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  • il y a 2 minutes
Alors que Gérald Darmanin a annoncé en début de semaine la suspension d’un substitut du parquet d’Auch en charge de l’enquête sur le meurtre de Lyhanna, un sondage de l’Institut CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD, paru ce vendredi, met en avant que 81 % des Français sont favorables à des sanctions contre les magistrats ayant failli dans cette affaire. Pour Philippe de Villiers, ancien ministre, «les Français n’en peuvent plus d’avoir un État régalien qui s’est effondré sur lui-même».

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Transcription
00:00L'indécence, c'est ignominieux.
00:07Moi je le dis à ces magistrats, est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous faites en
00:10ce moment ?
00:10C'est une question de tempo.
00:13Il y a une famille qui pleure, il y en a.
00:18Il y a un pays tout entier traumatisé par ce drame.
00:25Vous pourriez faire silence, vous recueillir, réfléchir à un chapelet d'erreurs, de négligences, qui ont été mis en valeur
00:37par un pré-rapport.
00:41L'indécence, mais ça va plus loin que ça.
00:44Ce qui fait que les français en ce moment sont en train de se révolter.
00:48Ce n'est pas les juges qui se révoltent.
00:49C'est les français qui se révoltent contre justement cette magistrature arrogante.
00:58C'est l'inversion accusatoire.
01:03Parce que dans la quinzaine, on a eu, non seulement à l'affaire Liana, avec ce que les magistrats appellent
01:15les dysfonctionnements.
01:19Mais il y a eu aussi l'absence de sanctions pour la Ligue des champions.
01:29Très, très peu de sanctions.
01:30Très, très peu de sanctions pour la fête de la musique.
01:34Pas de peine de prison.
01:36Donc le laxisme.
01:37Ce qu'on appelle le laxisme judiciaire.
01:40Mais ça va plus loin.
01:41Demandez à Robert Ménard dans quel état il est aujourd'hui.
01:44Dans quel état psychologique il se trouve aujourd'hui.
01:47Parce que les parlementaires hier n'ont pas voulu voter une loi qui dit qu'un maire officier d'état
01:54civil, officier de police judiciaire, ne peut pas faire des mariages illégaux.
02:01Mais c'est le maire qui devient coupable avec cette justice.
02:07Mais ça va plus loin.
02:08Le Conseil constitutionnel a dit il y a quelques jours, non, on n'a pas le droit de faire un
02:14référendum sur l'euthanasie.
02:16Ah oui, sur la question de la vie et de la mort, qui est la question fondatrice d'une société
02:20pour sa survie.
02:23Les citoyens n'ont pas le droit de s'exprimer.
02:25Donc en fait, les Français ont le sentiment qu'ils sont privés de leur justice et que la justice n
02:30'est plus rendue en leur nom.
02:32Mais ça va plus loin.
02:35Parce que le 7 juillet prochain, les juges, ils vont frapper.
02:40Évidemment.
02:41On va voir ce qu'ils vont faire.
02:43Mais la tentation du corporatisme risque de l'emporter.
02:48Et qu'est-ce que, moi je vous dirais en synthèse.
02:52Ceux-ci.
02:53À Rome, il y avait des abus des consuls.
02:58Et donc on a décidé d'instaurer un consul particulier qui avait la tribunicia potestas.
03:06C'était le tribun du peuple.
03:09Aujourd'hui, en fait, la tribunicia potestas, elle est passée du politique au prétoire.
03:17On a vu avec l'affaire Marine Le Pen que l'affaissement du pouvoir législatif, alors qu'on disait jusqu
03:25'à présent, le juge est la bouche de la loi.
03:27C'était Montesquieu.
03:29L'affaissement du pouvoir législatif n'existe plus.
03:33En plus, c'est Bruxelles qui commande.
03:36Et aussi l'affaissement du pouvoir exécutif, puisqu'on sait le 7 juillet prochain que ce sont les juges qui
03:41vont désigner le casting de la présidentielle.
03:45Comme en 2017, en éliminant François Fillon.
03:49Et donc, moi, ce que je vous dis, ne regardez pas la révolte des juges.
03:56C'est une révolte de la toge, de l'hermine, des professionnels de la magistrature assise, de la magistrature debout
04:05ou de la magistrature couchée.
04:08Et derrière, il faut regarder la révolte des Français qui n'en peuvent plus d'avoir un État régalien qui
04:14s'est effondré sur lui-même.
04:16Les Français qui disent qu'on veut une justice qui soit rendue au nom du peuple.
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