00:00Parce que bonjour Laurent Ruquier, on est heureux d'être sur les planches ce soir aussi, c'est vrai.
00:06Oui, puisque vous êtes en ligne avec nous du Sud, le festival de Jean Lépin, l'humour à la plage,
00:12avec Kev Adams.
00:13Et Laurent, ce soir, vous qui n'êtes pas monté sur scène depuis 25 ans, un sketch avec Kev Adams,
00:19le track ?
00:19Oui, le track, non, parce qu'on a répété, c'est un grand professionnel Kev,
00:25donc on est déjà allé faire ensemble le sketch dans ses établissements, le fridge à Rouen, à Paris.
00:30Il répète énormément, il ne laisse rien au hasard et il a bien raison, donc non, je ne suis pas
00:35du tout inquiet.
00:36Avant de parler de votre actualité, l'actualité tout court, Laurent, pendant des années,
00:40elle vous inspirait un biais d'humeur, d'ailleurs dans les matinales, dans les radios dans lesquelles vous participez.
00:45Ce matin, vous diriez quoi de l'actualité ?
00:48Je dirais que j'ai bien compris pourquoi vous m'avez invité ce matin, tout simplement,
00:52parce qu'il y a eu la patronne des surgelés Picard, il y a eu un sujet sur Willis Carré
00:57ce matin dans la matinale.
00:59Celui qui a inventé la clim, oui.
01:01Celui qui a inventé la clim, vous vous êtes dit, on va faire venir un gars du Havre où on
01:05a perdu 25 degrés.
01:08Hier, j'ai écouté quand même les bulletins météo de prix ce matin.
01:12En plus, je suis un spécialiste, j'ai écrit « Grosse chaleur » en 2004.
01:15Absolument, la pièce.
01:17Voilà, suite à la canicule de 2003 qui avait fait quand même des dégâts et beaucoup de victimes chez nous
01:22en France.
01:22Donc vous vous êtes dit, voilà, il faut un spécialiste.
01:24En plus, on ne peut pas inviter la ministre de la Transition écologique, personne ne la connaît.
01:30La pauvre Madame Barbu, qui ce matin, j'ai vu ça dans le Parisien, a dit « Je ne suis
01:34pas Madame Météo ».
01:35Mais on le sait, c'est Évelyne Delia ou Marina Giraudeau, la dame Météo.
01:40Ce n'est pas Madame Barbu.
01:41Barbu, d'abord, ça m'a rappelé le nom d'un candidat à l'élection présidentielle, entendez bien, en 1965.
01:48Ah oui ?
01:48Et la phrase, oui, c'est un très petit score, évidemment.
01:52Mais c'était plutôt un gars bien, il était pour le logement social et pour le ministère des droits de
01:57l'homme,
01:57qui n'existait pas encore à l'époque.
01:58Et vous voyez comme quoi, même les petits candidats ont parfois des bonnes idées.
02:01Mais c'est peut-être ce Barbu-là qu'on retiendra dans l'histoire plutôt que Monique Barbu, qui a
02:06dit « Je ne suis pas Madame Météo ».
02:09Et vous, Laurent, la politique, justement, on voit bien que je vous branche et vous allez vers la politique,
02:13telle que vous la faisiez le samedi soir sur France 2, ça vous manque ou pas ?
02:16Pas du tout. Mais alors, pas du tout.
02:19J'avais fait le tour, j'ai interrogé tous les candidats pendant des longues années différentes aux différentes présidentielles,
02:28je crois jusqu'en 2017, peut-être même celle de 2022, je t'ai cru.
02:33Mais non, non, 2022, j'avais déjà arrêté, on n'est pas couché.
02:36Non, franchement, je reviens au rire, je reviens à la source, c'est-à-dire à mon métier de départ,
02:41c'est-à-dire être sur les planches et faire rire les gens.
02:45Mais vous qui n'avez jamais caché vos opinions politiques…
02:49Vous qui n'avez jamais caché vos opinions politiques, 2027, vous êtes inquiet ?
02:56On est tous inquiets parce qu'il y a une radicalisation de la vie politique avec des extrêmes qui s
03:05'affrontent,
03:06beaucoup de monde au centre et beaucoup trop de candidats, donc on se dit mais qu'est-ce qui va
03:09se passer ?
03:10On n'est même pas vraiment capable de savoir qui sera, peut-être que c'était déjà le cas d
03:14'ailleurs il y a maintenant 10 ans,
03:16puisque quand Emmanuel Macron s'est présenté, on ne l'avait pas vu venir quelques mois avant, il faut bien
03:21dire,
03:22mais quand même, là on n'est pas capable de dire qui sera le candidat contre…
03:27Vous dites les extrêmes qui s'affrontent, mais vous, vous avez toujours dit que vous votiez Mélenchon,
03:31donc ça ne doit pas vous inquiéter plus que ça ?
03:33Non, mais je sais très bien que Jean-Luc Mélenchon ne sera jamais, hélas, pour ceux qui votent pour lui,
03:39ne sera jamais candidat, enfin pas candidat, mais élu au deuxième tour.
03:42Donc le risque, moi ce que je veux, c'est d'avoir un bon candidat contre le Rassemblement national au
03:48deuxième tour.
03:49Il faut être logique et pragmatique.
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