- il y a 5 minutes
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.
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00:01Europe 1 Info, 13h-15h, Clélie Mathias.
00:04Bienvenue sur Europe 1, si vous nous rejoignez, c'est l'heure des grands entretiens politiques d'Europe 1 Info.
00:09Dans une demi-heure, je reçois Romain Eskenazi, porte-parole du PS, député du Val d'Oise.
00:13Mais avant, Sébastien Bonargent, secrétaire général du Mouvement des Jeunes Communistes de France, qui est avec moi en studio.
00:19Bonjour.
00:19Bonjour, merci de l'invitation.
00:21Est-ce qu'on est bien dans ce studio climatisé ?
00:23Oui, on est très bien dans ce studio climatisé, mieux qu'à l'extérieur, ça il faut le dire.
00:27Est-ce qu'il ne faudrait pas que ce soit pareil dans les hôpitaux, dans les écoles, dans les services
00:32publics, en particulier les transports ?
00:36Bien évidemment, je pense que c'est important de pouvoir penser les réponses face à la canicule.
00:41Et évidemment, je pense que dans nos services publics particulièrement et dans les écoles, c'est nécessaire d'avoir un
00:45grand plan de déploiement qui permettrait d'installer des climatiseurs,
00:48qui permettrait d'avoir des zones de fraîcheur et de pouvoir exercer correctement les métiers dans lesquels sont les gens
00:54qui y sont confrontés.
00:55Et puis aussi pour les enfants et tous les élèves qui sont confrontés à ces vagues de chaleur dans les
00:59écoles qui sont insoutenables, on le sait bien.
01:01Donc vous militez aussi pour un plan massif de climatisation comme le RN ?
01:05Non, on ne milite pas pour un plan massif de climatisation, mais on pense que ça fait partie de la
01:09solution effectivement dans les endroits dans lesquels elles doivent être déployées.
01:13On sait aujourd'hui que les solutions d'adaptation, les méthodes d'adaptation que sont la végétalisation, l'isolation sont
01:20bien sûr nécessaires.
01:21Et il faut aller jusqu'au bout de ces projets, mais ils ne sont pas suffisants aujourd'hui quand on
01:26est confronté à des vagues de chaleur telles quelles.
01:28Et donc il faut pouvoir penser aussi des solutions qui permettent d'exercer correctement son travail et de pouvoir vivre
01:34dans de bonnes conditions.
01:35Donc je pense que ça fait partie de la solution effectivement, même s'il y a beaucoup d'autres choses
01:39à mettre en place pour pouvoir répondre à cette problématique qui se pose avec la canicule.
01:44C'est un bon argent, je vous fais écouter. Jean-Luc Mélenchon de LFI, bien sûr, candidat à l'élection
01:48présidentielle de 2027.
01:49Il était à Vivatec ce week-end et pour lui la climatisation n'est pas la solution.
01:54Il ne faut surtout pas faire ça. Climatiser partout, ça veut dire augmenter les dégâts.
01:59On sait faire des bâtiments qui résistent à la chaleur, d'accord ?
02:02Il y a des techniques et parmi elles des choses les plus, comment dire, incroyables.
02:06Il y a mille manières d'isoler un bâtiment. On pourrait en discuter.
02:10Alors allez mettre de la clim partout, vous allez voir le résultat.
02:14Moi je ne mets pas mon gosse ou ma petite-fille ou mon arrière-petite-fille là où c'est
02:17de la clim du matin au soir.
02:19Et c'est ce que je veux dire, ça vous détruit les sinus.
02:22Prenez le TGV pour aller à Marseille, vous tapez trois heures pour y aller, trois heures pour revenir.
02:26Vous revenez avec un nez comme ça.
02:28Bastien Bonargent du OPC, qu'est-ce que vous lui répondez à Jean-Luc Mélenchon ?
02:31Ou il se trouve dans le combat ?
02:33Non, mais déjà je pense qu'il ne faut pas caricaturer le débat.
02:36On ne parle pas d'installation de climatiseurs partout.
02:39Il s'agit simplement de le prendre en compte.
02:41Je pense qu'il y a des endroits dans lesquels c'est nécessaire de pouvoir climatiser les salles de classe,
02:45les salles d'hôpitaux pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions.
02:48Mais effectivement, ce n'est pas une réponse unique au problème.
02:51Je pense qu'il y a beaucoup d'autres choses à mettre en place pour pouvoir envisager la canicule.
02:55Et notamment, j'ai un peu l'impression qu'on est face à un gouvernement qui découvre chaque jour l
03:01'existence du réchauffement climatique.
03:02Pour autant, c'est un phénomène météorologique qui n'est pas nouveau.
03:05La chaleur, elle est politique, c'est les conséquences du réchauffement climatique.
03:09On y a été confrontés l'année dernière, on y a été confrontés les autres années.
03:12Donc effectivement, je pense qu'il faut pouvoir avoir une planification écologique
03:15qui nous permette à la fois d'adapter l'espace public, d'adapter nos hôpitaux, nos écoles,
03:21de penser la lutte contre le réchauffement climatique
03:24pour pouvoir faire en sorte qu'on arrête de subir chaque année les mêmes conséquences
03:28et de se poser la question simplement, une fois qu'il est trop tard,
03:31de comment est-ce qu'on fait pour traiter tel ou tel sujet.
03:33Mais on est tous d'accord sur nos constats, la France est totalement inadaptée face à ces chaleurs.
03:38Mais est-ce que ce n'est pas la faute aux écologistes,
03:42à la pression qu'ils ont pu mettre, cette inadaptation,
03:44et le fait que maintenant on a l'impression de courir après la climatisation ?
03:48Est-ce qu'il y a eu de l'idéologie justement ?
03:50Non, je pense que ce serait un peu réducteur de voir les choses de cette manière
03:53parce qu'on est confrontés depuis des dizaines d'années à des gouvernements successifs
03:58qui sont incapables de penser les choses sur le temps long
04:00et qui font de la politique un peu à la petite semaine, d'année en année,
04:04et qui ne retiennent pas, je pense, les leçons des différentes situations
04:08à laquelle on a été confrontés.
04:10Et donc je pense qu'effectivement, la principale responsabilité aujourd'hui politique
04:14de ce manque d'adaptation, c'est celle des pouvoirs publics
04:17qui n'ont pas su apporter des réponses nécessaires,
04:19tout en en sachant que ces vagues de chaleur, elles allaient se multiplier,
04:22elles allaient être de plus en plus inédites
04:24et qu'il faut qu'on puisse mettre en place des solutions pour pouvoir y répondre.
04:27Vous savez, au Parti communiste français, on a à cœur justement cette question
04:31de la planification écologique.
04:32On a mis notamment en place un plan climat qui s'appelle Empreinte 2050
04:36et qui devrait permettre de lutter contre le réchauffement climatique
04:39et qui prend en compte tout un tas de mesures,
04:41à la fois sur la manière avec laquelle on peut décarboner notre industrie,
04:45sur comment est-ce qu'on peut faire évoluer nos transports,
04:47sur la rénovation aussi des passoires thermiques et des bouilloires thermiques
04:51dans lesquels vivent près d'un tiers de nos concitoyens.
04:54Et donc je pense qu'il faut pouvoir avoir des solutions
04:56qui permettent de planifier écologiquement
04:59pour pouvoir répondre à la canicule
05:01et pas simplement se poser la question une fois qu'il fait 30 degrés
05:04et puis arrêter de se la poser une fois que les températures redescendent.
05:06Alors qu'est-ce que c'est 40 même ?
05:08Oui, 40 même.
05:09Peut-être je voudrais aussi intervenir sur une question
05:11parce que je pense que c'est aujourd'hui peut-être le principal impensé
05:14au vu de la canicule,
05:15c'est sur la question des jeunes de seconde qui se retrouvent en stage
05:18puisque les périodes de stage là aussi par manque de planification
05:21ont été installées depuis 2024, si je ne vous dis pas de bêtises,
05:25sur les deux semaines de mi-juin.
05:26Donc on est actuellement en plein dedans
05:28et c'est des stages qui sont très peu encadrés
05:31et dans lesquels on peut confronter des jeunes mineurs
05:33dans des situations de travail qui peuvent être dangereuses,
05:35voire très difficiles.
05:36On sait qu'il y a eu quelques semaines dans la Drôme,
05:38un jeune ouvrier de 19 ans qui est mort d'hyperthermie
05:41parce qu'il a travaillé toute la journée
05:43sans condition de sécurité sur les toits dans le BTP.
05:45Et donc je pense qu'il faut qu'on puisse là aussi mettre un stop
05:49et dire qu'une des urgences,
05:50et j'interpelle le Premier ministre là-dessus
05:52et aussi le ministre du Travail bien sûr,
05:54il faut qu'on puisse suspendre aujourd'hui les stages de seconde
05:56dans lesquels se retrouvent en danger des dizaines de milliers de jeunes
05:59et aussi les re-réfléchir
06:00puisqu'effectivement sans encadrement,
06:02on met des dizaines de milliers de jeunes en danger
06:03et notamment face à la canicule.
06:05Mais tout ça c'est du bon sens,
06:06il ne faut pas forcément une loi ou des textes pour ça.
06:08Mais vous avez utilisé un mot,
06:10vous avez utilisé le mot écologique.
06:11Mais les écologistes, eux,
06:12parce qu'il y a un parti écologiste,
06:14Marine Dandelier, elle dit mais la clim, ce n'est pas du tout écolo.
06:17Je crois qu'elle est revenue un petit peu sur cette prise de position
06:19et effectivement, on a des manières différentes
06:22et parfois divergentes de penser la transition écologique,
06:26la planification écologique.
06:27Je ne dis pas que la solution c'est le tout clim,
06:29certainement pas,
06:30mais je pense qu'effectivement,
06:31il ne faut pas se priver de cette solution
06:33dans des endroits dans lesquels elle est nécessaire.
06:35Vous savez, au Mouvement des Jeunes Communistes de France,
06:38on milite énormément sur les lycées professionnels
06:39et on a rencontré des jeunes au mois de mai
06:42qui étaient confrontés pendant leurs épreuves de Bac
06:44à des chaleurs qui étaient complètement surhumaines
06:46dans lesquelles ils ont dû passer leurs épreuves,
06:47ce qui entache très largement leur avenir
06:49et qui les met dans des situations là aussi
06:50de dangers qui sont extrêmement fortes.
06:53Et donc, effectivement,
06:54dans ce genre de services publics
06:56et dans ce genre d'endroits
06:57dans lesquels la clim doit être une solution,
06:59je pense qu'il ne faut pas s'en priver.
07:01Après, la question, ce n'est pas
07:02est-ce qu'il faut climatiser partout,
07:03c'est comment on le fait aussi
07:04pour pouvoir installer la clim dans des endroits
07:06dans lesquels elle est nécessaire,
07:08notamment, on le disait, dans les hôpitaux, dans les écoles.
07:10Et je pense que là aussi,
07:11il faut que le gouvernement puisse,
07:12parce que c'est bien beau de dire
07:13il faut la clim, il faut la clim,
07:14mais maintenant, comment on fait
07:15pour avoir un processus
07:16qui permette de déployer
07:17dans les endroits dans lesquels elle est nécessaire
07:19et aussi de penser
07:22le...
07:23comment dire...
07:24de penser nos...
07:26enfin, tous les endroits...
07:28Excusez-moi.
07:29La généralisation de...
07:31Voilà, la généralisation de...
07:32La lutte contre la canicule à toutes les échelles.
07:34Excusez-moi.
07:34On écoute Marine Tournelier, justement.
07:36J'y faisais référence.
07:36Elle a été l'invité de BFM TV hier,
07:38la patronne des écologistes,
07:39qui lance une pétition
07:40pour créer un nouveau droit,
07:42le congé climatique.
07:43Le congé climatique, c'est dire
07:45si les conditions climatiques
07:47vous empêchent d'aller au travail,
07:49c'est vraiment dans des situations extrêmes,
07:51alors ça ne doit pas être
07:52soit l'entreprise qui paye,
07:54parce que, en gros,
07:55l'exemple, c'est salariés de travailler,
07:56soit les salariés qui trinquent
07:57parce qu'on leur dit
07:58vous prenez vos congés,
07:59ah oui, c'était pour cet été avec mes enfants,
08:00bah non, tu les prends maintenant.
08:01Le congé climatique,
08:01il doit être appliqué
08:02au cas où l'école de vos enfants ferme
08:04et vous n'avez pas de solution
08:05pour les garder.
08:06Alors, si vous pouvez être en télétravail,
08:08des fois, on arrive à jongler,
08:09ce n'est pas idéal pour la productivité,
08:10mais si vous avez des dossiers urgents,
08:12ça se fait.
08:12Il y a des situations,
08:13juste, on ne peut pas.
08:14Quand on a des enfants de 3 ans
08:15et qu'on a des boulots hyperprenants,
08:17on ne peut pas.
08:18Bastien Bonnergent,
08:18vous y êtes favorable.
08:19Vous, un congé climatique ?
08:21Déjà, je pense que, bien évidemment,
08:23il faut pouvoir se dire
08:23que dans des périodes
08:24de forte chaleur telles que celle-ci,
08:26il faut pouvoir envisager
08:27la possibilité aussi
08:28de dire que le travail
08:30doit être suspendu.
08:32On n'est pas forcément pour...
08:33Mais ça se fait déjà, d'ailleurs,
08:34où les horaires sont décalés,
08:35où il y a plus de télétravail,
08:37par exemple.
08:38Ça ne se fait quand même pas suffisamment.
08:39Je revenais tout à l'heure
08:40sur la question typiquement
08:41des stagiaires de seconde
08:43pour lesquels il n'y a aucune mesure
08:44pour le moment qui a été annoncé
08:45et dans lesquels je pense
08:46qu'il y a quand même une problématique
08:47qui est très forte
08:47et un impensé à ce niveau-là.
08:48Pour revenir sur le congé climatique,
08:51je pense qu'effectivement,
08:52il faut pouvoir se dire
08:52que dans des situations
08:54de forte chaleur,
08:55il faut pouvoir suspendre le travail
08:56quand c'est nécessaire.
08:57Nous, on n'est pas forcément
08:58pour un congé climatique.
09:00Par contre, on porte la possibilité
09:01d'avoir un seuil de chaleur,
09:03c'est-à-dire un seuil de température
09:04à partir duquel
09:05on devrait pouvoir dire
09:06qu'on n'est plus en condition
09:08de pouvoir travailler
09:08et dans lequel il faudrait pouvoir
09:10envisager d'autres solutions.
09:11Alors là, c'est même plus un congé.
09:12On arrête de travailler
09:13passé 36, 37...
09:15Passé 28 degrés...
09:1728 degrés !
09:18Ah oui !
09:1928 degrés pour le travail manuel.
09:21Mais oui, il faut le voir aussi
09:22les ouvriers qui travaillent
09:22dans le bâtiment,
09:24les jeunes qui travaillent sur les toits,
09:2528 degrés réels,
09:26c'est parfois beaucoup plus ressenti.
09:28Effectivement, il faut qu'on puisse
09:29penser ces choses-là.
09:30Je le disais tout à l'heure,
09:31il y a un ouvrier qui est mort
09:33des suites d'une hyperthernie
09:34parce qu'il a travaillé
09:34sur les trois mois de mai.
09:35Dans certains secteurs, alors ?
09:36Dans certains secteurs, évidemment.
09:3828 degrés pour le travail physique
09:40et 30 degrés pour le travail sétendaire,
09:42c'est-à-dire le travail
09:43dans lequel on est forcé
09:44et contraint de rester assis.
09:45Donc ça, je pense que c'est une mesure
09:47qui est une mesure de bon sens
09:48et qui est absolument nécessaire,
09:49à la fois parce que...
09:51Enfin, pour repenser la sécurité
09:52des travailleurs qui sont confrontés
09:54à ces fortes chaleurs
09:56et donc je pense qu'il faut pouvoir
09:57en débattre là aussi.
09:59Bastien Bonargent,
10:00le secrétaire général du Mouvement
10:01des Jeunes Communistes de France
10:02est l'invité des grands entretiens
10:04politiques d'Europe à Info.
10:06On reste ensemble, évidemment,
10:08avant le journal de 14h30,
10:10le journal permanent.
10:11Eh bien, on parlera
10:12de l'institution judiciaire
10:13ou encore, tiens,
10:14de la fête de la musique.
10:15À mon avis, vous n'étiez pas
10:16au concert Place de la République
10:18à Paris hier.
10:19Non, je n'étais pas au concert
10:20Place de la République à Paris.
10:22Et on en parlera.
10:26Il est 14h18,
10:27vous êtes bien sûr Europe 1
10:28et les grands entretiens politiques
10:29d'Europe 1 Info se poursuivent.
10:30Avec vous, Clélie Mathias,
10:31c'est votre premier invité,
10:33Bastien Bonargent,
10:33secrétaire général du Mouvement
10:35des Jeunes Communistes de France.
10:37Bastien Bonargent,
10:38près de trois semaines
10:38après la découverte du corps
10:39de la jeune Liana,
10:40il y a eu un rapport d'inspection
10:42de la justice et de la gendarmerie
10:43qui a été remis sur le bureau
10:45du Premier ministre
10:45et dévoilé aussi au public
10:47il y a quelques instants.
10:49pour faire la lumière
10:50sur les dysfonctionnements
10:51dans l'affaire Liana.
10:53Il est noté,
10:55et d'ailleurs,
10:56une absence de suivi,
10:57des dysfonctionnements,
10:59bien sûr.
11:00Mais au-delà de ça,
11:01se pose la question
11:03comment protéger nos enfants ?
11:04Et je voudrais vous faire
11:05écouter un témoignage.
11:07Celui de Stéphanie Bonhomme.
11:08C'était ce matin,
11:09au micro d'Europe 1.
11:10Stéphanie Bonhomme,
11:11c'est la maman d'Elias,
11:12dont le fils est donc Elias
11:14qui a été tué en janvier 2025.
11:15Et elle,
11:16elle se bat.
11:17Elle estime que la France
11:18n'est plus capable
11:19de protéger efficacement
11:21ses enfants.
11:21Il n'est pas normal
11:23que la société
11:25ne protège pas nos enfants
11:27et qui plus est,
11:28l'institution judiciaire.
11:30Parce que,
11:31dans plusieurs affaires,
11:33notamment les meurtres
11:34de Philippines,
11:35le viol de Claire Jéromini,
11:37c'est des personnes
11:39qui étaient connues
11:40de la justice
11:41ou qui étaient des OQTF
11:43dans le drame
11:45que vit la famille
11:46de Liana,
11:47c'est encore une fois
11:48des personnes
11:49qui auraient dû
11:51être signalées.
11:53Donc, il faut
11:54qu'il y ait
11:54une prise de conscience.
11:55J'espère que cette prise
11:56de conscience,
11:56elle va être rapide
11:58parce que c'est
12:00un sujet,
12:00effectivement,
12:01qui est primordial
12:03et viscéralement
12:05important pour les Français.
12:06On le voit
12:07dans la colère
12:08qui s'exprime,
12:09qui est une colère
12:10très, très forte.
12:11Une colère forte,
12:12qui pourrait peut-être
12:14devenir une révolte aussi.
12:16Qu'en pensez-vous,
12:16Bastien Bonargent ?
12:17Comment on fait
12:17pour protéger nos enfants ?
12:18Les défaillances,
12:19elles sont pointées du doigt
12:20quasiment à chaque affaire.
12:22Tout d'abord,
12:23j'aimerais profiter
12:24d'être ici
12:26pour adresser
12:26toutes mes condoléances
12:28et toutes nos pensées
12:29aux proches
12:32de Liana
12:32et bien sûr
12:34de la maman d'Elia,
12:35ce qu'on vient d'entendre.
12:37Je pense que
12:38quand on entend
12:38un témoignage
12:39comme vous venez
12:40de nous passer
12:41sur votre antenne,
12:43dans lequel
12:43un parent affirme
12:45avec conviction
12:46que la justice
12:50ne semble plus
12:51protéger ses enfants,
12:54je pense qu'il faut
12:54qu'on puisse l'entendre,
12:56qu'on puisse l'écouter
12:56et qu'on puisse
12:57traiter correctement
12:59l'affaire
12:59puisqu'aujourd'hui,
13:00on a un sentiment
13:01très fort,
13:01j'ai l'impression,
13:01qui se développe
13:02dans le pays
13:02et à tous les échelons,
13:04un sentiment
13:05d'insécurité
13:06qui pourrait faire croire
13:07qu'aujourd'hui,
13:08on protège
13:08moins bien
13:09nos enfants
13:10qu'il y a quelques années
13:11et donc je pense
13:12que là-dessus,
13:13il faut qu'on puisse
13:13vraiment se poser
13:15des questions
13:16et voir où sont
13:17les défaillances
13:18pour pouvoir y répondre
13:19correctement.
13:20On le sait,
13:20pendant des années,
13:21la France a été
13:22le parent pauvre
13:23de l'Europe
13:23sur la question
13:23du financement
13:24de la justice,
13:25sur la question
13:25des moyens
13:25qui soient déployés
13:26et je pense
13:27qu'effectivement,
13:28on a vu qu'il y a
13:28eu une augmentation
13:29ces dernières années
13:29du budget de la justice
13:32mais une augmentation
13:32qui n'est pas suffisante
13:33tellement on partait de loin
13:34et donc je pense
13:34qu'il faut là aussi
13:36pouvoir penser les choses,
13:37avoir beaucoup plus
13:38de considérations politiques
13:39face à ces affaires
13:40qui, on le voit,
13:41quand même,
13:42animent très largement
13:43le débat public
13:44et puis révolte
13:44des dizaines
13:45de milliers de Français
13:46et acter et accepter
13:47que oui,
13:48il faut poser le sujet
13:48sur la table
13:49pour voir comment est-ce
13:50qu'on peut mieux
13:50protéger nos enfants
13:51et je pense fondamentalement
13:52qu'il faut là aussi
13:53poser la question
13:54des moyens de la justice
13:55et des financements
13:58de la justice
13:58auxquels on devrait
13:59pouvoir augmenter largement.
14:01Donc Bastien Monargent,
14:02si je vous suis,
14:02priorité numéro 1,
14:03les moyens.
14:04Mais s'il y a des personnalités,
14:07des responsabilités individuelles
14:08qui sont par exemple
14:09dans cette affaire l'INA,
14:10pointer du doigt,
14:11est-ce qu'il faut aussi
14:11des sanctions ?
14:12Écoutez,
14:13je ne connais pas suffisamment
14:14l'affaire
14:15et puis je ne serais pas à l'aise
14:16pour pouvoir dire
14:17que telle personne est coupable,
14:18que telle personne est coupable,
14:19pointer les responsabilités.
14:20Je pense qu'il y a des dispositifs
14:21qui existent
14:21en cas de défaillance
14:22et je pense qu'il faut
14:24pouvoir s'y référer.
14:25Simplement,
14:26je pense que de mon point de vue
14:26en tout cas
14:27de responsable politique
14:31responsable politique tout court,
14:32je pense que la priorité
14:32devrait être celle-ci
14:33de dire qu'effectivement,
14:35de un,
14:35il faut,
14:35comme vous le disiez tout à l'heure,
14:37pouvoir accepter
14:37de dire que ces affaires
14:40sont des affaires
14:41qui aujourd'hui révoltent
14:42tout un tas
14:44des dizaines de milliers
14:45de Français
14:45et je pense que c'est normal
14:46et donc prendre en considération
14:47le fait que ce sujet
14:48est un sujet.
14:48La deuxième question
14:49qui je pense est fondamentale,
14:51c'est celui du financement
14:51de la justice
14:52et des moyens
14:52qui sont accordés
14:53aux magistrats
14:54et aux différents professionnels
14:56de justice
14:57pour pouvoir traiter
14:58ce genre d'affaires.
15:00On en vient,
15:01on y revient à la fête
15:02de la musique.
15:02Il y avait une grande marche
15:04contre le racisme
15:05et aussi un grand concert
15:07donné par la France Insoumise
15:08hier à Paris,
15:10Place de la République.
15:11Écoutez,
15:11Léon Desfontaines,
15:12le porte-parole du Parti
15:13communiste français
15:14qui était l'invité d'Europe 1
15:15ce week-end,
15:15il estime que cette fête
15:16de la musique
15:16doit rester hors du champ politique
15:18parce que je vous rappelle
15:19que la justice administrative
15:20avait suspendu,
15:21enfin,
15:22l'interdiction,
15:23je vais y arriver,
15:24le concert avait été suspendu
15:26et la justice administrative
15:28a suspendu cette interdiction.
15:30Donc il a eu lieu.
15:31Écoutez.
15:31Moi, ce que je déplore
15:32chez Jean-Luc Mélenchon,
15:33c'est une volonté permanente
15:35de brutalisation
15:36de la vie politique
15:36pour créer la polémique
15:37et faire parler de lui
15:38et d'ailleurs,
15:39la preuve en est.
15:40Il y est parvenu maintenant,
15:41moi je crois encore une fois
15:42qu'ils auraient mieux fait
15:44la France Insoumise
15:45de s'abstenir
15:46sur la fête de la musique,
15:47d'éviter
15:48quelconque récupération politique
15:49pour faire parler d'eux.
15:51Je pense que d'ailleurs,
15:52Jean-Luc Mélenchon
15:52sait ce qu'il fait
15:53lorsque il fait
15:55une tribune politique
15:55où il accuse le CRIF,
15:57le maire de Paris Centre,
15:59etc.
16:00C'est justement
16:01pour continuer
16:02à flirter sur la polémique
16:04et faire parler de lui
16:05et je trouve ça
16:06profondément insupportable.
16:08Encore une fois,
16:08la fête de la musique,
16:08c'est un moment
16:09de concordes et de fraternité,
16:11ça ne doit pas être
16:11un moment de division
16:12de la société
16:13et en l'occurrence,
16:14ce que fait
16:15Jean-Luc Mélenchon
16:16aux anciens.
16:17Et voici la réponse
16:17de Manon Aubry,
16:18la députée européenne LFI
16:19qui était l'invité
16:20d'Europe 1 hier.
16:21La fête de la musique
16:22a été inventée
16:23dans les années 80
16:24comme une fête
16:25populaire.
16:27Mais la musique
16:28est politique,
16:29monsieur.
16:29Le fait que
16:30le Parti communiste
16:32tourne le dos
16:33de cette manière
16:33à son histoire,
16:36franchement,
16:36j'ai vu les propos
16:37de Léon de Fontaine
16:38et je vous le dis
16:38tel que je pense,
16:39j'ai été choquée.
16:41Choquée qu'aujourd'hui,
16:42le Parti communiste
16:43se range du côté
16:44des censeurs.
16:45Mais c'est quoi
16:46la prochaine étape ?
16:47On va leur interdire
16:48la fête de l'humanité
16:49et après,
16:49ils vont se dire
16:50attendez,
16:51c'est extrêmement grave
16:52mais réveillez-vous
16:53la gauche,
16:54réveillez-vous.
16:55La culture n'a-t-elle
16:55pas toujours été
16:57politisée
16:58ou récupérée
16:58à des fins politiques ?
17:00Bastien Bonnergeant.
17:01Pour répondre
17:02à votre question,
17:02puis bien entendu
17:05les propos
17:05qu'ont été
17:06ceux de Léon de Fontaine
17:07qui est un ami,
17:07un camarade.
17:08Bon,
17:09une foi n'est pas contue
17:10mais pour le coup
17:10je suis plutôt en désaccord
17:11avec lui.
17:11Je pense que
17:12la fête de la musique
17:12c'est un événement
17:14qui est profondément
17:15politique.
17:16D'abord parce que
17:17c'est un événement
17:17qui est populaire.
17:18Ensuite parce que,
17:19comme il le dit d'ailleurs
17:20lui-même si bien,
17:20c'est un événement de concorde,
17:21un événement de rassemblement,
17:22un événement dans lequel
17:24des millions de Français
17:25et des milliers de jeunes
17:26peuvent accéder à la culture,
17:28faire la fête,
17:28réapproprier l'espace public
17:29et donc je pense qu'en cela
17:31la fête de la musique
17:32comme d'autres événements
17:33populaires,
17:34on parlait tout à l'heure
17:35de la question
17:35de la Coupe du Monde,
17:36sont des événements
17:37qui sont profondément politiques
17:38et ils doivent être
17:39appréhendés tels quels.
17:41Après maintenant,
17:41je ne comprends pas non plus
17:43la cavale
17:43et l'intensité
17:45de la critique
17:45qui est mise
17:46par certains responsables
17:47politiques de la France
17:48Insoumise ou certains militants
17:50sur ces propos,
17:51je pense qu'il y a
17:53d'autres priorités.
17:54Mais il était juste
17:55que ce concert se tienne,
17:57en tout cas,
17:57à Paris,
17:58sur la place d'un républicain.
18:00Oui, je pense.
18:00Même s'il y avait
18:00énormément de slogans,
18:02effectivement,
18:02ça ressemblait plus
18:03à un meeting
18:04qu'à un concert.
18:05Oui, je pense que
18:06ça ne me choque pas
18:07d'organiser des fêtes
18:09de la musique
18:11qui soient porteurs
18:12de slogans politiques.
18:13Je pense que la France
18:14Insoumise est dans son bon droit
18:15quand elle le fait.
18:16Nous-mêmes,
18:16on le fait à l'échelle
18:17du Parti communiste
18:18sous des jeunes communistes
18:18en organisant
18:19dans les sections,
18:20dans les fédérations,
18:21dans nos locaux,
18:23tout un tas d'événements
18:24populaires
18:24à l'échelle des départements
18:25pour permettre
18:25à des dizaines
18:26de milliers de jeunes
18:27d'accéder à la culture,
18:30d'accéder à la musique,
18:30de pouvoir venir
18:31faire la fête,
18:31rassembler,
18:32surtout dans une période...
18:33C'est payant électoralement ?
18:34Je ne pense pas
18:35que ce soit la question
18:35à se poser.
18:36Je ne pense pas
18:36qu'il faille se dire
18:37que ce soit payant électoralement.
18:38Vous savez,
18:38nous, on ne réfléchit pas
18:39du tout dans ce logiciel-là,
18:41en tout cas,
18:41pas au Parti communiste.
18:42Mais je pense
18:43que c'est important
18:44de pouvoir organiser
18:45ces événements.
18:45On l'a toujours fait
18:46chez les communistes
18:47et on continuera
18:48de le faire.
18:49Après,
18:49bon,
18:50il ne faut pas non plus...
18:51Je suis en désaccord
18:53avec Léon Desfontaines,
18:54je le disais,
18:55une fois n'est pas coutume.
18:56Je ne comprends pas non plus
18:57la cavale qui est faite
18:58à son encontre.
18:58Et bon,
18:59je pense que le fait
19:01que la France insoumise
19:02puisse s'organiser,
19:03et je pense que c'est vraiment
19:04dans son bon droit
19:05un rassemblement antiraciste
19:07Place de la République,
19:08ça n'empêche pas non plus
19:09de dire que les propos
19:10de Jean-Luc Mélenchon
19:10qui ont été tenues
19:11sur l'interdiction
19:12et notamment la phrase
19:13qui a sorti sur le CRIF
19:14sont complètement hors sol,
19:16complètement déconnectés
19:17et que je pense
19:17qu'ils sont largement indéfendables.
19:19Merci beaucoup Bastien Bonargent.
19:20Je rappelle que vous êtes
19:21secrétaire générale
19:21du mouvement des jeunes
19:22communistes de France.
19:23Et juste après le journal
19:24permanent de 14h30,
19:26la suite des grands
19:26entretiens politiques
19:27d'Europe 1 Info,
19:28je reçois Romain Eskenazi,
19:29porte-parole du PS,
19:30député du Val-d'Oise.
19:31Il est 14h27,
19:33merci d'avoir choisi Europe 1.
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