention
00:42:49de manière générale
00:42:50quand on est dans l'eau
00:42:52comme ça
00:42:52on a un papier
00:42:53il faut s'assurer
00:42:55que déjà
00:42:55on sait bien nager
00:42:55avant d'y aller
00:42:56s'assurer aussi
00:42:57qu'il y a bien une échelle
00:42:58parce qu'il n'y a pas
00:42:58forcément des échelles
00:42:59partout
00:42:59donc bien repérer
00:43:00qu'il y a une échelle
00:43:01à côté
00:43:02et voilà
00:43:03toujours être vigilant
00:43:05super merci beaucoup
00:43:06Quentin
00:43:06je vous laisse profiter
00:43:07de votre soirée
00:43:08à noter qu'ici
00:43:10la température à Paris
00:43:11en Ile-de-France
00:43:12va descendre jusqu'à
00:43:1322 degrés
00:43:14en tout début de matinée
00:43:15aux alentours
00:43:16des 5-6 heures du matin
00:43:17merci beaucoup
00:43:18Elliot Franco
00:43:19comme on le disait
00:43:19effectivement
00:43:20c'est parisien
00:43:21malheureusement
00:43:21cette noyade
00:43:22ce soir
00:43:22Dominique
00:43:23c'est pas les endroits
00:43:24où on se baigne
00:43:24habituellement
00:43:25le canal Saint-Martin
00:43:26là il a été ouvert
00:43:27exceptionnellement
00:43:27par le maire de Paris
00:43:28parce qu'on ne pouvait
00:43:29pas faire autrement
00:43:29face à cette chaleur
00:43:30mais ça reste des endroits
00:43:32dangereux
00:43:32de toute façon
00:43:32c'est dangereux
00:43:33parce qu'une piscine
00:43:34ça fait une grande piscine
00:43:36c'est un bassin de 50 mètres
00:43:37avec des maîtres nageurs
00:43:38plusieurs
00:43:39qui voient tout
00:43:40le canal Saint-Martin
00:43:41je sais pas quelle distance
00:43:42ça fait
00:43:43sur quelle longueur
00:43:43on peut se baigner
00:43:44sur quelle largeur
00:43:45c'est pas du tout
00:43:46la même configuration
00:43:48les maîtres nageurs
00:43:48sont pas assis
00:43:50sur des chaises hautes
00:43:50puisque tout au bord
00:43:51du bassin
00:43:52il y a les gens
00:43:52tout au bord du canal
00:43:54en tout cas
00:43:55il y a des gens
00:43:56qui ont les pieds dans l'eau
00:43:57le canal Saint-Martin
00:43:57au départ
00:43:58c'est pas fait
00:43:58pour se baigner
00:43:59on sait bien
00:44:00que la mairie de Paris
00:44:01autorise les gens
00:44:01à se baigner
00:44:02parce que sinon
00:44:02tout le monde va devenir fou
00:44:04dans ces villes surchauffées
00:44:06mais ça présente
00:44:07quand même un danger
00:44:08les règles de sécurité
00:44:09quand on va dans une piscine
00:44:10on passe par le pédiluve
00:44:11on souille les pieds
00:44:12on doit en principe
00:44:13prendre une douche
00:44:14donc on met son corps
00:44:15à une température
00:44:16qui est un peu plus proche
00:44:17de celle de l'eau
00:44:18c'est vrai que quand on était
00:44:19au bord du canal Saint-Martin
00:44:20je connais pas encore
00:44:21je sais pas si on peut
00:44:22prendre de l'eau
00:44:23sans mettre un peu sur la nu
00:44:24ce qu'on nous a tous appris
00:44:25les gens
00:44:26c'est que ça reste au soleil
00:44:27pendant une ou deux heures
00:44:28et puis à un moment
00:44:29on plonge dans l'eau
00:44:30il y a un choc thermique
00:44:31on est ici
00:44:31un médecin urgentiste
00:44:33qui va dire
00:44:33bien mieux que moi
00:44:34il y a un pompier
00:44:35j'imagine que le corps
00:44:37pour le corps
00:44:37c'est compliqué
00:44:38et on peut se retrouver
00:44:39avec des accidents
00:44:40comme celui-ci
00:44:40c'est-à-dire
00:44:41ce que disent fort bien
00:44:43les pompiers
00:44:44et la brigade fluviale
00:44:46c'est que d'abord
00:44:47moi quand je les vois plonger
00:44:49c'est inconscient
00:44:50parce que c'est
00:44:51des portions de fleuve
00:44:53qui drainent
00:44:54énormément de débris
00:44:55et des vélos
00:44:57et des machins en ferraille
00:44:58etc
00:44:58donc vous avez un risque
00:45:00il y avait eu il y a quelques années
00:45:01une opération
00:45:01pour nettoyer le canal Saint-Martin
00:45:04on avait retrouvé
00:45:04des machines à laver
00:45:05des voitures
00:45:06des vélos
00:45:06il y a des trucs qui flottent
00:45:08après il y a
00:45:09c'est simple
00:45:10la noyade à Paris
00:45:12ça a été la première structuration
00:45:14des urgences
00:45:17donc c'est extrêmement dangereux
00:45:19en fait
00:45:19il faut être sûr
00:45:20de parfaitement savoir nager
00:45:22tout est là
00:45:23or en effet
00:45:24l'apprentissage de la natation
00:45:26est quelque chose
00:45:26qui s'est perdu
00:45:27et là en fait
00:45:28vous les voyez
00:45:29pour être sur les réseaux sociaux
00:45:31ils font des galipettes
00:45:32ils font des trucs
00:45:32ils pataugent
00:45:34ils ne savent pas nager
00:45:35et l'autre jour
00:45:35il y a des gens
00:45:36qui ont sauvé quelqu'un
00:45:37qui a plongé d'un pont
00:45:38et en fait
00:45:39il était en train
00:45:40de se noyer
00:45:42c'est vraiment
00:45:43bon
00:45:44voilà
00:45:44c'est inhérent
00:45:45en effet
00:45:46vous avez raison
00:45:47cette chaleur
00:45:47en fait
00:45:48on peut dire
00:45:49qu'elle peut rendre fou
00:45:51les masses
00:45:51on parlait tout à l'heure
00:45:52du caractère historique
00:45:53de cette canicule
00:45:56regardez ce message
00:45:57posté sur X
00:45:58par Serge Zaka
00:45:59l'expert en climat
00:46:00qui nous informe
00:46:01sur l'ampleur de cette canicule
00:46:03c'est très intéressant
00:46:03sur les animaux d'élevage
00:46:05et ces chiffres
00:46:06ils sont effrayants
00:46:07plus 1000% de mortalité
00:46:09chez les poules
00:46:09plus 200 chez les porcs
00:46:11plus 45 chez les bovins
00:46:13plusieurs millions
00:46:14d'animaux d'élevage
00:46:15sont morts
00:46:15sous l'effet de la canitude
00:46:16nous sommes en train
00:46:16de vivre une catastrophe
00:46:17agricole majeure
00:46:18qui rejoint
00:46:18ce traumatisme de 2003
00:46:20en fait ce sont
00:46:21les deux plus grandes
00:46:22hécatombes animales
00:46:23de l'histoire récente
00:46:24nous dit-il
00:46:25de l'agriculture française
00:46:26situation absolument
00:46:27catastrophique
00:46:28que vous avez vécu
00:46:30Théo Foulon
00:46:31bonsoir
00:46:31vous êtes éleveur
00:46:32de volailles
00:46:33dans l'Orne
00:46:34et racontez-nous
00:46:35à quoi vous êtes
00:46:36confronté
00:46:37depuis le début
00:46:38de cette crise
00:46:41oui pour nous
00:46:42c'est très très compliqué
00:46:43on n'arrive plus
00:46:46à ventiler
00:46:46dans nos bâtiments
00:46:47ça chauffe
00:46:49énormément la journée
00:46:52et on perd
00:46:53des animaux
00:46:54tous les jours
00:46:55tous les soirs
00:46:56tous les soirs
00:46:56au pic de chaleur
00:46:57sur les coups de 17 heures
00:46:58c'est là où on a vraiment
00:46:59un pic de mortalité
00:47:00jusqu'à 21 heures
00:47:01c'est très très compliqué
00:47:02pour nous
00:47:02en ce moment
00:47:03c'est à dire
00:47:04qu'on comprenne bien
00:47:05vos poules sont
00:47:06dans un grand bâtiment
00:47:06vous n'arrivez plus
00:47:07à ventiler
00:47:07il n'y a plus d'air
00:47:08elles n'ont plus d'air
00:47:09pour respirer
00:47:10elles ne peuvent pas
00:47:11je ne sais pas
00:47:11elles ne peuvent pas
00:47:12boire
00:47:12se désaltérer
00:47:13et elles tombent
00:47:14vraiment d'un coup
00:47:16si si ça peut boire
00:47:18il y a tout ce qu'il faut
00:47:19dans le bâtiment pour
00:47:19mais leur corps lâche
00:47:25et tout le monde
00:47:27tombe par terre
00:47:29c'est impressionnant
00:47:30si vous voulez
00:47:31on voit ça
00:47:33vous êtes devant
00:47:34le bâtiment
00:47:34et ça tombe
00:47:35d'un coup
00:47:35comme ça
00:47:35vous en voyez
00:47:3610, 20, 30, 50
00:47:38et ça part
00:47:38ça part
00:47:39moi j'ai eu une nuit
00:47:41dans la nuit de lundi
00:47:42à mardi
00:47:42on a perdu plus de 2000
00:47:43volailles
00:47:442000 volailles
00:47:45en une nuit
00:47:46oui
00:47:49je ne peux même pas
00:47:50expliquer tout ce qu'on ressent
00:47:51mais c'est horrible
00:47:53c'est horrible
00:47:54comment on peut protéger
00:47:55les animaux
00:47:56face à des températures
00:47:58record comme celle-ci
00:47:59c'est à dire qu'il n'y a
00:47:59aucune solution
00:48:00vous êtes finalement
00:48:02impuissant face à ça
00:48:03et vous attendez
00:48:03que la vague de chaleur
00:48:04passe
00:48:05c'est malheureusement
00:48:06oui parce qu'on met
00:48:06du réhydratant dans l'eau
00:48:09on a mis des grosses turbines
00:48:10en place dans les bâtiments
00:48:11de ventilation
00:48:13on essaie d'arroser
00:48:15un peu les côtés de mur
00:48:16pour essayer de rafraîchir
00:48:17autour du bâtiment
00:48:18mais à plus de 40 degrés
00:48:22la journée
00:48:25on ne peut rien faire
00:48:26malheureusement
00:48:27on ne peut rien faire
00:48:28Anthony
00:48:28vous êtes spécialiste météo
00:48:31également biologiste
00:48:32de formation
00:48:33les animaux sont encore
00:48:34plus sensibles que nous
00:48:35là on parle de ces poules
00:48:372000 poules
00:48:38qui meurent en une nuit
00:48:39en fait
00:48:40si on regarde
00:48:41d'ailleurs les chiffres
00:48:41de Serge Jaka
00:48:42la mortalité
00:48:43la plus importante
00:48:45elle est
00:48:45chez les poulets
00:48:46chez les volailles
00:48:47mais pourquoi ?
00:48:48parce que ces animaux
00:48:48ne sont pas des mammifères
00:48:49ils n'ont pas de glandes
00:48:50sudoripares
00:48:51ils ne peuvent pas
00:48:52se thermoréguler
00:48:53aussi facilement que nous
00:48:54ils ne transpirent pas
00:48:55tout simplement
00:48:56et les problèmes
00:48:57le problème pour les volailles
00:48:58c'est que non seulement
00:48:59elles ne transpirent pas
00:49:00mais en plus
00:49:02elles ont
00:49:03une veste
00:49:03qui est faite
00:49:04de plumes
00:49:05et donc
00:49:05c'est bien plus difficile
00:49:07pour elles
00:49:07d'évacuer la chaleur
00:49:09et donc
00:49:10l'allaitement
00:49:11des poules
00:49:11lorsqu'elles allaitent
00:49:12un petit peu
00:49:12comme les chiens
00:49:13malheureusement
00:49:14ça ne suffit plus
00:49:15et donc
00:49:15tout à l'heure
00:49:16on disait peut-être
00:49:18mettre de l'eau
00:49:18vaporisée
00:49:19mais en fait
00:49:19les plumes
00:49:20protègent justement
00:49:21de cela
00:49:21et donc
00:49:22ça ne refroidirait pas
00:49:23l'intérieur de leur corps
00:49:24et c'est pour ça
00:49:25que cette mortalité
00:49:27explose
00:49:28chez les volailles
00:49:29et d'ailleurs
00:49:30tout aussi important
00:49:30chez les mammifères
00:49:31comme chez les porcs
00:49:32et chez les bovins
00:49:33Théo Foulon
00:49:34en termes de conséquences
00:49:36économiques
00:49:36pour vous
00:49:37ça représente quoi
00:49:38cette mortalité
00:49:39par rapport à
00:49:40la totalité
00:49:41de votre élevage
00:49:41et bien
00:49:42aujourd'hui
00:49:44on va perdre
00:49:46comme moi
00:49:47dans un bâtiment
00:49:48on a perdu
00:49:4965%
00:49:50de nos volailles
00:49:51ça va être
00:49:52enfin
00:49:53on compte sur les assurances
00:49:54malheureusement
00:49:55mais c'est
00:49:56c'est une perte énorme
00:49:58si vous voulez
00:49:58c'est une perte énorme
00:49:59on n'aura que prix de revient
00:50:02de rembourser
00:50:03par les assurances
00:50:03donc pas de marge
00:50:04rien
00:50:05Dominique Rizet
00:50:06une question pour vous
00:50:08bonsoir monsieur
00:50:09et beaucoup de courage
00:50:10à vous
00:50:10et tout ça va partir
00:50:11à l'écarissage
00:50:12vous appelez des écarisseurs
00:50:13ça se passe comment ?
00:50:16justement
00:50:16on a des gros problèmes
00:50:17là dessus
00:50:17c'est que
00:50:19les écarisseurs
00:50:20sont
00:50:21complètement débordés
00:50:23donc on a des
00:50:25volailles
00:50:26qui sont en stock
00:50:26dans nos fermes
00:50:28ils ont mis en place
00:50:30enfin
00:50:30on est en train
00:50:31de mettre en place
00:50:32des fosses
00:50:34faire des fosses
00:50:35pour mettre
00:50:36les animaux
00:50:36mais on ne peut pas
00:50:38le faire n'importe où
00:50:41il y a des points d'eau
00:50:42enfin
00:50:43il y a des
00:50:43des distances
00:50:44à respecter
00:50:45au niveau des points d'eau
00:50:46des fossés
00:50:47des habitations
00:50:47donc personnellement
00:50:49moi sur mon exploitation
00:50:50je ne peux pas enterrer
00:50:51mes volailles
00:50:51chez moi
00:50:52donc j'attends
00:50:53j'attends l'écarisseur
00:50:54et ça devient très très compliqué
00:50:55parce que depuis lundi
00:50:56je vous explique
00:50:59et
00:51:00et
00:51:00et on se souvient
00:51:01on se souvient
00:51:01des farines animales
00:51:02je ne sais pas si
00:51:03quelqu'un avait
00:51:03ici à cette époque
00:51:04des farines animales
00:51:05donc
00:51:06on prenait les bêtes
00:51:07on les emmenait
00:51:08dans des écarissages
00:51:09à un moment où
00:51:09et tout le monde
00:51:10était débordé
00:51:11et on a stocké
00:51:12des farines
00:51:12d'ailleurs
00:51:13c'est un sujet
00:51:14qui a totalement disparu
00:51:15les farines animales
00:51:16on les a stockées
00:51:17on les a fait brûler
00:51:18alors l'Allemagne
00:51:19savait le faire
00:51:19mais pas les français
00:51:20et on les a stockées
00:51:22dans des fermes
00:51:23et les agriculteurs
00:51:24qui voulaient bien stocker
00:51:25des farines animales
00:51:26touchaient de l'argent
00:51:27pour ça
00:51:27elles étaient dans des hangars
00:51:29puis un jour
00:51:29on a oublié
00:51:30les farines animales
00:51:30elles n'ont pas été traitées
00:51:32donc est-ce qu'on va se retrouver
00:51:33avec ce même problème
00:51:34d'écarissage
00:51:36dans lesquels
00:51:36il y a trop d'animaux
00:51:37et ensuite
00:51:38de production
00:51:38de farines animales
00:51:40et qu'est-ce qu'on va faire
00:51:41des décors
00:51:41de tous ces animaux
00:51:42qu'on ne peut pas enfouir
00:51:43n'importe où
00:51:44une dernière question
00:51:44Théo Foulon
00:51:45c'est vrai que
00:51:46moi en tant qu'assureur
00:51:48si j'étais assureur
00:51:48je ne pense pas forcément
00:51:49au risque
00:51:50de canicule
00:51:51sur les animaux
00:51:51est-ce que vos assurances
00:51:53prennent ce risque
00:51:53en charge
00:51:56heureusement
00:51:57moi personnellement
00:51:58je suis assuré
00:51:59pour la perte
00:51:59d'exploitation
00:52:01à canicule
00:52:01ou quoi que ce soit
00:52:02donc oui
00:52:03l'expérience est passée
00:52:05si j'ai remboursé
00:52:05mon aliment
00:52:06mon chauffage
00:52:07mon électricité
00:52:08mon eau
00:52:09sur la totalité
00:52:10des poulets
00:52:12morts
00:52:12une bonne nouvelle
00:52:14quand même
00:52:14pour les jours à venir
00:52:15parce que
00:52:15les températures
00:52:16vont baisser
00:52:17Anthony
00:52:17ça c'est une certitude
00:52:19dans l'orne
00:52:19effectivement
00:52:20dans ce secteur là
00:52:21les orages
00:52:22déjà d'hier
00:52:23ont permis
00:52:23de rafraîchir
00:52:24assez considérablement
00:52:26l'atmosphère
00:52:27on est à une vingtaine
00:52:28de degrés
00:52:29à peu près
00:52:29en ce moment
00:52:30sur ces départements
00:52:31donc vraiment
00:52:33humains et animaux
00:52:34vont pouvoir respirer
00:52:35mais malheureusement
00:52:37effectivement
00:52:37on le disait
00:52:38l'est du pays
00:52:39vous le voyez
00:52:39c'est toujours cette zone
00:52:40en vigilance rouge
00:52:41c'est 50 départements
00:52:42en vigilance rouge
00:52:42pour l'est du pays
00:52:45le pire est devant vous
00:52:46si je puis dire
00:52:47malheureusement
00:52:48mais c'est réaliste
00:52:49c'est vrai
00:52:50et pour l'île de France
00:52:51et pour les départements
00:52:52du sud
00:52:52qui sont en vigilance rouge
00:52:53vous allez bientôt
00:52:54sortir
00:52:54exception faite tout de même
00:52:56de Paris
00:52:57et de la petite ceinture
00:52:58qui devrait sortir
00:53:00de la vigilance rouge
00:53:01bien plus tardivement
00:53:02que les autres départements
00:53:04du centre
00:53:04pourquoi ?
00:53:05et bien parce que justement
00:53:06cette vigilance rouge
00:53:07ce n'est pas
00:53:07Météo France
00:53:08qui la pilote
00:53:08ce sont les autorités
00:53:10sanitaires
00:53:10et face à l'afflux
00:53:12de patients
00:53:12que nous observons
00:53:13actuellement dans les hôpitaux
00:53:14et bien ce niveau
00:53:15de vigilance rouge
00:53:16va encore rester
00:53:17assez longtemps
00:53:17sur la capitale
00:53:18et sa petite ceinture
00:53:19c'est vrai qu'on était
00:53:19dans l'Orne
00:53:20on était en Normandie
00:53:21il y a quelques instants
00:53:21on n'a pas forcément
00:53:22l'habitude en Normandie
00:53:23d'avoir ces températures
00:53:25excessives
00:53:25et de dépasser
00:53:26les 40 degrés
00:53:27en revanche
00:53:27vous le disiez
00:53:27il va faire très chaud
00:53:28dans l'est de la France
00:53:30on va partir à Nancy
00:53:31parce que là-bas
00:53:31le pire est devant
00:53:34les Nancyens
00:53:35et pas derrière
00:53:36justement
00:53:37on vous retrouve sur place
00:53:39c'est compliqué
00:53:40ce soir à Nancy
00:53:40près de 30 degrés
00:53:42encore
00:53:42alors qu'il est minuit passé
00:53:46il fait très exactement
00:53:4728 degrés
00:53:48à minuit passé
00:53:49ici à Nancy
00:53:50le thermomètre est monté
00:53:51jusqu'à 38,7 degrés
00:53:54aujourd'hui
00:53:54record de température
00:53:56pour un mois de juin
00:53:57ici à Nancy
00:53:58et justement
00:53:58on est avec Justine
00:53:59Justine
00:54:00bonsoir
00:54:01vous êtes venue
00:54:01vous êtes sortie
00:54:02finalement ce soir
00:54:03pour profiter du match
00:54:04de l'équipe de France
00:54:05parce que vous avez travaillé
00:54:05aujourd'hui
00:54:06il faisait très chaud
00:54:07donc ce soir
00:54:07c'est le moment de se rafraîchir
00:54:08c'est très compliqué
00:54:09aujourd'hui
00:54:10il faisait très chaud
00:54:10je travaille en crèche
00:54:11il faisait super chaud
00:54:13donc là on a regardé
00:54:13le match sous clim
00:54:14il faisait super bon
00:54:16et voilà
00:54:18finalement c'est le bon moment
00:54:19pour sortir là
00:54:20quand il fait un peu plus frais
00:54:20ça permet de prendre l'air
00:54:21quand même
00:54:22après j'ai quand même
00:54:23le brumisateur
00:54:23il fait quand même
00:54:24un petit peu chaud
00:54:24mais
00:54:26demain ils annoncent
00:54:27les mêmes températures
00:54:28encore 38 degrés
00:54:29à Nancy
00:54:30le département
00:54:30on sera encore
00:54:31en vigilance rouge
00:54:31c'est quoi votre programme
00:54:32demain
00:54:33je vais aller au lac
00:54:34et me rafraîchir un petit peu
00:54:36au lac de la Madine
00:54:37encore voilà
00:54:38pour se rafraîchir
00:54:39parce qu'évidemment
00:54:40on cherche des solutions
00:54:41ici à Nancy
00:54:42comme par
00:54:43parce qu'il fait encore très chaud
00:54:4428 degrés
00:54:45vous le voyez
00:54:46ici à Nancy
00:54:46on fête encore
00:54:47la victoire
00:54:48de l'équipe de France
00:54:49qualifiée en 16ème de finale
00:54:50on annonce encore 38 degrés
00:54:52à Nancy
00:54:52demain
00:54:53il en faut un peu quand même
00:54:55et la nuit va être longue
00:54:56merci beaucoup Antoine
00:54:58Guy et autres conséquences
00:55:00de cette canicule
00:55:02alors là on va aller à Pontivy
00:55:03à Pontivy
00:55:04on est dans le Morbihan
00:55:06afin de préserver l'eau potable
00:55:07pour la consommation courante
00:55:09et pour les hôpitaux
00:55:106 usines ont dû fermer
00:55:11pendant plusieurs jours
00:55:13notamment l'usine Brett
00:55:14qui fabrique des chips
00:55:15on nous annonce même
00:55:16des ruptures de stock
00:55:17mais on aura de l'eau
00:55:18pour boire
00:55:19et on aura de l'eau dans les hôpitaux
00:55:20c'est peut-être l'essentiel
00:55:21Boris Vellachef
00:55:22ça me fait penser
00:55:23à cette bataille de l'eau
00:55:24est-ce que ça préfigure
00:55:26ce qu'on va vivre
00:55:27dans les jours à venir
00:55:28peut-être dans les mois
00:55:29et les années à venir
00:55:29oui bien sûr
00:55:30on a
00:55:31le stress hydrique
00:55:32on l'aura partout
00:55:33on va l'avoir de plus en plus
00:55:34on le voit très bien
00:55:35on a eu une grosse période
00:55:37de pluie cette année
00:55:38mais en fait
00:55:39avec la canicule
00:55:40oui je veux comprendre
00:55:40que les nappes phréatiques
00:55:41étaient pleines
00:55:41oui mais avec la canicule
00:55:42en fait
00:55:44elles se sont à nouveau asséchées
00:55:45donc on a encore
00:55:46plein de régions
00:55:48qui manquent d'eau
00:55:48aujourd'hui
00:55:49donc on va se retrouver
00:55:50avec les mêmes problèmes
00:55:51qu'on avait avant
00:55:51de toute façon
00:55:52et ça va être appelé
00:55:53à devenir de plus en plus fréquent
00:55:54de toute façon
00:55:55à l'avenir
00:55:55ça c'est clair
00:55:57avec le réchauffement climatique
00:55:58donc il faut
00:55:59moi je ne sais pas quoi dire
00:56:00il faut vraiment
00:56:01que nos politiques
00:56:02prennent en main les choses
00:56:03enfin
00:56:04et qu'elles mettent en place
00:56:06des véritables plans
00:56:07sur le long terme
00:56:08c'est-à-dire qu'on a
00:56:09une vision extrêmement
00:56:10court-termiste
00:56:10on attend que la catastrophe
00:56:12arrive pour agir
00:56:13il faut qu'on
00:56:14qu'on rassemble
00:56:16autour de la table
00:56:16des compétences
00:56:18des gens
00:56:18des experts
00:56:19des gens qui connaissent
00:56:20le sujet
00:56:20il y a des gens de la santé
00:56:22il y a des gens de l'économie
00:56:23il y a des gens
00:56:23il y a des architectes
00:56:24il y aura des ingénieurs
00:56:25il y aura des climatologues
00:56:26il faut rassembler
00:56:26toutes ces personnes
00:56:27autour de la table
00:56:27et puis mettre en place
00:56:29un véritable plan
00:56:30sur le long terme
00:56:32tant qu'on ne fera pas ça
00:56:32on n'y arrivera pas
00:56:33on voit les pays nordiques
00:56:34aujourd'hui
00:56:35ils sont déjà en train
00:56:36d'étudier la canicule
00:56:37qu'on est en train de vivre
00:56:37alors qu'ils ne l'ont pas encore
00:56:38pour pouvoir anticiper
00:56:40quand ça arrivera chez eux
00:56:41ils pourront anticiper le phénomène
00:56:43donc on voit
00:56:44qu'ils sont bien plus avancés
00:56:45c'est 40 degrés quand même
00:56:46en Allemagne en ce moment
00:56:47oui mais il n'y a pas
00:56:48qu'Allemagne
00:56:51le Danemark
00:56:52la Finlande etc
00:56:52sont déjà en train
00:56:53d'étudier ça
00:56:53donc ils sont vraiment
00:56:54en avance sur nous
00:56:55au niveau de la prévention
00:56:56des risques en général
00:56:57d'ailleurs
00:56:58420 millions d'Européens
00:57:00sont touchés
00:57:00par cette vague de chaleur
00:57:01ça fait à peu près
00:57:027 sur 10
00:57:03autre impact
00:57:03dont on parle peu d'ailleurs
00:57:05de cette canicule
00:57:06sur le cycle de l'eau
00:57:07mais bien plus
00:57:08demain
00:57:09savez-vous
00:57:09à quelle altitude
00:57:10il va falloir monter
00:57:12pour connaître
00:57:13la température
00:57:130 de l'air
00:57:14donc pour avoir
00:57:15une température négative
00:57:16très haut j'imagine
00:57:17en montagne
00:57:17mais très très haut
00:57:18alors pour rappel
00:57:19le toit de l'Europe
00:57:20donc le Mont-Blanc
00:57:214806 mètres
00:57:22et bien pour connaître
00:57:230 degré
00:57:24il faudra monter
00:57:25à 4600 mètres
00:57:27c'est-à-dire que demain
00:57:29tous nos glaciers
00:57:30à l'exception
00:57:31des 200 derniers mètres
00:57:32du Mont-Blanc
00:57:32seront en train de fondre
00:57:34c'est la réalité de demain
00:57:35voilà
00:57:35encore un chiffre
00:57:36qui illustre
00:57:37l'importance
00:57:39de ce qu'on est en train
00:57:40de vivre Dominique
00:57:40pour tous ceux
00:57:41qui nous écoutent
00:57:42depuis février
00:57:42on leur parle de la guerre
00:57:45on a parlé de l'Ukraine
00:57:46on leur parle
00:57:47de la guerre en Iran
00:57:48on leur parle
00:57:48de la guerre
00:57:49l'équipe de France de football
00:57:50l'a gagné ce soir
00:57:51ça c'est peut-être
00:57:52et là on leur parle
00:57:53de la canicule
00:57:54franchement c'est pas
00:57:54encourageant
00:57:57pardon Patrick
00:57:57la seule chose
00:57:58c'est que les politiques
00:57:59qui condamnent
00:57:59tout et tout le temps
00:58:00dans l'affaire Liana
00:58:01on condamne ceci
00:58:02on condamne cela
00:58:02là au moins
00:58:03ils ne peuvent pas
00:58:03condamner la canicule
00:58:04c'est très intéressant
00:58:07de parler de ça
00:58:07parce que vous disiez
00:58:08tout à l'heure
00:58:08il faut que les politiques
00:58:09prennent conscience
00:58:10de ce qui est en train
00:58:11de se passer
00:58:12on évoque souvent
00:58:13rien n'est de leur faute
00:58:13non mais on évoque souvent
00:58:14effectivement
00:58:15fait divers
00:58:16avec vous
00:58:18Liana par exemple
00:58:18on pense à lui
00:58:21on a entendu beaucoup
00:58:22d'hommes et de femmes politiques
00:58:24plus jamais ça
00:58:24plus jamais ça
00:58:25on ne peut pas accepter ça
00:58:26est-ce qu'il y a vraiment
00:58:28une prise de conscience
00:58:30qui est sur le moment
00:58:31Patrick Pelou
00:58:32vous dites non
00:58:32il n'y a pas eu
00:58:33de prise de conscience
00:58:34en 2003
00:58:34il n'y a pas de prise
00:58:35de conscience aujourd'hui
00:58:36et il n'y en aura pas
00:58:37dans moins d'un an
00:58:37l'élection présidentielle
00:58:38je pourrais passer
00:58:39une maîtrise
00:58:40sur les relations
00:58:41avec les différents politiques
00:58:43de droite comme de gauche
00:58:44non non
00:58:45ils pensent à leur carrière
00:58:46avant tout
00:58:47l'idée de planification
00:58:49ou l'idée politique
00:58:51au sens
00:58:52perspective du pays
00:58:54souveraineté du pays
00:58:55etc
00:58:55qu'on a connue
00:58:56dans l'histoire
00:58:57de notre pays
00:58:58après par exemple
00:58:59la seconde guerre mondiale
00:59:00et le grand élan
00:59:01du gaullisme
00:59:02pour reconstruire quelque chose
00:59:04on ne l'a plus
00:59:04c'est des gens
00:59:06qui sont là
00:59:07qui ont
00:59:08leur perspective
00:59:09vous n'avez bien
00:59:10vous n'avez qu'à voir
00:59:11le nombre de candidats
00:59:12à l'élection présidentielle
00:59:13mais pour quoi faire
00:59:14enfin
00:59:15c'est
00:59:15si je comprends bien
00:59:16ce que vous nous dites
00:59:17c'est que si on retrouve
00:59:17des températures
00:59:18à peu près normales
00:59:19à la fin de l'été
00:59:19ce que je souhaite quand même
00:59:21cette canicule
00:59:22à se faire oublier
00:59:22alors pourquoi je vous dis ça
00:59:23parce que
00:59:24quand il y a eu
00:59:24la canicule de 2003
00:59:27il y avait beaucoup de choses
00:59:28qui étaient dites
00:59:28et qu'on dit là
00:59:29qui étaient déjà connues
00:59:30ou dans les tuyaux
00:59:31avec justement
00:59:32plein de personnes
00:59:33comme vous disiez
00:59:35tas de gens
00:59:35moi je me souviens
00:59:36des débats passionnants
00:59:37avec des architectes
00:59:38qui disaient non mais
00:59:38il faut aller se réinspirer
00:59:40de l'Afrique du Nord
00:59:42sur les couloirs
00:59:43de vent
00:59:44etc
00:59:44rafraîchir des bâtiments
00:59:45sans clim
00:59:46etc
00:59:46c'était passionnant
00:59:48tout ça
00:59:48hop
00:59:49ça a été oublié
00:59:50qu'est-ce qu'avait été
00:59:52le discours politique
00:59:53de l'époque
00:59:53c'était la faute des gens
00:59:55les gens qui allaient mourir
00:59:56de toute façon
00:59:56ils allaient mourir
00:59:57ça c'était formidable
00:59:58comme argumentaire
01:00:01il y avait
01:00:02oui
01:00:03alors écoutez
01:00:04on va redynamiser
01:00:06les EHPAD
01:00:06et en fait
01:00:08ça a été
01:00:09un truc
01:00:10personne ne s'est aperçu
01:00:11que les EHPAD
01:00:12étaient devenus
01:00:12quelque chose
01:00:13de lucratif
01:00:13et de privé
01:00:14et qui donc
01:00:14siphonnaient
01:00:16le peu de pécule
01:00:17qu'avaient les familles
01:00:20pour maintenir
01:00:21les personnes âgées
01:00:21dans les EHPAD
01:00:22donc du coup
01:00:23il y a une incohérence
01:00:24c'est-à-dire que
01:00:25moi mon sentiment
01:00:26c'est qu'on s'est éloigné
01:00:27de la chose politique
01:00:28et en effet
01:00:29pendant d'un coup
01:00:30il y a des débats politiques
01:00:31à part s'insulter
01:00:33ou dire des arguments
01:00:34à petites semaines
01:00:36il n'y a pas de perspective
01:00:37à long terme
01:00:40et c'est très triste
01:00:41parce que
01:00:42ce qui se passe là
01:00:43même si
01:00:44même si
01:00:45quelles que soient
01:00:45les canicules
01:00:46il y aura toujours
01:00:47une surmortalité
01:00:48et c'est quelque chose
01:00:50qui nous tombe dessus
01:00:51c'est le cas de le lire
01:00:52c'est difficile
01:00:52de le combattre
01:00:53mais ça se combat
01:00:55par la prévention
01:00:56ça se combat
01:00:57par la prévention
01:00:57par le logement
01:00:58par ces préventions
01:01:00de masse
01:01:01et de l'urbanisme
01:01:03pour retrouver
01:01:04du sens
01:01:05à ce que veut dire
01:01:07le vivre ensemble
01:01:07et le vivre
01:01:08avec la nature
01:01:09mais le vivre ensemble
01:01:10quand vous voyez
01:01:10ces scènes de chaos
01:01:11dans les supermarchés
01:01:12pour acheter un climatiseur
01:01:13les gens qui se battent
01:01:14pour essayer d'avoir
01:01:15je suis peut-être optimiste
01:01:16mais je crois qu'il y aura
01:01:17un avant et un après
01:01:19canicule
01:01:19non Ludovic ?
01:01:20non il n'y en aura pas
01:01:21depuis 2003
01:01:23je suis malheureusement
01:01:25très sceptique
01:01:26parce que là
01:01:27on voit bien
01:01:28que ça gesticule
01:01:29un petit peu
01:01:30alors oui
01:01:30on va acheter
01:01:31des climatiseurs
01:01:32on interdit
01:01:33on va acheter
01:01:34on se bat
01:01:34pour essayer
01:01:35d'avoir le dernier
01:01:36climatiseur
01:01:36les scènes sont quand même
01:01:38assez écriantes
01:01:41qu'on va investir
01:01:43mais j'y crois pas
01:01:45et on voit bien
01:01:45comment cette canicule
01:01:46a été préparée
01:01:47enfin tout le monde
01:01:49est surpris
01:01:49comme si ça ne devait pas
01:01:50arriver
01:01:51comme si c'est quelque chose
01:01:52absolument inimaginable
01:01:56on a des expériences
01:01:58d'ailleurs Anthony
01:02:00encore hier rappelait
01:02:02toutes les canicules
01:02:03qu'on a pu avoir
01:02:04depuis la deuxième guerre mondiale
01:02:05et celle qu'on a
01:02:06depuis les années 2000
01:02:08enfin on voit bien
01:02:09que les choses s'accélèrent
01:02:11enfin c'est inquiétant
01:02:12et quand on connaît
01:02:13les conséquences
01:02:14moi vous savez
01:02:14je me souviens de 2003
01:02:15mais c'était terrible
01:02:17quoi
01:02:17et puis moi je vous assure
01:02:19quand vous intervenez
01:02:20chez des personnes
01:02:21âgées
01:02:23à leur domicile
01:02:24dans des conditions
01:02:25terribles
01:02:26c'est-à-dire que
01:02:26moi je me souviens
01:02:27des personnes
01:02:28voilà
01:02:28qui se sont arrêtées
01:02:30de vivre
01:02:31j'allais dire
01:02:32tranquillement
01:02:32chez elles
01:02:33avec un mouchoir
01:02:34dans la main
01:02:35assis sur un canapé
01:02:36sur un fauteuil
01:02:37ça fait parfois
01:02:39un mois
01:02:39un mois et demi
01:02:40qu'elles sont là
01:02:40dans leur fauteuil
01:02:41et qu'elles ont simplement
01:02:42été oubliées
01:02:43par tout le monde
01:02:44et elles sont décédées
01:02:45parce qu'il a fait chaud
01:02:47ça c'est ça la réalité
01:02:48alors bien sûr
01:02:49qu'on ne montre pas
01:02:49des images
01:02:50bien sûr qu'on ne va pas
01:02:51tourner des reportages
01:02:52dans ces maisons-là
01:02:53mais c'est ce qui va se passer
01:02:54et donc ça c'est terrible
01:02:56alors
01:02:56non moi
01:02:57aujourd'hui
01:02:58malheureusement
01:02:59j'ai perdu confiance
01:03:00en nos politiques
01:03:01sur ce sujet
01:03:03il faudrait un plan
01:03:05Marshall du logement
01:03:05quand on vous entend
01:03:06c'est-à-dire que
01:03:07ça coûterait des milliards
01:03:09et des milliards
01:03:09alors on veut dire
01:03:10les Etats-Unis
01:03:11c'est encore plus cher
01:03:12mais là
01:03:13là où c'est rageant
01:03:14c'est que la plus grande
01:03:15puissance du monde
01:03:16les Etats-Unis
01:03:17où il y a une chose
01:03:19qui gouverne
01:03:20enfin qui ne gouverne pas
01:03:21qui fusille
01:03:23la politique américaine
01:03:25là
01:03:25c'est quelqu'un
01:03:26qui est climato-sceptique
01:03:27et même
01:03:28le nombre
01:03:29de vos confrères
01:03:30journalistes
01:03:30qui passent leur temps
01:03:31à dire que non
01:03:32il n'y a pas
01:03:32de réchauffement climatique
01:03:33c'est inquiétant
01:03:34parce que là
01:03:35c'est la négation
01:03:36encore une nouvelle fois
01:03:37de la science
01:03:38c'est une négation
01:03:39de tout ce qui est culturel
01:03:43de tout ce qu'on a appris
01:03:44de tous les rapports
01:03:46etc
01:03:46et c'est terrible
01:03:47que nous n'ayons plus
01:03:49une intelligence collective
01:03:50et politique
01:03:51pour dire
01:03:51non mais voilà
01:03:52on change tout
01:03:54et on avance
01:03:55dans un sens
01:03:56qui sera
01:03:57d'avoir une société
01:03:58beaucoup plus humaine
01:03:59beaucoup plus prévoyante
01:04:02et qui
01:04:03comme tu disais
01:04:05qui permettra
01:04:06d'éviter
01:04:06cette catastrophe
01:04:08moi je voulais aussi
01:04:09rappeler que cette canicule
01:04:11elle impacte beaucoup
01:04:12la santé humaine
01:04:12on a parlé de la santé animale
01:04:14mais il y a énormément
01:04:15d'autres impacts
01:04:16c'est-à-dire qu'à un moment donné
01:04:17on ne va plus
01:04:17savoir vivre
01:04:18et savoir s'adapter
01:04:19encore ce matin
01:04:21la défense
01:04:21les centrales
01:04:23les centrales de traitement d'air
01:04:24qui produisent
01:04:25la climatisation
01:04:26pour les tours
01:04:26se sont arrêtées
01:04:27parce qu'il faisait trop chaud
01:04:29la nuit pour pouvoir
01:04:29régénérer la glace
01:04:30qui va permettre
01:04:31de rafraîchir les tours
01:04:31la journée
01:04:32on a rencontré
01:04:33des difficultés
01:04:34extrêmement importantes
01:04:35on parle du coeur financier
01:04:37de la France
01:04:37on parle que du coeur financier
01:04:39de la France
01:04:41les trains
01:04:41ne circulent plus
01:04:43moi je vais être à Toulouse
01:04:44encore avant-hier
01:04:44mon train allé
01:04:45il a été annulé
01:04:45deux jours plus tard
01:04:46j'apprends que le train retour
01:04:47est annulé aussi
01:04:48moi je n'ai pas eu
01:04:49d'autre solution
01:04:49pour aller travailler
01:04:50chez mon client
01:04:51c'est de prendre l'avion
01:04:52alors vous voyez
01:04:53il y a des choses
01:04:53quand même
01:04:54assez surprenantes
01:04:54qui se passent
01:04:55on a des impacts
01:04:57en termes de continuité
01:04:58d'activité
01:04:59on a parlé tout à l'heure
01:05:00des difficultés
01:05:00de l'hôpital
01:05:02de pouvoir
01:05:05faire face
01:05:06à cet événement
01:05:07en fait
01:05:07les impacts
01:05:08ils sont partout
01:05:10les populations
01:05:12l'environnement
01:05:13les biens
01:05:14on n'a pas parlé
01:05:15non plus
01:05:15des impacts
01:05:16sur les habitations
01:05:17et sur les problématiques
01:05:18de sécheresse
01:05:21sur ces habitations
01:05:22la nourriture
01:05:22la nourriture
01:05:23quand on va se réveiller
01:05:25de tout ça
01:05:25les feux de forêt
01:05:27les feux de chôme
01:05:30vous évoquiez les conséquences
01:05:31ça aussi
01:05:31on réelait ce train
01:05:33c'était un Paris-Nice
01:05:34aujourd'hui
01:05:36arrêté
01:05:37en pleine voie
01:05:38vous le constatez
01:05:39les gens transpirent
01:05:40à grosses gouttes
01:05:41la climat est en panne
01:05:42plus d'électricité
01:05:43sous un tunnel
01:05:44sous un tunnel
01:05:45voilà ce qu'on a pu vivre
01:05:46aujourd'hui par exemple
01:05:47vous parliez Ludovic
01:05:48des conséquences
01:05:49c'est aussi une illustration
01:05:51elles sont multiples
01:05:52et en plus
01:05:52il y a des effets dominos
01:05:54donc vraiment
01:05:55c'est une situation
01:05:55qui est extrêmement grave
01:05:56et je le redis
01:05:57si on ne fait rien
01:05:58si on ne prend pas
01:05:59des mesures profondes
01:06:00à long terme
01:06:01on n'y arrivera pas
01:06:03et ce ne sont pas
01:06:04des économies
01:06:04quand on ne veut pas
01:06:05dépenser aujourd'hui
01:06:06ce ne sont pas des économies
01:06:06ça va nous coûter
01:06:07beaucoup plus cher après
01:06:09allez on va partir
01:06:10une dernière fois
01:06:10du côté de Nancy
01:06:12retrouver Antoine Guillet
01:06:13puisque c'est là-bas
01:06:14notamment
01:06:15les prochains jours
01:06:16qu'il va faire
01:06:17le plus chaud
01:06:19les journées
01:06:20les plus chaudes
01:06:20sont encore à venir
01:06:21et la nuit
01:06:22va être longue
01:06:22et tropicale
01:06:26Oui parce qu'il a fait
01:06:27jusqu'à 38,7 degrés
01:06:29aujourd'hui à Nancy
01:06:30c'est un record
01:06:30de température
01:06:31pour un mois de juin
01:06:32vous l'avez dit
01:06:33on attend encore
01:06:34une nuit tropicale
01:06:35alors on vient
01:06:36prendre le frais
01:06:36ici dehors
01:06:37même s'il fait encore
01:06:3827 degrés
01:06:39à minuit 10
01:06:40ici à Nancy
01:06:41Amine bonjour
01:06:41vous c'est votre cas
01:06:43il a fait très chaud
01:06:43aujourd'hui
01:06:44c'est le bon moment
01:06:45finalement de prendre l'air
01:06:46là à minuit
01:06:46Ah bah c'est clair
01:06:47pour le coup
01:06:48c'est vraiment le bon moment
01:06:49et encore
01:06:49l'air
01:06:50il se cache un peu
01:06:52ça fait du bien
01:06:53surtout qu'aujourd'hui
01:06:53il a fait très très chaud
01:06:55vraiment
01:06:56heureusement qu'il y a un peu
01:06:57de ce soir
01:06:57et la belle victoire
01:06:59de la France
01:06:59pour fêter tout ça
01:07:00On annonce encore 38-39 degrés
01:07:02demain les mêmes températures
01:07:03qu'aujourd'hui
01:07:03c'est quoi votre programme
01:07:04vous demain ?
01:07:05Bah je compte réviser
01:07:06je suis en dernière année
01:07:07de pharma
01:07:08je compte réviser
01:07:08mais c'est compliqué
01:07:09les bibliothèques
01:07:10elles ne sont pas climatisées
01:07:11c'est un peu compliqué
01:07:12mais bon
01:07:13on va faire comme on peut
01:07:14c'est une vague de chaleur
01:07:16qui dure qu'un temps
01:07:17Merci Amine
01:07:18on vous souhaite bon courage
01:07:19pour la nuit
01:07:19parce qu'il fera encore
01:07:20jusqu'à 23 degrés
01:07:21au minimum 23 degrés
01:07:23cette nuit
01:07:24une nouvelle nuit tropicale
01:07:25donc les températures
01:07:26qui ne devraient pas
01:07:27redescendre en dessous
01:07:27des 35 degrés à Nancy
01:07:28avant lundi
01:07:29le département de la Meurthe-et-Moselle
01:07:30sera encore en vigilance rouge demain
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