00:00Margot de Frouville, vous nous avez donné hier les premiers chiffres.
00:03Est-ce qu'il y en a d'autres ? Des chiffres de mortalité.
00:05On est toujours sur ce plateau ultra haut depuis hier.
00:08On a une augmentation des appels au SAMU de 46% dans toute l'île de France.
00:13On a une augmentation aussi dans le même ordre pour les appels aux pompiers.
00:18Un exemple, dans un hôpital parisien, on a 23% de passages en plus sur les dernières heures.
00:24Un quart de passage.
00:25Et surtout, c'est des passages qui nécessitent, dans un quart des cas, une hospitalisation.
00:29Bonjour le casse-tête pour trouver de la place.
00:31On a 10 patients brancards par exemple dans cet hôpital en attente.
00:34Alors que même qu'il y a déjà eu des déprogrammations, donc il y a des lits qui sont libérés.
00:38Malgré ça, il y a toujours un fort encombrement.
00:41Beaucoup de coups de chaleur, quelques traumatologies en lien aussi avec des plongeons dans le canal Saint-Martin.
00:46Beaucoup de malèges chez les jeunes et encore beaucoup de cas graves qu'on vous disait depuis hier.
00:50Des crises cardiaques, des insuffisances cardiaques.
00:52Et il n'y a plus de place, on entendait le professeur Juvin à l'instant.
00:55Des gens sur des brancards dans des couloirs.
00:57On a des études qui montrent qu'évidemment, dans ces cas-là, ils ont moins de chances d'être sauvés.
01:02C'était une étude française publiée à l'International qui avait prouvé cette surmortalité.
01:06Et en plus, elle était menée dans une nuit d'hiver.
01:09Ah oui.
01:09Et ça montrait que passer une nuit sur un brancard augmentait le risque de mortalité de 40% chez les
01:16patients âgés de plus de 75 ans.
01:19Et quand ils étaient avec plusieurs maladies, ce risque était carrément augmenté de 240%.
01:25Donc le risque est réel.
01:27C'était une perte de chance.
01:28C'était une perte de chance.
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