Sono le 20.20 dell'11 dicembre 2006. Erba è una cittadina dalle strade ben ordinate situata proprio nel mezzo della Brianza. Quella sera però l'aria è pervasa da un pungente odore di bruciato. C'è un appartamento in un comprensorio di via Diaz 25 dal quale si innalza una piccola colonna di fumo nero. All'interno, tra le fiamme, ci sono i cadaveri di tre donne e di un bambino, e il corpo di un uomo in fin di vita; tutti selvaggiamente martoriati a colpi di spranga e di coltello. E' una delle stragi più efferate che siano state mai compiute in Italia. Un atto di una mostruosità tale che non fa il pari con le ragioni per le quali è stato perpetrato.
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TVTrascrizione
00:00:00En janvier 2007, deux cercueils étaient alignés sur la place principale d'Erba.
00:00:06Ils sont placés à égale distance entre la mairie et l'église Santa Maria Nascente.
00:00:13Il y a le maire Enrico Ghioni, quelques conseillers municipaux et deux ou trois agents de la circulation.
00:00:19Il existe des caméras provenant de nombreux téléviseurs.
00:00:22Les voitures transportant les cercueils arrivent.
00:00:28Soudain, un groupe d'hommes à la longue barbe et vêtus de tuniques blanches pénètre sur la place.
00:00:35invoquant le nom d'Allah le Miséricordieux.
00:00:39Les hommes atteignent les cercueils.
00:00:42Ils les récupèrent également à la descente du fourgon et les emmènent au centre de la place.
00:00:49Et devant ces cercueils, ils se mettent à prier.
00:00:53En arabe.
00:00:57Cet après-midi-là, les corps partiront pour la Tunisie.
00:01:01où se dérouleront les obsèques de Raffaella Castagna et de son fils, le petit Youssef.
00:01:08Victimes, et pas les seules, de l'un des massacres les plus terribles qu'ait jamais connus l'Italie.
00:01:25Pour tuer, pour le faire de nos propres mains, une arme ne suffit pas.
00:01:33Tuer demande une volonté énorme.
00:01:36Une force qui vous permet de supporter les cris, la peur,
00:01:41ce qui vous fait oublier le sang lorsqu'il coule à flots et fait disparaître l'horreur de la mort.
00:01:49Une force qui nous pousse à dépasser nos limites.
00:01:53Une limite que l'on pourrait appeler haine.
00:02:00Mais la haine ne surgit pas de nulle part.
00:02:04C'est quelque chose qui se construit jour après jour, grain après grain,
00:02:09parce que quelqu'un, à son tour, a franchi une limite insurmontable.
00:02:18Il pénétra dans un monde où il n'aurait pas dû entrer.
00:02:22Il a violé une intimité, un espace clos, un lieu sacré.
00:02:28Et c’est peut-être ce qui s’est passé il y a quelques années à peine, dans la riche province de Lombardie.
00:02:33Dans une ville que personne ne connaissait auparavant.
00:02:36Et sur laquelle l'horreur de ces nouvelles a projeté à jamais les projecteurs.
00:02:45Il s'agissait du massacre le plus brutal jamais commis en Italie.
00:02:50Un acte d'une telle monstruosité qu'il ne correspond pas aux raisons pour lesquelles il a été perpétré.
00:02:56Voici l'histoire du massacre d'Erba.
00:03:04Il est 20h20 le 11 décembre 2006.
00:03:08L'air mordant de l'hiver frappe le visage de Vittorio Ballabio comme une gifle.
00:03:14Vittorio sortit sur la terrasse pour secouer la nappe.
00:03:18Parce qu'il a l'habitude d'aider à débarrasser la table.
00:03:24Mais le vent lui apporte une odeur étrange aux narines.
00:03:29Et ça sent le brûlé.
00:03:31Il regarde autour de lui et aperçoit une petite colonne de fumée noire qui s'échappe de la maison de l'autre côté de la rue.
00:03:38Un appartement dans le petit complexe situé Via Diaz 25.
00:03:43Nous sommes dans la ville d'Erba, au cœur de la Brianza.
00:03:49Vittorio descend en pantoufles et va appeler Glauco Bartesaghi,
00:03:53un voisin qui est pompier volontaire.
00:03:59Ils pénètrent dans ce que tout le monde appelait autrefois la maison de la bouteille,
00:04:04Parce qu'un artisan fabriquait des tonneaux ici.
00:04:09La porte est ouverte.
00:04:13Soudain, un cri.
00:04:16Un cri de détresse, qui ressemble parfois presque à un randolo.
00:04:20Cela vient d'en haut.
00:04:22Ils montent les escaliers.
00:04:26Mais ils s'arrêtent brusquement sur le palier du premier étage.
00:04:30C'est là qu'ils découvrent le premier corps.
00:04:33C'est un homme, Mario Frigerio, allongé au sol.
00:04:40Il a reçu plusieurs balles dans la tête.
00:04:43Le sang continue de jaillir d'une blessure à son cou.
00:04:48Une épaisse tache sombre qui s'étendait sur tout le palier.
00:04:53Sur le mur de l'escalier, il est impossible de ne pas distinguer une macabre traînée rouge.
00:04:58et l'empreinte sanglante d'une main.
00:05:03Sur la première marche menant à l'étage, il y a un morceau de dentier.
00:05:14La prothèse et le sang appartiennent tous deux à Valeria Cherubini.
00:05:18Âgée de 50 ans, elle est l'épouse de Mario Frigerio.
00:05:24Elle est décédée dans leur appartement, ici, à l'étage.
00:05:30Elle a été poignardée à plusieurs reprises, d'abord sur le palier, puis dans l'escalier.
00:05:35et enfin, sur le pas de la porte.
00:05:41Convient au visage, au dos, au côté gauche et à la cuisse.
00:05:47La gorge grande ouverte, elle atteignit le salon.
00:05:50Sa veste est tombée et gît maintenant au sol, à quelques mètres de là.
00:05:57Les deux sauveteurs ont entendu ses cris, mais ils ne pouvaient rien faire.
00:06:03Lorsque les pompiers sont arrivés, elle était déjà morte.
00:06:05Et son petit chien avec elle.
00:06:09Le petit chien bâtard noir qu'il avait ramassé dans la rue ne l'a jamais quitté des côtés.
00:06:15Mais ce ne sont ni les coups de couteau ni les coups qu'elle a reçus qui l'ont tuée.
00:06:20Valeria est rentrée chez elle vivante.
00:06:23Ce sont les sels du feu qui l'ont tuée, elle et son chien.
00:06:30Mais ce n'est pas tout.
00:06:34La porte de l'un des deux appartements situés sur le palier du premier étage est ouverte.
00:06:41La lumière est éteinte, mais la scène est illuminée par les flammes.
00:06:47Quelques pas après le seuil, un autre corps.
00:06:52C'est celle d'une femme.
00:06:55Elle a reçu des coups de couteau à l'abdomen, à l'épaule et au visage.
00:07:00Sa main, tatouée de trois serpents, laissa une traînée de sang sur le mur jusqu'à la porte.
00:07:07de la salle de bain.
00:07:09C'est là qu'elle a été touchée pour la première fois.
00:07:13Là, à l'entrée, quelqu'un l'a achevée de dix coups à la tête et d'une entaille au cou.
00:07:19d'un côté à l'autre.
00:07:24Le ou les meurtriers ont insisté sur cette blessure en tournant la lame à plusieurs reprises.
00:07:32Voici Raffaella Castagna, 30 ans, la propriétaire de la maison.
00:07:42Ses grands yeux bleus restèrent ouverts.
00:07:47À quelques mètres de là, sur le seuil du salon, gît le corps de sa mère, Paola Galli, âgée de 57 ans.
00:07:58Ils l'ont agressée dans le couloir, la frappant cinq fois au cou.
00:08:04Ils l'ont aussi frappée à coups de poing ou l'ont projetée contre le mur, à en juger par les ecchymoses sur son visage.
00:08:11Paola ne s'est pas défendue.
00:08:13Peut-être que ce n'était pas dans sa nature, ou peut-être que c'était une trop grande surprise.
00:08:19Un coup à la tête l'a assommée et quatre autres, en succession rapide, l'ont achevée.
00:08:28Mais l'horreur n'est pas terminée.
00:08:31Parmi les flammes qui conquièrent le salon mètre par mètre,
00:08:36allongé sur un canapé, les bras ouverts vers le ciel,
00:08:40le cadavre d'un enfant.
00:08:43Il s'appelle Yousef et il n'a que deux ans.
00:08:49Quelqu'un lui a enfoncé le visage dans le canapé.
00:08:51et lui a tranché la gorge, le laissant se vider de son sang là.
00:08:57Son chapeau est rangé dans l'ordre
00:09:00et la veste que Paola venait de l'aider à enlever.
00:09:08Neuf minutes.
00:09:10Neuf minutes ont suffi pour déchaîner l'enfer.
00:09:14dans cette maison au 25, Via Diaz.
00:09:17Neuf minutes de colère et de fureur.
00:09:22Les pompiers arrivent à 20h38.
00:09:25L'incendie menace d'engloutir tout le bâtiment.
00:09:28Il faudra plusieurs heures pour le dompter.
00:09:35Et le quartier, malgré l'arrivée de la police,
00:09:39est entouré d'habitants et de badauds.
00:09:42Des litres et des litres d'eau envahissent l'appartement,
00:09:46le palier, le hall d'entrée du bâtiment.
00:09:50Les pompes ont éteint les flammes.
00:09:52mais ils effacent une grande partie des preuves.
00:09:55Des filets de sang coulent dans la cour.
00:09:59Parmi les personnes qui observaient la scène,
00:10:02Il y a aussi des meurtriers.
00:10:03Mais personne ne le sait encore.
00:10:10Trois heures plus tard, la police est entrée dans les locaux.
00:10:14Il est 23h30.
00:10:19L'attention des enquêteurs
00:10:21L'attention se porte immédiatement sur le mari de Raffaella Castagna,
00:10:25tel Azuz Marzuc.
00:10:27Azuz a un casier judiciaire.
00:10:29et il était également en prison.
00:10:31Il ne faut pas grand-chose pour le placer en tête de liste des suspects.
00:10:38La chasse à l'homme commence.
00:10:40Une demi-douzaine de voitures de police
00:10:42conduit jusqu'à Mérone,
00:10:44où vit le frère d'Azuz.
00:10:51La camionnette du suspect est là.
00:10:54Seulement ça...
00:10:57Il est recouvert de givre,
00:10:59Il est immobile depuis des jours.
00:11:01Mais la police ne s'arrête pas là.
00:11:04En pleine nuit
00:11:06Ils ont fait irruption dans la maison de la famille Marzuc.
00:11:08Ils ont mis les chambres au repos,
00:11:11Ils vérifient tous les passeports.
00:11:14Et lorsque le frère de l'homme recherché
00:11:16Il tente d'expliquer qu'Azuz n'est pas là,
00:11:19qui est parti et se trouve en Tunisie,
00:11:21Personne ne le croit.
00:11:23Et ils finissent tous par passer la nuit au poste de police.
00:11:28L'une des premières informations rapportées par Ansa
00:11:31Voici comment ça se passe.
00:11:33Massacre au sein de la famille.
00:11:35Les enquêteurs semblent n'avoir aucun doute.
00:11:38à propos de ce qui s'est passé dans un appartement
00:11:41de la Via Diaz à Erba.
00:11:45L'hypothèse est qu'un criminel marocain,
00:11:48concubin d'une Italienne,
00:11:53Il a poignardé la femme à mort.
00:11:56le fils,
00:11:57la mère du partenaire,
00:11:59un voisin.
00:12:03En plus de blesser un homme
00:12:04qui ressemble au mari de la voisine.
00:12:08L'homme, libéré de prison il y a quelques mois
00:12:11grâce à la grâce,
00:12:12Il a disparu.
00:12:16Un homme, un Tunisien de 25 ans,
00:12:19libéré de prison il y a quelques mois,
00:12:20peut-être à cause de la grâce,
00:12:21Il a poignardé sa femme à mort.
00:12:24le fils de deux ans,
00:12:25la belle-mère,
00:12:26un voisin.
00:12:27Puis il a mis le feu à la maison
00:12:29et il s'est enfui.
00:12:31Il est l'un d'eux,
00:12:32un étranger,
00:12:34un immigrant.
00:12:36Tout le monde en ville
00:12:37Ils ont obtenu la confirmation qu'ils recherchaient.
00:12:39Mais Azzuz n'est pas seul.
00:12:41Il n'est pas marocain.
00:12:41mais tunisien.
00:12:42Non seulement il n'est pas le partenaire de la femme, mais il ne l'est pas non plus.
00:12:45parce qu'il est légalement son mari,
00:12:47mais avec le massacre, il
00:12:48Cela n'a absolument rien à voir avec ça.
00:12:51Les enquêtes semblaient être orientées
00:12:52à la recherche de son mari
00:12:53du plus jeune,
00:12:54mère de l'enfant,
00:12:55mais aussi grâce au témoignage
00:12:57du père de la victime
00:12:58D'autres possibilités s'ouvrent.
00:12:59Il m'a appelé ce matin.
00:13:03Il se trouve actuellement en Tunisie.
00:13:05En Tunisie au moins depuis vendredi
00:13:08ou samedi matin.
00:13:10Les citoyens enragés
00:13:11ils sont obligés de mettre de côté
00:13:13les fourches
00:13:15et attendez
00:13:17jusqu'à,
00:13:1828 jours plus tard,
00:13:19La vérité finira par éclater.
00:13:21à la lumière
00:13:21de la manière la plus inattendue
00:13:23de tous.
00:13:24Ce jour-là
00:13:25la vallée du Pô
00:13:26sera en tête d'affiche
00:13:27nous deux,
00:13:28nous deux,
00:13:30deux des nôtres.
00:13:32Et sous les yeux
00:13:33de toute l'Italie
00:13:34Les images défileront
00:13:35d'abord flou,
00:13:36puis de plus en plus clair,
00:13:38des deux coupables.
00:13:42Les voisins,
00:13:44Rosa et Olindo,
00:13:46deux personnes invisibles
00:13:48qui a vécu
00:13:49dans un univers scellé,
00:13:51protégé.
00:13:52Pas un ami,
00:13:54pas un parent
00:13:55qu'il est allé leur rendre visite.
00:13:56les voisins
00:13:59que jour après jour,
00:14:01grain de haine
00:14:02pour un grain de haine,
00:14:04insulte après insulte,
00:14:06ils ont semé
00:14:07et cultivé
00:14:07leur haine
00:14:08Comment cela se fait-il ?
00:14:09avec les moutons.
00:14:11Cette même haine
00:14:12qui les a amenés
00:14:13devenir
00:14:14deux pouilles
00:14:15authentique
00:14:16étoiles noires.
00:14:24devenir
00:15:12Entre le Sebeso et l'Adda, entre les montagnes et le lac,
00:15:15Il existe une bande de terre où un paysage quasi urbain ne s'interrompt jamais.
00:15:23Encombrée par un trafic incessant sur cette bande de terre,
00:15:28ils alternent, sans interruption,
00:15:31Entrepôts industriels, usines de meubles, centres commerciaux, industries textiles et de construction mécanique.
00:15:41En son centre plus ou moins se trouve de l'herbe.
00:15:46Erba est une ville de 17 000 habitants.
00:15:50dont la dévotion est partagée à parts égales entre deux confessions,
00:15:54l'église et l'argent.
00:15:58Les chiffres concernant la pelouse parlent d'eux-mêmes.
00:16:01Sept paroisses, 23 agences bancaires,
00:16:05plus du double de la moyenne nationale
00:16:07et 130 associations bénévoles
00:16:11qui surveillent toutes les formes possibles de difficultés sociales dans la région.
00:16:18La bande son est assurée par la programmation de Radio Maria
00:16:23ce qui affecte toutes les bandes de transmission de la ville
00:16:27et de là, elle est diffusée dans le monde entier.
00:16:32Dans l'herbe, comme dans tout Abrianza,
00:16:35Les espaces publics sont rares
00:16:36et nécessairement
00:16:38le seul endroit qui mérite qu'on s'en occupe
00:16:40c'est la maison,
00:16:42votre propre maison.
00:16:47Vous sauvez une vie
00:16:48avoir une belle et accueillante maison
00:16:51pourquoi dehors
00:16:52eh bien, dehors
00:16:54Il n'y a pas grand-chose.
00:16:57À l'herbe
00:16:58Ça ne partira pas
00:16:59que le voisin
00:17:00envahir les espaces
00:17:01qui ne sont pas à lui.
00:17:03Dans la vie des habitants de Brianza
00:17:04Il y a toujours un rêve.
00:17:06Si personne ne le surpasse
00:17:08Tout va bien.
00:17:12Carlo Castagna
00:17:13Le père de Raffaella
00:17:15et grand-père du petit Iusef
00:17:16Il est né ici
00:17:17à l'herbe
00:17:18en 1944.
00:17:21À la mort des parents
00:17:22Charles
00:17:23il a hérité
00:17:24une usine de meubles
00:17:25et dans la ville
00:17:26Tout le monde le sait.
00:17:30Parce qu'il est catholique,
00:17:32membre de la confrérie
00:17:34du Saint-Sacrement
00:17:35mais surtout
00:17:37parce qu'il est un démocrate-chrétien
00:17:38Absolument orthodoxe.
00:17:41L'un de ces
00:17:41que les valeurs de l'Église
00:17:43Il n'a jamais abandonné.
00:17:44Même pas pour un gain personnel.
00:17:49En 1949
00:17:50il sait
00:17:51Paola Galli
00:17:53Elle aussi venait d'une bonne famille.
00:17:54elle aussi
00:17:55Brianza.
00:17:58Paola
00:17:58elle est une dame de San Vincenzo
00:18:00une autre association
00:18:02charitable.
00:18:04Paola et Carlo
00:18:05En bref
00:18:05ils semblent être fabriqués
00:18:06celui-là
00:18:07pour l'autre.
00:18:12et en fait
00:18:13ils se marient
00:18:14en 1968
00:18:15et immédiatement
00:18:17trois enfants arrivent
00:18:18Pierre et Joseph
00:18:19et à la fin
00:18:20petite Raffaella
00:18:21que tout le monde appelle
00:18:23Lilla ou Lella
00:18:24et 1975.
00:18:32La famille vit ensemble
00:18:34dans une grande maison
00:18:35juste à côté
00:18:36au magasin de meubles.
00:18:37maison et magasin
00:18:38comment dit-on
00:18:38un magasin
00:18:40même pas si modeste
00:18:41puisqu'ils y travaillent
00:18:4230 travailleurs spécialisés.
00:18:48Si vous souhaitez un meuble
00:18:50Bien joué
00:18:50et vous avez un certain
00:18:52disponibilité des dépenses
00:18:53la châtaigne
00:18:54ameublement
00:18:55de l'herbe
00:18:55Celui-ci est fait pour vous.
00:18:58Ils sont tellement bons
00:18:59Châtaigne
00:18:59qu'en 2006
00:19:01ils seront mis en service
00:19:02les restaurations
00:19:03de tous les meubles
00:19:04du navire militaire
00:19:05Paolucci
00:19:06un yacht
00:19:07qui avait toujours été
00:19:09en disponibilité
00:19:10du président
00:19:11de la République.
00:19:13En bref
00:19:14les châtaignes
00:19:15ils font partie des plus riches
00:19:16et des personnages reconnus
00:19:18de la ville.
00:19:19Si les deux frères
00:19:21Pierre et Joseph
00:19:22ils sont mis en place presque immédiatement
00:19:23travailler
00:19:24dans l'usine de meubles
00:19:25petite Raffaella
00:19:27Plutôt
00:19:27C'est totalement différent.
00:19:32Raffaella Castagna
00:19:34C'est le classique
00:19:35adolescent
00:19:35rebelle.
00:19:37Depuis l'époque
00:19:38où il étudie
00:19:38les diplômes de maîtrise
00:19:39à l'Institut
00:19:40des religieuses canossiennes
00:19:41de Côme
00:19:41C'est pour tout le monde
00:19:42déjà clair
00:19:43qu'elle
00:19:44du petit
00:19:44monde clos de l'herbe
00:19:46il n'aime pas
00:19:46Presque rien.
00:19:49Mais il a bon cœur.
00:19:51Raffaella.
00:19:52De la mère
00:19:52il a pris
00:19:53amour pour les causes
00:19:54perdu
00:19:54et le désir
00:19:56pour aider
00:19:56les faibles
00:19:57et les sans défense.
00:19:58Pour regarder son visage
00:19:59Elle ressemble à un ange
00:20:03mais le physique
00:20:05C'est complètement différent.
00:20:06à quel point les membres sont longs
00:20:06il est grand
00:20:07et massif
00:20:08Raffaella
00:20:0990 kilos
00:20:10caché sous
00:20:11grands manteaux
00:20:12et les jupes longues.
00:20:14Le monde
00:20:14de l'entreprise
00:20:15de la famille
00:20:15Plutôt
00:20:16elle s'en fiche
00:20:17du tout.
00:20:18Le frère dit
00:20:23Je me souviens
00:20:24que pendant le déjeuner
00:20:25nous parlions souvent
00:20:26travail
00:20:26avec papa
00:20:27et elle
00:20:27Il soufflait et haletait.
00:20:29Quelle galère
00:20:30avec cette entreprise
00:20:31tu es obsédé
00:20:32il a dit
00:20:33le monde
00:20:33C'est beaucoup plus intéressant
00:20:35de ceux-ci les vôtres
00:20:36quatre meubles.
00:20:38Et pour le voir
00:20:39ce monde
00:20:39Raffaella commence
00:20:40faire de la politique.
00:20:41Les assemblées
00:20:42des mouvements
00:20:43gauche
00:20:43radical
00:20:44et centres sociaux
00:20:45ce sont ses lieux
00:20:46favoris.
00:20:50Après avoir terminé le lycée
00:20:51Cela lui vient presque naturellement.
00:20:52Fais-toi tatouer
00:20:54cela pour les parents
00:20:55atteint les limites
00:20:56du satanisme
00:20:57et il s'inscrit
00:20:58à la pédagogie.
00:21:02Il fréquentait
00:21:03juste des gens
00:21:04particulier
00:21:05très différent
00:21:06de notre part
00:21:06y compris
00:21:07les immigrants.
00:21:09Et puis
00:21:10il y a aussi
00:21:11les personnes âgées
00:21:11les enfants
00:21:12en difficulté
00:21:13les personnes handicapées
00:21:13En bref
00:21:14Raffaella est une
00:21:15ce qu'il veut
00:21:16Sauver le monde.
00:21:18À la maison
00:21:18il s'en va
00:21:19presque immédiatement
00:21:20juste
00:21:2123 ans
00:21:22et deux ans
00:21:23Après
00:21:23sur avis
00:21:24du père
00:21:25il part à la recherche
00:21:26un appartement
00:21:27acheter
00:21:27et ainsi
00:21:29qui se présente
00:21:30dans la maison
00:21:31de la Via Diaz.
00:21:34Raffaella
00:21:34il tombe amoureux d'elle
00:21:35au premier regard
00:21:37rénové
00:21:3890 mètres
00:21:40carrés
00:21:41C'est un bel appartement
00:21:43et plus encore
00:21:43c'est à deux pas
00:21:44du centre
00:21:45et cela coûte
00:21:46Très peu en effet.
00:21:50à papa aussi
00:21:51Charles
00:21:51cette maison
00:21:52s'il vous plaît
00:21:52et le même
00:21:53maison
00:21:54où il habitait
00:21:55une vieille femme
00:21:55professeur
00:21:56des mathématiques
00:21:56où il allait
00:21:57répétitions
00:21:58enfant.
00:22:01Raffaella
00:22:02il n'a pas pu le faire
00:22:03permettre
00:22:03seul
00:22:04mais le père
00:22:05Il est très heureux
00:22:06pour l'aider.
00:22:07Quelques mois plus tard
00:22:08Elle a déménagé.
00:22:14À Raffaella
00:22:16Je n'aime pas ça
00:22:17être seul
00:22:17tout de suite
00:22:19clarifie
00:22:19à l'ami
00:22:20et connaissances
00:22:21que son
00:22:21c'est une maison
00:22:22toujours ouvert
00:22:23plus nous sommes
00:22:25nous nous portons mieux.
00:22:26elle aime répéter
00:22:27et dans cette maison
00:22:29commence à circuler
00:22:30toutes sortes
00:22:31les gens
00:22:31Les amis de Raffaella
00:22:33mais aussi
00:22:34musiciens de passage
00:22:35artistes
00:22:36bénévoles
00:22:37militants
00:22:37et aussi
00:22:39beaucoup
00:22:40immigrants.
00:22:44Nous sommes en octobre
00:22:46de 2002
00:22:47C'est un mercredi
00:22:48C'est jour de marché
00:22:50à Erba
00:22:50et Raffaella
00:22:51Il fait les courses
00:22:52il s'arrête
00:22:54parler
00:22:54avec un ami
00:22:55quand il remarque
00:22:56d'un garçon
00:22:57étranger
00:22:58qui la fixe du regard
00:23:01l'ami sourit
00:23:03et avec un geste
00:23:04il l'invite
00:23:05se rapprocher
00:23:07Raffa
00:23:08Je vous présente
00:23:08à Zuz
00:23:09Elle vient de Tunisie.
00:23:12Plaisir
00:23:12il lui dit
00:23:13il lui tendit la main
00:23:14avec un sourire
00:23:15gars rusé
00:23:16Ça suffit.
00:23:16immédiatement
00:23:17rougir
00:23:1924 mars
00:23:20de 2003
00:23:21même pas six mois
00:23:22Après
00:23:22Raffaella
00:23:23et Zuz
00:23:24ils se marient
00:23:25au mariage
00:23:29Carlo et ses enfants
00:23:30aux nouvelles
00:23:31de cette énième
00:23:32en-tête
00:23:33par Raffaella
00:23:34Ils ne peuvent plus nous voir.
00:23:35de colère
00:23:36ils ont essayé
00:23:37pour la dissuader
00:23:38Raffaella
00:23:38ils ont prié pour elle
00:23:40et pria à nouveau
00:23:40et à la fin
00:23:41même menacé
00:23:46à Zuz
00:23:47c'est un profiteur
00:23:48Il est de ceux qui visent
00:23:49juste pour prendre
00:23:50citoyenneté
00:23:51C'est quelqu'un qui veut
00:23:52ton
00:23:52notre argent
00:23:54ils lui ont dit
00:23:59mais cela n'a pas aidé
00:24:00à rien
00:24:00Raffaella
00:24:01comme d'habitude
00:24:02il est allé directement
00:24:03sur son chemin
00:24:04dès lors
00:24:06Ils ne se parleront plus jamais.
00:24:09la cérémonie
00:24:10se déroulera
00:24:11à la Villa Crevenna
00:24:13de l'herbe
00:24:13la chapelle
00:24:14où la municipalité
00:24:15célèbre
00:24:15le rite civil
00:24:17la veille
00:24:18à celui dans lequel
00:24:19à Azzuz
00:24:20le permis expire
00:24:21de séjour
00:24:23il n'y a que
00:24:24dix invités
00:24:24ce matin de mars
00:24:25Les trois amis de Raffaella
00:24:27le parent
00:24:28et les cousins d'Azzuz
00:24:29une tante française à eux
00:24:31mais personne
00:24:32des membres
00:24:32de la famille Castagna
00:24:40ce soir-là
00:24:41le soir du 24 mars
00:24:42la porte d'entrée
00:24:44par Raffaella
00:24:44c'est ouvert
00:24:45de l'intérieur
00:24:47le son provient de
00:24:48d'une musique
00:24:50Il y en a une vingtaine
00:24:51les gens
00:24:51pour célébrer
00:24:52le nouveau mariage
00:24:53Ce sont presque tous des garçons
00:24:55entre 20 et 30 ans
00:24:57plus quelques anciens combattants
00:24:59de la Guerre froide
00:25:00qu'il porte encore
00:25:01un esquimau
00:25:02certains d'entre eux
00:25:03Je suis à la fenêtre
00:25:04de la cuisine
00:25:05fumer
00:25:06autres
00:25:07dans la chambre
00:25:08mais la plupart
00:25:10Elle a reçu un coup de coude.
00:25:11sur le sol
00:25:11du salon
00:25:13ils sont assis
00:25:14semi-circulaire
00:25:15écouter
00:25:16une chanson
00:25:17joué
00:25:18à partir de deux guitares
00:25:19les accompagne
00:25:20le son
00:25:21des embouchures
00:25:24une voix
00:25:25par en dessous
00:25:25cris
00:25:26Assez
00:25:27Il y a des gens ici
00:25:28fonctionnement
00:25:29Ce sont les voisins.
00:25:32Quelle galère !
00:25:34Raffaella explique
00:25:35Raffaella
00:25:36il a tout fait
00:25:37pour éviter les tensions
00:25:38il a également rempli
00:25:39la maison du tapis
00:25:40et puis
00:25:41que
00:25:42c'est le jour
00:25:43de son mariage
00:25:43ce sera trop
00:25:44légitimé
00:25:45pour célébrer
00:25:46le jour
00:25:46de son mariage
00:25:47Azzuz
00:25:49reviens de la cuisine
00:25:50avec une bouteille
00:25:51en main
00:25:51fait sauter le bouchon
00:25:53et invitez tout le monde
00:25:54à un toast
00:25:56mais rien
00:25:57il n'y a pas de paix
00:25:58parce qu'à ce moment-là
00:26:00l'interphone sonne
00:26:02Azzuz
00:26:03il regarde dehors
00:26:04à la fenêtre
00:26:05cette fois
00:26:06cris
00:26:07que veux-tu?
00:26:08c'est mon mariage
00:26:09va en enfer
00:26:10et en réponse
00:26:13un autre
00:26:14trille
00:26:14interphone
00:26:15encore plus fort
00:26:17Je descends maintenant
00:26:18Et
00:26:19cette phrase
00:26:20menaçant
00:26:21Azzuz
00:26:22Ça ne finit pas
00:26:22pourquoi Raffaella
00:26:24il l'invite
00:26:25se calmer
00:26:26Laissez-les tranquilles
00:26:27ceux
00:26:27Ce sont de pauvres malheureux.
00:26:29Ça n'en vaut pas la peine.
00:26:33ces pauvres malheureux
00:26:35en bas
00:26:36qui se sont attaqués les uns aux autres
00:26:37à l'interphone
00:26:38on les appelle
00:26:39Olindo Romano
00:26:40et Rosa Bazzi
00:26:44et leur personnel
00:26:45paradis
00:26:46mesurer en tout
00:26:4787 mètres carrés
00:26:49divisé entre un petit
00:26:50appartement de deux pièces
00:26:51et un garage
00:26:52utilisé comme buanderie
00:26:53dans le petit paradis
00:26:55de Rosa
00:26:56Olindo
00:26:56ils digono
00:26:57un ensemble de règles
00:26:58inviolable
00:27:04à la maison
00:27:05vous entrez
00:27:06enlevant ses chaussures
00:27:12Interdiction de fumer
00:27:13nous déjeunons
00:27:14à 13h15
00:27:15nous dînons
00:27:17à 19h30
00:27:18ils ne s'ouvrent pas
00:27:19les rideaux
00:27:20afin de ne pas faire
00:27:20bronzer
00:27:21sur le canapé
00:27:22et nous nous endormons
00:27:23avant 22h
00:27:29puis il y a la division
00:27:30quelques tâches
00:27:31fer
00:27:32très rigoureux
00:27:34Olindo
00:27:35jeter les ordures
00:27:36Il fait les courses
00:27:37vider la machine à laver
00:27:39réparer les choses cassées
00:27:40Rose
00:27:42il fait le bocato
00:27:43préparer des aliments
00:27:44faire la vaisselle
00:27:45acheter les produits
00:27:46vente au détail
00:27:47et nettoie la maison
00:27:48en 20 ans
00:27:50de la coexistence
00:27:51ils n'ont pas
00:27:51jamais jeté
00:27:53cet ordre
00:27:54strict
00:27:54comme un purificateur
00:27:56lui a permis
00:27:57filtrer
00:27:58vie
00:27:59avec son désordre
00:28:00sa confusion
00:28:01sa saleté
00:28:02lui permettant
00:28:04rester
00:28:05en tout
00:28:06et statique
00:28:07isolation
00:28:12mais la vie
00:28:13il est difficile
00:28:14Tenez-la à l'écart
00:28:15Olindo
00:28:16et Rosa
00:28:17ils l'ont compris
00:28:18dès que
00:28:19Raffaella
00:28:19il a mis le pied
00:28:21dans leur bâtiment
00:28:25la musique d'abord
00:28:26à volume élevé
00:28:27Alors
00:28:28l'arrivée et le départ
00:28:28des invités
00:28:29à toute heure
00:28:30du jour
00:28:31et de la nuit
00:28:31à la fin
00:28:33Les immigrants aussi
00:28:34c'était impossible
00:28:35continuez comme ça
00:28:36l'olindo
00:28:37Il l'avait dit tout de suite.
00:28:44olindo
00:28:45Roman olindo
00:28:49est né
00:28:50à Albaredo
00:28:51pour San Marco
00:28:52un pays
00:28:53dans la province
00:28:54de Sondrio
00:28:56d'abord
00:28:57quatre enfants
00:28:58est né
00:29:00sur le moment
00:29:00en principe
00:29:01explosion démographique
00:29:02Quand
00:29:03le bureau d'enregistrement
00:29:04ville
00:29:04le nombre compte
00:29:06enregistrer
00:29:06de 637
00:29:07habitants
00:29:08il n'y en a pas
00:29:10Il n'y en a jamais eu autant
00:29:11ni avant
00:29:12ni après
00:29:12vit avec sa famille
00:29:15dans une ferme
00:29:16qui surplombe
00:29:17sur la chaîne de montagnes
00:29:18de l'Orobie
00:29:20le père
00:29:21Il en est tellement fier
00:29:22cette fois-ci
00:29:23J'ai fini de le payer
00:29:24nous attaque
00:29:25un signe
00:29:26là
00:29:27juste à l'entrée
00:29:28mon petit
00:29:29rêve
00:29:301978
00:29:31c'est ce qu'il a écrit
00:29:36Olindo
00:29:37c'est grand
00:29:38et grand
00:29:39il les aime
00:29:40le dessin
00:29:40et les nombres
00:29:41et les diplômés
00:29:42arpenteur
00:29:43en 1980
00:29:47c'est un alpiniste
00:29:48de peu de mots
00:29:49fait son travail
00:29:50sans se plaindre
00:29:52jamais
00:29:52mais une fois
00:29:53au poste de police
00:29:54C'est déjà terminé
00:29:55était
00:29:57en 1985
00:29:58quand la police
00:30:00doit intervenir
00:30:01dans ce petit
00:30:02rêve de maison
00:30:03parce qu'il
00:30:04et son père
00:30:05ils sont venus
00:30:06aux mains
00:30:06les raisons
00:30:08la division
00:30:09du patrimoine
00:30:12après cette dispute
00:30:13rester sous
00:30:14ce toit
00:30:15pour Olindo
00:30:16est devenu
00:30:16impossible
00:30:17Il ne lui reste plus rien
00:30:19que de déménager
00:30:20Il va ici
00:30:21Un peu plus au sud
00:30:22Proserpios
00:30:24que les habitants
00:30:25il le fait
00:30:25806
00:30:26parmi ces
00:30:28il y a aussi
00:30:29une fille
00:30:29qui fait le ménage
00:30:30à l'hôpital
00:30:31locale
00:30:34ils commencent à sortir ensemble
00:30:35ils s'aiment bien
00:30:36et après deux ans
00:30:38ils se marient
00:30:38et elle
00:30:39Rose
00:30:40Rose
00:30:41Bazzi
00:30:42et ça arrive
00:30:43d'Erba
00:30:43la seule femme
00:30:45avec lequel
00:30:46a-t-il déjà été
00:30:49en 1989
00:30:51Olindo
00:30:52trouver un bon emploi
00:30:53chez Econord
00:30:54l'entreprise
00:30:55qui collecte
00:30:56les déchets
00:30:57de la région
00:30:57Ce ne sera certainement pas le cas.
00:30:59un emploi prestigieux
00:31:00mais le salaire
00:31:01arrive à l'heure
00:31:02et l'engagement
00:31:03Ce n'est pas si exagéré.
00:31:04l'Olindo
00:31:06il ne le quittera plus
00:31:09Rose
00:31:10il veut une maison
00:31:11dans son herbe
00:31:13et en 2000
00:31:14ils le trouvent
00:31:15c'est la maison
00:31:16au 25 Via Diaz
00:31:18côte
00:31:19130 millions
00:31:20pour les assembler
00:31:23ils vendent
00:31:24l'appartement
00:31:24où ils vivaient
00:31:25à Rivalago
00:31:26un terrain
00:31:28à Alvaredo
00:31:28le reste
00:31:29c'est mutuel
00:31:30Certain
00:31:31c'est un sacrifice
00:31:32mais Rosa
00:31:33Il y tient beaucoup.
00:31:34et quand Rosa
00:31:36il veut quelque chose
00:31:36sait
00:31:38comment l'obtenir
00:31:44Rosa Bazzi
00:31:45née à Erba
00:31:46en 1963
00:31:49C'est le dernier
00:31:50trois sœurs
00:31:51le père
00:31:52C'est un travailleur
00:31:53dans une cimenterie
00:31:54la mère
00:31:55elle est femme au foyer
00:31:56Rose
00:31:57c'est l'un de ceux-là
00:31:58petites filles
00:31:58qui ne s'arrêtent pas
00:31:59ne jamais parler
00:32:00et mensonges
00:32:01il lui dit
00:32:02par à-coups
00:32:03le résultat
00:32:05Personne
00:32:06il le veut
00:32:06vraiment autour
00:32:08un ami
00:32:09Parlez-lui d'elle
00:32:11nous avons vécu
00:32:12dans la même maison
00:32:13Elle était un peu prudente
00:32:15de ceux-là
00:32:15qu'ils ont mis
00:32:16toujours les mêmes choses
00:32:17en ligne
00:32:17même les cailloux
00:32:19il a expliqué
00:32:20Tout à chacun
00:32:21et il s'est mis en colère
00:32:22facile
00:32:23la mère
00:32:24après les faits
00:32:25son
00:32:26il dira beaucoup
00:32:27des choses
00:32:27certainement pas
00:32:28agréable
00:32:29Rose
00:32:30elle est apparue
00:32:31courbé
00:32:31mauvais
00:32:33comme l'ail
00:32:33Au contraire
00:32:34pire
00:32:35plein de poison
00:32:37le père
00:32:38peu avant de mourir
00:32:39il la maudit
00:32:40lors d'une interview
00:32:42télévision
00:32:42à 16 ans
00:32:44veut devenir
00:32:45infirmière
00:32:46Rose
00:32:46et entre-temps
00:32:48commencer à faire
00:32:48le nettoyage
00:32:49et ça ne s'arrête pas
00:32:50jamais
00:32:51amis
00:32:52Alors
00:32:52pas même une ombre
00:32:53un des carabiniers
00:32:55qu'il a exécuté
00:32:56les enquêtes
00:32:56sur le massacre
00:32:57déclarera
00:32:59nous avons eu du mal
00:33:00reconstruire
00:33:01leur vie
00:33:02privé
00:33:02parce qu'il n'y en avait pas
00:33:04Rien
00:33:04à reconstruire
00:33:05et personne
00:33:06qu'il pouvait nous les donner
00:33:07dire
00:33:08ni parents
00:33:09ni amis
00:33:10il ne les aimait pas
00:33:11trouver
00:33:12jamais personne
00:33:13Même pas à Pâques
00:33:14Même pas à Noël
00:33:19ils sont toujours seuls
00:33:21Rosa et Olindo
00:33:21seul
00:33:23à leur petite échelle
00:33:24paradis
00:33:24cette maison
00:33:25numéro 25
00:33:26de Via Diaz
00:33:32dans la soirée
00:33:33du 11 décembre 2006
00:33:35Raffaella Castagna
00:33:37sa mère
00:33:37Paola Galli
00:33:38et son fils
00:33:39le petit
00:33:40Joseph
00:33:40ils arrivent de façon barbare
00:33:42tué
00:33:42dans un appartement
00:33:43de Via Diaz
00:33:44à Erba
00:33:44avec eux
00:33:46ils ont été attaqués
00:33:47même les voisins
00:33:48Mario Frigerio
00:33:49et Valérie
00:33:50Chirubini
00:33:51perpétrer le massacre
00:33:53ce sont les deux
00:33:54voisins sans méfiance
00:33:56Olindo Romano
00:33:57et Rosa
00:33:58Bazzi
00:33:58pendant des années
00:34:00les deux
00:34:00ils vivaient
00:34:01en isolement total
00:34:03jusqu'à ce que cela perturbe
00:34:04le calme
00:34:04de leur vie
00:34:05ils ne sont pas arrivés
00:34:06ceux qui sont agaçants
00:34:07locataires
00:34:08ils ont essayé
00:34:10réagir
00:34:10poliment
00:34:11mais sans succès
00:34:13et cette histoire
00:34:14Ça ne s'arrête pas là.
00:34:186 septembre 2004
00:34:20juste en haut
00:34:22de leur petit
00:34:23paradis
00:34:23Raffaella et Zuz
00:34:25Ils ont un fils
00:34:26Ils l'appelleront Yousef
00:34:28comme le père le souhaite
00:34:29et de le baptiser
00:34:30Il n'y a pas d'autre solution.
00:34:35petit Yousef
00:34:36la joie des proches et des amis
00:34:37et pendant un certain temps
00:34:38semble se recomposer
00:34:39la querelle familiale
00:34:40les grands-parents
00:34:41ils reviennent visiter leur maison
00:34:43et surtout grand-mère Paola
00:34:45que pendant ce temps-là, Raffaella
00:34:46Il est au travail
00:34:47il prend les commandes
00:34:48tenir le bébé
00:34:51à Zuz
00:34:52il ne peut pas le faire
00:34:53parce qu'il est toujours dehors
00:34:54il fait des voyages autour
00:34:56pour l'Italie
00:34:56Il fréquente des milieux étranges.
00:34:58dans la famille
00:34:59ils soupçonnent quelque chose
00:35:00mais personne
00:35:01il ne dit rien
00:35:02jusqu'à ce qu'il soit arrêté
00:35:04pour trafic de drogue
00:35:05des drogues
00:35:07Nous sommes le 17 avril.
00:35:09de 2005
00:35:14une amie de Raffaella
00:35:16raconte
00:35:18elle était désespérée
00:35:19effrayé
00:35:20aux entretiens
00:35:22lui
00:35:22il lui a juré.
00:35:23qu'il était innocent
00:35:24il lui a dit
00:35:25des histoires
00:35:25compliqué
00:35:26avec des cousins
00:35:27ou peut-être
00:35:28C'était une vengeance
00:35:29il pleurait
00:35:31il lui a dit
00:35:32Demande à ton père
00:35:33Sortez-moi de là
00:35:35sinon
00:35:36Je me suicide
00:35:36Je ne peux pas résister
00:35:42il bat
00:35:43Il sera condamné.
00:35:44à trois ans
00:35:45et sept mois
00:35:50mais Raffaella
00:35:51continue
00:35:52rester près de lui
00:35:53il le visite
00:35:54tous les jours
00:35:55en prison
00:35:55et lui apporte de la nourriture
00:35:57argent
00:35:57cigarettes
00:35:59tout ça
00:36:00qu'il lui demande
00:36:08C'est l'après-midi
00:36:09du 31 décembre 2005
00:36:12immédiatement avant
00:36:13la veille du Nouvel An
00:36:15Azzuz
00:36:16Il est toujours en prison.
00:36:17Il y a un bon vent qui souffle
00:36:19du vent du nord
00:36:20Rose
00:36:20elle a quitté la maison
00:36:22Il a accroché le tapis
00:36:23à une corde à linge
00:36:24et il le répand
00:36:25avec force
00:36:29mais avec le vent
00:36:30la poussière
00:36:30s'envoler
00:36:31sur
00:36:32vers le haut
00:36:33vers la terrasse
00:36:35à l'étage
00:36:36Où est Raffaella ?
00:36:37balayer la neige
00:36:40volant
00:36:41grands mots
00:36:42Rose
00:36:43Il n'y pense même pas.
00:36:44arrêter le travail
00:36:45Ce n'est certainement pas sa faute
00:36:46s'il y a du vent
00:36:48Raffaella
00:36:49irrité
00:36:50Il descend les escaliers
00:36:52peut-être qu'il la pousse
00:36:54et puis
00:36:55L'olindo arrive également.
00:36:56défendre son équipe
00:36:57et les cris
00:36:59dans le quartier
00:36:59Tout le monde les entend
00:37:03avant le soir
00:37:04Raffaella
00:37:05Il est au poste de police
00:37:06tout signaler
00:37:07et ceci
00:37:08c'est ça
00:37:09qu'ils verbaliseront
00:37:11ils les ont provoqués
00:37:13blessure corporelle
00:37:14consister
00:37:14en contusion
00:37:15sur la jambe droite
00:37:16et traumatisme crânien
00:37:18ils ont offensé
00:37:19Son Honneur
00:37:20et son décorum
00:37:21personnel
00:37:22s'adressant à elle
00:37:23l'expression suivante
00:37:24vas-y, fais-le
00:37:26dans le cul
00:37:27thé
00:37:27et qui t'a créé
00:37:28salope
00:37:29relique de prison
00:37:30honte à toi
00:37:32toi
00:37:32faire des dégâts
00:37:33chaque nuit
00:37:35pas content
00:37:36ils l'ont menacée
00:37:37que s'il avait
00:37:38entrepris
00:37:39toute action
00:37:40ils auraient
00:37:41se venger
00:37:45justice
00:37:46suit son cours
00:37:47Raffaella
00:37:48il réclame des dommages et intérêts
00:37:49pour cet épisode
00:37:505 000 euros
00:37:52Rose
00:37:53Il s'en souvient bien
00:37:54ce détail
00:37:55il m'a dit
00:37:56qui vient d'être pris
00:37:57il les aurait jetés.
00:37:58il les aurait brûlés
00:38:00parce qu'elle
00:38:01elle était riche
00:38:01et il ne savait pas
00:38:02qu'en faire
00:38:03de l'argent
00:38:03deux petits morceaux
00:38:04comme nous
00:38:09et nous arrivons
00:38:10jusqu'en 2006
00:38:11Azzuz
00:38:12Il est enfin libre
00:38:14il a mis
00:38:15par
00:38:16les projets
00:38:16plus bizarre encore
00:38:17et il a décidé
00:38:18pour commencer
00:38:18une activité
00:38:19d'import-export
00:38:20acheter
00:38:21une camionnette
00:38:22blanc
00:38:23utilisé
00:38:23il le charge
00:38:25produits
00:38:25pour la maison
00:38:27et puis
00:38:28loin
00:38:29jusqu'en Tunisie
00:38:30vendre
00:38:31cette charge
00:38:32de marchandises
00:38:32à partir de la réduction
00:38:33aux proches
00:38:34et amis
00:38:34comme s'ils étaient
00:38:35produits
00:38:36en russe
00:38:36ce ne sera pas
00:38:38le point tournant
00:38:38de la vie
00:38:39pense Raffaella
00:38:40mais au moins
00:38:40Ce n'est pas une drogue
00:38:41et puis
00:38:43quand Azzuz
00:38:44préparer
00:38:44ces voyages
00:38:45Il n'est pas nerveux
00:38:46et ils ne réussissent pas
00:38:47tout le temps
00:38:48argumenter
00:38:48devant
00:38:49au petit
00:38:49Yousef
00:38:50mais le retour
00:38:52par Azzuz
00:38:52met
00:38:53le dernier
00:38:54morceau
00:38:54de l'étape
00:38:57un jour
00:38:58Azzuz
00:38:59Il est de retour
00:39:00À la maison
00:39:00Bientôt
00:39:01C'est tout.
00:39:02heureux
00:39:03en route
00:39:03de cette chose
00:39:04vient de se terminer
00:39:05et ça
00:39:06cela lui a apporté
00:39:06Bien
00:39:07un bon petit pain
00:39:08de billets de banque
00:39:09qui se glisse dans
00:39:10dans votre poche
00:39:10dès que
00:39:11entrer
00:39:12dans la cour
00:39:12de la rue Diaz
00:39:15balayer
00:39:16l'entrée
00:39:16à la maison
00:39:17il y a Rosa
00:39:20il le voit faire
00:39:21ce geste
00:39:22et des rebondissements
00:39:23la bouche
00:39:24Peut-être
00:39:25pense
00:39:25qu'il en est
00:39:26touchant
00:39:26les organes génitaux
00:39:27et pensez
00:39:28Aussi
00:39:28que les gens
00:39:29pour de bon
00:39:30en public
00:39:31ces choses
00:39:31ils n'ont pas à le faire
00:39:33Azzuz
00:39:34ce regard
00:39:35il le reconnaît
00:39:36à la volée
00:39:36et aussi
00:39:37les pensées
00:39:38de Rosa
00:39:38il s'approche d'elle
00:39:40effronté
00:39:40continuer à détenir
00:39:41les mains
00:39:42en pleine vue
00:39:43sur les organes génitaux
00:39:44Rose
00:39:45il détourne le regard
00:39:46et balayages
00:39:47plus rapide
00:39:47Azzuz
00:39:49il lui semble
00:39:49devant
00:39:50inférieur
00:39:51le rabat
00:39:51certains pantalons
00:39:52et il tire dessus
00:39:53dehors
00:39:54Aimez-vous
00:39:55tu veux l'entendre
00:39:57cela viendrait de là
00:39:58crier
00:39:59à Rosa
00:39:59mais elle s'est préparée
00:40:00depuis un certain temps déjà
00:40:02toujours apporter
00:40:03avec lui-même
00:40:03un petit couteau
00:40:04ce qu'il utilise
00:40:05pour les pommes de terre
00:40:05il le sort
00:40:07et le pointe vers lui
00:40:08dans le ventre
00:40:11Arrêtez ça
00:40:12il lui crie dessus
00:40:13avec un sourire
00:40:14sarcastique
00:40:15Azzuz
00:40:16Levez les mains
00:40:16et il s'en va
00:40:17vers la maison
00:40:18en riant
00:40:21on ne le sait pas
00:40:22si ceci
00:40:22c'est vraiment le cas
00:40:23arrivé
00:40:24mais c'est tout
00:40:25déclaré
00:40:26par Rosa Bazzi
00:40:27aux magistrats
00:40:30mais ceci
00:40:32c'est suffisant
00:40:33pour un massacre
00:40:35probablement
00:40:35Oui
00:40:36mais également
00:40:37probablement
00:40:38rien ne serait
00:40:40arrivé
00:40:40si dans une maison romaine
00:40:41un jour
00:40:42n'était pas arrivé
00:40:43une enveloppe
00:40:47cette enveloppe
00:40:51contient
00:40:52une citation
00:40:53devant le tribunal
00:40:54et la citation
00:40:56devant le tribunal
00:40:56pour les faits
00:40:57du 31 décembre
00:40:58le combat
00:41:00devant le
00:41:00séchoir à linge
00:41:01celui pour lequel
00:41:02Raffaella
00:41:03C'est parti
00:41:04droit droit
00:41:05à la police
00:41:07Rosa et Olindo
00:41:08ils le reçoivent
00:41:0916 juillet
00:41:10de 2006
00:41:10et ils ne peuvent pas
00:41:12plus
00:41:12pour l'enlever
00:41:13de l'esprit
00:41:17ça le gâte
00:41:18Ça gâche ses vacances
00:41:19et la saveur
00:41:20de nourriture
00:41:21ils savent qu'en décembre
00:41:22dans cette salle de classe
00:41:23tribunal
00:41:24ils perdront
00:41:25et ils ne peuvent pas
00:41:26ne pas penser
00:41:27à ces 5 000 euros
00:41:29qu'ils devront payer
00:41:335 000 euros
00:41:35gagné
00:41:36avec de la sueur
00:41:36du front
00:41:37à un prix
00:41:38de grands sacrifices
00:41:395 000 euros
00:41:40que cette petite fille
00:41:42odieux
00:41:42il veut le lui enlever
00:41:43juste pour le faire
00:41:44une rancune
00:41:45et puis
00:41:46qui commencent
00:41:47penser
00:41:48celui-là
00:41:48monstrueux
00:41:49injustice
00:41:50ne peut pas
00:41:51passer comme ça
00:41:52sans
00:41:53que rien ne se passe
00:41:59déclare
00:42:00l'olindo
00:42:03nous nous le sommes dit.
00:42:05nous devons lui donner.
00:42:06une leçon
00:42:07à ceux-ci
00:42:08nous ne voulions pas
00:42:09tuez-les
00:42:10nous voulions
00:42:11remplissez-les
00:42:12de coups
00:42:12mais
00:42:14justement
00:42:15nous n'aurions pas dû
00:42:16laisser des empreintes
00:42:17et nous n'aurions pas dû
00:42:18se faire reconnaître
00:42:22le mois dernier
00:42:24être moi
00:42:25sortir fumer
00:42:26la cigarette
00:42:26Je surveillais
00:42:27la situation
00:42:28Pourquoi
00:42:30nous voulions
00:42:30soyez sûr
00:42:31monter
00:42:32pour les bois
00:42:33et puis
00:42:34partir
00:42:35un soir
00:42:37nous sommes restés
00:42:38stationné
00:42:39par la porte
00:42:39du réfrigérateur
00:42:40qu'il y a
00:42:41Personne ne te voit
00:42:42mais
00:42:43ce qui s'est passé?
00:42:44que lorsqu'elle est montée
00:42:46Raffaella
00:42:46il ouvrit la porte
00:42:48si rapidement
00:42:48que nous
00:42:49nous sommes restés là
00:42:51Alors
00:42:52une fois de plus
00:42:53Il est arrivé
00:42:53avec son père
00:42:54la mère
00:42:55et le fils
00:42:59nous avons dit
00:43:00Bien
00:43:01Allons-y.
00:43:02et nous le lui donnons
00:43:03à tous
00:43:04et il y a aussi
00:43:05ce salaud
00:43:05du père
00:43:06qui est le plus gros salaud
00:43:07de tous
00:43:07seulement qu'ils avaient
00:43:09enfermé à l'intérieur
00:43:09avec clé
00:43:12et entre-temps
00:43:13les jours
00:43:14ils passent
00:43:14la date
00:43:16de la citation
00:43:16devant le tribunal
00:43:17se rapproche
00:43:18l'audience
00:43:19c'est réparé
00:43:20pour le 13
00:43:21de décembre
00:43:22le 11e
00:43:23Décembre
00:43:24ils agiront
00:43:29il y a de l'air
00:43:30Noël
00:43:31à Erba
00:43:31et sur les maisons
00:43:32ils ont commencé
00:43:33apparaître
00:43:34le premier
00:43:35illuminations
00:43:37à 19h56
00:43:39une lance
00:43:40K
00:43:40parc
00:43:41rue Diaz
00:43:44Paola Galli
00:43:46C'est parti
00:43:46comme tous les jours
00:43:47prendre
00:43:48la fille
00:43:49Raffaella
00:43:49à la gare
00:43:50après avoir passé
00:43:51l'après-midi
00:43:52prendre soin de
00:43:53au petit
00:43:53Yousef
00:43:54les trois
00:43:55ils descendent
00:43:56depuis la voiture
00:43:56et ils partirent
00:43:58vers la maison
00:44:01ils ne savent pas
00:44:03que quelqu'un
00:44:03des ténèbres
00:44:04d'une fenêtre
00:44:05au rez-de-chaussée
00:44:06Il les observe
00:44:10Je suis Rosa
00:44:11et Olindo
00:44:12lui
00:44:13Il a un pied de biche
00:44:14et un petit couteau
00:44:15elle
00:44:16un couteau
00:44:17cuisine
00:44:19d'après les enquêteurs
00:44:21des choses
00:44:21Ça s'est passé comme ça
00:44:22la famille Castagna
00:44:25il monte les escaliers
00:44:26et arrive à l'embarquement
00:44:27Raffaella
00:44:28la clé est traîtresse
00:44:29et le retourne
00:44:30l'écluse
00:44:32ouvre la porte
00:44:33allumer la lumière
00:44:35quelque chose
00:44:36Ça ne marche pas
00:44:38il n'y a pas d'électricité
00:44:39dit la mère
00:44:40il enlève sa veste
00:44:41et insérer
00:44:42des pantoufles
00:44:43Nous devrons vérifier
00:44:44le tableau électrique
00:44:45imaginer
00:44:48entre-temps
00:44:49sa mère
00:44:49Paola
00:44:50aide
00:44:51le petit
00:44:51Yousef
00:44:52glisser
00:44:52le chapeau
00:44:53laine
00:44:53et le pose
00:44:54sur le canapé
00:44:58Raffaella
00:44:58revenir
00:44:59vers l'entrée
00:45:00quand devant
00:45:01il lui semble
00:45:02comme une ombre
00:45:03massif
00:45:03la figure
00:45:04d'Olindo
00:45:07avant qu'il puisse
00:45:08dire quelque chose
00:45:09l'homme
00:45:10la frappe
00:45:11avec le pied-de-biche
00:45:11la tête
00:45:13Raffaella
00:45:13chasse
00:45:14un cri
00:45:14de la terreur
00:45:15et perd l'équilibre
00:45:16il se lance
00:45:17sur Rosa
00:45:18dans le combat
00:45:19il lui mord le doigt
00:45:20Olindo
00:45:21la frappe
00:45:22encore et encore
00:45:23Rose
00:45:24À ce moment-là
00:45:25il s'écarte
00:45:26et il bondit
00:45:27à propos de Paola Galli
00:45:27le coup de couteau
00:45:28plusieurs fois
00:45:29la femme
00:45:30Elle est tellement surprise
00:45:31même pas
00:45:32essaie de te défendre
00:45:33Aucun blessé
00:45:34sur les bras
00:45:35pour essayer
00:45:35tombe au son
00:45:38Yousef
00:45:39commencer
00:45:40crier
00:45:41des cris
00:45:42atroce
00:45:42insupportable
00:45:44Rose
00:45:45il le regarde
00:45:45et ça
00:45:46il hurle de désespoir
00:45:47ces cris
00:45:49ils doivent mettre fin
00:45:50tout de suite
00:45:51pense
00:45:52et maintenant
00:45:53Maintenant
00:45:54c'est petit
00:45:55les écrase
00:45:56le visage
00:45:56contre les oreillers
00:45:57du fauteuil
00:45:58lever le couteau
00:45:59une montée de sang
00:46:02ils regardent autour d'eux
00:46:04mais il n'y a pas de temps
00:46:05penser
00:46:06à cette mer de sang
00:46:07Olindo
00:46:08extrait le liquide
00:46:09inflammable
00:46:10qu'il avait préparé
00:46:11il le verse en trois points
00:46:14et lui donne
00:46:15feu
00:46:24la fumée
00:46:25commencer à monter
00:46:2820 et 18
00:46:30quelqu'un
00:46:31ces cris
00:46:31il les a entendus
00:46:32et Valérie
00:46:34Chérubins
00:46:34ce qui est juste
00:46:35rentré à la maison
00:46:36après avoir apporté
00:46:37faire une promenade
00:46:37son petit salaud
00:46:40l'appeler mari
00:46:41et les deux
00:46:42ils veillent
00:46:43au seuil
00:46:43de la maison du châtaignier
00:46:46Rose et Olindo
00:46:47ils ne peuvent pas s'échapper
00:46:48mais ils ne peuvent pas
00:46:50Ne prenez même pas le risque.
00:46:51être vu
00:46:53Il n'y a pas d'autre choix
00:46:54ils doivent tuer
00:46:56eux aussi
00:47:00ils ont frappé Mario
00:47:01et ils le laissent
00:47:02du sang sur le sol
00:47:03le croyant mort
00:47:05Valérie
00:47:06Valeria est un os
00:47:07Plus fort
00:47:07ils la poignardent
00:47:09plusieurs fois
00:47:09ils l'ont massacrée
00:47:10de coups
00:47:11au visage
00:47:12dans les bras
00:47:12mais Valérie
00:47:13résiste
00:47:14Il ne veut pas mourir
00:47:15et des cris
00:47:17de tout mon souffle
00:47:18qui se trouve dans le corps
00:47:18en cours d'exécution
00:47:19vers le seuil
00:47:20sa maison
00:47:21et des cris
00:47:23cris
00:47:23jusqu'à la fin
00:47:25sera trouvé
00:47:27dans le salon
00:47:27sa maison
00:47:28qui a atteint
00:47:29difficilement
00:47:35entre-temps
00:47:36sur le palier
00:47:37de la maison du châtaignier
00:47:38derrière la porte
00:47:40ce qui conduit
00:47:40à l'appartement
00:47:41juste devant
00:47:42à cela
00:47:43du massacre
00:47:44attaqué
00:47:45à la télévision
00:47:46il y a un vieil homme
00:47:47Peter Ramone
00:47:52Tandis que les cris
00:47:54ils surplombent
00:47:54le bâtiment
00:47:55il ne bouge pas
00:47:56d'un millimètre
00:47:57c'est totalement
00:47:58sourd
00:47:59Rosa et Olindo
00:48:01ils sortent
00:48:02depuis la porte d'entrée
00:48:03et ils se glissent à l'intérieur
00:48:04chez eux
00:48:06dans la buanderie
00:48:07il y a un tapis
00:48:09allongé sur le sol
00:48:10ils se déshabillent là
00:48:13ils se déshabillent
00:48:15ils ont tout mis dedans
00:48:16dans trois sacs
00:48:17des ordures
00:48:19Alors
00:48:20ils sortent
00:48:20et atteindre
00:48:21la machine
00:48:28au fur et à mesure qu'ils vont
00:48:30dans la direction
00:48:30de la place
00:48:31marché
00:48:32ils traversent
00:48:33le camion
00:48:34des pompiers
00:48:34de l'incendie
00:48:35qui arrive
00:48:36à pleine vitesse
00:48:41Maintenant
00:48:42Il est 20h
00:48:43et 38
00:48:45le premier
00:48:46soupçons
00:48:47à propos de Rosa et Olindo
00:48:50surgir
00:48:51cette nuit-là
00:48:52même
00:48:57les assassins
00:48:58quiconque
00:48:59sont
00:48:59ils ont agi
00:49:01en rond
00:49:01quelques minutes
00:49:02et après avoir
00:49:03mettre le feu
00:49:04à la maison
00:49:04Je suis simplement
00:49:06disparu
00:49:10dans la cour
00:49:11dans la cour
00:49:11Cela se produisait déjà.
00:49:11rassemblement
00:49:12un petit
00:49:13foule
00:49:13des voisins
00:49:14alarmé
00:49:14les fenêtres
00:49:16à la maison
00:49:16ils sont fermés
00:49:17la seule façon
00:49:18de l'évasion
00:49:19c'est la petite porte
00:49:20de l'entrée
00:49:21qui introduit
00:49:22dans la cour
00:49:25là
00:49:26les enquêteurs
00:49:27ils trouvent
00:49:28une trace
00:49:28du sang
00:49:32mais sur le portail
00:49:33qui mène à la sortie
00:49:34vers la route
00:49:35et la ville
00:49:36il n'y en a pas
00:49:39ça commence à ramper
00:49:41le doute
00:49:41que si ce n'est pas là
00:49:42une trace de sang
00:49:43sortie
00:49:44c'est parce que les responsables
00:49:45avant de sortir
00:49:46ils avaient le temps
00:49:47nettoyer
00:49:51et puis
00:49:52nous commençons à enquêter
00:49:54chez les voisins
00:50:00le vieil homme
00:50:01qui vit
00:50:02devant
00:50:02chez Raffaella
00:50:03Pierre Ramon
00:50:04est exclu
00:50:05Il n'a rien entendu.
00:50:07Même pas les sirènes
00:50:09de la police
00:50:09arriver
00:50:10il était en danger
00:50:11finir brûlé
00:50:12dans le feu
00:50:13les voisins du dessus
00:50:14Je suis parmi les victimes
00:50:19autres
00:50:20ils sont absents
00:50:21ou ils ont des alibis
00:50:22très solide
00:50:23comme le couple
00:50:24de sirènes
00:50:25qui vit
00:50:25au rez-de-chaussée
00:50:26ou l'ingénieur
00:50:27Bateau
00:50:28qui a fermé
00:50:29l'étude
00:50:29et il est parti
00:50:30à 19h
00:50:32il reste seul
00:50:33ce couple étrange
00:50:34d'âge moyen
00:50:35Rose
00:50:36et Olindo
00:50:41la police
00:50:42Envoyez-le immédiatement
00:50:43un homme
00:50:44vérifier
00:50:44Je suis presque
00:50:463 heures du matin
00:50:47mais à l'extérieur
00:50:48le peuple
00:50:48c'est toujours le cas
00:50:49Oui, c'est un vrai désastre.
00:50:52Rosa et Olindo
00:50:53Plutôt
00:50:54ils dorment
00:50:55ou peut-être
00:50:56ils ne font que
00:50:57faire semblant de dormir
00:50:59lui
00:51:00il a un hématome
00:51:01sur le bras
00:51:04il dit qu'il l'a fait
00:51:05au travail
00:51:06elle
00:51:07une coupe
00:51:08sur le doigt
00:51:11pour un accident
00:51:12domestique
00:51:13il dit
00:51:13ils disent aussi
00:51:15qui sont partis
00:51:16à Côme
00:51:19et ce qu'ils mangeaient
00:51:21de McDonald's
00:51:23ils ont préservé
00:51:25même le reçu
00:51:26ce qui nous ramène
00:51:27le temps
00:51:2821
00:51:29et 39
00:51:31quand la police
00:51:32il entre dans sa maison
00:51:33trouver la machine à laver
00:51:34en fonctionnement
00:51:35et les chambres
00:51:36poli miroir
00:51:37pas une tache
00:51:38de poussière
00:51:39ils les placent
00:51:40des insectes dans la maison
00:51:41ils vérifient les téléphones
00:51:43et les jours
00:51:44entre-temps
00:51:45ils passent
00:51:48ils passent
00:51:49et, chose étrange,
00:51:51jamais
00:51:52en aucun
00:51:53des centaines
00:51:54des conversations
00:51:55inscrit
00:51:55les deux
00:51:56ils font référence à
00:51:57au massacre
00:51:58jamais
00:51:59jamais
00:52:03au-dessus de leur maison
00:52:04elle est venue
00:52:05une petite chronique
00:52:06les responsables
00:52:07ils sont entrés
00:52:08dans leur bâtiment
00:52:09ils ont massacré
00:52:10cinq personnes
00:52:11y compris
00:52:12un enfant
00:52:12deux ans
00:52:16mais Rosa
00:52:17et Olindo
00:52:18ils ne dépensent pas
00:52:19un mot
00:52:20vous poser la question
00:52:21ce qui s'est passé
00:52:22qui sont responsables
00:52:24et comment c'est possible
00:52:25quels faits
00:52:26de tels
00:52:27brutalité
00:52:28arriver
00:52:33la seule référence
00:52:35le seul indice
00:52:36C'est en une seule phrase
00:52:38que ce soit une seule fois
00:52:39Rose
00:52:41elle le dit à son mari
00:52:42tu le vois
00:52:43comment bien dormir
00:52:45Maintenant
00:52:50et peut-être
00:52:52ils ne le seraient jamais
00:52:53ont été pris
00:52:54si autre chose
00:52:55un fait
00:52:56totalement imprévisible
00:52:57si cela ne s'était pas produit
00:52:59nous sommes dans une pièce
00:53:00de l'hôpital
00:53:01zone 5
00:53:03de Sant'Anna
00:53:04de Côme
00:53:07soins intensifs
00:53:10au lit
00:53:11il y a un homme
00:53:1165 ans
00:53:12intubé
00:53:15son souffle
00:53:16c'est juste
00:53:17un hochet
00:53:17ponctué par le son
00:53:19d'un cardio
00:53:19fréquencemètre
00:53:23vous le reconnaissez
00:53:24C'est Mario Frigerio
00:53:29le voisin
00:53:30propriétaire
00:53:31de l'appartement
00:53:32à l'étage
00:53:33et mari
00:53:34par Valeria
00:53:34Chérubins
00:53:37celui-là même
00:53:38ce même Mario Frigerio
00:53:39trouvé allongé
00:53:40par terre
00:53:41dans une flaque d'eau
00:53:42de son propre sang
00:53:45Il n'est pas mort
00:53:47Il est toujours en vie
00:53:49respirer
00:53:50un miracle
00:53:51Mario a été sauvé
00:53:53pour une déformation
00:53:55l'artère carotide
00:53:57Allez du côté gauche
00:53:58de la gorge
00:53:59au lieu du côté droit
00:54:00la coupe alors
00:54:02il ne l'a pas tué
00:54:03mais il l'a réduit
00:54:04à la fin de sa vie
00:54:07Cela fait trois jours
00:54:08qui entre
00:54:08la voie intensive
00:54:09à côté du lit
00:54:10il y a des enfants
00:54:11Elena et Andrea
00:54:16aux parents
00:54:17Ils étaient très proches
00:54:19ils ont ressenti
00:54:20tous les jours
00:54:21et en fait
00:54:22ils étaient parmi les premiers
00:54:23pour arriver aux armes
00:54:24ce soir maudit
00:54:26à Erba
00:54:27Elena
00:54:28il avait appelé
00:54:29la mère et le père
00:54:30plusieurs fois
00:54:31sans obtenir de réponses
00:54:32Cela ne s'était jamais produit auparavant.
00:54:34Il comprit immédiatement.
00:54:36ce qui s'était passé
00:54:36quelque chose de terrible
00:54:38et ainsi
00:54:39Maintenant
00:54:40ils attendent
00:54:41ils attendent
00:54:42un autre miracle
00:54:43Mario se réveille
00:54:44leur père
00:54:45soudainement
00:54:49un doigt de Mario
00:54:50il bouge
00:54:52Il se réveille
00:54:53Il est vivant
00:54:55sauf
00:54:56le lendemain
00:54:5815 décembre
00:54:59dans la chambre
00:55:00il y a aussi
00:55:01un officier
00:55:01de la police
00:55:02et Mario
00:55:03difficilement
00:55:04commencer à parler
00:55:07Cela prend un certain temps
00:55:08Certain
00:55:09retrouver sa lucidité
00:55:10sa voix
00:55:11faible
00:55:12presque un murmure
00:55:14il dit
00:55:15était
00:55:17l'olindo
00:55:17Je l'ai très bien vu
00:55:19pour moi
00:55:20et l'olindo
00:55:21ils étaient à l'intérieur
00:55:27seulement que la voix
00:55:28c'est tellement bas
00:55:29De quoi avons-nous besoin ?
00:55:30jusqu'à trois rapports d'experts
00:55:31pour l'établir
00:55:36maintenant c'est clair
00:55:38c'est eux
00:55:42lors du premier interrogatoire
00:55:44Rose
00:55:44C'est un mur en caoutchouc
00:55:45l'interroger
00:55:47le Premier ministre
00:55:48Fariano Fadda
00:55:51Comment ça se fait
00:55:52son mari
00:55:52Il avait des blessures.
00:55:53ce soir-là
00:55:55Ça a dû être
00:55:56un bouton
00:55:57que j'ai eu le béguin pour lui
00:55:58mais ne venez pas me le dire
00:55:59parce que c'est exactement ça
00:56:01un mensonge
00:56:01que mon mari
00:56:02il avait des coupures
00:56:04moi à la place
00:56:05Je lui en parlerai.
00:56:06parce que son mari
00:56:06il avait un hématome
00:56:07sur le bras
00:56:09Ce n'est pas vrai
00:56:10pourquoi fais-tu les choses
00:56:11qui ne sont pas vrais
00:56:12il y a la relation
00:56:13des carabiniers
00:56:14Je n'y crois pas
00:56:15Ce n'est pas vrai
00:56:16nous l'avons vu
00:56:18nous aussi
00:56:18quand nous sommes arrivés
00:56:19pour effectuer l'inspection
00:56:20Ce n'est pas vrai
00:56:21et puis
00:56:23à un autre moment
00:56:23elle a déclaré
00:56:25avoir fait
00:56:26le nettoyage
00:56:27J'ai repassé
00:56:28lavé
00:56:29vous dites
00:56:30qui sont des choses
00:56:30taché de sang
00:56:31mais ce sont des choses
00:56:32travail
00:56:32de l'œuvre d'Olindo
00:56:34Non, madame.
00:56:35Il y avait aussi des pyjamas.
00:56:36taché de sang
00:56:37un pyjama
00:56:38Oui
00:56:39taché de sang
00:56:40Oui
00:56:41Non
00:56:42Ce n'est pas vrai
00:56:43et encore
00:56:45Pourquoi y avait-il du sang ?
00:56:46par Mme Cherubini
00:56:47dans la voiture
00:56:48Ce n'est pas vrai
00:56:50Elle est gauchère.
00:56:51Oui
00:56:52il sait que certaines blessures par arme blanche
00:56:54ils ont été amenés
00:56:56de la main gauche
00:56:57regarder
00:56:58Ce n'est pas vrai
00:56:58il y avait deux armes
00:57:00un couteau
00:57:01et un autre
00:57:02Ce n'est pas vrai
00:57:03Donc
00:57:04probablement
00:57:05deux personnes
00:57:06Non
00:57:06Ce n'est pas vrai
00:57:11mais avec le temps
00:57:12de l'époque
00:57:13Je suis toujours
00:57:14moins sûr
00:57:14Je ne le suis jamais
00:57:16États divisés
00:57:17Rosa et Olindo
00:57:17et ils ne le font pas
00:57:19que demander
00:57:19celui-là
00:57:20de l'autre
00:57:21quand je verrai
00:57:22Rose
00:57:23quand tu me ramèneras
00:57:25d'Olindo
00:57:25ils répètent
00:57:26d'innombrables fois
00:57:28lors des interrogatoires
00:57:31ils ont tout fait
00:57:33pour protéger
00:57:34leur paix
00:57:35vivre
00:57:36ils se sont isolés
00:57:37du monde
00:57:37mais bref
00:57:38toujours ensemble
00:57:39et maintenant que ensemble
00:57:41Je ne le suis plus
00:57:42ils menacent de se suicider
00:57:43Je suis au bord du précipice
00:57:45devenir fou
00:57:46l'un sans l'autre
00:57:50mais ils ne deviennent pas fous
00:57:52et au fil du temps
00:57:54des jours
00:57:54ils commencent à avouer
00:57:56d'abord de manière contradictoire
00:57:58Alors
00:57:59de plus en plus lucidement
00:58:05détails des meurtres
00:58:06ils commencent à revenir
00:58:08la préparation
00:58:09le choix
00:58:11armes
00:58:11le plan
00:58:12se libérer
00:58:13quelques vêtements
00:58:14taché de sang
00:58:15tout est parfait
00:58:17le jury
00:58:19Il les déclarera coupables
00:58:23peine de prison à vie pour les deux
00:58:25à jamais divisé
00:58:27pour eux
00:58:28il n'existe pas
00:58:29pire punition
00:58:39qui veut tuer
00:58:41son ennemi
00:58:41Réfléchissez attentivement
00:58:43si c'est vraiment le cas
00:58:44n'y arrivez pas
00:58:45à l'intérieur de lui-même
00:58:46éternel
00:58:47mots
00:58:48par Friedrich Nietzsche
00:58:49Voilà ce qui s'est passé
00:58:51également à Rosa et Olindo
00:58:52quand les étrangers
00:58:54ils ont violé
00:58:55leur espace
00:58:56le seul endroit
00:58:57dans lequel ils étaient quelqu'un
00:58:59tandis que pour le monde
00:59:01Ils n'étaient personne
00:59:03et puis
00:59:04ils ont ressenti
00:59:06en service
00:59:06réagir
00:59:07se rétablir
00:59:09ce que c'était
00:59:09Leur droit
00:59:10mais
00:59:11en allant au-delà
00:59:13cette limite
00:59:13ils ont violé
00:59:15leur propre pacte
00:59:17leur monde
00:59:18Ils ne l'ont pas récupéré.
00:59:20tandis que le monde
00:59:21il a gagné
00:59:23deux nouveaux assassins
00:59:31Rosa et Olindo Romano
00:59:33après la double confession
00:59:3510 janvier 2007
00:59:37Olindo et Rosa
00:59:39ils se sont rétractés
00:59:40pression de dénonciation
00:59:42des enquêteurs
00:59:43leurs avocats
00:59:45ils ont fait appel
00:59:46devant la Cour de Strasbourg
00:59:47et a demandé un avis
00:59:49du processus
00:59:50au tribunal de Brescia
00:59:53Azuzo Mazzuc
00:59:54il s'est remarié
00:59:55avec une fille
00:59:56de Lecco
00:59:57avec lequel
00:59:58elle a eu une petite fille
00:59:59expulsé d'Italie
01:00:01Aujourd'hui
01:00:01vit en Tunisie
01:00:03Mario Frigerio
01:00:04est mort
01:00:05dans la nuit
01:00:05entre le 15
01:00:06et le 16e
01:00:07Septembre
01:00:08de 2014
01:00:09à 73 ans
01:00:11il n'a jamais été
01:00:12rétabli
01:00:13des blessures
01:00:14ce terrible soir
01:00:15l'écraser
01:00:17c'était cependant
01:00:18une tumeur
01:00:19en septembre
01:00:20de 2014
01:00:21C'est terminé
01:00:22isolement diurne
01:00:24par Rosa et Olindo
01:00:25Cela a duré à partir du 8 janvier.
01:00:28de 2007
01:00:29Aujourd'hui
01:00:30les époux
01:00:31on les trouve
01:00:32dans deux prisons différentes
01:00:33de Milanais
01:00:34elle est à la connerie
01:00:35il au travail
01:00:37ils se voient
01:00:38trois vendredis par mois
01:00:39pendant deux heures
01:00:40qui passent
01:00:42se tenant la main
01:00:43leur maison
01:00:45rue Diaz
01:00:46évalué
01:00:4770 000 euros
01:00:48il a été vendu
01:00:49pour compenser
01:00:51les familles
01:00:51des victimes
01:00:54J'ai visé
01:00:55au cœur
01:00:56pour la tuer
01:00:57au premier coup
01:00:58avec des étoiles noires
01:00:59l'histoire
01:01:00par Marco Mariolini
01:01:01et son obsession
01:01:02mon vrai
01:01:03idéal de la femme
01:01:04filles
01:01:05qui pesait
01:01:06entre 20
01:01:06et 25 kg
01:01:08une chasse
01:01:09qui est interrompu
01:01:0914 juillet
01:01:101998
01:01:11c'est une fille
01:01:13jeune
01:01:13mince
01:01:14la mort
01:01:15Il est arrivé
01:01:16en quelques minutes seulement
01:01:17un canot
01:01:19un tas de policiers
01:01:20atteint
01:01:21Marco
01:01:22en mer
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