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  • il y a 13 minutes
Une large partie de la France subit une nouvelle journée caniculaire ce vendredi. Après des journées records mardi, mercredi et jeudi, les plus chaudes jamais enregistrées dans le pays, une augmentation importante des passages aux urgences a été enregistrée.

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Transcription
00:00Bonsoir Arnaud Montebourg, comment allez-vous ?
00:01Comment allez-vous ?
00:02Moi je vais mieux que la France, et vous ?
00:04Euh, pareil.
00:05Ah, bon, très bien, parce que la France, on peut le dire, quand même, va pas très bien, elle suffoque.
00:08Je vois que vous avez gardé cravate et veste, et néanmoins, le pays va très mal.
00:13On vient de vivre un événement de canicule historique.
00:16Regardez cette carte qu'on vous a préparée, 7 jours de répit, des nuits tropicales.
00:21Il a fait plus chaud en France que sur 99% du globe, seul 1% de la Terre.
00:27Plus chaud qu'en France, les mœurs, on ne peut même pas les compter.
00:31Il y a des vieillards, des enfants qui sont morts dans des voitures.
00:35Est-ce que l'État a une part de responsabilité ?
00:38Est-ce qu'il est coupable d'impréparation ?
00:41Responsable, en tout cas, de ne pas avoir mis en œuvre ses propres plans.
00:44Parce que la canicule qui avait cette ampleur, qui a marqué les esprits, date d'il y a 20 ans.
00:50Et il y a 20 ans, on a déjà fait démissionner un ministre de la Santé
00:55qui n'avait pas mesuré les conséquences de son impréparation.
00:58Et comme l'a dit le gouvernement, Mme Barbu étant elle-même ministre de la Transition écologique,
01:04n'avons pas été à la hauteur.
01:06Je crois que pour une fois, c'est un aveu qui est frappé du saut de la vérité.
01:12Sur les établissements qui accueillent le public des personnes âgées,
01:17les malades, hôpitaux et EHPAD,
01:20il y a eu des choses qui ont été faites pour s'organiser.
01:23Ça a été dit par tous les commentateurs, les spécialistes.
01:25Enfin, on a un retard qui démontre cette impréparation.
01:29Là où on a un vrai sujet très difficile,
01:32c'est tous les logements des personnes qui sont seules,
01:35qui sont âgées et en difficulté.
01:38Nous en avons tous dans nos familles.
01:40Et évidemment, il n'y a pas eu d'organisation.
01:44Pour une seule raison, c'est que finalement, tout l'argent et toute la réglementation
01:48s'est focalisée sur les économies d'énergie,
01:51c'est les fameux diagnostics de performance énergétique,
01:54sur le froid, l'hiver, mais jamais le chaud et l'été.
01:59C'est-à-dire qu'en fait, on a raisonné comme dans l'ancien système climatique
02:03auquel nous étions habitués.
02:05Et en conséquence de quoi ?
02:07Eh bien, on sait faire face maintenant aux hivers.
02:09D'ailleurs, regardez, toute la réglementation fonctionne là-dessus.
02:11Il y a eu un fonds qui a été conçu pour aider les collectivités locales.
02:15Il ne s'est jamais occupé du chaud.
02:18Il s'est toujours occupé du froid pour les collectivités locales.
02:20C'est-à-dire qu'on a fait beaucoup pour les passoires thermiques,
02:22mais rien pour les bouilloires thermiques.
02:23Les passoires thermiques, quand il fait froid,
02:25et les bouilloires, c'est quand c'est aussi une passoire,
02:27mais là, c'est le chaud qui rentre.
02:29Donc, en vérité, c'est une erreur d'orientation globale.
02:33Vous verrez, évidemment, ce n'est pas que l'État.
02:35Finalement, tout le monde s'est dit,
02:37le dérèglement climatique, tout ça, c'est des mots.
02:39C'est les scientifiques, c'est loin, ce n'est pas présent.
02:43Et maintenant, c'est présent parce que finalement,
02:44on s'aperçoit que ce qui commence à être une exception
02:47est devenu une sorte de norme à laquelle il va falloir s'habituer.
02:50Les scientifiques du Djec nous disent,
02:52attention, ça va faire quelque chose comme,
02:55aujourd'hui, des températures assez fraîches par rapport à 2050.
02:58Et donc, 2050, c'est dans 20 ans.
03:00C'est ce qui nous sépare de la canicule de 2003.
03:03Il y aura eu 50 ans entre les deux.
03:05On est à mi-parcours et on voit que ça change quand même.
03:08Oui. Alors, que les Français aient été dans le déni
03:10de ce réchauffement climatique ?
03:13C'est vrai que là, on prend tous la mesure de la situation.
03:15Mais est-ce que ce n'est pas le rôle du politique,
03:17justement, d'écouter les scientifiques et de prévoir l'avenir ?
03:19On a l'impression quand même que depuis 2003, rien n'a été fait.
03:22Alors, il y a eu des choses de faites.
03:24Il y a eu des politiques de long terme.
03:27On a dit, par exemple, dans le plan d'adaptation au changement climatique,
03:31vous avez des choses très intéressantes, mais qui sont livresques.
03:34Par exemple, les matériaux biosourcés pour les nouveaux logements.
03:39Mais vous savez que le parc de logements se renouvelle de 1% par an.
03:42Donc, en fait, il faudrait 100 années pour changer tous les logements,
03:45si on décidait de les renouveler.
03:47Donc, on voit bien que ça n'est pas à la hauteur.
03:49Et tout ce qui a été fait aujourd'hui est à l'évidence insuffisant.
03:55D'ailleurs, c'est un problème d'architecture.
03:57Demandez aux architectes où ils en sont.
03:59La présente de l'ordre des architectes a déclaré il y a deux jours
04:03que 30% des bâtiments les mieux classés,
04:06les appartements les mieux classés en diagnostic de performance énergétique
04:10sont classés A, sont à 30% des bouillards thermiques.
04:14Pourquoi ? Parce qu'on n'a pas du tout pensé la réglementation pour ça.
04:17Donc, on s'est trompé.
04:19Donc, il faut trouver des solutions mixtes, à la fois pour l'hiver et pour l'été,
04:22pour le froid et pour le chaud.
04:24Donc, ça va être le sujet de la recherche de solutions
04:26dans ce Made in Montebourg caniculaire.
04:29Un Made in Montebourg caniculaire.
04:31On va réécouter les propos de la ministre de la Transition écologique,
04:34Monique Barbu, puisqu'il faut trouver des solutions à long terme,
04:38évidemment, et penser l'avenir.
04:39Mais il faut aussi trouver des solutions,
04:40parce que ça pourrait recommencer dès la semaine prochaine.
04:44On m'a demandé si ce que nous venons de vivre,
04:49ce que nous sommes en train de vivre, va se reproduire.
04:52Et moi, je vous le dis clairement, je pense que oui,
04:57qu'il est fort probable que d'ici la fin de l'été,
05:02on va vivre de nouvelles augmentations de température.
05:06C'est-à-dire que la vague de canicule pourrait recommencer
05:08dès la semaine prochaine, et on sait que la canicule,
05:10ce n'est pas démocratique.
05:11C'est-à-dire qu'effectivement, les foyers riches
05:13ont des résidences secondaires,
05:14de quoi se climatiser leur appartement.
05:17Les pauvres, ils souffrent de la bouilloire thermique.
05:19Est-ce que ça aussi, cette dichotomie, finalement,
05:22entre riches et pauvres, doit être corrigée par le gouvernement ?
05:24J'ai fait une petite étude, en venant vous voir,
05:27chère Paola, j'ai regardé où était passé l'argent
05:30de la rénovation énergétique depuis 2020.
05:31Je ne vais pas remonter à Mathusalem, 2020, ça fait 6 ans.
05:3419 milliards ont été distribués sur la rénovation thermique.
05:38C'est considérable, 19 milliards.
05:40En 2024, c'était 3,3 milliards de MaPrimeRénov'
05:45et 4 milliards de certificats d'économie d'énergie
05:48payés par les pollueurs total, etc., les pétroliers, etc.,
05:52pour financer la décarbonation de la vie quotidienne.
05:56Toutes ces dépenses sont allées dans des,
05:59et j'ai les chiffres, dans des rénovations
06:01qui sont tout à fait performantes,
06:04pour changer les chaudières à fioul, les chaudières à gaz.
06:07Donc, on a financé des pompes à chaleur et des poêles à granulés.
06:10Voilà ce qu'on a fait.
06:12Mais on n'a jamais vraiment mis de l'argent sur l'enveloppe thermique des bâtiments.
06:17Et il est vrai que l'argent est allé essentiellement à 80%, 79% pour les ménages modestes.
06:23Mais les ménages modestes, c'était un ou deux gestes.
06:25Donc, on remplaçait un outil, un instrument, une chaudière.
06:29Mais on ne refaisait pas l'enveloppe, parce que ça coûtait trop cher.
06:33Donc, en fait, l'enveloppe thermique n'ayant pas été touchée,
06:35nous savons toujours les mêmes passoires.
06:37Alors, on a changé pour l'hiver l'utilisation du filet de gaz.
06:43On a pris de l'électricité ou du bois.
06:45Voilà.
06:46Et ça, c'est 40% de l'argent de l'arrivée d'office thermique.
06:51Alors, il y en a qui ont dit, ah oui, mais tout ça, c'est le thème du Rassemblement national.
06:54Tout ça, c'est de l'argent qui va à la fraude.
06:56Non.
06:57À qui est allé ces 19 milliards ?
06:59Aux artisans, installateurs de chauffage.
07:00Chauffage.
07:01C'est les chauffants.
07:02C'est les chauffants.
07:04Les ménages modestes.
07:05Les subventions sont allées.
07:06En moyenne, la subvention est de 41 000 euros, 79% pour les ménages modestes.
07:11Pas pour ceux qui ont les moyens.
07:13Ensuite, pour la bureaucratie qui contrôle tout ça.
07:15Beaucoup de monde qui contrôle cet argent-là.
07:18Un peu trop.
07:18La consommation est important.
07:19Et puis, les fraudeurs, moins de 1%.
07:21Donc, ça, c'est la Cour des comptes qui dit ça.
07:23Donc, on a amélioré le chauffage, mais on n'a pas amélioré la protection contre la canicule.
07:29En tout cas, le Rassemblement national continue à vouloir rénover le bâtiment puisqu'il propose un grand plan clim.
07:36Alors, je ne sais pas si vous trouvez que la clim, c'est de droite ou de gauche,
07:38mais en tout cas, c'est le débat qui a émané cette semaine.
07:44La clim est-elle de droite ?
07:46Regardez.
07:47Si je suis élue présidente de la République, je mettrai en place un plan massif de climatisation.
07:54Pour climatiser partout, ça veut dire augmenter les dégâts.
07:57Moi, je ne mets pas mon gosse ou ma petite-fille ou mon arrière-petite-fille là où c'est
08:00de la clim du matin au soir.
08:01Nous sommes favorables à la climatisation partout où c'est nécessaire.
08:05Je dis simplement que ça ne peut pas être la seule réponse.
08:09On dit que ce n'est pas une solution miracle.
08:11C'est inégalitaire de se dire aujourd'hui, comme le fait le RN, la seule solution, c'est la clim,
08:15parce que tout le monde ne l'aura pas.
08:17Alors, vous, monsieur Montebeau, vous avez des enfants, par exemple ?
08:20Leur école est-elle climatisée ?
08:21Pas du tout.
08:22Non, personne n'est climatisé, en vérité.
08:25On n'y a pas du tout pensé.
08:26On était ailleurs.
08:27Il n'y a pas que l'État ou les hommes politiques.
08:30Nous-mêmes, on n'y a pas pensé.
08:31On s'est dit que c'est une dépense inutile.
08:34Mais vous aimeriez, quand vous entendez, par exemple, Eric Ciotti qui dit qu'il faut rendre la climatisation obligatoire dans
08:39les écoles.
08:39Dans les écoles, les EHPAD, les hôpitaux, je trouve ça le minimum.
08:45Car est-ce que vous acceptez que les salles de sport et les salles de cinéma soient climatisées,
08:48ou même les musées, et pas les hôpitaux, les EHPAD ?
08:51Il y a quelque chose d'absurde.
08:53Donc on voit bien, il y a la puissance publique qui est pauvre, et puis la vie normale.
08:58Vous dites que ça va de bon sens, finalement.
09:00Mais quand on écoute Jean-Luc Mélenchon qui dit « moi, je ne mets pas mon enfant dans une école
09:04climatisée »,
09:04on a l'impression que c'est impossible.
09:06La droite défend la clim, et la gauche est en train de se rallier à la clim parce qu'elle
09:13était contre.
09:14Alors Jean-Luc Mélenchon, il est allé dire « allez mettre de la clim partout », je cite, vous allez
09:18voir le résultat.
09:19Climatiser partout, c'est aggraver le mal en pensant soulager la situation.
09:22Et il a ajouté « ça vous détruit les sinus », comme s'il était devenu professeur de médecine,
09:26comme Trump voulait faire injecter des désinfectants aux Américains.
09:30D'ailleurs, toute l'académie de médecine dit « vous êtes en train de tuer les gens ».
09:33Donc tout ça n'a aucun sens.
09:36Le bon sens veut que là où il y a des urgences, c'est une politique de court terme,
09:41on investit, et où il y a des gens qui sont fragiles,
09:44on investisse dans les établissements recevant du public des climatiseurs.
09:49Et pour le reste, c'était dans les plans d'adaptation que Mme Barbu a dénoncés comme n'étant pas
09:54à la hauteur,
09:55mais qui n'ont jamais été financés.
09:56Ce sont les plans de réseau de froid.
09:58C'est le froid renouvelable.
10:00On va chercher le froid dans la géothermie, dans les sources fraîches,
10:03et ça, ça ne rejette rien dans l'atmosphère,
10:07ça ne consomme absolument pas de gaz, de fuel,
10:11et de tout ce qui est indésirable aujourd'hui au titre des fossiles,
10:14et ça permet de faire progresser l'adaptation au chaud comme au froid.
10:19Alors, y a-t-il un mauvais sens politique ?
10:21Par exemple, y a-t-il une forme de dogmatisme, de clientélisme,
10:24quand on voit le côté de Jean-Luc Mélenchon réfractaire à la climatisation ?
10:29Au contraire, Marine Le Pen qui pousse le trait,
10:31est-ce que vous croyez que là, qu'ils sont dans des postures dogmatiques ?
10:34Je pense que le débat est polarisé inutilement,
10:38et que si on faisait preuve d'intelligence collective,
10:40on se dirait qu'il y a une urgence pour l'ensemble des établissements,
10:44il y a des personnes fragiles d'installer la clim.
10:49D'ailleurs, les particuliers peuvent aujourd'hui se demander
10:53s'ils ne devraient pas, dans la rénovation de leur appartement,
10:56obtenir la clim.
10:56Donc ça suppose que l'argent de la rénovation thermique
10:58puisse aussi aller à la clim quand il y a des besoins qui sont justifiés.
11:02Et pour le reste, il faut investir dans le sous-sol,
11:05et dans les réseaux de froid renouvelable.
11:08Par exemple, y a 800 sites à Paris qui sont rattachés à ces réseaux de froid.
11:12Là-dedans, vous avez le musée du Louvre, l'Assemblée nationale,
11:15l'hôpital des 15-20.
11:16Ces 800 sites utilisent le froid du sous-sol.
11:22Et dans un instant, d'ailleurs, on va recevoir votre génie du Made in France
11:26qui va nous expliquer pourquoi la géothermie est la solution du futur
11:31et pourquoi est-ce que le lobby de la clim, pour l'instant,
11:34devance le lobby de la géothermie.
11:36On aura l'occasion d'en reparler.
11:38Plus sérieusement, plus on branche la clim, plus il fait froid,
11:42mais plus le réseau électrique sature.
11:44Il y a 55 000 foyers privés d'électricité depuis jeudi soir.
11:48Un quart de la ville de Rennes paralysée par une coupure d'électricité géante.
11:52Alors, on a tous en tête l'exemple espagnol de ce blackout.
11:56Est-ce que vous pensez que notre système électrique va tenir ?
11:58Ou comme l'Espagne, il pourrait y avoir tout un pays bloqué ?
12:02Quand on regarde les annonces des exploitants et des gestionnaires
12:06de la production d'électricité nationale, et notamment les réseaux,
12:09ils disent qu'il n'y a aucun risque de tension sur l'offre
12:12parce que nous avons une production qui reste exportatrice.
12:15Aujourd'hui, il y a plus de production nationale que nécessaire.
12:19Et d'ailleurs, nous sommes en dessous du pic de canicule de l'année dernière.
12:22Même s'il y a 65 millions de foyers qui se branchent à la climatisation,
12:27vous pensez que ça tient ?
12:28D'ailleurs, je voudrais vous donner un chiffre intéressant.
12:30Il faut toujours un chiffre pour comprendre.
12:32Chaque degré supplémentaire ne fait grimper la consommation que de 1 gigawatt,
12:38trois fois moins qu'un degré de moins en hiver.
12:41Donc, le danger pour le système de production électrique nationale,
12:45c'est l'hiver, c'est pas l'été.
12:46En l'état, nous sommes absolument prémunis.
12:49Là où il y a des risques, c'est les coupures localisées.
12:51Vous avez des souterrains qui accueillent les réseaux électriques.
12:56Quand il fait 40 en haut, à la surface, il fait 80 en dessous.
13:00Et là, on a des problèmes.
13:01Donc là, il y a des coupures localisées, c'est ce qui s'est passé en Bretagne.
13:04Et vous avez le nucléaire qui est sous contrainte thermique.
13:07C'est-à-dire que quand l'eau que vous rejette après refroidissement,
13:10les centrales nucléaires, est au-dessus de 28 degrés,
13:13l'autorité de sûreté nucléaire demande l'interruption du réacteur.
13:18Là, il y a eu des dérogations jusqu'à 30.
13:20Enfin, il y a deux centrales nucléaires qui ont été arrêtées à cause,
13:22sur la Saône, je crois, sur le Rhône, pas sur la Saône,
13:25sur le Rhône et sur la Seine, je crois, à Nogent et au Buget,
13:31parce qu'ils avaient dépassé 28.
13:33Donc, ce sont des cas très localisés, mais on en a 55 autres.
13:37On a 57 réacteurs.
13:40Donc, pas d'inquiétude.
13:42Pas d'inquiétude.
13:43La France est solide.
13:45Je ne suis pas là pour préparer ceux qui nous regardent à craindre,
13:50mais plutôt à espérer.
13:52Ça, c'est bien.
13:53Ça, c'est bien de le dire.
13:54Ça vous plaît, Madame Piorari ?
13:54Effectivement, oui, ça me plaît.
13:55Ça veut dire qu'effectivement, c'est l'émission de...
13:58D'optimisme.
13:59D'optimisme.
13:59De croyance en nous-mêmes.
14:00Nous sommes bons.
14:02Sur l'électricité, on est bons.
14:03Sur l'anticipation des canicules, on n'a pas été bons.
14:06Eh bien, on va s'améliorer.
14:08Voilà ma proposition.
14:08On va s'améliorer et on va aussi donner la parole à une profession qui vous touche, Arnaud,
14:15puisque vous êtes vous-même agriculteur.
14:17Et on a vu que la question agricole était au centre de cette canicule,
14:21puisque les éleveurs de poulets ont beaucoup souffert cette semaine,
14:24que leurs bêtes étaient affolées dans les polaillers,
14:27tout comme les vaches stressées dans les champs, les moussons qui se font la nuit.
14:31Notre invité ce soir, Arnaud Montebourg, a bloqué la 64.
14:34C'est Jérôme Bayle, cet éleveur bovin en Haute-Garonne.
14:38Bonsoir Jérôme, vous êtes face ce soir à Arnaud Montebourg.
14:41Vous êtes dans un champ.
14:43Racontez-nous pourquoi vous vous êtes mis là, très exactement.
14:47Pourquoi je me suis mis là, tout simplement ?
14:50J'ai essayé de trouver le territoire le plus joli et le plus vert-boyant de mon exploitation.
14:58Vous voyez, c'est ça.
14:59Et malheureusement, aujourd'hui, avec la canicule et la succession des jours de canicule,
15:06on n'a plus de verdure sur nos exploitations.
15:09Vous allez avoir des problèmes de fourrage pour votre élevage.
15:12Bonjour M. Bayle.
15:14Heureux de vous saluer.
15:15Je connais votre militantisme, votre engagement pour l'agriculture.
15:18D'ailleurs, je crois que vos amis, ou vous-même, je crois,
15:21avez gagné les élections à la Chambre d'agriculture dans votre département ou dans votre région,
15:26me semble-t-il, si je ne me trompe pas.
15:29Et donc, ça veut dire que votre parole, elle pèse.
15:32Je ne sais pas si elle pèse, mais en tout cas,
15:35notre volonté de renouveau a été écoutée par les agriculteurs.
15:40Alors, comment vous voyez les choses, notamment sur le fourrage ?
15:43Qu'est-ce que vous voyez ? Qu'est-ce que vous entendez ?
15:45J'ai vu qu'il y avait des pénuries qui commençaient à apparaître,
15:48y compris dans le nord de la France.
15:50Comment vous voyez ça, vous, sur le terrain ?
15:53Alors, nous, sur le terrain, aujourd'hui, on a une grosse baisse des rendements.
15:59Dû, sûrement, au cumul de pluie qu'on a eue cet hiver,
16:05avec cette fin de mois de mai, cette grosse cadicule,
16:09qui a fini de couper la pousse de nos prairies.
16:15Malheureusement, aujourd'hui, on en est avec un stock très minime,
16:20puisqu'on a dû garder nos animaux dans plusieurs mois à cause de l'ADNC.
16:26Donc, du coup, on a des stocks qui sont épuisés.
16:31On attaque déjà les stocks de l'hiver 2026.
16:35Et aujourd'hui, avec la situation actuelle,
16:40je vais vous faire une petite vidéo.
16:42Vous allez voir, je vais faire le reporter.
16:45Je vais vous amener dans un champ où c'est que j'ai semé du sorgon fourragé
16:49qui devait tout simplement servir à mes animaux l'été.
16:54Il est semé depuis plus d'un mois.
16:56Aujourd'hui, sans eau.
16:59Eh bien, le sorgon, il ne sort pas.
17:00Il n'y a que les mauvaises herbes qui sortent.
17:01Oui, ça ne va pas fort.
17:04Et le résultat de l'écologie punitive,
17:07où c'est qu'on dit qu'il ne faut pas retenir l'hiver qu'il y en a,
17:10eh bien, là, là, on va utiliser du glyphosate cet automne
17:13tout simplement pour détruire les mauvaises herbes.
17:17Et comment se portent vos animaux et votre troupeau ?
17:21Eh bien, les animaux, on peut dire qu'il y a un avantage.
17:25C'est qu'aujourd'hui, ils sont moins cons que beaucoup d'humains.
17:29Ils arrivent à se mettre à l'ombre
17:31et à trouver des endroits tout simplement adaptés au bien-être.
17:36Moi, j'ai été mardi après-midi avec des chercheurs du CNRS
17:42qui sont venus sur mon exploitation.
17:43On a fait des relevés de température à 15h30
17:46au milieu des prairies qui sont totalement pâturées et mortes.
17:50Puisque la canicule et le soleil a tout grillé,
17:53on a fait tout simplement 10 points de relevés de température.
17:58On était à 62 degrés de moyenne.
18:02– Comment vous imaginez nourrir vos bêtes
18:05avec si peu de fourrage qui rentre ?
18:08– Je vous pose une question sensible.
18:12– Alors, comment ?
18:13Je vais quand même jouer franc jeu.
18:16Nous, ici, dans cette région d'Occitanie
18:18et dans le sud-ouest, c'est la région, on va dire,
18:20même le sud de la France.
18:21On est habitués à ces canicules depuis quelques années.
18:25Donc, on arrive tout simplement à faire du stock
18:27et à anticiper ces chasseresses avec du stock
18:31qu'on fait beaucoup au printemps.
18:33Et malheureusement, pour nos autres collègues agriculteurs
18:36de région qui ne sont pas habitués à ça,
18:38ça va être une grosse problématique.
18:40– Que demandez-vous au pouvoir public, M. Jérôme Bell ?
18:44– Alors, qu'est-ce que je vais demander ?
18:47Qu'est-ce que je vais demander ?
18:48Ça va être un peu long.
18:49– Vous faites un direct, là. Allez-y.
18:51– Non, mais je comptais dire ce que je vais pas essayer.
18:55Mais je demande tout simplement à mon magistrat
18:59et surtout au magistrat de la Haute-Garonne
19:01qui, cet après-midi, a eu une très lumineuse idée.
19:04Lundi dernier, un jeune agriculteur dans notre département,
19:08en allant faucher, hors arrêté préfectoral,
19:11puisqu'on n'avait pas encore d'arrêté préfectoral,
19:15malencontreusement, mis le feu dans une broussaille en fauchant.
19:21De lui-même, il a mis tout de suite tous les moyens de secours
19:24en ouvrant les instincteurs, en essayant d'éteindre le feu.
19:29Un agriculteur à côté, par solidarité,
19:32est venu de suite par un des chômeurs,
19:33de circonstruire le feu.
19:36Quand les pompiers sont arrivés, le feu a été maîtrisé.
19:38Et aujourd'hui, cet agriculteur est convoqué devant la justice.
19:42Alors, je voudrais passer un message à ce magistrat.
19:45C'est que cet agriculteur n'ira pas seul à la gendarmerie pour être entendu.
19:50Et surtout, quand je vois la rapidité qu'a mis la justice
19:55pour convoquer un agriculteur qui, dû à un accident,
19:58a mis un feu de 1 000 m² de broussaille,
20:01et quand je vois la facilité qu'ils ont eue pour laisser un pédophile en liberté,
20:06je pense qu'il va falloir qu'eux, ils changent leur priorité
20:09et qu'ils changent leur camp.
20:10– Merci pour ce témoignage saisissant, M. Bell.
20:15Bon courage dans votre explication.
20:16– Il n'est pas saisissant, il est surtout réaliste.
20:19Et c'est le quotidien de ce qu'on vit.
20:21Moi, ce que je veux dire, c'est qu'on a eu un arrêté préfectoral hier
20:25parce qu'on était tout simplement en vigilance
20:27et cadicule rouge sur notre département.
20:30Tous les agriculteurs du département l'ont respecté à la lettre.
20:34Ils ont dû travailler la nuit, ces agriculteurs.
20:36Il y en a une partie qui se sont fait insulter par la population
20:39parce qu'ils faisaient du bruit, déranger les gens,
20:42alors qu'on était obligés tout simplement de travailler la nuit.
20:46Et donc, c'est pour ça que je suis un peu à colère par rapport à ce magistrat.
20:50Au lieu de taper sur les agriculteurs qui jouent pour le temps de jeu,
20:54il faudrait mieux peut-être s'ils s'occupent un peu plus de tout,
20:58de ces personnes qui sont à liberté et qui sont non-cibles pour la population.
21:03Merci, M. Bell.
21:04Nous défendons les agriculteurs qui nous nourrissent ici.
21:08Merci à vous.
21:09Courage et fidélité.
21:11Allez, on va passer au débat de ce soir.
21:13Est-ce qu'on a le droit de ne pas travailler quand il fait plus de 40 degrés ?
21:18Les écologistes demandent un congé climatique.
21:20La CGT veut un droit de retrait.
21:23Impossible pour le MEDEF.
21:24Mais qu'en pense la CPME, la Confédération des petites et moyennes entreprises ?
21:29Bonsoir, Amir Reza Tofighi.
21:31Ou devrais-je dire le mouvement des entrepreneurs ?
21:34Puisque vous êtes désormais président des entrepreneurs, vous venez de vous rebaptiser.
21:38On aura l'occasion d'en reparler dans un instant.
21:41Mais d'abord, faut-il un congé climatique ?
21:43Est-ce que vous êtes pour ?
21:45Déjà, bonjour, merci pour l'invitation.
21:46Merci, M. le Président, d'être venu.
21:49Non, merci.
21:49Parlez de votre organisation représentative.
21:52Vous représentez les petits patrons, les PME, les petites boîtes.
21:55Tous les entrepreneurs.
21:56Et les entrepreneurs, voilà.
21:57Et moi, vous savez, je pense que déjà, il faut arrêter de toujours penser que la solution, c'est de
22:03travailler moins.
22:04Ça, j'ai l'impression qu'à chaque fois, dès qu'il y a quelque chose, la solution, c'est
22:06de travailler moins.
22:07Il faut faire confiance aux entreprises, à leurs salariés.
22:11Il faut faire confiance aux filières.
22:13Parce que, vous savez, dans les métiers, on a des solutions à chaque fois.
22:17Je vous donne un exemple, mais la filière du bâtiment, lorsqu'il fait très chaud, ils ont des règles.
22:22Ça veut dire qu'ils travaillent très tôt le matin, et puis ils travaillent plus tard le soir.
22:25Et après, dans les heures où il fait très chaud, ils ne travaillent pas.
22:27Ce sont des négociations collectives qui ont lieu avec les organisations syndicales,
22:31où vous adaptez la loi aux contraintes du métier.
22:35Quand vous êtes en extérieur en charpente, ce n'est pas la même chose qu'en vous êtes dans une
22:38boucherie climatisée.
22:39Exactement.
22:40Et encore une fois, en France, on veut faire une loi pour tout le monde,
22:43alors qu'on pourrait juste faire confiance aux entreprises, aux salariés,
22:46alors aux représentants des salariés, donc aux syndicats de salariés,
22:49pour trouver les bonnes réponses en fonction des cas.
22:52Dans les entreprises, dans vos entreprises,
22:55est-ce qu'il y a de la négociation dans les entreprises sur on s'arrange quand il fait trop
22:59chaud,
23:00on récupère plus tard quand il fera meilleur ?
23:02Comment ça fonctionne ? Expliquez ça aux Français.
23:04Comment ça marche dans vos boîtes ?
23:06Vous savez, dans les entreprises de 1, 2, 5, 10, 15, 20, 30 salariés,
23:10le chef d'entreprise, il parle directement avec les salariés.
23:12On trouve les solutions, parce que l'intérêt du chef d'entreprise, c'est quoi ?
23:15C'est que les salariés, ils soient bien dans le travail,
23:17ce n'est pas qu'ils se retrouvent avec un arrêt maladie parce qu'ils ont travaillé en pleine canicule.
23:21Donc, à chaque fois, le dialogue, il est direct.
23:24On trouve des solutions.
23:25C'est la vraie vie, en fait.
23:26La vraie vie, c'est ça.
23:27La vraie vie, c'est des chefs d'entreprise avec des salariés dans ces entreprises-là
23:29qui parlaient, qui trouvent des solutions ensemble.
23:31Alors, en Espagne, le gouvernement socialiste, l'année dernière, de M. Sanchez,
23:35a créé un congé climatique de 4 jours.
23:38C'est une sorte de droit de tirage,
23:39parce que l'Espagne est un pays qui est difficile pour la chaleur,
23:43notamment dans le sud.
23:45Mais c'est un pays qui connaît 3,5% de croissance en 2024,
23:492,8% en 2025, c'est-à-dire presque 3 fois ce que nous connaissons en France,
23:55qui a un déficit public de 2,2%, nous, on est à 5,5%, bientôt 6%,
23:59et qui va connaître un excédent primaire qui permet de diminuer la dette.
24:03C'est-à-dire, en fait, c'est la réussite européenne.
24:05Ils sont à l'origine de 40% de la croissance européenne.
24:10Le gouvernement a dit, les problèmes climatiques,
24:13on va les régler par la loi pour tout le monde.
24:15Là, ils ont fait le contraire de ce que vous suggérez.
24:17Mais il y a des augmentations de salaires de 3,5% en 2025.
24:22C'est vous dire que c'est un pays qui devient de plus en plus prospère.
24:25Nous n'avons pas cette prospérité.
24:26Donc, comment on fait quand on n'a pas cette prospérité
24:30et que néanmoins, il y a des revendications qui s'exercent ?
24:33Comment vous réglez le problème des salaires ?
24:35Comme les Espagnols, ils redistribuent une partie pour les salariés
24:38de cette prospérité collective.
24:39C'est une très bonne question, parce que, comme vous l'avez dit,
24:42c'est un pays qui a de la croissance.
24:43C'est un pays qui crée de la valeur.
24:45Et quand on crée de la valeur, après, on peut débattre de la répartition qu'on fait.
24:49Or, le problème en France, c'est qu'on n'arrête pas de parler de répartition
24:51au lieu de parler de créer de la valeur.
24:54Regardez aujourd'hui, dans tous les débats politiques,
24:56dans tous les débats publics, est-ce que quelqu'un dit
24:58comment on fait pour atteindre 2% de croissance pour le pays ?
25:01Parce que si on atteint 2% de croissance,
25:02oui, à ce moment-là, on peut parler de comment on crée des nouveaux droits,
25:06comment on fait pour que cette richesse soit mieux répartie.
25:08Mais aujourd'hui, personne ne parle de ça.
25:10On parle à chaque fois de nouveaux droits,
25:11sans parler de créer de la valeur pour financer ces nouveaux droits.
25:13Et donc ça, c'est le mal français.
25:14Ce que nous, on dit, les entrepreneurs, c'est que
25:16l'objectif qu'il faut se fixer pour la France,
25:19c'est que dans le prochain quinquennat,
25:21il faudra faire 10% de croissance du PIB.
25:22Ça veut dire 2% par an.
25:24Pourquoi faire 2% par an ?
25:25Parce que si on fait ça, on peut enfin
25:28financer mieux notre modèle social,
25:29on peut enfin parler de comment on redistribue la valeur.
25:31Et c'est comme ça qu'on peut également mieux payer les salariés.
25:34Alors ça, c'est une bonne approche, pour moi.
25:38Comment se fait-il que les dirigeants politiques que vous voyez,
25:41vous les côtoyez, vous allez discuter avec eux,
25:43vous leur demandez certainement ça,
25:45qu'est-ce qu'ils vous répondent ?
25:46Qu'est-ce que vous répond le Rassemblement National, par exemple ?
25:49Nous, aujourd'hui, en tout cas, cet objectif qu'on vient de fixer,
25:51on l'a fixé hier.
25:52On avait un événement qui était organisé.
25:53Mais enfin, ce n'est pas nouveau, c'est quand même votre doctrine.
25:56C'est une doctrine.
25:57Vous n'êtes pas des croissantistes,
25:59comme les écologistes,
26:00qui veulent revenir au char à bœuf et la lampe à huile romaine.
26:04Non.
26:04On s'en met.
26:06Tout à fait.
26:06Mais nous, à chaque fois qu'on voit les politiques,
26:08on leur redit...
26:09Tous les politiques, il vous a posé une question.
26:11Rassemblement National.
26:13Nous, on discute avec tous les politiques qui aujourd'hui sont au Parlement,
26:15tous les politiques que les Français ont choisis.
26:17Bien sûr, bien sûr, c'est normal.
26:19Ce n'est pas nous qui choisissons qui est fréquentable ou pas.
26:22Nous, aujourd'hui, à chaque fois qu'on voit les politiques,
26:24on leur dit, il faut créer la valeur.
26:26Moi, j'ai envie de vous dire, à chaque fois, on me dit,
26:28oui, vous avez raison.
26:28Moi, maintenant, j'attends qu'au Parlement,
26:32à l'Assemblée Nationale et au Sénat,
26:34ça se traduise en mesures effectives.
26:35Ça veut dire quoi ?
26:36Ça veut dire que dans quelques moments, on va avoir un budget.
26:38Si on a encore des augmentations d'impôts sur les entreprises,
26:40on ne peut pas créer de la valeur si, à chaque fois,
26:42l'État vient toujours prendre plus d'argent dans les entreprises.
26:45Alors, qu'est-ce que vous avez dit à LFI, par exemple,
26:47qui propose 100 milliards d'impôts supplémentaires
26:50sur les entreprises et 250 milliards de dépenses supplémentaires
26:54avec un million de fonctionnaires de plus ?
26:57C'est le programme de Jean-Luc Mélenchon.
26:59À chaque fois que j'ai un LFI ici, je lui dis,
27:01comment vous faites, c'est délirant ?
27:02Moi, je leur dis à chaque fois que c'est le plus beau cadeau
27:04qu'ils font pour les entreprises étrangères.
27:07Parce qu'à la fin, qu'est-ce qui se passe ?
27:08C'est des entreprises françaises qui ne peuvent plus être compétitives
27:11par rapport à des entreprises étrangères.
27:14Et on se retrouve à fermer des entreprises en France
27:15et à importer des produits.
27:16Plus de deux tiers, aujourd'hui, des produits manufacturiers
27:19viennent de Chine, en fait.
27:20Aujourd'hui, on ne produit plus en France.
27:22On produit de moins en moins en France.
27:23Pourquoi ? Parce qu'en effet, on pense que la solution,
27:25c'est toujours de taxer plus.
27:26Alors, quelles sont les mesures que vous préconisez
27:28et qu'est-ce que vous allez défendre dans cette campagne
27:30qui commence dans l'intérêt de vos adhérents
27:33et des petites entreprises de ce pays ?
27:35Je rappelle que les petits patrons sont les plus populaires.
27:37Ils sont aussi populaires que les maires, voire plus.
27:40Et archi-populaires par rapport aux responsables politiques.
27:42Donc, vous devriez être très populaires, monsieur le Président.
27:44Et vous savez pourquoi les chaînes d'entreprise sont populaires,
27:46notamment les petits patrons ?
27:48Parce que dans l'entreprise, aujourd'hui,
27:49c'est un lieu de cohésion sociale.
27:51C'est un lieu, aujourd'hui, où on arrive à avoir
27:52une ambition commune et à emmener nos équipes.
27:55C'est exactement ce qui manque aujourd'hui pour le pays.
27:58Qu'est-ce que nous, on propose ?
27:59Déjà, il faut savoir qu'on va lancer,
28:01à partir de la rentrée,
28:04un tour de France avec tous les entrepreneurs de France
28:06pour pouvoir, justement, bâtir un programme
28:08avec les entrepreneurs.
28:09Ce programme, il devra répondre à plusieurs points.
28:10Le premier, c'est qu'il faut retrouver la croissance.
28:12Il faut avoir un vrai projet de croissance.
28:14Comment vous faites ?
28:15C'est le programme qu'on va bâtir,
28:16mais je vais vous donner plusieurs réponses.
28:18On a, par exemple,
28:20on n'arrête pas de parler depuis quelques jours,
28:21de la canicule.
28:22On a globalement le défi de la transition écologique.
28:24Mais ce défi, c'est une chance économique,
28:27c'est une opportunité économique,
28:28mais que si elle profite à l'économie française.
28:31Ça veut dire que si on la planifie
28:33pour s'assurer qu'à la fin,
28:34c'est des entreprises françaises
28:35qui vont produire,
28:36qui vont installer
28:36et qui vont créer la valeur en France.
28:39Donc, il faut profiter des transitions,
28:40mais tout en s'assurant
28:41que les entreprises françaises
28:42sont privilégiées.
28:44Alors, on entend évidemment
28:45votre discours,
28:46mais moi, j'ai un peu l'impression,
28:47quand je vous écoute,
28:48d'entendre le discours du MEDEF.
28:50Moi, quand je vois CP,
28:52PME, c'est-à-dire Petites et Moyennes entreprises,
28:54je me dis,
28:54il va défendre aussi
28:55le boulanger
28:56qui travaille sous 40 degrés
28:58dans un four.
28:59Il va demander, justement,
29:00un congé climatique
29:01pour tous les livreurs,
29:03les ouvreurs
29:04qui travaillent dans la canicule.
29:05Et vous, vous dites,
29:06non, il faut faire du bon sens.
29:07Est-ce qu'il ne faudrait pas
29:08protéger
29:09les petits entrepreneurs aussi ?
29:11Mais, attendez,
29:12mais le boulanger qui travaille,
29:14il choisit lui-même son planning.
29:16Donc, s'il veut ne pas travailler,
29:17c'est lui qui choisira.
29:18Forcément,
29:19il peut être embauché aussi
29:20dans une grande boulangerie.
29:21Vous voyez ce que je veux dire ?
29:22Mais, c'est-à-dire que,
29:22est-ce que vous n'avez pas
29:23le discours d'un grand dirigeant
29:25alors que vous devriez
29:26protéger les petits ?
29:28Mais moi, je protège
29:28les petits dirigeants
29:29qui sont des entrepreneurs
29:30et qui sont libres
29:31de faire ce qu'ils veulent, justement.
29:32Je pense que...
29:33Vous prenez un discours de liberté.
29:34Je prends le point
29:36que l'entrepreneur,
29:37aujourd'hui,
29:38ce qu'on représente,
29:38nous, c'est des entrepreneurs
29:39à la tête de leur entreprise.
29:40C'est des petites entreprises,
29:42des moyennes entreprises.
29:43Mais, ce qu'on dit juste,
29:44nous, c'est qu'il faut laisser
29:45à l'entreprise décider
29:47avec les salariés
29:47et que la solution,
29:48elle ne doit pas venir
29:49de tout en haut
29:49de légiférer,
29:50de faire une loi.
29:51C'est justement ça,
29:51la défense des petites entreprises.
29:53Vous savez, l'artisan
29:55qui a une entreprise
29:56de bâtiment
29:57et qui a trois salariés,
29:58moi, je pense qu'il faut
29:59lui laisser, lui,
30:00entrepreneur, choisir
30:01avec ses salariés
30:01plutôt que de dire que,
30:02voilà, parce qu'un parti politique
30:04a dit qu'il fallait mettre
30:04cinq jours de congés payés
30:05ou qu'il fallait arrêter de travailler,
30:06on impose à toutes les entreprises
30:07et à toutes les petites entreprises
30:08de ne plus travailler.
30:09Vous proposez une adaptation
30:11dans les entreprises
30:13des règles collectives.
30:15C'est ça que vous proposez.
30:16Exactement.
30:17Qui, d'ailleurs,
30:17existe déjà.
30:18Bien sûr.
30:19Donc, elle fonctionne.
30:20Alors, vous avez un exemple
30:21sur la qualité.
30:22Et néanmoins, Arnaud,
30:23je vous ai entendu dire,
30:23oui, les écologistes
30:24avec leurs lampes à huile, etc.
30:26Est-ce que ça ne fait pas réfléchir,
30:27justement, les écologistes ?
30:28Parce que c'est écrit nulle part,
30:29ce droit de retrait
30:30dans le Code du travail.
30:31Est-ce que ce débat-là
30:32ne permet pas, justement,
30:33d'engager une réflexion ?
30:35Il va peut-être y avoir
30:35une canicule dès la semaine prochaine
30:37dans les jours à venir
30:38sur ce droit de retrait
30:39pour les salariés.
30:40Mais vous avez aujourd'hui
30:42des salariés qui s'expriment
30:43et qui discutent
30:43avec leur boss et leur patron
30:45et qui disent,
30:46là, c'est intenable,
30:47on n'y arrive pas.
30:48Qu'est-ce qu'on fait, chef ?
30:49Voilà.
30:49Et vous avez des réponses
30:51tous les jours,
30:51dans toutes les entreprises
30:52en disant, bon,
30:52vous partez plus tôt,
30:53on règle le problème,
30:55on récupère là
30:56et on organise autrement le travail.
30:57En tout cas,
30:57c'est comme ça
30:58que je fais dans mes entreprises.
31:00Et ça marche très bien
31:01parce qu'on voit bien
31:02les problèmes
31:02que les uns et les autres ont.
31:05Et ça retentit
31:06sur la productivité.
31:07Donc, les droits de retrait,
31:09ça, c'est pour
31:09les grandes entreprises
31:11transnationales.
31:12Mais la petite entreprise,
31:14elle a besoin de souplesse,
31:15de liberté,
31:16de flexibilité,
31:17d'agilité
31:18parce qu'elle en a besoin
31:19pour vivre.
31:20Et elle peut gérer
31:21les rapports humains,
31:22ce qui n'est absolument pas le cas,
31:23dans les très grands groupes.
31:24Donc, je me fais l'éloge
31:25de la petite entreprise.
31:27Monsieur le Président,
31:28ici, c'est l'émission
31:29du Made in France.
31:30Qu'est-ce qu'on fait
31:31avec la commande publique ?
31:32C'est 100 milliards
31:34engagés
31:35chaque année
31:35par les budgets publics.
31:37On est à 20%
31:41dirigés
31:41vers les entreprises françaises.
31:42Qu'est-ce que vous proposez
31:44pour que ça cesse ?
31:46Juste avant de répondre,
31:47dire quand même
31:47que le droit de retrait,
31:48il existe en France
31:48et que les salariés,
31:50vraiment,
31:50s'ils pensent
31:50qu'ils ne peuvent plus travailler,
31:51ils ont un droit de retrait,
31:52mais je suis totalement d'accord
31:53avec ce qui a été dit.
31:54Laissons la liberté
31:54aux entrepreneurs
31:55avec leurs salariés
31:56de s'adapter.
31:57Pour la commande publique,
31:58c'est un sujet
31:59majeur aujourd'hui.
32:00La France et l'Europe
32:02sont totalement naïfs.
32:03On a un bloc
32:04qui est les Américains,
32:05un autre bloc
32:05qui est la Chine,
32:06qui s'assurent
32:07de développer leur économie
32:08à travers le fléchage
32:09de l'argent public
32:10dans les marchés publics,
32:11qui s'assurent
32:12de protéger leur économie.
32:13Et nous,
32:13la France et l'Europe,
32:14on a une vision
32:15très totalement ouverte
32:17et donc,
32:18on ne flèche pas
32:18la commande publique
32:19sur la France et l'Europe.
32:20Il y a un débat
32:21actuellement en Europe
32:22et on n'arrive pas
32:22à convaincre encore
32:23tous les pays européens
32:24que l'argent public
32:25doit financer
32:26l'économie européenne.
32:27C'est la base.
32:28Et donc,
32:28il faut que la loi change.
32:30Nous,
32:30on est en train de militer,
32:30on a créé l'alliance
32:31du Fabriqué en France
32:32avec des syndicats de salariés,
32:34avec des organisations.
32:35Qui y a-t-il dans cette alliance
32:36du Fabriqué en France
32:38comme syndicat de salariés
32:39que vous avez réussi
32:40à convaincre
32:41de faire le front,
32:42l'alliance des forces productives
32:44pour fabriquer le programme
32:45du Made in France ?
32:46C'est très important,
32:47excusez-moi,
32:47heureusement que vous êtes là
32:48pour l'expliquer.
32:49Allez-y.
32:49Il y a deux syndicats de salariés déjà,
32:51il y a la CFTC et la CGC.
32:54Et donc,
32:55CFE et CGC,
32:56on a différents experts,
32:57on a vous-même,
32:59monsieur...
32:59Ah ben moi,
33:00c'est normal.
33:00Monsieur Montebourg.
33:01Moi, c'est normal,
33:01je suis engagé depuis 20 ans.
33:03Heureusement,
33:03j'ai envie de dire.
33:04Oui, bien sûr.
33:05On a Olivier Luency
33:05qui est aussi un expert,
33:07on a différents personnes,
33:10on a vraiment
33:11toutes les personnes
33:12qui aujourd'hui sont impliquées
33:13dans le sujet du Made in France.
33:15Et vous savez,
33:16à un moment donné,
33:16c'est une volonté politique.
33:18Est-ce que l'argent public
33:18qui vient des impôts des Français
33:20doit financer
33:20les entreprises françaises
33:22et donc permettre
33:23l'emploi en France
33:24ou à la fin,
33:25est-ce que cet argent public
33:25profite à des entreprises
33:27qui sont extra-européennes
33:28et qui finalement
33:29ne payent même pas d'impôts en France ?
33:30Vous savez ce qu'on va vous dire,
33:31monsieur,
33:32c'est-à-dire que les Français
33:32aimeraient beaucoup
33:33pouvoir consommer
33:34Made in France.
33:35Mais quand vous allez,
33:36par exemple,
33:36dans un supermarché
33:37et que vous voulez acheter
33:37un t-shirt Made in France
33:39en coton,
33:40il coûte,
33:40je ne sais pas,
33:4110, 20 fois plus cher
33:42qu'un t-shirt chinois
33:44commandé sur Internet ?
33:45Oui, enfin,
33:45moi, je voudrais tordre le coup,
33:46pardon,
33:47je voudrais quand même
33:48tordre le coup
33:48à l'idée que le Made in France,
33:50c'est trop cher.
33:51Excusez-moi,
33:51les voitures allemandes
33:52sont beaucoup plus chères
33:52que les voitures françaises
33:53et tout le monde
33:54aime les voitures allemandes.
33:55Il y a des voitures françaises
33:56aujourd'hui qui ne sont
33:57beaucoup moins chères
33:57et tout aussi performantes
33:58que les voitures chinoises.
34:00Donc, on n'est pas
34:01dans le monde
34:01où le Made in France
34:02est forcément plus cher.
34:03Ce sont des choix
34:04qu'on peut faire
34:06de localisation,
34:07d'origine
34:08et de soutien
34:09à l'économie.
34:10De toute façon,
34:10on n'a pas le choix.
34:11Aujourd'hui,
34:11on fait un chèque
34:12de 50 milliards
34:13à la Chine chaque année.
34:14Il y a 10 ans,
34:15c'était 30.
34:16Donc,
34:17on est en train
34:18de nourrir les Chinois.
34:19Donc, pendant ce temps-là,
34:19nous, on s'appauvrit.
34:20Et en plus,
34:21là, on ne parle pas
34:22du consommateur,
34:22on parle là vraiment
34:23des marchés publics
34:24et de l'argent public.
34:26Donc là,
34:26ce qu'on dit,
34:27c'est que l'argent public,
34:27il est beaucoup plus efficace
34:29à financer l'économie locale
34:30parce qu'en plus,
34:31ça crée l'emploi,
34:32ça crée des recettes
34:32et à la fin,
34:33il peut presque devenir rentable.
34:35Alors que prendre
34:35des produits chinois
34:37avec de l'argent public,
34:37à la fin,
34:38c'est perdre beaucoup
34:38de recettes fiscales
34:39et ce n'est pas
34:40des emplois en France.
34:41Alors, vous voyez,
34:42vous avez par exemple
34:43la politique du médicament,
34:44M. le Président.
34:44J'espère que vous en occupez
34:45de cette affaire.
34:46Vous avez le gouvernement
34:48qui veut
34:48qu'il y ait des entreprises
34:49pharmaceutiques
34:50qui localisent
34:51des nouvelles lignes
34:51de production
34:52sur des médicaments
34:54sur lesquels
34:54nous sommes en rupture
34:55et donc en danger
34:56de dépendance.
34:58Ce n'est pas que
34:59le paracétamol,
35:00ça en fait partie,
35:00mais tous les médicaments
35:01alcaloïdes.
35:02Vous avez donc
35:03le gouvernement
35:03qui dit
35:04je veux des entreprises
35:05et vous avez
35:05la Sécurité sociale
35:06qui est indépendante
35:07du gouvernement
35:07qui dit
35:07je baisse les prix
35:08donc tout le monde délocalise.
35:10Donc, la Sécurité sociale
35:11fait délocaliser
35:12et le gouvernement
35:13veut relocaliser.
35:14Expliquez-moi
35:14comment on est
35:16désorganisé en France
35:16et qu'est-ce que vous proposez
35:18pour remédier à ça ?
35:19Alors,
35:20lorsqu'on va présenter
35:21nos propositions,
35:21il y a tout un sujet
35:22sur l'autonomie stratégique.
35:23Ça veut dire quoi ?
35:24Ça veut dire
35:25si on veut être autonome
35:27sur des sujets
35:27comme le médicament
35:28mais pas que.
35:30Tout à l'heure,
35:30il y avait un agriculteur
35:32donc sur l'alimentaire,
35:33le médical,
35:34sur tous ces sujets-là,
35:35il faut qu'on soit capable
35:36de produire en France
35:37ou en Europe.
35:38Et donc,
35:38c'est dans les propositions
35:39qu'on fera.
35:40C'est un peu trop tôt
35:40parce que je vous l'ai dit
35:41on va tout présenter
35:42à la fin de l'année.
35:43Dans les propositions
35:44qu'on fera,
35:44c'est de dire
35:44comment on est capable
35:45d'avoir en France
35:47des chaînes de production
35:48pour permettre
35:48de produire
35:49sur des sujets
35:50critiques comme ça.
35:51Il n'y a pas que ça.
35:51Le numérique par exemple,
35:52est-ce qu'on veut dépendre
35:53complètement des Américains
35:54ou on veut être capable
35:54en Europe
35:55d'être souverain
35:56sur le sujet numérique ?
35:57Une question.
35:58Ultime ?
35:59Ultime.
36:00Ultime.
36:00Qu'est-ce qui vous distingue
36:01du MEDEF ?
36:03Pourquoi vous existez ?
36:06Vous êtes deux
36:07au lieu d'un ?
36:08Je vous pose la question.
36:11Les paroles patronales
36:12sont complémentaires.
36:13C'est comme si on demande
36:13à chaque syndicat de salarié
36:14qu'est-ce qu'il distingue
36:15de l'autre.
36:15Je leur pose la question.
36:17Ils sont nombreux.
36:18Ce que je peux vous dire,
36:19c'est qu'est-ce que nous on est ?
36:22La CPME, vous voyez,
36:23je ne me suis pas encore...
36:24Les entrepreneurs.
36:25Les entrepreneurs,
36:25c'est 320 000 adhérents.
36:27120 fédérations professionnelles.
36:28Dans chaque territoire,
36:29il y a une organisation
36:30des entrepreneurs.
36:31Et donc,
36:32c'est des entrepreneurs,
36:32des indépendants,
36:33des commerçants.
36:34On a même des professions libérales.
36:35On a des très petites entreprises,
36:37mais même des PME,
36:38parfois même des ETI.
36:39Avec un candidat
36:39pour la présidentielle,
36:40Edouard Philippe,
36:41il était là à votre meeting hier.
36:43Il n'y a pas que lui
36:43qui était là.
36:44Je vous pose la question quand même.
36:45Il était en grande pointe.
36:47Il y avait M. Attal.
36:49Oui, il y avait M. Attal.
36:50Il y avait M. Bruno Retailleau.
36:51Il y avait de nombreux candidats.
36:54De tous les partis ?
36:56Oui.
36:57Il n'y avait pas les candidats
36:58de chaque parti,
36:58mais je pense qu'il y avait des...
37:00Est-ce que les LFistes
37:02viennent à vos réunions ?
37:03Ils écoutent quand même
37:04ce que vous avez à leur dire ?
37:05Il n'y avait pas M. Mélenchon,
37:07mais en tout cas,
37:08il y avait des députés LF.
37:11D'accord.
37:12Longue vie aux entrepreneurs.
37:13De tous les partis politiques.
37:15Longue vie aux entrepreneurs,
37:15vous l'avez bien dit,
37:16parce que les entrepreneurs
37:16sont les réponses
37:18aux grands défis du pays.
37:20Merci, Amir Reza Tofi.
37:22Merci, M. le Président.
37:23Merci beaucoup.
37:23Les entrepreneurs.
37:24On va passer à votre chronique,
37:25Arnaud.
37:26On marche sur la tête
37:27qui est destinée aux arbres,
37:28pour le coup,
37:29puisque c'est un spécial canicule,
37:30on peut le dire, effectivement.
37:31La ville de Paris
37:32qui veut construire
37:34170 000 arbres,
37:35sauf que quand il fait trop chaud,
37:36eh bien, un arbre, ça meurt.
37:37Alors, j'ai appris
37:37qu'un arbre,
37:39ça ferme ses ports
37:40pour ne pas mourir,
37:41ça arrête de transpirer.
37:43Ça fait sept ans
37:44qu'ils alertent,
37:45de l'ONF précisément.
37:47Et Thomas Braille aussi,
37:48qui était au micro
37:49d'Apolline de Moalab.
37:50Il faut d'urgence
37:51reboiser la France.
37:52Écoutez.
37:53Je me retiens
37:54pour ne pas exploser
37:54sur votre plateau,
37:55parce que j'en ai ras-le-bol,
37:56en fait.
37:57Ça fait sept ans
37:58qu'on alerte.
37:59Ça fait sept ans
37:59qu'on vous dit
38:00qu'on a besoin des arbres.
38:01Ça fait sept ans
38:01qu'on les grimpe,
38:02qu'on est sur la 69,
38:03qu'on empêche
38:07partout.
38:08Les seuls climatiseurs
38:09aujourd'hui
38:09dont vous devez parler,
38:10c'est les arbres.
38:11Arrêtez de nous parler
38:12de la climatisation électrique.
38:14Ce n'est pas ça,
38:14le vrai sujet.
38:15Le sujet,
38:15c'est les forêts.
38:16Voilà, le sujet,
38:17c'est les forêts.
38:18Alors même qu'elles meurent,
38:19on propose de reboiser plus.
38:21Un arbre,
38:21c'est grâce à l'évapotranspiration,
38:25c'est 2 à 8 degrés de moins.
38:27Donc, c'est très important.
38:28Et dans les forêts,
38:29il y a une mortalité
38:31qui est de plus en plus croissante.
38:33Il y a beaucoup d'arbres
38:33qui meurent,
38:34parce que, d'abord,
38:36les essences et les espèces
38:37ne sont plus celles
38:38qui peuvent supporter
38:39la montée des températures.
38:41Donc, il y a une mutation
38:43des variétés et des essences.
38:44C'est tout à fait impressionnant,
38:46mais il va falloir reboiser
38:47ce qui est en train de mourir.
38:48Et puis, nous avons quand même,
38:50aujourd'hui,
38:52la surface forestière
38:54plus importante
38:54qu'à la Révolution française,
38:56parce que nous avons perdu
38:57de la surface agricole utile,
38:59qui se sont transformées
39:00en friches agricoles,
39:01qui se sont transformées
39:01en forêts.
39:02Donc, nous avons
39:03beaucoup de forêts en France.
39:05Mais, la question,
39:06c'est qu'elle n'est pas gérée,
39:07parce qu'elle est
39:08un peu à l'abandon.
39:09Donc, c'est ça
39:10que demande ce monsieur.
39:11Les arbres en ville,
39:12on en a vraiment besoin,
39:13mais pour ça,
39:14il faut qu'il y ait de la terre.
39:15Il n'y a plus de terre en ville.
39:16Dessous, il y a des tuyaux,
39:18des souterrains,
39:18des galeries,
39:19des métros.
39:21Il y a tout,
39:22mais il n'y a pas de terre.
39:23Donc, c'est très difficile
39:24de replanter des arbres
39:25dans les villes.
39:26Est-ce qu'on marche sur la tête ?
39:27On a besoin de l'arbre
39:29pour la survie de l'humanité.
39:30Ça, c'est certain.
39:32La rubrique s'appelle
39:32« On marche sur la tête »,
39:34Arnaud Montebourg,
39:34vous venez de le dire.
39:35Est-ce qu'on marche sur la tête
39:36quand on a entendu
39:36le PDG de la SNCF,
39:38Jean Castex,
39:39justement,
39:40dire aux Français
39:40de ne pas prendre le train ?
39:42Pourquoi ?
39:42Parce qu'il pourrait être bloqué
39:44à cause de la canicule.
39:45On a vu qu'un train
39:46inouï Paris-Nice
39:47a été bloqué
39:48pendant des heures
39:48dans un tunnel.
39:49Les passagers ont vécu
39:51un calvaire.
39:52Est-ce que là aussi,
39:53on marche sur la tête ?
39:54Si le président de la SNCF
39:56décourage de prendre le train,
39:57on se demande
39:57pourquoi il les fait rouler.
39:58On pourrait lui poser cette question.
40:00Lui qui est féru de train.
40:02Je me rappelle
40:02que quand il était Premier ministre,
40:04il a été lui-même
40:06poinçonné les tickets
40:06des voyageurs
40:07dans le train de nuit
40:08Paris-Nice.
40:09Ça montre
40:10sa passion du train.
40:11Mais s'il pense
40:12que les trains
40:13ne peuvent pas rouler,
40:14il faut que, d'urgence,
40:16il se débrouille
40:17pour ne pas les faire rouler
40:18dans ce cas-là.
40:19C'est ça,
40:19l'absurdité
40:20de la situation.
40:22On a un système ferroviaire
40:23qui est quand même
40:23assez endommagé,
40:24je trouve,
40:25et qui ne remplit pas
40:26ses missions.
40:27Et nous avons quand même
40:28un service public
40:30qui marche parfois
40:31sur la tête.
40:32Je vous propose
40:33qu'on aille prendre
40:33de leurs nouvelles
40:34justement ces passagers
40:34qui viennent d'arriver
40:35Gare de Lyon
40:36avec Théo Basilana.
40:37Bonsoir Théo.
40:38Vous êtes Gare de Lyon.
40:40Comment vont les passagers ?
40:42Est-ce que le cauchemar
40:43a pris fin ?
40:46Eh bien,
40:47on a pu justement
40:47discuter avec plusieurs
40:48de ces passagers,
40:49parfois par téléphone
40:50et même en personne
40:51puisqu'il y a
40:52des passagers
40:53qui sont revenus
40:54de ce train en panne.
40:56Ce train est donc
40:56arrivé ici
40:57Gare de Lyon.
40:58L'ensemble des passagers
40:59ont été transférés
41:00dans un autre train
41:02sans savoir
41:02quand est-ce qu'il
41:03allait repartir.
41:04Et donc,
41:04à ce moment-là,
41:04il y a des passagers
41:05qui ont tout simplement
41:07abandonné leur trajet.
41:08On a pu discuter avec eux.
41:09Ils nous ont parlé
41:10d'un moment extrêmement long,
41:13aussi inquiétant
41:14puisqu'ils étaient
41:14dans un tunnel
41:15un petit peu oppressant,
41:16ils nous ont dit.
41:17Et donc,
41:17ce nouveau train
41:18dans lequel
41:19ils ont été transférés
41:20vient de repartir
41:21il y a tout juste
41:22quelques minutes.
41:23Pour revenir un petit peu
41:24sur le début
41:24de cette histoire,
41:25leur train initial
41:26est tombé en panne
41:27aux alentours
41:28de 16h30
41:29alors que cela faisait
41:30une heure
41:30qu'ils étaient partis
41:31de Paris
41:31en direction de Nice.
41:32La SNCF indique
41:34auprès de BFMTV
41:35qu'une avarie technique
41:36a provoqué cette panne
41:38et donc les passagers
41:38entre 400 et 700
41:40au total
41:40sont donc restés
41:41bloqués à l'intérieur
41:43alors que certaines voitures
41:44n'avaient plus
41:45de climatisation.
41:46Vous imaginez
41:47les conditions
41:47extrêmement difficiles
41:49des conditions
41:49qui ont provoqué
41:50de nombreux malaises
41:52au sein de passagers
41:53mais également
41:53de membres du personnel.
41:55C'est d'ailleurs pour cela
41:56que le nouveau train
41:57a pris énormément
41:57de retard pour repartir
41:58puisqu'il n'y avait plus
41:59assez de personnel
42:01pour assurer
42:01ce nouveau trajet.
42:03Ce train donc,
42:03je le rappelle,
42:04qui vient tout juste
42:04de repartir.
42:05Il devrait arriver
42:06à minuit 4 environ
42:08au mieux
42:09à la gare de Nice
42:10alors qu'à l'origine
42:11il devait arriver
42:12à 20h
42:13soit 4h de retard
42:15on le rappelle
42:15dans le meilleur des cas.
42:16Le cauchemar.
42:17Merci Théo Bassilana
42:18avec Pierre-Louis Crétin
42:20et on imagine
42:20qu'il fait très chaud
42:21à la gare de Lyon
42:22où vous êtes
42:23et s'il existait
42:24une solution
42:25justement
42:25pour rafraîchir
42:27les gares
42:28par exemple
42:28pour rafraîchir
42:29les entreprises
42:29sans polluer
42:31sans consommer
42:32d'électricité
42:33elle est sous nos pieds
42:33elle est sous nos pieds
42:34littéralement
42:34regardez où se trouvait
42:35Gabriel Attal
42:36il y a encore deux jours
42:38il est allé visiter
42:38les locaux d'Optique 2000
42:40à Clamart
42:41qui utilise quoi ?
42:42Qui utilise la géothermie
42:44le géocooling
42:45c'est-à-dire puiser
42:46la fraîcheur naturelle
42:47de la terre
42:47pour refroidir nos bâtiments
42:49été comme hiver
42:50et ce soir justement
42:51notre génie du Made in France
42:53est consacré à la géothermie
42:55bonsoir Cindy de Michel
42:56vous êtes coprésidente
42:58de France Géo Énergie
43:00vous êtes l'invité ce soir
43:01le génie du Made in France
43:03d'Arnaud Montebourg
43:03alors
43:04la géothermie
43:05on l'a oublié
43:06elle n'a pas été financée
43:08elle était dans les plans
43:09d'adaptation climatique
43:11mais elle n'a pas été mise en oeuvre
43:12en tout cas de façon
43:13archi minoritaire
43:14et pourtant
43:15ça fait du chaud
43:16en hiver
43:17et ça fait du froid
43:18en été
43:19expliquez-nous
43:19par quel miracle
43:20par quel miracle
43:22on a tous une cave
43:23on range nos bonnes bouteilles
43:25pour qu'elles soient
43:25au frais l'hiver
43:27au frais l'été
43:28et au chaud l'hiver
43:29à température constante
43:30à température constante
43:31et bien sous chaque bâtiment
43:33en fait on a
43:33une batterie thermique
43:35tout simplement
43:35et l'idée
43:36c'est vraiment
43:36de récupérer cette chaleur
43:38dont on ne sait plus quoi faire
43:39en été
43:40comme aujourd'hui
43:41et de la stocker
43:42pour l'hiver prochain
43:43donc là
43:44les 40 degrés
43:45qu'on a depuis une semaine
43:46et bien
43:47chez Optique 2000 par exemple
43:48on va les récupérer
43:49on va les stocker
43:50ça va réchauffer
43:51un petit peu le sol
43:52toute proportion gardée
43:53pour qu'on puisse après
43:54l'utiliser l'hiver
43:55et donc c'est de la géo
43:56c'est de la climatisation
43:57c'est du rafraîchissement
43:58ou du géocooling
44:01plus vertueux
44:01c'est-à-dire que ça ne consomme
44:02en effet
44:03que très peu d'électricité
44:04par rapport à une climatisation
44:06classique
44:06et cette batterie
44:09thermique
44:09elle est disponible
44:10sur tout
44:10sous tous nos bâtiments
44:12alors aujourd'hui
44:13quel est l'état
44:14de la géothermie en France
44:15je crois qu'elle se développe bien
44:16mais pas suffisamment vite
44:18par rapport
44:19à la montée des extrêmes
44:20froid et chaud
44:21qu'est-ce que vous pouvez nous faire
44:22comme bilan
44:23puisque vous êtes à la tête
44:24de la filière
44:25de la géothermie française
44:26made in France
44:26qu'est-ce que vous pouvez nous faire
44:28et je crois que votre entreprise
44:29c'est Schlumberger
44:29c'est de la géothermie de surface
44:31quel est le bilan
44:33que vous pouvez faire
44:33de la géothermie
44:34telle qu'elle est installée
44:35l'aéroport Charles de Gaulle
44:37les réseaux de froid
44:38de chaleur
44:38les réseaux de froid
44:40renouvelable
44:40pardon
44:41qui pompent la chaleur
44:42pour le mettre dans le sol
44:44et qui le ressortent en hiver
44:45qu'est-ce que vous pouvez nous dire
44:47de la situation française
44:49aujourd'hui
44:49de la géothermie
44:50faisons un bilan
44:51alors si on devait faire un bilan
44:52clairement sur les 5-10 dernières années
44:55il y a eu vraiment
44:55une prise de conscience
44:56et finalement
44:58une multiplication
45:00des technologies
45:01des entreprises
45:02pour pouvoir
45:04pour être prêt
45:04à massifier
45:05cette géothermie
45:07pour le chaud
45:08pour le froid
45:09maintenant
45:10clairement
45:11on est toujours
45:12dans l'épaisseur du trait
45:13donc c'est très difficile
45:15à faire décoller
45:16cette géothermie
45:17parce que l'investissement
45:18est coûteux
45:19et après l'énergie
45:19est gratuite
45:20exactement
45:20et finalement
45:21le froid au chaud
45:21est gratuit
45:22quasiment
45:22et finalement
45:23qu'est-ce qu'on fait
45:23on doit s'en référer
45:25aux pionniers
45:25comme cette entreprise
45:26comme d'autres
45:27pour passer à l'acte
45:29et en fait
45:29si on attend
45:30les diffusions
45:31diffuses
45:32du particulier
45:34de l'entreprise X
45:35ou de l'hôpital Y
45:36et bien
45:37on en arrive
45:38à des installations
45:39qui se font
45:40des très beaux projets
45:41des logements sociaux
45:42des écoles
45:43des EHPAD
45:43mais ça reste encore
45:45très timide
45:46et donc si on veut
45:47vraiment passer à l'échelle
45:48il faut avoir une vision
45:49finalement une vision stratégique
45:50c'est un petit peu
45:51ce dont parlait
45:52Gabriel Attal
45:53en l'occurrence ici
45:54c'est de se dire
45:54on a eu une vision stratégique
45:56pour l'énergie
45:56avec le nucléaire
45:58et il y a d'autres sources
45:59et bien
46:00ayons une vision stratégique
46:02aussi
46:03pour le froid
46:04on en parle
46:04mais également
46:05pour le thermique
46:06mais une petite question
46:07est-ce qu'on ne peut pas
46:08équiper aujourd'hui
46:09une école
46:10un EHPAD
46:10qui existe déjà
46:11en géothermie
46:12c'est possible ?
46:13et ça mettrai combien de temps
46:15de convertir tout le parc
46:16finalement ?
46:17tout le parc
46:18c'est coûteux ?
46:19il y a 80 000 bâtiments publics
46:20dans les hôpitaux
46:21il faut avoir la filière
46:22et finalement
46:23c'est l'œuf et la poule
46:24c'est-à-dire qu'on a une filière
46:25aujourd'hui
46:26qui est capable
46:26de s'industrialiser
46:27mais s'il n'y a pas
46:28une demande industrielle
46:29en face
46:29et bien les industriels
46:30vont sortir
46:31donc il faut vraiment
46:32avoir cette impulsion
46:33si aujourd'hui
46:34un directeur d'EHPAD
46:36nous dit
46:37on convertit cet EHPAD
46:38dans 8 mois
46:39pour la prochaine canicule
46:40en 2027
46:41on est prêt
46:42on est prêt à faire du froid
46:43pour les personnes âgées
46:43donc fois 80 000
46:45il faut aller vite
46:47alors c'est l'investissement
46:48pour comprendre
46:49l'obstacle de la géothermie
46:51c'est que l'investissement
46:52est très important
46:53il est très coûteux
46:54mais qu'après
46:55on a de l'énergie gratuite
46:57chaude ou froide
46:58pendant des décennies
47:00exactement
47:01c'est ça
47:01donc en fait
47:02il faut mettre l'argent au début
47:03et non pas le payer tous les ans
47:04donc au lieu
47:05que la nation
47:07achète tous les ans
47:0825 milliards
47:09de gaz
47:10et de pétrole
47:11et bien
47:11elle pourrait mettre
47:12ses 25 milliards
47:13en une fois
47:14dans la géothermie
47:15et ensuite
47:16la balance commerciale
47:17s'améliorerait
47:1725 milliards
47:18y a-t-il un pilote
47:19dans l'avion France
47:20pour faire ça
47:21madame de Michel ?
47:21la France
47:22c'est quoi ?
47:23c'est de la terre
47:23on l'a vu
47:24la terre elle nous nourrit
47:25la terre
47:26on y retourne
47:27pour s'y ressourcer
47:27c'est nos ancrages
47:29finalement
47:29la terre
47:30elle pourrait aussi
47:30nous refroidir
47:32nous réchauffer
47:32voire trouver
47:33des minéraux
47:34critiques
47:35intéressants
47:35bref
47:36c'est ça aussi
47:37la souveraineté
47:37et ça c'est disponible
47:38dans tous nos territoires
47:3997% du territoire français
47:41pour y s'y prêter
47:42mais en effet
47:42il faut pour ça
47:43avoir une vision
47:44et pouvoir aller
47:45encore un peu plus loin
47:46donc c'est une histoire
47:47de planification
47:48aussi à un moment
47:49combien ça coûte
47:50pour une maison
47:51200 mètres carrés
47:53une installation
47:54de géothermie
47:54où vous faites
47:554 trous
47:55si j'ose dire
47:56à je ne sais pas
47:57combien de mètres
47:57c'est sans autorisation
47:58jusqu'à 250 mètres
48:00jusqu'à 200 mètres
48:00jusqu'à 200 mètres
48:01vous obtenez
48:02du 12 degrés
48:03l'été
48:04et du 15 degrés
48:05l'hiver
48:06à peu près
48:07c'est ça
48:08et donc
48:08avec la pompe à chaleur
48:10vous pouvez monter
48:10à 25
48:11et donc
48:12vous
48:12ça coûte combien
48:13comme investissement
48:14et c'est remboursé
48:16sur combien de temps
48:17par rapport à la facture
48:18en gros ça va coûter
48:19deux fois plus cher
48:20que le gaz
48:21mais en 8 ans
48:22en 10 ans
48:22on l'aura amorti
48:23et ça ne nous coûtera
48:24plus rien
48:25voilà
48:25et bien on a
48:26le modèle économique
48:27il faut prendre
48:2810 ans d'avance
48:29et investir
48:29et c'est pour ça
48:30que la filière
48:31s'engage
48:32avec un pacte
48:32du sous-sol
48:33avec toutes les
48:34toutes les entreprises
48:35du sous-sol
48:36pour amener
48:38mais dites moi
48:38moi j'ai pas vu
48:39beaucoup d'argent
48:40pour une énergie
48:40souveraine
48:41oui c'est souverain
48:42c'est vrai
48:42j'ai pas vu
48:43beaucoup d'investissements
48:45publics
48:46dans la programmation
48:47pluriannuelle
48:47énergétique
48:48vous êtes encore
48:49les parents pauvres
48:50donc on va demander
48:50au premier ministre
48:51on lui lance un appel
48:52augmentez la géothermie
48:53vous réglerez
48:54beaucoup de problèmes
48:54merci à Cindy de Michel
48:56d'avoir été invité
48:57d'Arnaud Montebourg
48:58d'Arnaud Montebourg
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